Crise de Ceuta : l’Europe a-t-elle encore des frontières ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
10h 13h les débats de l'été. Noéi Aliwa. Bonjour à tous et bienvenue.
Il est 10h passé de 30 minutes sur Sud Radio et c'est parti. Top départ. Nous sommes ensemble jusqu'à 13h pour décrypter, analyser et surtout surtout débattre de l'actualité.
Aujourd'hui, on parle d'un sujet qui a fait beaucoup de bruit ce weekend et depuis plusieurs jours. L'affaire de la Touta du nom de cet enclave espagnole submergée en 48 he avec l'arrivée massive de 60000 personnes venues du Maroc. Et malgré le retour de la quasi-totalité d'entre elles chez elle, et bien l'Europe est en alerte. 22 pays européens demandent une réunion d'urgence des ministres de l'intérieur.
Une crise qui relance la grande question : "L'Europe a-t-elle encore des frontières ?" Pour certains, c'est la preuve que Schengen ne tient plus et qu'il faut urgemment durcir les contrôles. Et pour d'autres, c'est surtout un échec de la coopération avec le Maroc et un drame humanitaire qu'il faut gérer autrement.
Amis auditeurs, avez-vous été choqué par ces images de migrants qui envahissaient l'Espagne ? Vous qui habitez près d'une frontière ou dans une ville qui accueille déjà beaucoup de migrants, comment est-ce que vous vivez tout ça ? Appelez-nous au 0826 300 0826 300 et d'ailleurs on en débat avec mes invités Anthony Martin Smith.
Bonjour. Bonjour Noémie. Bonjour tout le monde.
Vous êtes un habitué hein de cette chaîne puisque vous êtes notamment parmi toutes vos casquettes. Vous êtes animateur chez Sud Radio. Amor Brelet.
Bonjour. Vous êtes journaliste et peut-être pourquoi pas un jour essayiste, on l'espère. Et puis Baptiste Ménard, vous êtes maire adjoint de Mons en Barwall.
C'est ça. C'est ça. Ça se prononce comme ça ?
Bah écoutez, parfait. Voilà. Je vais d'ailleurs me tourner vers vous pour commencer ce débat parce que vous êtes en contact direct avec des habitants.
Est-ce que des gens vous disent vous parlent de cette crise ? Est-ce que au fond vous entendez déjà certaines inquiétudes ou au contraire certaines réjouissances vis-à-vis de ce qui s'est passé en Espagne ? Alors, pour être très honnête, non, la les questions qui ont plutôt celles de ces derniers jours, vous l'imaginez, c'est la canicule. l'adaptation au changement climatique et comment la ville peut être au côté des habitants.
Par contre, dans ma famille, avec mes amis, c'est vrai que c'est un sujet qui qui émerge. Euh j'allais dire que c'est une question politique assez fondamentale qui nous est posée euh et sur laquelle je vois beaucoup de démagogie, beaucoup de facilité. Hm hm.
Euh moi la première remarque que j'ai envie de dire, c'est comment un pays comme le Maroc qui a quand même énorme enfin qui dispose d'énormément de richesse, même s'il y a de grandes disparités euh au sein de la population, mais comment ils peuvent laisser croire euh à une partie de la population que il y a un meilleur ailleurs ? Et quand on voit le le nombre de personnes qui arrivent de cette manière-là avec pour beaucoup d'entre eux malheureusement hélas beaucoup de décès, je crois que c'est déjà une question diplomatique qui doit être posée au Maroc et puis ensuite effectivement cette question est posée aussi à l'Union européenne dans son ensemble. Mais euh moi je suis un peu mal à l'aise quoi avec ce avec ce débat parce que la question n'est pas seulement d'avoir de l'empathie pour ces personnes qui migrent évidemment nous en avons.
Mais ça pose aussi la question de l'intégration et donc la capacité d'accueil des États, elle est quand même conditionnée à la capacité d'intégration. Et quand on voit des dizaines de milliers de personnes arriver de cette manière-là et euh avec un tel flux et sans sans que nous ayons pu nous y préparer et permettre des des une capacité d'accueil qui soit correcte et humaine et en même temps respectueuse de celles et ceux qui sont déjà présents sur le territoire, ça nous interpelle naturellement. Amorie Brellet, qu'est-ce que vous avez pensé en voyant ces images de de flux migratoire en direct ?
Ce qui s'est passé à Seuttaa, évidemment est spectaculaire. On avait jamais vu autant de monde, autant de migrants, 60000 en en 48 heur déferlés sur sur l'enclave sur cet enclave espagnole. C'est évidemment un avertissement pour demain, un avertissement pour les Français, pour les Européens sur la question fondamentale de la sécurité aux frontières de l'Europe.
Aujourd'hui, on le sait, les frontières extérieures sont des passoirs. Frontex manque de moyens. Nous n'avons pas, contrairement à ce qu'a fait Mélonie en Italie, noué assez de partenariat avec des pays d'origine notamment du nord de l'Afrique pour pouvoir freiner voir empêcher les flux et les arrivées sur sur nos côtes.
Et à l'intérieur, les frontières du fait du fait même du des réglementations Schengen sont largement ouvertes. Les frontières la frontière espagnole, moi pour en parler régulièrement avec des douaniers et des policiers, la frontière espagnole et la frontière italienne sont véritables passoirs. il y passe absolument tout et n'importe quoi.
Évidemment des hommes de la drogue en quantité. Donc cela pose la question non seulement de la sécurité aux frontières, la question aussi de l'espace Schengen, faut-il le remettre en cause ? À mon avis oui.
À minima le réserver au seul ressortissant de l'Union européenne et donc en exclure les étrangers extraeuropéens. Et puis ça pose en effet la question de de l'intégration et de l'assimilation. Est-ce que aujourd'hui nos pays peuvent faire face à ces afflux massifs et assimiler dans de bonnes conditions ?
On le voit bien en France, ça n'est pas le cas depuis 30 ans parce que les migration a les conséquences non seulement sur notre sécurité, on le voit dans les chiffres officiels du ministère de l'intérieur avec un surreprésentation des étrangers dans quasiment tous les faits de de délit et et de crimes d'un facteur 1,5 à 4. Donc ce sont des chiffres, des statistiques officielles et puis sur nos systèmes sociaux. Globalement chaque année, l'immigration nous coûte à peu près 40 milliards d'euros selon des des études sérieuses.
Euh pèse évidemment sur notre niveau d'éducation, on le sait. Là aussi, des rapports ont été produits qui montrent que l'immigration pèse lourdement sur le niveau scolaire et puis globalement sur l'identité de la France. Et c'est ça qui inquiète beaucoup de Français aujourd'hui.
Et c'est pour cela qu'ils en ont qu'ils ont fait de l'immigration une priorité et qui un sujet qui sera évidemment au cœur de la prochaine campagne présidentielle parce qu'aujourd'hui l'immigration met en danger l'identité de la France. Anthony Martin Smith, est-ce que vous pensez qu'il faut remettre en cause l'espace Schengen ? Écoutez, il y a deux choses là que j'entends dans ce que viennent de dire mes collègues débatteurs.
Il y a l'espace Schengen en lui-même qui est, rappelons-le, au départ, une douce idéologie de l'Union européenne pour la libre circulation des biens et des personnes. Et ça, je pense qu'au départ, c'était une belle idée. Mais c'est une belle idée qui n'avait pas de caution.
C'està-dire que finalement vous laissez circuler à partir du moment où quelqu'un met le pied sur le territoire européen et bien vous lui donnez le droit d'aller dans n'importe quel état. Et donc dire que la police et les douigners sont sans solution aux frontières espagnoles et italiennes, bien je vous dirais que en fait ce sont les textes qui font que bien ils sont sans solution parce que vous pouvez pas d'un côté vous opposer au fait que les personnes et les biens puissent circuler librement et de l'autre dire qu'il est invraisemblable d'accueillir des des immigrés sur le territoire européen. En fait, ça c'est un révélateur, un révélateur fondamental de fondation malposé.
Et donc comme dans toute relation, quel qu'elle soit amicale, sentimental, professionnelle, si les fondations sont mal posées, et bien au moment où la tempête fait rage, et bien tout vaille. C'est exactement ce qui est en train de se produire. Euh parce que et plutôt d'ailleurs que de soutenir nos partenaires espagnols, nous les mettons sous pression en leur disant "Eh les gars, gérez vos vos frontières. parce que là ça met en péril toutes les nôtres et ça met en péril toutes nos sociétés.
Ben moi, j'ai pas vu beaucoup de soutien en fait dans cette crise et donc c'est c'est quand même assez révélateur au-delà de Chengen de la relation qui existe et qui va continuer d'exister et de se dégrader parmi tous nos états. Baptiste Ménarge, vous voyez un petit peu froncer les sourcils réag sur sur le dernier intervenant, mais peut-être sur ce qu'a dit, ça ne vous étonnera pas. l'autre interlocuteur.
Euh bon, d'abord je pense que c'est difficile quand même de tirer des conséquences générales d'un cas aussi spécifique que celui-là. Par rapport à ce que vous avez évoqué, il faut pas être naïf. Nous avons déjà vu des gouvernements effectivement utiliser de façon d'ailleurs assez indigne les migrants pour faire pression sur des gouvernements européens pour obtenir un certain nombre de garanties ou un certain nombre de Exactement.
C'était c'était à cela que je faisais référence. Donc ça c'est quand même un élément. Et puis ensuite euh faut pas réduire ou faire les raccourcis ou les parallèles que vous avez fait parce que aujourd'hui mais malheureusement j'allais dire la situation nous le rappelle.
Nous voyons bien que la le désordre climatique par exemple va créer les conditions de d'arrivée massive de population de réfugiés. Donc c'est pas seulement la question des origines comme ça a pu être rappelé ici de l'Afrique de l'Ouest et cetera. il y aura quantité et quantités de populations qui vont arriver.
Donc la question est beaucoup plus globale, beaucoup plus général et elle interroge notre modèle effectivement notre capacité d'intégration mais pas seulement de la France. Effectivement, on peut pas laisser seul l'Espagne, l'Italie ceux dont les frontières sont les premières victimes entre guillemets de cette situation. donc des politiques de coopération renforcées et nous-mêmes à l'échelle de la France, nous devons effectivement nous questionner sur comment intégrer correctement.
Ça veut dire des logements, ça veut dire les hôpitaux, ça veut dire les écoles. Donc là aussi, il faudra que les uns et les autres soient en cohérence. On ne pourra pas d'un côté appeler à renforcer nos services publics et de l'autre couper dans les dépenses publiques.
À meur Bré, vous en pensez quoi ? Est-ce que finalement cette immigration massive est inéluctable par les à cause des facteurs climatiques ? Non, certainement pas.
