Canicule: Fabien Roussel se dit "en colère" face à "l'inaction du gouvernement"
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est 8h29 et vous êtes bien sûr à AMC et BFM TV. Bonjour Fabien Roussel. Bonjour.
Merci d'être dans ce studio pour répondre à mes questions ce matin. Vous êtes le secrétaire national du Parti communiste français. Vous êtes aussi maire de Saint-Amand-les Très nombreuses questions à vous poser ce matin et aussi sur la position du parti communiste dans l'élection présidentielle.
Mais d'abord sur la canicule, vous avez écrit ces mots « La France crève de chaud » pendant que le gouvernement laisse les Les Français étouffés dans les transports, au travail, dans les logements mal isolés, ceux dont eau vivent sous climatisation. Alors le plus dur de la caniculée derrière nous, mais un nouvel épisode est sans doute à venir dès le début de la semaine prochaine. Est-ce que le gouvernement a laissé crever, pour reprendre vos mots, est-ce qu'elle a laissé crever les Français ?
C'est un coup de colère parce que, comme beaucoup de mes collègues maires, on s'est retrouvé face à une situation terrible de canicule. Et on est en colère, surtout parce qu'il y a une forme d'inaction de la part du gouvernement. Ça fait des années et des années, je dirais même des décennies que les climatologues alertent en disant il y a le réchauffement climatique qui est là il faut changer nos modes de consommation nos modes de circulation nos modes de production travailler sur les logements l'isolation des logements, l l'adaptation de notre société parce qu'il y a le réchauffement climatique, il est là.
Donc de toute façon, il faut s'adapter et en même temps, il faut aussi faire en sorte que ce réchauffement ne s'accélère pas et donc qu'il faut travailler sur des mesures de long terme. Il faut du court terme et du long terme, et sur les deux leviers, je regrette qu'il n'y ait pas eu les mesures, les ruptures...
Est-ce que vous considérez, il y a plein de questions dans ce que vous soulevez, et notamment aussi la question d'une inégalité face à la canicule ? Vous dites que ceux d'en haut vivent sous climatisation, on sait que c'est aussi les plus modestes qui ont été les plus touchés. Mais Fabien Roussel, je vous repose la question, vous dites que le gouvernement laisse les Français étouffés.
Est-ce que le gouvernement a une responsabilité On a évoqué pour l'heure un premier bilan, 1000 morts supplémentaires. C'est ce que Santé publique France annonce. 57 morts rien qu'hier en région et Île-de-France directement liées à la Est-ce que le gouvernement a une responsabilité dans ces décès ?
Le gouvernement, il a une responsabilité quand il baisse les moyens donnés aux bailleurs sociaux et au logement social. Il a une responsabilité quand il baisse les moyens du fonds Il a une responsabilité quand il baisse les moyens de la rénovation des maisons particulières et privées. Il a une responsabilité quand il donne, quand il baisse les moyens ou quand il pompe les moyens au transport public et qui fait qu'aujourd'hui ça coûte plus cher de prendre le train que de l'avion.
Sur tous ces sujets, oui il a une responsabilité. Il a une responsabilité quand il ne donne pas les moyens au budget de la sécurité sociale pour que nos hôpitaux, nos soignants puissent travailler dans de bonnes conditions et que les personnes malades soient dans des chambres qui soient fraîches et climatisées. Oui, de tout ça on n'en peut plus et c'est pour ça qu'on a besoin de changer d'air dans les deux sens du terme et donc une nouvelle ère politique qui tienne compte des bouleversements climatiques et qui mette en place et des mesures d'urgence, j'espère qu'on va en parler.
Oui il faut de la clim, il faut mettre des volets, il faut isoler les toits des bâtiments parce que c'est une urgence, ce sont ceux qui sont tout en dessous des logements sociaux sont ceux qui souffrent le plus, il faut adapter le travail des salariés mais il faut aussi investir sur le long terme, investir dans le mix énergétique, investir dans l'isolation des bâtiments publics, rendre les transports publics moins chers. Nous avons travaillé sur tout ça. Vous avez un gros plan.
Nous avons travaillé, nous sommes...
Empreinte 2050, ça s'appelle Plan Climat pour la France. Nous sommes la seule force politique, je le dis, la seule, je mets les autres défis de travailler à une trajectoire neutralité carbone d'ici 2050 comme nous, nous l'avons fait. Sur tous les sujets, agriculture, logement, déplacement, production, industrie, service public qui montre quelle trajectoire la France doit prendre pour justement réduire ses émissions de gaz à effet de serre et en même temps adapter notre pays aujourd'hui à l'urgence climatique.
