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interviewLCP (sur YouTube)· 22 juin 2023 39 min

Groupuscules violents lors des manifestations : audition du général de division Joseph Dupré la Tour

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et bien mes chers collègues nous poursuivons notre fin de soirée consacrée à Paris avec la présence monsieur général Joseph Dupré Latour commandant la brigade des sapeurs-pompiers donc mon général nous vous remercions d'avoir accepté d'éclairer les travaux de la commission d'enquête vous avez à vos côtés le colonel trol qui est chef d'état-major de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris vos personnels ont été grandement sollicités à l'occasion des manifestations et des rassemblements du printemps dernier ils ont eu ils ont dû intervenir souvent dans des circonstances plus que délicates dans leur mission de secours aux personnes mais aussi et c'est la conséquence de la propension des fautors de troubles allumés des feux dans leur mission de lutte contre les incendies à différents moments en général un questionnaire vous a préalablement été transmis par notre rapporteur monsieur Boudier toutes les questions qu'il contient ne pourront être évoqué oralement de manière exhaustive ce soir donc je vous invite par conséquent à nous communiquer ultérieurement les éléments de réponse de manière écrite et avant de vous faire prêter serment et de passer de la parole aux rapports il me revient de vous poser les deux premières questions de cette audition en général en premier lieu pourriez-vous nous résumer le sentiment de vos troupes face au printemps qu'elles ont dû vivre il y a sûrement eu de la lassitude peut-être aussi de l'épuisement de la peur sans doute aussi mais comment qualifier au mieux le ressenti de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris devant ces événements que l'on peut qualifier d'exceptionnels plus particulièrement à partir du 16 mars dernier la seconde interrogation portera sur le front spécifique des incendies nous avons vu qu'incendiez des poubelles avait pu devenir un moyen d'action violente privilégiée dans les rues de Paris notamment en fin de journée et en soirée avez-vous identifié des occurrences au cours desquelles ces incendies volontaires avaient menacé la vie de tiers qu'il s'agisse d'habitants ou de passant et si oui qu'elles ont été les circonstances de ce qui aurait très bien pu dégénérer en véritable drame et savez-vous si des conséquences en ont été tirés depuis alors avant de vous passer la parole mon général et on a application de l'article 6 de l'ordonnance numéro 58 1100 du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires je vais vous demander de prêter serment de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité donc je vous prie de d'allumer votre micro de lever votre main droite et de dire je le jure je le jure merci beaucoup mon général et si le colonel trolle est amené à apprendre la parole à un moment ou un autre on va peut-être anticiper donc mon collègue je vais également vous demander de prêter serment merci beaucoup mon colonel et donc sans tarder je vous passe la parole mon général avant de la passer à monsieur le rapporteur monsieur le Président Mesdames et Messieurs les Députés merci pour l'invitation qui m'a été faite de pouvoir témoigner de ce que la brigade de sapeur-pompiers de Paris a vécu au cours de cet hiver de manifestations alors vous m'avez posé deux questions mais est-ce que je peux peut-être introduire un petit peu ce qu'est la brigade avant monsieur le Président ce qu'est la brigade je pense que ça peut être utile pour pour l'ensemble de notre genou puisque effectivement il y a cette particularité de la brigade de sapeurs-pompiers de de Paris et qui est d'ailleurs romain avec d'une certaine manière avec les marins-pompiers de Marseille monsieur le Président va une connaissance parfaite bon la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris au commencement cette idée originale de Napoléon 1er à la suite de l'incendie de l'ambassade d'Autriche qui a lieu en juillet 1810 au cours duquel il y a malheureusement une centaine de victimes décédées le Napoléon 1er vigilant une enquête et cette enquête elle en conclut à quatre absences des garde-pompe du sueur Ledoux qui était le patron des gardes de Paris à l'époque quatre absences la première absence c'est l'absence de discipline la deuxième absence c'est l'absence d'encadrement l'absence ensuite d'entraînement ce que maintenant on appelle la préparation opérationnelle et enfin la quatrième absence l'absence de motivation donc des gens pas disciplinés pas entraîné pas motivé et mal