Compte-rendu du Conseil des ministres du 29 mai 2019
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 49 %Attaque 10 %Défensif 41 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 2:00FerméeRéponse directe
L'État a-t-il été informé en amont des suppressions d'emploi chez General Electric ?
- 4:00OuverteRéponse directe
Que signifie la vigilance d'Emmanuel Macron sur les plans sociaux ?
- 6:00OuverteRéponse partielle
Quelle réponse de l'État sur la hausse des tarifs d'électricité ?
- 8:00RelanceRéponse directe
Que signifie "se comporter de manière correcte" pour GE ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Que compte faire le gouvernement face au redressement judiciaire de Whirlpool ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Le président a-t-il été informé du projet de fusion Renault/Fiat ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:00S. NdiayeFait
« Le gouvernement, à travers le ministère du Travail, est celui qui valide les plans sociaux. »
- 14:00S. NdiayeFait
« La position française est invariante à l'égard de la peine de mort. Nous la condamnons. »
- 2:00S. NdiayeFait
« Ils ont été jugés dans des conditions qui sont des conditions de droit... j'allais dire normales, puisque la justice irakienne est dotée de tous les éléments qui permettent de réaliser une justice dans de bonnes conditions. »
- 3:00S. NdiayeFait
« La position française est invariante à l'égard de la peine de mort. Nous la condamnons. »
- 5:00S. NdiayeFait
« L'ensemble des recours pour les personnes concernées n'ont pas été épuisés à ce stade, puisqu'il existe une procédure d'appel sous un mois qui est possible. »
- 7:00S. NdiayeFait
« Le traducteur au procès qui était mandaté par la justice irakienne n'était pas de très bonne qualité. C'est le traducteur de l'ambassade française qui a été mandaté. »
- 17:00S. NdiayeFait
« Ce qu'on avait l'habitude de voir, le traditionnel front républicain, n'avait pas existé au moment de l'élection présidentielle. »
- 18:00S. NdiayeFait
« Je fais moi-même l'objet de vérification de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. »
- 19:00S. NdiayeChiffre
« Ces rectifications vis-à-vis de l'administration fiscale ne sont pas forcément que du pas assez perçu d'impôts. Il y a aussi des ministres qui ont eu des trop-perçus. »
- 24:00S. NdiayeFait
« Le déploiement de politiques publiques nécessite que les responsables des administrations centrales soient parfaitement en accord avec les déploiements qui doivent être faits. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
-S. Ndiaye : Conseil des ministres dont je vous fais un rapide survol. Et puis après, je vous parlerai plus en détails de l'intervention du président de la République.
On a donc eu la présentation de deux ordonnances et d'un décret en Conseil des ministres. Une ordonnance présentée par le ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire M. François de Rugy qui permettait de résoudre des problèmes de sécurisation de l'approvisionnement en gaz naturel et de délestage en cas de pic de consommation.
Nous avons eu également ensuite une intervention de la ministre en charge des Transports, Elisabeth Borne. Elle a présenté une ordonnance concernant les redevances ferroviaires qui s'inscrit dans la mise en place...
Enfin, pardon, dans la mise en oeuvre de la réforme ferroviaire. Et elle a également profité de la présentation de cette ordonnance pour indiquer qu'elle présenterait prochainement en Conseil des ministres un point sur la réforme ferroviaire qui a été mise en oeuvre il y a maintenant près d'un an. Pour terminer sur cette partie A du Conseil des ministres, Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, a présenté un décret en Conseil des ministres permettant la transposition d'un protocole sur la gestion des carrières des personnels universitaires à ceux travaillant dans les CHU.
La ministre des Sports, pour compléter également, a annoncé que dans le cadre de la coupe du monde féminine, un partenariat avec la fédération française de football et le ministre des Sports permettrait de distribuer 18 700 places dites à caractère dit social dont 12 000 via les préfectures dans les territoires et 5 500 via les associations de collectivités locales permettant ainsi de faire en sorte que des personnes en difficulté sociale ou des jeunes puissent accéder à ce grand événement sportif qui aura lieu au mois de juin. Le président de la République a ensuite consacré l'essentiel de son intervention en introduction du Conseil des ministres à l'élection européenne évidemment et aux suites pour l'action du gouvernement à l'issue de ces élections européennes. Il a débord salué la participation inédite, inédite depuis plusieurs décennies et remarqué que cette participation en très forte hausse était un phénomène que nous retrouvions ailleurs en Europe et que c'était là le signe à la fois d'un intérêt marqué des citoyens européens, un intérêt renouvelé des citoyens européens vis-à-vis de cette élection, mais sans doute aussi de l'engagement, et il en a remercié à nouveau les ministres, de l'engagement du gouvernement et de la majorité à faire voter en s'engageant dans cette campagne électorale.
Il a également souligné que les résultats de cette élection, les dynamiques de vote chez nos concitoyens, appelaient à une responsabilité accrue du gouvernement pour déployer des politiques publiques dont les résultats permettent de changer de manière concrète la vie des Français et permettent également de vaincre les peurs qui traversent notre société face à la mondialisation, face à un certain nombre de grandes transitions en matière écologique, en matière numérique et qui ont sans doute pour partie sous-tendu les ressorts de ce vote. A l'issue de cette élection et compte tenu de l'analyse qu'il faisait de ce vote, le président de la République a donc demandé qu'il y ait une accélération de l'acte 2 qu'il a annoncé lui-même lors d'une conférence de presse le 25 avril et que soit déployées très rapidement les décisions qui avaient été prises à l'époque. Et donc il a souhaité que les permanences ministérielles dont j'avais fait état je crois il y a 2 semaines puissent se déployer dès le mois de juin.
Il a également insisté pour que le travail de consultation sur la réforme constitutionnelle puisse être également accéléré et donc dès la semaine prochaine, sous l'autorité du Premier ministre, le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau et la garde des Sceaux Nicole Belloubet recevront les présidents de groupes parlementaires afin de mener un certain nombre de consultations. Je vous rappelle que le Premier ministre lui-même avait eu des échanges avec le président du Sénat et le président de l'Assemblé nationale à ce sujet. Le Premier ministre aura également sous son autorité le démarrage d'une concertation avec les élus locaux.
Les différentes associations d'élus locaux sur les sujets liés à la décentralisation. Et enfin, un point sera effectué au Conseil des ministres de la semaine prochaine au sujet de la conférence citoyenne par le ministre en charge de la Transition écologique M. François de Rugy pour faire un point d'étape sur son organisation et expliquer au Conseil des ministres comment cette organisation va se déployer, cette conférence citoyenne qui portera notamment sur les sujets d'écologie pour cette première édition, vous le savez, se tiendra pour la première fois au mois de juin.
Le président de la République a aussi souhaité que de manière rapide, la semaine prochaine et dans les semaines qui suivent du mois de juin, un certain nombre d'actes forts soient posés en termes de réorganisation territoriale de l'Etat pour accélérer les réformes que nous avons sur la déconcentration et il a également souhaité que les nominations à la tête des administrations centrales puissent refléter notre volonté de faire de cet acte 2 un acte politique du concret et une traduction perceptible par nos concitoyens. Il a également évidemment rappelé de manière rapide les réformes à venir. En particulier la réforme de l'assurance chômage qui sera présentée au moins de juin par la ministre Muriel Pénicaud ainsi que la réforme des retraites qui sera présentée... enfin, dont les recommandations de Jean-Paul Delevoye qui est le haut commissaire en charge de cette réforme, seront présentées, je vous le rappelle, au mois de juin.
Il a été également annoncé au cours de ce Conseil des ministres que le Premier ministre tiendrait un discours de politique générale le 12 juin prochain dont l'objectif sera à la fois d'expliquer ce que sera la mise en oeuvre de l'acte 2 par le gouvernement. Acte 2 voulu par le président de la République avec l'explication du changement de méthode, la volonté à la fois de proximité et d'humanité dans le déploiement de nos politiques publiques. Cette déclaration de politique générale sera l'occasion pour le Premier ministre à la fois de fixer le calendrier politique, mais également les chantiers législatifs et l'ensemble des éléments qui permettront d'atteindre les objectifs qui ont été fixés par le président de la République.
Ces objectifs, vous vous en souvenez, avaient été fixés lors d'une conférence de presse par le président de la République et compte tenu de la proximité avec le discours de politique générale du Premier ministre, le président de la République ne prendra pas la parole devant les parlementaires réunis en congrès au mois de juin. Il le fera ultérieurement à une date qui ne nous a pas été à ce stade communiquée. Voilà en quelques mots ce que je pouvais vous dire de ce Conseil des ministres, et je suis donc disponible désormais pour répondre à vos questions. -Donc bonjour. -Bonjour. -Concernant General Electric, même si on a déjà entendu la voix de certains responsables de l'exécutif, pouvez-vous nous confirmer que l'Etat n'a pas été informé en amont des suppressions d'emploi par le directeur général de la branche française de General Electric.
Et en a-t-il été question, ce matin ? -Alors il n'a pas été question directement de GE, mais le président de la République a attiré l'attention collective sur le sujet des restructurations industrielles et a fait état évidemment de sa volonté qu'elles soient particulièrement suivies par les ministres concernés et que tout l'accompagnement nécessaire compte tenu des dossiers que nous avons en cours soit évidemment apporté par le gouvernement. Je vous confirme effectivement que le gouvernement n'a pas été informé par l'entreprise des annonces qui ont été faites de manière récente concernant sa restructuration.
Je vous rappelle également que cette restructuration du GE, elle a commencé depuis le début de l'année, puisque je crois que près de 500 personnes sont parties de l'entreprise dans le cadre de rupture conventionnelle si je ne m'abuse. C'est évidemment à vérifier. Je vous cite ça vraiment de tête, mais je peux effectivement vous dire que le gouvernement n'était pas plus au courant que les personnes concernées dans l'entreprise elle-même de ces projets de restructuration. -Bonjour.