Donc les deux, l'urgence et le long terme mais Fabien Roussel vous venez d d'évoquer la question des logements sociaux. En Espagne, ils ont décidé d'imposer la clim dans les logements sociaux. Est-ce qu'il faut faire pareil ?
Est-ce qu'il faut qu'aujourd'hui les bailleurs sociaux, tout comme ils ne loueraient pas un appartement sans chauffage, sans dans les ascenseurs, et encore on sait que souvent ils tombent en panne, est-ce qu'il faut imposer que ces logements sociaux aient la clim ? – Mais oui, dans certains cas. – Mais c'est-à-dire quoi, dans certains cas ? – Parce qu'il y a des endroits... – La clim, c'est-à-dire la La chaleur, elle a touché tout le territoire.
Mais parce qu'il y a des endroits, c'est la clim qu'il faut mettre en place. Il y a d'autres endroits, j'en ai parlé avec Yann Brossat sur Paris, qui a beaucoup été...
Yann Brossat, élu communiste à Paris. Qui a été en première ligne aussi avec ses collègues ici à Paris, sous la canicule. Et donc je disais ceux qui habitent au dernier étage, là où ça chauffe le plus l'urgence, c'est de mettre en place tout de suite une isolation au moins du toit.
Il y a ceux qui sont orientés vers le sud et ceux qui sont orientés vers le nord. Il y a des endroits, il n'y a même pas de volet. Mais c'est pour ça qu'on doit travailler, ville par ville, bailleur par bailleur sur les meilleurs moyens pour répondre aux urgences qui aujourd'hui s'expriment.
Et il n'y a pas une solution. Celui qui dit, comme le Rassemblement national, avec la clim, on règle tout, c'est du vent. Il brasse de l'air, le Rassemblement national, c'est du cinéma.
Il n'y a pas que la clim qui va régler les problèmes. Ce serait tellement si simple si c'était ça. Si je vous pose cette question, c'est que c'est un gouvernement de gauche en Espagne qui décide de dire la clim doit être dans tous les logements dans certaines villes.
Mais je n'oppose pas. Oui, il faudra investir dans de la climatisation, dans les logements sociaux. Est-ce que c'est les bailleurs sociaux qui doivent le faire ?
Oui, c'est pour ça que nous demandons des moyens aux bailleurs sociaux. C'est pour ça que nous tirons la sonnette d'alarme. C'est pour ça que nous réclamons d'ailleurs un véritable plan Marshall pour le logement.
Rénovation des logements privés. Nous demandons à ce que le budget de l'ANA, il passe à 12 milliards d'euros contre 4 aujourd'hui pour rénover 700 000 logements par an. Nous demandons que les bâtiments publics bénéficient de 5 milliards d'euros supplémentaires pour que nous, les communes, les collectivités, les hôpitaux puissent rénover les bâtiments publics.
Nous demandons 3 milliards pour les logements sociaux, pour justement mettre de la clim, des volets, de l'isolation. C'est une urgence. C'est pour ça qu'il y a besoin d'un véritable plan Marshall qui fasse et de l'urgence et du long terme.
Aujourd'hui, dans les hôpitaux, ils vont devoir choisir la priorité de ceux qui doivent soigner ou laisser mourir. C'est grave quand même avec cette canicule. Il y a ce plan 100 millions de clims d urgence qui a été débloquée par le gouvernement.
Ça vous semble à la hauteur ? C'est de l'urgence. Le gouvernement, aujourd'hui, fait ce qu'il peut parce qu'ils n'ont pas mis les moyens avant.
Donc je ne vais pas dire que ce n'est pas bien. Il faut le faire. Et nous en avons besoin dans toutes les communes, nous en avons besoin.
Les communes, nous. Nous, on a dû activer un plan...
Je rappelle que vous êtes maire de Saint-Amant-les-Eaux. Face à la canicule, j'ai décidé de déclencher le plan communal de C'est notre plan blanc à l'échelle d'une commune pour mobiliser l'ensemble des services, réquisitionner les bâtiments publics qui sont aujourd'hui climatisés. Mais on est démunis face à tout ça.
J'ai besoin que l'État nous accompagne beaucoup plus dans la rénovation de nos bâtiments, dans justement l'achat de...
