Bourdin Direct du 2 juillet - 7h/8h
Audio original de l'émission.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 31 %Défensif 39 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 91 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:53OuverteRéponse partielle
Ces accusations relèvent d'abord d'une querelle de chiffres ?
- 1:58OuverteRéponse partielle
Quand on est ministre, il faut tout connaître, a-t-elle dit Roselyne Bachelot ?
- 3:25OuverteRéponse directe
Est-ce que vous souhaitez qu'Edouard Philippe reste à Matignon ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Est-ce que vous connaissez le village préféré des Français ?
- 11:14OuverteRéponse directe
Si c'était elle la candidate écologiste à la présidentielle de 2022 ?
- 11:24OuverteRéponse directe
15% des Français n'ont jamais pris l'avion, ça vous surprend ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03PrésentateurChiffre
« La mortalité dans les réanimations ici est de 43%. »
- 1:07PrésentateurChiffre
« Chez nous, elle est de 16%. »
- 1:50InvitéFait
« Si le faux témoignage était avéré, Didier Raoult risquerait en théorie jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende. »
- 4:15PrésentateurChiffre
« Le contrôle fiscal a rapporté 12 milliards d'euros l'an dernier, un record. »
- 6:59PrésentateurFait
« Vladimir Poutine pourra se maintenir au pouvoir jusqu'en 2036, s'il le souhaite. »
- 7:05PrésentateurChiffre
« Les Russes ont validé la vaste révision constitutionnelle, référendum à 77%. »
- 12:14PrésentateurPromesse
« Un permis qui serait délivré automatiquement lorsqu'on adopte ou achète pour la première fois un chat ou un chien. »
- 14:22InvitéPromesse
« On propose la fin de l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques, progressivement d'ici 2020. »
- 14:59InvitéPromesse
« On demande le non-accès des arènes de Corrida pour les enfants de moins de 16 ans. »
- 15:46PrésentateurFait
« Peines pouvant aller jusqu'à 4 ans de prison et 60 000 euros d'amende en cas de maltraitance et de circonstances aggravantes. »
- 19:32InvitéFait
« La présence de substances potentiellement dangereuses dans les couches de nos bébés. »
- 20:09InvitéFait
« Du formaldéhyde. »
- 21:16InvitéFait
« Deux contiennent des dérivés d'hydrocarbures, un lait en poudre Nestlé et un lait de croissance Galliach et Danone. »
- 31:45InvitéPromesse
« 100% de plastique recyclé d'ici au 1er janvier 2025. »
- 37:03PrésentateurChiffre
« 40% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon. »
- 38:39PrésentateurChiffre
« Il y a 20 points d'écart entre les deux hommes. »
- 39:08PrésentateurChiffre
« 36-37% d'opinions favorables pour Emmanuel Macron. »
- 43:23InvitéChiffre
« 15% des Français n'ont jamais pris l'avion. »
- 43:43InvitéChiffre
« 80% de la population mondiale n'a jamais pris l'avion. »
Temps de parole
- Présentateur63 %
- Invité11 %
- Invité 28 %
- Invité 36 %
- Invité 45 %
- Invité 54 %
≈ 7,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC.
Jeudi 2 juillet, l'info sur RMC. Il est 7h01, Céline Calman est là. Pour les dernières informations, Céline, bonjour. Bonjour Jean-Jacques, bonjour à tous. La PHP contre-attaque après les déclarations du professeur Raoult. L'infectiologue est accusé de faux témoignages. Il aurait menti sur deux points devant les députés de la commission de l'Assemblée sur la gestion de la crise. L'épidémie de coronavirus sort de contrôle aux Etats-Unis. La Californie choisit de reconfiner. Le remaniement, c'est pour quand Edouard Philippe va-t-il rester Premier ministre ? 57% des Français souhaiteraient qu'il conserve son poste. Sondage est là pour BFM TV. Bienvenue sur RMC.
Friction entre la PHP et Didier Raoult. Martin Hirsch, le directeur général de l'assistance publique hôpitaux de Paris, accuse le professeur marseillais de faux témoignages devant l'Assemblée nationale la semaine dernière. Paul Barcelone.
Ces accusations relèvent d'abord d'une querelle de chiffres. Devant les députés, Didier Raoult avance une comparaison entre le taux de décès en réanimation dans les hôpitaux à Paris et à Marseille.
La mortalité dans les réanimations ici est de 43%. Chez nous, elle est de 16%.
L'entourage du professeur Raoult dit s'appuyer sur un rapport de la cellule de crise de la PHP en date du 14 avril. Mais nous n'avons aucune donnée chiffrée, se défend Martin Hirsch. Le directeur de la PHP met aussi en cause les propos de Didier Raoult sur la prise en charge d'un patient chinois, premier mort du Covid-19 officiellement enregistré en Europe.
Un monsieur chinois qui s'est présenté à la pitié, ça le pète hier. Il avait de la fièvre, il avait 80 ans, il revenait de Chine. Il n'a pas été testé parce que la santé publique avait dit qu'il ne faut tester que les gens de l'Ulan qui ont de la fièvre et de la toux. Il est rentré chez lui, il est revenu 7 jours après avoir contaminé sa fille. Il est venu mourir dans un hôpital dans lequel on lui a donné une durée de décider.
Sauf que pour le directeur de la PHP, ce patient n'a jamais été renvoyé chez lui. Alors si le faux témoignage était avéré, Didier Raoult risquerait en théorie jusqu'à 5 ans de prison et 75 000 euros d'amende.
Suite des auditions de l'Assemblée avec encore un ministre, un ex-ministre de la Santé aujourd'hui, Xavier Bertrand. Il y a Roselyne Bachelot à tacler Agnès Buzyn. Quand on est ministre, il faut tout connaître, a-t-elle dit Roselyne Bachelot qui a parlé d'un pays infantilisé. Elle a d'ailleurs été très virulente contre les médecins anormales, selon elle, qui ne disposent pas de masques et de blouses dans les cabinets avant la pandémie. Aux Etats-Unis, le pays n'arrive plus à endiguer le virus. Plus de 50 000 nouveaux cas en 24 heures, un nouveau record. En Californie, les restaurants n'accueilleront plus de clients pendant au moins trois semaines.
Même chose pour les bars, les cinémas et les musées qui avaient déjà rouvert leurs portes. Écoutez le gouverneur de Californie, Gavin Newsom.
La propagation de ce virus se poursuit à un rythme particulièrement préoccupant. Nous allons donc concentrer nos efforts sur les lieux clos, en interdisant le service en salle dans les restaurants. L'interdiction concerne aussi les bars, les cinémas et les musées.
S'il vous plaît, laissez-nous protéger nos vies. Prenez cette pandémie au sérieux et sortez-vous de la tête que les gens ne meurent plus. RMC, 7h04 pour une majorité de Français. Edouard Philippe est un bon Premier ministre. 57% souhaitent le voir conserver son poste. C'est ce qui ressort d'un sondage Elab pour BFM TV. Emmanuel Macron poursuit ses consultations en vue du prochain remaniement. Et donc, la question est de savoir si l'actuel Premier ministre va être maintenu ou non. Jérémy Trottin.
Il ne sait pas comment s'en débarrasser, confie un ministre. Une phrase qui en dit long sur ce qui se joue actuellement à la tête de l'État. Si Edouard Philippe est très populaire aux yeux des Français depuis la crise du coronavirus, il est aussi devenu très encombrant pour Emmanuel Macron. S'il reste, nous entrerons dans une forme de cohabitation, estime un membre du gouvernement, pour qui l'entourage Edouard Philippe, aujourd'hui trop puissant, empêcherait le chef de l'État de se réinventer. L'idéal serait d'arriver à un divorce à l'amiable, veut croire un proche du chef de l'État.
