C'est maintenant et avec nous : discours de Jordan Bardella lors du XVIIIe congrès du RN.
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
d'une campagne électorale interne riche et vivante. Les adhérents du Rassemblement National se sont exprimés et m'ont fait l'immense honneur de me désigner à la présidence de notre mouvement. Je tiens d'abord, mes amis, à remercier l'ensemble des militants, les élus, les adhérents de longue date, les nouveaux venus qui m'ont témoigné de leur affection et de leur confiance. C'est pour moi le militant de la Seine-Saint-Denis, le fils d'une famille modeste, plus française par l'intensité du sentiment patriote que par l'ancienneté, une lourde et éminente responsabilité. En ces circonstances, je mesure la charge de cette nomination avec gravité et humilité.
J'en accepte la mission et je vous fais la promesse formelle et solennelle de servir et de ne jamais vous décevoir. Dès demain matin, dimanche, je réunirai les nouvelles instances du Rassemblement national. Des instances renouvelées, représentatives de tout le pays et de tous ses territoires et nous nous mettrons au travail, avec l'ambition toujours plus forte de faire de notre mouvement le plus grand mouvement, le plus puissant de tous au service du peuple de France. En cet instant, dont vous conviendrez de l'importance dans la vie d'un homme, je pense à deux femmes, sans lesquelles je ne serai pas celui que je suis devenu aujourd'hui.
Deux femmes auxquelles je dois tout et qui me sont particulièrement chères. Tout d'abord, ma mère, qui m'a élevé dans la difficulté financière de Drancy à Saint-Denis, qui ne possédait pour seul patrimoine que la dignité d'une femme de devoir et le courage des gens qui se lèvent tôt pour un salaire de misère. Avec mon père, c'est elle qui m'a appris les vertus du travail et l'exigence de l'honnêteté. C'est elle qui m'a transmis l'amour de la France, ce pays si merveilleux qui avait recueilli ma famille en errance depuis le nord de l'Italie dans les années 60.
C'est elle enfin qui, avec mon père, m'a transmis le respect de la République, cette République française qui nous a reconnus comme ses enfants et ouvert les portes de la méritocratie républicaine. Par amour de la France, ma mère est devenue française. Nous n'étions pas d'ici, mais par amour de la France et de son peuple, nous le sommes devenus. Alors aujourd'hui, et au fond ce parcours est celui de beaucoup de Français, je suis fier de pouvoir, par mon engagement et par cette journée qui nous rassemble aujourd'hui, rendre à la France ce qu'elle nous a donné.
C'est au travers de l'exemple de ma famille que j'ai compris que rien n'était jamais acquis, que la vie, si belle soit-elle, était un combat de tous les jours, fait de choix de vie difficiles, surtout quand l'argent manque dès le 5 du mois à la maison. C'est dans la cité de Saint-Denis où j'ai grandi que j'ai appris la valeur humaine des gens et ressenti le devoir moral de mettre mon énergie au service des sans-voix, les plus modestes et des plus méritants. La deuxième personne à qui je dois ce que je suis, c'est Marine Le Pen. Elle m'a fait découvrir la politique, elle m'a donné le goût de l'engagement et la passion de ce peuple merveilleux qui est le nôtre.
Scotché devant mon écran, c'est à ces envolées que je vibrais. Je savais qu'elles n'étaient pas comme les autres et vivaient les attaques dont elles étaient l'objet comme si elles s'adressaient à moi. Au cours de ma décennie d'engagement à ses côtés, j'ai appris que Marine était la chef d'un parti qui allait nous faire passer de l'air éminemment respectable des éclaireurs à celle des bâtisseurs. Je voudrais lui dire aujourd'hui toute ma reconnaissance mais aussi ma fierté de travailler avec elle, mais surtout pour elle et à ses côtés.
Depuis les élections européennes où elle est venue me chercher pour me jeter dans le grand bain, je n'ai pas eu le choix, c'était ici d'ailleurs, à la Maison de la Mutualité, en me confiant des fonctions que j'ai assumées avec passion et j'espère efficacité, Marine m'a fait l'honneur de sa confiance et je voudrais devant vous à nouveau lui dire merci. Marine, c'est enfin la femme de cœur, la députée du bassin minier, celle qui aime les gens, les écoute, qui les comprend et partage avec sa sensibilité particulière et sa saine capacité d'indignation à la fois à leurs souffrances et leurs espoirs. A tous, je veux dire que je mesure la chance et le privilège qui durant ces années m'ont été fait.
