"La vraie vie, c'était les JO" : le bad trip sans fin de Macron
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« Affaibli politiquement, avant la Coupe du Monde, il en ressortira, juste après, comme le 23e champion du monde, en route pour sa réélection en 2002 face à Jean-Marie Le Pen. »
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« à l'ouverture des JO de Paris, Emmanuel Macron sortait d'une séquence politique marquée de deux débâcles électorales. »
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« Le camp présidentiel s'est écroulé de dix points aux européennes face à l'extrême droite, loin devant, ce qui a entraîné, par la seule volonté de Jupiter, une dissolution de l'Assemblée nationale qui, elle, a déclenché des législatives anticipées dont l'issue a relégué l'extrême droite en troisième position, donné les gauches unies en tête et fait perdre 73 sièges à la Macronie qui a sauvé les meubles grâce aux nombreux retraits de candidats de gauche dans les triangulaires. »
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« Emmanuel Macron décida de ne tenir compte de rien et de continuer comme si sa grenade dégoupillée avait eu le résultat qu'il escomptait, c'est-à-dire le placer en majorité en tête tout-puissant. »
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« il décrétera une saugrenue trêve olympique pour empêcher toute lutte politique et repousser à plus tard la nomination d'un premier ministre qui doit naturellement être issu des rangs de la gauche »
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« le gouvernement pourtant démissionnaire travaille au prochain projet de loi de finances, a de nouveau refusé d'agréer l'ARCOM, a abaissé de 4% le taux du livret A, a décidé de maintenir les moyens de sécurité pourtant exceptionnels à Saint-Denis après les Jeux »
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« Macron ira jusqu'à se permettre de proposer de reconduire Thierry Breton à la Commission européenne. »
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« il y a un perdant, c'est l'esprit de défaite. »
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« L'esprit de défaite, contrairement à tous les autres, lui ne l'a pas. C'est un winner. »
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« on vous a vu assister à plusieurs épreuves, trop vues, même selon certains. »
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« n'importe quoi, ce sont des esprits chagrins. »
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« nous avons pu assister à des violences policières sur des personnes exilées, à la rue, évacuées au nombre de plus de 12 000 hors de Paris durant l'année écoulée. »
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« le président s'enorgueillissait hier, de près de 200 personnes mises à l'abri. »
- 7:30PrésentateurFait
« vous avez oublié peut-être qu'il y a 143 députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale et un président forçonné à l'Elysée. »
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« au milieu du XXe siècle, c'est Charles Mora qui emploie l'expression anti-France et théorisait les, je cite, quatre États confidérés, sorte de cinquième colonne dont il fallait purger le pays. »
- 8:47PrésentateurFait
« le Front populaire, c'est le Front anti-France. »
- 12:38PrésentateurFait
« la fête est finie. Et ce n'est pas être râleur que d'exiger à la fois un peu de bonheur simple, de fête collective et une démocratie saine protégeant nos libertés fondamentales. »
- 13:50PrésentateurFait
« La Grèce a connu des températures de son côté allant jusqu'à 39 degrés à l'ombre en ce mois d'août, combinées à une sécheresse et des vents à plus de 90 km heure. »
- 14:35PrésentateurFait
« Les mois de juin et de juillet ont été les plus chauds jamais enregistrés. Un record absolu, sans cesse repoussé, d'année en année selon les experts. »
- 15:06PrésentateurFait
« Cette annonce intervient près d'une semaine après le lancement d'une incursion de l'armée ukrainienne en territoire russe, la plus importante attaque transfrontalière depuis l'invasion russe en février 2022. »
- 15:34PrésentateurChiffre
« Au moins 12 civils ont été tués et 121 autres ont été blessés. »
Temps de parole
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Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Le Média. Les vacances sont terminées, enfin pour moi, mais j'ai le plaisir de vous retrouver ici sur ce plateau pour une nouvelle édition de notre flash d'été. Nous sommes le mardi 13 août 2024. Vous nous regardez sur le canal 350 de la Freebox, sur YouTube, sur notre site Internet, peut-être même encore au bord d'une belle piscine ensoleillée. En tout cas, je vous le souhaite. Vous êtes déjà plus de 47 000 à avoir signé notre grande pétition pour une répartition plus équitable et plus démocratique des fréquences TNT. Vous avez suivi le dossier cet été avec nous.
