Violences post scrutin : Gérald Darmanin s'y prépare
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Gérald armanin a été interrogé ce matin sur ces éventuels débordements il y a-t-il un risque réel ou pas écoutons le ministre de l'Intérieur il y a des notes des renseignements territoriauxx qui évoquent euh des possibles en effet mouvements euh voilà de libération euh qu'on aurait pourrait dire de la parole sur un certain nombre de sujets mais des esprits de violence de l'ultra gauche comme de l'ultra droite donc quels que soient les résultats les Français doivent savoir que nous nous y préparons bien évidemment et c'est mon travail de m'y préparer avec les policiers les gendarmes mais le risque de de confusion économique et de confusion sociale et de confusion sécuritaire est très grand si les extrêmes l'emporteraiis c'est sûr Valérie on se veut pas trop inquiet mais le risque est quand même pris en compte par l'exécutif c'est c'est le propos même gouverner s'est préparé aussi et donc ça me semble tout à fait légitime que le ministre de l'Intérieur dise se préparer à toutes les éventualités quel que soit le résultat des élections du 7 juillet je vous rappelle que ça arrive dans un contexte quand même très particulier au cas où on aaurait oublié les Jeux Olympiques qui démarrent le 26 juillet à Paris et donc à Paris et ailleurs et donc il me semble tout à fait normal que le ministre de l'Intérieur s'interroge sur les forces à déployer et cetera et puis il ne vous a pas échappé qu'il y avait aussi d'autres forces qui étaient en Nouvelle-Calédonie et que en Nouvelle-Calédonie il y a eu des arrestations d'un certain nombre de responsables indépendantistes ceux qui avaient mener les actions sur le terrain et donc tout cela crée une forme de non pas de fébrilité mais de préparation d'esprit de préparation à des troubles qui pourrai survenir pierre jacometti je rappelle que vous êtes bonjour merci d'être là ancien conseiller Nicolas Sarkozi condateur du cabinet de conseil en stratégie numéro com est-ce que ça fait pas partie aussi de la manœuvre électorale c'est-à-dire si l'extrême gauche enfin les deux extrêmes les deux blocs dont parle Emmanuel Macron arrivent au pouvoir ça sera le chaos donc là nous on s'y prépare parce que forcément s'ils sont élus ça sera le chaos d'une part ou ou d'autre c'est pas une manœvre ça fait par c'est c'est la mission du ministère de l'intérieur et du ministre de d'alerter sur des risques il le fait en ce moment il l'a fait dans d'autres circonstances notamment face au risque terroriste mais bien évidemment on est en pleine campagne électorale donc chacun peaufine sa stratégie la stratégie du ministre de l'intérieur comme de la majorité actuelle comme du président de la République c'est de d'essayer de d'arrêter l'hémorragie de la fuite de d'une partie de l'électorat macroniste vers la la gauche radicale ou extrême et vers la droite radicale ou extrême et il y a dans cette dramatisation une volonté de d'appeler au vote de la raison au vote de la modération parce que quand on décrypte le message du ministre de l'Intérieur il y a un risque à ce que les extrêmes à ce qu'il y ait des conséquences au choix des Français en faveur des extrêmes c'est une façon de dire la manière de l'éviter c'est voter raisonnable voter continueer à voter pour pour les les candidats de renaissance il y a un enjeu aussi caché derrière ce mess message on estime aujourd'hui un possiblement après 100 millions de Français 50 % de participation européenne peut-être 70 % au législative c'est-à-dire environ 10 millions de Français qui n'ont pas voté aux européennes qui pourrai voter aux législativ ce sur quoi compte Emmanuel Macron c'est le miracle électoral c'est-à-dire une forme de renversement qui pourrait nous rappeler ça nous rajogit pas les élections de 78 quand on prévoyait la victoire de la gauche et qu'au dernier moment la droite l'a remporté en conservant la la majorité au Parlement bien on est un peu dans les mêmes circonstances c'està dire que le Président de la République cherche à capter ce réservoir de vote modéré on sait que le vote modéré n'a a peur du désordre a peur de la violence et dernier point dans l'enquête que vous avez commandé à l'Ifop au moment de du scrutin européen LCI vous avez donné des résultats très intéressants pour la première fois le rassemblement national est en tête dans l'électorat senior ou c'est une défaite sociologique majeure pour le camp maronist donc il y a probablement dans le réservoir de ces fameux 100 millions potentiels d'électeurs du 30 juin une espérance de voir une partie de cet électorat rejoindre entre guillemets le camp de la raison c'est que si explique