D'ailleurs aujourd'hui, enfin la quasi-totalité de ceux qui viennent chez nous ne le font pas pour des raisons climatiques. Peut-être demain le front-il. En tout cas, ça n'est pas le cas aujourd'hui.
Moi, je me félicite quand même aujourd'hui de voir quasiment toute l'Europe tomber à bras raccourci sur l'Espagne et sur le gouvernement espagnol de monsieur Pedro Sanchez qui est un irresponsable qui envisage de régulariser au moins 500000 cland des dessins dans son pays quand on sait que plus d'un million de dossiers ont été enregistrés à la fin juin et il fait office aujourd'hui de mouton noir en Europe. Aujourd'hui, même les grandes démocraties du nord social-démocrates de centre gauche aujourd'hui s'élève contre le premier ministre espag. Pourquoi le fait-il d'après vous ?
Pour des raisons évidemment, il le fait d'abord. Alors le fait il le fait en partie pour des raisons pratiques puisque c'est une manière de pouvoir augmenter la force de travail dans son pays. Beaucoup d'ailleurs de ces de ces migrants viennent dans l'effet de d'un pays de pays d'Amérique latine qui sont des pays beaucoup plus proches culturellement.
Ça c'est il faut le souligner que de la de la population ibérique ce qui pose d'autres problèmes évidemment en cas des problèmes différents que ceux qui nous sont posés. Il le fait aussi pour des raisons idéologiques et pour des raisons électoralistes. Enfin, c'est bien pour ça qu'aujourd'hui vous avez des gouvernements, je me répète, des gouvernements de gauche, de centre gauche partout en Europe comme monsieur Kir Starmer, travailliste qui qui s'est fait l'un des plus farouches opposants ces dernières années à l'immigration illégale.
C'est une singularité, c'est une singularité effectivement anglaise, c'est une gauche antiimmigration. Vous en pensez quoi Anthony Martin Smith ? Je pense que là faut pas tout mélanger dans la mesure où l'Espagne a priori n'a pas forcément besoin de main d'œuvre supplémentaire.
E il suffit de regarder son taux de chômage. He j'ai plus le chiffre exactement en tête mais c'est l'argumentation en tout cas du du gouvernement. Oui.
Oui. Mais ce que je veux dire par là c'est que en le fond du sujet réellement il est pas là. Moi, ce que je vous disais tout à l'heure, indépendamment de rentrer dans ces considérations là, c'est que c'est un révélateur de l'état de nos relations interétat au sein de l'Union européenne et que on a aujourd'hui et là c'est très juste ce qui a été dit sur le fait que l'Espagne comme l'Italie sont deux pays frontaliers avec et bien les pays du sud et qu'on ne soutient pas.
Donc euh bah Mélanie prend toute sa part de responsabilité. Euh en Espagne, on essaie de gérer la crise comme on peut mais en fait qui a réellement la solution ? Qui a la bonne solution si ce n'est qu'à un moment il va fallir falloir faire front euh Schengen, ça nous concerne tous.
Donc on peut pas juste dire à l'Espagne débrouillez-vous avec votre problème. Non, c'est un problème qui appartient au 27. C'est pas un problème qui concerne juste l'Espagne.
Si euh l'Espagne prend une vague migratoire de 60000 personnes, c'est 60000 personnes qui rentrent aussi en France, en Italie, en et puis euh en Belgique si vous voulez. On peut pas juste dire que c'est le problème de l'Espagne. Quand on est dans une fraternité, on accompagne le nos frères et sœurs avec les problématiques qui sont aussi les leurs parce que leurs problématiques sont les nôtres.
Voyez ce que je veux dire ? Donc c'est moi c'est ça en fait si vous voulez qui me qui m'interpelle qui me choque dans notre capacité à surmonter cette crise avec le plus de fraternité et de sororité possible quand l'espace schengen nous concerne chaque état à brelet vous entendiez cet argument de la fraternité et de l'humanité oui mais à nos frères et à nos sœurs, on leur dit aussi la vérité on leur doit la vérité et il y a une différence fondamentale aujourd'hui entre l'Italie et l'Espagne c'est que je me répète l'Espagne mène une politique immigrationniste absolument délirante quand l'Italie fait tout le contraire. Georgia Miloni a réduit de 70 % les arrivées illégales dans son pays.
Elle a de façon tout à fait pragmatique d'ailleurs là aussi euh ouvert les vannes en matière d'immigration légale notamment de travail avec des objectifs considérables qui ont été loin d'être atteints d'ailleurs, contrairement à ce que à ce que relaise depuis des mois et même des années. Donc on a affaire là à une à une dirigeante tout à fait pragmatique qui a d'ailleurs reçu le soutien dans cette affaire de Seouta des gouvernements finlandais et danois. Et faut-il suivre d'ailleurs l'exemple de l'Italie ?
Euh la France doit-elle prendre exactement cet exemple en en terme de fermeté sur les questions ? On en débat, on se retrouve dans un instant sur Sud Radio. Et si vous souhaitez participer à ce débat, n'hésitez pas, appelez-nous 0826 300 0826 300.
À tout de suite sur Sud Radio. 10h 13h, les débats de l'été. Noé Aliwa et de retour sur Sud Radio.
Je voulais qu'on revienne ce matin sur un autre sujet qui vient encore de battre un record. C'est une mesure qui a beaucoup fait réagir dans les hautes scènes. C'est le préfet qui veut accélérer l'expulsion des dealers et des délinquants installés dans les logements sociaux.
L'objectif affiché, c'est de rendre leur tranquillité aux habitants qui subissent les trafics, les intimidations, les nuisances au quotidien. Mais cette méthode pose aussi une question de fond. Un logement social doit-il pouvoir être retiré à quelqu'un qui connaît qui commet des actes graves ?
Et jusqu'où peut aller la sanction quand d'autres membres de la famille vivent dans le même appartement ? Nous sommes toujours avec nos trois débatteurs. Je vais me tourner vers vous à Maurie Brelet.
Est-ce que vous pensez qu'il faut est-ce qu'on peut expulser des trafiquants pour protéger les autres habitants ? Alors, si on le peut évidemment, c'est d'ailleurs une disposition permise par la loi de narcotrafic adopté il y a un an et qui permet d'expulser beaucoup plus facilement qu'il s'agisse des bailleurs sociaux ou du préfet qui peut prendre la main ceux qui sont en lien avec le narcotrafic. Ceci dit, ça n'est pas la panée comme voudrait nous le faire croire malheureusement le le gouvernement parce que c'est une mesure très difficile à mettre en œuvre.
D'abord, vous avez beaucoup de de bailleurs sociaux qui hésitent qui hésitent à engager ces ces procédures souvent d'ailleurs par peur de représaille et ensuite même quand ils le font ou que les préfets prennent la main, techniquement en pratique, c'est très compliqué. Il faut pouvoir démontrer le lien entre l'occupant et le narcotrafic. Sachant que certains de de ces occupants sont parfois exploités euh pour par exemple pour y entretenir de la drogue sans qu'il le sache ou OK.
Super. Alors, je me suis trompé de sujet, j'ai commencé par le l'autre et puis ensuite il faut pouvoir évidemment les les en expulser. Donc en pratique, c'est très compliqué et même lorsque vous expulsez euh quand lorsque vous parvenez au bout de cette procédure qui prend des semaines et même des mois qui est très très longue et compliquée et que vous les expulsez, ces gens-là, s'ils n'ont pas les moyens de subvenir à leurs besoins et de pouvoir se loger, peuvent se retourner vers l'État.
C'est le droit au logement opposable. C'est la loi depuis plus de de 15 ans qui les qui oblige aujourd'hui l'État à loger ceux qui ne peuvent pas qui n'ont pas les moyens en tout cas de se loger. Monsieur Ménard, est-ce que vous comprenez cette décision politique ?
Je je la comprends à titre personnel, je je la je suis pas loin de la partager pour être très honnête parce que les trafics euh pourissent la vie euh des habitants et de nos quartiers et que donc euh tout ce qui peut aider, contribuer à à nous séparer de cela euh est positif. Maintenant, ça pose quand même effectivement un certain nombre de questions et ça laisse surtout les élus locaux encore une fois en première ligne. Moi, je souhaite aussi que l'État prenne toute sa part sur ces sujets-là. parce que sinon les élus locaux sont quand même bien isolés et bien seuls pour faire face à ces difficultés.
Anthony Martin Smith, en réalité, je suis pas sûr que le sujet soit réellement bon à positionner uniquement sur la question des logements sociaux. vous pouvez vous y attaquer bien entendu et parce que moralement parlant comme vient de le dire à Maori, c'est très discutable et et en plus c'est permis par la loi que de de procéder à ces expulsions de la même manière que vous n'allez pas continuer à verser des prestations sociales. C'est une question de solidarité nationale. on s'attaque à un symbole de la solidarité nationale, il est normal que la solidarité nationale s'occupe des problèmes qui sont ben ces fameux dealers et trafiquants de drogue.
Mais pour moi, si vous voulez, je quand je vois ça, je me dis toujours, est-ce que ce n'est pas un arbre qui cache une forêt plus vaste ? Et malheureusement qu'on regarde euh et pas avec une loupe nécessairement immense he et puis c'est une personne aveugle qui vous en parle donc mais c'est c'est de regarder la la violence qu'il y a surtout dans ces quartiers. Et donc vous pouvez vous attaquer au autant que vous voulez aux symptômes et aux conséquences de ces de la présence de ces dealers.
Mais tant que vous ne vous attaquez pas à la racine du mal, à la violence, au fait que on ait euh euh des trafics qui s'installent dans des cave, dans des caves dans lesquelles les policiers ne vont même plus parce que ben euh c'est ce qu'on appelle ces fameuses zones de non droit. Euh vous ne vous attaquez pas à la racine du problème. Euh alors les policiers hein, je leur jette absolument pas la faute.
Ils font avec les moyens qui sont les leurs et qu'on veut bien leur donner. Mais ce sont aussi à un moment d'être systématiquement dans l'agitation de cette fameuse arbre en espérant qu'il y ait quelques dealers qui tombent des branches. Euh c'est pour moi encore un effet de com.
Hm hm. En tout cas, vous êtes très nombreux à réagir au standard sur cette question. 0826 300 0826 300.
Et d'ailleurs, nous avons Laurent avec nous. Bonjour Laurent. Bonjour Naini.
Bonjour à tous. Bonjour Laurent. Vous comprenez alors cette cette décision de la part du préfet.
Est-ce qu'on pourrait éventuellement penser d'ailleurs à la à la développer sur tout le territoire ? Alors, je reviens un peu sur ce qui a été dit juste avant. J'ai un peu la sensation que c'est un effet d'annonce parce que quand on voit entre la décision et la mise en place de ce genre de de décision, ça va être compliqué.