Eh bien, continuez à la signer et à la partager autour de vous en vous rendant sur tnt.lemédiatv.fr. Merci et n'oubliez pas que Le Média vit uniquement grâce à votre soutien, vos soutiens, donc abonnez-vous et faites des dons, c'est important. Sans plus attendre, on débute tout de suite avec mon édito du jour où je vais vous parler de l'effet et de l'après. Jio, suivi des deux news préparés avec la rédaction du Média, c'est parti. Le 12 juillet 1998, j'avais 11 ans et je me souviens parfaitement de l'image du président Chirac venir féliciter les Bleus juste après leur victoire contre le Brésil.
Rayonnant, souriant devant les caméras de télévision, il avait l'air cool et avec nous, dans la joie qui emportait le pays tout entier. Ce que j'ignorais, si jeune, c'est qu'il sortait d'une année de cohabitation avec Lionel Jospin et souffrait d'une popularité en Berne. Affaibli politiquement, avant la Coupe du Monde, il en ressortira, juste après, comme le 23e champion du monde, en route pour sa réélection en 2002 face à Jean-Marie Le Pen. Le FN, déjà. Depuis, les choses n'ont pas tant changé. Elles ont juste évolué dans le même sens.
L'ordre bourgeois maintient son candidat impopulaire à la tête de l'État en utilisant l'extrême droite comme épouvantail, bien que la recette commence sérieusement à tourner au vinaigre. Une autre recette, elle, fonctionnerait toujours à merveille. Enfin, c'est ce qu'espère le président Macron, que le succès d'un grand événement sportif sans accro puisse redorer son blason. Et la tâche est immense puisque, rappelons-le, à l'ouverture des JO de Paris, Emmanuel Macron sortait d'une séquence politique marquée de deux débâcles électorales.
Le camp présidentiel s'est écroulé de dix points aux européennes face à l'extrême droite, loin devant, ce qui a entraîné, par la seule volonté de Jupiter, une dissolution de l'Assemblée nationale qui, elle, a déclenché des législatives anticipées dont l'issue a relégué l'extrême droite en troisième position, donné les gauches unies en tête et fait perdre 73 sièges à la Macronie qui a sauvé les meubles grâce aux nombreux retraits de candidats de gauche dans les triangulaires.
La honte et le scandale, mais casse-la ne tienne, d'un geste méprisant, comme il en a le secret, Emmanuel Macron décida de ne tenir compte de rien et de continuer comme si sa grenade dégoupillée avait eu le résultat qu'il escomptait, c'est-à-dire le placer en majorité en tête tout-puissant. D'un côté, il décrétera une saugrenue trêve olympique pour empêcher toute lutte politique et repousser à plus tard la nomination d'un premier ministre qui doit naturellement être issu des rangs de la gauche et de l'autre côté, il accepta la démission de Gabriel Attal et de fait de tout son gouvernement qu'il maintiendra dans le même temps en fonction pour gérer les affaires dites courantes, mais pas que.
Depuis, le gouvernement pourtant démissionnaire travaille au prochain projet de loi de finances, a de nouveau refusé d'agréer l'ARCOM, a abaissé de 4% le taux du livret A, a décidé de maintenir les moyens de sécurité pourtant exceptionnels à Saint-Denis après les Jeux, ou encore, Macron ira jusqu'à se permettre de proposer de reconduire Thierry Breton à la Commission européenne. En d'autres termes, une trêve olympique, oui, mais seulement pour l'opposition. Et pour cela, Emmanuel Macron a de sérieux alliés. Les médias dits dominants ne lui ont opposé quasi aucune question gênante ni de résistance. Il n'y a qu'à lire l'entretien donné à l'équipe hier matin pour s'en rendre compte.
