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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 17 mars 2026 32 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsEurope & internationalSolidarités & familleImmigration & asile

PS-LFI : Les accords de la discorde

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 22 %Attaque 52 %Défensif 26 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:18OuverteRéponse directe

    Quels sont les enseignements des résultats en Martinique, Guadeloupe et Guyane ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Quels sont les autres enseignements à la Réunion ?

  • 3:04OuverteRéponse directe

    La réforme institutionnelle en Nouvelle-Calédonie a-t-elle influencé les municipales ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Quels sont les enseignements en Polynésie ?

  • 5:41FerméeRéponse directe

    Quel est le taux de participation définitif ?

  • 9:42OuverteRéponse directe

    Pourquoi les négociations entre Haddati et Bournazel ont-elles pris toute la journée ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:51InvitéChiffre
    « Plus de 33 000 communes ont d'ores et déjà élu leur maire. »
  • 29:48InvitéFait
    « que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bonazel »
  • 29:58InvitéFait
    « il a refusé la fusion avec Sophia Chikirou LFI »
  • 30:10InvitéFait
    « je ne veux pas de cette fusion parce qu'il y a tout ce que je sais c'est ce que je pense de Rachida Dati »
  • 30:18InvitéFait
    « j'accepte de fusionner mais le fait que j'annonce que je me retire signifie c'est le gros clin d'œil à ces électeurs »

Temps de parole

  • Invité23 %
  • Invité 220 %
  • Invité 316 %
  • Invité 416 %
  • Invité 510 %
  • Invité 69 %
  • Présentateur4 %

0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:05
Invité

Les résultats de ces municipales dans les Outre-mer. On commence avec les Antilles à Fort-de-France. Cyril Boutier, directeur des rédactions de France Antille et de France Guyane. Cyril, qui va nous faire un point sur la situation en Martinique, en Guadeloupe et en Guyane ? Autour d'horizon des Antilles Guyane, on note un certain nombre d'élus au premier tour pour ces municipales. En Guadeloupe, par exemple, un certain nombre de sortants ont été largement réélus. 20 communes sur 32 ont un nouveau maire depuis dimanche.

Parmi les faits marquants pour la Guadeloupe toujours, le président de région, Harry Chaluz, qui était candidat à Bemao, se retrouve finalement second et en position pas très facile pour le second tour. Le député Olivier Servat, candidat lui sur la commune des Abîmes, devra siéger au final dans l'opposition. En Martinique, ce sont 20 maires sur 34 qui ont été élus ou réélus au premier tour. À Fort-de-France, le maire sortant, Didier Laguerre, que l'on prédisait en difficulté, arrive finalement en tête, en balottage favorable même s'il devra affronter une quadrangulaire. En Guyane, 16 maires sur 22 sont déjà élus.

À l'image de Sandra Trochimara, Harry vivait largement en tête avec 72% des suffrages à Cayenne. À noter, une première en Guyane, deux quadrangulaires, à Courot et à Marie-Passoula. Et on va poursuivre le tour de ces résultats dans les Outre-mer. On retrouve la Hidberitane. Bonjour, merci beaucoup d'être avec nous, journalistes à Outre-mer, la première en charge de la politique avec vous. On va revenir sur d'autres enseignements, d'autres territoires d'Outre-mer. On commence par la Réunion. Oui, d'ailleurs, bonjour et merci de vous intéresser à ces résultats en Outre-mer, justement concernant la presse hexagonale. Vous parliez de la Réunion.

Justement, cette surprise de ce premier tour, c'est notamment les têtes de liste féminines. Certes, ce n'est pas la parité totale. On regardait 31 candidates têtes de liste sur les 124 déposées en préfecture. Mais quatre femmes ont été élues dès hier soir et c'est du jamais vu. Érica Barèche à Saint-Denis de la Réunion et Juliana M. Dohama à Saint-Louis. Pour elle, élue à plus de 55% des voix face à sept candidats, dont une majorité d'hommes. Pour revenir à Saint-Denis-la-Réunion, les deux femmes présentes sur les neuf candidats sont arrivées en tête. D'une part, la mère sortante, réélue avec une confortable avance, plus de 62% des voix.

Et puis d'autre part, la candidate d'extrême droite, Gaëlle Lebon, elle totalise 10,5% des voix. Mais elle termine deuxième de ce scrutin. Alors, l'autre enseignement de cette élection municipale à la Réunion, c'est le renforcement du camp de la droite, puisque la moitié des élus du premier tour se réclament de ce bord. Les deux gauches aussi, la plateforme, emmenée par Érica Barèche et l'Union des forces progressistes du Guet-de-Bélo, se partagent le reste des communes. On va s'arrêter à présent sur la situation en Nouvelle-Calédonie, Laïd. Est-ce que le processus en cours sur la réforme institutionnelle a influé sur ce côté des municipales ?

