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Podcast / conversationBACKSEAT· 12 décembre 2025 40 minContradictoireActualité / polémiqueSantéInstitutions & électionsRetraitesSolidarités & famille

Sarkozy DYNAMITE le barrage contre l'EXTRÊME DROITE - l'Actu de la semaine

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 7 %Attaque 68 %Défensif 24 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:23IntervenantChiffre
    « une hausse de l'objectif de dépense de l'assurance maladie de 3%, une suspension de la réforme des retraites jusqu'en 2028, l'instauration d'un congé de naissance, la limitation de la durée des arrêts de travail, la surtaxe sur les mutuelles a été votée, pas de doublement des franchises médicales, pas de gel des prestations sociales contrairement à ce qu'avait anticipé le gouvernement, allègement des cotisations patronales pour les heures supplémentaires. »
  • 1:51IntervenantFait
    « la suspension slash décalage de la réforme des retraites jusqu'au 1er janvier 2028. »
  • 4:27IntervenantFait
    « c'est l'un des budgets de la sécu les plus contraignants qui a été adopté dans l'histoire de notre pays, depuis qu'il existe le budget de la sécu, depuis 95. »
  • 5:53IntervenantFait
    « l'abandon du 49-3 par Sébastien Lecornu, avec l'acceptation par le gouvernement de jouer le jeu, de la discussion, du dialogue, etc. »
  • 22:35IntervenantFait
    « Il dit que lui ne ferait pas barrage à Marine Le Pen au second tour, qu'il serait prêt à voter pour Marine Le Pen au second tour. »
  • 23:52IntervenantFait
    « le Front républicain, on l'a bien vu, en 2024, il était déjà cuit pour le CLR français. »
  • 26:56IntervenantFait
    « il devient de plus en plus accepté et dit, voire même presque une doctrine officielle que face à un LFI on vote RN. »
  • 31:56IntervenantFait
    « François Mitterrand disait lui qui avait connu de près les années 30 et le régime de Vichy, il disait la droite c'est la droite et tout ça pour lui c'était les mêmes. »
  • 32:34IntervenantFait
    « L'union des droites est une lubie de Bolloré parce qu'il trouve que le RN il ne fait pas encore confiance niveau économique. »
  • 39:55IntervenantFait
    « LFI est hors de l'arc républicain cette commission est faite pour ça pour justifier qu'LFI soit hors de l'arc républicain parce qu'à coïntance avec les islamistes. »

Temps de parole

  • Intervenant28 %
  • Intervenant 226 %
  • Intervenant 323 %
  • Intervenant 413 %
  • Intervenant 58 %

2,5 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

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0:28
Intervenant

A sequence que vous attendez tous évidemment, le projet de loi de financement de la Sécurité Sociale a été adopté avec les voix du Parti Socialiste et avec l'abstention des écologistes. Le projet de loi de finance a été approuvé donc par l'Assemblée Nationale à 13 voix près. C'était short mais c'est passé pour le texte porté par le gouvernement. Ce texte est le fruit de longues négociations et de recherches de compromis difficiles entre le gouvernement et les groupes politiques au Palais Bourbon, en particulier le Parti Socialiste.

On va en parler, Sébastien Lecornu a rassemblé les voix des groupes de renaissance du Modem, de Lyot et du PS, auxquels se superposent les abstentions majoritaires chez les écologistes, les Républicains et Horizons. Avant de parler de Popol et de revenir sur les négociations et sur l'état des forces en présence après le vote de ce texte, on voulait vous parler un petit peu quand même du contenu de ce texte.

Le budget de la sécurité sociale, des mesures ont été décidées, j'en ai quelques-unes en vrac, une hausse de l'objectif de dépense de l'assurance maladie de 3%, une suspension de la réforme des retraites jusqu'en 2028, l'instauration d'un congé de naissance, la limitation de la durée des arrêts de travail, la surtaxe sur les mutuelles a été votée, pas de doublement des franchises médicales, pas de gel des prestations sociales contrairement à ce qu'avait anticipé le gouvernement, allègement des cotisations patronales pour les heures supplémentaires.

L'un des éléments centraux de ce texte qui a fait couler beaucoup d'encre, Malek, c'est cette question justement de la suspension slash décalage de la réforme des retraites jusqu'au 1er janvier 2028. C'est passé donc, qu'est-ce que ça change ? Alors ça change, qu'à la base on nous avait parlé de vie changée pour environ 2 millions de personnes, puis de 700 000, selon les derniers chiffres de la CFDT, des groupes politiques, la France Insoumise par exemple parle de 400, 500 000, donc encore moins, mais quoi qu'il arrive on est loin du compte.

On est donc, alors que, il est important aussi de le dire, des députés ont été élus en défendant l'abrogation de la réforme des retraites, là on est sur un petit décalage, voilà. Voilà, on décale de quelques mois pour, entre 400 et 700 000 personnes, selon la police, la préfecture, vous vous débrouillez. Le PS ? Et le PS... Ça dépend de quand les gens partent à la retraite en fait, c'est des ouvertures de droit, mais ça veut dire que tu vas partir à cette date-là, on verra. Également, et le PS le défend comme la grande victoire, le brandit comme la grande victoire, et explique son vote par cette raison-là.

Moi je continue de penser qu'on en est loin du compte encore, et après on va aborder le reste du PLFSS, mais notamment sur le fait de soutenir un texte, même en s'abstenant, quel impact ça a selon moi ? Le gouvernement et les soutiens du gouvernement défendent ce texte un peu du bout des lèvres, parce qu'eux-mêmes ne le trouvent pas ouf, de toute façon personne ne le trouve ouf, ça faut vraiment s'y faire, c'est vraiment un compromis.

Et ils disent que ce texte ne comprend pas de politique particulière ni de réforme, c'est purement contextuel, c'est purement, comment dire, c'est paramétral, c'est ça que je voulais dire, on joue sur des paramètres, mais il n'y a pas grand-chose de révolutionnaire dans ce budget de la sécurité sociale. Qu'est-ce que vous en pensez ? Moi je voulais revenir sur l'ONDAM, justement. L'objectif national de dépense de l'assurance maladie. Tu as dit, mais je pense que c'était un abus de langage, qu'il y a eu une hausse de 3%, mais en fait non, il y a eu une hausse de un seul pourcent, et c'est justement ce qui a permis... On est passé de 2 à 3. On est passé de 2 à 3, voilà exactement.

