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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 26 juin 2026 10 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsRetraites

SÉBASTIEN CHENU : « Le gouvernement est totalement à côté de la plaque ! » (France 2)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:02OuverteRéponse directe

    On parle de la canicule et des mesures du gouvernement.

  • 0:15OuverteRéponse partielle

    Face à l'ampleur du phénomène, quelles mesures immédiates proposer ?

  • 0:25RelanceÉludée

    Avant l'anticipation, qu'est-ce qu'on ferait dans l'immédiat ?

  • 1:39OuverteRéponse directe

    Le gouvernement n'a pas anticipé. Le RN a-t-il anticipé ?

  • 1:47OuverteRéponse partielle

    Vous avez changé d'avis sur le GIEC ?

  • 3:04RelanceÉludée

    Vous répondez sur la climatisation, pas sur les causes du réchauffement.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:20Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, on voit bien que le gouvernement est pris de court d'abord. »
  • 0:28Invité politiquePromesse
    « Il faut aller vers un plan de climatisation qui soit le plus large possible. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Le gouvernement n'a pas mobilisé les moyens, c'est du rafistolage. »
  • 0:57Invité politiqueFait
    « Il n'y a même pas de ministre de l'écologie. »
  • 1:11Invité politiqueFait
    « D'autres pays, je pense à l'Italie ou aux États-Unis, sont climatisés depuis très longtemps. »
  • 2:21Invité politiqueFait
    « Nous, ça fait très longtemps qu'on défend la climatisation. »
  • 2:56Invité politiqueFait
    « Le gouvernement refuse d'aller vers la climatisation par idéologie. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « Nous, on défend le nucléaire. »
  • 4:40Invité politiqueFait
    « Nous, quand on défend la baisse de la TVA sur les carburants, c'est parce qu'on considère que les carburants sont des énergies. »
  • 6:19Invité politiqueFait
    « La climatisation, c'est un coût humain. »
  • 6:26Invité politiqueChiffre
    « Ça peut faire baisser de 47% la mortalité liée à la chaleur. »
  • 7:18Invité politiqueChiffre
    « Si toute l'île de France était climatisée, il y aurait une hausse d'1,5 degré à Paris. »
  • 8:51Invité politiqueFait
    « Ils ne peuvent pas empêcher Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle. »
  • 8:59Invité politiqueFait
    « Elle a démontré la non-intentionnalité. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu68 %
  • Présentateur32 %

1,9 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonjour Sébastien Chenuch. Bonjour Monsieur. On parle toujours de cette canicule et on devrait connaître aujourd'hui de nouvelles mesures proposées par le gouvernement. Hier, entre autres, le Premier ministre a confirmé le doublement de l'enveloppe pour la rénovation énergique des hôpitaux. Aujourd'hui, on le sait, les services d'urgence sont saturés. Face à un phénomène de telle ampleur, dans l'immédiat, qu'est-ce que l'on pourrait faire de plus ?

0:20
Sébastien Chenu

Aujourd'hui, on voit bien que le gouvernement est pris de court d'abord. Si vous voulez, il n'y a pas eu d'anticipation, il n'y a pas de pilote non plus.

0:25
Présentateur

Avant l'anticipation, excusez-moi, je vous coupe, qu'est-ce qu'on ferait dans l'immédiat ?

0:28
Sébastien Chenu

Aujourd'hui, il faut aller vers un plan de climatisation qui soit le plus large possible. C'est ça l'objectif à atteindre. Mais maintenant, on peut tuer. Oui d'accord, mais c'est facile quand on est devant le précipice de se demander si on saute ou on ne saute pas. Le gouvernement n'a pas mobilisé les moyens, c'est du rafistolage. Alors moi, je prends ceci comme tout ce qui va dans ce sens de climatisation va dans le bon sens en réalité, mais on n'est pas au niveau. C'est-à-dire qu'ils ont fait perdre beaucoup de temps, ils n'ont pas anticipé, il n'y a pas de pilote dans l'avion, il n'y a même pas de ministre de l'écologie.

Vous avez déjà croisé Mme Barbu, la ministre de l'écologie, elle est déjà venue à votre micro, vous parler des priorités en matière de réchauffement climatique. Donc ils sont totalement à côté de la plaque. D'autres sont allés beaucoup plus vite. Je rappelle que d'autres pays, je pense à l'Italie ou aux Etats-Unis, sont climatisés depuis très longtemps. Mais par exemple, dans les collectivités, vous me dites qu'est-ce qu'il faudrait faire tout de suite ? Il y a quelqu'un qui a été élu à Nice, Eric Ciotti. Il a, il y a trois mois, déjà enclenché un plan de climatisation pour ses écoles, qui sera efficient, évidemment, sur l'année 2027.