On va le voir à la fin, justement, si vous voulez bien. Ce qui marque d'abord le premier tour des municipales en Nouvelle-Calédonie, c'est la fragmentation des voix dans les 33 communes du Caillou. Alors, je prends le cas de Nouméa, qui est la capitale. La maire sortante, Sonia Lagarde, a frôlé la réélection au premier tour à huit voix près. Elle doit donc passer par un second tour et par une triangulaire. La non-indépendantiste, le non-indépendantiste Alcide Ponga, président du gouvernement, comme vous le savez, est patron du Rassemblement des Républicains. Lui est en balotage plutôt défavorable à Kouawa. C'est une commune située à 175 km au nord-est de Nouméa.

Alors, je vous parlais de fragmentation, le camp indépendantiste déchire aussi entre les candidats de l'Union nationale pour l'indépendance, l'Uni, et les listes de l'Union calédonienne, FLNKS. Et pour preuve, Paul Néhoutine, qui est l'emblématique maire de Point-Dimier, depuis 37 ans, est devancé par un candidat sans étiquette. Et puis, on assiste aussi à une percée des candidats estampillés, UC, FLNKS. Ce que vous disiez à l'instant, c'est qu'effectivement, il faudra analyser si ce scrutin a été marqué, justement, dans ses résultats, en fonction des désaccords dits Bougival-Élysée-Oudino, et si ça a pesé dans le choix des électeurs. Allez, on termine avec la Polynésie.

Qu'est-ce qu'on peut dire sur ce premier tour ? Alors, plusieurs maires ont validé leur ticket au premier tour. D'autres communes se préparent à des batailles plutôt acharnées, et notamment à Papé-Été, la ville capitale, où on va assister à une quadrangulaire qui mêle, alors cette fois-ci, autonomiste et indépendantiste. Rémi Briand, qui est un autonomiste, est favori pour succéder au maire sortant, Michel Bulliard, qui ne se représente pas, mais qui le soutient. Alors, le parti indépendantiste, qui est largement vainqueur des territoriales en 2023, cette fois-ci a essuyé plusieurs revers.

Et le fait marquant, c'est à Paé-Été, c'est une commune du sud-ouest de Tahiti, où le maire sortant, Anthony Géros, président de l'Assemblée polynésienne, et numéro 2 du Tavigny, a été battu dès le premier tour par une candidate autonomiste qui devient par la même occasion la première femme maire de cette commune. Par contre, il y a des bonnes nouvelles pour le parti indépendantiste. Le leader indépendantiste, Oscar Temarou, 81 ans aujourd'hui, proche de la gauche, l'emporte largement dès le premier tour au Farah, une commune la plus peuplée de l'archipel, dont il est maire depuis 1983.

– Merci beaucoup, merci Leïd Béritan pour ce point complet sur le scrutin à la Réunion Nouvelle-Calédonie-Polynésie. Merci d'avoir été avec nous, journalistes, à Outre-mer, la première guimette. Avec vous, on va voir les dernières infos de ces municipales. Je commence par un chiffre, 57,17. C'est le chiffre définitif de la participation à ce premier tour. Autre chiffre, guimette, on va le voir ensemble, dans 33 000, plus de 33 000 communes ont d'ores et déjà élu leur maire. Dimanche dernier, pardon, en 2020, c'était le cas, dans un peu plus de 30 000 communes.

Il y a une illustration à la une de la presse régionale ce matin, c'est qu'en ce matin, il n'y a plus que 7 communes où il y aura un second tour dimanche. Oui, Auriane, 7 communes sur 360, ça fait donc 98%, si mes calculs sont bons, qui ont donc élu leur maire dès le premier tour. Alors, seuls Ajaccio, Bastia, Sartène, Carjez, Ota, Tox et Moureau participeront donc au second tour dimanche prochain. Avec cette particularité, en Corse, aucune liste n'a été étiquetée. La France insoumise, pas même lors du premier tour. Alors, parmi les raisons évoquées, l'absence de partenaires avec lesquelles faire alliance, selon Éric Coquerel, qui est le référent LFI pour la Corse.

Autre explication, le décalage entre les propositions du parti et les préoccupations des habitants plutôt conservateurs est très attaché aux problématiques régionales. Alors, la Mayenne fait mieux que la Corse. Là, il n'y a carrément pas de second tour dimanche. Et ça s'appelle même une exception française, comme le titre « Ouest France », le seul département de France dans lequel absolument toutes les communes ont désigné leur maire dès le premier tour. 99% des 240 communes n'avaient qu'une, voire deux listes. Donc, ça facilite aussi. Mais même à l'aval, l'équipe a été élue dès dimanche dernier.

