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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 19 janvier 2026 15 minComplaisantActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalInstitutions & électionsSécurité

Ukraine : le documentaire en immersion dans la diplomatie d’E. Macron

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Ce film, vous avez eu envie de le faire le jour où, il y a presque un an, D.Trump et J.D.Vance humiliaient le président ukrainien en direct dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche.

  • 3:00FerméeRéponse directe

    D.Trump est persuadé que V.Poutine va très vite accepter ce plan de cessez-le-feu.

  • 5:00RelanceRéponse partielle

    Il est aussi très erratique. C'est un président sans perspective, Sans ligne stratégique, mais aussi sans patience.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:30A.-E.LemoineFait
    « Beaucoup de gens se souviennent où ils étaient lorsqu'ils ont vu ces images à la télévision le 28 février. »
  • 3:30P.CohenFait
    « Trump reste convaincu qu'il faut les renvoyer dos à dos, que c'est 2 belligérants à parts égales. »
  • 5:30G.LagacheFait
    « les Européens vont entourer Zelensky de façon à la fois stratégique, avec la naissance de la Coalition des volontaires. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

plus d'hôpitaux. Il n'offre plus rien. La seule économie, désormais, ou principale économie, c'est une économie de guerre.

C'est ce qui le maintient aussi dans une assurance d'un certain pouvoir. - A.-E.Lemoine: Ce film, vous avez eu envie de le faire le jour où, il y a presque un an, D.Trump et J.D.Vance humiliaient le président ukrainien en direct dans le bureau Ovale de la Maison-Blanche.

Ca a été diffusé dans les télévisions du monde entier. Ca prouve à quel point il y a un combat diplomatique mené par les Européens face à un président américain totalement imprévisible? de millions... de millions...

Beaucoup de gens se souviennent où ils étaient lorsqu'ils ont vu ces images à la télévision le 28 février. Trump a dit à Zelensky: "Vous jouez avec la 3e guerre mondiale." En gros, d'un coup, c'était "un partout, la balle au centre", alors que la Russie avait été l'agresseur de l'Ukraine.

On le savait déjà, mais c'était manifeste, il y avait une rupture entamée par l'administration Trump par rapport à la conduite traditionnelle de la diplomatie américaine. Je me suis dit, un peu comme un acte d'engagement, qu'il était nécessaire de documenter la façon avec laquelle l'Europe allait ou pas répondre à cela. Il me semble excessivement important pour le grand public, pour les téléspectateurs que nous sommes tous, de savoir ce qui se joue pour notre avenir.

A partir de ce moment, je me suis permis d'écrire au président de la République et à ses équipes, que je connaissais parce que j'avais, il y a 3 ans, fait un film, "Un président, l'Europe et la guerre", où j'avais déjà documenté les débuts de la guerre à travers les négociations diplomatiques que menaient l'Europe et la France. La France était présidente du Conseil de l'UE. Je leur ai proposé de documenter tout cela.

C'est ainsi que j'ai commencé à travailler. - A.-E.Lemoine: Vous filmez notamment un coup de fil.

E.Macron appelle D.Trump pour lui annoncer que V.Zelensky, on est en mai dernier, va accepter un cessez-le-feu de 30 jours.

D.Trump est obsédé par le prix Nobel de la paix. ... - A.-E.Lemoine: D.Trump est persuadé que V.Poutine va très vite accepter ce plan de cessez-le-feu. - P.Cohen: Ce qui est fascinant, dans cette histoire, c'est que Trump reste convaincu qu'il faut les renvoyer dos à dos, que c'est 2 belligérants à parts égales.

Il n'a pas compris que si la Russie arrête la guerre, il n'y a plus de guerre mais que si l'Ukraine arrête la guerre, il n'y a plus d'Ukraine. - G.Lagache: Ca fait partie des questions qu'on se pose tous...

Un certain nombre de diplomates et d'experts m'ont dit qu'il y avait une fascination, déjà au moment de la première administration de Trump...

