Acte IV de la mobilisation des lycéens : parole aux lycéens Puydômois
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Questions et réponses
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- 0:41OuverteRéponse directe
Peut-être d'abord revenir sur le Premier ministre. Il s'est exprimé hier soir.
- 0:51OuverteRéponse partielle
Est-ce que vous l'avez écouté ? Est-ce qu'il vous a convaincu ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Toi, de ton côté, il est revenu aussi sur les violences, notamment les actes de violences qu'il y a pu y avoir de certains policiers.
- 2:01OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous, vous revendiquez ici à Clermont-Ferrand dans vos lycées respectifs ?
- 2:22FerméeRéponse directe
C'est le cas, par exemple, chez toi ? Dans ta classe de terminale, vous êtes combien actuellement ?
- 3:32OuverteRéponse directe
Vous parliez du manque de moyens, de personnel, d'AESH, d'infirmières, d'enseignants. Est-ce que c'est le cas, par exemple, au lycée Lafayette ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:45PrésentateurFait
« Il y a plusieurs enquêtes confiées à l'IGPN, c'est la police des polices. »
- 2:08InvitéFait
« Nous, on revendique l'état des bâtiments qui sont la plupart délabrés. »
- 2:15InvitéChiffre
« Les horaires, la surcharge des classes, on est entre 35 et 40 pour certains lycées. »
- 2:25InvitéChiffre
« Dans ma classe, je crois qu'à Cidoine, on est 35. »
- 3:40InvitéChiffre
« Actuellement, nous, dans notre établissement, on a 40% des effectifs d'agents de retretien qui sont absents. »
- 4:08InvitéFait
« Parce que dès 13h, nous, au lycée Lafayette, on n'a plus de nourriture quasiment, à part quelques bouts de pain. »
Temps de parole
- Présentateur41 %
- Invité36 %
- Invité 221 %
- ?2 %
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Ici Pays d'Auvergne, ici matin. Une nouvelle grande journée de mobilisation pour les lycéens en France et en Auvergne. On en parle avec vos invités Delphine Marionboule. Un déblocage annoncé encore dans plusieurs lycées en Auvergne, notamment du côté de Clermont-Ferrand. Une manifestation aussi. Le syndicat CGT Éducation appelle à se mobiliser tout à l'heure à 10h, place de Lille. Trois semaines de mobilisation au niveau national, deux semaines en Auvergne. Et ça oblige le Premier ministre à prendre la parole encore une fois hier soir pour tenter d'apaiser la colère. Nous sommes avec deux lycéens, puis deux mois. D'abord Asia Chabert qui est au lycée Cidouane Apollinaire en terminale.
Bonjour. Bonjour. Et Mathéo Baudin au lycée Lafayette en terminale également. Bonjour. Peut-être d'abord revenir sur le Premier ministre. Il s'est exprimé hier soir. Il s'est adressé d'ailleurs en premier lieu au lycéen. Il dit qu
'il
y aura des annonces, mais pas avant la fin du mois.
Est-ce
que vous l'avez écouté ? Est-ce qu'il vous a convaincu
?
Du coup, personnellement, je l
'ai
écouté et j'ai suivi ce qu'il disait. Et je trouve que ces annonces sont un peu tardives. Le fait que ce soit en fin du mois, je pense qu'ils auraient pu déjà commencer à faire de premières annonces, de premiers pas vers nous pour commencer à calmer le jeu et à voir qu'on est vraiment écouté et comprendre qu'ils sont là aussi pour nous aider et qu'ils veulent travailler avec nous et travailler pour nous. Et du coup, je trouve qu'avant la fin du mois, en sachant qu'on est le 8, donc ce qui va être tard, ça reste assez terrible. On a l'impression qu'ils essaient juste de faire durer le mouvement pour qu
'on
puisse s
'épuiser. On attend les
vacances aussi ?
Exactement,
on attend les vacances. Les vacances, c'est
dans 10 jours à peu près ?
C'est la semaine prochaine.
Asiya, peut-être que tu as suivi. Toi, de ton côté, il est revenu aussi sur les violences, notamment les actes de violences qu'il y
a
pu y avoir de certains policiers. Il y a plusieurs enquêtes confiées à l'IGPN, c'est la police des polices.
Moi, je trouve ça totalement inadmissible, toutes les violences qu'on subit, alors que c'est un mouvement pacifiste et en plus, nous sommes tous mineurs et lycéens.
Qu'est-ce que vous, vous revendiquez ici à Clermont-Ferrand dans vos lycées respectifs
?
Alors nous, on revendique l'état des bâtiments qui sont la plupart délabrés. Les horaires,
la
surcharge des classes, on est entre 35 et 40 pour certains lycées. C'est le cas, par exemple, chez toi ? Dans ta classe de terminale, vous êtes combien actuellement
?
Dans ma classe, je crois qu'à Cidoine, on est 35. Je sais qu'à Blaise Pascal, il y
a
une classe qui est... Ils sont 39 dedans. Un manque de personnel, donc AESH, prof, agent d'entretien, parcours sup. On a un manque de visibilité et de compréhension de la plateforme. Ça nous laisse totalement dans le flou.
Ça
crée du stress.