Deux questions pour poursuivre sur GE et les plans sociaux. Emmanuel Macron a dit hier depuis Bruxelles qu'il allait être extrêmement vigilant. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Est-ce qu'il va s'impliquer personnellement dans la gestion de ces dossiers ? Et puis qu'est-ce que l'Etat peut faire pour venir en aide à ces entreprises en difficulté, au-delà notamment pour GE du fonds de 50 millions d'euros qui est déjà disponible ? Une deuxième question qui concerne la hausse des tarifs d'électricité.
Ce matin, Jean-Bernard Lévy a suggéré au gouvernement de baisser les taxes d'électricité. Quelle est la réponde de l'Etat sur ce sujet ? Merci. -Alors d'abord je vais rebondir sur votre question concernant les taxes dans le calcul du tarif de l'électricité.
Dans le cadre du projet de loi pour l'énergie et le climat, vous le savez, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, a annoncé qu'il était prévu d'opérer une révision des modalités de calculs des tarifs de l'électricité. Donc je vous renvoie à cette discussion qui aura lieu dans un cadre parlementaire. Je peux pas vous en dire beaucoup plus aujourd'hui, ce PJL n'étant pas aujourd'hui en examen parlementaire.
Concernant l'entreprise GE, le président de la République a effectivement indiqué hier qu'il était extrêmement important que la situation soit suivie de près, et donc l'ensemble de la panoplie des instruments à la main du gouvernement, à la fois en termes de validation d'un éventuel plan social, en termes d'accompagnement des salariés, de reclassement. Enfin de suivi du reclassement des salariés, de revitalisation économique seront évidemment déployés et nous serons attentifs à ce que GE se comporte de manière correcte compte tenu évidemment des difficultés auxquelles l'entreprise fait face aujourd'hui dans le secteur du gaz. Je profite de la question que vous me posez pour vous rappeler que le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui avec GE est en quelque sorte emblématique des difficultés auxquelles nous aurons à faire face compte tenu de la transition écologique.
Pourquoi ? Tout simplement parce que ces turbines à gaz qui sont aujourd'hui en question dans la restructuration de GE, je rappelle que c'est une restructuration qui touche l'ensemble de l'activité gaz de l'entreprise au niveau mondial...
Ces turbines à gaz utilisent du gaz. Le gaz est une énergie fossile. Et dans le cadre de la transition écologique, on voit à travers le monde qu'il y a une tendance générale à ce qu'il y ait un remplacement progressif, très progressif évidemment, du matériel qui est utilisé pour traiter le gaz.
Il va sans dire qu'évidemment, c'est une bonne nouvelle. Puisque ça veut dire que c'est remplacé par des énergies renouvelables, mais ça a comme corollaire, le fait que des entreprises qui fabriquent en particulier des turbines à gaz, du matériel pour traiter ce gaz, sont dans des situations difficiles parce que leur business plan est remis en cause par une évolution économique majeure qui est celle de la transition écologique. Et donc face à cela, il ne s'agit pas de dire qu'on va revenir en arrière pour considérer qu'il faut toujours maintenir cette énergie fossile, mais il faut que ces entreprises soient capables de se saisir des opportunités de changement pour adapter elles-mêmes leur outil industriel à l'émergence des énergies renouvelables.
Voilà ce que je pouvais vous en dire à ce stade. -Bonjour. Lorrain Sénéchal.
France Info. Vous dites qu'il faut veiller à ce que GE se comporte de manière correcte. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Et si GE ne se comportait pas de manière correcte, que peut encore une fois le gouvernement ? -Eh bien, vous le savez, le gouvernement, à travers le ministère du Travail, est celui qui valide les plans sociaux. Et donc nous avons le pouvoir de ne pas valider les plans sociaux dès lors qu'ils ne sont pas satisfaisants.
Donc ça, c'est un outil qu'on peut utiliser. Vous le savez, le fonds de 50 millions d'euros qui a été évoqué à l'instant est un fonds qui résulte d'une forme de pénalité pour cause de non création de 1 000 emplois qui avaient été prévus au moment du rachat du site d'Alstom par General Electric, et donc on a là des moyens qui nous permettent d'assurer un accompagnement de grande qualité à l'ensemble des salariés qui pourraient être concernés par cette restructuration. -Je vais revenir aussi sur le redressement judiciaire de l'usine Whirlpool d'Amiens.
Il y a 2 ans, Emmanuel Macron avait dit lors d'un débat télévisé : "Je vais me battre. C'est un vrai combat. "J'ai eu des victoires, j'ai eu des échecs, "mais je me suis battu." Deux ans plus tard, c'est un échec.
Que compte faire le gouvernement ? -Alors il est aussi important en la matière de bien comprendre de quoi il s'agit. D'abord, je veux vous rappeler que les engagements de l'Etat pour l'accompagnement de la restructuration du site industriel de Whirlpool ont été tenus.
L'Etat a versé 2,5 millions d'euros au titre de la revitalisation du territoire, et l'entreprise Whirlpool, qui avait un engagement, de mémoire, de 7,5 millions d'euros, je ne suis pas exactement certaine du chiffre, mais je vous laisserai le vérifier, a tenu évidemment cet engagement. Et donc c'est important de noter que les engagements qui avaient été pris de la part de l'Etat et de la part de l'entreprise qui quittait le site ont été tenus. Le 2e élément, c'est que lors du rachat du site par l'entreprise WN, il y avait la présentation d'un business plan qui reposait...
Donc d'un plan de développement, pardon, industriel, qui reposait sur des produits extrêmement innovants. Force est de constater 2 ans plus tard que l'ambition qui était celle du repreneur n'a pas pu se réaliser et qu'aujourd'hui, d'un point de vue industriel, les plans de charge qui étaient prévus n'ont pas pu être respectés. L'Etat local a diligenté un audit qui permettait d'avoir un point de situation sur la situation financière et stratégique de l'entreprise, et donc ça a abouti au constat d'une impasse, et ce constat a nourri le placement sous protection judiciaire de l'entreprise.
Et donc on est là dans un cas où on s'est battus effectivement, où on a essayé de faire en sorte que de l'emploi demeure sur place. Beaucoup de formations ont été délivrées à l'ensemble des salariés de Whirlpool. Ce sera d'ailleurs un élément important pour le rebond que nous souhaitons accompagner sur ce site, soit au sein de l'entreprise aujourd'hui, soit dans le cadre de... du bassin d'emploi dans l'Amiénois, et donc effectivement, quand on est confrontés au fait qu'une entreprise n'arrive pas à trouver un modèle industriel, il faut accompagner les individus qui constituent cette entreprise, les salariés, pour qu'ils puissent retrouver un emploi ailleurs le cas échéant. -Bonjour.
Jean-Baptiste Vey de Reuters. J'avais, s'il vous plaît, quelques questions sur le projet de fusion Renault/Fiat. Je voulais savoir si le sujet avait été évoqué ce matin par le président de la République, si le président de la République avait été informé en amont de ce projet de rapprochement et enfin une question qui concerne l'équilibre des pouvoirs entre la France et l'Italie.
La fusion se traduirait bien sûr par une perte d'influence de l'Etat français au capital, ce qui est normal. Mais Matteo Salvini et la ligue n'excluent pas de prendre une participation au nouvel ensemble. Comment réagirait l'Etat français et quelle garantie pour le contrôle partiel par l'Etat français d'un possible nouvel ensemble ?
Merci beaucoup. -Alors il est important de comprendre là aussi la raison pour laquelle ce projet de fusion entre égaux, d'un côté entre le groupe Fiat Chrysler, et de l'autre côté avec le groupe Renault est aujourd'hui sur la table. L'industrie automobile a à faire face à des transformations importantes dans les années à venir.
Ces transformations, elles tiennent à la fois au déploiement du véhicule électrique. Vous vous rappelez que de manière récente la France et l'Allemagne ont eu un partenariat sur le sujet du développement des batteries électriques. Il y a également des investissements importants à réaliser dans le cadre du déploiement de la technologie des véhicules autonomes, des véhicules connectés.
L'ensemble de ces enjeux industriels appelle des investissements qui sont importants. Ce ne sont pas des investissements qui se chiffrent en millions, ni en centaines de millions, ni en milliards, mais en dizaines de milliards. Et donc compte tenu de ces investissements importants auxquels font face les deux entreprises aujourd'hui, il est assez logique qu'il y ait des rapprochements qui cherchent à se créer dans le secteur automobile.
Nous sommes aujourd'hui au stade des fiançailles, pour reprendre les termes du ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, Et donc on a devant nous un processus qui sera un processus long. Evidemment, l'Etat français qui est actionnaire de Renault, aura un certain nombre d'exigences à la fois sur l'assurance qu'il n'y ait pas de fermeture de site industriel en France, mais aussi sur le fait qu'il y ait un équilibre dans le pacte d'actionnaires qui sera signé le cas échéant si nous allons jusqu'au mariage. Donc nous serons évidemment très attentifs dans le suivi de ce rapprochement, de cette fusion entre les deux groupes.
Nous avons, vous le savez, toujours été aux côtés de l'entreprise Renault, dans les difficultés, et l'Etat a eu par le passé l'occasion d'avoir des prises de participations, ce qui témoigne de notre attachement vis-à-vis de cette entreprise. Vous me questionniez sur le fait que le président de la République ait eu en amont l'information de cette fusion. Ce que je peux vous dire, c'est que le ministre de l'Economie et des Finances a eu des échanges dès la semaine dernière avec le patron de Renault, Jean-Dominique Senard.
