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interviewRMC (sur YouTube)· 13 novembre 2024 9 min

Taux de chômage en baisse : Qu'est-ce que "l'effet ketchup"?

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

bonjour vous êtes économiste vous êtes directeur général de Rex code on l'ppant à l'instant le taux de chômage est légèrement remonté le chiffre vient de tomber 7,4 % au 3e trimestre et dans ce contexte là les plans sociaux se multiplient c'est ce que vous appelez l'effet ketchup c'est quoi l'effet ketchup l'effet ketchup oui c'est c'est vraiment pour faire image c'est l'idée que on a l'impression que ces plans sociaux étaient d'une certaine manière retenus jusqu'à présent en fait quand on fait de la prévision omique on était très surpris par une chose c'est qu'on avait une progression de l'emploi qui était beaucoup plus importante que la progression de l'activité en général l'emploi évolue un peu moins que l'activité depuis maintenant 3 ans on avait une forme de surplomb de l'emploi et on était dans un contexte où petit à petit on voyait se dégrader les indicateurs de trésorerie des entreprises les indicateurs de situation financière de celle-ci et donc enfin en analc voilà il y avait un truc qui collait pas et là on est probablement dans le moment où on est en train de remettre en phase le niveau d'activité le niveau de l'emploi ça veut dire quoi ça veut dire que en fait le plus dur c'est de faire la première tachche rouge quoi la première tâche de ketchup mais une fois qu'il y a le premier qui a dégainé en l'occurrence la semaine dernière Michelin auchamp et ben en fait c'est comme si ça allait relâcher tous les autres qui vont s'autoriser en quelque sorte à licencier vous redoutez donc qu' une sorte d'effet entraînant où tout toutes les entreprise qui depuis quelques mois se retenait d'oser licencier le fasse désormais oui puis c'est le premier qui prend toute le probre en général c'est c'est ça aussi donc en terme de communication sur une entreprise bien on peut passer on peut espérer passer un petit peu plus sous les radars quand il y a déjà eu des premiers plans qui ont été annoncés les suivants en fait feront moins la une de l'actualité probablement alors que la situation sera toujours vécue de manière aussi compliqué parce que de toute façon une perte d'emploi c'est toujours un DRAM donc on y arrive pas ça veut dire que en fait la France qui depuis des années on se souvient sous François Hollande la préoccupation numéro 1 c'était d'inverser la courbe du chômage la France n'arrive pas à être dans une sorte de chômage résiduel on a quand même ça ENF le niveau auquel on est arrivé 7 % de taux de chômage ça c au début de l'année oui oui on était monté à 10 donc il y a une baisse très importante n'oublions pas quand même les plus de 2 millions d'emplois qui ont été créés depuis 1997 oui il y a eu notamment des alternants mais quand vous regardez la composition de l'emploi depuis 19 depuis 2019 on a moins d'emplois en CDD on a moins d'emplois en intérim et on a beaucoup plus d'emplois en contrat duré déterminé donc il y a eu à la fois de la création d'emploi et et une amélioration de la qualité contractuelle de l'emploi mais pourquoi il y a ce pourquoi il y a ce plancher à 7 % ce plancher bien en fait c'est vrai que c'est un seuil incompressible on a l'impression qu'onarrive pas à descendre en dessous parce que une fois qu'on est à 7 % il faut regarder qui n'est pas sur la photographie de l'emploi et en fait qui n'y a pas et bien ce sont les personnes les moins qualifiées on a un taux d'emploi des non qualifiés des personnes qui ont le niveau brevet qui le taux d'emploi donc la la proportion des personnes qui sont en emploi sur la sur la population en âge de travailler et bien on a on est extrêmement bas sur cette catégorie de population et c'est donc on un problème d'emploi peu qualifié voilà celle qui est probablement la plus difficile à réinsérer dans l'emploi quels sont les secteurs qui sont ou qui vont être les plus touchés alors on a probablement des séquences c'est-à-dire que jusqu'à présent les baisses d'emplois on les a vu notamment dans le secteur de la construction on l' vu dans les activités de transport également dans des activités de commerce qui ont été impacté directement notamment pour la construction par les Hauses des taux d'intérêts désormais on est est probablement en train de passer sur une autre explication des pertes d'emploi qui va tenir beaucoup plus à des circonstances internationales c'est dans le cas de l'industrie c'est la Haus prix de l'énergie qui intervient concomitamment à une baisse des prix relatifs très forte de la Chine et puis vous avez également une politique d'attractivité de l'investissement qui vient du côté des États-Unis enfin où les États-Unis déroulent le tapis rouge pour attirer les entreprises sur leur territoire donc c'est pas très fairplay enfin je dire on ne court pas tout à fait avec avec les mêmes outils avec les mêmes armes non mais c'est pas très fairpl mais surtout il faut regarder pourquoi est-ce qu'ils le font parce qu'en fait on est engagé dans une course à l'hégémonie industrielle entre la Chine et les États-Unis c'est différent la France c'est beaucoup c'est le cœur battant de l'économie française euh vous sortez tous les 3 mois avec BPI une enquête vous vous demandez au patron de PME