Allez, en revanche, dans certaines villes, il y a le nombre de candidats qualifiés au second tour qui crée la surprise. Oui, comme à Saint-Jean de Vedas, dans l'Hérault, un second tour imprévisible. Titre midi libre dans cette commune de plus de 13 000 habitants. Eh bien, tous les candidats se sont qualifiés. Il s'agira donc d'une septangulaire. C'est donc un néologisme. Je ne sais pas si vous pourrez le replacer un jour. En ce cas, c'est une configuration rare. C'est une fois toutes les six ans qu'on peut le placer. On va à Issoudun, dans l'Indre. Alors, il y aura deux candidats, mais c'est quand même une surprise parce que le maire d'Issoudun, il est assez emblématique.

Oui, il s'agit du maire socialiste, André Lénienne, 83 ans, en poste depuis 1977. Il a été challengé par le candidat sans étiquette, Julien Dubot. Julien Dubot qui est arrivé en tête avec 45,77% des voix. André Lénienne, lui, est bien derrière avec 39,71% des voix. Il brigue son neuvième mandat consécutif. Allez, on va parler des fusions. On va revenir sur les fusions emblématiques. On va en parler, évidemment, dans le club avec nos éditorialistes. Mais un petit point avec vous parce que c'est déjà la une de la presse régionale ce matin. Oui, des fusions qui font polémique, notamment celle entre le Parti socialiste et la Franque insoumise.

À Toulouse, celle-ci est dénoncée par une partie de la gauche qui s'insurge. Le maire LR sortant, Jean-Luc Maudinck, est arrivé très loin devant avec 37% des suffrages. Mais la France insoumise a créé la surprise en étant devant le PS. C'est donc l'insoumis François Picmal qui devient tête de liste et donc maire en cas de victoire. Le socialiste François Briançon serait lui à la tête de la métropole. En revanche, à Marseille, c'est non pour le maire sortant socialiste Benoît Payan. Il refuse toute alliance avec la France insoumise. Il a déposé sa liste hier et pas de fusion non plus à Bordeaux entre la liste du maire écologiste sortant Pierre Hurmique et celle de la France insoumise.

Le candidat à la FI Nordine Raymond qui n'avait pas réussi à se qualifier pour le second tour. Et puis enfin, un dernier mot à l'autre bout du spectre politique à Menton, dans les Alpes-Maritimes. Louis Sarkozy a décidé de fusionner sa liste avec celle de Sandra Paire, arrivée en seconde position. Une fusion pour contrer le RN qui est arrivée largement en tête du premier tour. Louis Sarkozy, donc, qui ne sera pas tête de liste, mais en cas de victoire, il pourrait devenir premier adjoint de la ville. Merci beaucoup, Guimet. Et on va continuer à parler de ces négociations, tractations, fusions, tout ce qu'il s'est passé hier avant d'en parler avec Françoise de Gois et Frédéric Dhabi.

La journée d'hier, elle est résumée par Gaël Fonseca.

9:43
Présentateur

Il leur a fallu toute la journée pour se mettre d'accord. Rachid Haddati et Pierre-Yves Bournazel ont finalement annoncé former une alliance pour Paris. Une fusion de leur liste, mais sans le candidat d'horizon.

9:57
Invité

J'étais candidat pour être maire de Paris. Le prochain maire de Paris, ce sera soit Emmanuel Grégoire, soit Rachid Haddati. Et il appartient aux Parisiennes et aux Parisiens de décider. Le collectif qui m'accompagne, mes colistiers, mes partis, souhaite le changement et je l'accompagne. Je permets cette fusion dans la clarté des principes contre l'extrémisme politique. Pour moi, le chemin s'arrête.

10:14
Présentateur

Chemin qui ne s'arrête pas pour Emmanuel Grégoire et Sofia Chikirou. Ils ont chacun déposé leur liste. Pour le candidat PS, il était inenvisageable de s'allier avec l'Insoumise. Idem à Rennes ou encore à Marseille où Benoît Payan a déposé sa liste, seule. Une décision jugée irresponsable par LFI.

10:34
Invité

Je l'appelle à changer d'avis parce qu'à Marseille, on ne peut pas prendre le risque que la deuxième ville de France bascule à l'extrême droite et au Rassemblement national.

10:43
Présentateur

Olivier Faure a refusé toute alliance entre les socialistes et les insoumis sur le plan national. Mais sur le plan local, dans de très nombreuses villes, la main tendue par LFI a été acceptée. En premier lieu, Toulouse, mais aussi Nantes, Limoges, Avignon, Brest, Clermont-Ferrand. Des alliances qu'Olivier Faure dit comprendre.

