đŽ EN DIRECT - Marine Le Pen invitĂ©e de Bourdin Direct - Grand Format
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 44 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:06OuverteRéponse directe
Hasard de la campagne Ă©lectorale, Marine Le Pen. Ăric Zemmour sera ce soir face Ă la rĂ©daction de BFM.
- 0:13OuverteRéponse directe
Est-ce que ce matin, vous avez un message à lui envoyer ? Parce qu'il vous répondra ce soir. Lui demandez-vous par exemple de se retirer ?
- 1:12RelanceRéponse directe
Chez Valérie Pécresse, qui ne serait pas trÚs sincÚre. Vous l'avez déjà dit d'ailleurs.
- 1:47OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous pensez que certains maires subissent une pression, certains élus LR subissent une pression de la direction du parti ?
- 2:11FerméeRéponse directe
Vous débattriez avec Zemmour ? Non, c'est fini, vous n'avez plus envie de débattre avec Zemmour ?
- 2:30OuverteRéponse directe
Bon, d'accord. Vos parrainages, oĂč en ĂȘtes-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:21Invité politiqueFait
« Non, je ne demande pas de se retirer, parce que moi je suis trÚs respectueuse de la démocratie. »
- 0:31Invité politiqueFait
« J'ai vu que dans une émission, il a demandé à Valérie Pécresse de lui donner les parrainages en disant quelque chose de trÚs clair. »
- 0:45Invité politiqueFait
« Si je n'ai pas les parrainages, alors c'est Marine Le Pen qui sera au second tour et ça ne sera pas Valérie Pécresse. »
- 1:54Invité politiqueFait
« Mais ce n'est pas que je le pense, c'est que j'en suis absolument convaincue. »
- 2:04Invité politiqueFait
« « Moi, je crains de donner mon parrainage parce que je crains qu'on ne m'accorde pas telle ou telle subvention ». »
- 2:40Invité politiqueFait
« Eh bien, nous galérons. Je crois, comme beaucoup de candidats, nous galérons parce que le systÚme est totalement grippé »
- 2:53Invité politiqueFait
« les gouvernements successifs laissent filer et laissent ce systÚme se gripper. »
- 3:44Invité politiqueFait
« â Oui, je suis opposĂ© au pass vaccinal de la mĂȘme maniĂšre que j'Ă©tais opposĂ© au pass sanitaire. »
- 3:51Invité politiqueFait
« Si je puis me permettre, je pense que l'utilisation par Emmanuel Macron des non-vaccinés comme des boucs émissaires, ça a été un moyen pour lui de détourner l'attention de l'opinion publique sur l'échec du pass sanitaire. »
- 4:04Invité politiqueFait
« Car la rĂ©alitĂ©, elle est lĂ . Ils ont mis en place un pass sanitaire, qui est quand mĂȘme une atteinte aux libertĂ©s individuelles, quoi qu'on en dise. »
- 4:36Invité politiqueFait
« « Il faut que le pass sanitaire ait pour vocation de limiter la circulation du virus ». »
- 4:49Invité politiqueFait
« En aucun cas, vous ne pouvez utiliser le pass sanitaire pour contraindre les gens à la vaccination. »
- 5:57Invité politiqueFait
« Je suis moi-mĂȘme trois fois vaccinĂ© ou Ă©quivalent, parce que mon premier vaccin comptait pour deux. »
- 6:21Invité politiqueFait
« L'Organisation mondiale de la santĂ© dit « la politique de vaccination multiple ne peut pas ĂȘtre une politique de lutte contre la pandĂ©mie ». »
- 6:51Invité politiqueChiffre
« le gouvernement en a supprimé 17 500 en l'espace de 5 ans »
- 7:01Invité politiqueFait
« parce que les soignants ne sont pas assez nombreux, parce qu'il faut revaloriser leur salaire, parce qu'il faut leur donner des conditions de travail qui soient dignes, et parce qu'on en a suspendu 15 000, alors mĂȘme qu'on en a plus besoin que jamais. »
- 7:42Invité politiqueFait
« Avec le variant Delta, je pense qu'incontestablement, il y a eu un avantage trÚs important à se vacciner par rapport aux cas graves. »
- 8:01Invité politiqueFait
« Manifestement, non. La réalité, c'est que le variant Omicron n'entraßne pas, en fait, de trÚs rares hospitalisations et, pour l'instant, quasiment aucun décÚs. »
- 8:20Invité politiqueFait
« C'est le cas de l'Espagne. C'est le cas de la Grande-Bretagne. »
- 10:41Invité politiqueFait
« les 15% ou 20% de personnes ĂągĂ©es qui ne le sont pas encore, les gens qui ont des comorbiditĂ©s ou qui sont fragiles, et laisser tranquilles les jeunes arrĂȘter de leur pourrir l'existence »
- 10:57Invité politiqueChiffre
« on a assisté en 2021 à plus 45% de gestes suicidaires chez les 12-24 ans »
- 15:16Invité politiqueFait
« Ce n'est absolument pas ce que le gouvernement a dit. Il bloque l'augmentation des prix pour 6 mois. »
- 15:52Invité politiqueFait
« Mme Pompili raconte souvent des choses qui sont inexactes, en tout cas. »
- 16:29Invité politiqueChiffre
« Et je rends donc aux Français 12 milliards d'euros. »
- 18:01Invité politiqueFait
« nos barrages ont déjà été payés, nos centrales nucléaires ont déjà été payées. »
- 19:27Invité politiqueChiffre
« Il y a deux jours en Allemagne, les deux réacteurs nucléaires allemands qui restent ont produit autant d'électricité que les 30 000 éoliennes en Allemagne. »
- 20:37Invité politiqueFait
« François Mitterrand, c'était 37,5 années de cotisations. »
- 20:41Invité politiquePromesse
« Moi, ce que je souhaite, c'est en réalité qu'il y ait 40 années de cotisations et à 40 annuités de cotisations, si on les a, on puisse partir à 60 ans avec une retraite pleine. »
- 22:45Invité politiqueFait
« il y a des régimes qui s'autofinancent. Je pense, moi, j'ai été avocat. Ce régime-là , il est excédentaire. »
- 30:16Invité politiqueFait
« Nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir. Et parce que nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir, nous sommes devenus un parti de gouvernement. »
- 31:32Invité politiquePromesse
« J'ai présenté un projet de loi que je soumettrai au référendum sur l'immigration. »
- 33:30Invité politiqueFait
« On rentre en prison et on en sort et on n'en sort pas. »
- 33:57Invité politiqueFait
« réaffirmé la force du sursis qui aujourd'hui est utilisée comme une vaste plaisanterie. »
- 34:07Invité politiqueFait
« ArrĂȘtez la correctionnalisation quasi systĂ©matique de certains crimes. »
- 35:25Invité politiqueFait
« l'aggravation de l'insécurité dans notre pays est la conséquence d'un laxisme que constatent les Français tous les jours. »
- 35:27Invité politiqueFait
« l'aggravation de l'insécurité dans notre pays est la conséquence d'un laxisme que constatent les Français tous les jours. »
- 38:57Invité politiqueChiffre
« il y a 5 800 000 chÎmeurs en France »
- 41:31Invité politiqueFait
« il arrive qu'un clandestin soit mieux traité qu'un Français, qui lui, pour le coup, cotise, et bien souvent n'est pas remboursé intégralement des frais qui sont nécessaires pour se soigner. »
- 42:01Invité politiqueChiffre
« 26 000 étrangers sont venus se faire soigner sur notre systÚme de santé, parce qu'on leur a donné un visa pour venir se faire soigner »
- 44:20Invité politiqueChiffre
« Il y a 130 000 maorais. Il y a 500 000 habitants. C'est-à -dire que trois quarts de la population quasiment est clandestine. »
- 45:17Invité politiqueFait
« Nous ne croyons plus à leur vieille utopie d'une Union européenne prospÚre, puissante, solidaire et fraternelle. »
- 49:49Invité politiqueFait
« Poutine exige un traité interdisant à l'Ukraine d'entrer dans l'OTAN. Il a raison ? »
- 52:10Invité politiqueFait
« Le nucléaire est effectivement une énergie dangereuse. »
- 52:43Invité politiqueChiffre
« On a déjà investi 750 millions dans Astrid. »
Temps de parole
- Marine Le Pen71 %
- Présentateur21 %
- Invité3 %
- Invité 22 %
â 3,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections dĂ©tectĂ©s).
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Certaines de vos dĂ©clarations passĂ©es. Avez-vous Ă©voluĂ© ? Et si oui, pourquoi ? Nous verrons cela tout Ă l'heure aprĂšs 9h. Hasard de la campagne Ă©lectorale, Marine Le Pen. Ăric Zemmour sera ce soir face Ă la rĂ©daction de BFM. Est-ce que ce matin, vous avez un message Ă lui envoyer ? Parce qu'il vous rĂ©pondra ce soir. Lui demandez-vous par exemple de se retirer ?