Il y a,
on avait le patron de l'université, le président de l'université qui disait que le stress se rallonge sur plusieurs années.
En
fait, avant, et je parle pour mon cas, on avait le bac et puis on partait faire des études. Aujourd'hui, il nous disait, c'est vrai qu'on sent que chez les lycéens, dès la seconde, on commence à avoir la pression de se dire quelle note il faut que j'ai, quelle option il faut que je choisisse. Est-ce que je vais avoir le bac ? Est-ce que je vais avoir le bon classement pour parcours sup
?
Exactement. Ça nous met un stress,
c
'est vrai, dès qu
'on
rentre au lycée. Et même, et encore plus, quand on arrive en terminale et qu
'on
sait qu'on va devoir faire nos voeux. Dès février, on est totalement stressé.
Et
on peut même plus se concentrer
finalement sur purement passer le bac.
C
'est ça aussi que
vous voulez
? Exactement. Je me tourne vers Mathéo. Vous parliez du manque de moyens, de personnel, d'AESH, d'infirmières, d'enseignants.
Est
-ce que c'est le cas, par exemple, au lycée Lafayette
?
Du coup, oui, au lycée Lafayette, c'est le cas. Actuellement, nous, dans notre établissement, on a 40% des effectifs d'agents de retretien qui sont absents. Et du coup, les internes doivent eux-mêmes organiser leur ménage. Alors que normalement, ce n
'est
pas forcément au travail. Je pense que ce n
'est
pas forcément un problème, mais juste, on est là et on est censés pour étudier. On organise nous-mêmes des ménages sur la base du volontariat des élèves. On a aussi un manque de personnel pour le SEF, ce qui fait qu'on a d'énormes retards, qu'on a énormément d'attentes et de manque de nourriture. Parce que dès 13h, nous, au lycée Lafayette, on n'a plus de nourriture quasiment, à part quelques bouts de pain. Donc oui, ce manque de personnel, il est problématique. Après, je sais qu'aussi à Chamalière, il manque d'AESH, il manque de personnel pour aider.
Les AESH,
on va repréciser, c'est les personnels qui aident, notamment les lycéens, les élèves de façon globale qui sont en difficulté et qui ont des situations de handicap.
Exactement.
Est-ce que vous allez vous mobiliser aujourd'hui ? Est-ce que vous savez où ça en est, notamment des blocages ?
Il
y
en
a eu quelques-uns hier, il y en avait qui étaient annoncés ce matin.
Alors du coup, dès ce matin, nous, je sais qu'on a fait des appels pour aujourd'hui. On a du coup un appel pour 10h à De Lille. Et ce matin, pour les blocages au niveau lycéen, alors personnellement, je suis interne, donc en partant de mon lycée, j'ai pu voir qu'on avait, quand en ce moment, un regroupement au niveau du lycée Lafayette. On avait déjà le corps administratif qui était en train de dissuader nos élèves. Après aussi, je sais qu'on a des élèves qui, dès 5h du matin, sont partis essayer de bloquer le lycée Cidouane. Mais il y avait énormément de répression policière lors de ces moments-là. Il y avait énormément de patrouilles et de... De
présence policière. C
'est ça, pour contrer, du coup, ces tentatives de blocage.
Est-ce que vous pensez que la mobilisation avait encore au rendez-vous ? On avait eu entre 2 500 et 4 000 personnes manifestées, avec des enseignants aussi, lors de la manifestation tout à
l
'heure.
Je
me tourne vers toi, Asya, mais c'est vrai que les examens, il faut les préparer. Les cours, vous les manquez. Donc ça commence aussi peut-être à peser sur les uns et les autres.
J'avoue que moi, j'aimerais bien retourner en cours. Mais en même temps, on ne se sent pas du tout écoutés. Donc pour l'instant, on va continuer. Mais oui, les cours manquent. Après, là, ça va. On n'a loupé qu'hier, pour ceux qui se sont mobilisés pour un blocus. Mais oui, on va continuer jusqu'à ce que...
Jusqu
'à ce
que
vous soyez entendue. Entendue,
oui.
Dernière question. Est-ce que ça vous rassure de voir les syndicats à vos côtés encadrer les manifestations ? Peut-être éviter les dérapages,
l
'arrivée, notamment, on l
'a
vu la semaine dernière, de personnes extérieures au mouvement et qui viennent provoquer, entre guillemets, les forces de l'ordre et donc forcément entacher votre mouvement
?
Du coup, oui, en soi, les syndicats, ils sont là et ils nous aident.
Ils
nous apportent leur expérience et leur capacité matérielle et toutes leurs expériences qu'ils peuvent avoir. Et on a pu voir, comme mardi, la manifestation est passée totalement pacifique. Il n
'y a
pas eu de problème ni de débordement. Et donc, le fait qu'ils nous encadrent nous permet aussi de légaliser nos manifestations et de permettre, du coup, d'avoir moins de répression ou pas de répression policière et, du coup, d'avoir des mouvements pacifiques sans débordement, ce qui, je trouve, le plus important pour la sécurité de tous.
Merci beaucoup, Mathéo et Astia, d'avoir été avec nous ce matin. Bonne journée à vous et puis bon courage aussi pour les examens, le baccalauréat et l'année qui arrive.
Merci,
bonne journée. Sous
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