Ken Follett : "Je suis content et fier d'être Français"
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Chapitres
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Questions et réponses
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Vous avez donc reçu votre carte d'identité française la semaine dernière, après une demande de naturalisation en 2021.
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En France, qu'est-ce que ça vous fait ?
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Quand vous avez appris que vous aviez obtenu la nationalité française et quand vous avez reçu cette carte d'identité avec le liseré tricolore bleu-blanc-rouge, qu'est-ce que vous avez ressenti et à qui est-ce que vous avez pensé ?
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Mais pourquoi, Ken Follett ? Vous avez pris cette décision, quoi ? Ça a mûri après le Brexit, après 2016 ?
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Qu'est-ce qu'il y a de si exceptionnel à l'idée de devenir citoyen français sur votre rapport, Ken Follett, au patrimoine, à la culture ?
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Est-ce que vous allez devenir comme ça, vous aussi ? Bad humor.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Vous avez donc reçu votre carte d'identité française la semaine dernière, après une demande de naturalisation en 2021. »
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« Oui, c'est que j'aime beaucoup la France et je déteste le Brexit. »
- 3:23InvitéFait
« Et après, mon livre, Les Piliers de la Terre, était très populaire ici. »
- 10:05InvitéFait
« Par le point de vue économique, moi, comme vous le savez, moi, je suis travailliste. Ma femme était députée dans le Parlement, travailliste. »
- 10:24InvitéFait
« Et le manque d'argent, c'est à cause du Brexit. »
- 11:54InvitéChiffre
« Les grandes pierres pesaient 25 tonnes. »
- 12:09PrésentateurFait
« Qu'on a ramené certaines pierres d'Écosse. »
- 12:19PrésentateurChiffre
« Il y en a une qui a fait 750 kilomètres. »
- 19:45InvitéFait
« Oui, c'est un moment plus dangereux que toute ma vie. »
- 20:12InvitéFait
« La liberté de la presse est très importante. La loi, ce n'est pas les hommes, c'est la loi. L'état de droit. »
Temps de parole
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Et dans le grand entretien avec Benjamin Duhamel, nous recevons ce matin le plus français des écrivains britanniques au sens propre désormais, puisqu'il vient d'obtenir la nationalité française, auteur auprès de 200 millions de livres vendus, traduit dans 43 langues, maître du roman historique. Bonjour Ken Follett.
Bonjour. Bonjour.
Merci d'être avec nous ce matin sur France Inter.
C'est moi qui vous remercie.
Vous êtes à Paris pour rencontrer les lecteurs de votre dernier roman qui nous fait remonter à l'âge de pierre, c'est le cercle des jours, paru chez Robert Laffont. Chers auditeurs et lecteurs, on vous attend nombreux au 01 45 24 7000 et sur l'application Radio France. Mais d'abord Ken Follett, vous avez donc reçu votre carte d'identité française la semaine dernière, après une demande de naturalisation en 2021. C'est donc votre premier voyage de citoyen français. En France, qu'est-ce que ça vous fait ?
Oui, je suis content, je suis heureux et je suis fier d'être français. Quand vous avez appris que vous aviez obtenu la nationalité française et quand vous avez reçu cette carte d'identité avec le liseré tricolore bleu-blanc-rouge, qu'est-ce que vous avez ressenti et à qui est-ce que vous avez pensé ? Franchement, j'ai dit enfin. Il était temps. Parce que oui, c'était cinq ans. Quelqu'un m'a dit, ok, chez l'ambassade de France à Londres, il y a une fête, la fête du 14 juillet. C'est formidable. Il y a un grand jardin devant la maison et vous avez 2000 invités et vous avez les tables, peut-être 15-20 tables qui offrent la nourriture française.
Les crêpes, les fromages, les vins français et on mange très bien, on boit très bien.
Et on veut devenir français.
Et oui, et après on chante la marseillaise et j'ai rencontré un écossais qui a dit, je suis citoyen français. J'étais, ah oui, comment ça ? Il a dit, mais je dirige la fête du cinéma français en écossais. Et on m'a fait citoyen. Et donc là, vous vous êtes dit, c'est possible et donc j'ai envie de devenir français. Oui, c'est grand chose de devenir citoyen français. Il a dit, mais pour vous, c'est possible.