Non, je ne demande pas de se retirer, parce que moi je suis trĂšs respectueuse de la dĂ©mocratie. Et je pense que s'il a pris la dĂ©cision d'ĂȘtre candidat, il ne se retirera pas. Non, la vraie question c'est Ă quoi sert sa candidature ? C'est la mĂȘme question que je pose depuis 4 mois. J'ai vu que dans une Ă©mission, il a demandĂ© Ă ValĂ©rie PĂ©cresse de lui donner les parrainages en disant quelque chose de trĂšs clair. Si je n'ai pas les parrainages, alors c'est Marine Le Pen qui sera au second tour et ça ne sera pas ValĂ©rie PĂ©cresse. Donc je me pose la question de savoir pourquoi cette candidature ? Est-ce que vraiment il a l'ambition d'ĂȘtre au second tour, ce que je ne crois pas ?
Ou est-ce qu'en rĂ©alitĂ©, il sert de marche-pied pour permettre Ă ValĂ©rie PĂ©cresse d'ĂȘtre au second tour Ă la place de Marine Le Pen ? Et puisque c'est un aveu qu'il a fait, je finis par penser qu'il y a une problĂ©matique de sincĂ©ritĂ© derriĂšre cette candidature. Si elle est lĂ pour faire chuter les idĂ©es nationales, alors c'est trĂšs Ă©loignĂ© des dĂ©clarations qu'il a faites.
Chez Valérie Pécresse, qui ne serait pas trÚs sincÚre. Vous l'avez déjà dit d'ailleurs.
Non, chez les deux, enfin chez les deux en l'occurrence. Chez les deux ? Chez les deux, parce que si Ăric Zemmour est lĂ pour faire gagner ValĂ©rie PĂ©cresse, alors il faut qu'il le... Il serait le marchepied de ValĂ©rie PĂ©cresse ? C'est ce qu'il a dit. Il dit, si je n'ai pas mes parrainages, alors Marine Le Pen sera au second tour et ça ne sera pas ValĂ©rie PĂ©cresse. Donc il faut que ValĂ©rie PĂ©cresse me donne les parrainages. Non mais pardon, ça veut dire que ValĂ©rie PĂ©cresse est son actionnaire majoritaire.
Est-ce que vous y croyez ? Est-ce que vous pensez que certains maires subissent une pression, certains élus LR subissent une pression de la direction du parti ?
Mais ce n'est pas que je le pense, c'est que j'en suis absolument convaincue. Vous avez des preuves de cela ? Si j'avais des preuves, je déposerais plainte. Mais j'ai des témoignages nombreux, et je ne suis pas la seule à avoir des témoignages de maires qui disent « Moi, je crains de donner mon parrainage parce que je crains qu'on ne m'accorde pas telle ou telle subvention ».
Vous débattriez avec Zemmour ? Non, c'est fini, vous n'avez plus envie de débattre avec Zemmour ?
Ce n'est pas ça, je vous l'ai dit, autant débattre avec son actionnaire majoritaire qui est Valérie Pécresse.
Voilà , vous voulez un débat avec Valérie Pécresse ?
Oui, je souhaite un débat avec Valérie Pécresse, bien sûr. Moi, je vous l'organise, Marine Le Pen. à votre disposition, il faut que vous arriviez à la convaincre.
Bon, d'accord. Vos parrainages, oĂč en ĂȘtes-vous ?
Eh bien, nous galérons. Je crois, comme beaucoup de candidats, nous galérons parce que le systÚme est totalement grippé et que plutÎt que de rendre les parrainages anonymes, ce qui ne changerait rien sur le plan démocratique, mais éviterait précisément que certains utilisent les parrainages pour faire pression sur les uns ou sur les autres, eh bien, les gouvernements successifs laissent filer et laissent ce systÚme se gripper. Et je trouve ça véritablement problématique.
On passe du temps, on dépense de l'énergie, alors qu'on devrait passer du temps et dépenser de l'énergie à présenter nos projets aux Français pour qu'ils puissent arriver le jour de l'élection en ayant la plus vaste connaissance possible des choix qui sont à leur disposition.
Vous arrĂȘtez vos projets, le financement de votre campagne ?
Pareil, nous galĂ©rons, puisque le gouvernement a rĂ©trĂ©cit considĂ©rablement les capacitĂ©s de financement, et donc on est obligĂ© d'ĂȘtre financĂ© uniquement par des banques europĂ©ennes qui, vous n'ignorez pas, sont un peu en rĂ©seau.
â Le Covid, Marine Le Pen, 368 000 nouveaux cas ces derniĂšres 24 heures, 4 000 personnes en rĂ©animation, 279 morts. Ălu prĂ©sident de la RĂ©publique, est-ce que vous supprimeriez le pass vaccinal s'il est toujours en vigueur ? Il sera votĂ©, bien sĂ»r.
â Oui, je suis opposĂ© au pass vaccinal de la mĂȘme maniĂšre que j'Ă©tais opposĂ© au pass sanitaire. Si je puis me permettre, je pense que l'utilisation par Emmanuel Macron des non-vaccinĂ©s comme des boucs Ă©missaires, ça a Ă©tĂ© un moyen pour lui de dĂ©tourner l'attention de l'opinion publique sur l'Ă©chec du pass sanitaire. Car la rĂ©alitĂ©, elle est lĂ . Ils ont mis en place un pass sanitaire, qui est quand mĂȘme une atteinte aux libertĂ©s individuelles, quoi qu'on en dise. Donc on peut le concĂ©der quand c'est proportionnĂ©, quand c'est efficace, mais qui n'a eu aucune efficacitĂ©, puisque prĂ©cisĂ©ment malgrĂ© le pass sanitaire, on tutoie des records en termes de contamination.
Ăa veut dire quoi ? â Le pass sanitaire, c'Ă©tait pour inciter Ă la vaccination.
â Ah, ben c'est pas ce qu'ils ont dit au Conseil d'Ătat, puisque le Conseil d'Ătat, dans son avis, a prĂ©cisĂ©ment dit « Il faut que le pass sanitaire ait pour vocation de limiter la circulation du virus ». En aucun cas, vous ne pouvez utiliser le pass sanitaire pour contraindre les gens Ă la vaccination. Ăa, c'est notre droit supĂ©rieur. Eh bien malgrĂ© cela, nous avons appris qu'en rĂ©alitĂ©, vous avez raison, il ne s'agissait pas du tout d'empĂȘcher la circulation du virus, mais bien de contraindre des gens en les limitant dans leur acte de la vie quotidienne Ă se faire vacciner, tout en sachant que ce vaccin n'a donc aucune influence, maintenant nous le savons, sur la circulation du virus.
â Sur la circulation du virus. Mais qui est-ce l'objectif ? â Il a une influence sur les cas graves moins nombreux lorsque l'on est vaccinĂ© et donc sur la problĂ©matique de la saturation de l'hĂŽpital.
â Alors question. Plusieurs questions, Marine Le Pen. Appelez-vous d'abord, soyons francs, appelez-vous Ă la vaccination au rappel troisiĂšme dose. Oui ou non ?
â Non mais moi, je suis lĂ . Je ne suis pas mĂ©decin. Je suis responsable politique. Moi, je viens dire aux gens. â Justement. â Non, non, mais j'ai un discours trĂšs clair. â J'ai mĂȘme vu Jean-Marie Le Pen dire « j'appelle Ă la vaccination ». â Il faudrait que je puisse aller au bout de mon discours. â Non, non, mais vous allez pouvoir aller. â Je suis moi-mĂȘme trois fois vaccinĂ© ou Ă©quivalent, parce que mon premier vaccin comptait pour deux. Je suis moi-mĂȘme trois fois vaccinĂ©. Le vaccin limite les cas graves du Covid. En cela, c'est un bĂ©nĂ©fice important. Est-ce que c'est un vaccin ? Non, c'est un booster en rĂ©alitĂ© d'immunitĂ©. Est-ce que ce vaccin, la multiplication des doses, est utile ?
Je ne sais pas. Mais l'OMS nous dit non. L'Organisation mondiale de la santĂ© dit « la politique de vaccination multiple ne peut pas ĂȘtre une politique de lutte contre la pandĂ©mie ». Vous voyez ce que je veux dire ? â Oui. â Bon. Donc voilĂ oĂč on en est au moment oĂč nous nous parlons. Moi, ce qui m'intĂ©resse, c'est pourquoi est-ce qu'une Ă©pidĂ©mie, de quelque nature que ce soit d'ailleurs, met l'hĂŽpital, comme chaque annĂ©e d'ailleurs, en rĂ©alitĂ©, sans dessus-dessous, parce qu'il y a un problĂšme d'organisation Ă l'hĂŽpital, parce qu'il y a un manque de lits qui est flagrant, parce qu'on en a supprimĂ© 17...