Je ne peux pas vous garantir qu'il en ait fait état directement au président de la République, n'ayant pas eu cette information, et le point n'a pas été abordé en Conseil des ministres. -Autre question. On apprend via un communiqué publié à la mi-journée que le Défenseur des droits appelle la France à faire cesser je cite : "Les traitements inhumains "subis par les enfants de djihadistes en Syrie." Quelle est votre réaction ?
Et parallèlement à cela, on parle beaucoup ces derniers jours aussi de ces Français condamnés à mort en Irak. Quelle sera la position de l'exécutif à ce sujet ? -S.
Ndiaye : Alors pour ce qui est...
Je vais d'abord rebondir sur la 2e partie de votre question concernant les djihadistes de nationalité française qui ont été jugés en Irak. Je veux d'abord vous rappeler qu'ils ont été jugés dans des conditions qui sont des conditions de droit... j'allais dire normales, puisque la justice irakienne est dotée de tous les éléments qui permettent de réaliser une justice dans de bonnes conditions.
Ca, c'est le premier élément. Le deuxième élément, la position française est invariante à l'égard de la peine de mort. Nous la condamnons.
Elle n'est évidemment pas appliquée dans notre pays et dès lors que certains de nos ressortissants font face à la potentialité d'une condamnation à mort, nous intervenons systématiquement auprès des autorités des pays concernés. Nous l'avons fait pour ce qui est des Irakiens. Je vous rappelle également que l'ensemble des recours pour les personnes concernées n'ont pas été épuisés à ce stade, puisqu'il existe une procédure d'appel sous un mois qui est possible, et évidemment, ces ressortissants français qui, je le rappelle, sont des djihadistes qui ont mené des actions qui ont mené des actions terroristes, ils bénéficient de la protection consulaire, et cette protection consulaire vise non seulement à apporter des informations.
Il y a des visites évidemment consulaires, mais je vais vous donner un exemple tout bête. Le traducteur au procès qui était mandaté par la justice irakienne n'était pas de très bonne qualité. C'est le traducteur de l'ambassade française qui a été mandaté.
C'est pour vous donner des indications sur ce que peut recouvrir cette protection consulaire qui s'assure systématiquement que nos ressortissants aient un bon accès au droit dans les pays où ils sont détenus. (Propos inaudible) Ah oui. Pardon.
Excusez-moi. Et donc sur le traitement des enfants de djihadistes, soit qu'ils soient partis avec leurs parents, soit qu'ils soient nés sur place, la position française est toujours la même. Lorsqu'il s'agit d'orphelins, nous mettons tout en oeuvre pour pouvoir les rapatrier.
Dès lors qu'ils ont des parents sur place, soit il y a accord de la mère, en l'occurrence, puisqu'on parle souvent des mères, pour que l'enfant retourne en France soit il n'y a pas d'accord. C'est d'ailleurs la plupart du temps, le cas, et auquel cas, l'enfant reste avec sa mère. (Propos inaudible) Je lui réponds la position constante de la France à ce sujet.
Je vous remercie. Ah pardon. -J'ai deux questions.
Enfin deux parties de question. La première pour rebondir sur les véhicules autonomes, quid de la législation pour les trottinettes électriques qui ont été mises en circulation avant même que la législation soit mise en place. Je crois que c'est en cours, mais j'aimerais bien avoir des précisons là-dessus si vous en avez.
Et deuxièmement, le handicap. J'ai raté pour des raisons personnelles votre intervention il y a 2 semaines avec Sophie Cluzel. Comment s'est passé votre DuoDay, déjà ?
Et hier, il y a eu le salon du handicap à Porte Maillot. Salon du handicap et des achats responsables organisé par Les Echos, LVMH, etc., et Sophie Cluzel, donc la ministre, a reparlé de AAH et des aides d'assistanat, je vais dire "assistanat", je vais dire ça comme ça, qui sont maintenant mises en place à vie.
Mais elle n'a pas encore parlé de l'accès au travail, puisqu'il y a 500 000 personnes handicapées qui sont au chômage. Est-ce que ça, ça va être inclus ? Ca va être dans la prochaine réforme sur le chômage qui va être menée par Mme Pénicaud ?
Et il y a eu donc hier aussi le lancement, avec Make.org, d'une concertation nationale civique avec Axel Dauchez pour concerner la majorité des Français. Donc il vise à toucher 10 millions de personnes pour inclure les personnes handicapées dans la société.
Donc ça, c'est bien. C'est la partie civique, et je pense qu'il y a un grand civisme ici, en France, mais quid du rôle des institutions et des autres ministères, puisqu'il avait été promis qu'il serait un travail collégial entre les ministères ? Il y a même eu des conseils interministériels pour impliquer d'autres ministères comme le digital, comme l'enseignement, comme le ministère du Travail pour faire aboutir à ce que des personnes soient insérées via le travail.
Merci. -Alors il y a une question qui est là très riche. A titre personnel, j'ai eu beaucoup de bonheur à être avec mon duo du jour J avec qui j'ai eu l'occasion à la fois de partager ce qu'était la préparation d'un Conseil des ministres avec mes collaborateurs, mais aussi la présentation du compte-rendu du Conseil des ministres.
Donc c'est une expérience qui est toujours enrichissante, parce que la différence est souvent perçue comme un repoussoir, et le fait d'avoir, en quelque sorte, des modèles qui montrent à l'ensemble de la population que c'est possible malgré tout, malgré les obstacles, c'est un élément qui, je crois, est assez important pour les personnes qui sont aujourd'hui handicapées. Pour revenir sur votre questionnement concernant l'accès au travail, c'est pour nous un élément structurant de notre politique d'inclusion des personnes handicapées au sein de la société. Ca passe également par...
Donc il y a un travail très étroit, pardon, qui est mené par la ministre en charge des Personnes handicapées et la ministre en charge du Travail. Donc Sophie Cluzel et Muriel Pénicaud. Ca passe aussi par l'accès à l'éducation et à la formation.
Et de nombreux efforts ont été réalisés déjà pour l'accueil des élèves en situation de handicap à l'école. Nous avons fait le choix de stabiliser les accompagnants de ces élèves au sein des établissements scolaires, et donc la rentrée prochaine sera la première rentrée de ce qu'on appelle les AESH. Et donc des personnels qui seront des personnels de l'éducation nationale en CDD qui auront vocation à accompagner au sein d'un établissement, et suivant le projet de l'établissement pour l'accueil des jeunes en situation de handicap, à accompagner ces jeunes.
Et donc on est totalement convaincus du caractère interministériel de cette politique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Sophie Cluzel est une secrétaire d'Etat qui est placée directement sous l'autorité du Premier ministre. Pour votre question concernant les trottinettes, j'en suis désolée, mais je ne sais pas vous répondre, là, comme ça, dans l'immédiat, mais évidemment, mon cabinet aura à coeur de revenir vers vous pour pouvoir répondre à cette question. -Je me permets de revenir sur les européennes.
Est-ce que le président de la République est revenu lors de ce Conseil des ministres sur la montée du nationalisme et de Marine Le Pen lors de ces élections européennes ? Et il y a un sondage qui a été publié ce matin qui montre que si la présidentielle devait se rejouer une nouvelle fois, par exemple, ce dimanche, Emmanuel Macron arriverait en tête, mais l'écart serait resserré entre Marine Le Pen et lui. Est-ce que le clivage imposé par le chef de l'Etat entre les nationalistes et les populistes n'est pas un pari risqué ?
Je pense notamment à 2022. -D'abord, je rebondis sur ce que vous avez dit : "le clivage imposé" par le président de la République. En vérité, quand on regarde les choses, précisément, ça n'est pas un clivage qui a été imposé par le président de la République, mais c'est un clivage qui s'est imposé à nous à travers l'élection présidentielle de 2017, puisque c'est le choix que les Français ont fait en portant au second tour de l'élection présidentielle à la fois Marine Le Pen pour le Front national et Emmanuel Macron pour La République en marche.
Donc ça n'est pas de notre fait, c'est une recomposition du champ politique français qui fait qu'aujourd'hui, nos concitoyens ne se reconnaissent plus dans ce qu'étaient les traditionnels clivages entre la droite et la gauche, et cette recomposition du champ politique, aujourd'hui, force est de constater qu'elle perdure, qu'elle est ancrée. Ce que nous constatons aussi, on est revenus dessus au Conseil des ministres, c'est que le Front national, cet extrême, avait désormais un ancrage, mais un ancrage qui date, c'est là, d'ailleurs, à titre personnel, l'origine de mon engagement politique de 2002, où, pour la première fois, le Front national est arrivé au second tour de l'élection présidentielle. Donc année après année, cet ancrage, malheureusement, a continué dans un certain nombre de territoires, et beaucoup de nos concitoyens considèrent que le Front national est un parti comme un autre.
Il y avait une digue qui avait sauté à l'élection présidentielle, puisque ce qu'on avait l'habitude de voir, le traditionnel front républicain, n'avait pas existé au moment de l'élection présidentielle, il y avait un certain nombre de partis qui n'avaient pas souhaité appeler clairement à battre le Front national par le vote pour le candidat, à l'époque Emmanuel Macron, c'était une première digue qui avait sauté, et aujourd'hui, on constate une implantation de plus en plus importante, durable, pérenne, du Front national. Face à cela, que faire ? C'est à la fois une responsabilité qui est importante pour la majorité présidentielle parce que c'est nous qui, aujourd'hui, sommes aux responsabilités et qui avons donc vocation à travers les choix politiques que nous faisons d'apporter la démonstration à nos concitoyens qu'une autre voie est possible, qu'un autre chemin peut exister, et que ce chemin est pour eux vecteur de progrès, et c'est à ça que nous nous attelons.
