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interviewLCI· 25 avril 2026 12 min

Le ton monte entre les États-Unis et Emmanuel Macron|LCI

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Il est 10h46, merci de nous rejoindre en direct sur LCI et [musique] je salue Magalie Bartez. Bonjour Magalie, éditorialiste international LCI qui nous a rejoint. Je le disais tout à l'heure, le ton est monté entre les États-Unis et les Européens. nouveau tacle côté américain.

Il est venu hier du chef du Pentagone. Écoutez, l'Europe et l'Asie ont bénéficié de notre protection pendant des décennies, mais l'époque du parasitisme est terminée. L'Amérique et le monde libre méritent des alliés compétents, loyaux et conscients que l'alliance n'est pas une voie à sens unique, mais une relation réciproque.

On ne compte pas sur l'Europe, mais elle a bien plus besoin du D3 d'Ormous que nous. Elle ferait sûrement mieux de moins parler, d'organiser moins de belles conférences et de monter sur un bateau. Magalie, expliquez-nous un petit peu cette déclaration de PE7.

Concrètement, qu'est-ce qui irrite les Américains ? Alors, les Américains, l'administration Trump est furieuse que euh les Européens n'aient pas volés au secours euh de des Américains pour euh appuyer cette réouverture du D3 d'Ormous. Euh Donald Trump n'a cessé de faire la leçon euh euh aux Européens et à l'OTAN aussi, hein, estimant que l'OTAN devait être là pour en effet aider à rouvrir ce D3.

Alors, les déclarations de de Pete Exet vont vraiment dans la droite ligne de ce qu'a dit Donald Trump. don il est question là dans le dans ce dans ce sonore que l'on vient d'entendre, c'est la réunion qui s'est tenue à Paris il y a un peu plus d'une semaine où justement les Européens, on a vu Emmanuel Macron avec le premier ministre britannique, Kir Starmer, avec Méloni, la première ministre italienne, avec le chancelier allemand et en fait ils ont essayé de de se mettre d'accord justement pour une fois vraiment la paix revenue, le cesser le feu établi, essayer de et bien de rassurer les armateurs en escortant les bateaux et pour justement participer à cette au rétablissement de de cette liberté. Du coup, c'est pas assez pour les Américains, c'est trop tard peut-être.

Alors, au moment de la conférence de presse justement de cette réunion, moi j'étais à l'Élysée et au même moment, on a vu un message de Donald Trump disant au aux alliés européens mais tout ça c'est trop peu et c'est trop tard. Bref, tout ça est inutile. Et donc finalement, Pitex comme d'habitude reprend les propos de Donald Trump et va exactement dans le même sens en disant "En fait, c'est pas demain qu'on a besoin de vous, c'est aujourd'hui." Et de toute manière de toute manière c'est trop tard.

Du côté européen, en fait, on on ne va pas on on estime qu'on n' pas besoin on n' pas envie d'aller dans le mur aujourd'hui avec les Américains. On n' pas envie de se retrouver en première ligne face à cette euh menace iranienne et que ben les les Américains se sont lancés dans cette guerre que nous nous considérons comme illégale sans nous prévenir. On a été mis devant le fait accompli et que donc aujourd'hui nous nous participerons au rétablissement de cette liberté. maritime mais une fois que il y aura un cesser le feu du rap, on veut pas aller au CASPIP en fait.

Rina Bassiste. Oui. Non, je rejoins ce que Magali a dit mais quand on regarde en fait sûrement les intentions du président français Emmanuel Macron était bonne quoi.

Il a euh il a essayé justement de construire cette alliance pour les jours après pour accompagner et les bateaux. Et le problème est que au moment où on dit que qu'on a dit que la guerre euh américano-islien était illégale, en fait, on laisse plus la place pour des des dialogues avec la Maison Blanche. Ça c'est clair.

On peut pas jouer sur les deux camps. Il y avait un choix de la part de Paris et d'aller dans cette direction. Mais maintenant, il faut assumer cette choix.