Enfin, le gouvernement en a supprimĂ© 17 500 en l'espace de 5 ans, parce que les soignants ne sont pas assez nombreux, parce qu'il faut revaloriser leur salaire, parce qu'il faut leur donner des conditions de travail qui soient dignes, et parce qu'on en a suspendu 15 000, alors mĂȘme qu'on en a plus besoin que jamais.
â Mais j'ai des questions prĂ©cises, Marine Le Pen. D'abord, premiĂšre question, est-ce que le vaccin empĂȘche la grande majoritĂ© des formes graves ? Vous m'avez dit oui. DeuxiĂšme question.
â La grande majoritĂ©, je sais pas, j'ai pas...
Mais incontestablement, il y a une influence. â Contestez-vous qu'avec un schĂ©ma vaccinal complet, le risque d'hospitalisation en soins intensifs soit divisĂ© par 10 ? â Je n'ai absolument pas... â Ce sont les chiffres des mĂ©decins.
â Non mais pardon, M. Bourdin, moi j'entends des mĂ©decins tous les jours. D'ailleurs, ça pose un problĂšme, parce qu'ils disent tous... Tout est l'inverse de tout. Avec le variant Delta, je pense qu'incontestablement, il y a eu un avantage trĂšs important Ă se vacciner par rapport aux cas graves. Est-ce que c'est vrai pour le variant Omicron ?
â Il y a encore du Delta.
â Oui, bien sĂ»r. Mais est-ce que c'est vrai pour le variant Omicron ? Manifestement, non. La rĂ©alitĂ©, c'est que le variant Omicron n'entraĂźne pas, en fait, de trĂšs rares hospitalisations et, pour l'instant, quasiment aucun dĂ©cĂšs. Ăa veut dire qu'un certain nombre de pays, d'ailleurs, en voyant Ă©merger ce variant, ont supprimĂ© toute une sĂ©rie de contraintes. C'est le cas de l'Espagne. C'est le cas de la Grande-Bretagne. En se disant, aprĂšs tout, si ce variant, qui est beaucoup moins grave dans ses consĂ©quences que le Delta, peut permettre une immunitĂ© collective de la population, c'est peut-ĂȘtre le moyen d'en sortir. Ce qui est sĂ»r...
â Mais la vaccination n'empĂȘchera pas l'immunitĂ©.
â Ce qui est sĂ»r, c'est que le pass vaccinal, pas plus que le pass sanitaire, n'empĂȘche la circulation du virus. Donc pourquoi est-ce qu'on met en Ćuvre...
â Mais ce n'est pas l'objectif. Marine Le Pen est inacceptable. â D'accord, mais...
â Est-ce qu'on peut aller au bout de la logique ? â Alors finissez votre logique parce que j'ai... â Vous me dites que ça n'est pas le but. Bon. Donc le but, on est d'accord... â Le but, c'est de pousser Ă la vaccination le pass vaccinal. â Oui, mais pour faire quoi ?
â Pour faire quoi ? Pour... Ben, je vais vous poser la question. Est-il acceptable que les hĂŽpitaux soient obligĂ©s de dĂ©programmer des soins ou des opĂ©rations pour admettre des patients Covid non vaccinĂ©s ? Est-ce que c'est acceptable ? Est-ce que vous avez lu la tribune des 500 soignants de l'hĂŽpital de la Timone, de la PMH, Ă Marseille, de la PHM, qui nous disent « Aidez Marseille, vaccinez-vous ».
â Mais M. Bourdin, est-il acceptable d'avoir supprimĂ© 17 500 lits en un mandat ? Est-il acceptable ? â Ce n'est pas la rĂ©ponse Ă la question que je vous pose, Marine Le Pen. â Mais moi, je vous apporte les rĂ©ponses qui sont les miennes, M. Bourdin. Qu'elles vous plaisent ou qu'elles vous dĂ©plaisent. â Non, non, mais moi, je vous pose une question et j'ai besoin d'une rĂ©ponse prĂ©cise. â J'apporte des rĂ©ponses. Est-il acceptable d'avoir supprimĂ© 5 700 lits l'annĂ©e derniĂšre, c'est-Ă -dire en pleine crise de la pandĂ©mie ? Ăa, c'est la deuxiĂšme chose.
TroisiĂšmement, si l'objectif est d'Ă©viter la saturation des hĂŽpitaux, qui sont dĂ©jĂ quasiment complets l'hiver, il faut le savoir que l'hiver, les services de soins critiques sont entre 90% d'occupation et 85% d'occupation. Ăa veut dire qu'on a une marge qui est trop courte en cas d'Ă©vĂ©nements exceptionnels. Mais si le but du pass vaccinal est d'empĂȘcher la saturation des hĂŽpitaux, sachant que les jeunes n'ont quasiment aucun risque de dĂ©velopper une forme grave, pourquoi obliger les jeunes Ă se vacciner ?
Pourquoi ne pas rĂ©server les efforts qui sont faits pour vacciner, pour aller vacciner les 15% ou 20% de personnes ĂągĂ©es qui ne le sont pas encore, les gens qui ont des comorbiditĂ©s ou qui sont fragiles, et laisser tranquilles les jeunes arrĂȘter de leur pourrir l'existence quand on sait qu'on a assistĂ© en 2021 Ă plus 45% de gestes suicidaires chez les 12-24 ans ? Est-ce que vous vous rendez compte de la gravitĂ© de la situation ? Donc est-ce qu'on peut laisser tranquilles les jeunes ? Ce n'est pas dĂ» au vaccin. Non, c'est dĂ» Ă la pandĂ©mie, c'est dĂ» aux contraintes, c'est dĂ» Ă la prĂ©caritĂ© qui a Ă©tĂ© la consĂ©quence des dĂ©cisions de contraintes qui ont Ă©tĂ© mises en Ćuvre.
Est-ce qu'on peut laisser les enfants tranquilles, les tout petits enfants que l'on force aujourd'hui Ă faire trois doses par semaine ? Il n'y a aucune obligation vaccinale Ă moins de 11 ans. Non mais d'accord, mais trois tests par semaine, ils attendent dans le droit devant les pharmacies.
C'est l'enfer, franchement. Québec impose une taxe santé aux non-vaccinés, une forme de contribution à la santé.
Eh bien je considÚre que ce systÚme est profondément contraire aux valeurs qui sont celles de la France. car si l'on met le doigt là -dedans, on en a déjà parlé, M. Bourdin, de cela d'ailleurs, si on met le doigt dans cette dérive, alors on va mettre une taxe aux fumeurs s'ils ont un cancer demain des poumons, on va mettre une taxe aux diabétiques, on va mettre une taxe à ceux qui boivent de l'alcool si jamais ils développent une cirrhose ou un cancer du pancréas. Je trouve que ce systÚme-là , qui est un systÚme trÚs anglo-saxon d'ailleurs, est profondément contraire à l'idée que nous nous faisons de la santé et qui a fonctionné jusqu'à aujourd'hui de maniÚre parfaite.
Est-ce que vous auriez fermé les écoles ?
Non, pas du tout. Non seulement je n'aurais pas fermĂ© les Ă©coles, mais je pense que les quatre protocoles qui ont Ă©tĂ© mis en oeuvre, qui changent toutes les 48 heures, et qui sont en train de rendre les parents et les enseignants fous, ils n'en peuvent plus. Il y a un niveau d'exaspĂ©ration, et on les comprend, qui est atteint aujourd'hui et qui est Ă son paroxysme. Les enfants, s'ils sont malades, ce sont aujourd'hui, compte tenu du nouveau variant, des formes lĂ©gĂšres. Donc moi, je suis pour arrĂȘter tout ça, arrĂȘter de voir ces enfants pleurer, qu'on maintient, qu'on ceinture pour leur faire des tests. Donc vous ne comprenez pas la grĂšve annoncĂ©e demain ? Non, mais M.
Bernard, c'est de la maltraitance, d'accord ? Donc moi, je pense qu'il faut mettre juste une chose en place dans les Ă©coles, c'est la prise de tempĂ©rature, comme on le fait dans les entreprises, Ă l'entrĂ©e de l'Ă©cole. Les enfants qui ont de la tempĂ©rature rentrent chez eux. Tout le reste ne sert Ă rien, parce que la rĂ©alitĂ©, c'est que ce variant est tellement contagieux, que de toute façon, il va trĂšs certainement se dissĂ©miner dans les Ă©coles. Pourquoi faire souffrir les gens ? Pourquoi leur pourrir l'existence, pour des choses qui ne servent strictement Ă rien ? Donc je comprends parfaitement la grĂšve, Ă©videmment, qui va avoir lieu, qui va ĂȘtre probablement massive. Vous la soutenez.
Mais je n'ai pas à la soutenir. Je la comprends parfaitement. Je veux dire, les enseignants ne sont pas lassés, comme le pense le président de la République, ils sont exaspérés. Et c'est une authentique et légitime exaspération.