11:02
Invité

Si l'un d'entre eux, parmi ceux qui ont conclu des alliances, avait lui-même été à l'origine de propos antisémites, de propos qui seraient, des propos qui seraient inqualifiables, injustifiables, alors effectivement, je prendrai ma responsabilité en demandant immédiatement à ce que cette liste soit suspendue. À Lille,

11:22
Présentateur

PS et écologistes se sont unis sans LFI. À Lyon et Besançon, écologistes et LFI se sont unis contre la droite. Et à Strasbourg, la socialiste Catherine Trottmann affrontera seule une union entre les mélanchonistes et les verts et une liste de droite.

11:38
Invité

Et on va revenir sur ces unions, ces tractations. Bonjour Françoise de Goyard. Bonjour Aurélien. Merci beaucoup d'être avec nous, savez-vous. Ça va. Vous allez me le dire dans quelques instants. Frédéric Dhabi. Bonjour Aurélien. Bonjour Aurélien. C'est un mieux que Françoise. Directeur général de l'IFAP. Parce que lui, il a des petites nuits et l'entre-deux-tours, c'est compliqué pour Frédéric. Moi aussi, c'est ce que vous croyez. Qu'est-ce que... On va commencer, question un peu large. On va évidemment revenir sur les alliances. Mais qu'est-ce que vous retenez de ce premier tour des municipales, Françoise ? Ce que je retiens, c'est qu'il faut toujours attendre que le précipité retombe.

Ce que je retiens, c'est que moi aussi, j'ai fait partie des commentatrices immédiates de ces municipales, que j'ai fait partie des gens qui ont été un peu sidérés par, par exemple, les images de Bali, Bakayoko, Arcel Saint-Denis qui gagnent. Cette espèce de puissance que semble dégager la France insoumise. Quand le précipité retombe, vous vous rendez compte que la France insoumise, en gros, partout, elle est entre 11, 15, qu'elle peut faire perdre un nombre incalculable de villes à la social-démocratie. Et qu'en réalité, ça n'est pas la puissance, peut-être qu'on comprenait le soir.

Et puis, ce que je retiens surtout, c'est que dès qu'on voit les villes tomber et que je connais parfaitement ma grammaire de gauche, je sais parfaitement qu'il y aura des accords qu'il ne faut pas passer mais qui seront passés. Donc, ce que je retiens de Dimanche soir, c'est une forme, pas de défaite, c'est une forme, oui, c'est une forme d'abord de défaite de l'analyse de l'instant parce qu'on y est tous allés et moi la première.

Comme sur le RN, dire que le RN, par exemple, est surpuissant, non, il ne progresse absolument pas dans un tas de villes, il confirme sa terre natale qui est le sud, il confirme le nord mais dans plein d'endroits, le RN, ça ne marche toujours pas en fait pour les municipales. Donc, cette difficulté à analyser sur l'instant est évidemment ces accords qu'il ne fabulez pas passer et qui seront passés. – On va en parler, Frédéric. – Moi, ce que je retiens, d'abord, parce que dès 20h, c'était complètement mis de côté, c'est cette abstention.

21 millions d'électeurs environ qui ne sont pas allés voter, c'est terrible pour une élection municipale, un plus faible taux de participation depuis le début de la Vème République, depuis même 1945, il y avait des premiers sondages pour les municipales de 1945. Je mets de côté les municipales du Covid et Françoise, comme on toujours parle d'or, c'est vrai que c'est très difficile d'analyser une élection municipale. Quelle focale prend-on ? Les villes de plus de 10 000 habitants, il y en a environ 1 000, LR d'abord et PS arrivent très souvent en tête. Les grandes métropoles, on a vu cette percée de la France insoumise mais le souci, la France insoumise était absente des municipales de 2020.

Prenons à Paris, par exemple, Daniel Simonnet avait fait 4,76. Et on dit toujours qu'il faut comparer une élection par rapport à sa devancière. Comparer le score des insoumis aux européennes ou la présidentielle, politiquement, ça n'a pas de sens. Mais on n'a pas le choix. Et c'est vrai qu'il y a un magot électoral d'aujourd'hui que Mélenchon a la présidentielle dans des très grandes villes. La plupart du temps, il ne retrouve pas ce magot. Les têtes de liste insoumis ne font pas ces scores. Montpellier, 41,5 pour Mélenchon en 2022, 15,5 pour Nathalie Oziol, etc. Mais ça permet d'être en capacité de se maintenir.

Et c'est vrai qu'il faut vraiment faire attention à l'analyse des résultats, sachant qu'on l'avait dit ici sur ce plateau de l'élection municipale, c'est la sœur, c'est la seule, pardon, c'est la sœur de quelle élection, je ne sais pas, mais c'est la seule qui, au soir du 22 mars, mais ça a commencé le même dimanche, on voit un récit du scrutin. Tout le monde est gagnant. Oui, il y a un côté école des femmes, il y a un récit pour imposer la lecture du scrutin. Édouard Philippe revient du diable Vauvert, il va l'emporter et va être sanctifié par une victoire à l'élection présidentielle. L'EPS, paie... Obitoire municipale pour la présidentielle. Exactement.