Mes remerciements vont aussi aux organisateurs du scrutin, au premier rang desquels David Racheline, qui a été le gardien exigeant de la volonté des adhérents, telle qu'elle s'est exprimée. Contrairement à nos homologues de LR, nous n'avons pas eu besoin de faire voter Douglas pour prouver la bonne santé de notre mouvement. Vous êtes près de 15 000 à avoir rejoint le Rassemblement national depuis le 1er septembre. Et nous sommes aujourd'hui, grâce à vous, d'après un récent sondage, le parti politique préféré des Français. Venu de cette campagne interne qui s'est déroulée, tu l'as rappelé dans un esprit fraternel, apaisé et constructif.
Avec ce témoignage d'une très grande maturité politique, si on le compare au spectacle chaotique des primaires, de LR, du Parti Socialiste, à l'implosion de la NUPES, ce scrutin ordonné inflige à la classe politique une leçon de démocratie et de savoir-vivre à la française. A ceux qui n'ont pas voté pour moi, je veux leur dire que je suis et que je resterai le garant de l'unité du mouvement et du respect de chacun, qu'ils ont toute leur place dans l'aventure qui vient et que j'entends être sans aucune distinction le président de tous les adhérents.
D'ores et déjà et parce que nous aurons besoin de son expérience et de son expertise de maire d'une très grande ville comme Perpignan, j'ai proposé à Louis Alliot de devenir à compter de ce jour le premier vice-président du Rassemblement national. Les gens qui voient dans l'âge un motif d'inquiétude, je veux leur dire que la jeunesse est un défaut qui passe très vite et même je m'en suis aperçu trop vite. Permettez-moi de voir à travers cette élection, à travers ce résultat, la confiance du mouvement national dans la jeunesse de France.
Être appelé ainsi à ses très hautes responsabilités constitue de votre part un appel pour tous les Français à nous rejoindre, à prendre part à cette formidable aventure qui s'ouvre et qui va conduire tous ensemble au redressement du pays. Nous sommes bien plus qu'un parti. Nous sommes une famille politique et peut-être, en cela, nous ne sommes effectivement pas comme les autres. Le Rassemblement national que nous voulons doit être avant tout une communauté militante, soudée par l'amitié et le sens des responsabilités. Cette attitude respectueuse et amicale doit prévaloir entre nous, que nous soyons élus, cadres, militants, adhérents. J'y attache une très grande importance.
Entre nous, il n'y a pas de clan. Il n'y a pas des notables et des militants, mais seulement des camarades. Cette fraternité n'exige pas que nous soyons tous les mêmes, mais simplement qu'avec nos sensibilités, nos parcours, nos trajectoires personnelles, nous travaillons en harmonie, comme l'équipage du navire qui suit le cap pour le conduire à bon port. C'est avec cet esprit que nous cultiverons au sein de notre mouvement les valeurs qu'a toujours porté le peuple de France. Le courage, la franchise, la loyauté, le travail et la droiture. Parce que nous avons conscience de mener un combat, certes politique, mais un combat.
Nous devons nous considérer, pardonnez-moi, les uns les autres, comme des compagnons d'armes et même des frères d'armes engagés pour la même cause. Une cause supérieure et noble que le général de Gaulle résumait avec poésie en parlant de Notre-Dame, la France. Je n'ignore rien de la responsabilité qui revient désormais au Rassemblement national dans cette France dirigée par M. Macron. Normalement, c'est le moment où vous... Une France en voie de déclassement qui s'apparente à un avion sans pilote. Une France qui prend par certains endroits des allures de ZAD ou de Haules de Gare mondiales. Une France livrée à un grand n'importe quoi qui renonce même à appliquer ses propres lois.
Une France qui voudrait culpabiliser les Français, faire de l'identité un gros mot. Une France qui protège les squatteurs contre les petits propriétaires, qui laisse libre ses bourreaux et des étrangers multirécidivistes déambulés dans nos rues. Une France qui doute d'elle-même, qui laisse les territoires perdus de la République devenir des territoires conquis de l'islamisme. Qui laisse l'ensauvagement de la société remettre en cause les libertés fondamentales des femmes de France. Avec nous, la France éternelle. La France éternelle se lègue qui vient du fond des âges. Cette magnifique odyssée humaine, linguistique, culturelle et civilisationnelle ne s'éteindra jamais.