Première question, quel bilan tirez-vous de cette quinzaine ? Réponse, il y a un perdant, c'est l'esprit de défaite. Et voici Macron qui dresse un bilan des Jeux plus que parfait en reprenant la formule qu'il avait utilisée, souvenez-vous, suite à l'annonce de la dissolution. L'esprit de défaite, contrairement à tous les autres, lui ne l'a pas. C'est un winner. Vous avez compris ? Seconde question des deux journalistes de l'équipe, je cite, vous attendiez-vous à ce que ce soit aussi réussi ? Lunaire. Bon, accordons-leur une question sur son omniprésence, bien plus tard dans l'interview, je cite encore, on vous a vu assister à plusieurs épreuves, trop vues, même selon certains.
Réponse de sa majesté, n'importe quoi, ce sont des esprits chagrins. Relance de l'équipe ? Ah bah non, pas de relance. Parce que oui, vous le savez, relancer, c'est un mauvais journaliste militant, alors que servir une opération de communication séduction d'un président en exercice, ça, c'est un journalisme neutre, vrai et sérieux. Dans la foulée, toujours hier, mais devant des caméras de télévision, Macron a déroulé, sans frein ni contradiction, son discours ultra positif.
parce que pendant des années, des mois, des semaines, tout le monde nous a dit que ça n'était pas faisable, que la cérémonie d'ouverture était une folie, que la sécurité n'était pas assurable, que la Seine ne serait jamais baignable, que les Français ne pourraient jamais être dans le top 5 des médailles. Il y a eu énormément d'experts qu'on a beaucoup entendus durant ces dernières années pour dire que tout ce que vous avez fait durant ces dernières semaines était impossible. Eh bien, merci, parce que vous l'avez fait. Alors, bravo à vous.
Tout brille de mille feux dans la magie des jeux à en croire le président qui s'est ensuite félicité qu'il n'y ait eu aucun accro, aucun drame. Sans doute que la présence plus qu'exceptionnelle de 45 000 policiers et gendarmes dans la capitale, en parallèle et quasi vide de ses habitants, y est pour quelque chose. Et pourtant, malgré cela, nous avons pu assister à des violences policières sur des personnes exilées, à la rue, évacuées au nombre de plus de 12 000 hors de Paris durant l'année écoulée. Toujours sur BFM, le président s'enorgueillissait hier, de près de 200 personnes mises à l'abri. 200 sur 12 000. Quel bel héritage social !
Bizarrement, aucun commentaire du président à propos des militants écolos et journalistes arrêtés, placés en garde à vue, pour avoir collé des stickers anti-JO dans le métro pour les uns et avoir fait leur travail de journaliste pour les autres. Je vous épargne les nombreux extraits vidéo, mais le président Macron et ses ministres démissionnaires ont pu jouir et jouissent encore à cette heure de tout l'espace médiatique nécessaire pour tenter de capitaliser sur l'effet JO. Un effet qui, selon les experts, sera tout au plus fugace. Cela change le climat collectif mais pas la donne politique. La situation reste bloquée, beaucoup d'électeurs sont frustrés.
Les Français font la part des choses et restent très remontés contre Emmanuel Macron, juge le spécialiste de l'opinion Emmanuel Rivière dans 20 minutes il y a quelques jours. En effet, au-delà de l'effet festif et rassembleur des Jeux Olympiques, la donne politique ne change pas et nombreux sont les Françaises et Français frustrés et en colère face à une politique et une situation politique bloquée par le président lui-même. Un président qui, en opposition à ses actes politiques en coulisses, s'est montré omniprésent pendant tous les JO.