Il faudrait quand même remettre les choses dans leur contexte. On est dans une dans une situation où aujourd'hui les tribunaux sont saturés. Donc si on prend le process, on va faire très rapide, le préfet prend la décision d'expulser une famille de trafic.
Il faut donc qui l'en alerte le bailleur social qui lui va lancer une démarche. Il y a des contestations et ça va se terminer au tribunal. Imaginez-vous que dans entre la décision qui va apparaître, admettons aujourd'hui et le moment où elle sera réellement effective, on a déjà des gros problèmes de justice dans ce pays et de traitement des dossiers.
Alors, l'effet est très bien, l'annonce est très bien, mais encore une fois entre la ce qui est annoncé et la réelle mise en place, il y a la réalité va rattraper en fait. Bah, est-ce que vous avez ce genre de problème là où vous habitez, là où vous travaillez ? Non, je d'abord je ne souhaite pas qu'on stigmatise un certain nombre de villes dans la mienne sur ces sujets-là.
Euh par contre, là où l'auditeur a raison, c'est qu'effectivement, mais c'est dans les sujets que vous vous souhaitez aborder aussi, c'est quand on voit les moyens ou plutôt l'absence de moyens euh de la justice, ce qui pose d'ailleurs derrière la question de l'autorité de l'État et surtout de la traduction concrète d'un certain nombre d'effets d'annonce euh dans le quotidien de nos de nos concitoyens. Mais vraiment sur la question des trafics, on ne peut pas être laissé un état de léthargie comme c'est parfois le cas parce que c'est ce qui exaspère nos concitoyens. Vous vous laissez dans les quartiers les plus difficiles, les les les problèmes les plus importants et puis vous dites aux gens bah écoutez, débrouillez-vous, c'est pas notre problème.
Non, c'est une rupture dans la promesse de l'égalité républicaine et de l'égalité de traitement que l'État consacre à chacun de nos concitoyens. Laurent, vous entendez cet argument ? C'est-à-dire qu'il faut que l'État en fait se prenne en main et qu'il apporte de l'aide aux communes les plus touchées ?
Non, mais moi je suis tout à fait d'accord avec ça, apporter de l'aide aux communes, mais encore une fois la réalité nous rattrape. Quand on voit que aujourd'hui pour des traitements de dossiers, l'État va veut aider les communes, mais on a quand même une justice. On peut pas faire tout et n'importe quoi entre une décision de préfet.
Ça peut pas non plus devenir une dictature sous prétexte qu'un préfet décidé d'expulser une famille. Il faut respecter un cadre légal. Aujourd'hui, d'un point de vue justice, on est en souffrance.
Aujourd'hui, on a des délais de traitement de la justice qui sont mais alors je pense qu'on fait partie des pays qui ont des délais de traitement en justice qui sont les plus longs. Comment voulez-vous aujourd'hui qu'un préfet qui prenne la décision ? Alors, je ne dis pas que cette décision est mauvaise, évidemment, on a un problème et comme le disait juste avant Sylvient, effectivement, il y a des choses à faire.
Il faut qu'à un moment donné l'État retourne dans ses zones de non droit comme comme c'est cité, que le problème de la drogue soit géré, que les tracidents soient gérés. Mais encore une fois, entre une décision qui pour moi est un effet d'annonce et la mise en place, il n'y a rien de concret. À Ma Brelet, c'est un effet d'annonce.
Vous pensez vous aussi ? En partie, mais de toute façon, on est très loin du compte. C'est une c'est une réalité.
Il n'y a pas de volonté politique dans ce pays depuis plus de 20 ans de faire la guerre, pour reprendre les mots de Bruno Rota en ministre de l'intérieur, au narcotrafic. On dépense chaque année, l'État dépense chaque année moins de 2 milliards d'euros dans la lutte contre la drogue lorsque le narcotrafic génère au moins 7 milliards d'euros de chef de chiffres d'affaires. Les moyens ne sont pas là.
Il manque des milliers de postes de de de police judiciaire qui sont euh les premiers à s'attaquer et à démanteler en réalité en pratique les les trafics des moyens évidemment dans la justice. Il n'y a aucune stratégie de façon globale unifiée de lutte contre le narcotrafic interministériel. c'est-à-dire qui s'attaque à tous les les maillons de la chaîne depuis les pays producteurs jusqu'aux consommateurs en passant par une réforme pénale évidemment par la lutte contre l'immigration illégale qui alimente les petites mains qui passe aussi par une prise en charge sanitaire euh des toxicomanes.
Euh donc tout cela n'existe pas parce qu'il n'y a pas la volonté politique au plus haut niveau de l'État parce qu'il n'y a pas les moyens. Sachant que cette stratégie, cette guerre doit c'est une guerre de génération, c'est-à-dire qui durera 5, 10, 15, 20 ans et qu'aujourd'hui nos dirigeants sont d'abord obsédés par leur réélection, par le scrutin d'après et par leur petit privilège. Alors que si vous menez cette guerre aujourd'hui, si vous déclenchez cette stratégie, vous êtes certain de ne pas en en bénéficier, de ne pas en recevoir les fruits dans les années qui viennent, donc avant la prochaine élection.
C'est pour ça que le système est totalement bloqué. Il y a un manque de courage total. Anthony Martin Smith, il y a un manque de courage politique sur cette question.
De toute façon, je suis contente de constater que l'ensemble autour de cette table tombe d'accord avec ce que ce que je disais, c'est que c'est de la com et donc quand vous faites de la com, vous ne faites pas de politique nécessairement puisque vous parlez bien plus que vous n'agissez. Donc oui, il y a un manque de courage politique. Ce n'est pas nouveau de toutes les manières.
Euh ça a commencé, je vous dirais euh dès 2007 avec l'élection de Nicolas Sarkozi qui voulait passer euh nos cités, si vous vous rappelez bien, au Carcher pour euh ne pas citer euh euh quelques quelques marques que ce soit, mais il euh c'était son ambition euh tout comme d'ailleurs il voulait travailler sur les violences policières à empêcher le tuto des jeunes et cetera. Voyez tout ça c'est ça démontrait déjà à l'époque que on était sur des mesurettes qui étaient davantage de la com. Est-ce que la situation en France s'emporte mieux ?
Non. Et d'autant moins quand on lit euh dans la presse les articles de nos confrères qui euh titrent en permanence sommes-nous au bord de la mexicanisation de notre état et de nos cités ? Bien.
Et et puis aussi on a la chance d'avoir un homme politique autour de cette table. On va peut-être lui demander d'intervenir parce que là on fait un peu effectivement le procès de la classe politique. Vous êtes à maire.
Dites-nous un petit peu est-ce queil y a un manque de volonté politique sur ces questions ? Peut-être avant, en tout cas certainement pas au niveau local, peut-être à avant si j'étais un peu taquin, je rappellerai à monsieur Bretic que c'est Nicolas Sarkozy et que c'est la droite qui a coupé les moyens humains dans la justice, dans la défense, dans la police. Sarzy catastrophe.
Oui. Donc c'est bien de le rappeler. C'est bien de le rappeler parce que c'est la gauche en l'occurrence les socialistes qui avont remis les moyens dans la justice, dans la police.
Ah bah les moyens humains, quand vous voulez. citiz vous les donner, ils sont à votre disposition. Bah ça ne suffit pas mais encore une fois nous avons fait face à une situation lorsque nous sommes arrivés au responsabilité.
Donc ça c'est quand même quelque chose d'important. Et là aussi, c'est pour ça que au-delà des effets d'annonce, les grandes leçons les grandes leçons parfois les grandes leçons parfois de la droite et de monsieur Retaillot, je l'invite d'abord à regarder son bilan et celui de la famille politique qu'il dirige aujourd'hui. Ensuite pour la campagne présidentielle, encore une fois, moi je souhaite que au-delà des des mots et de la com vous avez parlé de la mexicanisation, tout ça n'a aucun sens, je souhaite plutôt que nous soyons concrets sur les projets que nous défendrons et surtout sur les moyens humains et financiers que nous déposerons le moment le fait qu' soit dans une revent tout de suite sur Sud Radio.
Le débat est animé, il y a beaucoup de personnes qui appellent d'ailleurs qui veulent réagir sur cette question. C'est un c'est un long débat. C'est un grand débat.
On se retrouve tout de suite. Appelez-nous 0826 300 300 0826 300 300. On reprend le débat dans un instant sur Sud Radio.
Les débats de l'été. Noé Aliwa et de retour sur Sud Radio. Je voulais qu'on revienne d'ailleurs sur ce sujet avec nos débatteurs.
N'hésitez pas à nous appeler toujours au standard. Vous êtes très nombreux au 0826 300. 0826 300 300.
Nous étions en train de parler des HLM et des trafiquants. Faut-il expulser les trafiquants des HLM pour protéger les habitants ? C'est la question un petit peu provocatrice que je vous ai posé autour de cette table pour savoir comment est-ce que les préfets, comment est-ce que l'État peut s'organiser pour protéger les habitants qui subissent ces trafic à Ma Brelet.
Est-ce que vous pensez que la proposition qui a été faite par ce par ce préfet pourrait être généralisé en France ? bah, elle est censé l'être puisque c'est une mesure intégrée à la loi de narcotraficie qui a été adoptée euh il y a un an. Donc, normalement, tous les préfets sont censés l'appliqué.
Évidemment, narcotrafic dont je rappelle euh qu'une bonne partie des décrets ne sont toujours pas publiés. ce qui ont dit là aussi long sur le poids de l'administration euh malheureusement qui freine tout dans notre pays sur tous ces sujets d'ailleurs. Et on on l'a dit, de toute façon, la lutte contre le narcotrafic euh c'est une c'est une lutte qui doit être menée par l'État, par l'État régalien, par la police nationale.
C'est pour ça que moi évidemment je me désespère d'entendre tous ces élus locaux et ces maires qui sont totalement tesselés abandonnés être obligé de de lutter avec leurs petits moyens sur le terrain contre les narcotrafiquants qui pourrissent la ville leur ville de les quartiers entiers aujourd'hui sont sous coupe réglés de ces narcotrafiquants. Certains quartiers d'ailleurs sont quasiment impénétrables. Pour y entrer, les policiers sont obligés d'y aller en quasiment en commando.
Vous avez des pompiers aujourd'hui qui sont obligés dans certains départements de notre pays de prendre rendez-vous avec des policiers sur des parkings de supermarchés pour pouvoir se rendre faire leur travail au cœur de ces quartiers protégés par la police pour éviter de se faire agresser. On en est là dans le niveau de violence. Alors, je vais me faire l'avocat du diable mais c'est vrai qu'on on attaque beaucoup l'État en considérant qu'il est responsable mais vous venez aussi de citer la loi narcotrafic qui a fait changer les choses.