Le problème, c'est qu'Edouard Philippe est attaché à son poste et que les Français veulent majoritairement le voir rester. Autre difficulté pour Emmanuel Macron, trouver un remplaçant. Nous n'avons pas deux plans B, regrette un cadre de La République en marche. Les noms de l'actuel ministre des Armées, Florence Parly ou de Jean-Louis Borloo, circulent néanmoins au sein de la majorité.
Le contrôle fiscal a rapporté 12 milliards d'euros l'an dernier, un record, selon Gérald Darmanin, le ministre des Comptes publics. La nuit a dû être agitée pour les employés d'Airbus. C'est aujourd'hui que l'entreprise va détailler son plan de suppression de 15 000 postes dans le monde, 5 000 en France. A Toulouse, Jean-Wilfrid Forquet s'est allé à la rencontre de salariés et d'Épité. Cyril, 46 ans, espère qu'il ne sera pas touché par ce plan. Je me dis que si toutefois je faisais l'objet d'un licenciement, je pourrais peut-être retourner dans le commerce. Je suis un ancien manager. Ceci étant dit, ça reste quand même un climat angoissant.
Selon les syndicats, ce plan devrait plus toucher les cadres que les ouvriers. Jean-François Knepper est délégué syndicale centrale Force Ouvrière chez Airbus.
Probablement qu'Airbus va tout faire pour garder ses compagnons, ses techniciens et ses agents de production, ceux qui sortent les avions tous les jours. Et probablement que, comme tous les employeurs, Airbus va essayer de faire peser son plan de restructuration plutôt sur la structure et les métiers support. Les départs ne seront pas contraints, explique Thierry Baril, directeur général de la DRH d'Airbus. Autrement dit, pas de licenciement sec. Alors en 20 ans, on n'en a jamais fait chez Airbus. Ça ne fait pas partie de notre culture, ça ne fait pas partie de notre ADN. On a toujours trouvé des solutions.
Des solutions pour permettre au groupe de rester numéro un mondial dans un secteur qui connaît des turbulences.
Une entreprise de plus mal en point, fil d'art, fabricant de fil à tricoter, a été placée en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Lille. L'entreprise enchaînait les résultats négatifs depuis quelques années, situation aggravée par la crise du Covid-19. La justice va trancher aujourd'hui sur le cas d'un médecin généraliste. Il est suspecté de ne pas avoir alerté du danger que courait le petit gabin. Un bébé de 22 mois mort de faim en 2013 au centre hospitalier d'Aubusson dans la Creuse. Ce médecin avait vu 7 fois l'enfant avant son décès. Il aurait dû alerter, selon Yves Crespin. Il est avocat de l'association L'Enfant Bleu, partie civile dans cette affaire.
Au-delà de la condamnation qui sera prononcée, je l'espère, contre ce médecin, je souhaite que le tribunal donne un signal fort à destination du monde médical. Seul le médecin était en mesure de véritablement identifier la situation de danger dans laquelle se trouvait Gabin au moment avant sa mort. Donc il faut que ce jugement permette au monde médical de se rendre compte que c'est lui qui est en première ligne pour protéger les enfants. Je précise que les parents du petit Gabin ont tous deux été condamnés en novembre dernier à 17 ans de prison. On a retenir dans l'actualité. Vladimir Poutine pourra se maintenir au pouvoir jusqu'en 2036, s'il le souhaite, l'année de ses 84 ans.
Les Russes ont validé la vaste révision constitutionnelle, référendum à 77%. Il lui permet donc de conserver son mandat encore pendant 16 ans. Un 14 juillet sans pétards à Paris. À partir de samedi, l'achat mais aussi la détention de l'utilisation de gros pétards ou de feux d'artifice seront interdits et ce jusqu'au lendemain de la fête nationale. Les autorités espèrent ainsi éviter les violences le soir du 14 juillet. Jean-Baptiste Bourgeon.
Depuis deux ans, des déflagrations en série troublent le calme du quartier d'Olivier. Cet habitant de ville urbaine près de Lyon est excédé.
Ils envoient à peu près 5, 6, voire une dizaine de pétards le soir.
C'est vraiment une grosse déflagration, c'est invivable parce que là il fait chaud. Donc on vit avec les fenêtres ouvertes et vous êtes tranquillement chez vous. Vous avez un pétard qui pète. Voilà, c'est des choses qui sont invivables. Patrice Leclerc, le maire de Gennevilliers, dans les Hauts-de-Seine, interdit chaque année la vente et l'utilisation de pétards à l'approche du 14 juillet pour garantir la sécurité de ses administrés. C'est quand même le danger sur le feu de toiture, les feux de balcon et puis sur les êtres humains. Quand c'est dirigé vers des êtres humains, ça peut être très dangereux.
Un danger auquel font face quotidiennement les forces de l'ordre, regrette Yvan Asioma du syndicat de police Alliance. Ce sont des engins qui sont utilisés de plus en plus tôt avant la fête nationale et surtout, malheureusement, c'est de plus en plus utilisé contre les forces de l'ordre. Ce qui entraîne des blessures sur nos collègues, des débuts d'incendie, des dégâts sur les véhicules de police. Le syndicaliste souhaite une réflexion plus large afin que cette interdiction reste en vigueur toute l'année.
Le Covid-19 va-t-il avoir la peau du maquillage ? Les femmes, depuis plusieurs mois, se fardent beaucoup moins. Le confinement a clairement eu un impact sur les habitudes quotidiennes. C'est ce qui ressort d'une étude de l'IFA vérifiée et confirmée dans les rues de Paris par Marie-Régnier.
Devant son miroir, Mathilde avait l'habitude de passer chaque matin une vingtaine de minutes à se maquiller. Fond de teint, mascara, fin à paupières, eyeliner, la totale. Mais depuis le confinement, cette étudiante de 21 ans a quelque peu changé ses habitudes. J'étais pas maquillée, les gens disaient que j'étais tout le temps fatiguée. Et là, après m'être vue pendant deux mois sans maquillage, je me suis dit finalement, c'est pas plus mal comme ça. Même effet sur Sandrine, 55 ans. Maintenant, je fais juste les yeux et la bouche quand je mets pas de masque. Plus de naturel, moins de prise de tête. Se simplifier la vie. Mais cette tendance post-confinement va-t-elle perdurer ?
C'est la question que se pose Jean-François Amadieu, sociologue spécialiste de la question du paraître.
Nos études montrent aussi que les effets du maquillage sont très importants pour la recherche d'un emploi, par exemple. Donc, si vous voulez, vous avez des circonstances dans lesquelles s'affranchir du regard des autres. C'est une libération qui a un coût. Donc, c'est pas quelque chose qui se fait si facilement.
Car que ce soit dans les entretiens d'embauche ou lors d'un rendez-vous galant, les représentations anciennes sur le maquillage assurent-ils qu'ils sont loin de disparaître. Voilà, on se maquille moins.
Mais ce n'est pas plus mal. Mais les hommes aussi se maquillent. Regardez-nous avec Quentin, le matin. Non, c'est naturel. Qu'est-ce qu'il y a ? Nous, c'est naturel. Oui, bien sûr. Bon, allez, il est 7h11 minutes. Tiens, avec Quentin Connet. Est-ce que vous connaissez le village préféré des Français ? C'est en Alsace. En Alsace, oui. Comment s'appelle-t-il, ce village ? Le village d'Ounspach. Ounspach. Ounspach, on prononce comme ça. C'était hier soir sur France 3, l'élection du village préféré des Français. 14 villages savent monter dans ce concours qui récompense le patrimoine tricolore. Il y avait une petite photo du village, là, peut-être. On va la voir.