C'est à ça aussi que le changement de méthode qu'a souhaité le président de la République entend répondre, une méthode qui fasse des réformes, des objets plus concrets dans la vie quotidienne des Français et plus perceptibles. (propos inaudibles) Je crois pas que les idées aient vraiment changé entre le Front national et le Rassemblement national, donc je continue à l'appeler pour ce qu'il est : l'extrême droite. -Bonjour.
Vincent Derosier, RTL. "Le Canard enchaîné" révèle que 21 déclarations d'impôt de ministres ont fait l'objet de rectifications. On ne va pas parler de phobie administrative ou autre, mais comment est-ce possible, sachant qu'un des arguments que vous avancez depuis le début de ce quinquennat quand les remaniements sont un peu longs à arriver ou que la constitution du gouvernement est longue, est justement le fait qu'il y a des vérifications de la haute autorité pour la vie publique ? -Pour tout vous avouer, je fais moi-même l'objet de vérification de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, et je vais vous donner un exemple.
Je ne connais pas la vie personnelle de chacun des ministres, je ne sais pas à quoi ça correspond. Ca vous permettra de comprendre ce qu'il en est. A l'issue de mon dépôt de déclaration, l'administration fiscale m'a demandé des précisions.
Ces précisions ont porté notamment sur le fait que j'ai envoyé mes enfants à la crèche, donc on m'a demandé des justificatifs pour justifier du paiement de la crèche, puisque ça vient en déduction fiscale. On m'a aussi demandé de justifier de ma cotisation au parti socialiste à l'époque, comme don à des associations ou à des partis politiques, et évidemment, je peux vous dire que je n'avais pas tout de suite sur moi les justificatifs en question, donc j'ai moi-même entamé des démarches. Je vous donne cet exemple à titre illustratif pour vous dire que vous pouvez avoir des rectifications, ces rectifications vis-à-vis de l'administration fiscale ne sont pas forcément que du pas assez perçu d'impôts.
Il y a aussi des ministres qui ont eu des trop-perçus, et donc de toute bonne foi, il y a pu y avoir des erreurs qui ont été faites, ou comme dans mon cas, je ne sais pas ce que ça donnera in fine, le constat qu'il y avait des justificatifs qui pouvaient manquer, et donc c'est un processus que je trouve à la fois très sain et très normal, que quand on aille dans le détail du patrimoine d'un individu, et en l'occurrence d'un ministre, et là, il faut aller de manière très détaillée, parce que moi, mes enfants, ça fait longtemps qu'ils ont quitté la crèche, qu'on puisse avoir des précisions qui soient apportées. Il est très sain que ces précisions soient apportées par les ministres et qu'elles fassent l'objet de rectifications auprès de l'administration fiscale. -Bonjour.
Pauline Théveniaud, du Parisien. Juste pour revenir sur le discours de politique générale que va donner le Premier ministre. En quoi cela conduit à reporter l'intervention du Président devant le Parlement réuni en congrès ?
On pensait que c'était prévu début juillet. On comprend pas pourquoi les deux sont pas possibles, sachant qu'en 2017, les deux discours avaient eu lieu dans les mêmes 48 heures. Par ailleurs, je voulais savoir quel était le raisonnement qui vous conduisait à penser que les résultats de l'élection dimanche soir nécessitent une accélération de la mise en oeuvre de votre politique. -Il y a plusieurs questions dans la question que vous me posez.
D'abord le discours de politique générale du Premier ministre aura vocation à donner le calendrier de l'ensemble des chantiers législatifs qui sont devant nous pour poser l'acte 2 du quinquennat, et donc ce sera un discours qui sera relativement détaillé. Dans le même temps, le président de la République de manière assez récente a donné ce qui était le cadre, la vision et le cap qu'il entendait donner à cet acte 2 du quinquennat à travers une conférence de presse à laquelle, je crois, vous avez vous-même assisté. Et donc la concomitance de deux événements de manière assez rapprochée a conduit le président de la République à considérer qu'il n'avait pas de plus-value dans l'immédiat à avoir un discours devant le Parlement réuni en congrès, mais ça n'est qu'un report, et il aura l'occasion de tenir ce congrès, mais nous n'avons pas discuté en Conseil des ministres de la date à laquelle il souhaitait le faire, donc je ne peux pas vous donner de réponse plus précise que cela. (propos inaudible) Non.
C'est exclu pour le mois de juillet, mais ça peut être plus tard dans l'année. Et pour ce qui est du sujet des résultats et de ce qui nous conduit à considérer qu'il faut une accélération des réformes, ce que montrent ces résultats, et en particulier le fait que le Front national soit si haut, c'est la démonstration aussi dans la poursuite de la crise des gilets jaunes que nos concitoyens souhaitent non pas qu'il y ait un arrêt des réformes, mais qu'ils souhaitent que ces réformes puissent se traduire de manière concrète dans leur vie quotidienne, et c'est en partie ce qui nous a manqué dans ces deux premières années de quinquennat, et ça nous conduit à avoir cette volonté de changement de méthode, pour faire en sorte que les réformes qui sont décidées dans le Conseil des ministres soient, lorsqu'elles sont déployées...
Aient pour objectif et soient particulièrement précautionneuses...
Pardon. Que leur déploiement soit particulièrement précautionneux pour qu'elles puissent se traduire par des effets réels, concrets, immédiats et rapides dans la vie de nos concitoyens. C'est aussi le sens de la mobilisation nationale pour l'emploi dans les territoires lancée par le Premier ministre, où en fait, en regroupant les partenaires sociaux, les collectivités locales, notre but est de faire émerger à l'échelon local des solutions qui permettent de transformer concrètement les réformes qui ont été votées en mesures qui permettent à nos concitoyens de ressentir réellement ce qu'est l'impact de ces réformes. -Bonjour.
Jean-Rémi Baudot, Europe1. Tout à l'heure, vous avez parlé de l'administration et des futures nominations pour "un acte politique concret". Est-ce que ça veut dire que d'une certaine manière, l'administration devrait être plus en ligne avec la politique du gouvernement, être plus efficace ?
Qu'est-ce qui est derrière ça ? Est-ce qu'en gros l'administration n'était pas assez efficace par rapport à sa direction ? Et puis récemment, lors d'un récent Conseil des ministres, des propos ont été rapportés du Président qui aurait dit à ses ministres : "Après les européennes, je serai encore là.
Pas forcément vous." Est-ce que ce matin, il a évoqué l'avenir du gouvernement sous sa forme actuelle ? -Non, la question d'un remaniement n'a pas été évoquée en Conseil des ministres, pour répondre de manière franche et directe à votre question.
Pour ce qui est de l'efficacité et du sujet que je posais sur les nominations dans les administrations centrales, il est évident que le déploiement de politiques publiques nécessite que les responsables des administrations centrales soient parfaitement en accord avec les déploiements qui doivent être faits, c'est un élément qui est important pour permettre ces déploiements. On n'imagine pas que le directeur général des finances publiques soit en désaccord avec le prélèvement à la source, s'il est supposé le mettre en oeuvre, donc c'est une difficulté supplémentaire qu'on peut s'éviter. Et donc ça, c'est un élément qui motive le fait qu'on puisse de manière régulière, enfin, pas de manière régulière, mais qu'on puisse interroger le fait que chacun des directeurs d'administration centrale, des secrétaires généraux de ministère soient à l'aise avec les feuilles de route qui sont celles des ministres et qu'ils doivent eux-mêmes déployer dans leur ministère, et puis on peut aussi constater qu'il y a des endroits où ça se passe pas très bien parce que la personne n'est pas au bon endroit au bon moment, et que ça nécessite donc des changements, et c'est à ce type de changement que le président de la République a appelé le gouvernement. -Il y a des endroits particuliers où ça ne se passe pas bien ? -Je ne pourrai pas vous apporter cette réponse, n'étant pas moi-même à la tête d'une administration centrale, mais comme il y aura probablement des annonces et des mouvements à partir de la semaine prochaine et dans le courant du mois de juin, vous pourrez de vous-même le constater. -Bonjour.
Elisabeth Pineau, de l'agence Reuters. Pour revenir aux européennes un instant, l'un des enseignements a été le vote vert, qui a été très fort en France comme en Europe, notamment de la part des jeunes. Je voulais savoir si le Président en avait parlé ce matin et quelles inflexions peut-on attendre, nominations, décisions, peut-on attendre de ce vote vert dans un proche avenir ?
Merci. -Alors effectivement, la poussée d'un vote en faveur des verts partout en Europe, en France évidemment, mais on l'a constaté aussi particulièrement en Allemagne, apporte la démonstration, s'il en était besoin, que nos concitoyens sont particulièrement préoccupés par les sujets environnementaux, de changement climatique, qu'ils ont une forte conscience de ce qu'est aujourd'hui l'urgence écologique et la nécessité d'une transition. Ceci étant dit, le gouvernement français a d'ores et déjà eu l'occasion d'avoir un certain nombre d'engagements dans le déploiement des politiques publiques en faveur de la transition écologique et de la biodiversité.
De manière assez récente, le président de la République au cours de sa conférence de presse de la fin du mois d'avril avait annoncé la mise en place d'un Conseil de défense écologique qui s'est réuni et qui a été l'occasion de manière interministérielle de revenir sur un certain nombre de politiques publiques, sur leur déploiement. C'est d'ailleurs à l'issue de ce Conseil de défense écologique que la décision sur la Montagne d'or a été rendue publique, et donc le constat, je vous le rappelle, de son incompatibilité avec nos exigences et notre ambition environnementales, et donc vous avez là l'exemple de ce que le président de la République et le gouvernement ont déjà pris la mesure non seulement de cette aspiration depuis le début du quinquennat mais plus encore à l'issue de la conférence du président de la République, et qu'il y a des annonces qui ont été réalisées. Je vous rappelle celles qui ont été réalisées sur la biodiversité de manière également récente. -Sur un autre sujet, "Le Parisien" écrit ce matin que l'Elysée a réclamé à la famille Smet le remboursement des obsèques de Johnny Hallyday.