qu'est-ce qu'ils vont faire investir et cetera la prochaine elle sort vendredi qu'est-ce qu' vous disent alors je sais pas si vous pouvez nous le dire avant mais qu'est-ce qu'il vous disent notamment sur les intentions d'embauche est-ce qu'on risque un décrochage de l'emploi mais c'est vrai que en réalité c'est ça le le point qui est très important on se focalise beaucoup sur les pertes d'emploi parce que c'est vrai que c'est toujours vu comme un drame mais surtout une manière d'atténuer le drame c'est de trouver les conditions de pouvoir se réembaucher derrière et on avait jusqu'à présent des flux d'embauche qui étaient extrêmement élevés et quand on interroge effectivement les dirigeants de PME TPE comme on le fait chaque trimestre avec BPI France et bien on se rend compte qu'ils se font désormais beaucoup plus prudents sur leur projet d' ils attendent ils attendent quoi ils attendent en fait ils attendent que la dégelée fiscale qui était promise soit désormais un petit peu plus balisée que l'on sache exactement à quoi s'en tenir en fait depuis la la périe donc il la conjonction économique et il y a la conjonction politique a encore freiner les les éventuels projets d'embauche vous ne savez pas à quelle sauce vous allez être mangé et donc vous combien qu'embuch il y a 6 mois il y en a combien qu'embauch demain là alors sur les pour l'instant le nombre d'embauche est à peu près similaire à ce que l'on avait en 2019 mais en revanche quand on les interroge sur est-ce que vous avez modifié vos projets d'embauche en fait en en août ils étaient 28 % à nous dire moi je reporte mes décisions d'embauche et 21 % nous disait je les annule là on est passé dans des proportions où 35 % des chefs d'entreprisees déclare désormais reporter leurs intentions d'embauche avant d'en savoir un petit peu plus sur ce qui alors on commence à en savoir un petit peu plus en tout cas on sait que le volet recette du budget c'estàdire précisément la question des impôts a été rejeté hier donc en gros la copie repart à zéro avec avec le Sénat il y a aussi un point sur lequel Michel Barnier s'est engagé c'est finalement à réduire les R réduction des aides aux entreprises c'està-dire que les aides à l'embauche notamment sur les bas salaires devaient être quasiment toutes supprimé finalement il va en rester un peu est-ce que ça ça peut suffire d'abord est-ce que c'est le signe que Michel Barnier a entendu qui avait peut-être justement un vrai problème sur les embauches et puis est-ce que ça peut être de nature à rassurer les les entrepreneurs là aussi en fait c'est c'est comme toujours on va sacrifier probablement le long terme sur l'Hôtel du court terme c'est-à-dire que en même temps que on va avoir la réduction de ses allègements en vous voyez on commence à parler de réduction d'allègement pour vous dire déjà niveau de compé ou en fait même en le disant je me disais comment je vais formuler le truc c'estàdire ils vont réduire la réduction qu'ils avaient promis des Z voilà tout à fait donc c'est clair c'est très clair mais simplement on va le réduire sur le bas de la distribution c'est-à-dire sur les niveaux de salaire les plus bas en gros il y avait une réduction des allègements qui était prévu au niveau du SMIC celle-ci sauterait mais en revanche celle qui était prévue entre 25 et 3, 5 SMIC elle elle va perdurer et donc c'est le thème se faisant de la désmicardisation qui est en train de disparaître du paysage avec toute cette idée que on voit bien qu'on a une difficulté à pouvoir grimper dans l'échelle des CR parce que le franchissement de certains écarsosmques devient de plus en plus coûteux et donc si on fait cette tuyaurice sur les adosx entreprises il y a aussi c'est cette manière d'avoir tapé sur la table justement du du Premier ministre avec la question de Michelin avec la question d'ochan il a dit mais je vais demander des comptes sur les aides que ces entreprises ont reçu de l'état ça veut dire quoi ça veut dire que quand on aideun entreprise en effet derrière il y a pas vraiment de contrôle il y a pas vraiment de vérification sur l'impact réel déjà entendons-nous bien sur ce que l'on appelle une aide une aide en réalité est une correction d'un fait générateur une correction d'une distorsion qui est introduite par un niveau de prélèvement qui peut se trouver trop élevé et en réalité on va appeler ça une aide là où en réalité on compense des des des écarts donc c'est déjà un point qui est assez complexe mais tout ça est tellement complexe justement on se dit est-ce qu'il faudrait pas simplifier fond fondamentalement aussi le rapport à l'impôt à la taxe aux aid probablement c'est vrai que c'est on voit ce maquille enfin vous avez vu cette difficulté on a un Maqui dans lequel en fait on est obligé de piloter à vue par rapport à une complexité qui est devenue simplement vampirisatrice donc effectivement c'est c'est merci merci Denis Feron c'est passionnant économiste directeur général de rexcode effectivement on sent donc que la question du chômage pourrait devenir à nouveau la préoccupation numéro 1 elle été longtemp avant d'être détrôné par le pouvoir d'achat qui à nouveau va peut-être passer donc au au second plan et on attend on sait que Manu sera vigilant votre étude vendredi sur les créations d'emploi c'estàdire justement sur le pendant de ces destructions d'emploi il est 7h50 sur RMC [Musique]