Mais pourquoi, Ken Follett ? Vous avez pris cette décision, quoi ? Ça a mûri après le Brexit, après 2016 ?
Oui, c'est que j'aime beaucoup la France et je déteste le Brexit. J'ai visité France souvent comme jeune homme. Et après, mon livre, Les Piliers de la Terre, était très populaire ici. Après la terrible conflagration de la cathédrale de Notre-Dame de Paris, j'ai écrit un livre court au sujet de Notre-Dame et j'ai donné les droits d'auteur à la cathédrale de Dolde en Bretagne. Donc, je suis devenu de plus en plus ami de la France et ça m'appelait. Donc, quand il m'a dit, vous, vous pouvez devenir citoyen, je dis, ah, je veux bien, je veux bien. Qu'est-ce qu'il y a de si exceptionnel à l'idée de devenir citoyen français sur votre rapport, Ken Follett, au patrimoine, à la culture ?
Vous avez effectivement dit votre passion pour les cathédrales, pour Notre-Dame de Paris, sur la culture française spécifiquement. Quel est votre rapport à la culture française ? Beaucoup de choses. Les Français, ils ont une façon de vivre que j'aime. et ils discutent les sujets intellectuels beaucoup. Dans les autres pays, par exemple, les États-Unis, on dit, ah, c'est trop. Ça, c'est trop intellectuel. Mais ici, non. Et en plus, ils mangent bien, ils boivent bien, ils sont bien habillés. Et c'est un peu comme j'étais étudiant à Londres. Beaucoup de vins, beaucoup de discutés, des choses. Mais évidemment, à Londres, la nourriture n'était pas comme ça.
Et juste, Ken Follett, quand vous dites, voilà, les Français, c'est cette capacité à avoir des débats intellectuels, vous savez ce qu'on dit sur les Français, qu'ils sont un peu ténébreux, ombrageux, un peu ronchons, parfois, qu'ils voient des débats partout, qu'ils ont une sorte de mauvaise humeur, les Français. Bad humor. Est-ce que vous allez devenir comme ça, vous aussi ? Pas du tout, non, pas du tout, pas du tout. Les Français sont aimables. Peut-être un peu sensibles. Un peu sensibles. Parce que, il ne faut pas rencontrer un Français et commencer à parler anglais. Ça, c'est... That's really bad.
Chers auditeurs, en tout cas, si vous voulez discuter avec Ken Follett en français, n'hésitez pas à nous appeler 0145 24 7000. Ken Follett, vous êtes amoureux, vous venez de le dire, de la culture française, mais aussi de la littérature française. Du go à Modiano, en passant par Annie Ernaud. Qui est dans votre panthéon culturel et littéraire français ?
Qui ? Vous avez nommé les trois. Je viens de... J'aime beaucoup Annie Ernaud. Modiano. En plus, Modiano écrit un français très facile à comprendre pour un étranger. Et, par contraste, M. Proust est difficile à lire, même en traduction. Mais je l'aime. En dépit de ça, je l'aime beaucoup. J'ai lu toute la recherche. Vous l'avez lu en français ou en anglais ? En anglais, mais j'ai lu tout en anglais et je suis en train de lire en français. Et il faut ne pas dépêcher avec M. Proust. Il faut avoir le temps. Quelques pages et penser un peu. Mais de plus en plus, je l'aime. On va parler dans un instant, bien évidemment, de votre dernier livre, Le Cercle des Jours.
Et on attend vos appels, amis auditeurs, sur votre littérature, Ken Follett. Mais juste sur la façon dont ça s'est passé pour devenir français. Vous avez fait quoi ? Vous avez passé des... C'est difficile, aujourd'hui, vous savez, en France, pour être naturalisé, il faut passer des tests. Il faut faire la queue à la préfecture. Il faut montrer aux autorités qu'on connaît, qu'on a suffisamment de culture générale, qu'on maîtrise les valeurs de la France. Vous avez fait tout ça ? Vous avez passé les tests ? Oui, j'ai parlé au consulat français à Londres. On m'a interviewé en français, évidemment. Et nous avons parlé des années que j'ai vécu en France.
et quand je visite, évidemment, les livres sont très importants parce que les Français les aiment. Mais on n'a pas demandé que je chante La Marseillaise. Mais je peux. Et vous connaissez les paroles ? Oui, je le connais. Et j'aime beaucoup cette chanson. Parce qu'on dit parfois que La Marseillaise, c'est un chant un peu trop guerrier, un peu trop violent. Mais c'est comme ça, avec toutes les chansons nationales. Let's Go Save the Queen, c'est un peu plus, peut-être quoi, apaisé que La Marseillaise, non ? Il s'agit de la guerre, ça. Happy and glorious. Non. Il faut pardonner les chansons nationales.
