Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interview28 minutes - ARTE· 17 juillet 2026 46 min

Zelensky au défilé du 14 juillet, aide à mourir, espion du Mossad… : Le Club | 28 minutes | ARTE

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[musique] Bonsoir et bienvenue à tous. Je suis très heureux de vous retrouver pour ce nouveau numéro du club de 28 minutes de l'été. Entre et venez prendre le frais auprès de nos clubistes.

Ils sont journalistes, essayistes, dessinateurs et vont se pencher dans un instant sur l'actualité de la semaine. Au menu de ce soir, la fin d'un très long marathon parlementaire. À l'issue de près de 3 ans de débat, la France adopte une nouvelle loi qui crée sous condition une aide à mourir, une réforme historique pour ses partisans, une défaite de la fraternité pour ses adversaires.

Pour 291 contre 241, l'Assemblée nationale a adopté. [applaudissements] La France est le 13e pays au monde à instaurer une législation de ce type, mais cette réforme offre-t-elle aux patients en fin de vie une ultime liberté ? celle de choisir sa mort ou s'agit-il au contraire d'une rupture dangereuse ?

On en débattra puis nous plongerons sous la couette avec notre invité de la semaine, la journaliste Pauline Verdusier qui explore les secrets de notre sexualité et démonte les idées reçues. Par exemple, celle qui fait le titre de son livre trois soirs par semaine. Et en fin d'émission, nous retrouverons Alix Vandp pour son histoire de la semaine.

Ce soir, c'est l'histoire d'une incroyable opération secrète du Mossad israélien pour changer le régime en Iran. Voilà donc le programme du club de 20 minutes. C'est parti. [musique] Bonsoir Valérie Brochard.

Bonsoir Renault Déli. Quel plaisir de vous retrouver tout temps. Vous êtes là très content d'ê et Marjor Adelson bien sûr.

Bonsoir Marjorie. Bonsoir Rena. C'est un bonheur aussi bien sûr de vous accueillir.

Bienvenue à toutes les deux et voici nos invités de ce soir à mes côtés Julie Gradiani. Bonsoir Julie. essayiste bien sûr.

Bienvenue à vous Julie. À vos côtés euh Pierre Jacquesin. Pierre Jacquesin directeur de la rédaction de l'heomadaires politiste dont la une apparaît à l'écran.

Bienvenue à vous Pierre et à vos côtés Antoine Buena essayiste également. Bienvenue Antoine. Je rappelle que vous êtes aussi conseiller technique développement durable et prospective au Sénat.

Bonsoir Renault. Bonsoir. Bienvenue à tous les trois.

Et au pupitre, il y a notre ami CAC. Salut CAC. Salut.

Tu vas bien ? Pleine forme. Formidable.

Bienvenue CAC, dessinateur bien sûr et président de Cartooning for Peace. Et je rappelle que vos on retrouve vos dessins dans l'opinion et dans le journal Fran tireur. Tout de suite, la première actualité de la semaine Valérie, c'est un défilé du 14 juillet en forme de démonstration de force pour illustrer le réveil stratégique de l'Europe impulsé par Emmanuel Macron.

Oui Renault. C'est la veille du défilé militaire devant les armées. Le chef de l'État a posé son diagnostic face à un monde instable et hostile, l'Europe est sommée de produire ses propres armes et d'assurer elle-même sa défense.

À quelques mois de la fin de son mandat, Emmanuel Macron veut laisser en héritage une Europe autonome, maîtresse de son destin. On l'écoute. L'Europe est en train de devenir une puissance s'appuyant sur les États qui la constituent, respectueuse de leur décision. souveraine mais assumant de se défendre et d'agir uni.

Une Europe qui ne sera pas celle des nationalismes qui l'ont longtemps consumé, mais qui en conjuguant les patriotismes de leurs membres, en agissant unis, nous rend tous plus forts. Antoine Benot, depuis 2017, Emmanuel Macron plautonie stratégique européenne entre la guerre en Ukraine et les hésitations américaines. Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui qu'il avait raison depuis le début ?

Ah bah oui, je crois que c'est très clair. Ça c'est quelque chose qu'on qu'on peut mettre à son crédit et qui révèle d'ailleurs une constance, une vision avec une énorme différence entre 2017 et aujourd'hui. C'est que en 2017 l'autonomie stratégique c'était un concept et maintenant c'est devenu nécessité par le double choc Est-Ouest, le choc évidemment de la Russie avec la guerre en Ukraine et puis de l'autre côté le choc de Trump avec les États-Unis qui met à mal notre relation stratégique sur laquelle on comptait depuis 1945.

Donc oui, effectivement, après maintenant le mouvement est vraiment lancé. Il y a quelque chose de très profond qui se passe et qui dépasse largement la seule volonté du président de la République française. C'est il y a peut-être une vraie bascule dans le sens de l'émergence d'une Europe de la défense.

Et Julie Gardiani, le premier défi, c'était aussi l'objet justement de ce 14 juillet avec l'invitation faite à Vladimir Zelinski, c'est évidemment ce qui se passe en Ukraine et il y a d'ailleurs de nouveaux engagements qui ont été pris en terme de de matériel, de rafale et cetera par la France vis-à-vis de l'Ukraine. Oui. Et il est frappant de voir à quel point les deux sont liés dans cette dynamique dont parlait Antoine.

Les dépenses des pays membres de l'Union européenne en matière de défense européenne, c'est 343 milliards de dollars. Et ça, tenez-vous bien, quintuplé depuis 2020, c'est-à-dire à peu près à partir du moment où l'Ukraine s'est retrouvée en guerre ou dans les les prémisses de la guerre. Donc ça montre bien et ça explique le choix de Volodimir Zelinski comme invité d'honneur à cette manifestation.

Et les 37 les 37 pays membres de la coalition des volontaires étaient là aussi hein. Exactement. et mais c'est vraiment autour du cas ukrainien euh que c'est noué cette alliance et que se noue aujourd'hui cette dynamique qui a vocation à prospérer sans atteindre encore bien sûr les moyens considérables de l'OTAN et des pays membres européens de l'OTAN qui ne recoupent pas d'ailleurs les mêmes que ceux des autres pays membres de l'Union européenne parce qu'il y a il y a un chevauchement des pays certains sont membres de l'OTAN sans un membre de l'Union européenne ou inversement donc ça facilite pas les calculs mais on a encore l'OTAN qui est à quatre fois plus de budget hein malgré tout sur le territoire européen que le chiffre que je viens de citer.

Donc le chemin est encore long pour la défense européenne. Comment vous l'avez entendu Pierre Jacques Main ce discours ? Est-ce que pour vous il était peut-être un peu trop béliciste ?