Marine Le Pen, parlons pouvoir d'achat, sĂ©curitĂ© et immigration. Le pouvoir d'achat, je vais commencer avec cela. Parmi vos propositions, baisse de la TVA de 5,5% sur les carburants et l'Ă©nergie. Je voudrais vous parler du prix de l'Ă©lectricitĂ©. Le gouvernement a bloquĂ© l'augmentation Ă 4% sur l'annĂ©e 2022, sur toute l'annĂ©e 2022. Si vous ĂȘtes Ă©lue prĂ©sidente de la RĂ©publique, j'imagine que vous n'augmenterez pas le prix de l'Ă©lectricitĂ©. Des prix qui auraient dĂ» augmenter de 35% Ă 40% au mois de fĂ©vrier. PrĂ©sidente de la RĂ©publique, que feriez-vous pour Ă©viter une augmentation des prix ?
D'abord, on va reprendre dĂšs le dĂ©part. Ăa n'est pas sur toute l'annĂ©e 2022. C'est pour 6 mois.
C'est ce qu'a dit Barbara Pompili, qui était là hier matin.
Eh bien, elle a tort. En rĂ©alitĂ©, c'est pour 6 mois. Donc on arrivera juste aprĂšs l'Ă©lection. Pourquoi sur 6 mois ? Parce que c'est les obligations europĂ©ennes qui imposent de ne pouvoir bloquer le prix. Mais vous savez qu'on joue sur les taxes et qu'on peut trĂšs bien bloquer le prix Ă plus 4%. Ah, mais pas du tout. Ce n'est absolument pas ce que le gouvernement a dit. Il bloque l'augmentation des prix pour 6 mois. Puis il y aura un lissage. C'est-Ă -dire qu'il y aura un rattrappage. Ce n'est pas ce qu'elle a dit hier. Elle Ă©tait Ă votre place. Oui, d'accord. Ou alors elle ment. Oui, ça lui arrive assez souvent. Il faut quand mĂȘme le dire.
Mme Pompili raconte souvent des choses qui sont inexactes, en tout cas. Donc les prix sont bloqués pour 6 mois. Les Français sont trop obligés de rattraper l'augmentation de ce prix sur les 6 mois qui suivent de maniÚre lissée. C'est-à -dire qu'en réalité, ils vont avoir la double peine. Ils vont payer en fait le panier énergie, comme l'a appelé le gouvernement, par leurs impÎts. Mme Pompili, chez vous, a expliqué, ou ailleurs, je ne sais plus, que ça coûterait 14 milliards. Donc ils vont payer ces 14 milliards par leurs impÎts. Et puis, au bout de 6 mois, ils paieront le lissage de l'augmentation de l'électricité. Alors comment faites-vous ? Donc ils vont subir la double peine.
Moi, je prends une dĂ©cision qui est pĂ©renne. C'est-Ă -dire que je considĂšre que l'Ă©nergie est un bien de premiĂšre nĂ©cessitĂ©. Se chauffer, manger accessoirement, circuler, s'Ă©clairer, ce sont des biens de premiĂšre nĂ©cessitĂ©. Donc je baisse la TVA de 20% Ă 5,5%, comme les biens de premiĂšre nĂ©cessitĂ©. Et je rends donc aux Français 12 milliards d'euros. Ăa veut dire que c'est une Ă©conomie... Je vous donne des exemples.
Mais vous savez que la baisse des taxes sur l'électricité, c'est déjà engagé.
Ce sont des économies. C'est des économies qui permettent de gagner 8 euros par plein et de gagner 200 euros sur un plein de fioul de 2000 litres. Parce qu'il y a le fioul aussi.
Oui, c'est vrai, il y a le fioul. Je vous parle de l'électricité. La baisse des taxes déjà engagée par le gouvernement. Comment feriez-vous ?
Non, mais je vous ai dit...
Si, je vous l'ai dit. Je vous l'ai dit. Ăa a dĂ©jĂ coĂ»tĂ© 8 milliards d'euros Ă l'Ătat. Non, ce ne sont pas des baisses. Comment faites-vous pour empĂȘcher une hausse de l'Ă©lectricitĂ© dans les mois qui viennent ?
Comment faites-vous ? D'abord, il y a... à part les taxes. Comment faites-vous ? Pardon, M. Bourdin. Oui, mais c'est important, les taxes. Mais oui, mais d'accord, mais... Mais les taxes sont déjà baissées. Non, elles ne sont pas baissées. Elles sont... Il y a un blocage du prix pour 6 mois. Donc ça n'est pas pérenne, vous comprenez. Donc il y a deux problÚmes. Il y a le problÚme immédiat. Donc le problÚme immédiat, il faut baisser la TVA de 20 à 5,5 pour qu'on ait une baisse pérenne des prix de l'énergie. La deuxiÚme problématique, c'est les choix énergétiques de la France.
C'est-à -dire que, vous le savez, les prix ont augmenté, ce qui est une aberration, puisque la réalité, c'est que nos barrages ont déjà été payés, nos centrales nucléaires ont déjà été payées. Donc les prix auraient dû baisser. Oui, d'accord, mais c'est déjà budgété, ça. Les prix auraient dû baisser. Et malgré le fait que les prix auraient dû baisser, ils montent. Bon, pourquoi ? Parce qu'on a privatisé, en partie, le service public de l'électricité et qu'en réalité, nous payons, en fait, nos concurrents pour nous concurrencer, nos concurrents européens pour nous concurrencer.
Donc ce systĂšme, qui Ă©tait un systĂšme assez extraordinaire, oĂč nous Ă©tions souverains, indĂ©pendants, oĂč nous avions une Ă©nergie propre, dĂ©carbonĂ©e, qui, de surcroĂźt, Ă©tait Ă bas coĂ»t, les gouvernements successifs ont rĂ©ussi Ă le dĂ©truire purement et simplement. Donc il faut sortir de ce marchĂ© europĂ©en. Il faut que nous retrouvions les moyens de faire bĂ©nĂ©ficier aux Français des choix qui ont Ă©tĂ© faits par le gĂ©nĂ©ral de Gaulle, qui est le choix du nuclĂ©aire, qu'il faut solidifier et dĂ©velopper plutĂŽt que de partir dans des Ă©oliennes qui nous coĂ»tent une fortune et qui, en rĂ©alitĂ©, sont complĂštement intermittents. Je peux vous donner juste un chiffre.
Marine Le Pen, vite, un chiffre, pardon, un chiffre, c'est trĂšs intĂ©ressant. Il y a deux jours, il y a deux jours en Allemagne, vous savez que l'Allemagne a fait le choix de la disparition progressive du nuclĂ©aire. Oui, du nuclĂ©aire. Il y a deux jours en Allemagne, les deux rĂ©acteurs nuclĂ©aires allemands qui restent ont produit autant d'Ă©lectricitĂ© que les 30 000 Ă©oliennes en Allemagne. Bon, il y a un moment donnĂ©, il faut ĂȘtre raisonnable.
Oui, il faut dĂ©monter toutes les Ă©oliennes. On en parlera avec vous tout Ă l'heure. C'est ce que vous avez dit, dĂ©monter les Ă©oliennes. Oui, Ă terme, M. Vorda. Bon, d'accord. Marine Le Pen, je voudrais, avant de terminer cette premiĂšre partie, qu'on parle de la retraite Ă 60 ans, parce que j'ai entendu Eric Zemmour dire que vous ĂȘtes une candidate de gauche. Alors, comme François Mitterrand, je dis bien, je reprends ces termes, comme François Mitterrand, vous souhaitez que tous les Français puissent prendre la retraite Ă 60 ans. Et je rappelle que le 26 mars, ce sera le 40e anniversaire de la retraite Ă 60 ans. Combien d'annĂ©es de cotisations pour la retraite Ă 60 ans ? Alors, d'abord,
je voudrais rappeler Ă Eric Zemmour que moi, je n'ai pas votĂ© pour Mitterrand. Lui, oui, deux fois. Deux fois de suite. 81 et 88. Donc, Ă l'Ă©poque, il devait ĂȘtre relativement d'accord avec le fait que l'on n'allonge pas le dĂ©lai de la durĂ©e du travail. DeuxiĂšmement, François Mitterrand, c'Ă©tait 37,5 annĂ©es de cotisations. Exact. Moi, ce que je souhaite, c'est en rĂ©alitĂ© qu'il y ait 40 annĂ©es de cotisations et Ă 40 annuitĂ©s de cotisations, si on les a, on puisse partir Ă 60 ans avec une retraite pleine.
On peut partir Ă la retraite Ă 60 ans aujourd'hui.
Oui, quand on s'est mis à travailler à 17 ans ou à 18 ans. CarriÚre longue. Il y a d'autres raisons aussi. CarriÚre trÚs trÚs longue. Mais non, c'est carriÚre longue. Il y a une autre raison. Vous imaginez que ce sont des exceptions. La pénibilité au travail. Voilà . Oui, mais vous voyez, moi, mon systÚme, en plus, permet d'éviter la complexité inouïe du calcul de la pénibilité.