Alors qu'en réalité, pour que les hôpitaux puissent fonctionner correctement et n'aient pas à faire des coupes drastiques dans leurs dépenses, et donc de fait, des choix sur la santé de chacune et chacun et des personnes aussi qui soignent, il faudrait que l'ONDAM soit à 4,5%, 5%. Donc on est quand même bien loin du compte. Si je ne dis pas de bêtises, je crois que c'est l'un des budgets de la sécu les plus contraignants qui a été adopté dans l'histoire de notre pays, depuis qu'il existe le budget de la sécu, depuis 95, si je ne dis pas de conneries non plus. Donc voilà, ça c'est aussi quelque chose d'important à dire.

Et autre chose que je trouve intéressante, tu parlais de conjoncture, la conjoncture effectivement politique a un peu effacé le fond de ce budget. C'est-à-dire qu'on a beaucoup parlé de l'apopole, effectivement, savoir qui va soutenir, qui va s'abstenir. Et puis du jour au lendemain, tu avais Horizon qui disait « Non, mais nous on va voter contre, on va s'abstenir, finalement on va voter pour ». Donc ça a vraiment permis d'éclipser ce qui se joue en fait sur la réalité de notre système social et de santé. Et je pense que ça, c'est assez grave. Et j'ai un peu peur, j'anticipe un peu, que ce soit la même chose sur le PLF et les débats à venir. Moi, je suis complètement d'accord avec toi.

Je rappelle quand même qu'un budget de la sécu ou un budget de l'État, c'est à peu près pareil. Moi, ça fait quand même des années maintenant que j'en vois passer. C'est à peu près toujours la même chose. On a un gouvernement qui a une majorité absolue, qui fait une conférence de presse en septembre en présentant sa copie. L'opposition hurle en disant que c'est un scandale, dépose plein d'amendements, parfois réussir à en faire adopter un ou deux à la marge, mais au bout du bout, le budget est voté par la majorité et ainsi va la vie. C'est ça, la Ve République, c'est comme ça qu'on fonctionne.

Cette année, il faut quand même reconnaître qu'on a vécu une année très particulière avec l'abandon du 49-3 par Sébastien Lecornu, avec l'acceptation par le gouvernement de jouer le jeu, de la discussion, du dialogue, etc., y compris en acceptant de revoir leurs objectifs de maîtrise des déficits alors qu'ils n'étaient vraiment pas partis là-dedans. Rappelez-vous, François Bayrou, et Dieu sait qu'on en a parlé dans Baxi, donc la séquence qu'on est en train de vivre est folle. La séquence qu'on est en train de vivre est folle, et pour autant, elle est complètement illisible. Elle efface complètement le fond du budget, je suis complètement d'accord avec toi.

Et dans ce marasme d'illisibilité, c'est les positions les plus simples qui ressortent le mieux. Oui, et puis finalement, c'est aussi les décisions les plus violentes qui ont été prises, parce qu'encore une fois, c'est le budget le plus contraignant qui a été voté par le plus resserré, le plus contraignant pour le système de santé et le système social. Est-ce que le PS a rejoint la majorité macroniste ? Est-ce qu'on peut le dire ? C'est affirmé par certains opposants au Parti Socialiste qui l'accusent de faire ça, c'est nié par le membre du Parti Socialiste qui ne dit certainement pas qu'on n'est toujours pas macroniste, on a juste fait un compromis avec eux.

D'après ce que j'ai compris, il y a une nouvelle bromance. C'est-à-dire que ça s'est décidé au téléphone entre Le Cornu et Olivier Faure. Il y avait même d'autres socialistes qui disaient « En gros, Olivier, il revient, il nous met devant le fait accompli de ce qu'il a discuté avec Le Cornu avant. » Donc c'est vraiment un budget avec une co-construction « Oui, je te tiens, passe-moi la salade, je te file la rhubarbe. » Avec… Non, c'est quoi la phrase ? C'est ça, c'est ça. C'est plus celle-là. On est vraiment en train de le faire, ce dîner de Noël. Et vraiment, le truc sur la CSG, sur les biens du capital, je ne sais pas quoi, « Bon, très bien, je te mets la moitié.

» Le PS, en fait, se retrouve à valider, en fait, il est obligé de valider le truc en dernier sort parce que sinon, ça invalide même tout le processus, même tout ce dans quoi il s'est engagé depuis quelques temps, cette discussion. Et c'est vrai qu'on en avait parlé, j'avais dit « Putain, eux, il ne fallait juste pas leur redonner du gaz parce que maintenant, ils croient trop que c'est eux les champions. » Et t'imagines, Olivier Faure, Et de fait, ça l'est. Personne ne le calculait pendant je ne sais pas combien de temps. Maintenant, il a le Premier ministre au téléphone tous les jours. Tous les jours, il l'avait au téléphone.

Le Cornut avait même mis un rappel, enfin, j'ai lu ça dans la presse, avait même mis un rappel sur son téléphone, pensé à appeler Olivier Faure. Et on se retrouve avec Horizon, qui au dernier moment, donc Horizon, Édouard Philippe, etc., qui au dernier moment, parce qu'il a sa petite stratégie de distinction, à lui, Édouard Philippe, il veut la rupture avec Macron. La dernière fois, il a même demandé sa tête, enfin, sa démission. Et là, il a dit, bon, on ne va pas voter ce truc-là. Et ça a foutu le PS encore plus dans la merde, parce qu'il est obligé d'aller au bout du processus maintenant, qui acte aussi une rupture avec le reste de la gauche.

On en parlera avec Cyril Châtelain tout à l'heure, qui, elle, s'est juste abstenue, enfin, avec son groupe. Mais ce que n'ont pas fait d'autres du groupe écologiste. Tous les anciens de Mélenchon, les Hautins, Corbière, machin, eux, ils ont voté contre. Il y en a qui ont voté pour. Qui a voté pour ? Je ne sais pas, tiens, j'en veux voir. Delphine Bateau, notamment. Ah non, mais c'est Delphine Bateau. C'est ici, Delphine Bateau. Oui, Delphine Bateau. Des hollandistes, Delphine Bateau. Oui, mais ils l'ont mis dedans. Voilà, et donc là, ça acte aussi du retour en force des hollandistes dans le PS. On est d'accord, Malek ? Oui, oui, on est d'accord. Il se trouve que j'y ai fait mes classes.