Est-ce que vous confirmez cette information, et si oui, quel montant ? Merci. -Je n'en ai strictement aucune idée.
Je vous invite à vous rapprocher du service de presse de l'Elysée qui pourra sans doute vous renseigner là-dessus. Eh bien, sur ces bonnes paroles, je vous remercie pour le moment que nous venons de passer ensemble et je vous rappelle que la semaine prochaine, le Conseil des ministres aura lieu lundi. Même heure, même endroit.
Je vous ferai le compte-rendu du Conseil des ministres lundi prochain. Merci à tous et bonne fin de semaine. Et bon long week-end.
Au revoir. -S. Ndiaye : Conseil des ministres dont je vous fais un rapide survol.
Et puis après, je vous parlerai plus en détails de l'intervention du président de la République. On a donc eu la présentation de deux ordonnances et d'un décret en Conseil des ministres. Une ordonnance présentée par le ministre d'Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire M.
François de Rugy qui permettait de résoudre des problèmes de sécurisation de l'approvisionnement en gaz naturel et de délestage en cas de pic de consommation. Nous avons eu également ensuite une intervention de la ministre en charge des Transports, Elisabeth Borne. Elle a présenté une ordonnance concernant les redevances ferroviaires qui s'inscrit dans la mise en place...
Enfin, pardon, dans la mise en oeuvre de la réforme ferroviaire. Et elle a également profité de la présentation de cette ordonnance pour indiquer qu'elle présenterait prochainement en Conseil des ministres un point sur la réforme ferroviaire qui a été mise en oeuvre il y a maintenant près d'un an. Pour terminer sur cette partie A du Conseil des ministres, Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur, a présenté un décret en Conseil des ministres permettant la transposition d'un protocole sur la gestion des carrières des personnels universitaires à ceux travaillant dans les CHU.
La ministre des Sports, pour compléter également, a annoncé que dans le cadre de la coupe du monde féminine, un partenariat avec la fédération française de football et le ministre des Sports permettrait de distribuer 18 700 places dites à caractère dit social dont 12 000 via les préfectures dans les territoires et 5 500 via les associations de collectivités locales permettant ainsi de faire en sorte que des personnes en difficulté sociale ou des jeunes puissent accéder à ce grand événement sportif qui aura lieu au mois de juin. Le président de la République a ensuite consacré l'essentiel de son intervention en introduction du Conseil des ministres à l'élection européenne évidemment et aux suites pour l'action du gouvernement à l'issue de ces élections européennes. Il a débord salué la participation inédite, inédite depuis plusieurs décennies et remarqué que cette participation en très forte hausse était un phénomène que nous retrouvions ailleurs en Europe et que c'était là le signe à la fois d'un intérêt marqué des citoyens européens, un intérêt renouvelé des citoyens européens vis-à-vis de cette élection, mais sans doute aussi de l'engagement, et il en a remercié à nouveau les ministres, de l'engagement du gouvernement et de la majorité à faire voter en s'engageant dans cette campagne électorale.
Il a également souligné que les résultats de cette élection, les dynamiques de vote chez nos concitoyens, appelaient à une responsabilité accrue du gouvernement pour déployer des politiques publiques dont les résultats permettent de changer de manière concrète la vie des Français et permettent également de vaincre les peurs qui traversent notre société face à la mondialisation, face à un certain nombre de grandes transitions en matière écologique, en matière numérique et qui ont sans doute pour partie sous-tendu les ressorts de ce vote. A l'issue de cette élection et compte tenu de l'analyse qu'il faisait de ce vote, le président de la République a donc demandé qu'il y ait une accélération de l'acte 2 qu'il a annoncé lui-même lors d'une conférence de presse le 25 avril et que soit déployées très rapidement les décisions qui avaient été prises à l'époque. Et donc il a souhaité que les permanences ministérielles dont j'avais fait état je crois il y a 2 semaines puissent se déployer dès le mois de juin.
Il a également insisté pour que le travail de consultation sur la réforme constitutionnelle puisse être également accéléré et donc dès la semaine prochaine, sous l'autorité du Premier ministre, le ministre des Relations avec le Parlement Marc Fesneau et la garde des Sceaux Nicole Belloubet recevront les présidents de groupes parlementaires afin de mener un certain nombre de consultations. Je vous rappelle que le Premier ministre lui-même avait eu des échanges avec le président du Sénat et le président de l'Assemblé nationale à ce sujet. Le Premier ministre aura également sous son autorité le démarrage d'une concertation avec les élus locaux.
Les différentes associations d'élus locaux sur les sujets liés à la décentralisation. Et enfin, un point sera effectué au Conseil des ministres de la semaine prochaine au sujet de la conférence citoyenne par le ministre en charge de la Transition écologique M. François de Rugy pour faire un point d'étape sur son organisation et expliquer au Conseil des ministres comment cette organisation va se déployer, cette conférence citoyenne qui portera notamment sur les sujets d'écologie pour cette première édition, vous le savez, se tiendra pour la première fois au mois de juin.
Le président de la République a aussi souhaité que de manière rapide, la semaine prochaine et dans les semaines qui suivent du mois de juin, un certain nombre d'actes forts soient posés en termes de réorganisation territoriale de l'Etat pour accélérer les réformes que nous avons sur la déconcentration et il a également souhaité que les nominations à la tête des administrations centrales puissent refléter notre volonté de faire de cet acte 2 un acte politique du concret et une traduction perceptible par nos concitoyens. Il a également évidemment rappelé de manière rapide les réformes à venir. En particulier la réforme de l'assurance chômage qui sera présentée au moins de juin par la ministre Muriel Pénicaud ainsi que la réforme des retraites qui sera présentée... enfin, dont les recommandations de Jean-Paul Delevoye qui est le haut commissaire en charge de cette réforme, seront présentées, je vous le rappelle, au mois de juin.
Il a été également annoncé au cours de ce Conseil des ministres que le Premier ministre tiendrait un discours de politique générale le 12 juin prochain dont l'objectif sera à la fois d'expliquer ce que sera la mise en oeuvre de l'acte 2 par le gouvernement. Acte 2 voulu par le président de la République avec l'explication du changement de méthode, la volonté à la fois de proximité et d'humanité dans le déploiement de nos politiques publiques. Cette déclaration de politique générale sera l'occasion pour le Premier ministre à la fois de fixer le calendrier politique, mais également les chantiers législatifs et l'ensemble des éléments qui permettront d'atteindre les objectifs qui ont été fixés par le président de la République.
Ces objectifs, vous vous en souvenez, avaient été fixés lors d'une conférence de presse par le président de la République et compte tenu de la proximité avec le discours de politique générale du Premier ministre, le président de la République ne prendra pas la parole devant les parlementaires réunis en congrès au mois de juin. Il le fera ultérieurement à une date qui ne nous a pas été à ce stade communiquée. Voilà en quelques mots ce que je pouvais vous dire de ce Conseil des ministres, et je suis donc disponible désormais pour répondre à vos questions. -Donc bonjour. -Bonjour. -Concernant General Electric, même si on a déjà entendu la voix de certains responsables de l'exécutif, pouvez-vous nous confirmer que l'Etat n'a pas été informé en amont des suppressions d'emploi par le directeur général de la branche française de General Electric.
Et en a-t-il été question, ce matin ? -Alors il n'a pas été question directement de GE, mais le président de la République a attiré l'attention collective sur le sujet des restructurations industrielles et a fait état évidemment de sa volonté qu'elles soient particulièrement suivies par les ministres concernés et que tout l'accompagnement nécessaire compte tenu des dossiers que nous avons en cours soit évidemment apporté par le gouvernement. Je vous confirme effectivement que le gouvernement n'a pas été informé par l'entreprise des annonces qui ont été faites de manière récente concernant sa restructuration.
Je vous rappelle également que cette restructuration du GE, elle a commencé depuis le début de l'année, puisque je crois que près de 500 personnes sont parties de l'entreprise dans le cadre de rupture conventionnelle si je ne m'abuse. C'est évidemment à vérifier. Je vous cite ça vraiment de tête, mais je peux effectivement vous dire que le gouvernement n'était pas plus au courant que les personnes concernées dans l'entreprise elle-même de ces projets de restructuration. -Bonjour.
Deux questions pour poursuivre sur GE et les plans sociaux. Emmanuel Macron a dit hier depuis Bruxelles qu'il allait être extrêmement vigilant. Qu'est-ce que ça veut dire concrètement ?
Est-ce qu'il va s'impliquer personnellement dans la gestion de ces dossiers ? Et puis qu'est-ce que l'Etat peut faire pour venir en aide à ces entreprises en difficulté, au-delà notamment pour GE du fonds de 50 millions d'euros qui est déjà disponible ? Une deuxième question qui concerne la hausse des tarifs d'électricité.
Ce matin, Jean-Bernard Lévy a suggéré au gouvernement de baisser les taxes d'électricité. Quelle est la réponde de l'Etat sur ce sujet ? Merci. -Alors d'abord je vais rebondir sur votre question concernant les taxes dans le calcul du tarif de l'électricité.