Ce n'est pas l'achat de clim portables. C'est climatiser. C'est climatiser des écoles.
De manière structurelle. Mais bien sûr. Et ça, il faut qu'on le fasse dans l'année qui vient, jusqu'au prochain canicule.
Est-ce que vous avez eu à dénombrer, à déplorer des décès supplémentaires chez vous, à Saint-Amand ? Non. Justement, non.
Je touche du bois pour l'instant. On sait qu'il y a toujours un Un peu un décalage. Un décalage, mais je voudrais saluer l'ensemble des agents publics sur l'ensemble de notre territoire national, comme à Saint-Amand-les-Eaux, qui ont passé des coups de fil deux fois par jour aux personnes vulnérables, âgées ou pas âgées, mais qui vivaient parfois dans des logements surchauffés et à qui on téléphone deux fois par jour pour savoir est-ce que vous avez besoin d'eau ?
Est-ce qu'il faut passer chez vous pour fermer les volets ce soir ? Est-ce que vous avez besoin d'un logement d'urgence ? Ce sont des agents de la fonction publique, souvent des catégorisés mal rémunérés je dirais et qui sont en première ligne la solidarité nationale c'est aussi grâce à ces agents de la fonction publique heureusement qu'ils sont là Et nous n'en avons pas assez pour justement faire face à ce genre de camicule.
Vous avez dit, Fabien Roussel, il y a des hôpitaux où ils vont devoir choisir ceux qu'ils arrivent à soigner et ceux qu'ils laissent mourir. Est-ce qu'on en est là aujourd'hui Est-ce que vous estimez que les services publics, d'ailleurs en général, que ce soit l'hôpital, mais on sort à peine du drame de Liana ? Hier, je recevais aussi le père de Louis, qui racontait combien l'aide sociale à l enfance avait semble-t-il failli aussi à protéger son propre fils est ce qu'aujourd'hui on est face à des services publics qui ne savent plus protéger les français on a des services publics ont été tellement affaibli qui sont aujourd'hui à l'os comme on dit et et qui ont bien du mal à faire face à toutes les missions qui leur tombe dessus entre la canicule qui fait une surcharge de travail pour les hôpitaux pour les agents communaux etc les la violence la délinquance qui fait que il y a plus d'enfants à s'occuper à suivre la pjj l'aide sociale à l'enfance, les tribunaux, la gendarmerie, la police.
Vous voyez que dans tous les secteurs, les services publics sont en souffrance. Comment vous dire ? Nous sommes de ceux qui, à gauche, et toute la gauche porte cette exigence de redonner des moyens à nos services publics.
Ils ont été pointés du doigt comme responsables de la dette, comme si c'était eux qui coûtaient cher la France, alors qu'en fait, ils sauvent des vies et investirent dans les services publics, c'est justement peut-être faire des économies demain, parce que quand on fait de la prévention, quand on s'occupe de nos enfants, quand on a les moyens de les protéger, c'est moins de drame, c'est moins...
C'est tout ça qu'il faut prendre rencontre. Vous savez que sur la canicule, on va bientôt avoir plus de morts liées à la canicule que sur les accidents de la route. On en est là aujourd'hui. – Fabien Roussel, vous dites qu'on a un problème de moyens.
Gérald Darmanin, hier soir, dit encore imputer la question du drame et du dysfonctionnement majeur dans la mort de Liana à un problème de moyens c'est ne pas vraiment cerner le problème. Est-ce qu il y a un problème de moyens ? Est-ce qu'il y a un problème de personnel ?
Est-ce qu'il y a un problème de serviteur de l'État ? D'abord, il y a une enquête administrative qui a été faite. Cette enquête administrative, elle révèle quand même des dysfonctionnements et un manque de moyens.
Donc moi je vais pas dire c'est tout blanc, tout noir. Mais...
Mais cette enquête elle pointe aussi les responsabilités individuelles. Bien sûr. Et elle pointe aussi des problèmes de moyens.
Et ce gouvernement ne veut pas voir qu'il y a un besoin immense, urgentissime de redonner des moyens à la justice, à la police de proximité, à la gendarmerie, aux moyens d'enquête mais aussi des travailleurs sociaux. Mais aussi à la PJJ pour nos enfants, aux médico-sociales. Ce drame avec ce jeune Louis qui est placé dans une famille d'accueil, faute de place dans des médicaments...