aujourd'hui probablement cette position stratégique du ministre de l'Intérieur et cette fangeche de la population a peur bien évidemment des débordements de l'inconnu et de on continue à faire un tour de plateau mais je voulais vous entendre sur cette information cette possibilité confirmé ce matin sur notre antenne par le ministre de l'Intérieur François soit calfond est-ce que l'exécutif joue à se faire peur ou joue à nous faire peur écoutez il a mis le feu celle quioman pompier monsieur Macron hein c'estàd que ça a été dit par votre sondeur expert en opinion n'est-ce pas euh il cherche un juint 68 alors qu'il a pas eu de mes 68 c'estàdire que on sait très bien que euh le pouvoir de droite en place cherche un sursaut d'ordre seulement ce que n'a pas compris monsieur Macron monsieur Darmanin beaucoup plus mais il a partié avec Monsieur Macron c'est à quel point et je le vois sur le terrain les Français sont en colère contre la décision d'Emmanuel Macron donc cette idée de ranimer un bloc central s couvert d'un vote de peur je crains que ça ne termine dans le mur d'autant que ce pouvoir on a vu les déclarations de Monsieur Macron lui-même sur les immigrés climatiques euh n'est pas un facteur d'ordre n'est pas un facteur de déstabilité entre deux camps puisqueen réalité bien plus qu'un rempart face à l'extrême droite il a été un passe plat et encore hier donc qui pourrait croire une seule seconde dans le pays d'ailleurs je constate que il y a une implosion du bloc central macroniste que Monsieur Macron puisse être facteur d'apaisement alors que en réalité il est le principal responsable du chaos qui est dans notre pays reste avec nous François calfon Sylvin bourneau ça peut-être une réalité notre pays a connu ces derniers mois ces dernières années des actions violentes pour tout un tas de raisons il peut y avoir cet affrontement celui qui n'aura peut-être pas eu lieu dans les urnes pourrait avoir lieu de la part de certains dans les rues de France ou ça vous paraît totalement incondru beaucoup de choses pour être des réalités je pense qu'il il faut mieux raisonnablement s'en tenir à déjà la situation actuelle on voit bien et le l'astuce est un peu grosse en fait c'est une c'est ce sont des éléments de discours purement purement stratégique en fait ce qui s'est passé c'est c'est aussi basé pardon je le rappelle je sais pas si nos téléspectateurs étaent là c'est basé également sur des notes remontant du terrain des préfets mais c'est toujours le mê quel que soit le gouvernement on va citer des notes que personne d'autre peut voir donc enfin voyons soyons un petit peu un petit peu dubitatif par rapport à tout ça moi ce que j'observe simplement c'est que le discours qui a consisté à renvoyer dos ados qui est le discours habituel du macronisme à renvoyer dos ados les extrme ne prend pas d'abord le Conseil d'État a explicitement dit que on pouvait pas parler d'extrême gauche s'agissant de la France insoumise donc quand on a le front populaire il y a une personne à l'extrême gauche Philippe Poutou donc ils ont essayé de taper sur une sur 577 circonscription ça marche pas donc comme les extrêmes on peut plus parler des extrêmes ça ça ne prend pas et bien là on essae ils essayent de faire les ultras maintenant c'est les ultras l'ultra gauche et l'ultra droite puisque les extrêmes ça marche pas c'est purement stratégique en fait et c'est c'est grave c'est grave parce que on ne s'amuse pas à à brandir la possibilité de déclenchement de l'article 16 par exemple l'article 16 ilune fois ré on y vient parce que regardez ce que dit l'article 16 c'est nos confrères de Rin ce matin on n pas pu vérifier cette information mais ils avant cette information face au blocage des institutions Emmanuel Macron pourrait dit-il démissionner ça on en a déjà parlé mais le chef de l'État dispose aussi d'une autre solution le recours à cet article 16 que nous dit-il cetticle 16 de la Constitution il confère au chef de l'État plein pouvoir regardez lorsque les institutions de la République l'indépendance de la nation l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés bien évidemment on nous dit qu'il pourrait avoir recours à cet article vous vous y croyez Patrice duamel justement àce que non pourquoi non sauf je veux dire vous avez évoqué avril 61 il n'a été déclenché par le général de Gaulle qu'une seule fois et donc pas du tout depuis pas en 68 non plus et après tentative de Poch oui c'est ce que j'allais dire c'était une tentative de pou militaire les fameux généraux le Carteron de généraux horetraite Salan jouau et cetera à Alger il y avait c'était une tentative de renversement de la République par des militaires Algers ça a duré 3 jours de