Dans le cadre du projet de loi pour l'énergie et le climat, vous le savez, le ministre de la Transition écologique et solidaire François de Rugy, a annoncé qu'il était prévu d'opérer une révision des modalités de calculs des tarifs de l'électricité. Donc je vous renvoie à cette discussion qui aura lieu dans un cadre parlementaire. Je peux pas vous en dire beaucoup plus aujourd'hui, ce PJL n'étant pas aujourd'hui en examen parlementaire.
Concernant l'entreprise GE, le président de la République a effectivement indiqué hier qu'il était extrêmement important que la situation soit suivie de près, et donc l'ensemble de la panoplie des instruments à la main du gouvernement, à la fois en termes de validation d'un éventuel plan social, en termes d'accompagnement des salariés, de reclassement. Enfin de suivi du reclassement des salariés, de revitalisation économique seront évidemment déployés et nous serons attentifs à ce que GE se comporte de manière correcte compte tenu évidemment des difficultés auxquelles l'entreprise fait face aujourd'hui dans le secteur du gaz. Je profite de la question que vous me posez pour vous rappeler que le sujet qui nous préoccupe aujourd'hui avec GE est en quelque sorte emblématique des difficultés auxquelles nous aurons à faire face compte tenu de la transition écologique.
Pourquoi ? Tout simplement parce que ces turbines à gaz qui sont aujourd'hui en question dans la restructuration de GE, je rappelle que c'est une restructuration qui touche l'ensemble de l'activité gaz de l'entreprise au niveau mondial...
Ces turbines à gaz utilisent du gaz. Le gaz est une énergie fossile. Et dans le cadre de la transition écologique, on voit à travers le monde qu'il y a une tendance générale à ce qu'il y ait un remplacement progressif, très progressif évidemment, du matériel qui est utilisé pour traiter le gaz.
Il va sans dire qu'évidemment, c'est une bonne nouvelle. Puisque ça veut dire que c'est remplacé par des énergies renouvelables, mais ça a comme corollaire, le fait que des entreprises qui fabriquent en particulier des turbines à gaz, du matériel pour traiter ce gaz, sont dans des situations difficiles parce que leur business plan est remis en cause par une évolution économique majeure qui est celle de la transition écologique. Et donc face à cela, il ne s'agit pas de dire qu'on va revenir en arrière pour considérer qu'il faut toujours maintenir cette énergie fossile, mais il faut que ces entreprises soient capables de se saisir des opportunités de changement pour adapter elles-mêmes leur outil industriel à l'émergence des énergies renouvelables.
Voilà ce que je pouvais vous en dire à ce stade. -Bonjour. Lorrain Sénéchal.
France Info. Vous dites qu'il faut veiller à ce que GE se comporte de manière correcte. Qu'est-ce que ça veut dire ?
Et si GE ne se comportait pas de manière correcte, que peut encore une fois le gouvernement ? -Eh bien, vous le savez, le gouvernement, à travers le ministère du Travail, est celui qui valide les plans sociaux. Et donc nous avons le pouvoir de ne pas valider les plans sociaux dès lors qu'ils ne sont pas satisfaisants.
Donc ça, c'est un outil qu'on peut utiliser. Vous le savez, le fonds de 50 millions d'euros qui a été évoqué à l'instant est un fonds qui résulte d'une forme de pénalité pour cause de non création de 1 000 emplois qui avaient été prévus au moment du rachat du site d'Alstom par General Electric, et donc on a là des moyens qui nous permettent d'assurer un accompagnement de grande qualité à l'ensemble des salariés qui pourraient être concernés par cette restructuration. -Je vais revenir aussi sur le redressement judiciaire de l'usine Whirlpool d'Amiens.
Il y a 2 ans, Emmanuel Macron avait dit lors d'un débat télévisé : "Je vais me battre. C'est un vrai combat. "J'ai eu des victoires, j'ai eu des échecs, "mais je me suis battu." Deux ans plus tard, c'est un échec.
Que compte faire le gouvernement ? -Alors il est aussi important en la matière de bien comprendre de quoi il s'agit. D'abord, je veux vous rappeler que les engagements de l'Etat pour l'accompagnement de la restructuration du site industriel de Whirlpool ont été tenus.
L'Etat a versé 2,5 millions d'euros au titre de la revitalisation du territoire, et l'entreprise Whirlpool, qui avait un engagement, de mémoire, de 7,5 millions d'euros, je ne suis pas exactement certaine du chiffre, mais je vous laisserai le vérifier, a tenu évidemment cet engagement. Et donc c'est important de noter que les engagements qui avaient été pris de la part de l'Etat et de la part de l'entreprise qui quittait le site ont été tenus. Le 2e élément, c'est que lors du rachat du site par l'entreprise WN, il y avait la présentation d'un business plan qui reposait...
Donc d'un plan de développement, pardon, industriel, qui reposait sur des produits extrêmement innovants. Force est de constater 2 ans plus tard que l'ambition qui était celle du repreneur n'a pas pu se réaliser et qu'aujourd'hui, d'un point de vue industriel, les plans de charge qui étaient prévus n'ont pas pu être respectés. L'Etat local a diligenté un audit qui permettait d'avoir un point de situation sur la situation financière et stratégique de l'entreprise, et donc ça a abouti au constat d'une impasse, et ce constat a nourri le placement sous protection judiciaire de l'entreprise.
Et donc on est là dans un cas où on s'est battus effectivement, où on a essayé de faire en sorte que de l'emploi demeure sur place. Beaucoup de formations ont été délivrées à l'ensemble des salariés de Whirlpool. Ce sera d'ailleurs un élément important pour le rebond que nous souhaitons accompagner sur ce site, soit au sein de l'entreprise aujourd'hui, soit dans le cadre de... du bassin d'emploi dans l'Amiénois, et donc effectivement, quand on est confrontés au fait qu'une entreprise n'arrive pas à trouver un modèle industriel, il faut accompagner les individus qui constituent cette entreprise, les salariés, pour qu'ils puissent retrouver un emploi ailleurs le cas échéant. -Bonjour.
Jean-Baptiste Vey de Reuters. J'avais, s'il vous plaît, quelques questions sur le projet de fusion Renault/Fiat. Je voulais savoir si le sujet avait été évoqué ce matin par le président de la République, si le président de la République avait été informé en amont de ce projet de rapprochement et enfin une question qui concerne l'équilibre des pouvoirs entre la France et l'Italie.
La fusion se traduirait bien sûr par une perte d'influence de l'Etat français au capital, ce qui est normal. Mais Matteo Salvini et la ligue n'excluent pas de prendre une participation au nouvel ensemble. Comment réagirait l'Etat français et quelle garantie pour le contrôle partiel par l'Etat français d'un possible nouvel ensemble ?
Merci beaucoup. -Alors il est important de comprendre là aussi la raison pour laquelle ce projet de fusion entre égaux, d'un côté entre le groupe Fiat Chrysler, et de l'autre côté avec le groupe Renault est aujourd'hui sur la table. L'industrie automobile a à faire face à des transformations importantes dans les années à venir.
Ces transformations, elles tiennent à la fois au déploiement du véhicule électrique. Vous vous rappelez que de manière récente la France et l'Allemagne ont eu un partenariat sur le sujet du développement des batteries électriques. Il y a également des investissements importants à réaliser dans le cadre du déploiement de la technologie des véhicules autonomes, des véhicules connectés.
L'ensemble de ces enjeux industriels appelle des investissements qui sont importants. Ce ne sont pas des investissements qui se chiffrent en millions, ni en centaines de millions, ni en milliards, mais en dizaines de milliards. Et donc compte tenu de ces investissements importants auxquels font face les deux entreprises aujourd'hui, il est assez logique qu'il y ait des rapprochements qui cherchent à se créer dans le secteur automobile.
Nous sommes aujourd'hui au stade des fiançailles, pour reprendre les termes du ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire, Et donc on a devant nous un processus qui sera un processus long. Evidemment, l'Etat français qui est actionnaire de Renault, aura un certain nombre d'exigences à la fois sur l'assurance qu'il n'y ait pas de fermeture de site industriel en France, mais aussi sur le fait qu'il y ait un équilibre dans le pacte d'actionnaires qui sera signé le cas échéant si nous allons jusqu'au mariage. Donc nous serons évidemment très attentifs dans le suivi de ce rapprochement, de cette fusion entre les deux groupes.
Nous avons, vous le savez, toujours été aux côtés de l'entreprise Renault, dans les difficultés, et l'Etat a eu par le passé l'occasion d'avoir des prises de participations, ce qui témoigne de notre attachement vis-à-vis de cette entreprise. Vous me questionniez sur le fait que le président de la République ait eu en amont l'information de cette fusion. Ce que je peux vous dire, c'est que le ministre de l'Economie et des Finances a eu des échanges dès la semaine dernière avec le patron de Renault, Jean-Dominique Senard.
Je ne peux pas vous garantir qu'il en ait fait état directement au président de la République, n'ayant pas eu cette information, et le point n'a pas été abordé en Conseil des ministres. -Autre question. On apprend via un communiqué publié à la mi-journée que le Défenseur des droits appelle la France à faire cesser je cite : "Les traitements inhumains "subis par les enfants de djihadistes en Syrie." Quelle est votre réaction ?
Et parallèlement à cela, on parle beaucoup ces derniers jours aussi de ces Français condamnés à mort en Irak. Quelle sera la position de l'exécutif à ce sujet ? -S.
Ndiaye : Alors pour ce qui est...
Je vais d'abord rebondir sur la 2e partie de votre question concernant les djihadistes de nationalité française qui ont été jugés en Irak. Je veux d'abord vous rappeler qu'ils ont été jugés dans des conditions qui sont des conditions de droit... j'allais dire normales, puisque la justice irakienne est dotée de tous les éléments qui permettent de réaliser une justice dans de bonnes conditions.
