François Fillon : "La clé de la primaire à droite, ce sera la majorité silencieuse"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 20 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qui s'est passé pour que le gaulliste social de 2007 ait un programme aussi libéral ?
- 0:33RelanceRéponse directe
Supprimer la durée légale du travail et instaurer une flat taxe sur le capital, c'est libéral ?
- 2:01OuverteRéponse directe
Et la réduction des déficits ?
- 3:30RelanceRéponse directe
Comment justifier suppression de l'ISF et hausse de la TVA ?
- 4:10RelanceRéponse partielle
Laurence Parizeau dit qu'il n'y a aucune idée nouvelle à droite sur l'économie. Répondez-vous ?
- 5:31OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui pourrait empêcher le duel Juppé-Sarkozy à la primaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:33Invité politiqueChiffre
« dans un pays qui consacre 57% de sa richesse nationale à la dépense publique. »
- 0:42Invité politiqueChiffre
« Si on appliquait intégralement le projet que je propose, disons qu'on descendrait à 50%. »
- 1:11Invité politiqueFait
« la suppression de la durée légale du travail, c'est pour la remplacer par une négociation dans l'entreprise, avec un accord majoritaire. »
- 2:02Invité politiquePromesse
« l'objectif que je fixe, c'est zéro déficit en 2022. »
- 2:17Invité politiqueFait
« Je suis le seul à chiffrer le programme. »
- 3:36Invité politiqueFait
« J'augmente la TVA pour baisser les charges salariales. »
- 4:54Invité politiqueFait
« mettre en place un statut de prestataire indépendant qui permettra à des centaines de milliers de Français de se mettre à leur compte ce qu'on appelle le phénomène Uber. »
- 5:45Invité politiqueFait
« je pense profondément qu'il y a une majorité silencieuse qui va aller voter à la primaire. »
- 7:34Invité politiqueFait
« Je n'ai jamais été élogieux de l'action de Moscou. »
- 8:37Invité politiqueFait
« je propose au gouvernement français qu'on saisisse le tribunal pénal international de tous les crimes qui sont commis en Syrie. »
Temps de parole
- François Fillon56 %
- Locuteur non identifié22 %
- Locuteur non identifié 222 %
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Bonjour François Fillon. Bonjour. Je voudrais d'abord vous interroger sur votre programme économique et sur votre évolution, voire votre métamorphose. Qu'est-ce qui s'est passé pour que le gaulliste social, c'est ainsi qu'on vous présentait en 2007, se soit doté d'un des programmes les plus libéraux dans cette primaire de droite et pour que celui qui disait que la France était en faillite, qui voulait inscrire dans la constitution la règle d'or du retour à l'équilibre des finances publiques, envisage un déficit de 4,7% du PIB en 2017. J'imagine que c'est de l'humour cette question. Nous sommes
dans un pays qui consacre 57% de sa richesse nationale à la dépense publique.
Si on appliquait intégralement le projet que je propose, disons
qu'on descendrait à 50%. Si vous appelez ça un programme ultra-libéral,
je vous en fournirais d'autres. Je parlais des mesures, François Fillon. Supprimer la durée légale du travail dans l'entreprise, c'est une mesure assez libérale. Une flat taxe sur le capital, sur les revenus du capital de 30%, c 'est libéral. Je
sais qu'on est à France Inter et qu'il y a un prisme.
Mais reprenons... Non, il n pas de prisme. C 'est objectivement libéral et considéré comme libéral par Mathieu Laine et d'autres penseurs libéraux. Regardez,
par exemple, la suppression de la durée légale du travail, c'est pour la remplacer par une négociation dans l'entreprise, avec un accord majoritaire.
Un
accord majoritaire, c'est-à-dire un accord qui obligera la direction de l'entreprise à obtenir l'accord de la majorité des syndicats ou des salariés. Donc on n'est pas du tout dans des postures idéologiquement libérales. Ce que je crois simplement, et je suis un pragmatique, c'est que notre pays est allé beaucoup trop loin dans la dépense publique et dans ce que j'appelle la bureaucratie,'est-à-dire la mise en place de contrôles, de réglementations et de taxes, et qu'il faut que le balancier revienne un peu au centre. Et pour refaire venir le balancier au centre, compte tenu du fait que ça fait 20 ans que cette évolution est constante, il faut un choc.
Alors appelez-le un choc libéral si vous voulez, mais pour moi, ce n pas une conversion, c'est la constatation que c'est la seule solution pour redresser notre pays.
Et la réduction des déficits ?