Mais c'est pour ça que je te le dis. On m'a toujours appris, que ce soit sur un enjeu municipal ou même au niveau national, qui vote le budget ou qui s'abstient et donc permet au budget de passer en s'abstenant, en soutient la majorité, tu vois. Et donc, là, c'est une forme de soutien sans participation en réalité un peu subtile qui est en train de se dessiner. Tu l'as dit, il y a des gens de la majorité, enfin de la majorité où est-ce qu'il en reste, qui se pincent le nez pour parler du PLFSS. Quand on apprend que dans les derniers jours, c'est Philippe Brun, député PS, qui a appelé des députés LR en disant « Eh, il faut voter, hein ! » « T'oublie pas, hein ! » « Il faut voter, hein !

» Parce que Rotaillot avait dit « Votez pas ! » Mais ça, c'est Émile... Alors, on va nous en parler. Donc, ça pose question. J'avais expliqué ce qu'étaient traditionnellement les petits-déjeuners de la majorité. Pour l'instant, Olivier Faure et Boris Vallaud n'en sont qu'au déjeuner. Ils arrivent au brunch, bientôt au petit-déj et ils se rapprochent tout doucement de la majorité. Moi, je suis d'accord avec toi. C'est effectivement une règle définie en disant que celui qui vote le budget soutient le gouvernement, celui qui vote le budget fait partie de la majorité. Moi aussi, j'ai appris ça.

Le truc, c'est que ça, c'était vrai à l'époque où le budget était celui de la majorité du gouvernement. Là, on est sur un budget tellement chelou que... De toute façon, on vit un moment tellement chelou depuis 2024 que... Et qui n'est pas un budget d'opposition non plus. Clairement pas. Voilà. Bah non. Non mais clairement pas, certainement pas. Mais qui a été voté grâce à l'opposition. Mais qui a été 1-20 quoi. Et 149-3. Et 149-3. Et parce que personne n'en veut avec des abstentions bizarres. Même Horizon n'a pas voté. Oui, c'est ça. Le budget a été voté grâce à l'opposition. Il faudrait peut-être clarifier pour les gens. Le PLFSS, c'est le projet de loi de finances pour la sécurité sociale.

Donc, c'est pas le budget de l'État. Ça, on va le voir après. Mais là, c'est la fin de la course, là, pour le PLFSS. C'est-à-dire que l'idée, c'était, c'est ce que va nous dire sans doute Cyril Châtelain, c'était que de toute façon, comme ça, on se donne un budget. C'est ce que disent le PS aussi. Comme ça, de toute façon, on se donne un budget. En fait, le vrai enjeu politique sera après sur le budget de l'État. Et là, le PS est encore plus mesquin parce que les hollandistes et compagnie qui ne voulaient pas. C'était une idée, j'avais lu, c'était une idée de Laurent Baumel qui avait soufflé ça à Olivier Faure. Il lui avait dit, eh, demande-lui de ne pas utiliser le 49-3.

Chiche, il fait un budget sans le 49-3. Olivier Faure a fait chouette, super idée. Et là, on est avec le camp des hollandistes qui maintenant disent, ah ben non, en fait, il va falloir faire le 49-3. C'est illisible. Enfin, le PS a vraiment gagné la bataille de l'illisibilité. C'est complètement, je suis d'accord avec toi. Et je pense que ça va être très clair pour les électeurs la prochaine fois, par contre. Et ça, on va voir. On en reparlera sur le... Abonnez-vous, soutenez-bac-site parce qu'on va en refaire des émissions pour parler du PS et du reste. Tu penses que ça peut avoir une répercussion sur les municipales, vous pensez ? Oui, oui, oui.

C'est clair, les municipales, je suis pas sûr. En tout cas, les militants socialistes là sur le terrain... Ils jouent là-dessus, oui. Ils rament. Franchement, s'ils pouvaient faire un petit Men in Black et oublier Olivier Faure pendant quelques temps et ce que fait le PS au niveau national, ça leur arrangerait rien. Ça les arrangerait vraiment. Oui, donc il y a déjà des répercussions. Émilien, en quoi ce vote sur le PLFSS a été l'occasion encore une fois pour Laurent Wauquiez de faire chier Bruno Retailleau ? Écoute, c'est un hobby comme un autre, à ma foi, qui doit être plaisant, j'imagine. C'est un plaisir sain. Oui, je avoue. Non, mais c'est comme ça, ça garde la santé.

Petite learning routine. Ça préserve. Après mon jus de citron. En fait, il se trouve que c'est une situation un peu absurde qui est qu'auparavant, Laurent Wauquiez pour contrer l'ascension de Retailleau était plutôt contre la participation de LR. Maintenant que Retailleau a décidé un peu tout seul de changer de braquet, de dire que moi je suis contre, du coup Wauquiez veut le faire voter juste pour le faire chier. Le fait est aussi que ceux qui décident, mine de rien, c'est les députés. Les députés ne sont pas soumis totalement à Wauquiez. Si vient le problème d'ailleurs quelque part de LR, c'est qu'en fait, il n'y a pas une discipline de parti énorme.

LR, c'est un des partis qui a été les plus fracturés sur ce vote-là. Ils ont eu, je crois, trois peut-être contre, 18, je perds de bêtises, mais quelque chose comme 15-18 de vote pour et le reste d'abstention. Donc il y a quand même des gens qui ont voté différemment, sachant que la stratégie actuellement au Sénat, c'est de dire, en fait, on va juste voter une motion de rejet préalable. On va refuser de discuter le budget pour que ça revienne tout de suite à l'Assemblée, pour que ça puisse être rediscuté et quelque part reconduire le compromis qui a été fait à l'Assemblée.

Donc l'idée, c'est de dire, en gros, on abandonne la négociation, on ne va pas essayer de rajouter des choses de droite encore en plus. On veut le faire passer parce que, voilà, parti du gouvernement, tout ça. Du coup, ce qui permet à l'UDR et au RN de dire que, voilà, maintenant, c'est des années de la Macronie parce qu'en plus, il y a des taxes qui sont rajoutées dans ce budget. Donc, en fait, c'est une course de est-ce que ce que tu veux être, c'est l'opposant principal à Macron ou est-ce que tu veux être celui qui est en responsabilité, qui va faire voter le budget ?