Anthony Martin Smith, je vous voyais réagir autour de cette table. Oui, j'entends ce que dit Amori et je suis assez d'accord avec ce qu'il vient de dire puisque moi-même je je vous le disais d'ailleurs en proposinaire tout à l'heure sur le fait que on la police ne peut même plus rentrer dans dans certaines cités et je le déplore ces fameuses zones de non droit dont on a de cesse d'ailleurs de d'enf d'en réputer l'existence mais de ne rien faire pour lutter contre. Euh moi, je voudrais juste revenir avant pub sur ce que Menard euh monsieur Ménard a dit euh c'est que visiblement vous contestez la mexicanisation de bien nos cités et puis de notre justice.
Monsieur Mard, vous voulez répondre magine. Je n'apprécie pas du tout ce terme et effectivement je je ne me reconnais pas décrit. Je ne me reconnais pas là-dedans.
Moi encore une fois, j'espère que l'élection présidentielle de 2027 permettra parce que je je pense que nous avons beaucoup souffert de l'absence de débat en 2022, hein. Euh et nous souffrons évidemment de l'absence de majorité euh parlementaire depuis 2024 puisque lorsqu'on parle tout à l'heure de l'impuissance de l'État, elle est aussi le fruit d'un certain nombre de décisions politiques et de résultats politiques. Moi ce que je souhaite c'est qu'en 2027 tous ces sujets-là puissent être abordés parce que ce sont ces sujets-là qui sont au cœur des préoccupations de nos concitoyens.
Mais encore une fois, c'est pour ça que je je n'aime pas ce terme. Au-delà des débats sémantiques, il faut s'intéresser au fond à la réalité de la situation et surtout amener les responsables politiques à prendre des positions claires. Mais encore une fois, on ne peut pas, c'est ça qui qui insupporte nos concitoyens.
On peut pas d'un côté dire ah toujours plus de de de comment dirais-je de de force de vigueur et cetera et dans le même temps être la droite qui réduit les moyens de la justice, qui réduit les moyens humains et cetera. Il y a un moment donné le en même temps ça ne fonctionne pas. Oui, mais regardez la DZ mafia en l'occurrence.
Prenez l'exemple de la DZ mafia. Vous dites que vous n'êtes pas à l'aise avec cette sémantique là. Appelez ça comme vous voulez.
Si vous voulez appeler, dites que c'est de la colombinisation de de notre état. Peu importe l'état que vous choisirez, peu importe le mot que vous y mettez, la réalité, elle est quand même celle-ci. On a des narcotrafiquants qui s'entremêlent de plus en plus avec notre économie et votre et l'économie locale et vous êtes bien placé pour savoir de quoi je parle.
Vous êtes notamment avec de plus en plus euh de mouvements de trafiquants de drogue euh et de de narcos qui qui sont de plus en plus entremis aussi euh dans nos pouvoirs politiques. Il suffit de se rappeler quelques quelques dealers qui ont des des relations avec certains députés ou sénateurs pour voir que que notre état est malade sur cette question là et qu'elle n'arrive qu'il n'arrive toujours pas à trouver les solutions qu'il convient de trouver. Et c'est pour ça que je vous rappelle la DZ mafia notamment avec aussi ce maire qui a été menacé de mort et qu'il a fallu extraire de son domicile avec le raide.
Donc vous pouvez pas dire qu'il y a pas une mexicanisation ou appelez ça comme vous voulez de notre état. En tout cas, le corollaire de cette possible mexicanisation, si on va dans votre sens, c'est aussi un autre sujet dont on pour on va parler à présent, un autre sujet de débat, c'est celui de la surpopulation carcérale. C'est le Figaro qui nous l'apprend.
Les prisons françaises n'ont jamais été aussi pleines. Alors, je vous pose la question. Faut-il enfin construire des places de prison ou faut-il davantage d'aménagement de peine, de semiliberté, de bracelets électronique ?
La justice, c'est-elle trop sévère ou au contraire pas assez ? Vous avez un avis ? une expérience, un témoignage, que vous soyez sur surveillant, avocat, juge, famille de détenus ou simple citoyens.
En tout cas, on vous écoute. Appelez-nous au 0826 300. 0826 300.
On continue ces débats à 11h08. On est toujours avec Anthony Martin Smith Amori Brolet et Baptiste Ménard. Et justement André nous a rejoint.
Bonjour André. Bonjour Andre. Alors dites-nous qu'est-ce que vous pensez de cette situation ?
Pourquoi à votre avis là on assiste actuellement à une sur population carcérale et qu'est-ce qu'on pourrait proposer dans l'avenir pour pour faire en sorte que ce problème trouve sa solution ? Donc le problème bon c'est déjà il y a eu un manque de des différents gouvernements successifs depuis 30 ans de d'investissement dans dans ce cadre là. Ce qui a été dommage, c'est qu'en 96, avec la dissolution de du service militaire, il y a eu des bah des centaines de sites militaires qui ont qui ont fermé et ils auraient pu récupérer certains bâtiments, non pas peut-être pour faire des prisons, mais faire des centres de détention, je dirais entre guillemets à léger euh pour les petites peines, pour les primaux délinquants, pour les délinquants de la route qui se retrouve éventuellement en prison avec des gros délinquants.
Hm hm. Alors attendez parce que ensuite vous avez la surpopulation. Bah là c'est d'actualité sur Amien.
Euh la la prison d'Amien est à 270 % d'occupation hein. C'estàdire que pour 268 places il y a plus de 600 détenus. Et la serie sur le gâteau, c'est qu'il y a une aile de la prison d'Amien qui a été entièrement rénovée mais qui n'est toujours pas ouverte parce que il y a un manque de surveillant.
Donc c'est un paradoxe en plus. Oui, c'est un paradoxe. Alors, attendez, je voyais je voyais Brellé lever les yeux au ciel quand vous avez commencé à parler.
Est-ce que j'imagine qu'il a une réflexion sur vos sur vos idées ? Oui, en en partie la les difficultés aujourd'hui qui expliquent notre impossibilité à à bâtir ces prisons, ces places de prison depuis des années, elles sont de trois ordres. D'abord d'un ordre financier.
L'État n'a plus d'argent. Enfin, il pourrait en avoir s'il avait le courage d'en trouver compte tenu la gapgie financière que l'on constate tous les jours. Ensuite, vous avez un certain nombre de réglementations invraisemblables, administrative qui s'accumule d'année en année et qui rendent de plus en plus compliqué de pouvoir construire une prison.
Il faut remplir des dossiers qui font des milliers de pages. C'est infernal. Vous avez des réglementations même environnementales qui sur le terrain vous empêchent de construire une place de prison parce que vous avez une bestiole endémique qui habite un champ et que vous ne pouvez pas construire dans ce champ parce que la bestiole est là.
Tout ça est expliqué noir sur blanc dans les rapports de la Cour des comptes. C'est absolument invraisemblable. Et puis des raisons évidemment politiques, pas de volonté, on l'a dit, au plus haut niveau de l'État.
Et puis des oppositions localement d'élus de tout bord d'ailleurs et qui qui refusent que l'on installe une une prison chez eux. Et alors l'hypocrisie évidemment la plus totale, c'est concerne les élus de droite qui vont dans les médias. Vous nous expliquez, il faut plus de fermeté, il faut mettre plus de gens en prison, c'est scandaleux.
Suusce au au laxisme judiciaire et puis qui sont les premiers en douce qui utilisent leur relation jusque plus haut niveau de l'État y compris gouvernemental pour empêcher l'édification de prison à côté de chez eux. Donc voilà pourquoi depuis près de 20 ans nous n'avons pas construit assez de prison. Emmanuel Macron avait promis 15000 places de prison sur 10 ans.
Les derniers chiffres 5411 places ont été construites. Alors c'est de la faute d'Emmanuel Macron. André dites-nous.
Non non non non mais je pense qu'il faut il faudrait dissocier le les prisons dans dans le terme vraiment prison pour les les les gros délinquants et pouvoir je pense qu'il y a il y a moyen de moins cher et plus rapide de faire des centres de on pourrait appeler ça des centres de détention à léger h parce que vous avez comme je vous disais tout à l'heure vous avez les les primaux délinquant vous avez des les délinquants euh routier, vous avez les délinquants entre guillemets pour violence conjugale et cetera euh qui se retrouve avec des des vraiment des des prisonniers qui qui ont fait bien pire. Donc je pense que ça pourrait euh déjà se venir parce que le problème aussi c'est que du fait que pardon mais on peut pas hiérarchiser une violence conjugale avec une avec d'autres types de violence. Vous voyez, une femme qui est qui qui tombe sous les coupts de de son conjoint est quand même heureuse de savoir qu'à un moment il va finir écroué.
Et donc là, je voudrais pas qu'on hiérarchise les types de violence entre elles. En revanche, penser le parcours qu'il faut. Oui, bien sûr.
Mais en en tout cas, là où je peux vous rejoindre, André sur ce que vous dites, c'est éventuellement qu'il y a des certains type de délinquence non violente pour l'intégrité physique, peut-être davantage sur l'intégrité des biens, peut-être la la délinquence financière. Quand vous avez fraudé les impôts, est-ce que votre place est réellement en prison auprès de gens qui eux par contre peuvent s'en prendre physiquement euh et où il faut les empêcher physiquement euh d'aller au contact de nos concitoyennes et nos concitoyens ? Ça peut-être que je peux vous rejoindre avec des aménagements de peine, des travaux d'intérêts généraux, avec des peines aménagées ou en tout cas des d'autres dispositifs.
C'est peut-être moins leur place que des violeurs, des gens qui frappent leurs femmes et cetera. Vous comprenez ce que je veux dire André ? pas je Ah oui, tout à fait.
Je veux juste pas qu'on minimise la violence faite aux femmes parce que c'est c'est une forme de violence qui qui Non, c'était pas c'était pas mes propos enfin je me suis peut-être mal exprimé, c'était pas mes propos. C'est si vous voulez, c'est pour ça que je vous laisse le bénéfice. Pardon.
Voilà, toutes mes excuses auprès des dames. Euh non, on a compris, on a compris que c'était pas forcément le le parallèle que vous vouliez faire, mais simplement trouver une image qui permet de développer votre idée. Merci beaucoup André.
Merci de vous nous avoir appelé. Euh, faut-il construire plus de places de prison ? Vous êtes très nombreux à nous appeler au 0826 300. 0826 300.
On se retrouve dans un dans un instant sur Sud Radio avec nos débatteurs et vous à tout de suite. 10h 13h, les débats de l'été. Noémie Aliwa, nous sommes de retour sur Sud Radio.
Merci d'être avec nous. Il est 11h15 et l'actualité continue nous accompagner tout au long de cette de cette matinée avec nos trois invités, nos trois débatteurs, nos trois experts. Anthony Martin Smith, Samoré Bret, Baptiste Ménard.