Peuple de France, nous t'en faisons la promesse. Et mieux que cela, la France doit soigner ses multiples fractures et retrouver dans l'unité nationale les ressorts de la grandeur, de l'autorité et de la puissance, mais aussi l'impératif de fraternité et de solidarité nationale avec les plus fragiles. Parce que nous sommes des patriotes. Nous avons conscience que la France, comme dans les périodes tourmentées de son histoire, a aujourd'hui besoin d'un sursaut. Fidèle au chemin emprunté par Marine Le Pen à la tête du Rassemblement National depuis 2011, j'entends en toutes circonstances privilégier le sérieux, le travail, le sens de la mesure.
Nous nous écarterons des discours de division, des provocations toujours plus inutiles parce que souvent blessantes, de ces nostalgies anachroniques qui font de leur tenant la caricature que nos adversaires veulent qu'ils soient. Nous continuerons à marcher sur nos deux pieds, en occupant tout le spectre politique, en nous préoccupant à la fois de l'inquiétude sociale de la fin du mois comme l'urgence vitale de la fin de la France.
Nous resterons cette force patriote qui, autour de l'idée de nation et d'un État protecteur, parce que restauré, a vocation à rassembler tous les Français d'où qu'ils viennent, quelle que soit leur situation, et pour peu qu'ils partagent avec nous l'amour de la France et le désir de servir. Nous serons une force populaire qui fera de la volonté du peuple enfin remise à l'honneur et respecter le socle de la décision et de l'action publique. Nous serons une force sociale qui gardera toujours à l'esprit qu'une nation unie et fraternelle s'internite d'abandonner un seul de ses enfants, a fortiori les plus modestes ou les plus vulnérables.
Avec nous, le peuple de France aura toujours la priorité chez lui et nous n'entendons pas renoncer à servir les nôtres d'abord. Nous serons enfin, mes amis, la force de redressement qu'il faut au pays pour conjurer 40 ans d'errements, de laisser aller, de démission, de lâcheté, et je le dis même avec peine, de trahison. Je veux, aujourd'hui devant vous, m'adresser au déçu des vieux partis. Je veux m'adresser aux orphelins de la droite. Je veux m'adresser aux orphelins de la gauche. Je veux m'adresser à tous les amoureux de la France, à tous ceux qui refusent de la voir disparaître. Rejoignez-nous.
Venez avec nous sur le chemin qui conduit à la conquête du pouvoir et prenez-y toute votre place. Nous allons succéder à Emmanuel Macron. N'oublions jamais, mes amis, et Louis en a esquissé les termes, que ce sont nos vénérables anciens, que c'est notre mouvement et ses militants qui, dans leurs décennies d'histoire, ont redressé le drapeau français que nos dirigeants avaient laissé à terre. C'est au tour de notre drapeau tricolore que nous appelons aujourd'hui le peuple de France à se rassembler.
À l'heure où certains voudraient déboulonner nos statuts, réécrire l'histoire, exiger que le peuple de France s'excuse de vouloir rester lui-même, faire passer nos policiers pour des bandes rivales et des assassins, nous ne cèderons rien. Nous ne cèderons rien, car avec nous, notre histoire et notre patrimoine millénaire seront fièrement assumés, revendiqués et valorisés. Avec nous, personne ne manquera de respect à nos couleurs et cette bataille pour l'honneur de notre drapeau, pour les symboles de la France, de son unité, de son indépendance et de sa grandeur, nous continuerons à la mener.
Grâce à Marine, grâce à Marine, avec le Rassemblement national d'aujourd'hui, nous avons positionné un mouvement qui s'affirme chaque jour davantage comme un parti de gouvernement connecté au réel, un parti qui allie le respect du passé, le souci du présent et la préoccupation de l'avenir. Un parti qui s'étant détaché de la soumission au clivage droite-gauche a vocation à parler au peuple central dans son entier. Nous, nous avons compris et souvent pointé le mal avant tous les autres. L'asservissement de l'homme a des logiques économiques devenues folles.
La destruction méthodique de nos défenses immunitaires comme le démantèlement des États-nations, de nos frontières, de nos systèmes sociaux, de nos forces de sécurité intérieures et extérieures, nos policiers, gendarmes, militaires, à tous ces héros du quotidien à qui je veux que nous rendions aujourd'hui un hommage appuyé. Si pour eux, la submersion migratoire de nos sociétés enfin qui contraint des Français à fuir des endroits où ils sont devenus parfois minoritaires, confrontés à la violence la plus douloureuse qui soit, celle d'être dépossédé de son pays sans pourtant l'avoir quitté.