Donc, en fait, Retailleau évoqué s'échange les sièges en misant sur le fait que l'un va être plus avantage de Claude pour 2027. Sans doute que les deux vont se planter à la fin. mais c'est ce petit jeu-là qui anime tout ça sachant que, bah oui, en fait, et puis il y a par ailleurs le fait que c'est un budget socialiste. Oui, par ailleurs, l'argument, c'est un budget socialiste. Ben voilà. C'est Olivier Faure et François Hollande qui tiennent la plume. Voilà. Et donc, Eric Setti, oh mon Dieu, c'est un budget socialiste, les charrues. Bolchevique, Bolchevique, Bolchevique. C'est plus ce que c'est, c'est le socialisme. Ça a changé. Ouais, ouais.

Est-ce que le grand gagnant de tout ça, ce n'est pas Sébastien Lecornu dont la méthode, moi j'ai été dubitatif de sa méthode, vous le savez, on a entendu le dire un nombre de fois incalculable depuis la rentrée de septembre dernier, j'y croyais pas un quart de seconde. Il a quand même réussi à faire adopter un PLFSS. Putain, j'aurais pas mis une pièce dessus, je vous avoue, il y a deux semaines. Est-ce qu'il est en train de réussir son pari, Lecornu ? Est-ce qu'il est en train d'y arriver ? Est-ce qu'il fait passer un budget à la fin ? Non, non, mais attends. Là, s'il a réussi, c'est parce que Macron l'a laissé faire.

Les autres, s'ils se sont mangés les dents, c'est parce que Macron n'a pas laissé faire, en fait. Ils étaient en mode non, mais tu te démerdes. Là, Lecornu, il a eu, en fait, la possibilité de négocier parce qu'au château, ça ne bloquait pas. J'ai même vu qu'au château, on a reçu Marie-Lise Léon, que ça avait aidé à débloquer le truc sur la CSG du Capitale. Ah, voilà. Donc du coup, c'est parce que Macron a permis, en fait. Non, mais OK. C'est tout ça, en fait. Je suis complètement d'accord avec toi sur l'architecture du pouvoir. On a effectivement un effacement d'Emmanuel Macron qui laisse faire Sébastien Lecornu, qui a les coups des franges, qui se démerde, qui prend ses décisions, etc.

Il a un seul enjeu, Macron, là. C'est qu'il veut que ça dure jusqu'à 2027. Tranquillou, il ne veut pas dissoudre, il ne veut pas démissionner ni quoi que ce soit. Et l'Assemblée telle qu'elle est, là, maintenant, plus ou moins paralysée, c'est-à-dire, voilà, tripartition, machin. Ça l'arrange. Voilà, au moins, elle ne va pas trop lui casser les couilles parce qu'une Assemblée trop forte, ça peut aussi être chiant. D'autant plus qu'il a, évidemment, en fin de règne, il a moins la main sur son parti qu'il n'aurait pu l'avoir avant. Donc, à la limite, battez-vous les enfants. Faites-moi passer ce truc-là.

Lecornu, ta mission, c'est de me faire, faire en sorte qu'ils s'entendent et tu me fais passer un truc pour juste que moi, moi, je vais prendre de la hauteur avec l'international, je vais faire d'autres trucs, je ne sais pas quoi. Mais juste, on ne refait pas une nouvelle crise parce que je crois qu'il est fatigué. Oui, oui, oui. On l'herbe de tout ça. Oui, on l'herbe de tout ça. Le monde économique est fatigué. Le monde économique veut de la stabilité, pas des nouvelles élections. Évidemment, les marchés aussi. Il le disait bien, les points de PIB que ça a coûté à la France, la dissolution, etc. Donc là, évidemment, les marchés sont un peu à cran là-dessus. Ils veulent de la stabilité.

Macron n'est coûtant que son courage. les marchés économiques et les grands industriels de notre pays, bien évidemment qu'il ne veut pas une énième instabilité politique. Je pense, je suis tout à fait d'accord avec Usul, qu'en fait, la lettre d'omission de le Cornu, c'est tu fais en sorte que ça tienne. Voilà, on reste statu quo. Essaye d'embrouiller les socialistes. Voilà, statu quo. Gagné. Il a bien embrouillé les socialistes. Il aura réussi à embrouiller, on fera le bilan du macronisme, on aura le temps de le faire, mais il aura quand même réussi à embrouiller les républicains s'il aura réussi à faire.

Lui qui rêvait de les faire travailler ensemble, il a réussi à aller vivre les reprises. Attends, il les a flingués dès 2017 en fait. C'était son plan initial. Après, il s'est passé des choses comme dès 2017. Ah non, à mon avis, lui, il voulait tout flinguer, justement, diviser pour Muranier, la Maxime classique. Et voilà, il les a tous flingués. Il y en a pour lesquels ça a pris plus ou moins de temps, mais en fait, le vert était dans la forme. Là, on a le retour de l'UMPS, n'est-ce pas ? Il y en a qui ont tweeté ça. Il y en a qui ont tweeté ça. Il y en a qui ont tweeté ça. En mode, ah ça y est, on peut revenir au bon vieux UPS.

Et je pense aussi qu'il les embrouillait pas forcément tant que ça parce qu'il a aussi misé sur le fait que le PS, en fait, voulait être le parti de gouvernement, voulait aussi être le parti qui n'est pas comme LF qui fait trop de bruit et tout. Qui bordélise pas. Et donc, voilà, qui bordélise pas. Et donc, en fait, je pense qu'il a senti peut-être que le fort, en tout cas, ne demandait que ça et qu'il y avait aussi des gens chez les Républicains qui demandaient que ça parce qu'en fait, on va en parler, mais la droite, à bout d'être radicalisée, les députés, en fait, quand même, ont un peu envie de continuer à faire leur petit truc, à peser, pour être réélu après. Voilà.

Et on n'a pas envie de contre le bordel tant que ça. Donc, il a senti ça. Il a senti ces vieux partis de gouvernement qui avaient envie d'être des partis de gouvernement et il a misé sur ça. Et bien joué, je n'aurais pas non plus mis... Le PS qui accepte sans avoir un ministère. Alors, en ce temps-là, Horizon, ils ont des ministères et ils ne vont pas voter le truc. Et LR aussi. Voilà. C'est magique. Des ministères sans vouloir des ministères. Sans vouloir des ministères, ils sont virés du parti, mais pas trop. Oui, non, ils sont genre suspendus, genre, t'es au coin. C'est pas bien. Oui, c'est... Non, c'est coquinanie quand même.