Vous êtes très nombreux à nous appeler pour réagir et pour exprimer votre opinion sur cette question. Faut-il construire plus de prison, plus de place de prison. Nous avons d'ailleurs Jean-Luc avec nous.
Bonjour Jean-Luc. Oui, bonjour. Bonjour Jean-Luc.
Alors, vous avez une avis un avis très tranché sur cette question. Pour vous, il faut plus de prison, plus de place de prison. Expliquez-nous votre point de vue.
Mon point de vue, c'est que j'étais j'étais chevant du temps où il était euh en activité et il faut dans une société, il faut des règles et les règles, nous les avons mais elles ne sont pas appliquées. Elles on on ne les applique pas. Donc il y a des gens qui sont avec qui on ne peut pas vivre ensemble.
Ce n'est pas possible. Qu'est-ce que vous voulez dire ? Qu'est-ce que vous voulez dire Jean-Luc ?
Et bien par par exemple tout ce qui est délinquence et euh je parle pas d'incivilité attention hein. Euh l'autre jour quand il y a eu le PSG qui a gagné euh les championnats euh d'Europe euh il y a des véhicules de de gens privés qui se sont fait euh cambrioler dans la rue et très souvent les journalistes parlent d'incivilité. Non, là on n'est plus dans le domaine de l'incivilité, on est dans le domaine euh du de la délinquence.
Est-ce que c'est vraiment ça la solution ? Est-ce que vous pensez que enfermer les gens, les délinquants, ça leur permettra d'être des personnes meilleures ou au contraire, en rentrant en prison, ils pourraient rencontrer des brigands encore plus violents et finalement devenir encore plus dur ? Et oui, mais chaque année il se chaque année, il se remplace.
Parlons d'incivilité. Cette fois-ci, nous nous avons des intrusions piscine mais de une année sur l'autre de deux années sur l'autre, ce sont jamais les mêmes. Les intrin C'est quoi ça ?
Dans les immeubles, dans les immeubles, hein. Oui. Euh dans les immeubles, vous avez des gens qui débarquent, les immeubles qui ont des piscines.
Expliquez-nous les les Ah oui, d'accord. Donc les gens viennent se baigner à l'insue des habitants. C'est ça.
Pardon, je rigole. Alors, c'est un bon exemple ça. Jean-Luc, vous croyez vraiment par exemple que les que les personnes qui viennent entre guillemets squatter les piscines en période de canicule devrai aller en prison ?
Alors, c'est pas la prison au sens où vous l'entendez. par exemple, moi pour les mineurs par exemple euh il faut voir des je vais appeler ça des centres aérés fermés et euh comment dire euh une mise à l'écart euh pour les éduqués parce qu'ils ne l'ont pas été ou ils refusent de l'être. Donc à un moment, il faut bien que l'on prenne prenne des décisions.
Voilà. Alors, attendez parce que on a sur ce plateau. Oui.
Oui, je vous laisse terminer. Ensuite, on aura des réactions. Pour les adultes, ça revient au même.
Il y en a qui sont irrécupérables. Ils ne savent vivre que de trafic. Euh lorsqu'on se balade à en banlieu d'une grande ville du Jud par exemple si on prend les les déchets sauvages et bien on peut tout à fait retrouver les personnes qui les ont déposé.
Euh donc on ne le fait pas. On a les lois mais on le fait pas. On n'applique pas la loi parce qu'on on attend le courage.
H Alors, je voyais lever les yeux monsieur Ménard Baptiste Ménard, vous êtes maire adjoint de Monts Barol. Expliquez-nous pourquoi vous levez les yeux quand Jean-Luc Non non, c'était pas c'était pas en rapport avec l'intervenant. Non, moi ce que je voudrais dire sur ce sujet d'abord, c'est que la France a déjà été condamnée plusieurs fois par la Cour des droits de l'homme euh sauf erreur de ma part sur justement la situation euh dans les prisons.
Les les conditions de vie sont vraiment euh déplorables, insalubrité, euh surpopulation euh et donc euh ça n'est pas nouveau cette question de la surpopulation carcérale. Vous l'avez rappelé, effectivement, à chaque fois, on a le droit aussi à beaucoup d'hypocrisie sur le sujet. C'est-à-dire les mêmes élus qui demandent euh plus de place de prison sont les mêmes qui s'opposent à la création d'un établissement pénitentier sur leur territoire.
Donc là aussi euh parfois il faudrait quand même que les uns et les autres mettent en conformité leurs paroles et leurs actes. S'agissant de de la situation, bah moi j'aurais tendance à dire que nous savons aujourd'hui que parfois la prison c'est pire que mieux. Notamment pour celles et ceux qui font l'objet de petits délits qui doivent faire l'objet d'une sanction et d'une condamnation.
Je suis pas là pour tenir un propos laxiste mais où l'incarcération n'est peut-être pas la bonne solution parce que parfois c'est ce qui conduit derrière à des gros problèmes un de réinsertion dans la société de à des risques de récidives et à des mauvaises rencontres. Donc il faut à la fois que celles et ceux qui doivent faire l'objet d'une condamnation en prison la fass le fassent concrètement et et dans et en allant au bout de la peine sur laquelle ils ont été condamnés. Mais nous devons aussi réfléchir, vous l'avez un peu abordé dans dans l'introduction du sujet aux peine alternative pour les petits délit.
Euh qu'il s'agisse de comment qu'il qu' qu'il s'agisse pardonnez-moi qu'il s'agisse de bracelets électroniques, de travaux d'intérêts généraux et cetera et cetera. Amoré bret, c'est une solution peut-être pour les petits délits d'éviter la prison et plutôt de de proposer des solutions alternatives de façon plus systématique. Le bracelet électronique, les travaux d'intérêt généraux.
Oui, au cas par cas. Enfin, il faut le marteler et le répéter. Le problème en France n'est pas que l'on enferme trop, c'est qu'il n'y ait pas assez de place de prison.
On a un taux d'incarcération qui est dans la moyenne européenne et d'ailleurs quand vous faites des sondages, même les sympathisants de la France insoumise réclament la construction de place de prison. Donc le vrai problème, c'est que aujourd'hui nous subissons de cette surpopulation carcérale. Pourquoi ?
Parce que le niveau de violence globale dans la société a explosé. les statistiques le confirment, la réalité même le confirme. Ensuite, vous avez toujours cette immigration massive et incontrôlée qui pèse sur nos systèmes.
Je rappelle que 25 % des détenus en France sont étrangers dans une écrasante majorité des clandestins et qu'il faudrait évidemment pouvoir renvoyer chez eux. C'est très compliqué. Et puis vous avez le système qui est totalement engorgé par manque de moyens notamment.
Vous avez 30 % des prisonniers en France qui sont en détention provisoire, c'est-à-dire des gens qui n'ont pas qui ne sont pas jugés et qui sont donc présumés innocents. Ce qui ce qui devrait être considéré comme absolument scandaleux par par tous les Français. Donc la vérité c'est que nous manquons de prison, qu'il faudrait en construire au moins 30000, que tout cela coûte 10 milliards d'euros. 10 milliards d'euros, c'est le montant du budget du ministère de la justice qu'il faudrait donc multiplier par de donc on voit bien là qu'on est très très loin du compte et quand bien même on a multiplié parce que c'est ce qu'on a fait depuis des années, on a multiplié les les lois de régulation carcérale.
La gauche par idologie parce qu'elle est antiprison et la droite par l'acheter parce qu'elle n'a pas le courage de mettre l'argent sur la table pour en construire. Résultat, on a multiplié les aménagements de peine, les alternatives à la prison. Aujourd'hui, la loi pour en parler avec des magistrats, la loi dit au magistrats éviter la prison à tout prix.
C'est comme ça que ça fonctionne en France. Anthony Martin Smith. Alors bon déjà on nous reprend Noém, ceux qui nous écoutent travaux d'intérêt général, vous et moi avons fait l'erreur.
Effectivement, mes excuses pour cela. Euh écoutez par à Mori euh quand sur la question de du présum présumé innocent et la détention provisoire. La détention provisoire, elle existe bien pour une raison et je vais en reprendre d'ailleurs pas contre le principe, je suis contre les chiffres et la proportion je vais reprendre l'exemple de ce que nous disions tout à l'heure quand vous avez une femme qui est battue par son mari et qui est en attente d'un jugement, elle est bien contente si vous voulez qu'il a une mesure d'éloignement et donc la dénention provisoire fait aussi partie de ces mesures d'éloignement principe que jeuse c'est la proportion démesurée 30 % c'est beaucoup trop.
Oui, mais vous avez tous les juristes, tous les tous les tous les avocats au fait que que c'est la surcharge de notre système judiciaire, c'est fait que cette détention provisoire, elle est elle est elle est trop importante. Maintenant, ce que je vais euh faire comme trait d'union, c'est entre ce que nous disait notre auditeur André euh juste avant et et Jean-Luc, finalement, ils disent à peu près la même chose. qui disent que il faut davantage proportionner, c'est ce que vous dites aussi à Mori, c'est il faut davantage proportionner la peine à l'action délictueuse ou si c'est une infraction et ben une infraction comme une incivilité, une incivilité est une infraction, ce n'est pas un délit.
Et il faut d'ailleurs rappeler à nos auditrices, à nos auditeurs la différence entre nos trois quatre figures dans notre système judiciaire, on a l'infraction. L'infraction, c'est euh euh quand vous allez trop vite sur la route, quand vous mettez pas une ceinture de sécurité et cetera. Et puis vous avez le délit.
Le délit là, c'est quand vous commencez à vous en prendre à l'intégrité euh morale, euh l'intégrité physique et l'intégrité des des biens. Et puis vous avez les crimes. Et donc, il y a une graduation.
Et cette graduation, elle devrait aussi se ressentir dans l'application des peines. Et c'est pas toujours le cas. Malheureusement, on a des infractions qui peuvent conduire euh et bien à des mini peines d'emprisonnement et vous avez des délits qui ne sont absolument pas sanctionnés et puis vous avez des crimes quand vous avez quelqu'un qui a tué quelqu'un et qui s'en sort avec une une réclusion à perpétuité et qui finalement par des aménagements de peine sort au bout de 15 ans.
Ouais, forcément ça peut choquer. Vous pensez Jean-Luc, est-ce que vous pensez vous aussi qu'il faudrait peut-être des peines mieux aménagées, plus individualisées comme on dit ? Euh oui, oui et non, mais euh surtout dans la fermeté.
Voyez, par exemple, si vous créez une un centre de détention au milieu du Larsac et si on fait comme faisaient les Chinois du temps du grand bon en avant, ne mangez que ceux qui travaillaient 40 à 50 millions de morts, hein. Vous êtes un peu un peu radical Jean-Luc hein. Vous êtes un peu radical Jean-Luc.