Donc, retraite Ă 60 ans pour tout le monde, si 40 ans de cotisation. Qui est,
pour les chefs d'entreprise, un casse-tĂȘte absolument Ă©pouvantable. Il faut calculer le nombre de fois oĂč on se baisse, l'angle oĂč on se baisse, le poids que l'on porte. Eh bien, on Ă©vite tout ça. Pourquoi ? Parce que les travaux pĂ©nibles, bien souvent, on les dĂ©marre plus jeunes. Et lorsqu'on fait des Ă©tudes, plus elles sont longues, en gĂ©nĂ©ral, moins le travail est physique. Donc, par un effet de bon sens, on arrive Ă un systĂšme qui est un systĂšme qui se tient et qui est juste. ce jour.
Ah, donc, 40 ans de cotisation, retraite Ă 60 ans. Ă quel taux ? Ă quel taux ? La retraite pleine Ă 60 ans ? 40 ans de cotisation ? Sans augmenter les cotisations ?
Non, sans augmenter les cotisations.
Bien. Et régime unique ? Vous en disparaßtre ? Non. Les différents régimes ? Mais non,
je suis en désaccord avec ça. Mais écoutez, il y a un régime spécial...
Une quarantaine de régimes spéciaux ?
Oui, d'accord, mais vous allez supprimer... Vous les gardez ? Mais vous allez supprimer... Mais il y en a beaucoup qui se justifient, M. Bourdin. Vous allez supprimer le rĂ©gime spĂ©cial des militaires ? Vous allez les envoyer sur le terrain Ă 65 ans ? C'est ça, la proposition ? Vous allez supprimer le rĂ©gime spĂ©cial des pĂȘcheurs ? Qui est le travail probablement le plus dur qui existe ? Vous voyez bien qu'on ne peut pas ĂȘtre pĂȘcheur au-delĂ d'un certain Ăąge. C'est trop dur physiquement. Donc, si ces rĂ©gimes existent, c'est parce qu'ils ont une spĂ©cificitĂ©. Et bien souvent, d'ailleurs, dans les rĂ©gimes spĂ©cifiques, il y a des rĂ©gimes qui s'autofinancent. Je pense, moi, j'ai Ă©tĂ© avocat.
Ce rĂ©gime-lĂ , il est excĂ©dentaire. Et en fait, on voit que derriĂšre l'idĂ©e de supprimer les rĂ©gimes spĂ©ciaux pour l'Ătat, il y a aussi une volontĂ© de capter les colossales sommes qui sont ceux, notamment, des complĂ©mentaires du privĂ© et des rĂ©gimes comme ceux des avocats, des mĂ©decins et d'autres.
Bien. Marine Le Pen, il est dĂ©jĂ Ă 53. Ăa passe trĂšs, trĂšs, trĂšs vite. Nous en parlais. SĂ©curitĂ© et immigration. Europe, juste aprĂšs cette petite pause. Ă 9h pile, nous reprenons. Nous sommes ensemble. Ă tout de suite.
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C'est un peu compliqué à expliquer en fait.
Et toi, tu bosses dans quoi ?
C'est un peu compliqué d'expliquer en fait.
Tu sais que je n'ai toujours pas compris ce que tu faisais comme boulot ?
C'est ça que je fais.
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Il est bientĂŽt 9h.
Marine Le Pen,
on se retrouve en parler d'Ă©lectricitĂ©, du gaz. Tiens, je maintiens qu'il n'y a pas de lissage sur l'Ă©lectricitĂ©, Marine Le Pen. C'est sur le gaz au bout de 6 mois. Enfin bon. C'est exactement la mĂȘme chose. L'Ă©lection prĂ©sidentielle aura lieu les 10 et 24 avril. Premier tour, on va parler de sĂ©curitĂ© dans un instant. Mais premier tour dans moins de 3 mois, vous rĂ©pĂ©tez sans cesse que vous avez changĂ©, vous cherchez Ă vous prĂ©sidentialiser. Je n'ai jamais dit ça. Si.
Ah non, non, non, pardon. Ah bon d'accord. Ăa c'est la spĂ©cialitĂ©
de tous ceux qui m'ont précédé. Alors écoutons ce que vous disiez le 23 octobre 2021.
Nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir. Et parce que nous sommes sur le point d'arriver au pouvoir, nous sommes devenus un parti de gouvernement. Et donc nous avons abandonnĂ© le trash, le buzz, les dĂ©clarations tonitruantes qui Ă©videmment crĂ©ent une forme d'ivresse que j'ai appelĂ© l'ivresse de la radicalitĂ©. C'est fun d'entendre des propos extrĂȘmement raides comme ça. Mais ça ne fait pas un prĂ©sident de la RĂ©publique.
Voilà . Donc vous cherchez à vous présidentialiser.
Non, je cherche surtout à sortir du constat en fait. Je pense qu'on a gagné la bataille du constat. On a réussi à faire admettre aux Français ce qu'on leur expliquait pendant longtemps sur l'insécurité, sur l'immigration. Donc aujourd'hui, je veux gagner la bataille des solutions. Parce que je constate que les Français finissent par croire à ce qu'on leur a dit depuis 20 ans, à savoir que rien n'est possible. Moi je pense que tout est possible et que la politique peut faire pour peu que les dirigeants politiques aient la volonté de faire. Donc les dirigeants politiques se cachent en fait derriÚre une forme d'impuissance parce qu'ils n'ont pas la volonté de faire.
Donc j'ai travaillé beaucoup les solutions. J'ai fait un projet sérieux, un projet crédible. J'ai présenté un projet de loi que je soumettrai au référendum sur l'immigration. Vous le savez, qui est trÚs précis, trÚs concret, trÚs travaillé. Parce que, encore une fois, je veux que les Français sachent qu'on peut faire les choses.
Mais vous avez encore un dĂ©ficit de crĂ©dibilitĂ©. Je regardais la derniĂšre enquĂȘte parue dimanche. 48% des Français pensent qu'au pouvoir vous feriez moins bien qu'Emmanuel Macron et 27% ni mieux ni moins bien. Manque de crĂ©dibilitĂ© encore. Je pense que les sondages
sur Macron sont pires.
Bon, d'accord. Non, enfin, vous faites...
Si, si, je pense qu'ils sont pires. 48% des Français pensent qu'au pouvoir vous feriez moins bien qu'Emmanuel Macron. Eh bien, voilĂ . Il reste trois mois de campagne, M. Bourdin. Pour convaincre. Et c'est exactement... Alors, parlons de sĂ©curitĂ©. Pour peu, pardon, pour peu qu'on ne se laisse pas, comment dire, enfermer sur le plan thĂ©matique par la crise sanitaire et qu'on puisse Ă©voquer ce que j'essaye de faire partout oĂč je vais.
On le fait. Un mot quand mĂȘme. Battu en avril, vous arrĂȘtez la politique ou pas ?
Non, non, je ne prends pas ce genre d'engagement. Moi, la politique, elle coule dans mes veines parce que l'amour des Français... Vous continuerez. La mort des Français coule dans mes veines. Donc, de toute façon, je continuerai à les défendre en toutes circonstances. Je ne sais pas encore de quelle maniÚre, mais je continuerai.
Vous continuerez. Bien, la sécurité, majorité pénale à 16 ans ou pas ?
On peut y réfléchir, oui. En effet, il y a une aggravation de la délinquance des jeunes. Et si c'est nécessaire, je n'ai pas d'a priori idéologique qui m'interdirait d'y penser.
Bien, je regardais vos mesures. Parmi les mesures, je ne vais pas toutes les Ă©numĂ©rer, mais peine planchĂ©e, double peine, rĂ©tablissement de la rĂ©alitĂ© de la perpĂ©tuitĂ©. Au bout de 25 ans, examen de la peine. aucune libĂ©ration avant l'exĂ©cution des deux tiers de la peine. Plus d'amĂ©nagement de peine si condamnation Ă plus de six mois ferme, je ne dis pas de bĂȘtises. La peine de mort ?
Non, non, non. C'est fini ? Non, mais ce n'est pas ça. Je vous l'ai dit. Ă chaque fois, on reprend les mĂȘmes sujets qui sont des sujets... Ce n'est pas les mĂȘmes sujets.
Je vous pose la question. AprÚs, on évacue.
Ăcoutez, moi, je suis pour la perpĂ©tuitĂ© rĂ©elle. On rentre en prison et on en sort et on n'en sort pas. Et au bout de 25 ans, examen de la peine. Mais par principe, on est condamnĂ© Ă vie. Donc contre la peine de mort. Pas de rĂ©fĂ©rendum. Ăa, c'est ma vision. Mais les gens pourront faire un rĂ©fĂ©rendum, les Français, s'ils le souhaitent, parce que je vais mettre en place le rĂ©fĂ©rendum d'initiative populaire. Si sur ce sujet, il y a assez de gens qui veulent l'organisation d'un rĂ©fĂ©rendum, il y aura un rĂ©fĂ©rendum. Mais encore une fois, toutes les mesures que je propose, oĂč il y a aussi, vous avez oubliĂ©, rĂ©affirmĂ© la force du sursis qui aujourd'hui est utilisĂ©e comme une vaste plaisanterie.