Pendant qu'Emmanuel Macron veut accélérer la répartition des migrants dans nos campagnes françaises, Autrement dit, exporter la porte de la chapelle dans nos villages, Gérald Darmanin veut accélérer, vous l'avez entendu, la régularisation des travailleurs clandestins. Nous l'avons dit, pour eux, l'immigration est un projet, pour nous, elle doit être drastiquement régulée. Les Français doivent pleinement s'emparer du débat sur la politique migratoire, en refusant le terrorisme intellectuel qui voudrait les en empêcher. Je pense à cet incident survenu à l'Assemblée nationale et sur lequel j'aimerais revenir en toute transparence.
A l'Assemblée nationale, maison de la démocratie française, les professionnels de l'indignation sélective de la NUPES à En Marche, dans une démarche malhonnête, ont manipulé un propos incompris d'un député RN qui évoquait le retour logique des bateaux de clandestins dans les ports d'origine. Ils se sont livrés à une véritable chasse à l'homme contre un député de la République. Derrière le procès révoltant, injuste, fait à notre député, ils veulent en réalité interdire toute remise en cause de la politique d'immigration menée dans notre pays depuis des décennies.
Je ne suis pas impressionné par cette alliance de malhonnêtes au trémolo dans la voix, car tout cela, nous le savons, révèle d'un mauvais théâtre. Monsieur le ministre de l'Intérieur, je vais vous dire ce qui m'indigne profondément. Ce qui m'indigne profondément, c'est que 75% des vols violents commis ici, dans la capitale de France, à Paris, le soient par des étrangers, selon les chiffres officiels de votre propre ministère. Ce qui m'indigne, ce sont les agressions commises par des individus en situation irrégulière que le gouvernement n'a pas voulu expulser, qui brisent des vies et qui brisent des familles entières.
Ce qui m'indigne, c'est l'effondrement de l'autorité de l'État, débordé par le communautarisme et l'islamisme dont l'immigration massive sont évidemment l'une des sources évidentes. Ce qui m'indigne, c'est que cette politique migratoire ait été menée contre la vie des Français, sans jamais les consulter, sans jamais prendre en compte leurs souffrances et leurs cris d'alarme. Alors, mes amis, je le dis devant vous, ce qui m'indigne, c'est qu'en voulant nous faire taire sur un sujet aussi majeur qui engage l'avenir de notre nation, en réalité, c'est vous qu'ils veulent réduire au silence. C'est vous à qui ils veulent priver la parole. Avec nous, c'est vous qu'ils veulent priver de parole.
Avec nous, je l'assume, les bateaux de migrants affrétés par les mafias de passeurs ne pourraient pas accoster dans les ports français. Il y en a, je vais vous dire assez, que le peuple de France soit mis devant le fait accompli, forcé de subir une politique migratoire qu'il n'a pas choisie. Avec nous, les délinquants et criminels étrangers seront systématiquement expulsés dans leur pays d'origine à l'issue de leur peine de prison. Avec nous, les aides sociales, parce qu'ils relèvent de la solidarité nationale, comme les allocations familiales seront réservées aux Français, parce que notre pays n'a pas vocation à être l'autel du monde.
Avec nous, les frontières de la nation et les lois de la République seront respectées parce que le peuple sera rétabli dans ses droits et dans son intégrité. Avec nous, les Français décideront enfin par eux-mêmes de leur politique d'immigration parce que dès notre arrivée au pouvoir, nous leur rendrons le pouvoir par l'organisation d'un référendum. Les amis, ne cédez rien, car l'immense majorité du peuple de France est avec nous et approuve cette politique. Car c'est aussi pour une certaine vision de l'humanité que l'on se bat. Il n'y a rien, là aussi, d'humaniste à se faire les cautions morales du trafic d'êtres humains que les passeurs opèrent en toute impunité en mer Méditerranée.