Alors moi je je trouve que d'une manière générale cette cérémonie du 14 juillet je la trouve totalement anachronique et y compris d'ailleurs très viriliste he cette démonstration de force permanente et y compris dans le discours d'Emmanuel Macron, il a voulu montrer la puissance de la France, la puissance possible de l'Europe et à travers cette démonstration, il y a le contraste avec son impuissance, l'impuissance à à l'échelle de la France. Ce qu'on voit en même temps, il y a des incendieux, on ne sait pas les éteindre. En même temps, il y a une crise sociale, on ne sait pas la régler.

En même temps, effectivement, il essaie d'intervenir en Iran, il essay d'intervenir en Ukraine. On voit bien que la France ne pèse plus autant. Je pense que la France, l'Europe ferait mieux de se démultiplier en tout cas pour repenser nos organisations, en tout cas les instances, la gouvernance mondiale.

Je pense que c'est pas à l'échelle de l'Europe qu'on va régler les conflits ni en Ukraine, ni à Gaza, ni ailleurs. Et je pense que c'est ça qui attend aujourd'hui les grandes puissances. si tenté qu'il existe encore aujourd'hui des grandes puissances.

C'est ça qui devrait nous préoccuper aujourd'hui, c'est comment on fait en sorte que l'OTAN, l'ONU soit repensé pour réfléchir aujourd'hui à différents types de coopération internationales qui permettrai à des pays et des puissances émergences justement de peser davantage dans le débat et sans doute sont-ils aujourd'hui ces nouvelles puissances une des solutions à la règle au règlement de certains conflits ? Et si Marine Le Pen est élu à la prochaine présidentielle, est-ce que tout ça ça va voler en éclat ? Antoine Antoine Benou.

Ben alors, ça c'est exactement la question qui se pose. Alors, il y a il y a deux choses à voir. La première, c'est que il y a un véritable mouvement européen d'ampleur.

On assiste, on a assisté quand même à la montée en puissance du réarmement allemand. C'est quelque chose d'énorme, c'est quelque chose d'historique. Il y a un commissaire européen à la défense pour la première fois, ça n'existait pas. et il a fait des annonces fortes en disant par exemple que le contingent des 100000 soldats américains qui sont déployés en Europe depuis 1945 qui pourrait être redéployé en Asie- Pacifique pourrait être remplacé par un contingent européen, c'est-à-dire vraiment la naissance d'une armée européenne.

Mais ça c'est l'effet Poutine si je alors c'est exactement c'est l'effet Poutine et les et l'effet Trump quand même. Est-ce que est-ce que une France, parce qu'il faut dire les choses très clairement, [raclement de gorge] c'est votre question, dirigé par le RN, ça peut enrayer cette dynamique et très difficile de répondre à cette question. C'est possible et c'est la raison pour laquelle à mon sens tout l'enjeu des élections présidentielles françaises et législatives en 2027, c'est d'abord un enjeu de politique internationale plus que de politique intérieure.

Un dessin de CAC. Et bien, ce défi du 14 juillet était aussi l'occasion d'annoncer davantage de soutien à l'Ukraine et c'était les solds du 14 juillet. Liquidation, tout doit disparaître.

Changement de propriétaire. Merci CAC. Valérie, c'est maintenant l'heure de votre duel de la semaine.

Ce duel, il oppose cette semaine un pilier de l'administration Trump à une juridiction internationale. Oui. A N à droite, Marco Rubio, 55 ans, secrétaire d'État de Donald Trump, équivalent de son ministre des affaires étrangères.

Il parle au nom, il parle au monde entier au nom de Washington avec les visas dans une main et les sanctions dans l'autre à gauche. C'est la Cour pénale internationale 24 ans en née en 2002 à la à l'ouest des Pays-Bas, sans soldat, sans police, mais avec une arme redoutable. Même les puissants peuvent un jour rendre des comptés et ces deux-là euh se dispute une frontière, celle qui sépare la souveraineté nationale de la justice internationale.

Lundi dernier, Marco Rubio lançait une nouvelle offensive d'ampleur contre la CPI, une tribune dans le Wall Street Journal, un communiqué du département d'État et même une vidéo publiée sur ses propres réseaux sociaux à écouter. The ICC and its friends are waging a war against our country, not with bullets or missiles, but with statutes, compacts, and the force of socalled international law. It was a global tribunal staffed by unelected globalist bureaucrats who claim their power is almost unlimited.

If we stand idle, all of them would be at the mercy of foreign judges thousands of miles away. Dans la suite de son allocution, Marco Rubio promet des sanctions renforcées, des révocations de visa, des pressions financières et des pressions diplomatiques sur les alliés pour qu'ils prennent leur distance avec la Cour pénale internationale. Marco Rubiot veut la démanteler, je le cite, brique par brique s'il le faut.

Pour lui, la CPI n'est plus seulement un tribunal, c'est un ennemi qui ferait la guerre aux États-Unis. Mais pourquoi tant de haine ? Et bien parce que l'Amérique n'aime pas qu'on aille enquêter sur ses éventuelles exactions.

En 2020, la cour avait autorisé une enquête sur de possibles crimes commis par des militaires américains et des agents de la CIA en Afghanistan. Mais il y a aussi Israël. En novembre 2024, la CPI a délivré des mandats d'arrêt contre Benjamin Netaniaahu et Yoav Galante pour crime présumé à Gaza.

Une ligne rouge pour Washington, allié indéfectible d'Israël. Aujourd'hui, la CPI n'a pas répondu directement à la véhémence de Marco Roubio. Sa porte-parole a a simplement indiqué qu'elle ne commentait pas à ce stade.

Mais un peu plus tôt, le 24 juin dernier, trois juges de la CPI visés par des sanctions américaines ont porté plainte contre Donald Trump parcourio et le secrétaire au trésor Scott Bessent pour avoir participé à des décisions liées au dossier afghan et autorisé les mandats d'arrêt contre Benjamin Netaniaaho et Yoav Galant. Et bien ces trois-là ont vu leur compte en banque couper, leurs cartes de crédit et leurs assurances désactivées dans leur plainte de 66 pages. Les trois juges accusent Washington de vouloir les punir pour leur décision et d'exercer sur elle une pression extrajudiciaire.

Leur formule est glaçante. Ces sanctions, disent-elles, ressemblent à une peine de mort financière. Les États-Unis ne sont pas membres de la Cour, mais la CP estime pouvoir enquêter sur des crimes commis sur le territoire d'un état qui lui reconnaît sa compétence.

Alors Julie Graziani, le droit international c'est une règle commune ou c'est une règle pour les autres ? Ben à l'origine, comme toutes ces grandes institutions internationales, la CPI était censé jouer le rôle d'arbitre et de permettre un équilibre des rapports de force et à l'instar d'autres institutions internationales aussi. Plus les choses avantent, plus le monde se polarise et plus son indépendance et son impartialité est remise en question au premier chef par ceux dont les intérêts sont menacé évidemment mais pas que.