Non, mais j'écoutais Ribot cet après-midi sur Twitch qui expliquait qu'il y a une analyse qui consiste à dire que le PS joue une balle très longue jusqu'en 2027 qui consiste à se recentrer, évidemment, pour essayer de se reconstruire sur les cendres du macronisme. Oui, bien sûr, avec Luxman. Pendant que Jean-Luc Mélenchon et la France Insoumise, eux, se structurent et ont de plus en plus de puissance grâce à leur clarté. Parce que leur clarté, elle marche pour eux, de toute évidence. LFI, depuis septembre dernier, c'est les seuls qui sont clairs sur ce qu'ils pensent, sur ce qu'ils disent, sur ce qu'ils veulent. Démission, destitution, dissolution, rien à foutre.

Ça a le mérite de la clarté, à défaut d'être très productif. Ça a le mérite de la clarté. Et ça, les électeurs, ça leur parle. Surtout ceux qui en ont ras-le-bol d'Emmanuel Macron. Alors que les atermoiements du PS vis-à-vis des macronistes et on se parle, on ne se parle pas, etc., les électeurs, ils en ont ras-le-bol, en fait. Et je les comprends, ils ont bien raison. Je voyais Emmanuel Bompard sur un plateau dire, parce qu'il disait, cette question-là, les autres disent, cette question-là, on verra la présidentielle, la retraite, on verra la présidentielle. Très bien, on fait la présidentielle. Et c'est très clair, c'est très compréhensible en effet pour les gens.

Bah oui, c'est vrai, plutôt que de dire, on fait un budget qui a un cas, je ne sais pas quoi, et puis on verra plus tard, de toute façon, il y a les municipales. Mais les gens, ils ont des problèmes maintenant, en fait. Bien sûr qu'il faudrait faire la présidentielle maintenant, il faudrait faire une dissolution maintenant ou je ne sais pas quoi.

Je rappelle juste il y a deux mois, juste avant la nomination de Lecornu, à ce moment-là, quand on parlait gel des réformes des retraites, etc., on a Arthur Delaporte qui était juste à ma droite il y a deux mois et il nous a dit, en exclut d'en vacciner évidemment parce que c'est la seule et unique interview qui vaille, il nous a dit « Chiche, on part nous faire une dissolution dès demain et on ira nous les socialistes porter les tendards et tout. » Et bah franchement, j'ai... Alors ça, je suis d'accord avec toi. Je l'avais dit, j'ai envie de moi, j'ai envie de me marrer et allons-y. En septembre dernier, en off, les socialistes, ils t'expliquaient que non, on n'a pas peur d'une dissolution.

En vrai, s'il y a une dissolution demain, on ne se présente pas avec la France Insoumise, notre groupe, il augmente, celui de la France Insoumise réduit, ça devrait bien se passer. C'est ce que disaient les mecs. Moi, je trouvais ça bolsie de ouf. J'ai pas leur tableur Excel, je sais pas quelles sont leurs prévisions et je doute pas du fait qu'ils ont des projections mais là, bon courage. Le marqueur réforme des retraites, moi, j'ai demandé à ma mère si ça va concerner... Elle va bien d'ailleurs. Elle peut pas nous regarder, elle est au bridge. j'espère qu'elle gagne. Avec des vieux, ouais, elle est forte.

Le truc de la retraite, il faut bien comprendre ce que ça représente, ça va être peut-être un de mes oncles qui va pouvoir partir à la retraite trois mois plus tôt que si on avait appliqué le truc maintenant. Mais la norme reste 64 ans. La victoire, elle est dérisoire. Elle est vraiment dérisoire. C'est vraiment ridicule. Et ils vont nous dire on a obtenu ce pourquoi tous les Français étaient dans la rue, mais mon queue. Et le tout avec un budget. Elle l'échappe à ta mère. Non, pas ma mère, le PS. Et le tout avec un budget où il y a quand même encore des trucs dégueulasses dedans que les Français. Il y a des trucs sur les prestations sociales et tout. Et ça va taper dans la gueule des gens.

Et le PS te dit non mais regardez, pour l'oncle du Zul, c'est bon, il va partir à la retraite trois semaines plus tôt. De l'autre côté de l'échiquier politique, les choses bougent. Mesdames et messieurs, c'est l'idée cadeau idéale pour cette année à Noël. Le journal d'un prisonnier, Nicolas Sarkozy. Il a besoin d'argent parce qu'il y a tout ce qu'il y a payé en yaourt. Ah oui, il a besoin de... Je rigole mais... C'est un roman sur une histoire de bagnard. Je n'ai pas bien compris mais bref, c'est un bouquin dans lequel... C'est le nouveau Monte Cristo.

Le président de la République, l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, à part nous parler de son train-train quotidien pendant son incarcération de 20 jours. Il parle aussi de politique et il franchit une rivière qu'il n'avait pas encore franchie formellement et ça fait beaucoup de bruit. C'est celle du cordon sanitaire. C'est celle qui sépare la droite de l'extrême droite. Il dit que lui ne ferait pas barrage à Marine Le Pen au second tour, qu'il serait prêt à voter pour Marine Le Pen au second tour, ce qui ouvre la porte potentiellement à des unions y compris au premier tour. C'est quand même...

Moi, je suis le premier à avoir envie de me moquer de Nicolas Sarkozy parce que je ne l'aime pas, parce que je ne l'ai jamais aimé pour un milliard de raisons. Le fait est que ça me plaise ou non. Mais il vient quand il veut un backseat, évidemment. Déjà, il vient quand il veut un backseat. Et d'une part, et d'autre part, c'est un mec qui pèse à droite. C'est un mec qui, moralement, a une autorité phénoménale. C'est un mec qui est encore populaire à droite. C'est un mec qui... C'est le dernier grand président de la République, de la droite républicaine française. Et ça, c'est resté dans la mémoire de tout son camp politique C'est pour ça que j'en parle.

Ce n'est pas pour l'anecdote du journal d'un prisonnier. C'est parce qu'on a une figure tutélaire importante de la droite française qui vient, à son tour, rajouter une pierre dans l'édifice d'une union des droites qui est en train de se dessiner sous nos yeux. Je ne sais pas à quel point il faut qu'on parle d'ores et déjà d'union des droites ou pas, mais je... Et de rompre la tradition, j'entends. Oui, c'est surtout ça. Mais tu me diras, elle était déjà bien piétinée, la tradition. En même temps, le Front républicain, on l'a bien vu, en 2024, il était déjà cuit pour le CLR français. C'était acté qu'il n'y aurait pas de Front républicain déjà depuis 2024.