Je les économistes commencent à le dire. Et sur la réduction des déficits, pardon, mais l'objectif que je fixe, c'est zéro déficit en 2022,'est-à-dire l'utilisation d'une politique économique et financière cohérente pour arriver à zéro déficit
en 2022.
Pourquoi est-ce que je dis qu'il y aura un déficit en 2017 ? D'ailleurs, c'est cocasse, je suis le seul à chiffrer le programme.
Et
comme je suis le seul à chiffrer le programme, je suis le seul à faire apparaître un déficit en 2017, bien sûr. Mais pourquoi ? Parce qu'en ce moment, et depuis des mois, le gouvernement dépense de l'argent qui sera facturé en 2017 et 2018. On est à entre 15 et 20 milliards pour 2017, déjà aujourd'hui, de décisions prises. Donc sauf à faire subir, alors là, un choc d'une extrême rigueur à la France en 2017, en payant les factures de la gauche, et en plus en mettant en œuvre une politique de redressement avec des baisses d'impôts notamment et de taxes pour les entreprises, il n'y pas d'autre solution que d'accepter momentanément en 2017
un déficit. Et d'ailleurs on mettra en oeuvre, si j'ai la responsabilité de la présidence de la république un audit très sérieux qui permettra de démontrer ce que je viens de dire Bon, libéral, non, pas tellement dites-vous. Non, pragmatique, paysan sartois. Pragmatique, mais avec des mesures qui servent quand même surtout les ménages les plus riches, les plus aisés. Pas du tout. Comment justifier dans le même mouvement la suppression de l'impôt sur la fortune et l'augmentation de deux points de la TVA. Pardon, mais deuxième prise, M. Cohen. quelle prise ? Je
baisse
la TVA. pêche dans vos mesures.
J'augmente la TVA pour baisser les charges salariales. Les charges salariales, à ma connaissance, elles pèsent d'abord sur les ménages les plus modestes, sur les gens qui travaillent, qui ont justement aujourd'hui, pour beaucoup d'entre eux, un problème de pouvoir d'achat. Il de plus en plus de travailleurs pauvres. La seule solution pour redonner du pouvoir d'achat aux classes moyennes, c'est de baisser les charges sociales. Je ne crois pas à la baisse de l'impôt sur le revenu qui proposent d'autres candidats, d'abord parce que je pense que ce n pas réalisable aujourd'hui, et puis surtout l'impôt sur le revenu est déjà tellement concentré sur
une petite partie des Français que ça ne me paraît pas être la bonne mesure. Donc oui, la hausse de la TVA, elle est compensée par la baisse des charges sociales. Que répondez -vous à Laurence Parizeau qui expliquait il y a peu de temps qu'il n'y a, selon elle, aucune idée nouvelle à droite sur l'approche économique et sociale ?
Parce qu'elle ne lit pas les programmes, c
'est très à la mode de dire ça, on dit qu n'y pas d'idée nouvelle, par exemple, ils n'ont absolument pas vu qu'il y avait une nouvelle économie qui était en train de se mettre en place. Il des mois que je propose, par exemple, de mettre en place un statut de prestataire indépendant qui permettra à des centaines de milliers de Français de se mettre à leur compte ce qu'on appelle le phénomène Uber, mais en l'organisant et en l'insérant dans le système social qui permettra donc à des millions de Français de se mettre à leur compte d'offrir leurs services aux entreprises, ou aux
particuliers, de s'insérer dans cette nouvelle économie. De la même façon, quand je propose de supprimer la durée légale du travail, c'est pour aboutir à une négociation dans l'entreprise, c'est une révolution. C-à qu'au lieu que ce soit l'État qui fixe tout, c'est un dialogue entre les salariés et la direction de l'entreprise qui va permettre de l'adapter.
Donc voilà, la nouvelle économie, elle est portée à travers ces mesures, Et Mme Parizeau, j'aimerais beaucoup qu'elle propose des solutions plutôt que de faire ce que font beaucoup de commentateurs, c'est de se promener sur les écrans de télévision et devant les micros de radio pour faire des critiques qui ne sont suivies d'aucune proposition.