Il y a une distorsion, vous l'avez bien dit, entre la portée symbolique de ce que enfin symbolique au sens moral, au sens au sens très important euh du fait des des enquêtes qu'elles mènent sur les sujets qui sont les plus graves hein, puisqueon parle de crime de guerre et crime contre d'humanité dans son champ de compétence et la faiblesse des moyens de dont elle dispose puisqu'elle est entièrement dépendante de la coopération des États pour mettre en œuvre les mandats d'arrêts qu'elle peut délivrer pour lui apporter aussi financièrement de quoi financer ses enquêtes. Et à l'inverse, les États-Unis ont le pouvoir qui sont quasiment seuls à avoir de pouvoir geler des avoirs financiers partout dans le monde. Si bien qu'on est quasiment à front renversé.

Vous avez cité l'exemple de 2020, 2 ans plus tôt, c'était la procureur madame Bensoua à l'époque qui avait carrément été traitée de terroriste international, je cite, par l'administration également avec aussi des menaces de sanction financière toujours sur le dossier afghan. Donc tout ça pour vous dire quoi ? que il faudrait absolument finalement qu'on retrouve une forme d'équilibre dans les décisions ou de partage des décisions qui sont prises parce qu'aujourd'hui c'est vrai que tout le monde considère que le travail de la courale de toute façon ne peut donner lieu qu'à qu'à récrimination qu'à contestation et qu'à controverse et en plus elle est impuissante.

C'est petit cont. Ouais, je je suis pas tout à fait d'accord parce que je voudrais quand même dire un truc très simple, c'est que la cour pénale internationale, c'est la chose ou l'une des choses les plus merveilleuses qui soit arrivé depuis 1945 à l'échelle internationale. C'est peut-être la seule ou l'une des seules possibilités de dépassement justement des souverainetés n pas ratifié le traité de Rome.

Donc du coup alors absolument, on est quand même dans un monde qui est basé sur l'état nation et ses et ses souverainetés. Je voudrais juste rappeler euh vous l'avez fait d'ailleurs très bien, la Cour pénale internationale, elle juge de cas de génocide crime contre l'humanité, crime de guerre, crime d'agression et les États-Unis ne voudraient pas que leur ressortissant puisse être sujet à ça. De plus, c'est dans le cas où le pays en question, le pays des ressortissants ne soit pas capable lui-même de juger ces crimesl que la CPI intervient.

Donc l'action américaine est inqualifiable. Un dessin de CAC. Oui, je crois que nous avons un problème de fond.

Les USA veulent démanteler la CPI. C'est quoi votre problème avec la CPI ? J'aime pas les juges et j'aime pas les étrangers.

Alors une cour [rires] internationale. Merci CAC. C'est maintenant l'heure de la une internationale.

C'était hier à la une du Toronto Star, un quotidien canadien, The Big Smoke. De gigantesques incendies ont plongé la capitale de l'Ontario dans un épai brouillard. des nuages de fumée qui ont même atteint d'ailleurs les États américains frontaliers, mais aussi les villes de New York ou de Chicago avec une qualité de l'air tellement dégradée que les conséquences pour la santé sont dramatiques.

Et la France se retrouve elle aussi en première ligne avec des incendies d'une ampleur jamais vu depuis la libération selon les mots d'Emmanuel Macron. Le feu a par exemple ravagé la forêt de Fontainebleau presque jusqu'aux portes de Paris. Pierre Jacques Main, est-ce que c'est ça les conséquences du dérèglement climatique ? un monde qui semble être inimaginable et qui devient réel.

Bah non, c'est on voit de plus en plus. Aujourd'hui, c'est les canicules. Demain, ce sera les inondations, les tempêtes, les ouragans.

Enfin, on voit bien qu'aujourd'hui le monde change. Je lisais une étude la semaine dernière qui racontait qu'en France, par exemple, les effets de la cannicule ont un impact majeur sur la structure du bâtis pour plus de deux pour plus de 50 % pardon des habitations en France. Donc, les conséquences, elles sont là.

La question des réponses. Certes, elles doivent se poser à l'échelle d'une élection présidentielle et il y aura des éléments de réponse, mais là aussi, quand je parlais tout à l'heure d'organisation internationale, je pense que c'est évidemment à l'échelle internationale qu'on doit réfléchir à comment aujourd'hui on agit euh contre ce dérèglement climatique, enfin contre ce oui, ce dérèglement euh climatique. Et et c'est là aujourd'hui le babless, parce qu'on voit bien que des grandes puissances, a commencé par les États-Unis, ne jouent pas le jeu.

La France joue correctement son jeu hein, elle est pas elle est plutôt à son échelle. C'est pour ça que on va se déchirer là pendant la présidentielle de qui est le plus écologique que que l'autre les Étatsunis et la Chine par exemple. Bah oui mais donc du coup c'est c'est c'est précisément oui enfin la Chine elle fait des beaucoup beaucoup d'efforts mais elle part tellement loin mais que quand même là aussi encore une fois je pense que c'est vraiment à l'échelle internationale que qu'on doit pouvoir imposer des sanction ça Julie Grazier en fait à l'échelle nationale personne ne peut rien contre le dérèglement climatique.

Ben c'est c'est tout le paradoxe de la lutte contre le dérèglement climatique. C'est c'est l'histoire du colibri et de la goutte d'eau. Vous savez qui arrive avec sa petite goutte d'eau dans le bec et on lui dit "Oui mais ça ne suffit pas".

Il répond oui mais si tout le monde le fait, ça serait mieux. Et mais il y a une telle disparité entre les poids des États, leur avancement technologique ou industriel que c'est infinement très difficile de coordonner tout ça et d'une manière qui soit juste pour tout le monde avec des conséquences très concrètes dans le quand on voit que les températures les plus élevées en France ont été relevées en Bretagne ces derniers jours. C'était vraiment dans l'Ouest.

Quand on voit le feu qui se rapproche des portes de Paris, on voit que dans le quotidien le le monde est vraiment en train de changer à nos portes. Nous sommes dans le monde du réchauffement climatique. Voilà.

Et nous sommes sur une planète inconnue parce que la dernière fois qu'il y a eu de tels niveaux de concentration de carbone dans l'atmosphère, c'était il y a 3 millions d'années à une époque où notre espèce Sapience n'existait pas. C'estàd qu'il y a aucun être humain qui a jamais vécu sur cette planète là. Et c'est pour ça qu'il y a un sujet, moi je suis plutôt optimiste, qui est en train de monter et la prise de conscience est totale, c'est l'adaptation. on sait qu'il va y avoir un minimum de réchauffement onère pas un maximum et auquel il va falloir absolument réagir mais je suis pas non plus pessimiste quant à l'atténuation c'est-à-dire baisser nos émissions de gaz à effet de serre depuis 10 ans, depuis les accords de Paris le le la tendance d'élévation des températures a chuté de plus de 1 degré.