Ca, c'est le premier élément. Le deuxième élément, la position française est invariante à l'égard de la peine de mort. Nous la condamnons.
Elle n'est évidemment pas appliquée dans notre pays et dès lors que certains de nos ressortissants font face à la potentialité d'une condamnation à mort, nous intervenons systématiquement auprès des autorités des pays concernés. Nous l'avons fait pour ce qui est des Irakiens. Je vous rappelle également que l'ensemble des recours pour les personnes concernées n'ont pas été épuisés à ce stade, puisqu'il existe une procédure d'appel sous un mois qui est possible, et évidemment, ces ressortissants français qui, je le rappelle, sont des djihadistes qui ont mené des actions qui ont mené des actions terroristes, ils bénéficient de la protection consulaire, et cette protection consulaire vise non seulement à apporter des informations.
Il y a des visites évidemment consulaires, mais je vais vous donner un exemple tout bête. Le traducteur au procès qui était mandaté par la justice irakienne n'était pas de très bonne qualité. C'est le traducteur de l'ambassade française qui a été mandaté.
C'est pour vous donner des indications sur ce que peut recouvrir cette protection consulaire qui s'assure systématiquement que nos ressortissants aient un bon accès au droit dans les pays où ils sont détenus. (Propos inaudible) Ah oui. Pardon.
Excusez-moi. Et donc sur le traitement des enfants de djihadistes, soit qu'ils soient partis avec leurs parents, soit qu'ils soient nés sur place, la position française est toujours la même. Lorsqu'il s'agit d'orphelins, nous mettons tout en oeuvre pour pouvoir les rapatrier.
Dès lors qu'ils ont des parents sur place, soit il y a accord de la mère, en l'occurrence, puisqu'on parle souvent des mères, pour que l'enfant retourne en France soit il n'y a pas d'accord. C'est d'ailleurs la plupart du temps, le cas, et auquel cas, l'enfant reste avec sa mère. (Propos inaudible) Je lui réponds la position constante de la France à ce sujet.
Je vous remercie. Ah pardon. -J'ai deux questions.
Enfin deux parties de question. La première pour rebondir sur les véhicules autonomes, quid de la législation pour les trottinettes électriques qui ont été mises en circulation avant même que la législation soit mise en place. Je crois que c'est en cours, mais j'aimerais bien avoir des précisons là-dessus si vous en avez.
Et deuxièmement, le handicap. J'ai raté pour des raisons personnelles votre intervention il y a 2 semaines avec Sophie Cluzel. Comment s'est passé votre DuoDay, déjà ?
Et hier, il y a eu le salon du handicap à Porte Maillot. Salon du handicap et des achats responsables organisé par Les Echos, LVMH, etc., et Sophie Cluzel, donc la ministre, a reparlé de AAH et des aides d'assistanat, je vais dire "assistanat", je vais dire ça comme ça, qui sont maintenant mises en place à vie.
Mais elle n'a pas encore parlé de l'accès au travail, puisqu'il y a 500 000 personnes handicapées qui sont au chômage. Est-ce que ça, ça va être inclus ? Ca va être dans la prochaine réforme sur le chômage qui va être menée par Mme Pénicaud ?
Et il y a eu donc hier aussi le lancement, avec Make.org, d'une concertation nationale civique avec Axel Dauchez pour concerner la majorité des Français. Donc il vise à toucher 10 millions de personnes pour inclure les personnes handicapées dans la société.
Donc ça, c'est bien. C'est la partie civique, et je pense qu'il y a un grand civisme ici, en France, mais quid du rôle des institutions et des autres ministères, puisqu'il avait été promis qu'il serait un travail collégial entre les ministères ? Il y a même eu des conseils interministériels pour impliquer d'autres ministères comme le digital, comme l'enseignement, comme le ministère du Travail pour faire aboutir à ce que des personnes soient insérées via le travail.
Merci. -Alors il y a une question qui est là très riche. A titre personnel, j'ai eu beaucoup de bonheur à être avec mon duo du jour J avec qui j'ai eu l'occasion à la fois de partager ce qu'était la préparation d'un Conseil des ministres avec mes collaborateurs, mais aussi la présentation du compte-rendu du Conseil des ministres.
Donc c'est une expérience qui est toujours enrichissante, parce que la différence est souvent perçue comme un repoussoir, et le fait d'avoir, en quelque sorte, des modèles qui montrent à l'ensemble de la population que c'est possible malgré tout, malgré les obstacles, c'est un élément qui, je crois, est assez important pour les personnes qui sont aujourd'hui handicapées. Pour revenir sur votre questionnement concernant l'accès au travail, c'est pour nous un élément structurant de notre politique d'inclusion des personnes handicapées au sein de la société. Ca passe également par...
Donc il y a un travail très étroit, pardon, qui est mené par la ministre en charge des Personnes handicapées et la ministre en charge du Travail. Donc Sophie Cluzel et Muriel Pénicaud. Ca passe aussi par l'accès à l'éducation et à la formation.
Et de nombreux efforts ont été réalisés déjà pour l'accueil des élèves en situation de handicap à l'école. Nous avons fait le choix de stabiliser les accompagnants de ces élèves au sein des établissements scolaires, et donc la rentrée prochaine sera la première rentrée de ce qu'on appelle les AESH. Et donc des personnels qui seront des personnels de l'éducation nationale en CDD qui auront vocation à accompagner au sein d'un établissement, et suivant le projet de l'établissement pour l'accueil des jeunes en situation de handicap, à accompagner ces jeunes.
Et donc on est totalement convaincus du caractère interministériel de cette politique. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle Sophie Cluzel est une secrétaire d'Etat qui est placée directement sous l'autorité du Premier ministre. Pour votre question concernant les trottinettes, j'en suis désolée, mais je ne sais pas vous répondre, là, comme ça, dans l'immédiat, mais évidemment, mon cabinet aura à coeur de revenir vers vous pour pouvoir répondre à cette question. -Je me permets de revenir sur les européennes.
Est-ce que le président de la République est revenu lors de ce Conseil des ministres sur la montée du nationalisme et de Marine Le Pen lors de ces élections européennes ? Et il y a un sondage qui a été publié ce matin qui montre que si la présidentielle devait se rejouer une nouvelle fois, par exemple, ce dimanche, Emmanuel Macron arriverait en tête, mais l'écart serait resserré entre Marine Le Pen et lui. Est-ce que le clivage imposé par le chef de l'Etat entre les nationalistes et les populistes n'est pas un pari risqué ?
Je pense notamment à 2022. -D'abord, je rebondis sur ce que vous avez dit : "le clivage imposé" par le président de la République. En vérité, quand on regarde les choses, précisément, ça n'est pas un clivage qui a été imposé par le président de la République, mais c'est un clivage qui s'est imposé à nous à travers l'élection présidentielle de 2017, puisque c'est le choix que les Français ont fait en portant au second tour de l'élection présidentielle à la fois Marine Le Pen pour le Front national et Emmanuel Macron pour La République en marche.
Donc ça n'est pas de notre fait, c'est une recomposition du champ politique français qui fait qu'aujourd'hui, nos concitoyens ne se reconnaissent plus dans ce qu'étaient les traditionnels clivages entre la droite et la gauche, et cette recomposition du champ politique, aujourd'hui, force est de constater qu'elle perdure, qu'elle est ancrée. Ce que nous constatons aussi, on est revenus dessus au Conseil des ministres, c'est que le Front national, cet extrême, avait désormais un ancrage, mais un ancrage qui date, c'est là, d'ailleurs, à titre personnel, l'origine de mon engagement politique de 2002, où, pour la première fois, le Front national est arrivé au second tour de l'élection présidentielle. Donc année après année, cet ancrage, malheureusement, a continué dans un certain nombre de territoires, et beaucoup de nos concitoyens considèrent que le Front national est un parti comme un autre.
Il y avait une digue qui avait sauté à l'élection présidentielle, puisque ce qu'on avait l'habitude de voir, le traditionnel front républicain, n'avait pas existé au moment de l'élection présidentielle, il y avait un certain nombre de partis qui n'avaient pas souhaité appeler clairement à battre le Front national par le vote pour le candidat, à l'époque Emmanuel Macron, c'était une première digue qui avait sauté, et aujourd'hui, on constate une implantation de plus en plus importante, durable, pérenne, du Front national. Face à cela, que faire ? C'est à la fois une responsabilité qui est importante pour la majorité présidentielle parce que c'est nous qui, aujourd'hui, sommes aux responsabilités et qui avons donc vocation à travers les choix politiques que nous faisons d'apporter la démonstration à nos concitoyens qu'une autre voie est possible, qu'un autre chemin peut exister, et que ce chemin est pour eux vecteur de progrès, et c'est à ça que nous nous attelons.
C'est à ça aussi que le changement de méthode qu'a souhaité le président de la République entend répondre, une méthode qui fasse des réformes, des objets plus concrets dans la vie quotidienne des Français et plus perceptibles. (propos inaudibles) Je crois pas que les idées aient vraiment changé entre le Front national et le Rassemblement national, donc je continue à l'appeler pour ce qu'il est : l'extrême droite. -Bonjour.
Vincent Derosier, RTL. "Le Canard enchaîné" révèle que 21 déclarations d'impôt de ministres ont fait l'objet de rectifications. On ne va pas parler de phobie administrative ou autre, mais comment est-ce possible, sachant qu'un des arguments que vous avancez depuis le début de ce quinquennat quand les remaniements sont un peu longs à arriver ou que la constitution du gouvernement est longue, est justement le fait qu'il y a des vérifications de la haute autorité pour la vie publique ? -Pour tout vous avouer, je fais moi-même l'objet de vérification de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, et je vais vous donner un exemple.