Après, la proximité de Nicolas Sarkozy avec l'extrême droite d'un point de vue idéologique, elle est déjà là depuis fort longtemps. Et j'ai envie de dire depuis son premier mandat. Enfin, il ne faut pas non plus lire entre les lignes pour capter que le mec, il n'est pas forcément très républicain comme il le dit, de ses droites un peu gaullistes, whatever. Il est quand même clairement très très très chaud et tenté par les idées d'extrême droite. C'était assez clair.

Par ailleurs, d'un point de vue aussi de ses fréquentations, c'est un super pote de Bolloré qui, aujourd'hui, ne fait que pousser pour que le récit d'extrême droite prenne vraiment de partout, mais vraiment de partout dans notre pays, que ce soit dans l'édition, que ce soit dans les médias, que ce soit vraiment à tous les niveaux. Donc, rien de très surprenant, hélas, ce n'est pas un coming out, c'est juste, voilà, c'est une suite logique de quelqu'un qui, à mon avis, effectivement, rêve de voir la droite, l'extrême droite s'unir, un peu comme c'est déjà le cas dans de nombreux pays, hélas, où finalement, la droite, l'extrême droite s'unissent.

Et on le sait systématiquement, lorsqu'il y a des alliances entre la droite et l'extrême droite, et on le verra certainement, on en parlera peut-être sur le cas des municipales, mais dans les autres pays, et l'histoire aussi nous l'apprend, c'est les idées d'extrême droite qui gagnent et qui vraiment s'installent, pour le coup, parfois durablement. Donc ça, c'est quand même assez fondamental. Donc moi, je pense que rien n'est tombé de plus que ce qui était déjà tombé. La digue n'est pas tombée parce que Nicolas Sarkozy a dit qu'il ne fallait pas faire de front républicain.

À mon avis, c'est des choses qui étaient déjà actées dans l'esprit de beaucoup de personnes qui sont déjà dans son fan club et aussi dans l'esprit de beaucoup de membres du parti des Républicains aujourd'hui. L'électorat LR et l'électorat RN se sont considérablement rapprochés ces dix dernières années sur leur thématique préférée, sur l'intensité qu'ils y mettaient, sur la hiérarchie des problèmes de la France, etc. On est sur une union des droites par la base, effectivement. Ça donne quoi dans le cadre des élections municipales et miliennes ? Est-ce qu'on voit ?

Parce que c'est tentant quand même pour les candidats de droite LR de faire alliance localement avec le RN si ça peut permettre de faire basculer la mairie à droite. C'est tentant après le fait que le mode de scrutin français qui est à deux tours où en fait tout le monde peut espérer un peu se qualifier quand même. Et par ailleurs, il y a une prime majoritaire qui fait qu'on a été obligé d'étaler avant parce qu'en fait il n'y avait que à Paris-Lyon-Marseille ce qui n'arrivera plus qu'il pouvait y avoir ces espèces de recompositions par la suite. C'est compliqué.

On sait par exemple qu'il y a eu une polémique autour de Martine Vassal qui est la collègue de la droite à Marseille qui a dit on pourrait réfléchir au second tour Pierre Cap dit mais non, jamais de la vie pas les extrêmes. Donc on sent que c'est compliqué. En fait, la seule vraie évolution qu'il y a eu depuis quelques mois c'est l'histoire des seconds tours RN-LFI. Maintenant, ça a commencé avec les législatives anticipées dans le Tarn-et-Garonne. Maintenant, il devient de plus en plus accepté et dit, voire même presque une doctrine officielle que face à un LFI on vote RN.

Ce qui est une nouvelle étape parce qu'il n'y a pas une alliance jusque-là mais ce qui est quand même une bonne petite étape franchie contre le cordon sanitaire. C'est ce que Bruno Rotaillot appelle l'union des droites sur le terrain. Voilà. Et puis il y a le côté le nouvel arc républicain qui est contre LFI parce que le RN nu est républicain parce que je ne sais pas quoi au moins il n'est pas islamiste. Et donc, il y aura ça sauf que dans les municipales ce qu'il peut espérer la droite c'est en fait ne pas être éliminé être au second tour dans beaucoup de cas et donc ne pas avoir à choisir.

Et je ne suis pas sûr qu'il y ait tant d'intérêt que ça à faire des alliances par exemple à Marseille est-ce que vraiment il y a un intérêt à faire une alliance des listes parce que en fait la principale chose c'est que localement les macronistes sont liés avec la droite et donc ce qui fait que quand vous alliez avec le RN vous perdez quand même des macronistes électeurs comme élus. Donc à un moment donné ça a des coûts aussi. la droitisation de LR elle a eu des coûts. Tous les gens qui sont partis ils sont partis majoritairement chez Macron pas chez Le Pen. Mais à Marseille pas des premiers tours. Voilà pas des premiers tours mais au second ça c'est clair.

Mais effectivement je pense qu'il y a des coûts quand même qui restent je pense que le mode de scrutin ne favorise pas ça. après c'est sûr que la fameuse rhétorique du si on continue comme ça on va perdre on ne peut pas laisser à la gauche etc. Est-ce que c'est du LFI ? Est-ce que c'est pas du LFI ? Tout se jouera au cas par cas tout se jouera avec les relations entre les personnes je ne peux pas dire que c'est déjà joué d'avance la tentation elle existe. Est-ce que dans tout ça on ne paye pas un peu le prix aussi de la bolorisation de la droite ? C'est-à-dire que moi c'est une question que je me pose ouvertement peut-on être un leader de droite sans être proche de Bolloré ?

Est-ce qu'aujourd'hui c'est possible ? Si tu n'as pas accès à Europe 1 si tu n'as pas accès à Seigneuse est-ce que tu peux exister ?

