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Débatyoutube.com· 29 mars 2012 17 minContradictoireFond programmatiqueSantéJustice

Discours de Philippe Juvin représentant Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP / ADMD 24 MARS

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 55 %Attaque 15 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • philippe-juvinChiffre
    « plus de 500 personnes étaient euthanasiées chaque année au Pays-Bas sans leur accord explicite »
  • philippe-juvinChiffre
    « la moitié des euthanasiies permises par la loi la VT sans l'accord explicite du patient »
  • philippe-juvinChiffre
    « Nous avons créé 400 équipes 400 équipes mobiles de soins palliatifs. »
  • philippe-juvinChiffre
    « 35 % des euthanasies réalisées sans accord explicite du patient »
  • philippe-juvinChiffre
    « dans l'Oregon en 2010 sur 71 cas d'euthanasie un seul avis du psychiatre »

Modèle claude-sonnet-5 · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Comme nous l'avons fait jusqu'à présent hein, je vous demande à tous de respecter toutes les paroles que nous pouvons entendre ici qu'elle nous plaisent ou qu'elle ne nous plaisent pas. C'est aussi ça le débat démocratique. Alors, j'ai donné la parole au professeur Philippe Juvain qui est le secrétaire national de l'UMP, si je dis pas d'erreurs, tu me corrigeras, chargé de la santé et qui représente ici le candidat Nicolas Sarkozy. [Rires] [Musique] Quelle aventure !

Quand Jean-Luc m'a téléphoné il y a quelques jours pour me confirmer que je représenteraiit le candidat Nicolas Sarkozy connaissant lui connaissant mes positions sur la question de l'euthanasie. Moi, connaissant les siennes et ayant une petite idée de l'ambiance qui règnerait aujourd'hui, je me suis dit finalement, cela fait 30 ans que je le connais, il n'a pas dû beaucoup changer. Vas-y, ça devrait bien se passer. [Applaudissements] [Musique] Pourtant, il me revient la phrase de Alain qui disait "Quand 10 personnes dans une salle et vous êtes plus de 10 se réunissent et pensent la même chose, elle risque de ne plus penser." Alors alors je me suis dit qu'il fallait absolument que nous puissions être 11.

En fait, mesdames et messieurs, cette question extrêmement complexe au fond de la mort, puisque c'est de cela dont nous parlons, mérite autre chose que des pauses politiques, mais une réflexion que je vais tenter de vous faire partager qui est la mienne et dont je sais qu'elle n'est pas la vôtre. Tu l'as rappelé Jean-Luc, je suis médecin et depuis 20 ans je travaille dans un service de réanimation. J'ai vu des gens mourir seuls, isolés, souffrant, abandonnés par leur famille, par les médecins.

La chambre 4 n'est pas suffisamment intéressante. On n va plus, on ne parle plus, on ne s'arrête plus à la visite le matin. J'ai connu tout ça.

J'ai connu des familles éclatées parce que c'est loin entre Paris et Ber quand il faut faire des allers-retours pour voir cette personne qui vous est si chère. Et je connais aussi le ravage de la souffrance et de la maladie et pas seulement le ravage sur la personne elle-même, mais le ravage dans toute son acceptation large. J'ai vu aussi, et c'est là que le sujet devient complexe, des médecins vous expliquant au début de la garde que oui, tu n'as pas de lit pour cette garde, mais il y a moyen éventuellement d'en libérer un au cas où.

J'ai connu aussi des familles qui venaient me voir pour me dire est-ce que docteur vous croyez que éventuellement les choses pourraient aller plus vite parce que vous comprenez et les motivations, mesdames et messieurs, ne sont pas toujours aussi nobles que l'on peut l'espérer. Alors, devant cela, nous avons agi, je le dirai avec un peu d'humilité, nous avons tenté d'agir. la loi Léonetti dont nous avons parlé qui à mon avis est une très bonne loi et qui a je vous l'assure au moins au moins dans un spectre important de l'activité médicale dans un spectre important des souffrances des patients apporter beaucoup et régler tant de sujets et la loi Léonetti a inscrit dans la loi ce qui n'était que dans le code de déontologie autrement dit qui n'était qu'une une affaire entre médecins.

Aujourd'hui, dans la loi, l'acharnement thérapeutique est interdit. C'est extrêmement important parce que hier, vous diront certains, c'était déjà interdit dans le code de déontologie. Mais le code de déontologie, à qui s'adresse-t-il ?