Une dernière question sur votre identité, Ken Follett. Vous avez été horrifié par le Brexit.
Ah oui.
Et c'est ce qui a conduit notamment à ce que vous demandiez la nationalité française. Neuf ans plus tard, vous avez un Premier ministre travailliste qui se rapproche de l'Union Européenne, qui se rapproche de la France. Est-ce que la catastrophe, finalement, n'a pas eu lieu ? Est-ce que vous êtes aussi inquiet, aujourd'hui ?
Les conséquences du Brexit continuent. Et ils sont beaucoup pires que nous avons prévoi. C'est-à-dire ? Par le point de vue économique, moi, comme vous le savez, moi, je suis travailliste. Ma femme était députée dans le Parlement, travailliste. Mais tout ce qu'un gouvernement socialiste veut faire, nous ne pouvons pas faire à cause du manque d'argent. Et le manque d'argent, c'est à cause du Brexit. Donc, c'est un gouvernement travailliste qui ne peut faire ce qu'il faut. Ça, c'est effectivement sur les conséquences du Brexit.
On aimerait, Ken Follett, parler de votre nouveau livre, « Le cercle des jours » qui nous fait remonter le temps jusqu'en 2500 avant Jésus-Christ, dans la plaine de Salisbury en Angleterre. Vous racontez comment les hommes de cette époque ont dressé les mégalithes du site de Stonehenge, c'est-à-dire les pierres levées, sans doute les pierres les plus mystérieuses du monde. Votre œuvre la plus célèbre, « Les Piliers de la Terre », racontait le destin de ceux qui bâtissaient les cathédrales. C'est quoi les points communs entre ceux qui construisaient au Moyen-Âge, qui élevaient vers le ciel ces cathédrales, et les tailleurs de pierres du site de Stonehenge ? Il y a des points communs ?
Beaucoup de choses sont tout à fait différentes. Par exemple, les outils. Dans le Moyen-Âge, ils avaient les outils de fer. Dans l'âge de pierre, non. Bon, comment on a dressé ces gigantesques pierres ? C'est avec encore une pierre. Et il faut frapper. Et c'est très, très difficile. Ça dure longtemps. Mais toute la création, la construction de ce monument était difficile. Les grandes pierres pesaient 25 tonnes. Et à cette époque, ils n'avaient pas la roue.
Et ils les ont amenés de très loin, selon les dernières études.
30 kilomètres.
Alors, il y a des études qui estiment que certaines pierres viennent d'Ecosse. Qu'on a ramené certaines pierres d'Ecosse. Une ? D'accord. Il y en a une qui a fait 750 kilomètres. Il y en a une qui a donc parcouru 750 kilomètres.
C'est rare, mais ça nous dit que c'était possible de bouger des grandes pierres. Mais ça, la pierre dont vous parlez, ce n'est pas assez grand que les mégalithes. Et on se demande comment ils l'ont fait de bouger quelque chose comme ça. Enfin, c'était les êtres humains. Parce qu'on n'avait pas, à l'époque, l'idée d'employer des chevaux et des vaches de tirer quelque chose. Ken Follett, il y a sur l'application Radio France un auditeur. Michel, bonjour chers citoyens. Donc, voilà. C'est gentil. Comment avez-vous eu la première idée d'écrire Les Piliers de la Terre et de continuer tous ces romans historiques ? Donc, Les Piliers de la Terre, je le rappelle, c'était sur les cathédrales.
Et ce roman, Le Cercle des Jours, d'où vous viennent ces idées et cette façon, à un moment donné, de vous saisir d'une période hystérique et d'écrire un roman dessus ? Avec le Moyen-Âge, c'était à cause des cathédrales. J'ai visité, j'ai devenu fasciné par ces énormes bâtiments, très belles, très chers à construire, très difficiles à construire. Et je me demande pourquoi on l'a fait dans le Moyen-Âge. Ils n'étaient pas riches dans le Moyen-Âge et ils n'avaient pas la mathématiques pour calculer comment supporter un toit, par exemple. C'est un miracle, en fait. C'est comme un miracle, voilà. Et j'ai commencé à étudier les gens qui ont fait ça. Parce que c'est toujours pour moi les gens.
