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AutreINA Histoire· 9 juillet 2012 6 minPortrait personnelSécurité

Le témoignage des otages français du Liban à leur libération | Archive INA

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 4:00Fait
    « nous étions enchaînés depuis le mois de février l'an dernier »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

gendarmerie Philippe gassau en direct de vill coublé j'ai plus de retour Philippe gassau nous vous voyons nous vous écoutons parler et bien écoutez je crois que nous sommes à l'antenne nous avons quelques petites difficultés techniques ce qui est bien normal cont tenu du déplacement de journalistes qu'il y a autour de nous des Mâ et des voiture de transmission j'étais il y a quelques secondes avec Jean-Paul Koffman Jean-Paul Koffman qui semble-t-il réagit bien à sa libération Joë Koffman me disait il y a quelques secondes je le retrouve exactement comme je l'ai quittais j'ai eu l'occasion de converser avec lui au milieu d'une meute de journaliste quand même et je vous propose de l'entendre oui vous ne nous connaissez pas mais nous on vous connaî très Bienz été dans tous nos jour et dans toutes les pensé oui on nous a dit cela oui et je suis très heureux au nom de de toute notre corporation de vous serrer la main parce qu'on a beaucoup beaucoup pensé à vous et tous les soirs tous les jours dans nos journaux vous étiez présents ainsi que vos deux compag merci merci n remercions oui merci enfin bon cont d' libéré au bout de 3 ans vous savez un calvaire qui est terminé quoi nous remercions en principe le gouvernement français pour tout ce qu'il a fait et tous les gens qui nous ont aidé vous pouvez nous dire quelles ont été les circonstances de votre libération justement non j'arrive vous savez je suis comme vous vous l'avez su quand que vous allez vous alliez être libéré il y avait des rumeurs enfin si moi j'ai connu je su mardi matin et vous Jean-Paul et bien moi je l'ai appris à 11h du matin hier mais enfin il y a une chose qui qu'il faut pas oublier bon et enfin qu'on doit redire unlassablement c'est c'est un jour formidable bien sûr aujourd'hui mais c'est c'est quand même un jour qui qui qui est qui qui reste àbr par le fait que nous ne sommes que trois et que moi j'ai été enlevé le 22 mai 1985 avec un homme qui s'appelait Michel serat j'ai j'ai j'ai été avec lui pendant de de de de long mois et puis euh euh nous l'avons vu s'éteindre euh peu à peu et je j'ai d'une certaine manière j'ai un peu honte aujourd'hui là d'être là enfin bon ne jouons pas sur les mots mais euh vous savez ça demandz à Marcel carton et à Marcel fontaine on a vu euh Michel serat lutter avec avec avec avec désespoir et puis aussi je dirais avec avec avec noblesse là il ne s'exprimait pas beaucoup il se voyait mourir il a voulu vivre c'est c'est c'est c'est quelque chose de d'affreux et puis aujourd'hui d'abord et avant tout ma pensée va à à Marie serat sa femme je ne sais pas où elle est actuellement mais et à ces deux filles et c'est ce que je disais tout à l'heure à son oncle euh Michel au début me disait tu sais enfin moi j'ai eu beaucoup de mal personnellement au début les les premièes première semaine F fur affreuse Michel lui était tout à fait bon il prenait la situation avec une certaine philosophie il il prenait des notes il écrivait et cetera et puis enfin il disait moi tu sais je suis prêt à attendre 3 ans pour revoir mes deux filles je disais mais 3 ans mais mais mais tu es fou tu te rends compte 3 ans et puis bon c'est lui qui a qui a disparu nous l'avons vu pour la dernière fois le décembre 1985 il était il n'arrivait plus à à tenir debout et il a été transféré dans un endroit à côté de de de nos cellules de notre cellule et puis on l'a entendu pendant encore quelques jours il toussait frroyablement il avait enfin c'est c'est c'est c'est c'est quelque chose de de terribleent en permanence avec Michel oui bien sûr on était tous les quatre ensemble moi moi enfin demander à Marcel carton à à Marcel fontaine là ils l'ont vu quotidiennement là et qui luttait puis il savait qu'il a enfin il savait pas ce qu'il avait exactement mais il savait qu'il allait euh que c'était oui que c'é désespéré il aurait pu et moi je pense enfin il aurait pu mourir auprès des siens et puis il est il est mort tout seul euh c'est quelque chose d'affreux ça je ne peux pas l'oublier et euh mais la deuxième chose aussi qu'il faut pas oublier c'est que nous nous sommes libérés mais il y a il y a il y a d'autres otages il y a les enfin ce qu'on appelle les otages occidentaux il y a il y a ces Américains ces britanniques euh c'est ces Allemands cet Allemand là bon euh il y a il y a Terry white euh bon c'est c'est c'est il faut pas les oublier ceux-là bon c'est on est content il y a plus d'otage français mais il reste les autres et puis je vous prie de croire que bon euh de savoir que que qu'en ce moment même là dans il y a il y a euh des des des otages là qui qui mènent cette vie de de de de de cauchemar là de mauvais rêve que nous avons vécu quotidiennement nous on a vécu ça 24 heur sur 24 enfin bon enfin oui oui ouinière question dans quelle condition viviez-vous étiez-vous attaché oui nous étions enchaînés depuis le mois de février l'an dernier après les l'intervention enfin américaine là les les les les bateaux là qui s'approchaient des côtes ça a eu pour résultat qu'on nous supprime la radio premièrement et ensuite qu'on nous pose des chaînes et puis bon on a eu des moi j'ai eu les chaînes au pied ainsi que mes compagnons depuis le mois de de février l'an dernier bon B on s'y habitue hein on revient pas de des cand la mort il faut pas exagérer non plus mais c'est ça a été on on a survécu on a pas vécu on a sur merci beaucoup voilà