Gaulle déclenche l'article 16 ce qu'il faut savoir c'est que l'article 16 il est en sans entrer dans les détails il est encadré de deux manières il est d'abord encadré dans le temps il y a des rendez-vous 30 jours d'abord et ensuite deux fois 30 jours et il est surtout encadré par le Conseil consultation du Conseil constitutionnel sur la légitimité de de ce déclenchement par les présidents de l'Assemblée du Sénat et par le le le gouvernement n on pas là on n est pas là du tout c'est c'est des conditions absolument extrêmes vous vous vous l'avez vous l'avez montré qu'manuel Macron est l'homme des conditions extrêmes aussi donc on peut se poser la question oui enfin franchement là pour l'instant je je n'ai pas lu C ces notes des renseignements territoriauxx mais enfin ilut l'article 16 c'est c'est le feu nucléaire en politique ou voilà alors Conseil constitutionnel n'avait rien dit il y avait une forme de légitimité en 61 parce qu'il y avait effectivement un PCH militaire une tentative mais le Conseil constitutionnel à cette époque- là c'est pas le Conseil constitutionnel d'aujourd'hui c'est un conseil constitutionnel qui est très obéissant vis-à-vis du général de Gaulle quand le général de gaaule utilise l'article 11 pour modifier la Constitution le Conseil Constitution laisse faire mais on SAA après que il y était en réalité hostile donc je je n'y crois pas sauf si c'est la révolution le le 8 juillet mais je n'y crois pas une seconde quand on fonctionnement normal des pouvoirs publics pour l'instant même sil y a des recherches de majorité difficiles après le le le le second tour on n est pas là du tout non plus alors on va demander il y a une forme de dramatisation un peu me semble-t-il excessive ça fait la deuxème fois donc on va demander à François alfon il peut rester quelques instants encore avec nous on voudrait lui poser cette question est-il immigrationniste mais tout le monde veut réagir sur ce fameux article 16 euh voilà je pense que vous avez commencé en premier donc c'est gentil non ass cour je suis complètement d'accord avec ce que vient de dire Patrice duamel c'est c'est voilà ce que je disais tout à l'heure c'est c'est quand même brandir cette cette menace me semble assez assez irresponsable on peut avoir besoin de l'article 16 quand il y a une tentative de PCH ou des choses de ce voilà c'est c'est pas c'est pas la situation donc ça fait partie d'une forme de dramatisation qui qui qui ajoute au climat politique déjà très tendu et qui n'en a pas besoin et qui n'en a pas besoin mais c'est en fait c'est pas la première fois et je pense qu'on va reparler parce qu'on va parler des propos d'Emmanuel Macron sur l'île de Saint qui participe aussi à mon sens de cette dramatisation un mot chacun chacun des trois camps aujourd'hui a besoin d'un récit pour mobiliser pour convaincre le récit du rassemblement national pour faire cours c'est la vraie alternance de droite le récit de la gauche c'est l'union de la gauche et de retour et depuis l'annonce par le Président de la République de la disolution le camp macroniste a du mal à avoir à capter ce récit ils ont bien compris que le en même temps ne suffisait pas et on est bien là dans la recherche si cette information est confirmée celle que vous avez donné de vos confrères de Rin si cette information est confirmée elle va dans le sens de ce que je disais précédemment c'estd qu'on a besoin du côté de Macron d'incarner l'ordre et la préserv des institutions d'incarner la modération ça n'est plus le en même temps c'est l'ordre républicain et c'est une façon encore une fois de chercher à mobiliser des électeurs qui n'auraient pas pris leur décisionticle 16 c'est pas la modération c'est pas la modération mais c'est une façon de faire appel à des électeurs qui seraient sensible à ce risque là voilà dans l'actualité également on commençait déjà à l'aborder les attaques d'Emmanuel Macron envers le nouveau front populaire je vais vous demander on va bien évidemment vous demander votre avis François calfon en déplacement dans le finisterère qu' a dit le chef de l'État euh hier il a salué donc l'engagement des habitants de l'île de Saint pendant la Seconde Guerre mondiale mais il a eu d'autres propos ce n'est pas un programme social-démocrate en parlant euh justement du du nouveau front populaire c'est un programme totalement immigrationniste et d'ajouter ils ont fait un accord d'appareil mais qui ne tiendra pas je vous reprends tout de suite après on voulait juste vous faire écouter la réaction de Gérald armanin qui a réagi à l'emploi de ce terme ce matin euh immigrationniste voici comment le ministre de l'Intérieur soutient son président on vous reprend après il se passe