L'édito de Laurence Ferrari du mercredi 17 décembre 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Alt au massacre ! Les slogans des pancartes brandis par les agriculteurs mobilisés partout en France, mais aussi devant les institutions européennes à Strasbourg et Bruxelles, parle d'autre chose que d'une crise ponctuelle. Bien sûr, il s'agit de dire leur colère devant le protocole d'abattage systématique des tropaux touchés par la dermatose.
Leur fureur de voir le Mercosur entrer en vigueur malgré les espérances et les espoirs du président français. leur crainte aussi de voir l'Ukraine intégrer dans les prochains mois l'Union européenne. Mais ils disent surtout le refus d'une profession toute entière de mourir sous la féruule impitoyable [musique] des dictates de la bureaucratie de madame Vaner Lion.
Ils disent que ce monde paysan en voie de disparition est le monde qui a labouré la Terre de France depuis des millénaires, qui a façonné nos paysages, nos modes de vie et qui fait partie intégrante de notre culture et notre identité [musique] française. Les élites mondialisées et désincarnées qui vivent dans les centres-villes où l'on ne connaît ni le rythme des saisons ni celui des bêtes sont hélas en train d'avoir leur peau. Les voir aujourd'hui à quelques jours de Noël pleurer de désespoir devant leurs étables vides.
Quel symbole ! Le rage devant la folie des normes et des règlements qui s'abattent sur eux est un véritable créeur pour qui aime son pays comme nous l'aimons. Il est des champs qu'il faut savoir entendre et comprendre.
Le champ des paysans qui fait de larmes et de laur de lever à l'aube dans nos compagnes et d'amour de la terre ne doit pas s'éteindre. Nous devons tous comprendre qu'avec eux, c'est la part éternelle de la France qui pourrait s'en aller.
Marina Ferrari