encadré et donc le l'Empereur décide de militariser et de former un bataillon de sapeurs-pompiers à partir de ces unités qui accompagnaient ces troupes en campagne et c'est ainsi que le 11 le 18 septembre 1811 est créé le bataillon de sapeurs-pompiers de de Paris et depuis donc bien sûr 212 ans je pense que mes prédécesseurs a commencé par le capitaine père parce qu'au départ sa capitaine qui était en général à l'époque c'était un capitaine le capitaine ingénieur père a eu le souci de travailler sur ces quatre absences et on continue à travailler et je vais vous présenter la brigade avec 6 caractéristiques qui sont fondées aussi à chaque fois sur ces quatre absences qui avaient été identifié par la Commission de d'enquête première caractéristique vous l'avez vu 1011 2023 la brigade des bicentenaires et donc depuis plus de 200 ans il a fallu s'adapter aux évolutions de la plaque parisienne voilà au départ on est sur Paris le vraiment le cœur de Paris et d'ailleurs si vous promenez dans le cœur de Paris les vieilles casernes parisiennes les plus vieilles la caserne par exemple du Vieux Colombier dans le 6e arrondissement ou la caserne de Sévigné dans le 4e arrondissement sont l'une dans un ancien couvent et l'autre dans un ancien hôtel particulier donc c'était pas des casernes construites en tant que tel comme caserne et puis Paris s'agrandit le régiment en accord avec le préfet de police de l'époque puisque dès le départ on est sous le contrôle du préfet de police le régiment construit de nouvelles caserne et si ensuite c'est surtout à la fin 19e et au début du 20e siècle il y a un certain nombre de casernes au fur et à mesure que Paris agrège finalement les faubourgs et que Paris grossit et puis en 1967 Paris la brigade devient ce qu'elle est avec l'élargissement aux trois départements de la petite couronne voilà et pourquoi il construisent des casernes parce qu'en fait il se rend compte et c'est utile pour cette audition ils se rendent compte que ce peu importe c'est la rapidité d'exécution il faut qu'on soit près du risque et c'est pour ça qu'on construit des casernes dans les faux bourgs parce que les risques est dans les faubourgs il faut donc que les pompiers soient prêts des faubourgs et donc près du risque donc la première chose c'est que le temps est un facteur clé de succès c'est vu par mes prédécesseurs quand ils se construisent les casernes et qu'il faut donc prépositionner les forces au plus près de risque deuxième caractéristique la brigade des militaires pour ça que je suis en tenue de Gérald de l'armée de terre et donc ça signifie un statut particulier la discipline on a parlé la neutralité poétique bien entendu pas de droit de grève pas de droit de manifester en tenue voilà pas de droit de retrait on l'a vu aussi lors de du covid et des aptitudes particulières qui sont la planification et puis une certaine jeunesse et ça ça permettra de répondre à votre question sur l'état d'esprit de mes troupes une certaine jeunesse en moyenne la brigade c'est 30 ans d'âge moyen et ça c'est y compris là générale si vous voulez donc en fait là je dans les compagnies est plutôt de 28 29 ans voilà donc c'est une jeunesse et puis une certaine précarité 84 % des militaires la brigade sont sous contrat donc il y a pas de CDI et il y a encore moins de fonctionnariat et puis le fait d'être militaire c'est au service de natation les intérêts supérieurs de la nation ça fait partie du statut général militaire l'armée est là pour défendre les intérêts super la nation on est un peu le dernier recours et ça aussi c'est important aujourd'hui face à vous pour dire que voilà dans dans certaines circonstances c'est important que les sapeurs-pompiers de Paris soit militaires pour défendre les intérêts supérieurs de la nation donc pas de grévistes normalement pas de manifestants néanmoins voilà ils sont ils étaient libres de manifester à titre personnel voilà mais je pense pas que il y en a eu en tout cas s'il y en a eu j'espère ne sont pas eux qui ont lancé des pavés sur les forces de l'ordre sur nous mais voilà en tout cas ils sont pas visibles et puis une doctrine d'emploi parce que les militaires ont une doctrine emploi des règlements opérationnels etc avec des règles de sécurité des schémas tactiques d'intervention etc qui sont très qui sont appliqués et qui sont importants pour nous troisième caractéristique on assiste est interdépartemental donc je vous l'ai dit dans baptise d'introduction en 1967 on agresse les trois départements de la petite couronne et donc maintenant la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris c'est 8600 personnes donc c'est gros et comme on est départementale