Donc, on est dans ce moment où il y a des récits très contradictoires et je pense aux Français qui les regardent avec une certaine circonspection attendant aussi que l'élection, et c'est une apalissade, elle a deux tours. Le précipité, dont parlait Françoise, il retombera vraiment le 22 au soir avant le 23 au matin. Le 23 au matin et pour le moment, le récit, pourquoi est-ce que je suis fort mari ? Parce que là-dessus, sur cette bataille du récit, c'est que je le redis, la bataille du récit, c'est la France insoumise qui la gagne parce qu'il y a ces images extrêmement fracassantes de Bali Bagayoko contre lequel je n'ai rien d'ailleurs qui est soulevé par ses partisans, etc.

Ça fait tous les 20 heures. C'est la puissance de Mélenchon, la puissance de Mélenchon, etc. La réalité n'est pas là. Et ça, si vous voulez, c'est un véritable sujet pour moi et puis le sujet, c'est ce que je veux voir de ce premier tour. C'est véritablement une forme d'effondrement en réalité à gauche. En tout cas, il va y avoir un effondrement à gauche parce que les décisions qui ont été prises sur les accords sont des décisions qui, on ne se rend pas compte, non seulement elles fracturent la gauche, mais on ne se rend pas compte à quel point elles fracturent le Parti Socialiste à l'intérieur. Et ça, c'est un vrai sujet.

le PS aurait dû être triomphal et en réalité, je pense qu'il va sortir très abîmé de ces... On va parler justement de ces accords à gauche dans une ville où la France Insoumise a fait un score élevé, plus élevé qu'attendu. En tout cas, c'est Lille. Lille, bonjour. Aurélien Vurli, on vous y retrouve, journaliste à RCF Haute-France. Il y avait des discussions hier entre l'île de gauche, Lille qui était en pleine guerre des gauches. C'est les écologistes qui avaient la clé du scrutin. Ils ont choisi leur camp. Oui, ils ont choisi. Les socialistes, Aurélien, annoncièrent en début de soirée.

C'est Stéphane Bally et Arnaud Delanqui qui se sont affichés ensemble lors d'une conférence de presse pour annoncer la fusion des deux listes. Ils ont annoncé leur programme, un grand parc d'au moins 11 hectares sur la friche de Saint-Sauveur, garantie de 40% des logements sociaux, l'extension de la piétonisation ou encore l'abaissement du seuil de pétitions citoyennes. C'est aussi un retour à l'ordre naturel. Glissait de manière un peu malicieuse la patronne des socialistes dans le Nord à Libération. Au premier tour, les écolos se comptent. Au deuxième, ils s'allient avec les socialistes.

C'était le cas jusqu'en 2020 où Stéphane Bally avait fait cavalier seul et s'était confronté à Martine Aubry échouant à 227 voix près au second tour, entrant alors dans ce qui a été une forte opposition, une opposition assez ferme pendant six ans à Martine Aubry puis à Arnaud Deslandes. Cette ferme opposition a laissé de bons espoirs aux insoumis pendant 24 heures après les résultats surprises de la Ouaria à douche qu'on n'attendait pas si haut, Oriane. Elle avait été annoncée 7 points en dessous au dernier sondage, la mettant plus en contact avec Violette Spilbout, la candidate macroniste. Cette dernière a fait 10%. La Ouaria à douche a fait 23%. Elle talonne Arnaud Deslandes de 3 points.

Comme dans beaucoup d'endroits, les insoumis ont fait campagne sur la rupture, poussant souvent un cran plus loin les propositions des socialistes sur le logement, les transports, les espaces verts ou en apportant des revendications démocratiques. Les insoumis à Lille ont vraiment poussé pour que cette alliance avec les écolos se fasse, faisant fuiter auprès des journalistes ou sur X des annonces autour de leur fusion, proposant à 50-50 la répartition des adjoints et de la liste.

Les deux listes prenant une rupture de gouvernance, ils ont estimé que les socialistes étaient trop éloignés du projet des écologistes et finalement les écologistes qui choisissent plutôt la forme apaisée d'Arnaud Deslandes plutôt que la fureur des insoumis. Les militants écologistes, ils sont partagés sur le terrain, certains voyant la fusion avec les insoumis comme un débouché naturel de leur programme mais Bali est réputé plus modéré, il ne semblait pas prêt à une telle union. Un petit mot Aurélien parce que du coup ce sera une quadrangulaire à Lille. Un mot sur la macroniste Gillette Spilbou et le RN Mathieu Vallée ? Oui, quadrangulaire Aurélien à Lille.