Une fascination de Trump pour Poutine. C'est un leader fort, un autocrate. Deuxièmement, il y a chez Trump et dans l'idéologie qu'il représente la volonté de reformer des alliances.

Il y a la Chine d'un côté, les Etats-Unis...

Il y a la volonté d'augmenter les mètres carrés des Etats-Unis. Ca se joue avec le Groenland. Il veut être d'égal à égal avec Xi Jinping, dictateur, V.Poutine, dictateur... - A.-E.Lemoine: On voit comment les chefs d'Etat européens, dont E.Macron, doivent ménager l'imprévisible D.Trump et le très dangereux V.Poutine.

Notamment lorsque, plutôt que d'accepter le cessez-le-feu de 30 jours de V.Zelensky, il propose des pourparlers aux Ukrainiens. Il faut éviter une réaction trop vive de Kiev. ... - A.-E.Lemoine: On voit à quel point c'est un perpétuel exercice d'équilibriste. - G.Lagache: Oui.

La dernière fois, quasiment, que Zelensky a parlé à Trump, c'était le 28 février. Ca a été un désastre. Juste après, il se passe 2 choses.

La première: les Etats-Unis, comme pour punir Zelensky, suspendent l'aide militaire et le renseignement pendant quelques jours. Ca a des conséquences très concrètes sur le terrain. Les Russes peuvent reprendre l'avantage sur des régions comme Koursk. 2e point: les Européens vont entourer Zelensky de façon à la fois stratégique, avec la naissance de la Coalition des volontaires...

On se dit que Trump veut un cessez-le-feu et qu'on va donc y travailler à partir du moment où on est capables, Européens et alliés, d'offrir des garanties de sécurité suffisantes à Zelensky. 3e point: on va faire une forme de coaching dans la façon d'aborder Trump. C'est quelqu'un d'extrêmement sensible à la flatterie.

Il y a une façon "subtile", mais pas si subtile que ça, De le prendre, et surtout de ne pas surréagir à des réactions qui pourraient conduire à isoler de nouveaux Kiev et donc Zelensky. - P.Cohen: Il est aussi très erratique.

C'est un président sans perspective, Sans ligne stratégique, mais aussi sans patience. Il a des à-coups où tout d'un coup, il s'énerve contre celui qui paraît être son allié, V.Poutine.

Ca arrive à la mi-juillet. Il perd patience et hausse le ton à l'égard du président russe. Il lui donne 50 jours pour trouver un accord sous peine de sanctions.

Réunion à l'Elysée, où on ne pense pas que le président russe sera très impressionné. ... - E.Macron: Je suis très inquiet du truc des Américains. 50 jours, c'est bizarre.

Je pense que les autres s'agitent. Je suis pas du tout positif. Je partage pas le mood ambiant.

Il dira "c'est pas ma guerre". Trump est dans un mood...

Il s'est pas plus impliqué que ça. - P.Cohen: Vous avez assisté à des phases de découragement du président? - G.Lagache: C'est pas tellement le genre de la maison, que ce soit lui ou d'autres.

Qu'il y ait des agacements...

C'en est une manifestation. Mais un diplomate m'a dit que la diplomatie était un sport de combat. Une des phrases que j'entends souvent, c'est "on lâche rien", quand bien même il y a des lignes sinon coupées, un mur à Washington.

Il faut toujours continuer à engager. L'enjeu est là. Les Européens prennent des décisions très rapides.

En février, la Coalition des volontaires...

On peut juger la décision, mais les décisions sont prises. Augmenter les budgets de défense...

Le problème, c'est que leur exécution prend du temps. L'autonomie stratégique se fait pas en un claquement de doigts. On a parlé en novembre de la vente de 100 Rafale à l'Ukraine, mais ça se fabrique pas sur les arbres.