Et qu'est-ce que ça veut dire assumer cette choix ? Ça veut dire que les Américains sont pas contents et qu'il y a pas moyen de parler avec eux. qu'on organise un une telle une telle réunion et qu'on se lance dans une telle initiative et qu'on les fait seul quand avant euh sans parler pardon avec les Américains avant sans se mettre d'accord avec les Américains qu'une telle opération va être utile, que ça va faire partie de la stratégie américaine.

Là bien sûr on on crouse le ces fosset qui existe déjà et on va vers une rupture parce que quand le président français dit que euh il y a des alliés qui sont pas responsables qu'on peut pas compter sur eux et quand il y a des insultes de ces gens de la part de Pit Excè et à un certain moment il y aura plus cette alliance, elle va plus exister. Euh je voulais euh vous faire rebondir général sur les mots de PEx7et. Est-ce que les Européens doivent monter sur un bateau et prêter main forte aux Américains ?

Je crois qu'il a il y a un problème fondamental avec cette équipe, c'est qu'il confondent une alliance avec le fait de disposer de supplétifs. Une alliance et notre alliance avec les États-Unis est forte, elle est constante, elle s'appuie sur des valeurs partagées à partir du moment où et donc nous discutons ensemble à partir du moment où les États-Unis se lancent dans une opération militaire seule sans consulter les Européens. Évidemment, il revient aux Européens ensuite d'évaluer les conditions.

Je crois que c'est fait par les chancelleries européennes de belle manière en construisant un temps d'après. Mais aujourd'hui, nous reprocher de ne pas être présent alors que nous n'avons pas été consultés ni sur le tempo, ni sur ni sur les modalités. Lorsqu'on parle de parasitisme, je trouve que l'expression est à la fois extrêmement fausse et désagréable.

Alors, on va voir ce qu'on dit Emmanuel Macron. Bonjour Nicolas Laurent, merci d'être avec nous. Vous êtes en Grèce où vous suivez le déplacement du chef de l'État.

Il a répondu Emmanuel Macron à ses attaques américaines hier. Oui. Discours très offensif du chef de l'État envers cet ancien allié devenu partenaire imprévisible et qu'il met quasiment au même niveau que la Chine en terme de fiabilité. c'est dire à quel point les relations se sont dégradées entre les deux pays.

Pour vous donner un petit peu le contexte du son que vous allez entendre, nous sommes à la gora d'Athène, l'un des berceau de la civilisation européenne et le président de la République débat avec le premier ministre grec Mitsoakis. Écoutez sa réponse lorsque le modérateur du débat lui demande la question sur ses relations avec les États-Unis. Écoutez, nous ne devons pas sous-estimer le moment actuel.

Nous avons un président américain, un président russe et un président chinois qui sont tous contre l'Union européenne et donc le bon moment pour nous de nous réveiller. Si nous ne croyons pas en nous-mêmes, nous n'avons aucune chance que les autres nous trouvent formidable. L'objectif d'Emmanuel Macron, c'est toujours le même, inciter ses partenaires européens à acheter français, acheter européens et à se détacher des États-Unis.

C'est ce qu' c'est ce qui est en train de faire la Grèce d'ailleurs qui vient d'acquérir une 4è frégate, la frégate kimone, navire ultra moderne de l'industrie française. Mais attention parce que quand on regarde dans le détail, on voit bien que l'armée grecque est encore très dépendante des équipements militaires américains et qu'il va falloir du temps pour qu'il s'en détache vraiment. Merci beaucoup Nicolas Laurent avec Matis Bill Guffer, le chef de l'État qui s'exprimera à midi.

Ce sera bien sûr à suivre en direct sur LCI. Elias Mazbunzi, je vous ai vu sourire au mots d'Emmanuel Macron. Qu'est-ce qui vous marque dans sa déclaration ? euh cette idée de la d'une troica ennemie, cette alliance dont enfin pas une États-Unis, Chine, Russie, voilà, c'est c'est vrai mais il faut voir que quels sont les détails dans les alliances d'abord entre les trois puissances qu'il a cité, plus la conjoncture mondiale, les circonstances, l'évolution de la situation et la relation bilatérale entre ces trois entre guillemets adversaire ou ennemi si vous voulez et la France.