Qui est placé en foyer. Le père que j'avais hier, on sentait une immense détresse en plus de la très grande douleur. Il dit « J'ai frappé à toutes les portes ».
C'est-à-dire qu'il avait un enfant qui était difficilement gérable, qui faisait un certain nombre de crimes, qui avait des troubles de l'attention. Il dit « J'ai demandé de l'aide partout ». Finalement, on lui indique, on lui dit que l'aide sociale à l'enfant, c'est le fait de le mettre renfoyé pendant quelque temps.
Et il dit « Mon fils a porté plainte pour des violences le 12 mai, il n'a même pas été au courant ». C'est-à-dire que le fils a 17 ans, il est mineur, personne n'appelle ni la mère ni le Mais c'est pour ça que quand je l'ai vu hier, dans votre émission, je me suis mis à sa place. Comme beaucoup, on se met à la place du père.
Comment on aurait réagi ? Vous imaginez qu'on a un enfant qui qui est atteint de TDAH, trouble du comportement. Il ne trouve pas de solution.
Il demande à l'État de protéger son enfant. Exactement. Et son enfant meurt dans des circonstances les plus horribles, dramatiques.
Mais c'est insupportable comme colère. On en veut à la terre entière, on en veut à la société, on en veut à l'État. Qu'est-ce qu'on fait face à cette ultra-violence ?
Quelle est la réponse pénale qu'il faut apporter ? Est-ce qu'il faut, comme le dit Gabriel Attal hier, revenir sur l'excuse de minorité ? Vous voyez bien que ce père, il ne dit pas ça.
D'ailleurs, il soutient les personnels de l'aide sociale à l'enfance en disant qu'ils font ce qu'ils peuvent. Aujourd'hui, l'aide sociale à l'enfance a bien du mal à recruter. Il leur manque près de 30 000 postes à pourvoir.
La PJJ, la prévention de la jeunesse dans la police, manque lui aussi de moyens pour pouvoir encadrer les délinquants qui font l'objet de mesures de justice et qui sont dans la nature, parce que la police n'a même pas les moyens de les suivre. Il y a une faute de l'État, un manquement de l'État qui est ultra gravissime. Et j'en reviens à la politique que nous devons avoir en direction des services publics.
C'est la protection de la nation, du peuple. Et c'est pour ça qu'on a besoin d'investir fortement dans toutes ces personnes, ces hommes et ces femmes qui sont sous-payées, mal reconnues, dont on dit qu'ils coûtent cher alors qu'on a besoin d'eux. Sinon vous en êtes où, vous, Fabien Roussel ?
C'est-à-dire ? C'est-à-dire par rapport à l'élection présidentielle, à votre position, LFI d'un côté, participe de l d'autres, vous en êtes où. On passe des drames que l'on vit en ce moment et vous basculez sur l'élection présidentielle.
Et vous avez commencé, Fabien Roussel, en disant c'est pour toutes ces raisons qu'il faudra changer d'air. Comment pour faire changer d'air Eh bien justement, je pense qu'il y a besoin de mettre en place un programme de rupture complet avec ce que nous, ce que les Français vivent aujourd'hui. C'est changer d'air Macron parce que 10 ans de macronisme – On en souffre. – Mais est-ce que ça veut dire qu'il y aura une candidature du Parti communiste ? – Ça veut dire je le souhaite et je la défends et les communistes ont six mois pour en débattre pendant six mois, ça a commencé au mois de mars, ce sera terminé par un vote au mois de septembre, moi je défends le principe de cette candidature parce que justement il y a besoin d'un programme. – Quand vous entendez Philippe Poutou qui dit il faut tout ça derrière Jean-Luc Mélenchon, on n'est pas d'accord ? – Moi je veux parler du programme de rupture, ce que l'on va défendre auprès de nos concitoyens justement en matière de service public, de pouvoir de vivre, pouvoir vivre dignement avec un salaire, un travail.
Vous savez que ça l'empreinte climat c'est plus d'un million d'emplois créés, investir dans la planification écologique. C'est aussi une opportunité économique pour créer des emplois, offrir des alternatives à la jeunesse. Quand on regarde le nombre de candidatures...
Mais nous ne voulons pas avoir à choisir entre Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann ou un autre de la social-démocratie, parce que sur les programmes nous ne nous retrouvons pas. Et donc nous voulons justement que nos concitoyens aient le choix et cette question de pouvoir vivre, vivre dignement. Mettre en place un programme pour le climat dans lequel il y a des différences notables avec les autres.