Commentant chaque jour les actualités sportives sur Twitter, se mettant en scène quotidiennement aux côtés des médaillés jusqu'à créer le malaise et la moquerie de nombreuses personnes y voyant des grossières récupérations ? La séquence avec la fille de Teddy Riner, par exemple, poussée dans le dos par Macron devant les caméras de télévision, n'est qu'un des nombreux exemples. Objectif, faire oublier à tout prix le chaos politique dans lequel nous sommes pourtant et les responsables. Ah, vous avez oublié peut-être qu'il y a 143 députés d'extrême droite à l'Assemblée nationale et un président forçonné à l'Elysée.
Et si les paillettes des Jeux ne suffisent pas, un autre ingrédient magique est invoqué, tapé sur la France insoumise. Alors que Gérald Darmanin déclarait que les forces de l'ordre méritaient une médaille d'or pour avoir fait leur travail sur la sécurité, Prisca Thévenot, vous savez, la ministre porte-parole démissionnaire du gouvernement, démissionnaire, était hier matin sur Sud Radio pour décerner une médaille d'or particulière. Regardez plus haut.
Je crois qu'il y a une médaille d'or qu'on a oublié d'attribuer, c'est celle de l'indécence et de l'anti-France pour la France insoumise.
Franchement. Dans la même séquence, elle s'est autorisée d'écarter le nom de Lusty Castet au poste de première ministre. La trêve olympique, je vous l'ai dit, c'est juste pour l'opposition. La Macronie, elle, s'autorise tout, même jusqu'à reprendre, encore, car il n'y a rien d'inédit finalement, les mots de l'extrême droite. En effet, au milieu du XXe siècle, c'est Charles Mora qui emploie l'expression anti-France et théorisait les, je cite, quatre États confidérés, sorte de cinquième colonne dont il fallait purger le pays. Il visait alors protestants, juifs, francs-maçons et métèques.
Mi-juin dernier, en 2024, c'est un ex-policier et nouvel élu Front National, Rassemblement National, qui déclarait sur ces news, je cite, le Front populaire, c'est le Front anti-France. Ah, c'est beau, la Macronie faisant barrage au fascisme. Pour en revenir aux JO, la réalité est plus contrastée que celle que souhaitent nous imposer le président et ses partisans. Comme tous les méga-événements, les JO ne s'organisent, ne se fabriquent pas sans cas, sans violence. Ce qui n'empêche pas d'y voir de la magie, du festif, du beau dans ce rendez-vous sportif mondial. Une sorte de parfait en même temps que la Macronie, pourtant adepte du concept, occulte ici totalement.
C'est beau et en même temps, c'est moche. Incapable de le dire, de l'assumer, de le déplorer même. Par exemple, lors de la cérémonie de clôture, pas un mot dommage pour les morts ou pour les sans-papiers exploités sur les chantiers des juges olympiques de Paris. On n'en parle pas, il n'existe pas. On ne va quand même pas gâcher la fête en passant pour des rabats-jois. Tout doit être parfait. Même critiquer le choix de mettre à l'honneur Tom Cruise sur le toit du Stade de France alors qu'il est un véritable porte-drapeau d'une secte dangereuse, c'était chercher des polémiques selon la ministre démissionnaire des Sports, elle aussi en boucle sur tous les plateaux.
Clairement, la présence de Tom Cruise pour le passage de relais, scientologue revendiqué. Mais personnalité extraordinairement populaire qui a fait rêver des générations. La Médie Lude, mission interministérielle sur les sectes, pointe. Ne cherchons pas toujours les polémiques et la petite bête là où elles ne sont pas. Il n'y a pas de problème. Je pense que vous verrez que ce spectacle fera à nouveau honneur aux valeurs dans lesquelles notre pays croit tant depuis toujours et qu'il porte peut-être mieux que tout autre dans le monde entier.
Mieux les pieds dans le plat du mépris, Tony Stanguet osa parler d'un peuple d'irréductibles râleurs qui semble faire écho au gaulois réfractaire de Macron, métamorphosé en supporteur déchaîné grâce à la magie des jeux.