Un roman, il s'agit des gens. Enfin, ce n'est pas les pierres, c'est les gens, c'est le peuple.
Nous avons une question au standard, ou une remarque de Florence. Bonjour Florence, bienvenue.
Bonjour, je suis extrêmement émue d'être sur France Inter, c'est ma radio de cœur, je vous écoute tous les jours.
Bonjour. Merci, merci Florence.
Et je suis aussi très émue que votre invité soit M. Ken Follett, que j'admire énormément. Plus attirant aussi. J'ai lu vos livres, M. Ken Follett, certains d'entre eux, pas tous, mais en tout cas la trilogie de la chute des géants et puis les piliers de la Terre. J'adore votre façon de mêler l'histoire justement à l'humanité finalement et à son évolution, à la succession de générations.
Merci.
Je trouve ça magnifique.
Merci.
Merci Florence.
Merci. Vous êtes gentil, ça me plaît énormément.
Il y a une constante justement dans toute votre littérature, Ken Follett, que ce soit la trilogie du XXe siècle et ici l'âge de pierre, c'est l'humanité, elle l'a dit Florence, l'humanité des personnages, les préoccupations de vos personnages principaux qui sont toujours les mêmes au fond, c'est-à-dire préserver sa famille, réussir à se nourrir, lutter ou éviter la violence. Quand on peut ça, c'est une espèce de constante que vous soulignez et de l'âge de pierre jusqu'à la fin du XXe siècle.
Oui, à mon avis, il y a des choses qui concernent les gens dans n'importe quoi époque de l'histoire, les soucis de la famille, de l'amour, du sexe, de la monnaie et de la violence, la crime et la guerre. Et ce sont des choses les plus importantes de notre vie comme de la vie de l'âge de pierre.
Alors, les Florence vous apprécient ce matin, on en a une autre au standard. Bonjour Florence.
Oui, bonjour.
Bienvenue, vous avez une question à poser ?
Oui, tout à fait. Alors, c'est une question qui est très simple et qui peut paraître extrêmement compliquée en même temps. Bonjour M. Follett. Bonjour. Je voulais savoir si vous aviez un livre à me conseiller pour vous découvrir. Lequel ça serait, s'il vous plaît ?
M. Follett, Florence vous demande par quel livre il faudrait lire que vous avez écrit pour commencer, pour rentrer dans votre œuvre ? Pour commencer, si vous préférez un livre pas trop long, L'Arme à l'œil, c'était mon premier succès et je suis très fier qu'on continue à le lire. Mais ça, c'était un roman d'espionnage. Oui, voilà. Très différent des autres. Oui, sauf qu'il y a une affaire d'amour qui est normale dans mes livres, mais mon livre le plus populaire en France et dans le monde est Les Piliers de la Terre. C'est long, mais quelques lecteurs, lectrices m'ont dit, j'ai aimé beaucoup Les Piliers de la Terre. J'ai voulu que c'était plus long. Ça étonne !
Moi, je tenais à dire que j'ai commencé par la trilogie du XXe siècle et que j'ai adoré votre livre sur la Première Guerre mondiale, que je trouve absolument fantastique. Nous avons un troisième auditeur. Mathieu nous appelle de Lille. Bonjour, bienvenue Mathieu.
Oui, bonjour à tous. Bonjour M. Ken Follett. Bonjour. Grand fan. Et ma question, c'était, vous êtes reconnu pour votre talent à raconter le passé avec précision et humanité. Pourtant, dans un de vos romans consacrés à une guerre mondiale nucléaire, vous vous projetez vers un avenir sombre. Et donc aujourd'hui, je voulais savoir quelle est aujourd'hui votre vision du futur et pensez-vous que la littérature peut contribuer à prévenir les catastrophes que vous imaginez si bien ?