à des médecins qui parlent des médecins. Aujourd'hui, l'interdiction de l'acharnement thérapeutique est inscrit dans la loi et donc s'impose à tous. Nous avons travaillé sur les soins palliatifs.

Nous avons créé de très nombreuses places à la fois de lit puisque c'est ainsi qu'on raisonne. Et je vous invite à lire. probablement le connaissez-vous déjà l'observatoire le compte-rendu pardon du le premier compte-rendu de l'observatoire des soins palliatifs.

Nous avons créé 400 équipes 400 équipes mobiles de soins palliatifs. Au fond, nous avons tenté avec humilité de répondre à cette question si compliquée. Faut-il franchir une étape supplémentaire qui est la question de la légalisation de l'euthanasie.

Je vais vous dire pourquoi pourquoi je pense qu'il ne faut pas légaliser cette loi. Je vais vous donner quatre arguments. Mais le débat politique c'est ainsi. vous les écouterez.

Je ne vous demande pas de faire de ces arguments vos arguments. Je vous demande simplement de m'écouter. Ces quatre arguments, c'est que se posent d'abord la question fondamentale de la dignité.

Il me revient un travail publié dans une très grande revue qui est le New England Journal of Medicine dans 1992 ou 13. Et cette étude avait pour objet de savoir au fond quelle est la volonté de jeunes qui étaient victimes d'un accident de la voie publique très grave qui les rendait paralysé des quatre membres. Et on observait quoi dans cette étude ?

Et on observait que dans les semaines qui suivaient l'accident, ces jeunes demandaient si cela était possible. de bénéficier d'arrêt de soin y compris activement. Mais quand on refaisait le même interrogatoire quelques mois plus tard, les mêmes disait "Non, je je commence à me bâtir un projet de vie." Et parallèlement, fait troublant, fait troublant, on demandait à la famille, aux équipes qui avaient en charge patient au fond, qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que leur vie vaut d'être vécu ? Il répondait toujours d'une manière plus pessimiste, toujours à tous les moments de la maladie que les patients même le décideraient. Et donc une de mes préoccupations au fond, c'est de me dire que s'il existait une loi sur l'euthanasie, quand juger de la validité de la demande après l'accident 6 mois ou un an plus tard, quelle est la valeur de la vie de la famille qui elle, cette étude le montrait, avait toujours un avis très différent et toujours plus pessimiste. que le patient lui-même.

Les très grands handicaps et les très grandes maladies, les très grande souffrances creusent des faussées d'incompréhension dans l'intérêt et le jugement même qu'on a dans l'intérêt de l'existence entre d'un côté ceux qui vivent ces souffrances et ceux qui ne les vivent pas. Alors, j'entends, on va faire une loi avec des critères stricts. Heureusement, chaque fois que j'entends quelqu'un me dire "Il y aura des critères stricts." Je dis "Oui, heureusement." C'est quoi ces critères stricts ?

Et bien vous le savez, un certain nombre de pays de l'Union européenne, voisins, je prendrai deux exemples, la Belgique et la Hollande ont cette loi et des gens ont travaillé pour savoir au fond si ces critères stricts étaient respectés. Le premier de ces critères, garde fou important, la liberté. Puisque ce que vous voulez, comme moi, c'est l'expression et la possibilité que la liberté s'exprime.

C'est ça que nous avons en commun. Le premier garde fou de ces lois qui est un garde-de fou de bon sens, c'est de dire au fond, le patient doit toujours donner explicitement son accord. Nous sommes tous d'accord là-dessus.

En 2007, une étude financée par le ministre hollandais de la santé est publiée dans le très sérieux New England Journal of Médecine le même objectif annonce que plus de 500 personnes étaient euthanasiées chaque année au Pays-Bas sans leur accord explicite. Ce n'est pas moi qui le dit. Ce n'est pas moi qui le dit.

Ce n'est pas moi qui le dit. C'est le travail. Et de la même manière, le New England Journal of Medicine en 2009, il y a 2 ans dit qu'en Belgique en Belgique la moitié des euthanasiies permises par la loi la VT sans l'accord explicite du patient.

Je comprends mesdames et messieurs, je comprends, je comprends. Mesdames et messieurs, je vous invite à lire cet article simple du New England Journal of Medicine, pourtant fait dans des pays qui d'une manière collective ont accepté et voulu que la loi évolue. Autre garde de fou, le deuxième avis médical.