Gillette Spilbou qui n'a jamais envisagé une fusion avec Arnaud Deslandes. Elle s'est effondrée entre les deux élections. Elle est passée de 16% en 2020, 10% cette fois-ci, ce maintenant tout juste pour maintenir son score. Elle a perdu 6 points en 6 ans. Tristan Haute qu'on avait à notre antenne sur RCFO de France qui est maître de conférences en sciences politiques constate que l'étiquette macroniste est vraiment devenue un repoussoir. Par contre, le RN fait une bonne opération. Françoise Dejoie, vous étiez tout à l'heure que le RN n'a pas fait de si gros scores.

De fait, le RN se maintient à Lille et ce qui est inédit, le RN aura donc un groupe représenté au Beffroi de Lille ce qui n'était jamais arrivé dans l'histoire. Mathieu Vallée qui avait été questionné hier par les confrères de BFM TV sur la possibilité de se retirer pour empêcher la France insoumise de l'emporter. C'était hors de question pour lui, trop important pour le RN d'avoir un groupe représenté à la mairie de Lille. Merci beaucoup Aurélien, journaliste à RCF Hauts-de-France. Vous allez répondre tous les deux, Frédéric. Bonjour Aurélien, moi j'adore m'appeler Françoise Dejoie. Ne changez rien, ne changez rien mon petit, j'adore.

Non, non, je n'ai absolument pas dit que le RN, je dis simplement que l'idée générale que le RN s'ancre, Aurélien, je vous le redis, si vous aviez écouté tout ce que j'ai dit, il s'en connaît pas le pauvre. Non, mais j'adore, je ne l'engueule pas. Non, non, mais il s'ancre, je ne l'ai pas du tout engueulé, il s'ancre dans sa terre natale qui est le sud et dans le nord, j'ai dit, donc ça veut dire que le petit Aurélien ne m'a pas écouté. Non, non, je aussi. J'ai écouté Aurélien, il est très très bien cet Aurélien.

J'ai écouté Aurélien, tout ce qu'il a dit est très intéressant, je le dis quand même dans un sens chapeau pour Arnaud Deslandes parce que Martine Aubry a passé la main très très tardivement. Je suis assez d'accord. Un an avant l'élection. Un peu moins d'un an. Il était très peu connu des Lillois parce que quand on est directeur de cabinet de la maire de Lille ou premier adjoint, on ne prend pas la lumière quelle que soit la ville. Emmanuel Grégoire, Paris Paris. Premier score de notoriété pour Anne Hidalgo en 2010, 20% des Parisiens la connaissaient. Elle était première adjointe depuis 2001 et c'est vrai qu'on a eu une ville où il y a eu une guerre des trois gauches.

C'est vrai que LFI était plus haute que prévu et c'est vrai que ce score décevant pour Stéphane Bally qui échouait en 2020 à 200 voix de Martine Aubry montre aussi un rééquilibrage LFI écolo dans beaucoup de villes. Je vais faire sourire Aurélien parce que je pense qu'il est très bien élevé mais il a les mêmes informations que moi. En tout cas, je vais rigoler parce que j'ai eu l'échange si vous voulez des négociations des Verts et de la façon dont ça s'est passé entre les Verts avec une partie des Verts qui va négocier avec le Parti Socialiste et une autre partie qui va négocier avec la France Insoumise avec au plus offrant la Guirlande en réalité. Et je donne...

Soyons assez clairs et je pense que ça fait sourire tout le monde mais ce qui s'est passé à Lille ça tombe du bon côté pour moi tout le monde connaît énormément ma conviction sociale-démocrate mais ça aurait pu tout à fait tomber de l'autre côté ce qui eût été une forme de psychodrame qui est d'ailleurs en train de se dérouler je vous rappelle à Strasbourg je vous rappelle quand même que les Verts et LFI sont en train de s'allier pour battre Catherine Trotman la socialiste. Ils se sont allés pour battre Catherine Trotman. ce qui va être très intéressant aussi à Lille ça peut être anecdotique mais LFI se maintient LR a été éliminé Queen des 7-8% des électeurs de M.

Delemaire est-ce qu'ils vont aller vers Arnaud-des-Landes ou est-ce qu'ils vont aller vers le vote et Rennes c'est ça aussi qui se passe à droite.