Ça veut dire que on n pas fait assez mais on peut faire et il faut accélérer et continuer cas d'ici là il faut s'adapter jusque dans un certain nombre de symboles n'est-ce pas CAC ? Et oui, pour ce qui est du Canada et de leurs centaines de feux de forêt, ils vont devoir changer de drapeau. Ouais.

Merci CAC Valérie. Autre actualité de la semaine, l'adoption de ce qui sera serait ce qui restera sans doute pardon comme la la grande réforme sociétale du 2e quinquena d'Emmanuel Macron, la loi sur l'aide à mourir. Oui, Renault, un vote historique mais loin de faire l'unanimité.

Emmanuel Macron l'avait présenté comme une loi de fraternité censée concilier l'autonomie de l'individu et la solidarité de la nation. Mais pour ses opposants et bien c'est une rupture éthique majeure qui fait entrer le geste létal dans le soin. Julie Graziani, cette loi est-elle vraiment une loi de fraternité ou au contraire le signe d'une société qui ne sait plus vraiment accompagner les plus fragiles ?

Mais c'est le signe que les militants de l'hanie sont décidément sans vergogne. parce qu'il faut en manquer sacrément pour présenter comme une loi de progrès ce qui est une loi de régression pour partir dans cette escroquerie intellectuel qui consiste à soutenir et là a vraiment c'est ce moquer du monde qu'une personne qui est à ce point affaiblie vulnérable physiquement et psychiquement au point que la question de l'euthanasier se pose soit en même temps une personne suffisamment en pleine possession de ses moyens et de ses facultés mentales pour prendre de manière libre, éclairée et sans pression un choix aussi irréversible, attentatoire à sa vie. Vous voyez bien qu'il y a une contradiction et cette contradiction, elle est systématiquement escamotée par les partisans de l'euthanasie.

La 2e chose qui ne va pas vous entend peut-être on va on va y revenir tout en débat mais c'est de ne pas comprendre euh qu'à partir du moment où l'offreazique se développe nécessairement au détriment des moyens alloués au sein d'un accompagnement, vous allez placer les gatifs dans des situations à ce point épouvantables de souffrance qui ne sera pas soulagé qui n'uront pas d'autres choix parce que vous savez bien que dans ces cas-là et dans un système de contrainte budgétaire, il y a fort à parier que les budgets ne seront pas suffisamment fléchés vers ces cré et je le crains déjà et on le constate déjà puisque encore aujourd'h ça fait 10 ou 15 ans qu'on parle du développement des soins palliatifs et ça n'est toujours pas suffisant. Antoine Buenots, pourtant il y a cinq critères cumulatifs qui pour vous sont des gardes fous suffisants. Alors, je je respecte évidemment cette opinion.

C'est quand même des sujets qui sont tellement sensibles et et alors bon ce que ce que je vais dire n'engage que moi. Je c'est c'est important de le dire. Pour moi, oui.

Euh c'est un c'est un progrès, un un véritable progrès parce que partout où la liberté avance, il y a progrès. Je pense que je vais même aller plus loin. Pour moi, c'est un progrès assez timide, vous le dites, parce que euh c'est un véritable parcours du combattant, hein, ce ce cheminlà.

Il y a énormément de critères. On ne sait pas combien par exemple, par définition, on sait vraiment que les malades d'Alzheimer ne pourront pas être concernés puisqu'ils ne jouissent pas de d'un consentement éclairé jusqu'à jusqu'au dernier jour de leur vie. Pour moi, c'est une expression la plus haute de notre humanité, de notre humanité.

Non seulement l'humanité vis-à-vis des gens qui souffrent et pour et qui veulent être délivré de la vie, mais notre humanité de manière plus large parce que il me semble que on est vraiment humain quand on arrive à s'échapper de notre condition, c'est-à-dire à arrêter de subir un certain nombre de choses. Ça peut être arrêter de subir la douleur et vous avez raison les soins palliatifs, c'est fondamental, mais aussi arrêter potentiellement de subir la vie. C'est là qu'on est vraiment humain et cette évolution me semble être absolument inéluctable. dans le monde qui s'annonce.

En tout cas, un très long débat parlementaire avec trois lectures à l'Assemblée nationale. Exactement. et et pour les opposants pour les opposants à ce texte et bien les gardes de fois affiché ne suffisent pas derrière les critères que l'on vient de voir et bien la procédure collégiale et la procédure collégiale il voit un texte trop flou qui laisserait au médecin une responsabilité vertigineuse.

Justine Gruet, députée du groupe droite républicaine à l'Assemblée nationale dénonce même l'un des cadres les plus permissifs du monde. Nous décidons d'une société où un être humain pourra demander la mort et où un autre être humain pourra la provoquer avec l'autorisation de la loi. Nous connaissons ce texte par cœur.

Il demeure le plus permissif au monde dans un cadre très imprécis qui laissera les médecins décisionnaires face à leur conscience. Et Pierre Jacques Main, c'est le médecin le soignant qui est au cœur de ce système. Est-ce que trop de pression repose sur les soignants ?

Bah, je j'ai le sentiment en tout cas que cette loi que je considère effectivement comme étant une avancée, un progrès social donne un cadre qui permet justement aux médecins de de d'agir de manière encadrée et légale. Là où avant euh il y avait des actes qui étaient euh bah oui, bien sûr et qui étaient pas encadrés par la loi et qui étaient surtout parfois la discrétion des familles en concertation avec le le médecin. Mais là, il y a il y a aussi la possibilité pour le médecin de ne pas agir.

Il a son droit de la fameuse clause de conscience. Donc je trouve que cette loi est profondément juste et d'autant plus juste que on sait aussi aujourd'hui que une personne qui veut se donner la mort en toute conscience est en capacité s'il en a les moyens de partir à l'étranger pour le faire. 110 110 personnes sont parties en Belgique en 2025.

Donc c'est une réalité qu'on peut pas qu'on peut pas ne pas évoquer. Mais moi je trouve que les débats ont été à la hauteur. Certains je trouve allant justement sur l'argumentation, je trouve d'une forme de banalisation de la souffrance comme si j'entendais monsieur François Xavier Bami député européen expliquait que oui, ça fait partie de la vie de souffrir mais c'est c'est faire quand même peu de cas de gens qui sont en situation de détresse absolue, de souffrance absolue et et cette loi ouvre des perspectives euh non pas heureuses mais de de fin de vie, de de pouvoir éteindre la lumière. d'un choix.