Vous êtes crédité aujourd'hui de 10 à 11% d'intention de vote, François Fillon, vous allez me dire que vous ne croyez pas à ces sondages pour la primaire, mais qu'est-ce qui pourrait empêcher selon vous ce duel annoncé entre Alain Juppé et Nicolas Sarkozy ? D'abord le fait qu'il est
annoncé, déjà c'est une raison suffisante pour que les Français aient envie de faire autre chose. Mais surtout, pourquoi je ne crois pas à ces sondages ? C'est parce que je pense profondément qu'il y a une majorité silencieuse qui va aller voter à la primaire. Et qui n'est pas aujourd'hui, qui ne se sent pas aujourd'hui totalement concernée par le débat. Et ce qui me fait dire ça, c'est toutes mes journées. Depuis le début de cette campagne, je suis celui qui rassemble le plus de monde. Il y a plus de monde à mes réunions qu'aux autres. J'ai plus de parrainage que tous les autres candidats, enfin sauf Nicolas Sarkozy.
Mes sondages de popularité sont excellents. Donc je suis convaincu que la clé de cette élection, c'est que ce que j'appelle la majorité silencieuse, c-à des Français qui ne sont pas engagés, qui ne sortent pas de chez eux pour aller voter à Un surceau de mobilisation, sauf que les sondeurs prédisent déjà 3 millions à 3 millions et demi de votants. prédisent
3 millions de votants, mais ensuite leur sondage porte sur des gens qui sont déterminés à aller voter aujourd'hui. Je ne dis pas que cette mobilisation est gagnée d'avance. C'est un pari que je fais. Je pense que'est un pari pour la France aussi, parce que si la primaire de la droite et du centre est ratée, ça augure mal de l'élection présidentielle.
Dans Nice Matin, ce week-end, on vous a demandé de qualifier d'un mot chacun de vos adversaires. Alors c'est assez convenu, Juppé, Sage, Sarkozy, ancien, ancien président NKM décalé, etc. Pour Bruno Le Maire, le mot espoir, pourquoi espoir pour Bruno Le ? espoir de la vie politique française, c ça que j'ai voulu dire. Un espoir donc pour les échéances futures et pas pour la prochaine, c'est ça François Je ne sais pas, je vous laisse juge de votre appréciation. La Syrie, François Fillon, des femmes et des enfants meurent chaque jour, Alep est sous les bombes, des bombes russes, êtes-vous toujours aussi élogieux de l'action de Moscou au Proche-Orient ?
Je n jamais été élogieux de l'action de Moscou
prochain, j 'ai toujours dit qu'on ne pouvait pas régler le problème sans eux. Et ça me met en colère cette question aujourd'hui, parce que si on avait, il y a 4 ans, fait ce que je proposais à l'époque, c'est-à-dire si on avait essayé de mettre tout le monde autour de la table, on n'en était pas là, et on pouvait trouver une solution au conflit syrien. Enfin, il y encore quelques mois, vous disiez, heureusement que Poutine est intervenu en Syrie. 'ici à
France Inter, ce n pas possible de dire ça, je l'ai dit
à chaque fois, je vous le redis une nouvelle
fois, C'est ma conviction profonde et je dis que plus on a attendu, on a une part de responsabilité dans la situation d'aujourd'hui parce qu'on a continuellement estimé que la solution passait par la chute du régime de Bachar el-Assad. Je n'ai aucune sympathie pour ce régime, je sais tous les crimes qu'il commet, je dis simplement qu'il est soutenu par une partie de la population syrienne et que tant qu'on n'aura pas compris ça, on ne trouvera pas de solution. Je vous entendais tout à l'heure, ou j'entendais Bernard Guetta dire qu'il faut que certains voulaient saisir le tribunal pénal international. Ça fait deux ans
que
je propose au gouvernement français qu'on saisisse le tribunal pénal international de tous les crimes qui sont commis en Syrie.
Enfin là, il la question de la Russie, en l'occurrence. Les avions russes qui lâchent leur bombe sur Alèvres. Je ne fais
pas de différence. J'ai proposé qu'on le saisisse pour poursuivre l'État islamique, mais surtout pour poursuivre les pays qui sont complices de l'État islamique.
s'il faut le saisir aujourd'hui pour la Russie saisissez pour la Russie mais agissons, on est là en train de faire des commentaires, de condamner des situations sans aucune initiative j'entendais tout à l'heure Bernard Guetta dire que les Etats-Unis venaient enfin de se rendre compte que la France avait raison de leur dire qu'il ne fallait pas négocier avec les Russes mais enfin dès demain matin ils vont recommencer à négocier avec les Russes parce qu'eux savent bien finalement que sur le terrain il y une situation militaire et qu'il faut tenir compte de cette situation militaire
François Fillon, on y reviendra peut-être dans la deuxième partie, les auditeurs d'Inter en tout cas appellent au 01 45 24 7000 et dans 40 secondes la revue de presse