Je ne connais pas la vie personnelle de chacun des ministres, je ne sais pas à quoi ça correspond. Ca vous permettra de comprendre ce qu'il en est. A l'issue de mon dépôt de déclaration, l'administration fiscale m'a demandé des précisions.
Ces précisions ont porté notamment sur le fait que j'ai envoyé mes enfants à la crèche, donc on m'a demandé des justificatifs pour justifier du paiement de la crèche, puisque ça vient en déduction fiscale. On m'a aussi demandé de justifier de ma cotisation au parti socialiste à l'époque, comme don à des associations ou à des partis politiques, et évidemment, je peux vous dire que je n'avais pas tout de suite sur moi les justificatifs en question, donc j'ai moi-même entamé des démarches. Je vous donne cet exemple à titre illustratif pour vous dire que vous pouvez avoir des rectifications, ces rectifications vis-à-vis de l'administration fiscale ne sont pas forcément que du pas assez perçu d'impôts.
Il y a aussi des ministres qui ont eu des trop-perçus, et donc de toute bonne foi, il y a pu y avoir des erreurs qui ont été faites, ou comme dans mon cas, je ne sais pas ce que ça donnera in fine, le constat qu'il y avait des justificatifs qui pouvaient manquer, et donc c'est un processus que je trouve à la fois très sain et très normal, que quand on aille dans le détail du patrimoine d'un individu, et en l'occurrence d'un ministre, et là, il faut aller de manière très détaillée, parce que moi, mes enfants, ça fait longtemps qu'ils ont quitté la crèche, qu'on puisse avoir des précisions qui soient apportées. Il est très sain que ces précisions soient apportées par les ministres et qu'elles fassent l'objet de rectifications auprès de l'administration fiscale. -Bonjour.
Pauline Théveniaud, du Parisien. Juste pour revenir sur le discours de politique générale que va donner le Premier ministre. En quoi cela conduit à reporter l'intervention du Président devant le Parlement réuni en congrès ?
On pensait que c'était prévu début juillet. On comprend pas pourquoi les deux sont pas possibles, sachant qu'en 2017, les deux discours avaient eu lieu dans les mêmes 48 heures. Par ailleurs, je voulais savoir quel était le raisonnement qui vous conduisait à penser que les résultats de l'élection dimanche soir nécessitent une accélération de la mise en oeuvre de votre politique. -Il y a plusieurs questions dans la question que vous me posez.
D'abord le discours de politique générale du Premier ministre aura vocation à donner le calendrier de l'ensemble des chantiers législatifs qui sont devant nous pour poser l'acte 2 du quinquennat, et donc ce sera un discours qui sera relativement détaillé. Dans le même temps, le président de la République de manière assez récente a donné ce qui était le cadre, la vision et le cap qu'il entendait donner à cet acte 2 du quinquennat à travers une conférence de presse à laquelle, je crois, vous avez vous-même assisté. Et donc la concomitance de deux événements de manière assez rapprochée a conduit le président de la République à considérer qu'il n'avait pas de plus-value dans l'immédiat à avoir un discours devant le Parlement réuni en congrès, mais ça n'est qu'un report, et il aura l'occasion de tenir ce congrès, mais nous n'avons pas discuté en Conseil des ministres de la date à laquelle il souhaitait le faire, donc je ne peux pas vous donner de réponse plus précise que cela. (propos inaudible) Non.
C'est exclu pour le mois de juillet, mais ça peut être plus tard dans l'année. Et pour ce qui est du sujet des résultats et de ce qui nous conduit à considérer qu'il faut une accélération des réformes, ce que montrent ces résultats, et en particulier le fait que le Front national soit si haut, c'est la démonstration aussi dans la poursuite de la crise des gilets jaunes que nos concitoyens souhaitent non pas qu'il y ait un arrêt des réformes, mais qu'ils souhaitent que ces réformes puissent se traduire de manière concrète dans leur vie quotidienne, et c'est en partie ce qui nous a manqué dans ces deux premières années de quinquennat, et ça nous conduit à avoir cette volonté de changement de méthode, pour faire en sorte que les réformes qui sont décidées dans le Conseil des ministres soient, lorsqu'elles sont déployées...
Aient pour objectif et soient particulièrement précautionneuses...
Pardon. Que leur déploiement soit particulièrement précautionneux pour qu'elles puissent se traduire par des effets réels, concrets, immédiats et rapides dans la vie de nos concitoyens. C'est aussi le sens de la mobilisation nationale pour l'emploi dans les territoires lancée par le Premier ministre, où en fait, en regroupant les partenaires sociaux, les collectivités locales, notre but est de faire émerger à l'échelon local des solutions qui permettent de transformer concrètement les réformes qui ont été votées en mesures qui permettent à nos concitoyens de ressentir réellement ce qu'est l'impact de ces réformes. -Bonjour.
Jean-Rémi Baudot, Europe1. Tout à l'heure, vous avez parlé de l'administration et des futures nominations pour "un acte politique concret". Est-ce que ça veut dire que d'une certaine manière, l'administration devrait être plus en ligne avec la politique du gouvernement, être plus efficace ?
Qu'est-ce qui est derrière ça ? Est-ce qu'en gros l'administration n'était pas assez efficace par rapport à sa direction ? Et puis récemment, lors d'un récent Conseil des ministres, des propos ont été rapportés du Président qui aurait dit à ses ministres : "Après les européennes, je serai encore là.
Pas forcément vous." Est-ce que ce matin, il a évoqué l'avenir du gouvernement sous sa forme actuelle ? -Non, la question d'un remaniement n'a pas été évoquée en Conseil des ministres, pour répondre de manière franche et directe à votre question.
Pour ce qui est de l'efficacité et du sujet que je posais sur les nominations dans les administrations centrales, il est évident que le déploiement de politiques publiques nécessite que les responsables des administrations centrales soient parfaitement en accord avec les déploiements qui doivent être faits, c'est un élément qui est important pour permettre ces déploiements. On n'imagine pas que le directeur général des finances publiques soit en désaccord avec le prélèvement à la source, s'il est supposé le mettre en oeuvre, donc c'est une difficulté supplémentaire qu'on peut s'éviter. Et donc ça, c'est un élément qui motive le fait qu'on puisse de manière régulière, enfin, pas de manière régulière, mais qu'on puisse interroger le fait que chacun des directeurs d'administration centrale, des secrétaires généraux de ministère soient à l'aise avec les feuilles de route qui sont celles des ministres et qu'ils doivent eux-mêmes déployer dans leur ministère, et puis on peut aussi constater qu'il y a des endroits où ça se passe pas très bien parce que la personne n'est pas au bon endroit au bon moment, et que ça nécessite donc des changements, et c'est à ce type de changement que le président de la République a appelé le gouvernement. -Il y a des endroits particuliers où ça ne se passe pas bien ? -Je ne pourrai pas vous apporter cette réponse, n'étant pas moi-même à la tête d'une administration centrale, mais comme il y aura probablement des annonces et des mouvements à partir de la semaine prochaine et dans le courant du mois de juin, vous pourrez de vous-même le constater. -Bonjour.
Elisabeth Pineau, de l'agence Reuters. Pour revenir aux européennes un instant, l'un des enseignements a été le vote vert, qui a été très fort en France comme en Europe, notamment de la part des jeunes. Je voulais savoir si le Président en avait parlé ce matin et quelles inflexions peut-on attendre, nominations, décisions, peut-on attendre de ce vote vert dans un proche avenir ?
Merci. -Alors effectivement, la poussée d'un vote en faveur des verts partout en Europe, en France évidemment, mais on l'a constaté aussi particulièrement en Allemagne, apporte la démonstration, s'il en était besoin, que nos concitoyens sont particulièrement préoccupés par les sujets environnementaux, de changement climatique, qu'ils ont une forte conscience de ce qu'est aujourd'hui l'urgence écologique et la nécessité d'une transition. Ceci étant dit, le gouvernement français a d'ores et déjà eu l'occasion d'avoir un certain nombre d'engagements dans le déploiement des politiques publiques en faveur de la transition écologique et de la biodiversité.
De manière assez récente, le président de la République au cours de sa conférence de presse de la fin du mois d'avril avait annoncé la mise en place d'un Conseil de défense écologique qui s'est réuni et qui a été l'occasion de manière interministérielle de revenir sur un certain nombre de politiques publiques, sur leur déploiement. C'est d'ailleurs à l'issue de ce Conseil de défense écologique que la décision sur la Montagne d'or a été rendue publique, et donc le constat, je vous le rappelle, de son incompatibilité avec nos exigences et notre ambition environnementales, et donc vous avez là l'exemple de ce que le président de la République et le gouvernement ont déjà pris la mesure non seulement de cette aspiration depuis le début du quinquennat mais plus encore à l'issue de la conférence du président de la République, et qu'il y a des annonces qui ont été réalisées. Je vous rappelle celles qui ont été réalisées sur la biodiversité de manière également récente. -Sur un autre sujet, "Le Parisien" écrit ce matin que l'Elysée a réclamé à la famille Smet le remboursement des obsèques de Johnny Hallyday.
Est-ce que vous confirmez cette information, et si oui, quel montant ? Merci. -Je n'en ai strictement aucune idée.
Je vous invite à vous rapprocher du service de presse de l'Elysée qui pourra sans doute vous renseigner là-dessus. Eh bien, sur ces bonnes paroles, je vous remercie pour le moment que nous venons de passer ensemble et je vous rappelle que la semaine prochaine, le Conseil des ministres aura lieu lundi. Même heure, même endroit.
Je vous ferai le compte-rendu du Conseil des ministres lundi prochain. Merci à tous et bonne fin de semaine. Et bon long week-end.
Au revoir.
Emmanuel Macron