Le problème des de vos intervenants, c'est que ça fait 40 ans que j'entends ça. Mais ça fait 40 ans, on était pas là nous pas moi j'étais là. Ils ont tous moins de 40 ans je crois autour de ce plateau.
Mais je comprends je comprends ce que vous dites. C'est une idéologie qui perdure et donc effectivement des des hableurs euh il y en a marre. Maintenant, il faut des actes et les actes, les prisonniers, il ne faut pas les créer tels qu'elles sont aujourd'hui.
Il faut créer d'autres d'autres formes de prison. Par exemple, on les cré où Jean-Luc les prisons ? Est-ce que vous aimeriez vous avoir des des prisons à côté de chez vous ?
Parce que c'est ça, c'est-à-dire les mères se défaussent systématiquement. Ils sont tous pour des prisons mais personne ne veut les accueillir chez eux. Oui, ça c'est ça c'est parce que parce que l'État n'est pas assez ferme.
Ah mais non, mais là c'est pas l'état. Il faut bien il faut bien un territoire pour accueillir ces prisons. Est-ce que vous seriez capable ?
Est-ce que vous accepteriez une prison à côté de chez vous ? Est-ce que vous voudriez une prison à 500 m de chez vous ? J'ai j'ai déjà les quartiers sensibles.
Oui, mais c'est pas pareil. Donc vous savez entre une prison, c'est pas pareil. Non mais là vous faites une stigmatisation des quartiers populaires qui est quand même pas acceptable.
Le parallèle le parallèle B. Moi aussi. Moi aussi.
Le parallèle n'est pas n'est pas très Baptiste Ménard, maire adjoint de Monsambarw. Non mais Jean-Luc, est-ce que vous voudriez avoir une prison allez à 100 m de chez vous ? Moi, je peux vous dire, j'ai vécu à côté de la prison de la santé à Paris.
Bah, j'y ai très bien vécu. Mais par ailleurs, c'est vrai que il y avait quand même une dimension un peu anxiogène en se disant si un jour il y a une une tentative d'évasion un peu brutale et cetera. C'est ça forcément moi ça m'a traverser mais est-ce que vous vous verriez vivre près d'une prison ?
Parce que c'est ça le sujet aujourd'hui. C'est ça le sujet et c'est ça le sujet d'ailleurs qu'on va poser à nos auditeurs. Alors dites-nous est-ce que vous accepteriez vous d'avoir une prison à côté de chez vous ?
Est-ce que vous pensez que ça pourrait contrarier votre quotidien ou au contraire ça ne changerait strictement rien parce que malgré tout c'est un lieu qui est très sécurisé. Dites-nous, appelez-nous, n'hésitez pas à exprimer un témoignage ou simplement un avis. On vous écoute.
On se retrouve tout de suite dans un instant sur Sud Radio et le numéro bien sûr c'est 0826 300 0826 300. À tout de suite sur Sud. Les débats de l'été, Noé Aliwa.
Et nous sommes de retour sur Sud Radio. Merci d'être avec nous. Il est 11h30 précisément et l'actualité continue de nous accompagner tout au long de cette matinée avec nos fameux débatteurs Anthony Martin Smith Amor Brelet et Baptiste Ménard.
Et puis vous au téléphone, n'hésitez pas à nous appeler 0826 300 300 0826 300. On est sur un débat chaud ce matin, disons-le. Faut-il construire plus de places de prison et surtout est-ce que vous accepteriez vous d'avoir ces fameuses prisons à côté de chez vous ?
Parce que c'est ça aussi la question. On discutait d'ailleurs juste avant la publicité avec Jean-Luc qui nous disait qu'il fallait plus de place de prison. Mais c'est vrai que la question de savoir où les mettre, où les accepter sur le territoire, c'est une autre question qui pose également des bains à Moribrelet.
Vous nous disiez qu'un certain nombre d'élus d'ailleurs, quel qu'il soit de gauche ou de droite euh avait un double discours là-dessus. Ah oui, c'est une évidence. Euh des élus locaux qui euh dans les médias disent réclamer euh davantage de place de prison et qui en pratique sur le terrain en privé, en douce font tout pour les éviter.
Donc c'est absolument scandaleux. d'une hypocrisie sans nom. Euh l'État là pourrait s'il avait la volonté euh forcer la main si besoin voter une loi préampter imposer il le peut hein imposer des prisons.
Il ne le veut pas pour ménager probablement ses relations avec les îles locaux qui sont de plus en plus compliquées ces ces dernières années. Donc très clairement il n'a pas la volonté et puis pas les moyens. Je le répète, il manque 30000 au moins 30000 places de prison dans notre pays.
Cela coûte 10 milliards d'euros. 10 milliards, c'est le montant du budget du ministère de la justice qu'il faudrait donc doubler et uniquement pour financer cette places de prison, même pas pour pouvoir embaucher davantage de magistrat de greffier et permettre de fluidifier le le système. Donc on voit bien que là se pose la question financière. sur 1000 € de dépenses publiques par an, nous dépensons, la France dépense 5 petits euros pour sa justice.
Mais c'est pour ça que on peut pas réduire la le sujet et la question uniquement à la construction de de prix d'établissement pénitier et au nombre de places puisque vous voyez bien et pour le coup le le raisonnement chiffré que vous faites le démontre. D'abord, le jour où on aura un doublement des moyens de la justice, ben je je serai le premier satisfait. Mais néanmoins, même s'il y avait une augmentation du budget, ça pourrait pas être entièrement consacré à la construction d'établissements pén pénitenciers.
Donc ça pose la question effectivement de l'échelle des peines, de l'exécution des peines, de la proportionnalité entre l'acte dlicuel commis et la sanction à laquelle vous êtes consacré. Et encore une fois pour la France qui est quand même le pays des droits de l'homme et qui donne des leçons parfois à la terre entière et parfois a raison, c'est quand même du plus mauvais effet lorsque l'on visite lorsque l'on voit l'état de nos prisons. Fran scandale.
Non, ce n'est pas ce n'est pas ce n'est pas ce que j'ai dit. J'ai dit que effectivement il y a aujourd'hui des personnes qui sont détenues dans les établissements pénitentiaires pour des peines qui ne me semble pas euh de nature à être en proportionnalité. Non, honnêtement, lorsque vous avez un certain nombre de délits et de personnes condamnées qui vont en prison pour Messi et qui vont en prison pour un une durée qui est extrêmement limitée, ça n'a aucun sens.
Ça n'a aucun sens. Aujourd'hui, si vous si vous commettez un petit élit, vous n'allez pas en prison. Je rappelle que les les peines fermes de moins d'un an quasiment automatiquement aménageables sauf exception.
Les les Bah si c'est le droit, c'est le droit. C'est une loi qui a été voté notamment c'était sous Boubé notamment et même les peines de prison inférieure ou égal ferme à un mois sont interdites par le droit aujourd'hui mais c'est ce sont des magistrats qui me le disent. Aujourd'hui pour aller en prison, il faut avoir commis un crime ou un délit grave ou être un multirécidiviste.
Vous avez des délinquents qui passent 15 fois devant le juge et qui ne sont toujours pas en prison. C'est c'est la réalité. aussi de l'aménagement de de cette multiplication d'aménagement de Pel d'alternatives à la prison qu'on a multiplié ces dernières années et constaté que ça n'a pas empêcher le nombre de détenus dans nos prisons d'exploser.
Anthony Martin Smith, vous pensez aussi que la justice ilxiste ? La justice n'est pas laxiste. La justice, elle fait avec les ressources qui sont les siennes en l'occurrence.
Et d'ailleurs, mes mes collègues le rappellent assez bien, c'est-à-dire que je vois quand même un consensus dans ce qui se dessine, même s'il s'oppose, c'est que la justice manque de moyens. Donc la justice bah adapte avec les moyens dont elle dispose les peines qu'elle peut proposer. Quand en l'occurrence vous avez des délinquents, des narcotrafiquants, des gens qui usent de la violence pour pouvoir faire leur petit business, il est bien normal de les mettre en prison.
Il est bien normal que le travail des avocats soit de faire en sorte que leur peine soit la plus légère possible puisque c'est leur métier. Mais de l'autre, vous avez une surpopulation carcérale qui fait que les conditions de vie aujourd'hui sont insupportables, même du point de vue de la convention de Genève et qui du coup sont forcément discutables. On est quand même le pays, monsieur Menard l'a rappelé, des droits de l'homme et il y a des conditions de détention aujourd'hui qui je le souhaiterais même pas à mon pire ennemi, vous voyez.
Donc il faut là aussi être raison gardé. Il y a un problème de budget nécessairement mais moi je vous le dis aussi, c'est ce qu'on débat, c'est ce dont on débat depuis tout à l'heure. Où est-ce qu'on installe ces nouvelles places de prison ?
On a de cesse de dire il faut en construire, il faut en construire, vous l'avez souligné Noémie. Où est-ce qu'on les installe ? Voilà, quand je demandais tout à l'heure à Jean-Luc, est-ce que vous en voudriez une à côté de chez vous, visiblement Jean-Luc n'a pas l'air très à l'aise avec ça puisqu'il a déjà beaucoup de délinquence autour de plus là pour répondre mais effectivement en tout cas c'est un sujet qui provoque du débat, c'est un sujet qui manifestement vous intéresse puisque vous êtes très nombreux à nous appeler au standard au 0826 300 0826 300 sur Sud Radio.
On vous écoute sur les réseaux sociaux aussi. N'hésitez pas à réagir, à témoigner, à nous donner votre avis. Et parmi vous, il y a d'ailleurs Rémy.
Bonjour Rémy. Bonjour. Bonjour.
Vous nous appelez d'Auvergne ? Et bien vous êtes surveillant, pénitentiaire et vous considérez qu'il faut plus de prison. En tout cas, vous connaissez bien le sujet.
Quel est votre avis précisément là-dessus ? Et ben oui, surveillant depuis depuis bientôt 10 ans maintenant. Euh je suis dans une petite maison d'arrêt où on a quand même un taux d'occupation où on frise les 300 %.
On est à 280 actuellement pour actuellement. Donc effectivement manque de place, on est obligé de mettre des matelas par terre. Donc effectivement les conditions sont pas forcément top.
Et en même temps, notre maison barrée est située en quasiment centre-ville. Donc effectivement au vu des nuisances sonores et aussi olfactives, les on a de plus en plus de peintes du voisinage. Qu'est-ce que vous voulez dire par des nuisances sonores et olfactives ?
Et ben forcément une quand on vit en quand on est en collectivité, ça va générer des déchets, ça va générer des odeurs, ça donc les odeurs suivant comment ça se passe, les voisins peuvent les ressentir. Et aussi bah ces personnes-là, les personnes euh détenues communiquent par la fenêtre ou mettre la musique un peu forte parce qu'elles ont une radio en en cellule et du coup ben ça peut créer des viisances sonore notamment. Non non, c'est vrai ce qu' dit vrai.