J'espère. J'ai écrit « Never ». Je ne me souviens pas de la titre en français, mais ça passe dans le présent et il s'agit d'une crise globale qui peut nous conduire dans une guerre nucléaire. Et en écrivant ça, j'ai pensé de la première guerre mondiale, quand tous les meneurs de l'Europe n'ont pas voulu cette guerre, mais c'est arrivé en dépit de ça. Mais ce que vous demande aussi notre auditeur Mathieu, est-ce que quand vous voyez le monde tel qu'il est, instable, des conflits, est-ce que ça vous inquiète ? Oui, oui, c'est un moment plus dangereux que toute ma vie.
Et en plus, je suis très malheureux de ça parce que toute ma vie, en général, la plupart dans l'Ouest, on était d'accord que la démocratie est bien. La liberté de la presse est très importante. La loi, ce n'est pas les hommes, c'est la loi. L'état de droit. Voilà. Mais on était tous en accord de ça. Et maintenant, vous avez des people qui disent, mais ça, c'est le passé, ils disent. Ils disent, ça, c'est le passé. Pourquoi ça, c'est le passé ? Ça me rend très malheureux. Sur les thématiques qui ont été abordées dans vos livres, l'espionnage, votre premier livre, les guerres mondiales jusqu'à l'âge de pierre, c'est quoi la prochaine thématique sur laquelle vous écrivez, Ken Follett ?
Vous qui, à chaque fois, c'est un travail d'orfèvre, quasiment un travail scientifique, de travail, de reconnaissance sur les périodes historiques sur lesquelles vous travaillez. C'est quoi la prochaine thématique de votre roman ? La prochaine, je ne peux pas dire, parce que la maison d'édition, c'est défendu. Secret défense. C'est secret, parce qu'ils veulent faire, je suis en train d'écrire, bien, j'ai fini le cercle des jours il y a un an, je viens de finir le premier G, et je vais, enfin, le deuxième G l'année prochaine, donc on va le sortir en 2027, je crois. Donc on ne connaît pas le thème, mais on sait que ça sortira en 2027 pour les lecteurs, le prochain Ken Follett. Oui, voilà.
Mais les éditeurs veulent faire une annonce. C'est, voilà le nouveau roman, voilà la couverture. Ça s'appelle du marketing. Voilà. Et si je ne veux pas faire des spoilers. Pas de spoilers.
On a une question de Gilles, au standard, une question à M. Ken Follett, franco-britannique désormais. Bonjour et bienvenue Gilles, allez-y.
Oui, bonjour, bonjour à tous. Bonjour M. Ken Follett. Bonjour. Et merci pour vos écrits. Moi, j'avais commencé avec les piliers de la Terre, je m'étais régalé. Par contre, là, je vais vous poser une question qui va peut-être vous toucher au cœur. En tout cas, nous, les Français, dans le Sud-Ouest, le rugby a sa place et notre équipe de France est assez fabuleuse. Il va bien falloir que nous rencontrions à nouveau l'Angleterre. Alors, comment allez-vous vous positionner ? Vous vouliez chanter la Marseillaise ? Est-ce que vous chanterez avec nous ?
France-Angleterre, Ken Follett, au rugby.
S'il y a un match France-Angleterre, quand il y aura France-Angleterre au rugby, qui vous allez soutenir ? Gilles vous demande si vous allez chanter la Marseillaise avec les supporters français. Gilles de Toulouse. Mais ça, c'est difficile parce que je n'aime pas du tout les sports.
Ah ! Ça règle le problème. Du coup, Salomé a une dernière question à vous poser. Si vous n'aimez pas le sport, peut-être que cela va vous inspirer. Allez-y, Salomé.
Moi, c'est au niveau de la bonne humeur. Je me demandais si vous préférez Londres ou Paris ?
Alors, Londres ou Paris, pour la bonne humeur ? Pour ? Pour quoi ? Pour vivre ? Pour sortir ?
Pour vivre, les deux, pour moi. Les deux. J'aime beaucoup Londres. J'aime beaucoup Paris. Il faut aller à Paris pour dîner dans les restaurants. Mais vous avez beaucoup plus de musique à Londres. Non, beaucoup de musique. Plus que Paris. Donc, ce sont les deux villes les meilleures... Du monde. Du monde, voilà. Donc, citoyens franco-britanniques. Et on voit à quel point vous souhaitez respecter les deux rives de la Manche.
Très bien. Merci infiniment, Ken Follett, d'avoir été à notre micro ce matin. Je rappelle le titre de votre dernier roman. C'est le cercle des jours, chez Robert Laffont. C'est le cercle des jours.