Si tu ne joues pas le jeu si tu ne joues pas le jeu de Bolloré et si tu es critique par exemple on l'avait reçu le président de la région Hauts-de-France un Xavier Bertrand Xavier Bertrand oui si tu ne joues pas le jeu de la bolorisation du truc et j'ai une question pour Émilien il y a 20 ans les mecs de la droite populaire Thierry Mariani Georges Mautron qui faisaient apéro saucisson pinard devant les mosquées qui étaient pour l'union des droites ils étaient vus comme les fous du bus aujourd'hui c'est eux qui ont le guidon entre les mains ce qui est très marrant c'est que tous ces gens-là ont fini par rallier l'ERN et quand tu regardes le profil des gens qui se rallient l'ERN tu te rends compte qu'il y a 15 ans ils étaient déjà en train de faire des lois sur la burqa sur le pinard à dire des trucs qui faisaient des petites polémiques mais ils n'étaient pas assez connus pour que quelqu'un en ait quelque chose à faire et en fait le parti LR a laissé ça faire quand Mariani appelait à des unions avec l'ERN c'était dès 2018 ils n'étaient pas encore tête de liste et ils ne l'ont pas viré ils virent que les petites personnes qui ne comptent pas tellement mais Mariani ne pouvaient pas le virer ils ont laissé faire et se sont laissés bouffer et donc est-ce que et pour la question sur la bolorisation en fait si on a un capital préexistant c'est le cas de Bertrand parce qu'il a été ministre de Sarkozy c'est le cas de Pécresse ça peut marcher après c'est des gens qui n'iront pas critiquer Bolloré non ils ne se permettront pas ils n'iront peut-être pas jouer le jeu à fond ils mettront quand même quelques petits pieds dedans une petite interview des valeurs actuels enfin voilà GD News à tout ça mais on ne va pas jouer le jeu à fond après c'est sûr que quand tu veux émerger à droite aujourd'hui et bien en plus tu te tapes la norme au sein des LR et on voit ce qui est arrivé à Pradié il a été un peu réticent à tout ça et il a fini par se dire que ça ne se jouerait plus dans le parti donc ce n'est pas que tu es expulsé c'est que tu te dis que est-ce que vraiment le LR est encore à ta place si tu ne veux pas jouer ce jeu-là je pense que c'est comme ça que ça se réfléchit de tout ça est-ce qu'on peut imaginer pardon j'ai l'impression que c'est une interview d'Emilien du coup l'émergence d'une nouvelle voie à droite quelque chose troisième voie ouais d'une troisième voie d'abord toutes les réponses dans mon interview pour l'humanité avec Emilio dans un entre-soi dégueulasse tout à fait et la troisième voie en fait elle n'arrive pas à émerger parce qu'ils ne bossent pas à leurs idées parce que tu vois Xavier Bertrand qui commençait à avancer les trucs sur la droite des territoires périphériques ils parlent quand même des services sociaux et des services publics bon bah ça ça va pas très loin donc en fait ils ont parce que le LR c'est un parti qui repose sur de l'inertie ils continuent leur comme ils ont toujours fait et donc si la voie c'est celle de la droitisation ils vont rentrer dedans et il n'y a pas assez de c'est pas le PS le PS n'est pas mérifique mais au moins ils ont une petite culture du on va réfléchir on a des intellectuels de parti on fait des commissions etc je sais que c'est pas mérifique mais au moins ils ont un petit peu ce début là qu'ils pourraient faire quelque chose à l'air ils n'ont pas ça et donc ils se laissent faire quelque part alors ils sont responsables je veux dire ils n'ont pas obligé de se laisser faire mais c'est la culture un peu du parti bah on laisse s'affiler quoi j'ai plusieurs points vas-y vas-y l'union des droites ce que eux appellent l'union des droites qui est l'union de la droite et de l'extrême droite après François Mitterrand disait lui qui avait connu de près les années 30 et le régime de Vichy il disait la droite c'est la droite et tout ça pour lui c'était les mêmes c'est les mêmes c'est les mêmes qu'on votait plein pouvoir à Pétain il n'y a pas de deux droites c'est la guerre qui a créé deux droites si tu veux à ce moment là l'héritage gaulliste ceux qui avaient plus ou moins les pieds dedans dans Vichy ou pas mais en vrai là bon il y a les députés ciottistes c'est intéressant parce que tu parlais de l'influence de Bolloré c'est Bolloré qui reçoit Ciotti avant qu'il fasse avant qu'il prenne sa décision de s'enfermer dans le siège de LR et tout en 2024 c'est ça ?

oui et c'est Bolloré l'union des droites est une lubie de Bolloré parce qu'il trouve que le RN il ne fait pas encore confiance niveau économique il voudrait que les affaires économiques soient gérées par des gens sérieux de chez LR pendant que le RN s'occuperait du racisme parce que c'est quand même sa spécialité et là c'est comme ça qu'il entend l'union des droites et donc du coup les députés ciottistes sont à peu près les députés de Bolloré dans les années 80 il y avait un R100 qui était un des grands patrons de presse de droite il n'y avait pas un épisode sur Blas il y a un épisode sur Blas un mec qui venait justement de la collaboration et qui avait pesé tellement à travers ses groupes de presse notamment dans la PQR c'est à dire vous ne pouvez pas être un élu local la PQR c'est hyper important localement pour les élus locaux la presse quotidienne régionale si ton journal localement il était tenu par R100 il valait mieux être bien avec R100 ce qui faisait qu'au final il y avait carrément dans le groupe de la droite les députés R100 qui étaient les plus proches de R100 et que R100 pouvait même carrément un peu piloter je crois qu'il s'est fait élire aussi lui-même d'ailleurs R100 et ben voilà on a les députés Bolloré maintenant qui œuvrent à l'union des droites et qui œuvrent aussi au projet de Bolloré assez concrètement ça c'est la commission d'enquête sur le service public c'est une volonté de Bolloré c'est une lubie de Bolloré qui tourne en boucle sur les chaînes de Bolloré dans une certaine mesure les autres députés de droite auraient pu dire oui je ne sais pas bataille pas forcément prioritaire on va peut-être pas aller là-dessus j'en sais rien c'est vrai que c'est casse-couille mais enfin et eux ils y vont à fond parce que ce sont des députés Bolloré il va falloir les prendre comme ça par contre deuxième point c'est quand même dangereux le jeu de devenir un député une force périphérique du RN il n'y a pas grand monde qui a été à un moment une force autour du RN une force satellite qui n'a pas fini par éclater ou se faire bouffer pourquoi ?