On se voyait comme un peuple d'irréductibles râleurs. On s'est réveillés dans un pays de supporters déchaînés qui ne veulent plus s'arrêter de chanter.
Et le pompon revient à Macron qui déclara hier, je cite, la vraie vie c'est ce que l'on a vécu ces dernières semaines.
Spoiler, non. Alors ce matin, on a tous un peu de nostalgie. Il y a une forme d'atmosphère étrange qui s'est installée dans le pays parce qu'il n'y a plus d'épreuve à suivre, parce qu'il n'y a plus d'enthousiasme de chaque matin. Et nous qui avons vécu pendant plus de deux semaines dans un pays où on a eu le sentiment que l'air était plus léger et que quelque chose avait changé, pour citer Barbara, on n'a pas envie que la vie reprenne ses droits. Parce qu'au fond, la vie, c'est ce qu'on a vécu ces dernières semaines. C'est ça, la vraie vie. Grâce à vous toutes et tous.
Et donc, ça doit continuer. Un peu plus si on pourrait croire qu'il se parle à lui-même dans une sorte de méthode couée pour se convaincre que la parenthèse enchantée pourrait durer éternellement. Un monde magique où les étudiants ont délogé, les 13 000 personnes expulsées, les commerçants QR codés sans clients, les manifestants et journalistes arrêtés et enfermés, le ticket de métro à 4 euros, les mesures et lois liberticides pérennisées, l'opposition politique et même la démocratie seraient des mirages qu'on pourrait tout à fait occulter. Et si le pouvoir y prenait goût ? Et si la population s'y habituaient ?
À la façon du film Un jour sans fin, imaginons un instant des Jeux olympiques perpétuels qui ne s'arrêteraient jamais. Un cauchemar démocratique, écrit alors la journaliste Jade Lingard dans Mediapart. Mais non, que le président le souhaite ou non, la fête est finie. Et ce n'est pas être râleur que d'exiger à la fois un peu de bonheur simple, de fête collective et une démocratie saine protégeant nos libertés fondamentales. Et puis, il y a du rab. Dans quelques jours, débutent les Jeux paralympiques histoire d'égayer un peu les luttes politiques difficiles mais nécessaires qui s'annoncent. Poursuivons avec les actualités du jour.
En Grèce, ce sont d'importants incendies qui font rage depuis trois jours près d'Athènes. 8500 hectares sont déjà partis en fumée et Copernicus compte 168 feux actifs à 7 heures. Les fumées noires s'étendent jusqu'à la capitale. Des milliers de personnes ont dû être évacuées et le bilan, qui peut encore évoluer, s'élève à un mort et une cent centaine de blessés. Les agriculteurs de la zone témoignent avoir tout perdu. Plusieurs pays de l'Union européenne, dont la France, envoient des pompiers en renfort. Depuis dimanche, dans la banlieue d'Athènes, des feux sont décrits comme incontrôlables. Il y a du mieux sur tout le front, mais les conditions restent difficiles, annoncent les pompiers.
Une situation qui est évidemment liée au dérèglement climatique. Les activités humaines réchauffent la température moyenne sur Terre et perturbent l'équilibre naturel des choses, ce qui provoque de nombreuses conséquences, dont les effets à long terme sont prévus comme dévastateurs selon différents scénarios. La Grèce a connu des températures de son côté allant jusqu'à 39 degrés à l'ombre en ce mois d'août, combinées à une sécheresse et des vents à plus de 90 km heure. Jusqu'au 15 août, la moitié du pays était exposée à un risque élevé d'incendie, avait annoncé samedi le ministre de la Protection civile grecque. Une situation alarmante partagée dans de nombreux autres pays du monde.