Autre ville autre discussion autre fusion c'est Lyon bonjour Francis Egalmeyer merci également d'être avec nous rédacteur un chef adjoint au journal Le Progrès il y avait des discussions à Lyon et en Cornet on connaît l'affiche du second tour ce sera un duel entre Jean-Michel Olas et le maire sortant Grégory Doucet Oui bonjour Rian bonjour à toutes et à tous oui les Verts et les FI ont inventé la fusion technique à Lyon c'est un terme que je ne connaissais pas j'avais un peu de mal à comprendre visiblement si on gratte derrière le discours officiel c'est la possibilité de créer un groupe d'avoir les moyens de l'animer à ceux qui contestent cette alliance Grégory Doucet sa défense elle est simple il dit moi je suis pour la non-violence parce qu'il y a les problèmes avec les FI il ne faut pas oublier que les propos qui avaient été tenus par Jean-Luc Mélenchon à Lyon sur Epstein au lieu d'Epstein Glucksmann au lieu de Glucksmann ils n'ont pas forcément été oubliés ce matin à l'instant on vient de recevoir un communiqué du CRIF qui s'indigne de ce lien donc voilà aujourd'hui on n'a pas la réaction non plus des députés socialistes qui sont Sandrine Runel ni les candidats estampillés place publique reste à savoir ce qui va se passer à la métropole pour l'instant la métropole Bruno Bernard et les FI n'ont pas passé d'accord ça met en danger la réélection de Bruno Bernard et en revanche cet accord ça place Grégory Doucet dans une position favorable pour le second tour Merci Francis vous vouliez dire encore un petit mot ?

Voilà Non non non il y a juste à Villeurban c'est Brickman Stivandel François j'ai une question pour vous je crois J'ai une question Francis pour vous parce que je ne suis pas lyonnaise et que c'est important de savoir en plus la presse locale elle est géniale parce que vous êtes toujours des meilleurs carotteurs c'est les gens de la presse locale à Toulouse qui m'ont annoncé trois jours avant tu vas voir François Piquemal sera devant François Briançon donc je fais confiance à la presse locale est-ce que ce qu'on va peut-être voir ailleurs mais est-ce que à Lyon il y a le risque épouvantail je pense de LHI par rapport aux votants lyonnais parce que parce que la bordélisation si je peux m'exprimer ainsi dans les universités les discours de Mélenchon l'affaire de la jeune garde et le meurtre de Quentin de Ranck est-ce que finalement ça ne peut pas desservir Grégory Doucet d'avoir fait accord avec LFI je ne pense pas je ne pense pas quand on quand on écoute un petit peu ce qui se passe je ne pense pas que ça le desserve c'est intéressant merci merci Francis non allez-y non non je ne pense pas que ça l'essaie le dernier coin c'était Cédric Vansivendel Cédric Vansivendel qui lui à Villeurbanne affrontait l'ancien maire socialiste également de Villeurbanne et une candidature LFI et qui arrive très largement en tête et qui lui pourra évidemment être réélu avec une équipe sans faire appel à LFI LFI qui avait un candidat qui a une personnalité forte sur Villeurbanne puisque c'est le gendre de Jean-Luc Mélenchon qui pilote LFI sur ce secteur Merci beaucoup Francis la une du progrès d'où c'est LFI une fusion qui fait débat c'est à la une de votre journal Frédéric Ce que je trouve très intéressant et je comprends la question de Françoise Lyon et le théâtre malheureusement d'affrontement entre ultra gauche et ultra droite mais les lyonnais élisent systématiquement je vais dire des maires centristes Francisque Collomb Gérard Collomb Raymond Barre Michel Nord centre gauche centre droit et c'est vrai qu'il peut y avoir un côté répulsif du vote téléfilm mais est-ce qu'il ne va pas être moins fort que les doutes béants qu'ont fait apparaître cette candidature et cette campagne catastrophique de Jean-Michel Nord de Françoise dans les villes il y a eu des accords à Toulouse à Clermont à Limoges à Avignon à Brest on ne va pas toutes les réciter est-ce que les électeurs vont suivre ?

Est-ce que les scores vont s'additionner ? Vous posez la question fondamentale 1. Les électeurs suivent de moins en moins les consignes 2.