parce que le RN fonctionne sur un mode clanique très personnel c'est le parti qui a le plus de taux d'élus qui ne renouvelle pas leur carte parce qu'ils ont un contrôle et en fait carrément même ils exploitent leurs députés leurs députés leur envoient l'argent enfin bon machin il y a vraiment un système et tout ça revient au clan Le Pen autour de Le Pen et à l'état-major et de machin et si t'es un petit député RN t'as pas grand chose à dire il y a même des anciens vous en connaissez des gens qui se sont barrés du RN Gilbert Collard Robert Ménard et d'autres connards sans doute je ne sais pas qui mais ça c'est pour dire tu acceptes ce jeu-là quand t'es un peu acculé quand tu es acculé et quand on l'avait dit en conférence de rédaction en effet il y a des gens de LR qui sont partis prenons le duo Ciotti et Estrosi Estrosi il est parti chez Macron Ciotti il part chez Le Pen pour vous c'est qui le plus malin des deux mais c'était qui à la base déjà le plus malin des deux voilà en gros ils ne récupèrent pas les plus doués c'est aussi d'ailleurs dans une certaine mesure le RN ça les arrange par contre pour des députés LR aujourd'hui l'Union elle se ferait à leur détriment et ils le savent et ils vont se faire bouffer donc c'est aussi pour ça que je pense que le LR va essayer de continuer à maintenir une autonomie stratégique le problème comme tu le disais c'est qu'ils n'ont pas de programme politique ils n'ont pas de corpus idéologique qu'est-ce que tu veux qu'ils proposent d'autre que le RN d'ailleurs c'est intéressant parce que le RN a lancé une charte pour les candidats qui ne seraient pas RN mais qui voudraient le soutien du RN donc tu as tout à tout plein de points sur la sécurité et tout ça sauf que ce qui a changé maintenant c'est qu'à la fin tu dois t'engager à parrainer le candidat du RN pour 2027 et à voter pour la liste sénatoriale du RN donc en fait c'est pas du tout un truc d'alliée ça paraît logique non t'es encore caporalisé en fait non parce que en 2015 tu avais des propositions de chartes vis-à-vis des LR on peut vous soutenir on peut voter pour vous pour les conseils départementaux tout ça mais il n'y avait pas cette histoire-là que vous devez nous manger dans la poche maintenant c'est ça et ça ne demande pas de cotisation ça ne demande pas d'oseille parce qu'ils savent aussi que quelque part ça devient une opportunité maintenant d'avoir le soutien du RN tu as toutes les petites étiquettes RN tout le monde n'a rien à foutre de quitter d'où tu viens il y a des endroits où ça gagne tout seul et peut y avoir un vrai effet sénatorial au sénatorial ça pourrait exploser parce que le RN marche sur la dépolitisation et donc les gens ils votent pour l'étiquette ils votent Marine Le Pen alors c'est qui qui a l'étiquette c'est qui Marine ?

c'est vrai aussi pour Mélenchon c'est qui le candidat de Mélenchon ?

oui bien sûr une autre Marine oui Jordan maintenant on va continuer on va continuer à suivre ça évidemment dans Backseat avec plaisir ces mouvements de plaques tectoniques à droite qui nous intéressent toujours autre sujet rapidement qui a été assez impressionnant cette semaine ça a été le cours magistral donné par Jean-Luc Mélenchon dans une commission d'enquête parlementaire sur les liens entre les mouvements politiques et l'islamisme ça a été un moment médiatique un peu bizarre parce que Jean-Luc Mélenchon s'est retrouvé catapulté en direct sur des chaînes d'information en continu ce qui lui arrive jamais franchement jamais j'avoue des fois il va parler avec du Hamel sur BFM ça c'est des interviews là je te parle de couverture d'un truc qu'il fait ça j'adore ça et c'est très très drôle parce que t'as vraiment l'impression d'un piratage involontaire par Jean-Luc Mélenchon d'un dispositif qui devait servir à être son procès où en fait ça n'a pas du tout été son procès parce que la commission d'enquête elle est nase elle n'est pas très intelligente mais très intéressante et du coup Jean-Luc Mélenchon qui était largement au-dessus intellectuellement et culturellement sur le sujet en toute décontraction il a parlé pendant trois heures et il est où Wauquiez ?

il a dit qu'il viendrait il n'est pas là Wauquiez ?

c'est ça et vous vous avez manifesté d'autant plus c'est un truc qui m'est apparu intéressant et j'en avais parlé avec le chat c'est qu'une commission d'enquête parlementaire c'est un rythme d'échange très lent très parlementaire pour le coup on n'est pas très habitué aux caméras d'ailleurs on n'est pas très habitué à en regarder parce que c'est très lent c'est très long c'est très chiant or Jean-Luc Mélenchon est très très bon là-dedans lui quand tu lui laisses du temps il déroule et il est très content de dérouler parce qu'il a une pensée complexe parce que c'est un homme de l'écrit etc tu le mets face à des gens tu le mets face à du Hamel il s'énerve il éructe etc si ça lui arrive il éructe ah tu veux dire le petit du Hamel non non le vieux Mélenchon le vieux du Hamel ils arrivent à discuter parce qu'ils sont vieux tous les deux la discussion de Fabi ça marche très bien ils se connaissent ils sont là il n'y a pas voulu alors que le petit il l'énerve le petit il l'énerve et du coup ça énerve Jean-Luc et du coup il sort de ses gonds etc et là c'est effectivement Jean-Luc Mélenchon est un vieux parlementaire il connait ça par cœur l'Assemblée Nationale il la connait comme sa poche le Sénat encore mieux donc voilà une audition en commission d'enquête en fait c'est un territoire dans lequel il excelle beaucoup mieux que dans d'autres exercices médiatiques et donc bref c'était très marrant ce moment où Jean-Luc Mélenchon vous avez senti comme moi une espèce de petite hype de Jean-Luc à ce moment-là de ouf j'ai vu des retours de partout alors évidemment les Mélenchonistes habituels mais tu vois même au chiffre de relais de trucs tout le monde était là waouh en gros ils ont retrouvé un petit peu le Jean-Luc de la présidentielle le Jean-Luc qui est calme le Jean-Luc qui est un peu une valeur refuge quoi une valeur refuge pour la gauche c'est Papy Jean-Luc Papy Jean-Luc prof d'histoire géo qui rassure exactement et le coup porté était donc venez de la team Wauquiez venez justement ça encore une fois une commission parlementaire faite pour servir un agenda alors là pour le coup pas celui de Bolloré mais celui des LR avec leur fameux il va falloir justifier le tout sauf LFI LFI est hors de l'arc républicain cette commission est faite pour ça pour justifier qu'LFI soit hors de l'arc républicain parce qu'à cointance avec les islamistes de je ne sais qui donc lui il est venu il a vu il a vaincu Sous-titrage Société Radio-Canada

Sarkozy DYNAMITE le barrage contre l'EXTRÊME DROITE - l'Actu de la semaine · Pourquijevote