Pouvoir parler de la paix, la paix dans le monde, la paix en Europe où là aussi nous avons des différences avec les uns et les autres. Nous voulons pouvoir faire en sorte. Vous ne vous sentez pas proche des positions de Jean-Luc Mélenchon sur l'Ukraine par exemple ?
Quand on a des différences, ça veut dire quoi ? L'élection présidentielle sera l'occasion de présenter chacun son programme devant nos concitoyens. Moi je ne veux pas passer mon temps à critiquer les autres, je veux convaincre les français.
Je veux faire en sorte de reconquérir cet électorat de gauche qui manque aujourd'hui à la gauche pour pouvoir être majoritaire et l'emporter. Vous vous interdirez pas d'y aller vous-même ? Mais ça c'est des communistes qui décideront.
En tout cas j'ai dit que j'étais disponible, prêt à y aller. Ma candidature, comme on dit, est à la disposition du Parti communiste français et je respecte tellement la démocratie que j n'en dirai pas plus parce que c'est nous qui déciderons démocratiquement de nos choix. Chez vous, il y a un vote.
Chez vous, il y a de la démocratie. J'entends chez nous, effectivement, il n'y a pas eu de vote du côté de LFI. Un mot d'ailleurs sur les dernières déclarations de Jean-Luc Mélenchon, notamment autour du 7 octobre puisqu'il a eu ces mots au minimum ambigus.
Il nous faudrait faire croire en effet qu'il y aurait parmi nous des gens qui se réjouiraient du terrorisme et il ajoute « à supposer que les actes dont on parle soient bien du terrorisme ». Il parle là des massacres du 7 octobre. Comment vous avez réagi à ça Je n'avais pas vu cette déclaration donc je n'ai pas réagi.
Mais ce que je sais c'est qu'au lendemain du 7 octobre, nous avons clairement pris position. J'étais interrogé à France 3 quelques heures après, et nous avons tout de suite dit que c'était un acte terroriste. – Ça veut dire que vous estimez-vous qu'il ne peut pas y avoir d'ambiguïté ? – Nous avons été clairs, il n'y a jamais eu d'ambiguïté sur la qualification de cet acte de cette barbarie qui s'est déchaînée le 7 octobre.
Nous avons été aussi extrêmement clairs sur la solution politique que nous défendons pour la reconnaissance de la Palestine, qui a le droit à un État vivant aux côtés de l État israélien, et donc pour une solution politique à deux États. Et là-haut-il, nous avons été sans ambiguïté. Je sais qu'en ayant cette position-là, nous n'avons pas fait le buzz.
Parce que nous, ça fait 60 ans que nous nous battons sur cette même ligne de Georges marché à Yasser Arafat, jusqu'à Marie-Georges Buffet, Pierre Laurent, moi-même. Nous avons toujours travaillé aux côtés de l'OLP pour défendre une Palestine libre, démocratique et laïque vivant au quotidien d'un État israélien. Est-ce que ça veut dire qu'à vos yeux, Fabien Roussel, ça fait partie des lignes de fracture ?
Ce rapport-là à cette question-là avec, par exemple, la FI ? En fait, je regrette qu'il y ait cette différence parce que justement le peuple palestinien a besoin d'un mouvement très large, très unitaire pour être entendu. Et c'est pour ça que j'aurais aimé que là-dessus il n'y ait aucune ambiguïté sur le soutien que nous apportons au peuple palestinien et la solution politique que nous défendons.
Et le terrorisme ne sera jamais, jamais pour nous une voix de passage pour faire entendre sa voix. – Vous avez un pronostic pour ce soir ? Pour les bleus ? – Je dirais 2-1 pour la France.
Nous avons la plus belle attaque, une des meilleures défenses. Et en même temps, ne soyons pas trop sûrs de nous. Je vois aussi que des équipes sur lesquelles on ne pariait pas peuvent mettre en danger d'autres équipes comme l'Allemagne ou le Brésil.
En sortant l'Allemagne ou en sortant encore les Pays-Bas. Merci Fabien Roussel. Vous veillerez donc ce soir.
Secrétaire national du Parti communiste français et maire de Saint-Amand-les-Eaux. Oui, vous me donnez votre programme, je vais le dire, empreinte 2050, plan pour la France. Vous êtes bien sur AMCB FM TV.
Voilà Fabien Roussel qui est revenue évidemment sur cet épisode de Canicule.
Fabien Roussel