L'électoral une campagne ce n'est pas une arithmétique si on fait une addition à Toulouse pique mal Briançon Moudin qui est battu à 100% moi je citerai pour Toulouse la fameuse campagne de 2001 même contexte où il y avait Zebda les motivés qui soutenaient une liste de gauche un peu radicale et tout le monde donnait d'où ce basi perdant il l'avait gagné mais c'est vrai que ça va être vraiment je dirais le leitmotiv de cette campagne est-ce qu'on va suivre est-ce que les électeurs vont suivre les consignes et est-ce que la force d'une gauche unie ne va pas être amoindrie par le côté repoussoir de la France insoumise puisque il y a un côté il faut avoir en tête le côté élimination que joue le second tour c'est la phrase de Charles Pasqua dans une élection au premier tour on choisit au second tour on élimine est-ce qu'il y aura du côté du centre-gauche du centre-droit de personnes qui n'avaient pas voté à Toulouse le 15 mars et qui vont aller voter un côté on va sauver Jean-Luc Boudin pour éliminer LFI J'allais le dire et je pense que pourquoi je pose la question à notre excellent confrère du progrès sur Lyon parce que je pense que Toulouse est exactement dans le même morphing c'est-à-dire que Toulouse élit toujours des gens de centre-droit c'est vrai que tout l'argument qui consiste à dire on passe des accords parce que comment dirais-je le RN et la droite est fascisée quand vous voyez Jean-Luc Boudin que vous comprenez très bien que ce genre d'argument ne peut pas tenir Jean-Luc Boudin que si vous voulez je ne vois pas la droite fascisante en Jean-Luc Boudin donc Toulouse élit la dynastie bouddhiste Toulouse élit Philippe Dousteblasi est-ce que l'arrivée de la fusion avec François Picmal qui certes est une sorte d'appartement témoin de la France insoumise quand vous voyez François Picmal vous dites qu'est-ce qu'ils sont gentils qu'est-ce qu'ils sont rien c'est pas les deux formes d'épouvantail entre guillemets que peuvent être les fortes personnalités de Sébastien Le Lougu ou Sophia Chikirou d'ailleurs ça coince à Marseille et à Paris et justement on va écouter Emmanuel Grégoire c'était ce matin cette fusion ressemble à une opération casse-coup de la droite ils ont subi des injonctions on le comprend ainsi mais enfin ils refusent de s'y prêter et donc c'est pour Rachida Dati je crois l'ultime des aveux l'addition des deux scores ne permettait pas de rejoindre celui de l'Union de la Gauche et des écologistes déjà et je pense que c'est une immense trahison pour tous les électeurs qui se sont reconnus dans la candidature de Pierre-Yves Bonazel et qui ont voté pour lui précisément pour ne pas avoir voté pour Rachida Dati Emmanuel Grégoire on replace il a refusé la fusion avec Sophia Chikirou LFI en revanche Rachida Dati et Pierre-Yves Bonazel ont fusionné mais sans Pierre-Yves Bonazel qui ne sera pas sur la liste si vous voulez Pierre-Yves Bonazel a expliqué hier en gros ce qu'il a expliqué c'est je ne veux pas de cette fusion parce qu'il y a tout ce que je sais c'est ce que je pense de Rachida Dati mais j'ai une pression énorme qui est probablement la pression bien sûr d'Edouard Philippe mais pas que donc j'accepte de fusionner mais le fait que j'annonce que je me retire signifie c'est le gros clin d'œil à ces électeurs c'est de dire je ne crois pas à cette candidate je ne voulais pas je n'ai pas pu faire autrement tel le bourgeois de Calais je vais je vais devant la reine je donne je me fais je me couvre la tête de cendres mais en gros le signal c'est ne me suivez pas c'est terrible pour Rachida Dati je pense ça et je pense que Pierre-Yves Bournazel encore une fois il aurait gagné à être clair c'est-à-dire à avoir la détermination de dire je ne suis pas d'accord avec ça je me maintiens il perd tout Pierre-Yves Bournazel et là aussi un peu même question Frédéric est-ce que l'électorat va suivre j'entendais hier Manuel Valls j'ai voté Pierre-Yves Bournazel au premier tour je voterai Emmanuel Grégoire au second oui voilà c'est un exemple illustre certes mais c'est vrai qu'on est de moins en moins propriétaire de ses voix en politique l'important c'est la cohérence ce qui se passe s'agissant du PS au national on a entendu les mots puis l'alliance avec la France insoumise à l'échelle locale il y en a partout dans de très nombreuses grandes villes que comprend les électeurs la cohérence c'est toujours fondamental en politique effectivement l'électorat Bournazel ne va pas suivre massivement merci à tous les deux et vous revenez avec nous pour analyser les résultats du second tour on va voir comment la cohérence va être suivie ou punie par les électeurs alors François j'ai un truc pour vous c'est un résultat que Marseille attendait c'est pas le score des municipales c'est pas celui d'un match de l'OM à défaut de remporter le championnat Marseille est devenue la capitale mondiale de la gastronomie le chef Benjamin Mathieu est devenu officiellement le premier champion du monde de la bouillabaisse figurez-vous alors il avait la pression il dit j'étais obligé de gagner je suis marseillais il a fait le pari de l'authenticité absolue une fidélité à ses racines qui a séduit le jury et le commis figurez-vous c'était son père chef de cuisine à la retraite et depuis qu'il est petit il appelle champion du monde prémonitoire le papa vous me faites penser que j'aimerais être là à une terrasse de café sur le vallon des alors je vous donne l'adresse à mon ami Frédéric je vous donne l'adresse c'est au grand bar des Goudes c'est au coeur du parc national des Calan c'est magnifique c'est magnifique allez tous au Goudes alors vous prenez la roue pour vous trouver très bonne journée à demain

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Présentateur

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PS-LFI : Les accords de la discorde · Pourquijevote