Tous les coins du pays étaient représentés. Il y avait Ménère dans le Vaucluse, Giverny dans l'Eure, Cargèze en Corse du Sud, Optère sur Drône en Charente, Pontavenne dans le Finistère, Chablis dans Lyon. Bon, la liste est longue et effectivement, le grand vainqueur, c'est le petit village d'Ounspach dans le Barin. Plébiscité pour son architecture typique alsacienne. Les maisons à Colombage, à Pont de Bois, certaines avec des vitres de verre bombées. C'est la particularité. Là-bas, ça permet aux habitants de voir sans être vus. C'est la troisième fois qu'un village alsacien l'emporte.
La dernière fois, c'était en 2017, le village de Kaisersberg, qui avait reçu 300 000 visiteurs de plus en quelques mois après son élection.
Kaisersberg, où on fait du très bon vin, je vous le dis au passage.
Et c'est l'occasion de dire que les retombées sont énormes après l'élection de ce village. Parce que tout l'été, vous allez avoir 30% de visiteurs. En plus, ça a déjà prévenu le présentateur Stéphane Berne.
Bien, Delphine Bateau sera mon invitée 8h35, 9h tout à l'heure. Et si c'était elle la candidate écologiste à la présidentielle de 2022 ? Je lui poserai la question, évidemment, mais je lui parlerai écologie. Avions, automobiles, trains, les avions, je regardais cela. 15% des Français n'ont jamais pris l'avion. 15%. C'est beaucoup et peu à la fois. Anaïs, non ? Ça vous surprend ? J'en connais, non ? Ça ne me promets pas trop que ça. Alors, rappelez-nous, vous n'avez jamais pris l'avion, dites-nous 32-16. Parce que pour certains, c'est trop cher et c'est que pour aller à l'étranger, on n'a que pas les moyens, forcément. 32-16 rmc.fa. Laetitia Romero-Dias est avec nous, bonjour.
Bonjour.
Vous êtes député La République En Marche de l'Essonne et vous présentez une proposition de loi, vous n'êtes pas seul, sur le bien-être animal. Vous êtes plusieurs députés à présenter cette proposition de loi. Au départ, vous n'étiez pas militante de la cause animale, vous aviez une sensibilité particulière sur le sujet, mais aujourd'hui, vous vous engagez pour cette cause animale. Alors, je résume les principales mesures. La première, un permis qui serait délivré automatiquement lorsqu'on adopte ou achète pour la première fois un chat ou un chien. Un permis, en quelque sorte, de posséder, d'élever un animal ou de faire entrer un animal chez soi.
Oui, oui, en effet. Alors, le mot est fort, le mot permis, il est fort. Mais ce qu'on veut, c'est pouvoir responsabiliser l'ensemble des propriétaires, de montrer qu'en effet, adopter ou acheter un animal, ce n'est pas anodin. Et que sur le premier acte d'achat ou l'adoption, bien entendu, on fait confiance à la personne qui fait cette démarche et on donne de manière automatique ce permis. Mais par contre, ce qu'on veut, c'est que lorsqu'il y a maltraitance, lorsqu'il y a négligence, on ne veut plus qu'un propriétaire à qui, bien entendu, on retire l'animal maltraité, mais puisse, quelques temps après, en reprendre un et reproduire la boucle.
Ça veut dire concrètement que si j'achète un animal ou si je vais à la SPA, recueillir un animal, je serai obligé d'avoir un permis.
Vous allez avoir un permis. Automatiquement. Et vous l'aurez déjà si ce n'est pas le premier animal.
Mais si c'est la première fois, j'aurai un permis.
Vous aurez un permis qui vous sera délivré.
Qui me sera délivré. Et le permis me sera retiré s'il y a maltraitance.
Voilà. Et vous ne pourrez plus prendre un autre animal. Parce qu'aujourd'hui, dans les refuges, on est plein de chiats et de chiens qui ont été maltraités et qui, au mieux, vont passer le reste de leur vie dans le refuge, au pire, vont être euthanasiés.
On prend un animal saisonnier, pour une saison. Et puis on part en vacances l'été, on l'abandonne. Puis on en reprend un autre à l'automne.
Voilà, c'est ça. Et pour un certain nombre de propriétaires, c'est ça. Pas pour tous, heureusement. Mais c'est ça. Et on ne peut pas continuer à s'insurger là-dessus tous les ans sans faire évoluer la loi.
Pour tous les animaux ?
Pour les chats et les chiens.
Chats-chiens.
Voilà.
Uniquement.
Pour le moment, c'est notre proposition, oui.
Oui. Bien. Dans votre proposition, plusieurs autres articles. Alors, par exemple, les animaux de cirque. Vous voulez interdire les animaux dans les cirques.
Oui, en effet. Alors, on propose la fin de l'utilisation des animaux sauvages dans les cirques, progressivement d'ici 2020.
D'animaux sauvages ?
D'animaux sauvages, oui.
C'est-à-dire qu'on pourra toujours utiliser dans un cirque un cheval ?
Oui.
Oui.
Ce qu'on propose, c'est la fin pour les animaux sauvages.
Plus de tigres, plus d'éléphants. Voilà.
On considère que ce n'est pas la place d'un tigre de sauter dans un anneau, que ce n'est pas la place d'un singe de faire du vélo. Et on s'émeut aussi du sort qu'il leur est réservé. C'est-à-dire qu'ils passent quand même le plus clair de leur temps dans une cage à être transportés de ville en ville pour les besoins du spectacle.
Bien. Vous demandez aussi l'interdiction de la Corrida aux moins de 16 ans.
Alors, on demande le non-accès des arènes de Corrida pour les enfants de moins de 16 ans. En effet.
Avec des contrôles à l'entrée des arènes ?
Oui.
Carre d'identité. On n'entre pas dans les arènes à moins de 16 ans.
Oui.
C'est ça. C'est ce que vous demandez. Ça, ça va faire du bruit, je vous le dis.
Oui, mais on considère aujourd'hui que ce n'est pas la place d'un enfant. Moi, je suis maman. Et ce n'est pas la place d'un enfant d'aller voir un spectacle dans lequel on va mettre à mort un animal. Dans les fictions, aujourd'hui, dans les films, ça ne choque personne qu'on interdise certains films qu'on considère un peu trop violents aux moins de 12 ans, aux moins de 16 ans. Je ne vois pas pourquoi, dans la vraie vie, ce ne serait pas le cas.
Renforcement des sanctions contre la maltraitance, la négligence et l'abandon des animaux. Peines pouvant aller jusqu'à 4 ans de prison et 60 000 euros d'amende en cas de maltraitance et de circonstances aggravantes. C'est cela aussi ?
Oui.
C'est indispensable.
C'est indispensable. On doit renforcer.
À vos yeux. Oui. Vous voulez aussi qu'on inscrive la souffrance animale, non, fin de la souffrance animale dans les activités dites de loisirs. Donc, j'ai parlé des animaux dans les cirques et dans les marines landes, les orques, je ne sais pas.
Sur les marines landes, nous, on est d'accord avec ça. On a considéré aujourd'hui qu'on ne l'a pas mis dans le texte, puisqu'il y a un certain nombre de sujets qui sont réglementaires, qui sont de l'ordre réglementaire. Mais la question se pose de la même façon, en effet, pour les marines landes que pour les cirques.
Que va devenir votre proposition de loi ? Elle va être inscrite à l'Assemblée ?
C'est ce que nous espérons. Et c'est aussi pour ça que je viens vous voir. C'est parce qu'en effet, un député, ça porte la voix des citoyens. On dépose, mais ensuite, il faut qu'elle soit inscrite à l'ordre du jour pour être votée. Et donc, je viens aussi vous voir aujourd'hui, c'est pour obtenir le soutien des citoyens, des associations, des gens qui sont mobilisés sur le terrain, pour que cette loi soit en effet inscrite à l'ordre du jour et votée.