Oui, ce qui me paraît important. Julie Gradiani, est-ce qu'il y a pas un risque d'inégalité territoriale dans cette dans l'accès à ce droit ? Parce que on le voit dans les territoires heureux, il y a déjà du mal à trouver des médecins et là il y a une chaîne qui est nécessaire de soignants et de médecins.

Est-ce que du coup il va pas y avoir un petit peu cette loi à deux vitesses en quelque sorte selon mon habite ? Ben oui. Alors Pierre évoquait justement l'inégalité aujourd'hui entre ceux qui peuvent aller à l'étranger réaliser Netzi et ceux qui ne le peuvent pas.

Demain en France il y aura deux autres inégalités. celle que vous venez de citer Margerie parce que pour déployer l'offreasique sur l'ensemble du territoire, ça suppose d'avoir des médecins qui soient disposés à le faire sur l'ensemble du territoire. Si bien que ce qui va se passer, c'est que la clause de conscience, elle va rapidement sauter euh dans les territoires où insuffisamment de médecins acceptent de pratiquer une eothanasie à l'instar de ce qui se pratique aujourd'hui pour les avortements et euh où la clause de conscience, vous le savez, extrêmement limitée, quoi qu'elle a été, elle existe mais mais année après année, elle est reniée.

La deuxième inégalité, ça va être que certains ceux qui auront les moyens pourront s'offrir dans des cliniques privées sans doute des soins palliatifs de qualité tandis que les autres ne le pourront pas et seront donc orientés vers l'offre dannasique. Un dessin de CAC. Ça y est, l'Assemblée nationale et le Sénat ont voté la loi sur l'aide à mourir.

Ça concernera seulement un nombre très réduit de patients tous mourant s'il en reste après la canicule. Merci CAC Marjorie, c'est maintenant l'heure de votre point quand même de la semaine. Alors, on va adopter la on va pardon on va aborder là un sujet extrêmement grave, encore plus grave que celui qu'on vient d'aborder.

Je plaisante bien sûr, ce n'est pas le cas puisqu'il s'agit de la défaite des bleus. Et oui, et la défaite des bleus qui a suscité à Lombon du grand n'importe quoi sur le réseau. Oui, terminé, battu 2-0 par l'Espagne si jamais vous vivez dans une grotte et que cette information vous avez échappé.

Alors, depuis mardi soir, la France est triste, la France va mal et certains ont même du mal à se remettre à leurs activités. Regardez, [musique] [musique] voilà, on pouvait tout supporter, la canicule, la rupture de stock des climatiseurs, mais pas la défaite des bleus. Mais la bonne nouvelle et bien c'est que cet échec a stimulé la créativité des internautes et sur les réseaux et bien vous le disiez c'est le grand n'importe quoi.

En ligne de mire Kylian Mbappé la star des Bleus qui est aussi joueur au Real Madrid et le plus ridiculisé. Le voici par exemple en petit bébé au bras des joueurs de la Rora ou en train de prendre son bain. Vous le voyez alors c'est la miniamal hein qui tient dans ses bras.

Exactement. C'est la miniamal qui tient dans ses bras. Alors, il n'y a pas que les internautes, hein, qui s'en amusent devant l'ampleur du phénomène.

Les entreprises et les marques ont aussi euh saisi la balle auubon. Alors, avec une telle défaite, que nous reste-t-il ? Et bien, la vengeance.

Certains magasins ont par exemple décidé de suspendre la vente de produits espagnols. Sur Facebook, voici par exemple ce qu'annonce le Leclerc de Perpignan. Suite aux événements tragiques, d'hier soir, nous avons pris la diffusion la décision difficile mais nécessaire de suspendre immédiatement et jusqu'à nouvel ordre la vente de toutes les spécialités venues d'Espagne.

Et attention à ceux qui voudraient faire des infidélités. Si l'un de ces produits tente de s'introduire sur le tapis en caisse, notre équipe le remplacera d'office par un camomember bien français. Bon alors, il s'agit évidemment d'une blague he amateur de chorizo et de Serano, ne paniquez pas, vous pourrez toujours en manger en apéritif ou sur votre pizza lors de la finale Espagne-Argentine de dimanche.

Alors la la palme de la meilleure vanne, elle revient quant à elle à Duolingo, l'application pour apprendre les langues sffendues d'un communiqué officiel qui n'est pas très officiel évidemment. Suite au résultat du match, elle annonce carrément la la suppression des cours d'espagnol. C'est personnel, peut-on lire ?

Vous remarquerez qu'elle prend les choses très au sérieux puisque son symbole la chouette est même vêtu d'un maillot numéro 10, le maillot de Mbappé et ça marche. Presque 100000 likes pour ce poste. Bref, on s'amuse, on se chambre Renault pour oublier notre peine.

Pierre Jacques, on l'a vu pendant cette coupe du monde, les Bleus ont été victimes de racisme et de discrimination tout au long de la compétition. la faire Mbappé avec la sénatrice paraguayenne mais aussi les propos de l'ex premier ministre espagnol Mariano Raroy. Mais cette semaine après la défaite c'est le joueur Lucadin qui en a fait les frais coupable d'une faute qui a conduit à un penalty.

Le racisme et la discrimination c'est un fléo qui grandraine le football. Comment est-ce qu'on fait pour lutter efficacement ? Bah il faudrait que les instances du international notamment de de football soient davantage proactive.

On voit bien qu'elles ont parfois du mal à arrêter des matchs quand il s'agit de d'actes racistes ou quand il s'agit d'actes homophobes ou quand les tribunes scandent des propos qui sont totalement intolérant intolérable. Euh je trouve qu'elles sont que les instances justement la la Fédération française de football ou le euh les instances internationales sont beaucoup trop euh laxistes. Bien sûr et et je je pense aussi quand même qu'il y a une forme de banalisation du racisme aujourd'hui en France de plus en plus exacerbée euh et et les politiques ont une responsabilité à ne pas faire des appels.

En l'occurrence pardon les joueurs français ont souvent été victimes de racisme de la part de de de dirigeants étrangers de responsable étranger. Si on si on décale la question du racisme sur la question de du football, même si évidemment il est très présent sur la sur la question de l'équipe de France de football, on voit bien quand même qu'en France, il y a une succession de faits euh raciste qui se qui se déchaîne et que donc il y a une banalisation qui n'est pas sans lien avec la montée de l'extrême droite aujourd'hui en France. Et là, je trouve qu'il y a une responsabilité de la part des hommes et des femmes politiques à ne pas faire appel comme on l'a fait sur la marche de l'antisémitisme ou comme d'autres l'ont fait sur les mobilisations contre le racisme à lier les deux.

Je pense qu'il y aurait une responsabilité à dire il faut une mobilisation générale sur le racisme contre le racisme contre l'antisémitisme contre toutes les formes de discrimination et chacun je trouve aurait sa place dans les hommes et les femmes politiques à le faire. Un dessin de CAC. Voilà, on se venge comme on peut par le boycott sur les spécialités espagnoles.