Il est logique, personne n'en disconviendra qu'il faut un deuxième avis médical quand le patient a clairement exprimé son avis. Et bien dans le même travail, 35 % des euthanasies réalisées sans accord explicite du patient, j'en suis désolé, n'avait pas n'avait pas de secondes avis. Ce que je vous dis là, mesdames et messieurs, c'est une tentative simple d'essayer de voir ce que des gens qui ont travaillé sur ces sujets ont exprimé, ni plus ni moins sans passion ces articles.

Je vous les ai cité que pour que vous alliez les voir et les lire si vous le souhaitez. Je ne souhaite rien vous imposer ma vérité. Elle n'est que la mienne.

C'est ma part de vérité. Je vous dis simplement comment nous l'avons faite et bâti cette vérité. Enfin, dernier point, la présence d'un psychiatre.

Il est prévu dans un certain nombre de lois qu'un psychiatre vienne dans l'hypothèse où le patient puisse être considéré qu'en ne pouvant pas lui-même donner son avis librement. le libre arbitre donner son avis et bien dans l'Oregon en 2010 sur 71 cas d'euthanasie un seul avis du psychiatre alors que la plupart des patients semblent d'après les éléments qui sont visibles sur internet pouvoir souffrir de dépression. Moi mesdames et messieurs, mesdames et messieurs, attendons ça se termine.

Je souhaite pas je ne souhaite pas. Respectons s'il vous plaît. Je ne souhaite pas que la mort soit donnée par défaut et en particulier par défaut d'accord explicite.

J'observe simplement qu'ant lu tous ces éléments-là, j'observe que ce c'est que décrivent eux-mêmes ceux qui pratiquent ces lois qui ont été légalisées. Mon cher Jean-Luc, merci de ton invitation. Je veux simplement vous dire qu'au fond, en tant que représentant d'un parti qui ne souhaite pas la légalisation de l'euthanasie, je pense que le débat dès lors que nous avons dit ça, ne peut pas s'arrêter là.

La question de la solidarité s'exprime pleinement au moment de la mort. Et la solidarité au fond, c'est une manière d'exprimer cette troisème valeur de la République qui est la fraternité. Ce que nous souhaitons, c'est que soit exprimé un droit universel aux soins palliatifs.

C'est ce que nous souhaitons, c'est qu'il existe une véritable politique de prévention des demandes d'euthanasie. Renforcer l'encadrement. Renforcer l'encadrement. faire en sorte que les familles, les encadrants, les proches puissent voir les législations sur le travail évoluer pour que vous puissiez pour que nous puissions librement accompagner au moment où cela sera nécessaire. ceux qui sont en train de nous quitter moi.

Il se trouve que je suis maire d'une petite ville pas loin de Paris et bien j'ai fait évoluer le statut de mon personnel désormais quand quelqu'un de la famille du personnel est hospitalisé dans des conditions graves, et bien il a le droit. C'est ainsi nous l'avons décidé à un congé payé pour pouvoir aller suivre et accompagner sa famille. Et bien mesdames et messieurs, je ne viens pas vous délivrer ici un message de vérité, c'est ma vérité.

Je ne viens pas vous donner une leçon, c'est ce que je pense. Je ne vois pas vous dire ce en quoi je crois, si je crois au ciel ou si je n'y crois pas. La question n'est pas là.

Je suis en train de vous dire que nous ne croyons pas à la loi sur l'euthanasie parce que parce que nous croyons que d'autres pistes sont possibles parmi celles que je vous ai cité d'évolution de la législation, d'accompagnement de ceux qui sont en train de mourir. Jules Romain a écrit un très beau livre qui s'appelle Les hommes de bonne volonté. Dans les hommes de bonne volonté, mesdames et messieurs, il y a des gens très différents.

Il y a un de ces volumes qui s'appelle les superbes, l'autre qui s'appelle les humbles. Ce sont les mêmes, des gens différents comme nous sommes différents sur ce sujet, mais qui communient dans la même idée que la fraternité doit s'exprimer jusqu'au dernier moment. Nous avons simplement choisi une voix différente dans cette expression.

Merci de votre invitation. Alors, je je remercie Philippe Juvain. Je crois que c'était pas facile pour lui, mais je lui promets de lui envoyer d'autres études.

Et en même temps,