Aujourd'hui, vous êtes combien ? 7 députés de La République En Marche a porté cette proposition de loi. Il y a d'autres députés, d'autres partis politiques qui sont prêts à vous rejoindre ?
Oui, bien entendu. Et dans la majorité, déjà, elle est sortie hier, cette proposition de loi. On a déjà beaucoup de collègues qui se sont fait connaître pour dire qu'ils étaient intéressés.
C'est-à-dire ? Vous êtes à combien aujourd'hui ?
On est déjà à une cinquantaine de collègues.
Vous êtes déjà à une cinquantaine ?
Voilà, depuis hier. Et je n'ignore pas non plus que depuis le début du quinquennat, d'autres collègues sur d'autres bancs ont aussi proposé et se sont aussi mobilisés sur la condition animale. Donc, on va, et je l'espère, tous convergent...
Vous pensez que vous allez y arriver ?
Je pense qu'on va y arriver. Et je l'espère.
Bon, Agnès est avec nous. Agnès, c'est dans les Deux-Sèvres. Bonjour, Agnès. Bonjour, Jean-Jacques. Agnès, vous êtes favorable à ce passeport, en quelque sorte, une forme de passeport pour animal ? Ah oui, tout à fait, oui. Oui, oui, tout à fait. Je trouve que ça aurait même dû être fait avant. Oui. Vous avez un chat, pucé et vacciné ? Oui, tout à fait. Parce que j'estime qu'on le fait pour les chiens. Donc, les chats, c'est tout à fait... C'est pareil, ça va chez le véto, c'est malade, ça doit être vacciné. Et voilà, c'est comme un enfant.
Quand il est malade, vous l'emmenez chez le médecin. Donc, les animaux, c'est pareil.
Bien sûr, bien sûr. Il faut réglementer tout cela.
Ah oui, oui, oui.
C'est la seule solution pour éviter l'abandon des animaux et l'inconscience de certains qui pensent qu'un animal, c'est un objet, qui donc prennent cet objet pour un certain temps, cet animal comme objet pour un certain temps, puis après s'en débarrassent.
Mais non, l'animal est un être vivant, comme nous.
Oui, oui, oui. Merci, Agnès.
Et il ne faut pas oublier qu'ils étaient sur Terre avant nous, les animaux.
Merci beaucoup, Agnès. Je vous en prie. Merci d'être avec nous. Merci à vous d'être venu nous voir, Laetitia Romero-Dias. Merci. Nous suivrons de près cette proposition de loi, son avenir. Merci. 7h20, qu'allons-nous faire, Anaïs ? On va retrouver Marie Dupin qui va nous dévoiler ce matin une enquête de la répression des fraudes sur les substances toxiques que l'on trouve dans les couches. Il y a du mieux, mais ce n'est pas encore ça. Vous saurez tout dans un instant avec Marie. On va le faire du pain quotidien. Marie Dupin, évidemment. Bonjour, Marie. Bonjour, Agnès.
Marie, la répression des fraudes publie ce matin le résultat de son enquête sur la présence, écoutez bien, de substances potentiellement toxiques dans les couches pour bébés. Bon, il y a du mieux, mais, mais.
Oui, alors vous vous souvenez, ça avait fait scandale il y a un an, cette histoire, la présence de substances potentiellement dangereuses dans les couches de nos bébés. La répression des fraudes a donc mené des contrôles sur toutes les marques de couches commercialisées en France. Résultat, il y a effectivement de nettes améliorations. Tous les parfums, par exemple, ont été supprimés. Aucune couche n'a de substances toxiques au-dessus, au-delà des seuils réglementaires. Bon, ben ça, c'est une bonne nouvelle. C'est positif, mais la situation n'est pas parfaite pour autant.
Les tests ont décelé en petite quantité des substances toxiques comme des dioxines, des furanes, des hydrocarbures aromatiques polycycliques et du formaldéhyde à des taux... Du formaldéhyde. Du formaldéhyde. Donc ça, c'est à des taux en dessous des seuils sanitaires, mais quand même trop élevés aux yeux de la répression des fraudes. Le formaldéhyde, justement, Jean-Jacques, pose problème. Parce qu'il est potentiellement cancérogène. Trois modèles sont dans le viseur des autorités. Pampers Premium Protection, Marmaille Plus et Moana Zaza. Les industriels ont six mois pour revoir leur faute.
Marmaille Plus, Moana Zaza et Pampers Premium Protection. La Pampers, elle est assez diffusée quand même. Oui, Pampers Premium Protection, elle est très diffusée, oui. Bon, des dérivés de pétrole dans le lait pour bébés, décidément. Oui, c'est le matin, c'est comme ça. Marie-Dupin, face au manque de réaction du gouvernement sur cette question, l'ONG Foodwatch vient de saisir tous les préfets de France pour demander le retrait de deux références de lait maternisé.
Exactement, c'est une lettre qui vient d'être envoyée à tous les préfets de France pour leur demander de retirer du marché ces laits infantiles. Donc, ces laits pour bébés qui sont contaminés avec des dérivés de pétrole, des MOA, des hydrocarbures aromatiques d'une minérale, qui n'ont rien à faire dans le lait de nos bébés. Sur huit références testées en laboratoire par Foodwatch, deux contiennent des dérivés d'hydrocarbures, un lait en poudre Nestlé et un lait de croissance Galliach et Danone. Information révélée il y a huit mois. Le problème, c'est que les produits sont toujours en vente.
Bon, la répression des fraudes a effectué ses propres tests.
Oui, et elle confirme la présence de ces dérivés de pétrole dans les laits pour bébés, sans révéler les résultats exacts de ces tests en question. Le dossier est surtout suivi par la Commission européenne, qui devrait annoncer dans quelques jours une réglementation spécifique à ces dérivés d'hydrocarbures. Parce qu'aujourd'hui, il n'y a pas de réglementation. Mais toute la question, c'est est-ce qu'il y aura un taux ? Est-ce que ce taux de dérivés de pétrole sera supérieur à zéro ? Et là, ça pourrait peut-être quand même poser problème, puisque ces substances ne sont pas quand même censées se retrouver dans notre alimentation.
Oui, ça c'est évident. Et non, dans l'alimentation des bébés. Et encore moins dans l'alimentation des bébés. Eh bien, merci Marie. Charles Magnin, qui n'est pas un bébé, va nous parler de l'actu des réseaux sociaux. Un gros bébé. Oui, un gros bébé. Un peu joufflu. Un peu joufflu. Un peu joufflu. Un peu joufflu. Bon, est-ce que vous connaissez... Il pleure aussi parfois. Il pleure très fort quand il faim. Est-ce que vous connaissez Balani sur terrain ? Vous ne connaissez pas Balani. Eh bien, Balani sur terrain, ce village, gros gros village de 1700 habitants, devient célèbre. Pourquoi Charles ? Dans l'Oise, parce que le selfie publié par les nouveaux élus dimanche soir fait scandale.
Photo publiée sur Facebook après les résultats du second tour. Regardez. Sur ce cliché, on voit 9 personnes, tous sourire, en train de faire des doigts d'honneur. Ces 9 personnes sont donc les nouveaux élus municipaux.
Ils sont en train de fêter leur victoire. Et visiblement, ils tenaient à faire passer un message en publiant ses doigts d'honneur sur Facebook. Car à Balani sur terrain, 1700 habitants, la campagne a été très tendue. Faites de tracts anonymes, d'insultes sur les réseaux. Et ce cliché a évidemment ravivé les tensions.