On ferme les rayons et si on perd samedi, on boudra la gastronomie anglaise. La quoi [rires] c'est vrai, on a moins à craindre. Le sacrifice sera moins compliqué.

Merci CAC. On va enchaîner mes amis avec des photos que vous avez choisi pour illustrer un autre sujet de l'actualité de la semaine que vous liez abordez dans cette émission. On va commencer avec votre photo Antoine Buenau.

Euh il s'agit du retour du retour de la guerre en Iran puisque les frappe américaine se multiplient de nouveau. Et oui, donc bah déjà la photo d'un point de vue esthétique, on voit bien la la puissance qu'elle a et euh et malheureusement ben la la guerre continue. Donc quand on aura plié cette coupe du monde et qu'on rentrera de vacances, on se retrouve on se retrouvera encore dans un monde où la crise d'ormous ne sera pas réglée avec les conséquences qu'elle pourra avoir.

Et là pour le coup, après ce qui s'est passé, après cette cet échec du retour de la paix, on ne voit pas comment les choses pourraient évoluer. Merci Antoine. Votre photo maintenant à vous J Grandiani, elle nous emmène dans le Tarn puisque 6 ans après, Cédric Jubilard a a avoué donc avoir assassiné son épouse et en l'occurrence même après avoir d'ailleurs déjà été condamné en première instance et dans l'attente du procès en appel.

H oui, donc ces aveux sont survenus à quelques semaines du procès en appel. On aimerait croire à de la rédemption ou à du remord. Euh en réalité, quand on voit le parcours du personnage de ce conseil euh de l'affaire, bien sûr, on n'est pas tous dans le dossier, mais euh mais l'opinion publique est quand même bien informé, on a l'impression d'un homme qui s'est toujours qui a toujours nourri son ego au détriment de son épouse.

Euh d'abord en la faisant travailler alors que lui se la coulait douce, ensuite en jouant au veœuf éplorer, après en laissant planer le suspense, était-il le coupable, n'était-il pas le coupable ? Et en menant un peu tout le monde par le bout du nez jusqu'à ses aveux. Et enfin, dernier temps finalement de cette dérive narcissique en revenant sur le devant de la scène à la faveur d'Aveu qu'on attendait pas qui rebraque à nouveau le projecteur sur lui.

Il y a quelque chose d'assez malsin dans tout ça. Merci Julie. Et on finit avec votre photo Pierre Jacques Main.

Vous nous emmenez à Cuba. Cuba qui s'enfonce dans la dans la misère et qui est plongé dans le noir. Oui.

Bah ce qui se passe à Cuba, ça relève pas de la politique étrangère, ça relève d'une politique qui vise à détruire un territoire, à affaiblir les populations avant tout parce que on voit des fils d'attente dans les pharmacies pour récupérer des médicaments pour les enfants, des mamans aller chercher du lait et qu'il n'en trouvve pas. Il n'y a plus de nourriture, il n'y a plus d'électricité, il n'y a plus de pétrole. L'asphyxie qui impose aujourd'hui les États-Unis à Cuba est absolument terrible.

Euh je trouve que la communauté internationale est assez peu réactive et ne réagit très peu. Merci Pierre. Un dessin de CAC qui a trait à la photo que Oui.

La photo choisie pardon par notre ami Antoine Buenau à propos du retour de la guerre en Iran. Et oui, USA Iran, c'est reparti. On reprend la guerre.

Pas du tout. On s'est mis d'accord sur une trêve de la trêve. Merci CAC.

Alors, c'est l'heure de baisser un peu la lumière et d'aborder un sujet un peu plus intime avec notre invité de la semaine, notre sexualité. C'est le sujet de prédilection de la journaliste Pauline Verdusier euh depuis déjà une dizaine d'années. Bienvenue à vous.

Alors, vous en explorez le le sens, vous démontez les idées reçues aussi, vous vous penchez dans votre nouvel ouvrage d'ailleurs sur la fréquence des rapports sexuels des Français. Trois soirs par semaine. Ça c'est le titre de ce livre par chez Grasset.

Mais c'est une injonction qui relève de la légende urbaine. On y on y reviendra dans un instant parce que cette injonction en fait, elle nous travaille tous collectivement et d'ailleurs vous aussi puisque vous racontez au au départ de ce livre votre propre expérience et le fait que dans votre cas que vous racontez vous journaliste spécialisé des questions de genre et de sexualité et bien après avoir eu votre premier enfant tout à coup plus en vie en fait rien une longue période d'abstinence vous dites 18 mois. Oui [rires] oui pour donner des chiffres.

Euh oui, en effet, du coup, j'ai connu donc vous êtes interrogé en fait, c'est ça ? Ouais, tout à fait. Euh j'ai j'ai connu cette expérience en effet d'abstinence sexuelle conjugale qui m'a interrogé.

Euh bon, après, j'ai interview beaucoup de femmes en postpartom et je me suis rendu compte que c'était quelque chose d'assez courant. Mais je me suis rendu compte que cette norme, elle nous travaillait tous et toutes collectivement puisque euh même moi qui suis journaliste spécialisée sur les questions de sexualité, j'étais en angoisse. J'étais angoissée de manquer, j'allais dire presque à mon devoir conjugal.

Bon, évidemment, c'est pas la question du tout et il y avait aucune pression de ce côté-là. Mais en tout cas, je me suis dit pourquoi cette norme travaille à ce point qui quel sont les origines en fait de cette norme-là ? Et donc, j'ai enquêté sur ce sujet et cette norme, elle se traduit d'abord par ce cette injonction qui fait donc le titre de votre livre trois soirs par semaine.

Oui. Alors, d'où ça vient ? C'est quoi ?

C'est cette légende urbaine ? Bah, justement, voilà, vous dites légende urbaine, je dis croyance collective, en fait, c'est quelque chose qui nous travaille à travers plein de médiums et et en premier lieu les médias. Moi, je viens de là, je suis journaliste.

Donc c'est vrai que moi, j'ai consommé beaucoup de presse féminine. J'ai a même travaillé. Et cette notion des deux trois fois par semaine, ça revenait souvent dans le discours des sexologues, des thérapeutes de couple ou en tout cas même dans mon entourage comme une norme à atteindre, un étalon du bien-être conjugal, un étalon de la bonne sexualité du couple.

Et je trouvais que cette norme, elle me semblait un peu délirante et surtout très étriquée parce que ça pourrait être beaucoup plus, ça pourrait être beaucoup moins et surtout ça traduit pas la question du plaisir et du désir. Donc elle est elle vient aussi de normes plus historiques. Au 19e siècle déjà il y avait des médecins qui recommandaient une certaine fréquence sexuelle.