Donc évidemment qu'on peut aller très vite lorsqu'on anticipe. Ils n'ont pas anticipé, ils font du bricolage.

1:35
Présentateur

Alors, rapistolage, bricolage, dites-vous... Mais pas seulement. Pas seulement. Vous dites que le gouvernement n'a pas anticipé. Est-ce que vous, au Rassemblement National, vous avez anticipé un phénomène, encore une fois, d'une telle ampleur ? Aujourd'hui, vous vous êtes converti, on en parlait tout à l'heure en parlant des prévisions du CO2, au finalement, à ce que dit le GIEC, il y a quelques années, vous étiez sceptique. Marine Le Pen disait elle-même qu'elle jugeait le GIEC, les prévisions du GIEC très alarmistes. Est-ce que vous admettez que vous avez changé d'avis là-dessus ?

2:04
Sébastien Chenu

Non, on était d'accord sur les analyses, c'est-à-dire les constats, mais on pouvait avoir des divergences sur les portes de sortie, en tous les cas, les préconisations. Il y a des préconisations qu'on trouve très intéressantes. Il y a des préconisations, et notamment, il y avait au GIEC un débat, il y a toujours un débat au GIEC sur la climatisation. Nous, ça fait très longtemps qu'on défend la climatisation. La climatisation, ce n'est pas idéologique, c'est-à-dire qu'on pense que c'est une réponse concrète, que c'est une réponse... Mais c'est le remède, c'est une réponse. Moi, je parle plutôt des causes de... Mais sur les causes, le réchauffement climatique, on ne le nie pas.

Ça, ce sont des constats. Mais sur les remèdes, sur les portes de sortie, oui, il pouvait y avoir... Et il y a même au sein du GIEC un débat, puisque je vous rappelle que François Gemene, je crois, qui est un des présidents d'un des groupes de travail du GIEC, défend lui-même la climatisation, alors que GIEC, vous aviez un certain nombre de scientifiques qui ne la défendent pas. Mais il y a un blocage idéologique, je vais vous dire, sur la climatisation. Le gouvernement refuse d'aller vers la climatisation par idéologie. Dans leur fond vert, ils ne l'avaient pas mis, ils avaient sorti la climatisation. Il y a un blocage idéologique.

3:04
Présentateur

Je vous parle encore une fois des causes, et vous me répondez sur la climatisation, et on va y venir, et notamment sur les solutions que vous préconisez. Mais est-ce que vous pouvez, en quelque sorte, vous battre avec la climatisation pour la réparation du climat abîmé, et défendre tout ce qui contribue, finalement, à continuer à l'abîmer ? Je pense en particulier à votre défense des énergies fossiles, lorsque vous réclamez la baisse de la fiscalité sur les carburants. Et je ne parle pas de la guerre en Iran, vous le faisiez cet hiver, au moment de la vague de froid. Est-ce que, pour vous, c'est cohérent ? Est-ce qu'il n'y a pas un paradoxe ?

3:34
Sébastien Chenu

Nous, ce qu'on défend, c'est le localisme, c'est-à-dire consommer proche de chez soi, ce n'est pas de vivre avec des importations qui abîment, évidemment, la couche d'ozone, qui abîment l'environnement. Nous, on veut un patriotisme économique, on veut réindustrialiser le pays pour que cette consommation, ce localisme, il se fasse au plus près. Parce que c'est ça qui, évidemment, abîme beaucoup, c'est cette mondialisation qu'on nous a vendue comme heureuse. Donc, nous, on a toujours cette philosophie qui est de dire plus on consomme, plus on produit ici, plus on lutte contre le réchauffement climatique.

4:04
Présentateur

Néanmoins, je me permets de reposer cette question. Est-ce qu'on peut défendre la continuation, en quelque sorte, des énergies fossiles, notamment par la baisse des prix du carburant via les taxes, tout en constatant les dégâts du réchauffement climatique ?