Vous avez eu sursis deux fois, trois fois, quatre fois de suite, donc ça a perdu toute sa force. ArrĂȘtez la correctionnalisation quasi systĂ©matique de certains crimes. Je pense notamment aux crimes Ă caractĂšre sexuel qui sont trop souvent correctionnalisĂ©s. Je pense aux incendies volontaires d'habitation qui sont trop souvent correctionnalisĂ©s alors que ce sont des crimes qui nĂ©cessitent de passer devant la cour d'assises. Il faut donc rĂ©tablir, si vous voulez, l'autoritĂ© et l'Ă©chelle en fait des peines.
Marine Le Pen, vous demandez et vous instaurez aussi une présomption de légitime défense pour les policiers. Oui. Pas de légalisation du cannabis. Peine des dealers adaptés à la quantité de drogue vendue, j'ai vu.
Oui, c'est une réflexion que nous avons parce que je pense que le trafic de drogue est une véritable horreur.
Les juges vont peser le droit.
Oui, c'est un systĂšme qui existe dans beaucoup de dispositifs. La drogue vendue. Beaucoup de dispositifs. Si vous ĂȘtes pris avec temps, vous avez une peine qui est incluse entre ça et ça et si vous ĂȘtes un gros dealer, vous avez des peines de prison qui peuvent ĂȘtre extrĂȘmement lourdes parce que la drogue, vous savez, c'est un drame y compris d'ailleurs dans nos campagnes et je pense qu'il faut un grand plan de lutte contre la drogue, pas seulement dans les quartiers difficiles mais en rĂ©alitĂ© un peu partout. Mais surtout, ça part du principe qu'il faut passer un tour de vis, M. Bourdin.
Quoi qu'on en dise, l'aggravation de l'insécurité dans notre pays est la conséquence d'un laxisme que constatent les Français tous les jours. Il y a une forme d'habitude. On demande aux Français d'accepter l'inacceptable et on voit avec cette politique-là non seulement s'aggraver le niveau de l'insécurité mais s'aggraver la nature de l'insécurité. Et ça, je ne peux pas m'y résoudre parce que je pense vraiment que vivre sereinement, que l'espace public soit à nouveau un espace de sécurité pour les Français est un des éléments de leur bonheur individuel.
â Bien, Marine Le Pen, si vous ĂȘtes Ă©lue, est-ce que vous abrogez la loi Guesso ?
â Non, pas du tout.
â Non, vous n'y touchez pas. Parlons d'immigration parce qu'Ăric Zemmour veut l'abroger. Parlons d'immigration, je vous compare souvent Ă Ăric Zemmour parce que dans le domaine de la sĂ©curitĂ© de l'immigration, vos mesures sont voisines. Immigration, par exemple, non ?
â C'est donc la raison pour laquelle on s'interroge quelle est la plus-value de la candidature d'Ăric Zemmour Ă part essayer de faire gagner ValĂ©rie PĂ©cresse.
â Bon, d'accord. â Alors, si vous ĂȘtes Ă©lue, rĂ©fĂ©rendum sur l'immigration, vous en avez parlĂ©, Ă©videmment, automne 2022, votre rĂ©fĂ©rendumâŠ
â Mais le mien est rĂ©digĂ©, M. Bourdin. â Oui, j'ai vu, je l'ai lu. â Mais vous voyez que j'entends beaucoup de candidats qui parlent de rĂ©fĂ©rendum mais qui n'ont apportĂ© aux Français aucune connaissance sur le contenu de leur rĂ©fĂ©rendum.
â Oui, mais j'ai vu. Il s'agit de modifier la Constitution, Ă©videmment. â Entre autres. â Entre autres. Entre autres. J'Ă©numĂšre, on ne va pas entrer dans toutes les mesures parce qu'elles sont nombreuses. Permettre, vous m'arrĂȘtez si je dis une bĂȘtise, permettre l'Ă©loignement des Ă©trangers condamnĂ©s pour crime ou dĂ©ligrave, interdire de toute rĂ©gularisation Ă un Ă©tranger en situation illĂ©gale, instaurer la prioritĂ© nationale dans l'accĂšs Ă l'emploi public et privĂ©, l'accĂšs au logement social, interdire ou limiter le regroupement familial, rĂ©server les aides sociales comme les allocations familiales aux Français et aux Ă©trangers ayant travaillĂ© 5 ans Ă©quivalent en plein temps.
C'est bien cela, hein ? â Ăa dĂ©pend lesquelles. â Les prestations de solidaritĂ© seront soumises Ă 5 ans de prĂ©sence et de travail Ă©quivalent en plein temps. â Donc les allocations familiales ? â Non, les allocations familiales seront rĂ©servĂ©es pour le coup exclusivement aux Français.
â Exclusivement aux Français. Mais j'ai envie de vous poser une question parce que c'est une question que je pose Ă tous les candidats. Toutes celles et ceux qui travaillent la nuit, qui prennent le mĂ©tro trĂšs tĂŽt, qui travaillent dans les restaurants, qui travaillent au nettoyage, qui travaillent sur les chantiers, qui sont souvent des Ă©trangers en situation rĂ©guliĂšre, mĂȘme si certains sont en situation irrĂ©guliĂšre, employĂ©s par des employeurs indĂ©licats. Mais ceux qui sont en situation rĂ©guliĂšre, ils sont payĂ©s. Ils paient des cotisations sociales. Donc ils n'ont droit Ă rien, si j'ai bien compris. â Non, ce n'est pas vrai. â Ils n'ont pas droit Ă des allocations familiales, par exemple.
â Oui, mais d'accord, les allocations familiales n'ont rien Ă voir avec ce que vous coĂ»te. En l'espĂšce, vous touchez le chĂŽmage. â Rien Ă voir avec les cotisations sociales ? â Vous touchez le chĂŽmage, vous ĂȘtes soignĂ©s, vous avez la sĂ©curitĂ© sociale. Donc, encore une fois, le systĂšme que je propose n'est pas un systĂšme... â Des aides de logement ou pas ? â Non, non, non. â Pas d'aide de logement ou logement. â Non, parce que ce sont des prestations de... â Est-ce que ce sont des sous-citoyens ? â Ce sont des prestations de solidaritĂ©. Mais ce ne sont pas des citoyens, M. Bourdin. Ils n'ont pas la citoyennetĂ© française, c'est ça qui fait la diffĂ©rence. â Donc ?
â Alors, moi, si vous voulez, le principe est clair. Ceux qui travaillent et qui ne troublent pas l'ordre public, il n'y a aucune raison, en l'espĂšce, de leur demander de partir. Ceux qui n'ont plus de travail, au bout d'un an, je leur dis, Ă©coutez, vous n'avez plus de travail, vous ĂȘtes venus pour travailler, il n'y a plus de travail, il y a 5 800 000 chĂŽmeurs en France, donc, eh bien, je vous demande de rentrer chez vous. Et si vous voulez venir en France, il faut que vous subveniez Ă vos propres besoins.
C'est-Ă -dire que ce que je ne souhaite pas, c'est que la solidaritĂ© nationale consiste Ă prendre en charge des Ă©trangers qui viendraient en France et qui s'appuieraient sur elles pour pouvoir vivre. â Ăa, je comprends. â Je pense que la solidaritĂ© nationale doit ĂȘtre rĂ©servĂ©e aux Français.
â Ils participent Ă la solidaritĂ© nationale en payant leurs cotisations, Marine Le Pen.
â Mais M. Bourdin, ils ont le chĂŽmage.
â Est-ce qu'ils participent, oui ou non, Ă la solidaritĂ© nationale ?
â Mais M. Bourdin, c'est le deal. Alors, c'est peut-ĂȘtre pas le vĂŽtre, c'est le mien. â C'est le deal, c'est le deal que je leur propose. â Je vous pose la question. â Je leur dis. â Je ne veux pas donner mon avis. â M. Bourdin, je vous pose la question. â Je vous rĂ©ponds. â Oui. â Il n'y aura plus d'Ă©trangers en France qui ne vivent que de la solidaritĂ© nationale. Soit ils travaillent, c'est-Ă -dire ils subviennent Ă leurs propres besoins.
â Et ils participent Ă la solidaritĂ© nationale.
â Soit ils ont un... Oui, d'accord. Et puis ils roulent sur les routes, et puis ils utilisent les transports qui ont Ă©tĂ© payĂ©s, et puis ils allument l'Ă©lectricitĂ© dont les centrales nuclĂ©aires ont Ă©tĂ© payĂ©es. Mais c'est bien. Mais ce que vous dites est une Ă©vidence, si vous voulez. â Oui, mais ils n'ont pas le droit au mĂȘme... â Non, ils n'ont pas le droit au mĂȘme. J'instaure dans la Constitution, dans un certain nombre de cas, une diffĂ©rence entre les Français et les Ă©trangers, parce que je considĂšre que les Français en France doivent ĂȘtre mieux servis, servis, y compris dans des situations qui sont des situations compliquĂ©es, mieux servis que les Ă©trangers qui viennent dans notre pays.