on peut en fonction du risque on peut si vous voulez alléger un peu la couverture opérationnelle sur un département pour faire effort sur un autre endroit parce qu'on est interopéra parce que le sapeur-pompier qui travaille à La Courneuve a été affectée peut-être trois ans avant à la caserne de la rue Blanche et donc il est habitué à travailler avec les personnes de son groupe mais même avec les personnes des autres groupements donc ça c'est c'est important à savoir on a la QSR qui est identique que ce soit un Tremblay-en-France ou dans le 7e arrondissement de Paris c'est-à-dire grosso modo les mêmes engins les mêmes équipages et le même délai d'environ 10 minutes pour intervenir interopéra invité donc possibilité de renforc massif et capitalisation d'expériences diverses puisque les sapeurs-pompiers font à la fois de Paris et de la banlieue et c'est pas tout à fait le même métier c'est pas tout à fait les mêmes risques à Paris et en banlieue quatrième caractéristique une intégration donc voulue par l'empereur Napoléon une intégration dans la précision de police et en plus un centre d'appel commun avec la préfecture de police puisque avec la despap notamment puisque c'est le centre d'appel qui est dans le 17e arrondissement cette intégration avec la préfecture de police elle se traduit concrètement par mon rôle à moi c'est à dire que trois fois par semaine je suis en réunion avec le préfet de police je connais parfaitement le DOPC la DRPP la Vespa etc donc c'est important que au niveau somital tout le monde se connaisse pas etc et ça ça répondra à une question qui était dans le questionnaire posé par par le rapporteur et puis cette ce travail commun de père entre les pompiers et les autres et les autres services de la préfecture de police il se fait aussi à tous les échos il se fait au niveau des officiers il se fait aussi au niveau des opérateurs du centre opérationnel puisque quand on prend un appel 18 on est dans la même salle que la personne qui va prendre appel 17 voilà ils appellent sans doute sont partagés soit par des pompiers soit son prix pardon soit par des pompiers soit par des policiers en première intention et cette intégration elle se vit très bien au sein de la préfecture de police et nous a permis de réaliser 500 000 interventions l'an dernier donc à peu près une intervention par minute c'est 1365 par jour je dis parce que comme après je vais donner le nombre de feux finalement si vous voulez c'est un nombre qui peut paraître important pour vous mais comme des feux on en fait à peu près 12000 par an voilà je vais vous donner un nom de cette je vous le dis tout de suite on a fait 1500 et quelques feux pendant les 25 manifestations auxquelles on a participé mais finalement 1500 et quelques feux qu'on en fait 12000 par an c'est pas non plus c'était pas l'enfer quoi et comme on en fait 12000 par an on est assez rodés aussi à tout ce qui est feu voie publique c'est 500 000 interventions c'est aussi 25000 accidents de circulation puis la grosse affaire des sapeurs-pompiers en France et de secours victime on en fait 410 000 par an et donc les les interventions de ce cours à victime qu'on a conduite pendant les manifestations encore une fois c'était pas non plus quelque chose qui était abominable parce qu'on était en mesure de traiter ces interventions voilà pour les connexions très fortes l'intégration très forte avec la préfecture de police je dirais que en plus au sein du Centre Opérationnel on a reporting des caméras du PVPP donc du plan de vidéoprotection de Paris ce qui nous permet de suivre aussi les manifestations même si on n'a pas la main sur les caméras ce sont les policiers qui ont la main sur la caméra mais en fait on arrive quand même à suivre les manifestations c'est important pour notre partie renseignement cinquième caractéristique on a une division santé importante on a 70 médecins essentiellement des médecins militaires mais quelques médecins civils et essentiellement urgentistes et ça c'est important pour nous d'abord parce que ils sont au service des sapeurs-pompiers quand on s'engage et ça permet de s'engager en confiance quand vous savez que le commandement met en place une chaîne médicale avec des médecins aguerris qui sont allés en opération extérieure etc donc c'est important pour nos sapeurs-pompiers de savoir qu'ils ont cette chaîne de santé c'est notre assurance vie et ces médecins entretiennent un rapport très fort avec les quatre Samus parce que autant la brigade des une sur les quatre départements autant face à moi il y a quatre responsables de SAMU le salut de Paris qui est un peu primus inter Paris et puis les trois départements voisins mais