4:19
Sébastien Chenu

Oui, il y a deux choses. Nous, on défend le nucléaire, là aussi encore. Oui, mais là, je vous parle des énergies fossiles. Est-ce qu'elles peuvent coexister ? Bien sûr qu'elles peuvent coexister. Et c'est parce qu'on défend le nucléaire et une France avec une économie décarbonée grâce au nucléaire qu'on peut défendre une baisse de la TVA. Parce qu'en fait, en réalité, c'est complémentaire et ça permet d'avoir surtout une vision à long terme et pas réagir au coup par coup. Nous, quand on défend la baisse de la TVA sur les carburants, c'est parce qu'on considère que les carburants sont des énergies. On ne peut pas vivre sans énergie. C'est un bien de première consommation.

4:49
Présentateur

Mais est-ce que ça n'incite pas les Français, les consommateurs, à ne pas changer de véhicule et passer au véhicule électrique, par exemple ?

4:55
Sébastien Chenu

Qui peut s'acheter, un, aujourd'hui, un véhicule électrique ? Ensuite, on voyait bien que l'obsession de l'électrique à marche forcée, c'est la ruine de la production de véhicules en France. Parce qu'on n'est pas adapté, on ne se donne pas le temps d'eux. Il faut aller vers cela, probablement, mais il ne faut pas, aujourd'hui, obliger, avec un coup près qui tombe, notre industrie automobile à changer, finalement, d'orientation au risque. Donc, il faut continuer, pourquoi on vous comprenne bien,

5:22
Présentateur

à rouler avec des voitures thermiques, tant que c'est nécessaire ?

5:25
Sébastien Chenu

Non, il faut aller vers l'électricité, évidemment, mais simplement accompagner, se donner le temps, parce que tout ce qui est obsessionnel, comme le souhaite l'Union européenne, en réalité, ça cause des dégâts. Mais surtout, il faut avoir des politiques pérennes, une vision des choses. Les énergies, c'est des biens de première nécessité, il faut faire baisser la TVA dessus. Et de l'autre côté, il faut continuer le nucléaire. Là aussi, le gouvernement a fait perdre beaucoup de temps aux Français sur le nucléaire. Et vous voyez, finalement, c'est parce que nous avons cette vision d'ensemble qui est une démondialisation. Nous, on ne croit pas à la mondialisation heureuse.

On peut, aujourd'hui, avoir des réponses cohérentes.

6:00
Présentateur

Vous en avez parlé à plusieurs reprises. Vous prônez la climatisation généralisée. Votre ami Jean-Philippe Tanguy, notamment, préconise un plan 100% Rénov', je le cite, chiffré à 20 milliards d'euros. En revanche, sur la climatisation, proprement dite pour tous, on n'a pas bien compris ce que vous vouliez. Et combien ça allait coûter, finalement, et qui allait payer ?

6:18
Sébastien Chenu

J'y viens, j'y viens, j'y viens. La climatisation, c'est un coût humain. Pourquoi la clim ? Parce que ça peut faire baisser de 47% la mortalité liée à la chaleur. C'est un coût économique. Le produit intérieur brut baisse de 0,3 à 0,5%. Et ça pollue, ils disent. Non, alors ça, il y a un débat, et je vous ramène. Je citais tout à l'heure un scientifique du GIEC, qui dit qu'effectivement, les débats étaient un peu, je reprends ce mot, enquistés avec des analyses qui ont 10 ou 15 ans, et que c'est en train d'évoluer au sein du GIEC. Nous, on reprend le rapport Pisaniféri, sur combien ça coûte.

Le rapport Pisaniféri dit qu'il faudrait mobiliser à peu près 20 milliards d'euros, mettons 3,5 milliards par an, pour climatiser, isoler l'ensemble des bâtiments publics. 3,5 milliards par an, c'est le coût de la journée de solidarité. Donc, effectivement, ça, c'est en investissement, ce que l'État pourrait mettre. De l'autre côté, il faut aider les Français à se climatiser à travers des prêts à taux zéro.

7:08
Présentateur

Et les études qui montrent, par exemple, que si tout Paris était climatisé, la température dans les rues augmenterait d'environ 1 degré ou 1,5 degré ?

7:16
Sébastien Chenu

Non, 0,5 degré. Ça dépend des études. Ce n'est pas si tout Paris était climatisé, c'est si toute l'île de France était climatisée, il y aurait une hausse d'1,5 degré à Paris. Mais en revanche, il y aurait une mortalité bien moindre, un coût en vie et un coût économique, les deux vont de pair, en l'occurrence, qui seraient bien moins importants. Donc, il y a des choix à faire.