VoilĂ , la rĂšgle sera claire. â Dont on a besoin. â La rĂšgle est claire, je crois qu'elle sera clairement comprise d'ailleurs par tous. Si vous souhaitez venir en France pour profiter de la solidaritĂ© nationale et ne pas participer prĂ©cisĂ©ment Ă l'effort collectif, ne venez pas, ça ne sert Ă rien.
â Bien, parlons d'immigration aussi.
â Je ne parle mĂȘme pas d'iclandestins, bien sĂ»r, un sujet qu'on n'Ă©voque pas, mais qui est un sujet extrĂȘmement lourd, qui a des consĂ©quences trĂšs lourdes sur l'insĂ©curitĂ©, qui a des consĂ©quences trĂšs lourdes sur le dĂ©sĂ©quilibre sur le systĂšme de protection sociale, sur les difficultĂ©s de notre hĂŽpital, et j'en passe, et des meilleures.
â Alors, puisque vous parlez des clandestins, aujourd'hui, le droit français permet d'apporter un soutien gratuit humanitaire Ă un Ă©tranger en situation irrĂ©guliĂšre, un migrant. Est-ce que vous changeriez la loi ?
â Moi, je mettrais en place, Ă la place de l'aide mĂ©dicale d'Ătat, qui est en fait une prise en charge des soins extrĂȘmement large, qui fait que, dans les faits, M. Bourdin, je suis dĂ©solĂ©e, mais il arrive qu'un clandestin soit mieux traitĂ© qu'un Français, qui lui, pour le coup, cotise, et bien souvent n'est pas remboursĂ© intĂ©gralement des frais qui sont nĂ©cessaires pour se soigner. Donc, je supprime l'aide mĂ©dicale d'Ătat, je crĂ©e une aide vitale d'urgence, c'est-Ă -dire, Ă©videmment, s'il y a une Ă©pidĂ©mie ou s'il y a un risque vital, bien sĂ»r, on va soigner les clandestins, bien sĂ»r, on soignera les enfants aussi.
C'est-Ă -dire que la suppression de l'aide mĂ©dicale d'Ătat ne porte pas sur les mineurs. Mais quand je vois qu'il y a, aujourd'hui, des visas pour soins qui sont donnĂ©s, que 26 000 Ă©trangers sont venus se faire soigner sur notre systĂšme de santĂ©, parce qu'on leur a donnĂ© un visa pour venir se faire soigner, je me dis qu'on marche sur la tĂȘte et qu'il faut arrĂȘter ces profondĂ©ment injustes Ă l'Ă©gard des Français qui ont du mal Ă se soigner. Un tiers, quand mĂȘme, qui renoncent Ă se soigner parce qu'ils n'ont pas les moyens. Un tiers de Français. Bon, moi, ma responsabilitĂ©, mes obligations, je les entends d'abord vis-Ă -vis de mes propres compatriotes.
L'AME, mais j'ai une question simple. Je suis Français, un migrant tape à ma porte, je l'aide, je l'accueille. Est-ce que je serai condamné ?
Non, mais ce n'est pas comme ça que ça fonctionne. Mais si, si, si. Moi, je vais rétablir, si vous voulez, le délit d'entrée ou de présence illégale sur le territoire national. Ce délit a été supprimé. Et moi, je vais le rétablir. Et en rétablissant ce délit, je vais également rétablir le délit d'incitation ou de complicité d'aide à l'organisation. Si j'accueille un migrant, je suis complice. Mais non, vous le savez bien. Un migrant qui est en situation irréguliÚre. Non, vous le savez bien, monsieur.
En revanche, si j'organise une filiÚre clandestine, si je mets des moyens à disposition pour permettre aux clandestins d'échapper à la loi ou d'échapper à la police qui est là pour établir l'autorité. Des moyens pour les aider, comme les associations humanitaires. Eh bien, alors là , je me rends complice du délit d'entrée ou de présence clandestine. Est-ce que les associations humanitaires
sont complices du délit d'entrée ?
Parfois, oui. Ils sont mĂȘme complices des passeurs, parfois. Oui, oui. Je le dis trĂšs clairement. Mais des associations comme le Secours catholique, par exemple ? Moi, je suis Ă la Mayotte, monsieur Bordin. Ă Mayotte, la population mahoraise manifeste contre la CIMAD. Parce que la CIMAD organise en rĂ©alitĂ© la filiĂšre d'immigration clandestine en provenance des Comores. Ce dĂ©partement d'outre-mer... Donc, dissolution de la CIMAD ? Non, non, mais non, pas dissolution. On arrĂȘte de subventionner ça. Enfin, Ă©coutez, c'est insensĂ©. On donne de l'argent.
Des contribuables français qui ont de plus en plus de mal Ă payer leurs impĂŽts, on les donne Ă des gens qui organisent quelque chose qui est illĂ©gal. Ăa n'a aucun sens. Bon, et Ă Mayotte, on voit les consĂ©quences de l'immigration clandestine massive. On n'en parle jamais. Je vous rappelle que c'est un dĂ©partement français. D'accord ? Il y a 130 000 maorais. Il y a 500 000 habitants. C'est-Ă -dire que trois quarts de la population quasiment est clandestine. Eh bien, allez voir lĂ -bas ce qui s'y passe. Allez voir le niveau d'insĂ©curitĂ©. Allez voir la terreur que vivent les habitants au point que les mĂ©tropolitains n'acceptent mĂȘme plus de venir pour y travailler.
Les mĂ©decins, les policiers, les gendarmes. C'est ça qu'on veut pour notre pays. Moi, je ne veux pas ça. Donc, il faut aller regarder en face les consĂ©quences de tout cela et apporter des solutions qui soient extrĂȘmement fermes tout en restant humaines.
Bien. L'Europe. Vous tiendrez une confĂ©rence de presse le 18 janvier, la veille du discours d'Emmanuel Macron sur la prĂ©sidence du Conseil de l'Union europĂ©enne. Sur l'Europe, nous voulons savoir quelle est vĂ©ritablement votre position parce qu'en avril 2012, vous ĂȘtes en meeting Ă Lyon. Ăcoutons ce que vous disiez. Et c'Ă©tait en avril 2012.
Nous ne croyons plus à leur vieille utopie d'une Union européenne prospÚre, puissante, solidaire et fraternelle. Nous ne croyons plus à leur méchante Union soviétique européenne. Nous, mais...
Bien. Le 15 novembre dernier, vous ĂȘtes sur France Info.
Je ne suis pas la seule à pu y croire. Mon premier déplacement officiel à l'étranger aura lieu à Bruxelles. Je veux faire une alliance européenne des nations et sortir, encore une fois, d'une Union européenne qui est aujourd'hui décriée par à peu prÚs l'intégralité des peuples européens.
Alors l'Europe. L'Europe. Quelle est votre position ?
Est-ce qu'on pourrait Ă©viter de confondre l'Europe et l'Union europĂ©enne ? L'Europe, c'est un espace gĂ©ographique constituĂ© de nations que je souhaiterais libres et souveraines. Ăa n'empĂȘche pas qu'elles coopĂšrent entre elles. L'Union europĂ©enne est un systĂšme qui est aujourd'hui de plus en plus rejetĂ© d'ailleurs par les Français, qui est un systĂšme contraignant, qui fonctionne par la menace, par le chantage et dont il est vrai, M. Bourdin, qu'elle n'a pas apportĂ© la prospĂ©ritĂ©, l'indĂ©pendance, la baisse du chĂŽmage. Elle a apportĂ© la paix dans tous les cas. Non, elle n'a pas apportĂ© la paix. C'est la dissuasion nuclĂ©aire qui a apportĂ© la paix, M.
Bourdin, et c'est la paix qui a permis la construction de cette structure européenne. Donc, ce que je souhaite... Je voudrais vous expliquer qu'il y a deux modÚles, en fait. Il y a deux modÚles de coopération en Europe possibles. Il y a le modÚle de l'Union européenne, qui est un modÚle aujourd'hui allemand, qui est un modÚle qui vise à une forme de modÚle unique imposé de force, y compris de force, à l'ensemble des nations, qui aspirent nos souverainetés progressivement.
La derniĂšre souverainetĂ© aspirĂ©e sera l'immigration, oĂč l'Union europĂ©enne veut nous retirer la possibilitĂ© de dĂ©cider qui entre et qui se maintient chez nous en Ă©tant elle-mĂȘme le pourvoyeur, en quelque sorte, d'autorisation. Et puis, il y a ce que je souhaite, c'est-Ă -dire le modĂšle français, qui est le modĂšle que voulaient, en fait, les fondateurs français, qui est le modĂšle des nations libres, souveraines.