Les habitants se disent choqués auprès de nos confrères de France 3. On se sent insultés par la nouvelle équipe, dit l'un d'eux. Résultat, une pétition a été lancée. Un courrier a été envoyé à la préfecture pour faire annuler le second tour. Ils sont cramés, ils ne sont plus crédibles, dit un habitant. Et certains envisagent même de bloquer l'installation de ce nouveau conseil municipal dimanche prochain. Oui, c'est la révolte à Balani, sur terrain, dans l'Oise. Selfie de la colère. Autre histoire sur les réseaux sociaux. L'incroyable buzz pour les vêtements estampillés Lidl. Oui, oui, la marque de Arc Discount fait encore parler d'elle, sans l'avoir vraiment cherchée cette fois.
Pas question d'émeute pour des PlayStation à prix bradé. Cette fois, ce sont des photos de vêtements qui ont suscité un engouement spectaculaire.
Des baskets, des claquettes, des chaussettes ou encore un t-shirt aux couleurs de Lidl,
c'est-à-dire jaune et bleu bien flashy. Cette gamme de produits est proposée sur le site belge de Lidl.
Mais l'engouement a été tel, notamment de la part des Français, que les produits ont vite été en rupture de stock. Les jeunes branchés, les hipsters comme Quentin Vinet, se sont rués sur ces baskets et ces chaussettes
pour en faire le vêtement tendance du moment. Des dizaines de milliers de tweets. Résultat, les claquettes, les t-shirts sont en rupture de stock et se revendent aux enchères. Proposées 30 fois plus chères que le prix initial. 400 euros sur des sites finlandais, anglais ou encore français. Lidl.
400 euros des claquettes Lidl.
L'hommier qui vient avec des claquettes Lidl ici, n'entre pas. Et les chaussettes, elles sont à combien ? Moi, j'aimerais bien les avoir. La claquette Lidl, c'est le prix.
Devant le succès rencontré sur Internet,
la marque va sûrement y réfléchir. Bon, écoutez, Fabrice sera avec nous juste après le journal. Je le prendrai, Fabrice, qui est à Versailles, qui nous dit j'ai adopté aux Etats-Unis mon chien, il a fallu justifier de mon salaire, de la taille de mon jardin pour pouvoir prendre soin de mon chien avant de le laisser partir avec moi après 4 jours d'études de mon dossier. Voilà comment ça se passe aux Etats-Unis. On en parlera avec Fabrice tout à l'heure, après le journal. En attendant, c'est Nicolas Poincaré qui est avec nous. Bonjour Nicolas. Bonjour Jean-Jacques. Vos explications tout à l'heure, la Chine a imposé une nouvelle loi à Hong Kong qui met fin à l'exception de ce territoire.
On a beaucoup parlé de manifestations à Hong Kong, mais là, la Chine impose sa loi. Et elle trahit sa promesse, puisque Hong Kong devait garder un statut particulier jusqu'en 2047. C'est ce qui avait été promis au moment de la rétrocession. Finalement, ce statut particulier, ça s'est terminé mardi dernier avec l'imposition de cette loi qui remet en cause toutes les libertés dont jouissaient les Hongkongais jusqu'à présent. Il est 7h30, vous êtes sur RMC. Merci Anaïs. Qu'allons-nous faire ? Le remaniement doit être annoncé dans les heures ou dans les jours à venir. Et une question, Emmanuel Macron doit-il garder Edouard Philippe ? Allez-y, 3216 RMC.fr.
Frais de 6 Français sur 10 qui sont favorables. Sondage est là pour BFM TV. Eh bien, nous serons justement avec Bernard Salanès, le président de cet institut, juste après le journal. Il est 7h31. Anne-Sophie Balbir est là pour les dernières informations. Anne-Sophie, bonjour.
Bonjour Jean-Jacques. Bonjour à tous. Du jamais vu depuis le début de la pandémie de coronavirus aux Etats-Unis, plus de 50 000 nouvelles infections enregistrées en moins de 24 heures. Certains Etats américains ont fait une pause dans le déconfinement. Les discothèques en discussion avec le gouvernement pour une réouverture. Les propriétaires misent sur le 10 juillet. Décision attendue en début de semaine prochaine.
Et puis, près de 6 Français sur 10 souhaitent qu'Edouard Philippe reste Premier ministre. Emmanuel Macron poursuit ses consultations.
Le remaniement doit avoir lieu dans les prochains jours. RMC 7h31. L'OMS le dit, le redit. La pandémie de Covid continue de s'aggraver dans le monde. La preuve aux Etats-Unis. Dans certains Etats américains, les restrictions sont de retour.
Un niveau record de nouveaux cas a été atteint avec plus de 50 000 nouvelles contaminations en moins de 24 heures. Marion Fournay.
Des gestes barrières pas vraiment respectés. Peu ou pas de masques. Dans les rues d'Orlando, en Floride, lors une expatriée française observe un relâchement ces dernières semaines. De quoi expliquer en partie les nouvelles contaminations. On a un gouverneur qui donne un peu le choix aux gens qui n'imposent pas un masque obligatoire. Les bars ont fermé suite au pic de vendredi, puis ont réouvert, puis ont fermé à nouveau. Selon elle, la position ambiguë de Donald Trump vis-à-vis du port du masque crée la confusion chez les Américains.
En effet, depuis le début de la crise, le président n'a jamais été vu en public avec un masque sur le visage, même s'il affirme aujourd'hui qu'il n'aurait aucun mal à le faire. Je n'aurai aucun problème à porter un masque. Je pense que les masques sont une bonne chose. Si j'étais dans une situation de proximité avec des gens, eh bien j'en mettrai. Mais ce n'est pas le cas, puisque toutes les personnes que je rencontre sont tessées à l'avance. Et malgré la situation actuelle, Donald Trump se montre confiant. Je pense que nous allons être très bons avec le coronavirus, et qu'à un moment, cela va en quelque sorte simplement disparaître.
Je pense aussi que nous allons avoir un vaccin très bientôt. Des propos qu'il avait déjà tenus en février. Depuis, les Etats-Unis sont devenus le pays le plus endeuillé au monde par la pandémie, avec plus de 128 000 décès. En France, 18 nouveaux décès ont été enregistrés en 24 heures dans les hôpitaux. Le Parlement doit adopter aujourd'hui le projet de loi de sortie de l'état d'urgence sanitaire le 11 juillet,
date à laquelle les discothèques auront peut-être rouvert leurs portes. C'est ce qu'elles espèrent. Les discussions sont en cours avec le gouvernement. Benjamin Pelsy.
Si les boîtes de nuit ouvrent cet été, ce devrait être avec une piste de danse. aménagée, des tables vont y faire leur apparition. Les explications de Jean Roque, le propriétaire du VIP Room à Saint-Tropez, il était présent à la réunion interministérielle.
Ce que souhaite le gouvernement, c'est que les groupes de danseurs soient chacun sur leur table pour éviter que tout le monde se côtoie sur le dance floor. On est tellement dans l'urgence d'ouvrir qu'évidemment, on se pliera aux recommandations du gouvernement et des consignes sanitaires. Mais toutes les boîtes de nuit pourront-elles mettre en place ces nouvelles règles sanitaires ? Dans des conditions comme ça, moi, je ne travaille pas. Patrick Bonnefond est le propriétaire d'une discothèque dans le centre d'Orléans. Si vous avez une piste de lance comme moi qui fait 100 ou 150 mètres carrés, il va falloir que j'achète des tables et des chaises pour pouvoir meubler cette discothèque.
Et aujourd'hui, la trésorerie des patrons de boîtes, je peux vous dire qu'elle est vraiment en berne. Vous imaginez la sécurité que s'il y avait quelqu'un à extraire parce que dans une discothèque, il peut y avoir un problème. Comment on fait ? C'est ingérable.
L'éventuelle réouverture des boîtes de nuit le 10 juillet sera décidée en début de semaine prochaine
lors d'un conseil de défense sanitaire.
La PHP accuse Didier Raoult de faux témoignages.