7:34
Présentateur

On en vient à un autre sujet, le compte à rebours avant le 7 juillet. C'est dans 11 jours. Le 7 juillet, c'est le jour où la Cour d'appel rendra sa décision concernant Marine Le Pen. Sera-t-elle ou non éligible pour l'élection présidentielle ? Comment on vit cette période au Rassemblement national ? J'imagine que vous vous préparez aux deux scénarios ?

7:53
Sébastien Chenu

Oui, bien sûr, parce que nous, nous avons la chance d'avoir deux personnalités dans notre mouvement qui peuvent concourir et qui peuvent assumer les plus hautes charges de l'État. Mais ce n'est pas du tout la même chose, selon que ce soit elle. Non, bien sûr, ce ne sont pas les mêmes, mais Marine Le Pen est notre candidate. Elle est notre candidate naturelle, historique. Et Jordan Bardella s'apprête à pouvoir diriger son gouvernement.

Mais nous avons dit aux Français que si la justice privait Marine Le Pen de ce rendez-vous avec les Français, c'est quand même étrange que dans une démocratie, ce soit les juges qui décident de qui pourra être le candidat d'un parti politique, du premier parti politique de France. Eh bien, si la justice prive Marine Le Pen, eh bien Jordan Bardella prendra la relève. Nous, le scénario, il est assez clair. Et je pense que ce n'est pas le cas dans les autres familles politiques qui n'ont même pas de candidats au moment où nous nous parlons ou qui en ont 50 sous la même étiquette politique.

8:38
Présentateur

M. Chenu, je reprends ce que vous venez de dire. C'est étrange que les juges... Mais est-ce qu'ils doivent rendre une décision politique ou une décision juridique, judiciaire, en fonction des faits qui, selon eux, méritent ou pas une sanction ?

8:49
Sébastien Chenu

Je pense qu'effectivement, en fonction des faits, ils ne peuvent pas empêcher Marine Le Pen d'être candidate à l'élection présidentielle. Elle a démontré la non... En première instance, c'est ce qui avait été décidé. Oui, et on l'appelle. Elle a démontré la non-intentionnalité. Elle n'a jamais eu l'intention de commettre une faute ou un délit. Je crois que ça a été reconnu par beaucoup. Et par conséquent, elle est aujourd'hui celle qui porte les espoirs de beaucoup de Français.

9:10
Présentateur

On a appris hier qu'il allait y avoir une fête champêtre tout près de chez vous à Liévin, dans le Pas-de-Calais, le 4 juillet, juste avant la décision de la Cour d'appel. Avec Marine Le Pen et Jordan Bardella, c'est une façon de montrer qu'ils sont unis parce qu'il y a des divergences aujourd'hui. Personne ne les conteste, par exemple, sur le dossier des retraites.

9:28
Sébastien Chenu

Ce ne sont pas des divergences. Ce sont des candidats qui ne sont pas les mêmes. Ils n'ont pas la même personnalité. Ce ne sont pas des clones. Mais ils défendent les mêmes idées, ils défendent le même programme. Ils seront à Liévin chez Dany Paiva, le nouveau maire de Liévin, évidemment, début juillet, parce qu'ils seront au milieu des militants, au milieu des adhérents. Mais ils ont toujours défendu le même programme.

9:45
Présentateur

Le même programme, pardon. Au Frankfurter Allgemeine Zeitung, M. Bardella a dit qu'il était prêt à examiner un allongement de la durée de la retraite.

9:52
Sébastien Chenu

Non, il était prêt à examiner le financement de ce coût des retraites. Il n'y a pas de divergence entre le là-dessus. Marine Le Pen l'a rappelé, d'ailleurs, dimanche chez vos confrères de France Culture. Elle est attachée. Quand vous allez commencer à travailler avant 20 ans et que vous avez vos 40 annuités, vous pouvez partir à 60 ans et à 62 ans avec 40 annuités.

10:09
Présentateur

Et Jean-Bardella aussi, M. Chenu ?

10:11
Sébastien Chenu

Bien entendu, Jean-Bardella aussi. C'est notre programme. Maintenant, ça se finance en faisant entrer plus de jeunes sur le marché du travail.

10:18
Présentateur

Merci beaucoup Sébastien Chenu, vice-président du RN, député du Nord. Et c'est la suite de Télématin. Merci beaucoup.

10:24
Sébastien Chenu

Merci à vous.

SÉBASTIEN CHENU : « Le gouvernement est totalement à côté de la plaque ! » (France 2) — Sébastien Chenu · Pourquijevote