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Discours / meetingNathalie Arthaud· 3 mars 2025 4 minAutoproduitActualité / polémiqueTravail & emploiImmigration & asileÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Travailleurs français, algériens ou originaires des 4 coins du monde : mêmes patrons, même combat !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 80 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Nathalie ArthaudFait
    « Les plans de licenciements pleuvent, la précarité se généralise et la pression au travail se fait de plus en plus forte pour tous. »
  • 0:15Nathalie ArthaudFait
    « Aucun hôpital, aucune usine ni chantier ne peut tourner sans les millions de femmes et d'hommes d'origine étrangère qui travaillent dur pour un salaire dérisoire. »
  • 1:00Nathalie ArthaudFait
    « Retailleau, après avoir durci les conditions de régularisation des sans-papiers, restreint l'accès aux visas et remis en cause le droit du sol à Mayotte. »
  • 2:00Nathalie ArthaudFait
    « Les Algériens et les Franco-Algériens sont une nouvelle fois victimes de la compétition haineuse et raciste entre la droite et l'extrême droite. »
  • 4:00Nathalie ArthaudFait
    « Les Algériens, exactement comme les autres étrangers extra-européens, sont forcés eux aussi d'obtenir un visa pour entrer en France. »
  • 5:00Nathalie ArthaudFait
    « Le vacarme autour de cet accord ne sert qu'à alimenter la surenchère nationaliste entre la France et l'Algérie. »
  • 7:00Nathalie ArthaudFait
    « Quelles que soient nos origines, nos convictions et le pays dans lequel on vit, quand on appartient au camp des travailleurs, on est du mauvais côté du bâton. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les plans de licenciements pleuvent, la précarité se généralise et la pression au travail se fait de plus en plus forte pour tous. Et la vie est de plus en plus chère. Et de quoi nous parlent nos dirigeants ?

D'immigration et d'immigrés, toujours assimilés à des dangers, voire à des délinquants en puissance. C'est aussi abject que mensonger. Il est certainement plus facile de flatter les préjugés racistes et xénophobes que de demander des comptes à Michelin, Auchan ou Arcelor qui sont en train de fabriquer les chômeurs de demain.

Et quand les milliardaires bien français ne paient même pas les impôts qu'ils devraient, eh bien, les dirigeants trouvent sans doute très utile de faire diversion. Aucun hôpital, aucune usine ni chantier ne peut tourner sans les millions de femmes et d'hommes d'origine étrangère qui travaillent dur pour un salaire dérisoire. Et aucun gouvernement ne peut priver le patronat des bras qui lui sont indispensables.

En réalité, cette démagogie anti-immigrés ne sert qu'à cacher la responsabilité patronale et à diviser le monde du travail. À la tête de cette campagne, il y a le ministre de l'Intérieur Retailleau. Après avoir durci les conditions de régularisation des sans-papiers, restreint l'accès aux visas et remis en cause le droit du sol à Mayotte, son obsession se porte maintenant sur l'Algérie et les Algériens.

La crise entre la France et l'Algérie a éclaté depuis que Macron a reconnu la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental. Et depuis, une provocation en entraîne une autre. Et maintenant Retailleau, appuyé par Bayrou, exploite sans honte l'attentat de Mulhouse, perpétré par un schizophrène algérien qui était sous obligation de quitter le territoire, pour menacer de dénoncer l'accord franco-algérien de 1968.

Les Algériens et les Franco-Algériens sont une nouvelle fois victimes de la compétition haineuse et raciste entre la droite et l'extrême droite. Victimes une fois de plus de tous ceux qui n'ont pas digéré l'indépendance de l'Algérie et qui fantasment sur tout et n'importe quoi. Parmi ces fantasmes, il y a cet accord de 1968, mais qui n'a rien d'un privilège pour les Algériens parce que les Algériens, exactement comme les autres étrangers extra-européens, sont forcés eux aussi d'obtenir un visa pour entrer en France – visa qu'il est d'ailleurs de plus en plus difficile d'obtenir.

En fait, le vacarme autour de cet accord ne sert qu'à alimenter la surenchère nationaliste entre la France et l'Algérie, et c'est un poison pour les travailleurs des deux côtés de la Méditerranée. En France, cette nouvelle croisade contre l'Algérie ne sert qu'à flatter les préjugés racistes et nationalistes. Et c'est sûr que ce n'est pas face à Trump que les dirigeants français peuvent rouler des mécaniques !

Mais face à Alger, ils peuvent s'y essayer. Pour le président algérien Tebboune, c'est aussi une façon de faire bonne figure. En butte au mécontentement général, le régime réprime les opposants politiques, les jeunes et les travailleurs qui se battent pour améliorer leur quotidien.

Dans cette situation, quoi de mieux que de faire diversion en jouant sur la fierté nationale ? Laissons ces semeurs de haine à leurs manœuvres. Que l'on vive d'un côté ou de l'autre de la Méditerranée, le sort réservé aux femmes et aux hommes du monde du travail, c'est l'exploitation, les bas salaires, des conditions de travail de plus en plus dures et les bruits de bottes.

Quelles que soient nos origines, nos convictions et le pays dans lequel on vit, quand on appartient au camp des travailleurs, on est du mauvais côté du bâton car celui-ci est toujours tenu par les plus riches, par les capitalistes et par leurs sbires politiques. C'est ensemble, en serrant les rangs et en étant solidaires, quelle que soit notre nationalité, que nous réussirons à défendre nos intérêts de travailleurs, à nous faire respecter et à renverser cet ordre impérialiste et ses frontières stupides.