Le directeur des hôpitaux de Paris, Martin Hirsch, conteste deux passages de l'audition de l'infectiologue devant la commission d'enquête sur le Covid le 24 juin dernier. Dans le collimateur, notamment ses propos sur une estimation des taux de décès de malades en réanimation. C'est une bataille d'égo qui est en train de se jouer, dénonce Bruno Mégarban, chef du service de réanimation à l'hôpital Lariboisière.
Je ne crois pas que l'opinion à Houlte ait voulu mentir ou camoufler la réalité. Néanmoins, il a utilisé un argumentaire qui était un peu fou. Il y a un certain nombre de querelles, des revanches que certains essayent de prendre sur les autres. En tout cas, d'un point de vue médical, je crois que les médecins, les infirmiers à Paris et notamment à la science publique ont fait de leur mieux pour traiter l'ensemble des patients qu'ils ont eus en responsabilité. Je crois que nous avons tenu face à l'épidémie et nous avons sauvé des dizaines et des milliers de vies. Et comment envisager la pré-coronavirus en France ? Quelles priorités le président de l'Assemblée nationale
doit dévoiler ses pistes à Emmanuel Macron dans l'après-midi ? Richard Ferrand propose entre autres un ministère des services publics, des adaptations locales favorisées et davantage d'associations de citoyens. Pour organiser
le chantier du monde d'après, Edouard Philippe sera-t-il encore de la partie ? On le saura bientôt. Le remaniement est annoncé
comme imminent et selon un sondage élabe pour BFMTV, 57% des Français souhaitent qu'il reste à son poste de Premier ministre.
Je trouve que c'est quelqu'un de serein et de solide. C'est des hommes d'État quoi ? Ah ouais, non, un côté un peu bourgeoisie française, vieille France bourgeoisie. Faire des gens comme Obama, des gens qui sont beaucoup plus sur le terrain, etc. Le fait qu'Edouard Philippe ait un peu pris le devant de la scène, ça a, je pense, beaucoup participé à son gain de popularité.
Et Bernard Sananès, le président de l'Institut de sondage Elab, est votre invité, Jean-Jacques, juste après le journal sur RMC.
100% de plastique recyclé d'ici au 1er janvier 2025. C'est l'objectif inscrit dans la loi
anti-gaspillage. Hier, la secrétaire d'État auprès de la ministre de la Transition écologique recevait les grandes entreprises du secteur de la livraison de repas.
Brune Poirson leur a demandé de viser le zéro déchet avec un plan d'ici octobre. Romain Cluzel. Après son travail, Mouna commande plusieurs fois par semaine ses repas en livraison et à chaque fois, la nourriture arrive avec beaucoup d'emballages. On a le package, chaque contenant a son couvercle. Ici, on a plusieurs contenants, donc plusieurs couvercles. J'avoue que je me dis ça souvent, je me dis que ça fait quand même pas mal de déchets à mettre à la poubelle, mais je vois difficilement comment ils pourraient faire autrement. C'est pourtant la demande du gouvernement qui réclame aux entreprises de livraison de réduire leurs déchets.
Un changement nécessaire pour Julia Vernin, cofondatrice de Foodcherry, une des principales plateformes de livraison.
Ça veut dire qu'il faut remettre en place un système de consignes avec des points relais. C'est ce point-là qui est crucial et qui est difficile. Il faut que le consommateur aussi joue le jeu avec nous, sinon simplement ça ne marchera pas.
Déposer son plat dans un point relais comme les supermarchés, une bonne idée pour Nina et Jean-Baptiste prêts à changer leurs habitudes. Les supermarchés, on en a tous plus ou moins à côté de chez nous, donc je pense que la flemme peut-être qu'elle prendra un peu moins le dessus, donc du coup, oui mais moi, totalement pour eux. Il faut tous qu'on fasse un effort et puis si ça justement ça peut permettre d'éviter les déchets et de les limiter en tout cas, ce serait parfait. Avec un tel système de consignes, de nouvelles entreprises devront prendre en charge la fabrication des contenants
et leur nettoyage. Les cours, Sannais, c'est allé en chant. Oui, 13h50, Anne-Sophie, le pronostic de la Dream Team AFC, favorite numéro 3, les vertus, outsider numéro 6, Testa. Testa, merci. Il est 7h38. Merci beaucoup, Bernard Sannais, président de l'Institut de Sondage et Lab est avec nous dans un instant. Bernard, j'ai plein de questions à vous poser, évidemment, notamment sur le Premier ministre. Alors là, justement, je m'adresse à nos auditeurs ou auditrices. Est-ce que vous souhaitez qu'Edouard Philippe reste à Matignon ? 57% selon le Sondage et Lab souhaitent qu'Edouard Philippe reste à Matignon, reste Premier ministre. Vous, vous souhaitez ou pas ? Vous nous dites et on en débat.
Bien, avant de parler du Premier ministre, Fabrice, comme promis, et là, Fabrice est à Versailles, dans les Yvelines. Bonjour, Fabrice. Bonjour. Fabrice, vous étiez aux Etats-Unis. C'est ça. Et vous avez adopté votre chien aux Etats-Unis. Tout à fait. Racontez-nous, comment ça s'est passé ? Alors, nous sommes allés avec ma famille le jour où on avait décidé d'adopter un chien, voire un organisme un petit peu similaire à la SPA. et donc, il y avait,
je dirais, une trentaine ou une quarantaine de chiens. Nous avons tous, nous sommes tous tombés sous le charme d'un petit chien qui avait trois ans. Oui. Et puis,
nous avons dû remplir un dossier. On nous a expliqué qu'on ne pourrait pas repartir avec le chien le jour même. On a dû remplir un dossier où il a fallu que je justifie de mon salaire, qu'on donne la taille de notre maison parce que c'est un chien de taille moyenne et pas un petit chien d'appartement. Donc, il fallait un jardin pour que le chien puisse sortir un petit peu où qu'on habite en dehors de la ville.
Oui.
On nous a demandé si on était propriétaire ou locataire. Si on était locataire, il fallait justifier d'une autorisation du propriétaire pour avoir le chien.
Oui.
On nous a demandé si on avait déjà eu un chien ou un animal de compagnie et si c'était le cas, quel était le vétérinaire qui suivait nos animaux. Eh bien, décidément. C'était très strict. Ah oui, oui, tout à fait. Et on nous a demandé, comme nous n'avions pas eu d'animaux auparavant aux Etats-Unis, de donner le nom de deux personnes qui nous connaissaient et qui pouvaient juger de notre bonne qualité. De votre moralité, si je puis dire. De votre moralité, Fabrice. Et ensuite, votre dossier a été étudié pendant quatre jours et enfin, vous avez pu adopter votre chien. Voilà. On nous a expliqué qu'il fallait 3-4 jours pour voir tous les candidats et ensuite statuer. Et ensuite statuer.
Fabrice, vous avez vu que ce passeport, là, il y a cette proposition de loi déposée par plusieurs députés. D'ailleurs, les députés sont de plus en plus nombreux à la défendre. Cette proposition de loi qui va instaurer un passeport en France pour posséder un chien ou un chat. Ça me paraît être une bonne mesure. Fabrice, merci d'être avec nous. Vous êtes rentré des Etats-Unis il y a longtemps ? Il y a deux ans. Il y a deux ans. Et merci d'être avec nous dans tous les cas à la radio ou à la télé le matin ? À la radio. À la radio le matin. Merci. À Versailles. Merci Fabrice. Tiens, Fabrice, est-ce qu'il faut garder le Premier ministre ou pas ? Moi, je serai pour, oui. Vous êtes pour ?