ils ont tous des contacts très forts avec nos médecins et ça nous permet aussi de traiter avec avec la PHP et les quatre murs et puis enfin dernière caractéristique et ensuite je répondrai à votre question monsieur le Président de questions excusez moi je fais un peu long mais je pense c'est important pour la compréhension c'est notre espace de manœuvre Paris et atypique en France donc on a un espace de manœuvre unique des enjeux qui sont locaux mais beaucoup d'enjeux qui sont nationaux tous les regards sont un peu braqués sur Paris dès qu'il y a un événement on voit par exemple moi je vous raconter deux anecdotes il se trouve qu'en 1999 rappeler cette terrible tempête qui est assez vie en France en le 26 décembre 1999 moi à l'époque par le recours de circonstances je passe Noël aux États-Unis dans une partie de ma belle-famille et je le regarde à la télévision et on montre un arbre renversé à Place de l'Étoile bon je me suis un arbre renversé à la place de l'Étoile c'est pas un truc et bon et puis j'appelle quand même mon suppléant parce que je commande une compagnie à l'époque et il me dit mais attends on est sous la vague on a des cheminées tombaient partout il était dans le 10e ça n'intéressait pas les Américains le 10e arrondissement voilà et en fait les les Américains avaient vu cette tempête et c'était concentré quand même et ça c'était reporté jusqu'aux États-Unis dans les journaux américains septembre et puis l'incendie de la cathédrale Notre-Dame où là bon ben là tout le monde a suivi ça de par le monde est-ce que une autre cathédrale en province aurait brûlé la même façon je sais pas s'il y aurait eu un tel écho dans le monde mais enfin voilà c'est il y a toujours une raison c'est un petit peu particulière sur la plaque parisienne Paris est habitué à organiser des grands événements ça a été le centenaire de de 14-18 ça a été la Coupe d'Europe de football en 2016 ça a été d'une certaine façon la finale de de la Coupe du monde de football en 2018 quand l'équipe de France gagne et qu'ensuite elle descend les Champs-Élysées donc ça c'est gros événements bien sûr on a chaque année le 31 décembre le 14 juillet et puis bien entendu bientôt les la Coupe du monde de rugby et puis les Jeux Olympiques et tout ça fait que on est habitué à travailler en amont à préparer c'est toute la planification confinement avec les services après je te police pour préparer des événements ce qui fait que on est assez familier finalement toutes ces manifestations j'en parlerai après on a un travail préparatoire auquel on est assez accoutumé finalement avec les services de la Préfecture de Police voilà voilà après cette présentation un peu à grosse maille je vais répondre enfin je vais enfin rentrer dans le coeur du sujet alors le sentiment des troupes alors pour les grosses manifestations déclarées parce que en fait il y a des manifestations déclarées puis des médiation un peu improvisées ou non déclaré ou là c'est plutôt le jeu du chat et la souris mais les manifestations déclarées grosso modo on a on a obligé jusqu'à 250 sapeurs-pompiers une quarantaine d'engins spécifiques dédiés à la manifestation c'est des sapeurs-pompiers qui montent qui sont des engins prépositionnés et donc moi j'allais les visiter j'allais visiter mes équipages avant la manifestation en place vers midi 13h et puis et moi j'allais je faisais ma tournée les popotes avec mon adjoint on allait visiter les tous les ce qu'on appelle les petits détachements qu'on pré positionné ils étaient très déterminés ils étaient très résolus ils avaient l'impression mais qu'ils étaient au cœur de l'actualité à la fin de la manifestation ils avaient le sentiment du devoir accompli alors il peut y avoir un sentiment un petit peu de d'amertume de voir les dégâts de voir de voir la casse de voir le comportement de certains mais je pense que ce qui prédomine avant tout c'est le sentiment du devoir accompli c'est-à-dire que quand il y avait des gens à sauver et intervenir on est allé et on les a transportés à l'hôpital quand il y avait des feux à éteindre dans on les a éteints donc c'est ça voilà donc deux sentiments qui prévalaient la détermination et le sentiment du devoir accompli une fois la manifestation terminée voilà qui prédominait si vous voulez par rapport à une espèce de sentiment qu'on pourrait être de lassitude d'amertume etc voilà pour le sentiment des de métro encore une fois ce sont des gens jeunes voilà ils ont 28 29 ans en général il y en avait par exemple moi j'ai croisé des jeunes c'était leur première intervention et mais bon ils sont bien encadrés mais voilà ils sortaient tout juste de l'école des sapeurs-pompiers de Paris et