Et si on tient compte de ces deux euh de ces deux éléments ou de ces deux paramètres, si vous voulez, on on peut comprendre la la la position, la phrase de du du président Macron euh dans la mesure où euh les autres, autrement dit aujourd'hui les les États-Unis qui qui ne manquent pas de d'attaquer la France euh devront tenir compte de ces deux paramètres dont on n besoin de parler. Magalie Bartes, pourquoi sur ce coup-là il a mis la Chine euh le la Russie, les États-Unis dans le même panier ? En fait, Emmanuel Macron est est en train d'essayer de dire qu'il a eu raison euh au niveau européen avant les autres parce qu'en fait quand il est arrivé euh au pouvoir, il a fait un grand discours d'ailleurs, c'était en Grèce sur justement la souveraineté euh européenne, la nécessité d'affirmer euh une Union européenne forte face justement au au grands aux grands ensembles en disant que l'Europe avait un un rôle à à jouer. aujourd'hui il revient en Grèce et en fait il dit voilà il faut travailler sur cette souveraineté européenne comme il c'est vrai comme il ne cesse de le de de le dire parce que bien on a bien vu les résultats de la guerre en en Ukraine le rapprochement entre la Russie et les États-Unis on voit bien qu'en effet l'administration Trump de toute manière ne veut pas de l'Union européenne estime que l'Union européenne c'est un ensemble extrêmement normatif qui met mal la liberté d'expression dans l'esprit des Américains.

On a bien vu he toutes les critiques notamment du vice-président J V-à-vis de de l'Union européenne. L'Union européenne, c'est vrai, est attaquée et en fait ce qu'essaie de faire Emmanuel Macron, c'est d'essayer justement d'entraîner un continent européen et comme le disait notre journaliste à essayer de de pousser à des achats européens, à une souveraineté européenne qui passe aussi par une volonté de couper avec les États-Unis sur un certain nombre de dossiers sur sur l'armement en tous les cas, d'essayer de retrouver une forme de souveraineté pour pouvoir se se détacher. et répondre à ces critiques permanentes de l'administration.

Emmanuel Macron dit c'est le bon moment pour le sursaut européen. Est-ce qu'il y a une forme d'urgence à ce sursaut européen rinabassiste ? Pour moi, il a 3 ans de retard et 3 ans de de la guerre en Ukraine parce que c'est ça en fait quand il met et la Russie dans le même paniers, c'est en fait pas pour comment dire agrandir les accusations contre les Américains, c'est en fait de dire oui, ils sont tous contre nous.

C'est pas que la Russie, on a un problème beaucoup plus grave. Mais d'abord le problème à l'origine c'était la Russie, c'est la Russie encore. C'est ça le premier problème et des Européens bien avant euh la guerre en Europe, parce que ça ça se passe ici et ça il y a un échec européen, il faut le reconnaître. cette volonté euh que Magali a bien expliqué de la souveraineté européenne.

Le président Macron pour l'instant il n'a pas réussi malgré tout les les les pertes et tous les tout ce que les Ukrainiens ils ont euh subi ces dernières euh 3 ans. Donc d'une certaine façon, je crois que les Américains s font un bon service aux Européens, s'ils poussent les Européens justement à aller dans cette direction, tant mieux parce que on a 3 ans de retard. Et j'aimerais aussi dire un tout petit mot sur la Grèce parce que c'est pas l'hasard que le président américain essay le président français essay de raller la Grèce.

La Grèce est l'alliée avec la Chypre qui ? La Grèce et l'Égypte sont les alliés d'Israël. Il y a une alliance sécuritaire extrêmement forte.

Israël, ça veut dire les États-Unis. Donc quand il essaie de convaincre les Grecs d'aller dans sa direction, il y a aussi cette volonté de dire "Vous n'êtes pas dans les camps des Américains et des Israéliens, vous êtes en Europe." Ouais.