Bon, d'accord. Comme 57% des Français. Bernard, c'est bien ça, 57% des Français. Oui, tout à fait. Il faut tout de suite rapprocher ce chiffre d'un autre. La cote de confiance du Premier ministre ou du Président de la République a eu l'aussi ces derniers mois entre 30, 35, 38%. Et donc là, on est à 20 points de plus pour le Premier ministre. Ça veut dire qu'il y a des électeurs qui, pourtant, sur un plan de la ligne politique, ne lui font pas confiance et qui, en même temps, souhaiteraient qu'il reste. Je vais prendre un exemple. Il y a 40% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon, 30% des électeurs de Marine Le Pen qui disent qu'ils souhaiteraient qu'il reste.
Et donc, pour eux, 40% des électeurs de Jean-Luc Mélenchon. Pour eux, sans doute, cela veut dire, il faut le décoder, pour eux, sans doute, ce n'est pas une adhésion à la politique d'Edouard Philippe. Ils n'ont pas changé de camp, ces électeurs. Mais ils considèrent sans doute que l'homme Edouard Philippe rééquilibre un peu le style et rééquilibre le style d'Emmanuel Macron. Eh bien, nous allons développer tout cela. Bernard Sananès, président des LAB. Je vais parler aussi de mon invité, Delphine Bateau, tout à l'heure, parce que Delphine Bateau, qu'on ne voit pas venir, et si c'était elle, la candidate verte écologiste à la présidentielle, il est 7h42. Vous êtes sur RMC.
Merci d'être avec nous à tout de suite. RMC, 6h-9h, pour un direct. Bernard Sananès, le président de l'Institut de sondage et LAB est donc avec nous. Vous observez les mouvements d'opinion. L'opinion, aujourd'hui, est à 57% derrière Édouard Philippe. Pourquoi ? Vous m'avez dit tout à l'heure, parce qu'Édouard Philippe, c'est un peu le contrepoids à Emmanuel Macron, ce qui pose un énorme problème d'ailleurs à Emmanuel Macron pour prendre sa décision, dites-moi. A-t-il la garder ou pas ? Évidemment, évidemment. On peut se dire, ce n'est pas un sondage qui fait la décision du président de la République. Évidemment, il a d'autres critères de lecture. Évidemment, heureusement.
C'est vrai que la crise a rebattu les cartes. J'allais dire, pendant trois ans, il n'y avait qu'une seule tête de l'exécutif pour les Français. Cette tête de l'exécutif, c'était Emmanuel Macron. Pendant la crise, les Français ont découvert qu'il y avait deux têtes de l'exécutif, chacun à leur rôle, chacun à leur place. Mais c'est vrai que le Premier ministre était dans l'ombre et qu'il a un peu pris de la lumière. Il a pris de la lumière. C'est ça qui s'est passé. Bon, mais expliquez-nous pourquoi 20... Il y a combien ? Il y a 20 points d'écart entre les deux hommes ? On est à 20 points d'écart ? Un peu moins. Un peu moins entre 15 ? Un peu moins.
Mais par contre, sur un nombre de traits d'images, par exemple, ce n'est pas dans cette enquête-là, dans d'autres, on voit bien que le Premier ministre est jugé plus rassembleur, plus courageux, plus sincère, plus rassurant que le Président de la République. Plus rassembleur, plus courageux, plus sincère, plus rassurant. Ça fait beaucoup quand même. Ça fait beaucoup. Le Président de la République garde pour lui le dynamisme qui reste sa qualité première. C'est-à-dire qu'on lui reconnaît sa capacité à faire bouger. Alors, expliquez-moi autre chose. 36-37% d'opinions favorables pour Emmanuel Macron. Et combien de maires ?
146 maires pour la République en Marche sur 26 000 communes ou 36 000 communes ? Quasiment pas dans les grandes villes et très peu dans les petites villes. D'abord, le constat, c'est qu'En Marche a raté les municipales. Il y a deux parties qui ne sont pas renforcées. C'est En Marche et c'est le Rassemblement National. On oublie de le dire. C'est vrai. Et ce qui est paradoxal, c'est quand on fait, par exemple, comme aujourd'hui, un sondage de vote présidentiel, les deux candidats qui arrivent en tête, c'est Macron et Le Pen.
Et on assiste à quelque chose qu'on a rarement vu dans la vie politique française qui est une décorrélation entre la vie politique nationale qui reste, pour le moment, on verra si ça change, marquée par cette polarisation très forte, Macron-Le Pen, on l'a vu aux Européennes, on le voit dans les sondages, et une vie politique locale qui a dit quoi dimanche ? Eh bien, les partis PS, LR, et en plus les Verts, c'est un phénomène nouveau, eux ont réussi, ont construit une implantation locale.
Sauf que les Verts, je vais mesurer tout cela et j'en parlerai à Delphine Bateau, mon invité tout à l'heure, les Verts ont réussi dans des grandes villes et ont réussi dans des grandes villes riches avec un électorat qui est peut-être celui qui était celui d'Emmanuel Macron à la présidentielle, non ? En partie. En partie. Alors les Verts étaient présents dans un nombre limité de candidatures, de villes, mais c'est vrai que là où ils ont investi des candidats, là où ils ont réussi à faire des alliances, ils ont rarement gagné seuls, ils ont recomposé aussi l'espace à gauche, ils ont pris souvent le leadership de la gauche dans la ville où le sortant n'était pas de gauche.
À Nantes ou à Rennes ils se sont alliés finalement avec le maire sortant. Maintenant, ils ont un enjeu. Bien sûr, cette poussée des Verts, c'est la traduction, ce n'est pas un mouvement politique, c'est la traduction d'une aspiration de la société dans son ensemble à une vie plus écologique, plus respectueuse du climat, plus saine. Mais ils ont devant eux la question de la crédibilité économique et sociale. Là-dessus, on le voit, ça reste la première urgence des Français. Voilà, crédibilité économique et sociale, c'est le gros problème des Verts. Qui ont un autre problème, c'est de trouver la personne, homme ou femme, qui va les conduire peut-être à la victoire à la présidentielle de 2020.
L'élection présidentielle dans le système politique français, c'est une question d'incarnation. Évidemment. C'est vrai qu'aujourd'hui, ils ne sont pas encore... Ils ont encore fallu démarrer, mais on a vu avec Emmanuel Macron que ça pouvait venir très tard. Mais c'est vrai que l'élection présidentielle n'a jamais été une bonne élection pour les Verts. Et même là, dans les enquêtes au lendemain des municipales, on voit bien que Yannick Jadot décolle à peine. Il est en dessous de 10%. Alors, ça va peut-être évoluer. Et puis, il y a autre chose. Les Français, dans certaines grandes villes, entre une vingtaine de villes de plus de 20 000 habitants, ont élu des maires écologistes.
Ils vont aussi essayer de les tester. Ils vont voir ce qu'ils font concrètement. Est-ce que ça a un résultat, un impact ? C'est vrai, c'est vrai, Bernard Sanez, mais il n'y a pas de leadership chez les Verts. Tout à fait. Un, il n'y a pas de leadership. Il y aura, on l'a vu dans le passé, des primaires qui sont toujours compliquées. C'est les vieux démons des Verts, de la division. En tout cas, il n'y a pas aujourd'hui un leader qui... Il y en a une la dernière fois, vous vous en souvenez, Jean-Jacques.
Et puis, il y aura, il ne faut pas se tromper, ça c'est le jeu politique, il y aura la course du leadership à gauche entre France Insoumise et entre Europe Écologie et Europe Écologie-Les Verts. Bien. Et il y en a une qui, j'en suis persuadé, va se positionner, c'est mon invité de 8h35, Delphine Bateau, qui a été ministre de l'Écologie, qui est aujourd'hui dans un groupe qui s'appelle comment d'ailleurs ? Parce que je ne retiens jamais Écologie, Démocratie, Solidarité. Il y a 10 copains à l'Assemblée. Voilà, c'est ça et qui pourrait faire la transition. On lui parlera.