qu'aujourd'hui les débats parisiens c'est des débats euh qui sont une élite qui a fait ses sessions voilà et dans les mots oui il y a des gens y compris d'ailleurs issus d'immigration qui vous disent il faut arrêter il faut qu'on puisse continuer à accueillir des personnes c'est ce qui nous distingue du rassemblement national mes deux grands-pères étaient de l'autre côté de la Méditerranée personne peut me faire ce procès mais en même temps il faut savoir bien les intégrer nous ne sommes plus capables aujourd'hui de pouvoir accueillir tout le monde le projet de la France insoumise c'est c'est dans le projet présenté par les candidats d'extrême gauche qui se présentent devant nous c'est d'abolir la loi immigration d'Abir éc c'est d'abolir la loi séparatisme donc le président de la République qui a raison de souligner le côté antinational c'est vrai de la France insomist alors euh François calfon est-ce que vous êtes immigrationniste ou est-ce que vous condamnez comme certains notamment Olivier fort ce matin des propos je cite indigne de la part du chef de l'État perdu ouais mais écoutez ce que fait le chef de l'État c'est ce qu'il rédige c'est un trac pour le rassemblement national euh ça c'est sur la forme et ça fait maintenant des années qu'il trahit finalement le Front républicain que nous avons constitué pour le faire élire avec finalement des propos qui qui sont dignes du rassemblement national comme l'été sa loi immigration je réponds à Monsieur Darmanin qui introduit des éléments de préférence national ensuite sur le fond euh moi j'assume le débat euh qui consiste à dire euh et bien est-ce que il y aura des réfugiés climatiques et comment faisons-nous face au changement climatique euh s'il faut changer et évoluer sur le changement climatique c'est bien qu'il y a finalement des difficultés qui sont devant nous qu'il faut prendre en compte restez avec nous François calfon avant de vous entendre tous en plateau voyons très précisément ce que prévoit aussi ce contrat de législature du nouveau front populaire en gros le programme sur cette gauche uni ce qu'elle prévoit sur ce volet immigration très précisément sylvien oui alors après les mesures des 15 premier jour et un été de transformation le nouveau front populaire effectivement s'attaquera à l'accueil digne en France France et c'est le point numéro 1 il en parlait effectivement Gérald armanin le nouveau fond populaire souhaite abroger les lois asile et immigration promulgué en janvier et dont un tiers des mesures avaient été censurées par le Conseil constitutionnel alors parmi les mesures qui restent dans dans dans cette loi asile immigration il y a la simplification des procédures pour expulser les délinquants l'extension de la double peine notamment dans le programme du nouveau front populaire on va retrouver la régularisation des travailleurs étudiants parents d'enfants scolarisés les partis de gauche veulent un accompagn un accompagnement social une autorisation de travailler pour les demandeurs d'asile ils veulent également instituer la carte de séjour de 10 ans comme titre de séjour de référence afin de faciliter une vie stable à la loi immigration votter justement pointer du doigt la fin de la stabilité des titres de séjour actuellement il y a plusieurs durées he pour une carte de séjour ça peut être 1 an 2 ans 4 ans et plus et puis garantir également le droit du sol intégral pour les enfants nés en France et faciliter l'obtention de la nationalité française il faut aussi Sylvia parl de l'aide médicale d'État oui c'est vrai qu'on en a beaucoup parlé elle n'a pas été supprimée d'ailleurs dans la loi immigration promulguée cette année les sénateurs voulaient la transformé mais le nouveau fond populaire souhaite garantir l'accès à l'AME qui est régulièrement visé par les partis de droite elle prévoit une couverture intégral des frais médicaux hospitaliers des étrangers en situationrégulière présent en France depuis au moins 3 mois Eric cioti par exemple propose et bien de la réduire drasti drastiquement pardon pour aider les paysans et puis également la mise en place d'une agence de sauvetage en mer et sur terre enfin de sauver notamment des vies en Méditerranée où plus de 2500 personnes sont mortes en 2023 ou disparu selon l'ONU et puis également le nouveau front populaire prône un statut de déplacé climatique hein c'est un vrai sujet parce que beaucoup pourront s'en prévoaloir dans les années à venir en raison du du contexte de réchauffement Jean-Luc Mélenchon parlait d'ailleurs notamment de 260 millions de déplacés d'ici 2030 dans le monde c'est un chiffre évidemment qui diffèrent selon les institutions et qui est très difficile à établir
Gérald Darmanin