alors le la deuxième la deuxième question Guillaume tu peux me rappeler parce que j'ai écrit comme un cochon les risques la dangerosité et les risques alors oui qui menacent les vies de tiers en fait on a fait finalement pas tellement d'urgence absolue mais le risque est réel on a fait trois urgences absolues donc un manifestant qui s'est qui s'est à moitié arraché le bras avec un mortier donc ça c'est une mauvaise manipulation de de pétard un policier qui a eu le visage brûlé gravement par un cocktail Molotov et puis une policière qui a eu un fémur cassé à la suite d'un jet de projectile pavé sur sur la jambe et donc ça ce sont des victimes graves donc ça voilà le pavé aurait été sur la tête peut-être que cette policière serait morte au moment où je vous parle donc le cocktail moltov aussi ça c'est des gestes qui sont très graves qui peuvent tuer et qui sont enfin quand on ce geste c'est c'est pour faire très mal donc voilà pour la partie secours victime donc même si on a fait que ces trois urgences absolues finalement le risque il est en permanence tout au long de la manifestation à cause de déchaînements de certains s'agissant des incendies il y a deux types d'incendies il y a les feux de poubelles qui servent à attirer au milieu des rues qui servent à gêner la progression peut-être des forces de l'ordre ou des pompiers ou qui servent à attirer les caméras de de chaîne de télévision continue et puis les feux de poubelles en façade qui eux peuvent être très périlleux parce que ils peuvent finalement se propager au bâtiment il suffit qu'il soit sur un poteau de gaz si vous voulez avec les conduites de gaz il suffit que même des conduites d'air et puis la fumée part dans dans les circulations d'air etc donc les feux en façade eux aussi sont très dangereux et donc la difficulté pour nous enfin la difficulté c'est pas la difficulté c'est le défi en tout cas c'est d'intervenir rapidement je vous ai dit qu'il fallait que les pompiers enfin mes processeurs avaient installé des postes de secours et des centres de secours à proximité des faubourgs c'est toujours pareil il faut qu'on intervienne très rapidement à la fois pour secourir les personnes qui sont gravement atteintes de par les jets de projectiles principalement et à la fois dans certaines circonstances pour des feux qui menaceraient des bâtiments autant pour certaines feux de poubelles complètement isolés qui menacent pas on intervenait avec la DOPC mais la DOPC nous donnait le la en fait on était vraiment concurrents et la DOPC nous donner le rythme autant pour les feux de bâtiment parce qu'on a eu une dizaine de feux de bâtiments là la DOPC voyait très bien que c'était l'urgence c'était d'intervenir et si c'était pas sécurisé on intervenait quand même et puis après la DOPC se débrouiller pour sécuriser ensuite voilà voilà monsieur le Président merci beaucoup mon Général simplement un élément de précision par rapport à ce que vous avez pu dire est-ce que les sapeurs-pompiers de Paris plus particulièrement à partir du 16 mars et dans les les jours qui ont suivi ou les manifestations qui ont suivi est-ce que ils ont été eux-mêmes l'objet de violence et d'agression alors on a on savait qu'on pour pouvoir intervenir rapidement on a mis en place différents modules et on a notamment des motards je sais pas si vous l'avez vu sur les caméras de télévision des motards qui sont tenus rouges donc et qui qui interviennent très rapidement avec des petits extincteurs sur le dos là et puis ils intervient très rapidement pour éteindre les feux naissance et là un motard a reçu un geste projectile sur sa roue donc c'était certainement lui qui était visé mais c'est sa roue qu'après il est tombé et donc c'est le seul blessé qu'on a eu au cours de toute la période voilà donc c'est pas beaucoup c'est il a été blessé légèrement il y a une luxation de l'épaule voilà sur toute la période voilà maintenant nos sapeurs-pompiers de Paris eux-mêmes il y a pas eu de blessés mais on a eu un certain nombre de véhicules qui ont reçu des Gets projectiles mais nos gens étaient à l'intérieur donc ils n'ont pas été eux-mêmes blessés je vais reprendre les chiffres 5 détériorations de véhicules voilà 5 sur l'ensemble des manifestations dans les questions qui m'ont été proposées par le rapporteur on remonte jusqu'à 2018 et on se rend compte que il y a eu il y a eu des périodes plus difficiles et même à la brigade si vous voulez de régulièrement le 31 décembre le 14 juillet on reçoit des jets de pierre sur nos véhicules etc c'est toujours pénible mais c'est malheureusement quelque chose pour lequel on est assez familier merci beaucoup mon général je vais passer la parole à