D'ailleurs, Delphine Bateau qui propose une mesure qui va faire réagir, j'en suis certain, un quota carbone pour limiter les voyages en avion. C'est-à-dire que nous aurions un quota, nous pourrions parcourir un certain nombre de kilomètres et puis ensuite nous serions interdits de vol. C'est ça ?
C'est ça, Delphine ? Alors, sans compter les déplacements professionnels, sans compter la Corse et l'Outre-mer qui seraient des exceptions, mais effectivement, c'est ça l'idée, mettre en place un système de quota carbone pour l'usage de l'avion. Chaque personne aurait un quota, un kilométrage en fait à ne pas dépasser. L'idée, effectivement, c'est de lutter contre ceux qui prennent un peu trop souvent l'avion pour des week-ends ou pour un voyage, par exemple, qui peut se faire un trajet, qui peut se faire en train. 15% des Français, 15% des Français n'ont jamais pris l'avion. Ça, c'est un chiffre qu'il faut avoir en tête, un chiffre qui est donné par le site des voyages Last Minute.
C'est plus que chez nos voisins européens, on est autour de 10% en Allemagne et en Italie. C'est encore moins en Espagne et en Grande-Bretagne où là, quasiment toute la population a déjà pris l'avion au moins une fois dans sa vie. Et si on regarde à l'échelle de la planète, eh bien là, on se retrouve avec un chiffre encore plus élevé. 80% de la population mondiale n'a jamais pris l'avion selon les constructeurs Airbus et Boeing.
Bien, merci beaucoup. Merci Quentin. Merci à vous, Bernard Salanès, pour toutes ces informations. Nous sommes avec Nicolas Poincaré maintenant pour des explications. RMC, expliquez-nous. Nous parlons d'Hong Kong. Nicolas, tiens, nous avions beaucoup parlé il y a quelques mois, quelques semaines, quelques mois, et puis tout s'était calmé. Or, voilà que la Chine impose sa loi. à Hong Kong, une nouvelle loi qui met fin à l'exception de ce territoire ancienne colonie britannique qui vient donc d'être annexé à Pékin. Oui, et c'est un événement majeur. Alors,
pour comprendre, il faut faire un petit peu d'histoire. Hong Kong, au départ, c'est une histoire de drogue, de trafiquant de drogue au 19e siècle pour des raisons purement économiques. Les Anglais importaient de la drogue depuis l'Inde vers Hong Kong. En gros, c'était les dealers, les Anglais. Hong Kong était leur tête de pont et les Chinois résistaient à cette invasion et à ce produit addictif qu'était l'opium. Il va y avoir une première guerre de l'opium puis une deuxième au 19e siècle. Je vous passe moult péripéties mais finalement, le 9 juin 1898,
les Anglais renoncent à ce trafic et obtiennent en échange le droit de s'installer dans les îles Victoria. Les îles Victoria, c'est Hong Kong. Ils obtiennent un bail de 99 ans. 99 ans plus tard, logiquement, les Chinois réclament leurs droits. Ils veulent récupérer la colonie britannique qui entre-temps s'est incroyablement développée. Oubliez l'opium du 19e siècle, c'est devenu la troisième place financière du monde grâce à la banque HSBC. C'est un autre opium. Voilà.
Mais la banque HSBC qui était au départ la banque des trafiquants de drogue et qui est devenue beaucoup plus honorable. Bref,
1898 plus 99 ans, ça nous mène en 1997. Après de longues négociations, les Anglais ont donc rendu Hong Kong à la Chine. C'est la rétrocession qui est intervenue il y a exactement 23 ans. Le 1er juillet 1997, des cérémonies dont on se souvient peut-être en mondiovision avec le prince. On les voit. Les Chinois s'étaient alors engagés à respecter le caractère bien particulier de Hong Kong. Voilà. C'était le principe d'un pays, deux systèmes. Un seul pays. La Chine et Hong Kong ne faisaient plus qu'un seul pays. Mais Hong Kong gardait son système démocratique et son système capitaliste pour au moins 50 ans, c'est-à-dire jusqu'en 2047.
Les Chinois ont à peu près tenu leurs promesses pendant 23 ans jusqu'à avant-hier. Avant-hier, Hong Kong est passé sous le joug de la dictature chinoise pour faire simple. Jusqu'à là, c'était resté ce petit territoire surpeuplé mais riche et démocratique. Il avait gardé notamment un système judiciaire et une liberté d'expression inspirée du modèle anglais, c'est-à-dire parmi les plus démocratiques du monde. Et tout ça, c'est donc terminé. Mardi soir, minuit, c'est terminé. La Chine a imposé sa nouvelle loi de sécurité nationale.
Voilà, une loi dévoilée
à la dernière minute mardi soir avec 66 articles liberticides, 4 nouveaux crimes, crimes de sécession, de subversion, crimes de terrorisme et crimes de collusion avec une puissance étrangère, des crimes passibles de la prison à perpétuité. Perpétuité, par exemple, pour un militant qui demande l'indépendance de Hong Kong, perpétuité pour des militants qui soutiendraient
des sanctions contre Pékin, pour ceux qui défilent pour défendre la liberté d'expression, pour ceux qui évoquent l'indépendance de Taïwan. La loi prévoit que si nécessaire, les opposants pourront être jugés
et condamnés
sur le territoire chinois.
Ça, c'est le cauchemar des habitants de Hong Kong, être déportés et jugés à Pékin. La loi prévoit que les tribunaux pourront siéger à huit clos, sans jury populaire, sans recours possible parfois. Il y a une nouvelle agence qui est créée,
qui est une agence de police chargée de procéder aux interrogatoires. Bref, Hong Kong est passé d'un des systèmes les plus exemplaires du monde à celui de la dictature communiste. C'est un naufrage pour les libertés, pour la démocratie. Mais dites-moi,
une question me brûle les lèvres. On a rapporté toutes ces manifestations de masse, de masse. On les a vues à la télévision bien avant, ces dernières semaines. Et là, rien ? Presque rien ? Alors, quand vous dites de masse, c'est vraiment de masse puisqu'il y a eu jusqu'à 2 millions de personnes dans les rues de Hong Kong. sous une population de 7 millions. Sous les parapluies, on se souvient ? Un peu comme si en France, il y avait d'un seul coup 20 millions de personnes dans les rues. Et hier, non. Parce que, tout simplement, les habitants de Hong Kong ont eu peur. Ils sont restés chez eux. Il y a eu quelques petites manifestations.
Il y a déjà eu 180 personnes interpellées pour avoir violé cette nouvelle loi. Et que fait la Grande-Bretagne ? Alors, la Grande-Bretagne promet d'étendre ses passeports qu'elle peut donner. Il y a un statut des habitants de Hong Kong qui peuvent avoir un passeport britannique. Ça les protégerait un petit peu. C'est plus difficile d'arrêter et de juger un citoyen britannique. Mais globalement, Xi Jinping a gagné. Il a mis la main sur cette petite pépite démocratique qui lui résistait comme un caillou dans sa chaussure. Comme un caillou dans sa chaussure. C'est fini. Stérilisation des Ouïghours. D'un côté.
D'un côté, Hong Kong à la botte de l'autre pour un président qui est un président à vie. Rappelons-le. Président à vie. D'un pays qui sera bientôt la plus grande puissance mondiale. Ça fait un peu peur. Il est 7h57. Merci beaucoup. 7h57. Qu'allons-nous faire ? On va parler de l'APHP qui accuse Didier Raoult de faux témoignages lors de son audition devant la commission d'enquête sur le coronavirus à l'Assemblée. C'était la semaine dernière. Vous vous en souvenez ? On sera avec Alain Ducardonnais, consultant santé pour BFFTV. Avec tout, on va faire le journal. Au revoir. Au revoir.