Si la Grèce est particulièrement vulnérable aux incendies de forêt, la saison de ces incendies s'allonge globalement dans le monde selon le groupe d'experts intergouvernementaux des Nations Unies sur le climat, qui de son côté alerte également sur une augmentation de la superficie brûlée par les flammes, rappelle France Info. On vous en parlait dans les flashs la semaine dernière. Les mois de juin et de juillet ont été les plus chauds jamais enregistrés. Un record absolu, sans cesse repoussé, d'année en année selon les experts.
La hausse des températures peut être freinée si des politiques d'ampleur sont mises en place, comme le rappelle le GIEC depuis des années, dans des recommandations sérieuses et réalisables, devenues désormais urgentes. C'est peut-être un tournant dans la guerre russo-ukrainienne. Ce lundi, l'Ukraine a revendiqué le contrôle de 1000 km² de territoire russe dans la région de Kursk. Cette annonce intervient près d'une semaine après le lancement d'une incursion de l'armée ukrainienne en territoire russe, la plus importante attaque transfrontalière depuis l'invasion russe en février 2022.
Le commandant de l'armée ukrainienne, Oleksandr Sirsky, a confirmé lors d'une réunion avec le président Volodymyr Zelensky que les opérations offensives se poursuivent dans la région où 28 localités sont désormais sous contrôle ukrainien. Depuis le début de l'incursion ukrainienne, les affrontements s'intensifient dans la région. Au total, ce sont plus de 121 000 personnes qui ont été évacuées. Le bilan humain de son côté est lourd. Au moins 12 civils ont été tués et 121 autres ont été blessés. En réaction, Vladimir Poutine a juré, je cite, d'expulser les forces ukrainiennes de cette zone.
Le ministère russe de la Défense a également déclaré avoir bloqué plusieurs tentatives de percée ukrainienne près de plusieurs localités situées à une trentaine de kilomètres de la frontière ukrainienne. Dans la nuit, de dimanche à lundi, les forces russes ont détruit 18 drones ukrainiens dans et autour de la région de Kursk. Alors que l'armée ukrainienne affirme continuer ses opérations offensives, Kiev assure de ne pas vouloir annexer de territoire en Russie. Contrairement à la Russie, l'Ukraine n'a pas besoin de la propriété d'autrui.
L'Ukraine ne souhaite pas annexer de territoire de la région de Kursk, mais elle veut protéger la vie de son peuple, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères ukrainien lors d'une conférence de presse tenue ce matin. Plus vite la Russie acceptera de rétablir une paix juste, plus vite cesseront les incursions des forces de défense ukrainiennes en territoire russe, a-t-il ajouté. Sur le plan international, les tensions montent alors que les Etats-Unis ont averti l'Iran des conséquences sévères s'il décidait de fournir des missiles balistiques à la Russie.
Washington, en contact avec ses alliés européens, considère que ce transfert d'armes constituerait une grave escalade dans le conflit. Le porte-parole du département d'État américain Vedan Patel a souligné que cette décision, je cite, « aggraverait les souffrances en Ukraine et compromettrait les efforts de Téhéran pour améliorer ses relations diplomatiques ». Moscou, en quête d'armement supplémentaire, s'est déjà tournée vers des pays sous sanction comme la Corée du Nord ou l'Iran, malgré les démentis iraniens concernant l'envoi de drones à la Russie.
De leur côté, les États-Unis rappellent que des preuves montrent l'utilisation de ces drones dans les attaques russes contre les civils ukrainiens. Et voilà, c'était le Flash Info du mardi 13 août 2024. Merci d'avoir suivi. Si vous l'aimez, bien sûr, vous pouvez le partager autour de vous. Et vous le savez, on vous le répète un peu chaque jour, malgré notre dossier sérieux et le soutien du public, le média n'a pas été sélectionné par l'Arkham pour être diffusé sur la TNT. En réponse à cela, nous avons donc engagé un recours. Vous êtes près de 48 000 à avoir signé notre grande pétition en ligne pour une répartition plus équitable, plus démocratique des fréquences TNT.
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