VoilĂ . Relation d'Ătat Ă Ătat. Plus d'application par la France des traitĂ©s europĂ©ens et internationaux, car supĂ©rioritĂ© de notre Constitution... Mais non, mais non, mais non, mais non, c'est ce que j'ai lu. Mais non, vous caricaturez. Je caricaturez pas. C'est ce que j'ai lu dans votre programme. Non, non, non, non. Transformation de la Commission europĂ©enne en simple secrĂ©tariat du Conseil europĂ©en,
c'est ça ? Mais, monsieur, Bourdin, pardon. Oui. Le fait que la Commission europĂ©enne ait aujourd'hui des pouvoirs qui sont exorbitants... En fait, vous ne voulez plus d'Europe. ...est un problĂšme dĂ©mocratique. Vous ne voulez plus de l'Union europĂ©enne. Parce que, monsieur Bourdin, la Commission europĂ©enne n'est Ă©lue par personne. Ce sont des technocrates qui dĂ©cident pour nous. Moi, ce que je souhaite, c'est que la volontĂ© des peuples soit respectĂ©e. Mais je souhaite la coopĂ©ration entre les pays europĂ©ens. Je pense qu'il y a des grandes coopĂ©rations Ă mettre en Ćuvre en Europe avec les nations.
Mais on ne peut pas imposer Ă une nation, une politique qui va Ă l'encontre de ses intĂ©rĂȘts vitaux. Or, c'est ce que l'Union europĂ©enne est devenue. Et avec des rĂ©sultats catastrophiques. DĂ©solĂ©e. Les accords de libre-Ă©change imposĂ©s par l'Union europĂ©enne, elles crĂ©ent une concurrence dĂ©loyale, toxique pour nos agriculteurs, pour nos industriels. Ils ne cessent de s'en plaindre. Est-ce qu'on peut faire le bilan Ă un moment donnĂ© d'un dispositif et s'apercevoir que le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il n'a pas rempli ses promesses et rĂ©flĂ©chir Ă un autre modĂšle ? Alors, contre le modĂšle allemand, moi je propose le modĂšle français. Et vous savez quoi ?
Je crois qu'il y a beaucoup de nations en Europe qui attendent la France, qui attendent beaucoup l'élection présidentielle française parce que précisément ils attendent ce modÚle-là . Et à ce moment-là , à nouveau l'Europe sera puissante parce que pour l'instant, l'Europe elle est à faune. Personne ne l'entend.
Avec l'euro en commun.
Et c'est trĂšs triste.
L'euro en commun.
Qu'elle soit Ă faune.
Qu'elle soit à faune. Elle est à faune dans le dialogue entre la Russie et les Etats-Unis sur l'Ukraine, justement. Alors précisément, j'ai une petite question. Je sais. Si la Russie attaque... C'est votre sujet de prédilection. Non, c'est l'un des sujets parce que c'est un sujet important. Bien sûr. Parce que les sujets internationaux dont on ne parle jamais dans cette campagne... Est-ce que vous vous rendez compte
quand mĂȘme que c'est un sujet important mais que l'Union europĂ©enne qui est donc Ă la frontiĂšre de l'Ukraine n'a mĂȘme pas son mot Ă dire ? Alors... Elle est tellement nulle, pardon, hein, de ce propos, mais elle est tellement nulle qu'elle arrive Ă ne mĂȘme pas avoir son mot Ă dire dans la crise ukrainienne. Et ce sont les Ătats-Unis et la Russie qui discutent entre eux d'un pays qui est sur... gĂ©ographiquement sur le territoire europĂ©en.
Poutine exige un traité interdisant à l'Ukraine d'entrer dans l'OTAN.
Il a raison ? C'est-Ă -dire que, historiquement, des engagements avaient Ă©tĂ© pris auprĂšs de la Russie que l'OTAN ne masserait pas, en fait, de capacitĂ©... Lui, il a passĂ© 100 000 hommes. Non, non, mais de capacitĂ© militaire Ă la frontiĂšre russe. Or, l'Ukraine est Ă la frontiĂšre russe. Et donc, c'est un accord qui a tenu pendant des dĂ©cennies et qui est aujourd'hui en train d'ĂȘtre remis en cause. Donc, la Russie y rĂ©agit mal, c'est vrai.
Réagit mal. Mais je ne crois pas, M. Bourdin. Et demande le démantÚlement des installations américaines de l'OTAN en Pologne, Roumanie et à Balte.
Donc, moi, j'aurais aimé, si vous voulez, qu'on pose la question de à quoi sert l'OTAN aujourd'hui. Je pense que l'OTAN...
On y reste ou pas ?
Non, ça dépend pour faire quoi. Enfin, c'est toujours pareil. Non, mais on y reste ou pas ? On sort de l'OTAN ? Je ne parle pas du commandement intégré. Non, mais M. Macron... Moi, je sors du commandement intégré de l'OTAN. Oui, mais M. Macron a dit... C'est symbolique. M. Macron a dit il y a quelques temps que l'OTAN est une coquille vide. Je m'attendais à ce qu'il fasse une déclaration pour nous dire quel objectif il donnait à l'OTAN. Je n'ai eu aucune réponse. Est-ce qu'il faut sortir de l'OTAN ? Non, il faut sortir du commandement intégré de l'OTAN. Mais surtout, je pense que ce qu'il faut faire, c'est réorienter l'OTAN vers le plus grand danger... Combien de pays dans l'OTAN ?
Combien de membres ? Qui pĂšsent... Non, mais excusez-moi, M. Bordin. Non, mais je voudrais... Non, mais je voudrais aller au fond parce que c'est important pour la sĂ©curitĂ© des EuropĂ©ens et des Français. Je souhaiterais que l'OTAN soit rĂ©orientĂ©e vers la lutte contre le fondamentalisme islamiste. Pourquoi ? Parce que c'est le plus grand danger qui pĂšse sur le monde aujourd'hui. Or, on se retrouve dans une situation oĂč on est Ă l'OTAN, Ă cĂŽtĂ© de la Turquie, de M. Erdogan, dont on sait qu'il est un soutien quand mĂȘme d'un certain nombre de visĂ©es islamistes. Donc, Ă quoi, encore une fois, sert l'OTAN ? Si ce n'est Ă nous empĂȘcher de pouvoir dĂ©velopper et continuer Ă dĂ©velopper une dĂ©fense ?
Non, ça ne sert à rien. Non, ça n'est pas
ce que je dis. Réorientons.
Voilà , on n'est pas obligés de tout casser à chaque fois. On peut améliorer les choses. J'ai une derniÚre question
sur le nucléaire. Oui. Sur le nucléaire. Vous avez évolué sur le nucléaire. Non. Si. Non. Le 18 novembre 2011 sur France 2. Voilà ce que vous disiez.
Le nuclĂ©aire est... Je pense que le nuclĂ©aire est effectivement une Ă©nergie dangereuse. Le jour oĂč l'on pourra s'en passer, il faudra le faire. Aujourd'hui, ça n'est absolument pas le cas. Mais voilĂ . Le jour oĂč l'on pourra s'en passer, il faudra dire. Mais demain, on pourra dĂ©couvrir des nouvelles sources d'Ă©nergie qui ne feront aucun dĂ©chet. Et d'ailleurs, c'est un peu ce qu'on est en train de faire avec Astrid. Emmanuel Macron a arrĂȘtĂ© le programme Astrid. L'objectif du programme Astrid, c'Ă©tait prĂ©cisĂ©ment de limiter considĂ©rablement les dĂ©chets radioactifs. On a dĂ©jĂ investi 750 millions dans Astrid. Il l'a arrĂȘtĂ©. Pourquoi ?
Donc en l'Ătat, le nuclĂ©aire est l'Ă©nergie la plus propre, la plus dĂ©carbonĂ©e qui est Ă notre disposition, la moins chĂšre. Et tant qu'on n'a rien trouvĂ© d'autre, je suis dĂ©solĂ©, mais il faut conserver et continuer Ă investir dans le nuclĂ©aire.
Dans le nuclĂ©aire. Merci Marine Le Pen. 500 milliards d'euros. C'est pragmatique. L'Europe, 500 milliards d'euros. C'est pragmatique. Vous avez vu ça ? C'est pas idĂ©ologique. C'est pragmatique. C'est pragmatique. Bien. Merci Marine Le Pen d'ĂȘtre venue nous voir ce matin. Il est 9h23. Nous avons avec vous fait un peu le tour de plusieurs questions. Votre programme est rendez-vous bientĂŽt avec d'autres candidats majeurs Ă cette Ă©lection prĂ©sidentielle. Je rappelle que le 18 janvier prochain, mardi soir, je serai en CorrĂšze pour la premiĂšre Ă©mission de La France dans les yeux avec ValĂ©rie PĂ©cresse. J'espĂšre que vous viendrez bientĂŽt nous voir en France. Nous accompagner, Marine Le Pen. 9h24.
Merci Jean-Jacques Bourdon dans quelques instants.
Marine Le Pen