Non, ce qu'il dit est totalement vrai. Ouais, tout à fait. Mais euh ce qui est intéressant Rémy, c'est que vous nous expliquez qu'au fond il y a une surpopulation carcérale que vous observez au quotidien.
Ça fait combien de temps que vous travaillez vous dans euh ce centre pénitentiaire ? Celui-là 3 ans. Plus de 3 3 ans.
Est-ce que vous avez vu la situation évoluer ? Est-ce que vous avez des collègues qui travaillent depuis beaucoup plus longtemps et qui seraient capable de nous dire par exemple qu'ils ont vu en 20 ans le l'explosion du nombre de personnes admises dans ces centres pénitentiaires ? Ah ben là en 3 ans, j'ai même vu moins.
On était à environ 115 % de taux d'occupation il y a 3 ans et là nous en sommes à 270 %. Et comment vous l'expliquez ? Comment vous l'expliquez ça ?
Euh les magistrats qui euh condamnent un petit peu trop, les euh ou qui qui demandent à être enfermé un petit peu trop au niveau des personnes métiers, euh moins de peine comment dire moins de bracelet électronique, moins de travaux d'intérêt général. Alors qu'il y a des peines, c'est vrai qu'on demande à ce qu'elle soit plutôt comme ça. Voilà.
Alors ça ça va un petit peu Oui, c'est ça. C'était c'est ce que vous disiez un petit peu Baptiste Ménard. Vous entendez ce que nous raconte Réy qui est en Auverne, qui est surveillé en pénitentiaire, qui connaît bien le sujet.
Voilà. Mais ça ça met de l'eau à à mon moulin si j'ose dire. Et c'est enfin votre témoignage est d'autant plus fort que vous le vivez au quotidien dans dans votre travail.
Mais effectivement, on le sait et c'est ce que je disais monsieur BR. Bah c'est pas vrai contester contest vous contestez l'exp vous répondre Baptiste Mard et ensuite je termine mais vous contestez l'expertise d'usage eti le Rémi le le montrez bien il y a des personnes, c'est pas populaire de le dire, je vais pas me faire des amis en le disant mais il y a des personnes qui n'ont rien à faire en prison et qui contribuent à la surpopulation carcérale. Donc à un moment donné, il faut C'est pour ça que je pense que sur ces débats là, non mais sur ces débats là, il faut se il faut se garder des effets de manche et des effets de communication.
Il faut regarder la réalité concrète et telle qu'elle est. Donc il y a un l'absence de moyens euh au ministère de la justice, que ce soit des moyens humains, des moyens financiers, mais ça nous l'avons déjà dit, mais il faut regarder l'échelle des peines, la proportionnalité des peines et il faut effectivement sortir des établissements pénitentiers des personnes qui n'ont rien à y faire. Cela ne veut pas dire qu'elles ne doivent pas être condamnées.
Il faut aussi redonner du sens aux travaux d'intérêts généraux, redonner du sens à d'autres peines qui sont des alternatives à la prison. Ce n'est pas populaire de le dire, mais c'est une réalité. C'est ce que vous dites est contredit par la réalité, par les rapports que je lis, par des rapports officiels de toutes les institutions spécialisées.
Mais si, est-ce qu'on peut faire quelque chose ? Parce que vu qu'on a un surveillant pénitentiaire, est-ce qu'on peut lui demander déjà lui dans dans alors ce sera juste sa prison à lui mais est-ce que vous pouvez nous dire est-ce qu'il y a des gens dans votre établissement, je sais pas si vous êtes encore là qui n'ont rien à y faire d'un point de vue d'un point de vue peine parce que la la l'emprisonnement de ces personnesl serait complètement disproportionné. Alors il en fait il y a deux il y a deux problèmes qui se posent là-dessus, c'est qu'il y a par exemple des personnes qui sont là pour juste un de ou 3 mois.
Donc effectivement qui viennent booster des places pour d'autres personnes qui auraient qui ont qui auraient nécessité de rester plus longtemps en attente de leur procès et cetera. Il y a aussi des personnes condamnées qui ont déjà donc la la la peine est déjà tombée mais qui et qui sont en attente de partir dans d'autres centres pénitentiaires plus adaptés à leur peine mais qui restent chez nous pendant des mois et des années et qui bloquent aussi des places. On est des personnes condamnées à des peines de plus de 10 ans de prison mais qui sont toujours là depuis 2 3 ans et qui ne partent pas.
Ça veut dire qu'il y a des il y a des prisons adaptées aux formes de peine parce que on débat depuis on débat là-dessus depuis tout à l'heure. Donc ça vous n vous nous le dites et vous nous le confirmez. Oui, il y a des établissements pour peine longues qui existent dans les maisons centrales ou les centres pénitentiaires justement qui sont dédiées à ce genre de peine.
Les maisons d'arrêt en gros, je suis dans une maison d'arrê maison d'arrêt c'était en gros pour l'imager un péage sur une autoroute en fait de ce qui sert ensuite d'envoyer les tortines des tenues sur les différents établissements adaptés à leur pay. Alors Amoré Brolé, vous avez la parole, je vous en prie. Vous pouvez réagir à ce que vient de nous dire Rémy.
Et puis Rami, vous pourrez réagir ensuite à ce que vous dit euh Amori. Oui, moi je répète la réalité euh qui m'est confirmée tous les jours par des magistrats sur le terrain avec qui je discute puisque je suis un journaliste spécialisé en police justice et qui me disent que depuis 20 ans, on a multiplié les lois de régulation carcérale pour éviter à tout prix la prison. Aujourd'hui, la loi dit au magistrat éviter la prison à tout prix et le contraint même dans son exercice.
C'est ça la réalité. Donc aménagement de peine, alternative, on met du bracelet à tout et n'importe qui. Euh donc c'est ça la réalité.
Euh et on évite la prison, on essaie d'éviter la prison au maximum. Alors oui, euh il y a trop de de monde en prison parce que nous n'avons pas suffisamment de place, parce qu'il y a trop de détentions provisoires, euh parce que nous avons trop d'étrangers, nous avons un/art des détenus dans nos prisons qui sont étrangers et qui n'ont rien à y faire. Donc il faut construire évidemment davantage de place de prison.
L'autre sujet en revanche que personne n'évoque et qui est pourtant fondamental, c'est la question de la réinsertion parce que nous avons un taux de récidive à la sortie de prison à un an qui est de 30 % et à 4 5 ans qui est de 50 %. Donc aujourd'hui, la prison en effet c'est l'école du crime. Euh malheureusement beaucoup qui en sortent euh récidives notamment en matière de narcotrapie.
D'ailleurs, l'augmentation du nombre de détenus ces dernières années dans nos prisons, elle est largement d au narcotrafic et aux violences sexuelles. Et là, il y a pas de moyen. Une fois de plus. et ce que vous dites accrédit ce que ce que j'affirme à savoir et je l'ai évoqué tout à l'heure dans ma première intervention en parlant justement du fait que la prison n'était pas toujours le meilleur lieu par rapport à un certain nombre de délits parce qu'après on voit exploser les chiffres de la récidive et que se pose la question de la réinsertion.
C'est pour ça que je vous dis et entendez-moi lorsque je vous le dis, bah déjà la solution c'est ce que c'est ce que j'ai dit. C'est ce que je dis. Il y a des alternatives à la prison.
Vous semblez ne pas vouloir l'entendre. Moi je je le fait déjà ça. On le fait.
Je vous dis qu'on le fait. Donc non, on ne le fait pas. Aujourd'hui, ce sont les directeurs de prison qui appellent les parquets pour leur dire mettez du bracelet, mettez du bracelet, on en peut plus, ça déborde.
C'est ça l'arrê. Mais on le fait des donc si on le fait de plus en plus. On ne le fait pas suffisamment.
On ne le fait pas suffisamment. On aura en tout cas trouvé un point d'accord entre vos deux positions. C'est la prison et l'école du crime comme vous l'avez si bien résumé à Ma Brelet.
Restez avec nous, il est 11h44 et on se retrouve tout de suite avec nos invités. C'est la dernière ligne droite de l'émission débat avec les coups de cœur et les coups de guer chacun. À tout de suite sur Sud Radio.
De retour sur Sud Radio. Merci d'être avec nous. Il est 11h45 et l'actualité continue de nous accompagner tout au long de cette matinée avec toujours nos trois débatteurs Anthony Martin Smith, Bret, Baptiste Ménard, les meilleurs débatteurs de la journée au moins de la journée, on verra ça à la fin de la semaine un petit peu trop tôt pour pouvoir véritablement les juger.
En tout cas, vous avez tous un coup de gueule et un coup de cœur. Je vais commencer par vous Amorie. Dites-nous quel est votre coup de cœur de la journée ?
Alors, le les ventes records euh de l'Odyssée en librairie et sur les plateformes aux États-Unis, en Europe, partout en Occident, évidemment dans le sillage du carton au boxfice du film de Christopher Nolan. Euh au Royaume-Uni, les les ventes ont explosé de 1400 %. euh en France, notamment sur les sites internet, des grandes plateformes que vous connaissez bien, elles ont été multipliées par deux, par trois. tous les influenceurs sur TikTok, y compris des ados de 16 17 ans sont là à faire leur petites vidéos pour appeler à à lire ce à lire ce chef-dœuvre, à lire ce myth fondateur de la civilisation européenne.
Et moi, je me réjouis de voir aujourd'hui des milliers, des centaines de milliers d'occidentaux, de français, d'Américains, d'anglais relire relire ce cet ouvrage qui est évidemment fondamental dans dans dans la civilisation européenne et occidentale et et cela me réjouit et me fait désespérer un peu moins de la race humaine. Baptiste Marda, vous voulez Ben moi j'ai j'ai souvenir de l'avoir lu quand j'étais au collège donc je sais pas je crois que c'était une une lecture obligatoire me semble-t-il mais peut-être que les programmes ont on ont changé mais en tout cas c'est vrai que c'est une c'est une excellente nouvelle. Moi, je trouve toujours positif lorsque un film donne envie euh aux téléspectateurs d'aller euh lire le livre.
Je crois qu'il faut vraiment redonner du sens à la lecture, le faire partager le plus possible et rendre accessible le plus possible les ouvrages. Donc je partage votre coup de cœur. Anthony Martin Smith.
Ah bah moi je j'applaudis dès de ma main hein si vous voulez quand le cinéma ou même les séries télévisées notamment le cas d'une série que j'adore qui est sur une des plateformes américaines avec un logo rouge euh qui euh euh est euh la défense Lincolm ça s'appelle euh et qui en fait est inspiré de d'un livre Michael Connel qui parle d'un avocat qui est toujours dans sa Linecolm. pour pas faire la promotion d'une marque automobile et qui va de d'affaire en affaire comme ça et et qui fait du du not guilty, donc du non coupable son son slogan et qui nous invite dans dans des des polars tout aussi trépidants les uns que les autres et qui est une formidable adaptation. Et moi, en ayant vu cette série j'ai voulu euh lire les livres qu'il y avait qui avaient inspiré cette série là.