Monsieur Florent Boudier rapporteur oui merci monsieur le président ainsi général pour ce rappel d'histoire aussi vous êtes remonter vous avez montré dans quelle séquence historique et sa peur de conquis de Paris se situer vous êtes un petit peu plus vieux que moi appelle en général vous avez répondu sur les dégradations corporelles matériels qui sont assez faibles j'avoue je suis assez surpris je pensais vous alliez nous donner des informations de de dégradation forte auprès de des hommes des femmes et du matériel je suis surpris aussi le nombre de prises en charge de victimes que vous indiquez mais vous avez parlé uniquement des urgences absolues donc peut-être un point plus général parce que évidemment il me semble que ça va bien au-delà une question plutôt deux questions 1 sur l'intensité de violence si l'on devait rentrer dans une forme de comparaison comment situez-vous les violences auxquelles vous avez été confrontés dans la dernière période par exemple à la période des gilets jaunes quel type de comparaison vous faites c'est un travail difficile que je vous demande évidemment de comparer ce qui dans chacune des situations et de toute façon inacceptable et deuxième question celle des entraves éventuelles à l'intervention des sapeurs ou dans un certain nombre de situations que les sapeurs-pompiers ont été empêchés d'intervenir est-ce que ça a été le cas dans la séquence qui est couverte par la commission d'enquête ou en tout cas depuis le 19 janvier début des premières manifestations parce que bien sûr cela impacte beaucoup sur votre capacité à répondre aux risques et vous allez dire à quel point l'une des priorités pour vous et d'être prêt du risque bon monsieur rapporteur sur le nombre total de blessés tout d'abord donc on a porté ce cours à 237 personnes donc dans les 230 urgences absolues le reste ce sont des urgences relatives donc 146 victimes civiles 89 policiers et gendarmes et deux journalistes voilà les traumatismes des urgences relatives c'est de la petite conclusion c'est des petits chocs c'est voilà c'est des malaises aussi il y a aussi des victimes qui font des malaises ça rien à voir avec la manifestation mais voilà il y a des gens qui font des malaises tous ceux qui n'ont pas mangé depuis longtemps et qui s'évanouissent etc il y a parfois aussi des victimes en état des briété sur certains cas donc voilà pour la est-ce que vous voulez je vous donne les incendies aussi pendant qu'on est ou alors pour les incendies 1536 feux donc essentiellement des feux de voie publique 1522 feux de voie publique dont 39 véhicules donc le reste c'est plutôt des poubelles des bornes de recharge Vélib des barricades de fortune des petits véhicules de roue voilà et puis 14 feux de contenant donc 14 et 1522 ça fait 1536 dans les feux de contenance celui qui a été le plus bien médiatisé c'est le feu de du auvent du restaurant La Rotonde dans le 6e arrondissement qui est un feu de kiosque un feu de banque un feu donc ce feu de restaurant et puis un feu important place de la Nation [Musique] c'est un immeuble qui était en construction enfin rénovation plutôt et donc là tout dans tout le rez-de-chaussée et le premier étage il y avait encore des des matériaux des ouvriers et donc là ils ont mis le feu à ça et il se trouve qu'il y a des gens qui étaient sur le toit du bâtiment donc il a fallu chercher c'était des manifestants qui étaient montés sur le toit du bâtiment voilà pour les pour les feux ce qui a aidé pour les pour les feux c'est pour ça que c'est un chiffre important typiquement par exemple 23 je vous donne ce chiffre du 23 mars 374 feux rien que la manifestation du 23 mars et pourquoi parce qu'en fait les éboueurs n'ont pas passé n'ont pas ramassé les poubelles et donc pour les manifestants c'est quand même très facile vous avez tous les x-mètres vous avez des poubelles et donc ce qu'on a vu le 23 mars on a réagi ensuite pour les autres manifestations c'est à dire qu'en fonction de l'itinéraire qui avait été déterminé en lien avec les organisations syndicales et la préfecture la veille j'envoyais des officiers en reconnaissance pour être sûr qui est pas de poubelle et on obtenait de la Mairie de Paris que les axes légitaires soient nettoyés voilà alors parfois dans les rues attenantes il y avait encore quelques poubelles mais l'idée c'était quand même de dégager pour minimiser le risque voilà la comparaison maintenant entre les les manifestations de cet hiver et les gilets jaunes alors le niveau de violence j'ai l'impression qu'on a eu beaucoup de niveau de violence au les gilets jaunes sur la période 2018 si vous voulez qui la période commence du 17 novembre les quatre cinq