Justement, j'allais vous demander dans dans votre quête, vous êtes remonté au à la dette conjugale du droit canonique et puis au médecins du 19e siècle. Vous venez de le dire. Expliquez-nous ce que vous avez trouvé dans cette histoire là.

C'est ça. Alors, c'est pas du tout exhaustif parce que je suis pas historienne mais j'ai interviewé euh des historiennes notamment Sylvie Chaperon qui a travaillé en particulier sur la sexologie au 19e. Et par exemple au 19e siècle, c'est intéressant de voir qu'il y avait déjà des médecins qui disaient que faire l'amour régulièrement euh dans le mariage évidemment hétérosexuel, c'était gage de bonheur conjugal et même de bonne santé physique.

Et en fait, ce qui est intéressant, c'est que ces discours-là, ils sont pas ils n'ont pas disparu. C'est-à-dire que maintenant, il y a encore des articles dans la presse par exemple qui qui vont lier fréquence sexuelle et bonne santé comme si ça allait nous prémunir de la maladie voire de la mort. Moi, j'ai il y a vraiment des articles, j'ai vu sur Doctisimo pour ne pas le citer, un article qui disait "Vous faites l'amour moins d'une fois par semaine, vous avez 70 % de risque de mourir dans les 5 ans." Ce qui ce qui est quand même ce qui est quand même gravissime.

Enfin, c'est assez criminel quand même de publier ce genre de de titre à mon avis. Donc on voit bien qu'en fait les origines de ce pseudo devoir conjugal, elles infusent encore aujourd'hui. Après, on est héritier en effet du droit canonique où là vraiment le mariage en fait ouvrait un droit euh au rapport sexuel et c'est pour ça que l'Assemblée nationale a légiféré récemment où il y a eu des débats autour du changement du code civil pour préciser puisque visiblement ce n'est pas acquis pour tout le monde que le mariage n'ouvre pas droit à une obligation à avoir des rapports sexuels.

Et pourquoi est-ce qu'on associe l'intimité à la sexualité ? parce que l'intimité, elle peut être émotionnelle, elle peut être intellectuelle, elle peut être plein de choses, mais on a l'impression que c'est vraiment la la sexualité qui est mise en avant. Ouais, absolument.

Bah ça c'est quelque chose aussi qui est documenté en sociologie à travers la notion de script sexuel. En fait, c'est un peu comme les scripts sociaux. Par exemple, vous allez au restaurant et ben vous faites tous la même chose.

Vous commandez un verre, vous le payez, vous dites merci. Et ben dans le couple et dans le romantisme, dans l'amour, le couple, la sexualité, il y a aussi des scriptes et il y a des scriptes sexuels et donc il y a des attentes sociales qui sont construites collectivement et qui relèvent de nos expériences mais aussi de représentation culturelle, cinématographique et cetera. On dit bah être un couple, c'est s'embrasser, se datterer, avoir un premier rapport sexuel, qu'est-ce que ça se passe bien pour que ça soit encore mieux ? et ensuite et ben une certaine fréquence sexuelle et notamment un COID pénétratif parce que on représente encore la sexualité essentiellement par le Covid pénétratif comme une manière de faire relation.

Pierre, oui, je je me posais une question, c'est quand les gens se racontent des histoires ou ont envie de raconter des histoires sur le trois fois par semaine, est-ce que derrière se joue la volonté de démontrer que on est dans une forme de jouissance permanente et queon est mieux que tout le monde et qu'on est on prend plaisir plus que les autres ou est-ce que c'est derrière tout ça une volonté de démontrer une forme de performance à soi et aux autres ? Bah en effet, il y a des recherches qui montrent aussi que on ment beaucoup à ce sujet ou en tout cas que c'est pas très clair même comment sont élaborées les statistiques parce qu' on se ment et on se ment à soi-même. Oui.

Ouais, les deux. [rires] Et en fait, on va avoir tendance peut-être à gonfler ce chiffre ou en tout cas à dire ce qui est attendu socialement. Et en effet, aujourd'hui encore, je pense que dire "Ah oui, avec mon mari, ma femme et cetera, on fait énormément l'amour." C'est encore vu comme un gage de longévité. ce qui ce qui est vraiment faux mais factuellement c'est-à-dire que moi j'ai interrogé des gens qui qui avaient des rythmes frénétiques et qui ont divorcé tout comme des gens qui étaient abstinents sexuel sur le long terme mais qui sont restés ensemble.

Voilà donc le le monde est complexe en tout cas et merci merci de nous éclairer jusque jusque sur ce sujet au combien important qui nous concerne tout justement euh enquête sur la fréquence de nos rapports sexuels entre mides et injonction trois soirs par semaine séché Grasset. Merci Pauline Verdusier d'être passé ce soir par le plateau du club de 28 minutes euh et la conclusion de de CAC. Bien oui, il n'y a pas que le sexe dans le couple.

Ça te dit qu'on discute ? Je peux pas, j'ai la migraine. Merci.

Merci Cak et voici maintenant l'histoire de la semaine de notre ami Alix Vanpé. Bonsoir Alix, bienvenue à vous. Ce soir, votre histoire Alix, c'est le scénario d'une opération secrète digne d'un véritable James Bond.

He à la manière d'un film d'action, en effet, je commence en vous racontant le climax. Nous sommes le 28 février 2026 à Teran, donc au tout début de la guerre en Iran. Une frappe israélienne touche le complexe où se trouve Marmoud Armadinjad, l'ancien président de l'Iran, de 2005 à 2013.

Les gardes d'Armadinjad sont visés mais lui est vivant. À ce moment-là, une Peugeot noire le récupère à toute vitesse pour l'exfiltrer avec à bord ses alliés, visiblement des agents du Mossade. Donc oui, vous avez bien entendu les services secrets israéliens auraient conduit Armadinjad en lieu sûr dans une maison en Iran.

Certains mélanges semblent pourtant impossible. L'eau et l'huile, l'eau et le feu. Israël est un négationniste qui a appelé à plusieurs reprises à rayer ce pays de la carte.

Spontané spontanément la combinaison ne fonctionne pas et pourtant Armadin Jad aurait été recruté par le Mossad il y a des années. C'est ce que racontent deux enquêtes absolument fascinantes qui sont sorties dans le New York Times et dans le journal israélien Arets ce lundi. Et pour comprendre, il faut rembobiner.

Après ces deux mandats à la tête de l'Iran, Armadin Jad, anciennement très conservateur, répressif envers ses opposants politiques, semble s'adoucir. Écarté à trois reprises de la course à la présidentielle, il commence un petit peu à dénigrer le régime des Molas. Il se met à parler de musique pop iranienne.

Il se met à dénoncer aussi la corruption des élites. Le Mossade s'intéresse alors à ce profil très intéressant. Un politicien blessé, ambitieux, qui est encore soutenu par une large part de la population.