Il n'y a rien de social à soutenir une politique migratoire utilisée pour peser à la baisse sur les salaires. En défendant ces pratiques, l'axe d'Armanin-Nupès défend à l'extérieur la violence des mafias et à l'intérieur la concurrence de tous contre tous. En vérité, mes amis, nous avons sur ce sujet mais aussi sur tous les autres, compris avant tout le monde, à l'heure des grandes transitions techniques, énergétiques, industrielles ou écologiques, à l'heure des grands défis migratoires, géopolitiques, militaires et idéologiques, notre pays a besoin d'une nouvelle élite, de nouveaux dirigeants issus du peuple, qui ne sont attachés à aucun intérêt, si ce n'est celui de servir les Français.
Notre pays, notre pays a besoin de femmes et d'hommes qui voient loin et juste, de femmes et d'hommes qui voient surtout avec le sens de l'intérêt national, avec pour ambition le souci du quotidien, avec pour vision le futur des Français et celui de leurs enfants. Il a besoin de femmes et d'hommes qui sont d'autant plus solides qu'ils se savent attachés à l'histoire, leur histoire nationale prestigieuse comme à celle du monde où notre pays a brillé tout au long des siècles. Les dirigeants d'autant plus lucides qu'ils savent que l'histoire est tragique et qu'elle ne pardonne jamais aux peuples qui ont renoncé à se défendre, à combattre ou simplement à nourrir un projet commun.
Vous êtes ici au Rassemblement national. Chers amis, les visages de cette nouvelle élite, cette nouvelle élite qui n'a d'ambition que pour la France et qui aura pour volonté de faire du grand rêve français, ce rêve de fraternité, de grandeur, une réalité vivante. Mais mes amis, avant tout cela, et c'est probablement ce qui nous rassemble aujourd'hui, il reste encore tant à faire. Un mouvement politique, telle est ma vision, est sous peine de disparition, une entité qui bouge, qui évolue, qui s'adapte et qui s'anime, et c'est l'histoire même de notre famille politique. Pour la diriger, il faut d'abord une équipe. J'en ai une.
J'en ai une, je vous l'ai présentée dans les grandes lignes, et je ne l'ai choisie que sur la base de la méritocratie, du travail, de la loyauté à nos idées, de la capacité à décider et à agir pour le quotidien des Français. Je ne suis pas de ceux qui croient aux stratégies providentialistes qui prétendent qu'il suffit d'attendre son tour pour accéder au pouvoir. Je n'ai jamais considéré la politique comme un passe-temps occasionnel, mais comme l'instrument du paramètre de l'histoire. C'est pour cela que je m'y suis toujours consacré à 1 000 à 2 000 %. Je crois au travail et à l'engagement.
L'échec n'est pas une option et l'objectif que nous devons à partir d'aujourd'hui nous fixer est triple. D'abord, accéder au pouvoir. Ensuite, prendre effectivement les commandes et enfin, exercer les responsabilités et réussir le redressement du pays. Nous ne gagnerons que si nous nous en donnons les moyens et que si en pratique, nous sommes prêts. Prêts parce que rien n'est jamais acquis sans travail et nos maires le savent plus que tous. Prêts parce que les Français, dans leur sagesse collective, ne confieront et à juste titre les clés de la Maison France qu'à des gens qu'ils estiment compétents et rigoureux.
C'est pourquoi je vous appelle dans les prochains mois et au cours des prochaines années à l'exemplarité, à la discipline, à la responsabilité. Je vous appelle à l'empathie et à l'action pour ne jamais perdre le contact avec le peuple de France. Nous entendons parachever l'implantation locale sans laquelle il n'y a pas de lien direct avec le pays, pas de remontée de terrain essentiel à la compréhension des choses, pas de succès électoral possible.
Pour occuper le terrain culturel, trop longtemps abandonné, à la gauche, nous le savons, nous multiplierons les études, les colloques, les débats à un rythme soutenu qui permettront de faire émerger les concepts de demain et qui structureront la pensée de notre mouvement en vue d'exercer le pouvoir. La bataille des idées, la bataille des mots, du constat et de l'analyse, nous allons la poursuivre afin de la gagner sur le temps long. C'est aussi dire l'importance que nous attacherons à la formation à tous les niveaux des élus, des cadres, des militants, des adhérents, avec notamment, j'en ai parlé durant ma campagne, la mise en place d'une école des cadres.
Cette formation, je l'ai présentée, sera aussi bien technique que politique, fondamentale que managériale et portera sur les savoir-faire comme sur les savoir-être. Chacun de nous, chacun de vous doit avoir à cœur de progresser, de s'aguerrir, de se spécialiser pour, dans un avenir prochain, être en capacité de donner le meilleur de lui-même à notre pays et aux responsabilités qui nous attendent. Vous l'avez compris, mes amis, je ferai tout. Je ferai tout pour donner à notre mouvement les moyens de son ambition et pour parvenir au succès nombreux que vous attendez tous.