manifestations de la fin 2018 là on a eu beaucoup de d'agressions contre nous mais pas des agressions plutôt les agressions contre les véhicules si vous voulez c'était assez paradoxal circuit de lancer des Gets projectiles sur les véhicules mais quand il fallait éteindre et nous laisser passer et parfois il nous aidait à tirer les tuyaux c'était tout à fait étonnant on a des images ahurissantes je pense qu'il y avait peut-être plus de désespoir du côté des gilets jaunes dans ces manifestations là dans que de la volonté de casser du flic pardonné par des mots expressions pour pour cette année quoi enfin moi j'ai l'impression que c'était pas tout à fait la même violence et ensuite ça s'est beaucoup calmé le paroxysme de la violence des gilets jaunes c'est l'année 2018 ensuite de temps en temps des accès de fièvre mais ça a rien à voir moi j'étais déjà là en 2018 alors j'étais pas général mais j'ai je peux comparer et voilà nos engins ont été beaucoup plus abîmés fin 2018 que ensuite tous les autres manifestations gilets jaunes voilà après il y a eu une petite manifestation Adama Traoré en juin 2020 ou 21 je sais plus les dates précises je les avais noté c'était en 2020 en juin 2020 donc avec encore une certaine agression et toujours toujours le même mode d'opération c'est-à-dire des jets de projectiles bon parce que en fait comme on est quand même pas très loin des des camions de CRS ou des escades gendarmerie et ben il vise et puis parfois voilà je pense que c'est ils ont je pense pas qu'ils aient quelque chose contre les pompiers c'est-à-dire que il nous assimile et puis c'est vrai qu'on est à côté on est stationné à côté mais en même temps c'est c'est une vraie réflexion qu'on se pose est-ce qu'il faut qu'on soit aussi engagé à côté ou est-ce que on affiche une neutralité si vous voulez mais en fait moi je travaille au profit du préfet de police et donc qu'est-ce que c'est ça serait quoi d'être neutre enfin moi si je veux que les gens puissent manifester pacifiquement et ne puisse pas étranger en gêné par des feux par des incendies ou par des des jets de projectiles ou des jets de pétard de mortier et donc ça me dérange pas d'être à côté du véhicule de la gendarmerie mobile ou l'escadron de l'escadron de la normale mobile ou de la Compagnie républicaine de sécurité voilà pour la partie comparaison la partie entrave la question sur les entraves éventuelles [Musique] voilà mais sinon non pas tellement d'entrave pendant l'hiver merci beaucoup mon général je me tourne vers les collègues est-ce qu'il y a des demandes de questions madame Ferrari je vous en prie je vous passe la parole merci président colonel général merci pour votre présence au moins titre personnel j'ai un attachement particulier pour les sapeurs-pompiers de Paris puisque je viens du pays de du malheureusement regretté Simon cartanaz voilà alors moi plusieurs questions on a parlé des Black Blocs vous venez de les évoquer à l'instant est-ce que du coup vous avez changé de doctrine opérationnelle pour vous adapter justement à ces mouvements vous venez de l'évoquer un peu au cours de vos propos qui sont extrêmement violents et qui pourraient du coup menacer vos hommes mais qui aussi vous impose d'être beaucoup plus réactive j'imagine en fonction des blessures ou des ou des ou des dégradations qui pourraient causer deuxièmement quand vous devez intervenir sur un blessé qui est interpellé comment se fait le lien avec les forces de police à ce moment là avec les forces de l'ordre et est-ce que vous avez constaté les blessures plus importantes que d'autres a priori vous nous avez indiqué que non auparavant mais est-ce que sur ces manifestations vous avez vu des choses qui laisseraient supposer qu'il y a eu des violences plus importantes que par le passé et sur le profil des incendiaires parce que j'imagine que vous devez avoir une certaine expérience un certain recul des incendiaires est-ce que vous avez aussi identifié des profils qui seraient différents avec une forme finalement de professionnalisation si j'ose dire je sais pas si le terme est bon mais de ces incendiaires qui s'organiseraient en mouvement ou alors que ou alors c'est vraiment ce qu'on suppose aujourd'hui beaucoup de jeunes qui se seraient laissés entraîner et puis qui voilà au gré de la manifestation jette un briquet sur les poubelles pour voilà pour faire partir le feu voilà je vous remercie merci Madame Ferrari bon général je vous repasse tout de suite la parole [Musique] [Musique] [Musique] alors on n'a pas beaucoup parce que en fait c'est un vrai métier de conduire une moto et moi je enfin j'ai pas l'argent pour avoir des sapeurs-pompiers de Paris qui fasse que