Jérôme Guedj se dit «nostalgique du clivage entre la droite républicaine et la gauche républicaine»
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Je suis nostalgique du clivage entre la droite républicaine et la gauche républicaine. »
- 0:05Invité politiqueFait
« Ce clivage a été grand remplacé, pardonnez-moi le jeu de mots, par un clivage entre l'extrême droite et la gauche radicale. »
- 0:15Invité politiqueFait
« Ce remplacement a pu s'opérer parce que et la droite républicaine et la gauche républicaine, à un moment donné, on ne comprenait plus ce qu'elles disaient. »
- 0:41Invité politiqueFait
« Il faut être soi-même dans cette période. Et être soi-même, c'est aussi être capable de dire que dans la période, personne ne pourra avoir raison tout seul. »
- 1:57Invité politiqueFait
« Moi, je prends mes responsabilités d'être capable de discuter avec les gens avec lesquels je ne suis pas d'accord. »
Temps de parole
- Jérôme Guedj86 %
- Locuteur non identifié14 %
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Je
suis nostalgique du clivage entre la droite républicaine et la gauche républicaine.
Ce
clivage a été grand remplacé, pardonnez-moi le jeu de mots, par un clivage entre l'extrême droite et la gauche radicale.
Et ce
remplacement a pu s'opérer parce que et la droite républicaine et la gauche républicaine, à un moment donné, on ne comprenait plus ce qu'elles disaient. Elles n'étaient pas audibles, elles n'étaient pas tranchées dans les positions et surtout, elles ne parvenaient pas, c'est le problème pour la droite, Je pense que c le problème pour M. Retailleau, comme c'est le problème pour la gauche que j'incarne, pour certains, d'être
soumis au candirac plus audible. Non mais je vous le dis, en effet,
à la petite musique que d'un côté le RN imprimé et de l'autre côté la gauche radicale. Il faut être soi-même dans cette période. Et être soi-même, c'est aussi être capable de dire que dans la période, personne ne pourra avoir raison tout seul. Voyez-vous, moi je suis convaincu que le prochain président élu,
il
n'aura probablement pas de majorité à l'Assemblée nationale. parce que la tripartition, voire la quadripartition de la vie politique française, elle ne pas disparaître sur un claquement de doigts du fait de'élection présidentielle, notamment dans l'hypothèse que je souhaite que Marine Le Pen ne gagne pas l'élection présidentielle et que le candidat qui aura été élu face à elle, je souhaite que ce soit un candidat de la gauche républicaine, l'aura été immanquablement dans le cadre de ce qui s'apparentera à un front républicain. Et ce candidat-là, en tous les cas, moi je prends cet engagement,
si je suis élu, c'est de
ne pas reproduire l'erreur d'Emmanuel Macron, qui, après avoir été élu en 2022, a dit « j'ai compris le message que vous m'adressez, votre vote m'oblige », mais qui, dès le lendemain, a appliqué son programme comme si de rien n'était, et comme il n'avait pas de majorité à l'Assemblée, l'a fait à coup de 49-3. Moi, je défends une forme de nuance en politique qui ne nie pas le réel, qui part des convictions, mais qui essaye de construire des compromis. Et dans ce pays, on va parler dans un instant de la laïcité, il y a plusieurs sujets sur lesquels nous devons pouvoir être capables de
nous mettre d'accord. Alors on va me dire immédiatement, mais Gage, il veut faire un compromis par-dessus tout. Après, c'est le principe de réveiller. Vous savez, moi, à l'Assemblée nationale, l'année dernière, j'ai bataillé pour, en effet, pouvoir voter un budget
et ne pas provoquer une crise institutionnelle, financière, budgétaire dans le pays. Donc moi, je prends mes responsabilités d'être capable de discuter avec les gens avec lesquels je ne suis pas d'accord. Voilà, nos concitoyens ne supportent plus cette espèce de vision où chacun dans son couloir pense avoir raison tout seul. Et à la fin, c'est le discours de l'impuissance, c'est l'inertie. On n'apporte pas des réponses et ça alimente la machine à frustration.
Jérôme Guedj