Enfin, et pour conclure, pour presque conclure, à l'heure où les peuples d'Europe se lèvent partout, de la France à la Suède, en passant par l'Espagne, la Hongrie ou plus récemment l'Italie, dont je salue les représentants ici dans cette salle, nos amis qui sont venus en nombre, à l'heure où les peuples d'Europe se lèvent partout, nous devons poursuivre la coopération et le rapprochement des forces souverainistes qui partout sur notre continent défendent l'intérêt des peuples et des nations. Face à une commission de Bruxelles qui développe à marche forcée sa vision impérialiste, nous devons opposer une réponse coordonnée des nations en Europe.
Comme je l'ai fait lors des élections européennes de 2019, je m'engagerai en 2024 personnellement dans cette bataille et quel que soit mon rôle. Vous le voyez, mes amis, nous allons occuper tous les carrés du jeu, tout ce qui permettra à notre mouvement, aux idées nationales, au camp national, à notre vision du monde de progresser sera entrepris sans attendre et sans jamais faillir. Je veux en réalité que chacun d'entre vous puisse être fier de notre mouvement, heureux d'en être, heureux de faire partie de cette grande et belle aventure humaine qui porte le nom de Rassemblement National.
Il faut que chacun d'entre vous, comme nous l'avons tous fait ici, puisse y trouver la place qui lui convient, au service de sa commune, de son département, de sa région et peut-être demain de la nation. La révolution pacifique et démocratique qui a débuté depuis les élections législatives du 19 juin dernier ne fait que commencer et nous allons la pousser à son terme. Le 19 juin dernier, une vague populaire a déjoué tous les pronostics en nous donnant le premier groupe d'opposition parlementaire à Emmanuel Macron. Cette vague, cette vague, mes amis, qui en annonce d'autres plus puissantes a commencé à tout emporter de l'ancien monde. A nous, mes chers amis, de bâtir celui qui vient.
A nous de proposer au pays le rêve français du 21e siècle. L'urgence, c'est l'alternance, c'est notre ambition et c'est notre mission. Comme l'écrivait le grand résistant Marc Bloch, nous sommes français. Nous n'imaginons pas que nous puissions cesser de l'être. Ni pour nous, ni pour nos enfants, nous ne saurions concevoir d'autres destins qu'un avenir français. Nous aurons à bâtir cet avenir français en étant fidèles au destin de la France et à la devise républicaine liberté, égalité, fraternité. La France, la France, mes amis, c'est un grand récit que nous devons réinvestir pour en tirer la puissance du projet collectif.
Nous devons nous rappeler que nous sommes qui nous sommes pour savoir où nous voulons aller et où nous voulons mener la France au 21e siècle. La France est ce feu sacré que nous avons tous dans le cœur, que probablement on nous jalouse de par le monde, mais qu'on ne pourra jamais nous retirer. la France est la somme des gens que l'on a aimé et que l'on aime et personne d'autre ne la défendra à notre place. Croyez toujours en vous, croyez toujours en la France.
Si nous croyons en la France, nous serons ce peuple capable de bâtir mille centrales et mille cathédrales, capable de créer les innovations qui bouleverseront le monde, capable de délivrer à la planète les messages de paix et de liberté qui retentiront dans tous les cœurs du monde. Si nous croyons en la France, une épopée nous attend. Nous sommes si près de ces jours fondateurs qui vont changer le pays. Nous ne sommes qu'à une marche, une toute petite marche du pouvoir. Nous ne sommes qu'à une courte distance de tout changer. C'est maintenant et avec nous que les derniers efforts arrivent.
Ceux qui mènent tout droit à la plus belle des victoires, ceux qui mèneront à l'alternance dont le pays et dont le peuple de France a tellement besoin. C'est maintenant, mes amis, c'est maintenant avec le Rassemblement National, avec Marine, avec vous tous, que l'on déjouera comme nous l'avons fait aux législatives tous les scénarios écrits d'avance pour retrouver la maîtrise de notre destin. C'est maintenant et avec nous. Vive le Rassemblement National, vive la République et vive la France ! A faire résonner très fort depuis notre capitale notre hymne national.
qui mènent jusqu'à l'autre
Jordan Bardella