ça quoi donc j'ai des sapeurs-pompiers de Paris qui sont des motards qui ont des permis moto on les entraîne tous les vendredis mais on peut pas en mettre autant qu'on voudrait la pression aimerait bien qu'on en ait plus mais on a grosso modo en permanence on peut on peut mettre 6 équipes donc 6 motos c'est pas beaucoup mais ils font un travail remarquable eux ils interviennent très rapidement on a des détachements à pied qui interviennent aussi alors qui qui sont à la fois au profit des policiers ou des gendarmes qui recevrai des projectiles mais qui peuvent intervenir aussi au profit des victimes et puis on a des modules intégré police alors on dit police mais ça peut être un gendarmerie donc ça c'est carrément des enjeux pompes qui sont dans la colonne d'engins de la police et en fait si vous voulez une manifestation c'est ce sont des éléments enfin c'est souvent comme ça que ça se passe c'est toujours un cortège qui se déplace et ensuite ils finissent ça finit sur une place et et donc tout au cours du déplacement du cortège ces modules en fait que ce soit les détachements à pied les mires les mots du intégré police accompagnent dans le mouvement flan garde si je devrais prendre un terme militaire flan garde la manifestation donc longe la manifestation pour pouvoir être le plus près au cas où il y a un clash entre entre manifestants et Forza donc la doctrine c'est ça c'est on est bien intégré et on est on essaye d'être les plus mobiles possibles voilà on a progressé on n'avait pas de détachement à pied maintenant on a des détachements à pied qui accompagnent les voilà et puis nos miRs ont été mises en place par le préfet de l'allemand quand il avait pris donc si vous voulez c'était à la au milieu des gilets jaunes on va dire voilà puisque au départ des gilets jaunes c'était le préfet des Puech et que le préfet allemand est arrivé on a mis en place les murs donc c'est quelque chose qui a évolué aussi voilà pour la doctrine opérationnelle s'agissant des des blessés interpellés est-ce qu'il y a une violence plus importante encore une fois le le seul manifestant qui a été blessé mais il s'est baissé lui-même avec son mortier et on l'a transporté à l'hôpital après quand il est sorti l'hôpital qu'est-ce qu'ils ont fait ça je ne sais pas s'il a été interpellé après mais nous on l'a transporté à l'hôpital on va pas transporter au commissariat si vous il avait un bras dans la lambeau donc l'important c'était de de le soigner les profils des incendiaires il y a quand il y a eu beaucoup de poubelles dans les rues effectivement n'importe qui pouvait être ça c'est c'était une solution de facilité ils avaient des vous avez un peu comme des pour allumer d'autres barbecue là voilà donc ils avaient alors normalement je sais que il y avait pas mal de fruits de sacs qui étaient faites en amont par les forces de l'ordre pour justement essayer de détecter ce genre de ce genre d'appareil pour allumer les pour allumer les barbecues ou il façonner eux-mêmes ils fabriquent eux-mêmes des appareils pour pour mettre le feu plus rapidement est-ce qu'il y avait ça déjà au moment des gilets jaunes je sais qu'il y a eu énormément de feux de voiture aussi au moment des gilets jaunes est-ce que je sais pas s'ils ont progressé là-dedans mais en tout cas il y a je pense les raisons il y a à la fois des des un petit pourcentage de malfaisants qui veulent vraiment faire du mal et puis un gros pourcentage d'opportunistes qui veulent jouer qui sont idiots et puis et puis et qui ont les moyens du bord le briquet et qui va mettre le feu mais je le le gros pourcentage d'opportunisme lui c'est le même tout le temps et le petit pourcentage de malfaisant est-ce qu'il a progressé dans dans le fait de pouvoir mettre à feu plus rapidement etc certainement oui ils doivent communiquer entre eux etc et doivent progresser mais peut-être la DRPP limite [Musique] merci beaucoup mon général je me tourne vers les collègues manifestement il n'y a pas d'autres questions monsieur le rapporteur non plus et bien dans ce cas là mon Général mon colonel merci beaucoup pour votre présence merci de nous avoir éclairé sur l'action des sapeurs-pompiers de Paris manière dont vos troupes ont pu vivre ces cette période de manifestation et donc nous comptons sur vous pour que vous puissiez nous nous transmettre de manière écrite les réponses aux questionnaires merci encore merci monsieur le président chers collègues je lève la séance et je vous fixe rendez-vous à demain après-midi pour la suite des auditions merci beaucoup

Groupuscules violents lors des manifestations : audition du général de division Joseph Dupré la Tour — Else Joseph · Pourquijevote