Oui, comme un fruit qui aurait atteint la maturité, Armadin Jad ressemble à un collaborateur idéal. Reste à prendre contact avec lui. Et c'est là que la suite ressemble en effet à un James Bond ou à au bureau des légendes.

Selon le New York Times et Harrets, les premières rencontres ont lieu à l'étranger, d'abord au Guatemala et ensuite en Hongrie, donc deux pays qui sont alliés d'Israël. à Budapest en 2024, une vraie fausse conférence climatique est organisée dans cette optique et là pour semer ses gardes, Armadinjad prétexte, il a des rendez-vous avec des directeurs d'université et cetera. En réalité, il est en train de rencontrer les services secrets israéliens, notamment leur directeur de l'époque qui s'appelle David Barnea qui s'était déplacé pour l'occasion.

On ne faire pas un tel poisson chaque jour. Côté israélien, le plan commence à se dessiner. Il faudrait réinstaller Armadinjad à la tête de l'Iran un jour.

Et les enquêtes sont fascinantes parce qu'en fait, elle raconte une double MU. D'abord la mu d'Armadinjad qui s'est occidentalisé ces dernières années. Il a appris l'anglais, il a délaissé son ciré kaki pour des costumes.

Il a arrêté de citer le Coran aussi au début de ses discours. Benjamin Netaniaou aurait changé lui aussi. Le premier ministre d'Israël voulait au début déstabiliser simplement l'Iran et au fur et à mesure, il a voulu renverser le régime.

Ses proches collaborateurs trouvait que c'était une très mauvaise idée et la suite leur a donné raison. Le plan de Netaniaahu qui reposait sur une intervention kurde en Iran n'a pas abouti. Quant à Ahmadin Jad, visiblement contrarié, désabusé après son exfiltration selon le New York Times, il a quitté son lieu sur dans des circonstances assez floues.

Il serait maintenant assigné à résidence, détenu par les renseignements des gardiens de la révolution, désormais au fait en plus de ces liens troubles avec Israël, lien qu'il bref, l'échec semble très cuisant, humiliant absolument pour toutes les parties, pour le Mossad qui a peut-être été trop confiant, pour Armadin Jad qui a peut-être été trop accroché au pouvoir. Sans parler évidemment du grand perdant silencieux qui est le peuple iranien. Alors ironiquement, les services secrets israéliens avaient intitulé tout ça le chat beauté, cette opération de renversement du régime iranien.

Dans ce compte de Pér, un simple chat parvient par la ruse à faire de grandes choses alors que personne ne l'attendait. La fin est très optimiste et malheureusement la géopolitique n'est pas un compte de fait. Merci Alix.

On a hâte de voir l'adaptation cinématographique. Effectivement en attendant on a déjà l'adaptation dessinée. Elle est signée CAC.

Moi ça me rend un peu parano tout ça. Israël aurait tenté de recruter l'ancien président iranien. Tu crois que Deschamps a été recruté par les Espagnols ?

Va savoir. Bon merci CAC, on enquêtera. C'est l'heure maintenant de retrouver les judicieuses théories de notre ami Aurore Vincenti.

Ce soir, cette grande amie des bêtes nous rappelle que chez les primates, les mâles font la loi de la jungle et les femelles suivent le mouvement. Mais ça c'est en théorie. En théorie, chez les primates, les mâles dominent les femelles.

Fois de chimpanzé, le Boys Club l'emportera toujours sur des femelles contraintes et soumise. Et c'est comme ça, grâce à nos ancêtres les singes qu'on trouve des causes naturelles au patriarcat humain. Et même les scientifiques se sont laissés leurer par cette idée.

Sauf qu'en réalité, c'est faux. Chez les primates, le pouvoir est très bien partagé. La science a fini par démonter ce mythe trop humain de la dominance [musique] des mâles sur les femelles.

Plusieurs articles ont contribué au fil des ans à déconstruire cette idée reçue. Et en 2025, une [musique] équipe de primatologues franco-allemande, coucou, a publié une étude qu'elle [musique] a mis 5 ans à boucler et qui a fini par faire exploser cette théorie. Alors, dans les [musique] faits, comment ça se passe ?

Les mâles se battent entre eux, les femelles se battent entre elles et puis pour près de la moitié des combats, les femelles se battent contre des mâles. Et là, surprise, sur 121 espèces de primat étudié, dans 70 % des cas, ce sont tantôt les femelles qui gagnent, tantôt les mâles. Pour les 30 % restants, il y a à peu près la moitié des espèces comme chez les chimpanzés où ce sont nettement les mâles qui dominent et l'autre moitié comme les lémuriens où ce sont les femelles qui plient le game.

L'autre chose qu'on a longtemps cru, c'était que les mâles battaient pour le sexe et les femelles pour les momes et la nourriture. Ce qui est tout bonnement faux. Les mâles [musique] et les femelles se battent pour les mêmes raisons.

Le sexe, le fric et la célébrité. Non, ça ce sont les humains, je reprends. Les mâles et les femelles se battent pour les mêmes raisons.

Le sexe, la nourriture et la protection des petits. Alors, pourquoi avons-nous tant affirmer le contraire ? La philosophe des sciences de Hawei explique que toute connaissance est située, c'est-à-dire que derrière l'objectivité de la science, il y a des chercheurs qui ont une subjectivité qui teinte forcément leur recherche.

En vérité, les chiffres sont formells. La dominance claire des mâles sur les femelles ne concerne que 17 % des espèces. La cause de ces erreurs est donc bête et méchante.

Nous avons projeté sur les primates notre structure patriarcale. Et ben voilà, c'est bien dit. Merci Aurore Vincenti.

Un dernier dessin de CAC, ça sent les vacances. Ben oui, ça sent les vacances. Beaucoup de gens prendront l'avion donc je veux les prévenir.

Prévoiez de l'attente à l'aéroport surtout si vous passez la [rires] sécurité après madame Le Pen. Merci Cac, on sera patient. Merci à tous les amis.

On se retrouve demain à la même heure 20h05 sur 28 minutes samedi son club international. Comme toujours, on va se quitter en musique avec un clin d'œil. notre invité de la semaine qui est venu tout à l'heure nous éclairer sur le sens de notre sexualité, les idées reçues, les clichés et notamment cette fameuse injonction hein des trois soirs par semaine.

Mais d'où vient-elle cette injonction ? On a trouvé forcément Indochine évidemment. Mais trois nuits [musique] par semaine, c'est sa peau contre ma peau et je suis avec elle.

Mais trois nuit [musique] par semaine, mais bon dieu qu'elle est belle. À bout de souple comme une sirène, elle voit son corps qui se [musique] réveille. Elle arrachait tous ses vêtements par quelques gestes [musique] élégants. pose à ses mains sur elle a rougir