Hm hm. Euh alors moi j'aime lire, c'est pas le sujet, mais je trouve que évidemment vous avez toujours envie de voir si ce qui a été produit en image colle à la réalité du livre derrière ce qui s'est produit avec la saga Harry Potter. Il y a plein de gens qui ont découvert Harry Potter par le cinéma et qui ont voulu aller lire les livres ensuite.
Moi, j'avais fait le chemin inverse au départ, ce qui est toujours un peu perturbant parce que vous construisez une image euh dans une histoire que vous lisez et puis après bah vous avez l'interprétation de celui ou celle qui est qui le réalise. Et c'est très intéressant et je salue des et j'applaudis des demains quand le cinéma ou le en tout cas le l'art audiovisuel permet de Oui. Et on l'a vu récemment d'ailleurs de la même façon avec le film La Bataille de Gaulle qui a ensuite entraîné une explosion des ventres de de livres des mémoires du général de Gaulle.
Et pour tout vous dire, j'ai fait partie aussi des gens qui ont été voir d'affilé les les deux épisodes au cinéma. Ça m'a passionné. Ensuite, j'étais acheté les mémoires les les Harry Potter.
Mais ça c'estéta comme vous. acheter également les livres au départ. Mais par contre l'Odyssée, j'ai trouvé que la réalisation était quand même moi je l'ai pas encore vu.
Pas exceptionnelle. Ah oui, c'est un film qui divise beaucoup. Allez, allez vous faire votre avis.
Je vous invite vraiment à aller voir ce film parce que malgré tout, il réunit un nombre incroyable de d'éléments qui sont dans le livre. Mais ça dure quasiment 3h. C'est rapide, c'est peut-être trop rapide.
Vous vous ferez vous-même votre votre propre avis. C'est c'est la réalisation de Christopher Nolan et est en tout cas originale et assumée comme tel. Je vais me tourner vers vous Baptiste Ménard.
Vous vous avez un coup de gueule. Un coup de gueule contre les abandons d'animaux. Malheureusement ça revient chaque année.
Vous le savez hein, c'est près de 300000 abandons par an qui fait de la France l'un des plus mauvais élèves d'Europe. Euh cette année, ça prend une consonance un peu plus dramatique avec notamment la question de la canicule. nos SPA et nos LPA sont vraiment à saturation euh à plus de 10 % euh d'animaux en plus hein pris en charge par ces derniers.
Donc je veux vraiment saluer euh les bénévoles, saluer les salariés de ces structures qui font un travail euh assez remarquable. Euh quand on sait que 60 % des signalements annuels se concentrent sur la période estivale, on se dit que c'est vraiment un drame. Donc il faut vraiment rappeler euh que c'est un délit euh qui est passible de 3 ans d'emprisonnement, de 45000 € d'amende et rappeler qu'effectivement lorsque l'on prend un animal domestique, c'est une responsabilité.
On ne le fait pas sous le coût d'un achat compulsif. On ne le fait pas pour combler un manque passager. C'est une responsabilité et donc après, il faut s'en occuper correctement.
Donc je voulais faire ce coup de gueule et ce rappel à la loi. Anthony Martin Smith, est-ce que ce serait trahir un secret que de dire que vous êtes accompagné souvent d'une magnifique créature ? Vous parlez pas de de Baptiste Menard quand même.
Oui. Non non effectivement moi j'ai un chien, c'est un chien guide par ailleurs. Donc j'ai énormément de chance parce que sont des chiens ultra formés.
Chien guide parce que je suis non voyant pour les auditrices et les auditeurs qui ne me connaissent pas ou me remettent pas forcément. Moi, je rejoins ce que vient de dire Baptiste. Euh nos animaux, ce ne sont pas des peluches.
Nos animaux, ce sont des êtres vivants. Et j'aimerais d'ailleurs que notre corps législatif évolue avec cela. Euh moi, je considère beaucoup et je sais que bon nombre de celles et ceux qui nous écoutent le pensent tout comme moi.
Un animal, c'est comme un être de votre famille. C'est un membre de votre famille. Et donc si vous l'abandonnez, bah vous devez avoir les mêmes conséquences que si vous laissiez votre enfant sur le bord de la route.
Déjà ça ce serait un un premier pas. Ensuite euh quand vous prenez un chien, moi je vois beaucoup de gens qui se comportent très mal avec leurs chiens et leurs animaux, euh il faudrait qu'il y ait un stage obligatoire de comment je me comporte avec mon animal. La question de l'éducation d'un de parent à enfant, c'est quelque chose d'assez iné.
Puis en fait quand on devient parent, on on il y a pas d'école des parents si vous voulez mais on a des choses des modèles reproductible et on on sait s'appuyer dessus. Les animaux pas du tout. Et donc il serait bien que vous ayez un stage obligatoire de comment je réagis avec mon chien, avec ses congénères et cetera.
Ça ferait moins de chiens agressifs, moins de chiens aussi qu'on emènerait à l'euthanasie derrière. À Ma Brelet, vous avez un animal ? J'avais un animal mais une chienne Sacha mais qui m'a quitté malheureusement euh il y a un peu moins d'un mois.
Euh donc évidemment que je partage ce coup de cœur. Euh il faut le dire, le répéter. Oui, avoir un animal de compagnie, un chien, un chat ou autre, c'est un engagement à vie et moi, je m'insurge contre ces contre ces salot, excusez-moi d'utiliser le terme, mais qui abandonnent leurs chiens au fond des forêts en les attachant à un arbre parce que parce que c'est les vacances et que finalement, il y a plus de place dans la voiture.
Moi, je trouve ça inadmissible. Et là encore, la loi, elle existe. Il y a des peines qui existent mais qui ne sont pas appliquées.
Pas suffisamment, pas suffisamment lourdement. Vous avez des chiens qui sont massacrés, des chiens adoptés massacrés. tuer et et les auteurs prennent du surcis.
C'est inadmissible quand il faudrait par ailleurs que systématiquement tous ces gens là condamnés soient interdits de détenir un chien à vie, ce qui n'est toujours pas le cas, ce qui devrait être le minimum syndical. Et et qu'est-ce que vous pensez de la proposition d'Anthony Martin Smith qui il y a quelques minutes nous proposait éventuellement d'organiser des formations pour pouvoir éduquer un animal, pour pouvoir obtenir un animal ? Peut-être qu'il faudrait enseigner à être propriétaire d'animal, qu'il faudrait avoir le bé àabas de l'éducation de ces petits êtres.
Ça pourrait être une solution peut-être pour éviter justement la maltraitance animale. Oui, pourquoi pas imaginer un permis alors sans trop sans trop tomber dans le dans l'administratif parce que ça aussi c'est malheureusement j'allais dire une manie en France de vouloir systématiquement tout administrer mais ou réglementer. Mais vous l'avez dit, on autorise aujourd'hui des gens qui n'ont pas ni les compétences ni l'envie d'avoir des animaux de le faire.
Donc et pour cela, il faut aussi lutter. Cela a été fait déjà et cela continue à le faire. Visiblement, c'est la volonté de monsieur le cornu, y compris d'ailleurs ces derniers jours puisqu'il l'a dit et il a rencontré des association à Matignon qui s'en sont félicité.
Il faut à mon avis lutter contre tous ces salons euh de chaud ou d'animaux euh euh contre aussi les achats en ligne, contre des grands sites bien connus que je ne citerai pas mais sur lesquels on peut acheter tout à fait librement et de façon tout à fait scandaleuse des chiens ou ou des chats. Donc il faut réglementer davantage et responsabiliser y compris par la loi. Moi je vous dis on a des permis de chasse.
Pourquoi on aurait pas des permis d'élever un animal ? Si vous voulez, moi par exemple, je vous Noémi a trahi le off, mais c'est pas grave, ça se pa. J'ai dit une créature.
Vous auriez pu dire je suis accompagné de d'un monstre ou d'une licorne. J'ai un chien guide, moi je vous dis garantie, un chien guide, on vous le remet pas comme ça. Déjà, c'est très difficile à obtenir.
Ça coûte extrêmement cher pour les associations qui en font. Et bien le don est grâce au leg et au don. Et je remercie d'ailleurs toutes celles et ceux qui donnent à ces associations et qui permettent aux gens comme moi d'avoir un chien guide. gratuitement et ça et je vous garantis que ça change la vie au quotidien.
Mais on a un stage obligatoire de remise h parce qu'on veut déjà s'assurer que ça matche bien entre vous et le chien. On veut s'assurer que vous allez bien vous en occuper. On veut s'assurer que vous allez être responsable.
Vous savez ce qui se passe quand vous avez un maître de chien qui qui n'est pas formé, qui n'éduque pas bien son chien. Le chien bah a des comportements inadaptés à la société. voir vous avez des chiens qui sont absolument adorables et qu'on a tendance à classer dans des catégories euh notamment je pense au staff, au pitbull et cetera.
Moi je vous garantis que je connais des staff et des pitbull qui sont adorables simplement parce qu'ils ont reçu de l'amour une bonne idée. Et donc vous avez des gens qui ben non juste parce que sont des gros chiens se permettent de leur mettre des des coups de lad dans la tête. Non, c'est pas comme ça qu'on éduque un animal parce que c'est pas comme ça qu'on éduque ne serait-ce qu'un être humain ou un être vivant.
Donc juste plus d'amour et ça aussi euh à donner de l'amour, ça s'apprend. Plus d'amour, toujours plus d'amour. C'est la plus grande leçon de vie que ce soit pour les animaux.
Plus d'amour, toujours plus d'amour. Merci beaucoup à tous les trois. Merci Anthony Martin Smi.
Je rappelle que vous êtes animateur chez Sud Radio Amor, vous êtes journaliste. Exactement. et vous vous prenez les commandes d'ailleurs de cette tranche à partir de lundi.
On sera ravi de vous de vous entendre sur ce plateau. Amour Bret, vous êtes journaliste. Baptiste Menard, c'était un plaisir aussi.
Vous êtes maire adjointe de Monswall. Au plaisir de vous retrouver sur ce plateau pour de prochains débat enflammés. Je crois qu'il l'assume donc je veux dire tous les toutes les opinions se valent tant qu' tant qu'elle se tant qu'elle se s'affiche ouvertement.
Voilà, on se retrouve dans un instant sur Sud Radio et si vous voulez réagir à l'actualité, n'hésitez pas, appelez-nous au 0826 300300. On parlera notamment de ces incendies qui font l'actualité. Yeah.