Ca va mettre des années. Il faut à la fois essayer d'accélérer l'autonomie stratégique et, de l'autre côté, on peut pas ne pas engager les Américains, quel que soit le point de vue que les uns et les autres peuvent avoir sur la personnalité de D.Trump. - P.Lescure: Ce qui est aussi frappant dans votre film, au-delà de la personnalité de D.Trump, c'est de voir comment les diplomates doivent batailler pour essayer de comprendre ce que veulent faire ou vont faire les Américains.

Témoin: cette scène où le conseiller diplomatique d'E.Macron essaie de joindre ses interlocuteurs théoriquement habituels à la Maison-Blanche. - G.Lagache: Vous essayez d'appeler qui? - Les Américains disponibles.

S.Witkoff, la Maison-Blanche...

Mais tout le monde est très occupé, en ce moment. - G.Lagache: Ils sont pas faciles à joindre...

Tonalité. - Voilà... - G.Lagache: Là, l'idée de les appeler, c'est quoi? - De vérifier ce qu'on peut faire ensemble pour le sommet de l'Otan la semaine prochaine. - P.Lescure: Un sénateur républicain artisan de sanctions dures contre la Russie finira par rappeler.

On voit dans votre film que toute l'année, la France et l'Europe tentent de maintenir coûte que coûte, et c'est pas facile, le contact avec l'administration Trump. - G.Lagache: Oui.

Encore une fois, jusqu'à présent, on ne peut pas se substituer aux Etats-Unis, pas encore complètement. Le renseignement américain, qui est une clé pour les Ukrainiens dans leur résistance à l'ogre russe, est essentiel. Ce renseignement, on n'est pas capables, aujourd'hui, de s'y substituer, pour ne prendre que cet exemple.

On doit continuer à les engager. Avec ce qui se passe aujourd'hui et surtout à partir de demain à Davos sur le Groenland, le ton semble être en train de changer. - A.-E.Lemoine: Même s'il faut garder Trump comme allié sur la question de l'Ukraine, en s'opposant avec lui sur le dossier Groenland. - G.Lagache: Derrière Trump, il y a l'administration américaine, l'état-major militaire, qui continue des discussions nourries avec les Européens et l'Ukraine. - E.Tran Nguyen: Sur le ton qui change, un style D.Trump nous inonde sur les réseaux sociaux, parfois violent.

On sent qu'on s'adapte. Le Royaume-Uni vient de créer un compte TikTok qui fait beaucoup réagir. Il fait la promotion des autorités face à l'immigration illégale.

On y voit des arrestations de migrants renvoyés à la frontière et des chiffres. ... - E.Tran Nguyen: Un compte librement inspiré de ce qui se passe outre-Atlantique, avec le compte de l'Ice, cette police anti-immigration qui diffuse ses arrestations sur les réseaux sociaux.

En France aussi, on change de manière de communiquer. Le ministère des Affaires étrangères a lancé un compte, French Response, qui vise à répondre aux attaques mensongères dont la France est la cible, mais avec les codes des réseaux sociaux et de l'humour. Ainsi, quand la France est accusée par E.Musk d'être un pays fasciste, la réponse est cette photo d'E.Musk faisant un salut nazi.

Quand on nous traite de porcelets, on répond avec cette citation. Dernier exemple, beaucoup plus actuel. Lorsque la Maison-Blanche poste cette illustration en s'adressant aux Groenlandais, le compte officiel du Quai d'Orsay donne cette 3e option en postant le drapeau européen.

Une stratégie totalement assumée par J.-N.Barrot, qui encourage même les ambassadeurs à s'inspirer de cette méthode. - J.-N.Barrot: Je vous invite, mesdames les ambassadrices et messieurs les ambassadeurs, à vous inspirer de cette méthode et de cette posture.

L'information y est donnée avec une posture franche teintée d'humour, de dérision. Nos adversaires savent désormais que s'ils portent atteinte à notre image, ils peuvent être ridiculisés par French Response. - E.Tran Nguyen: Ridiculiser l'adversaire, c'est un peu une trumpisation de la politique européenne.

Est-ce la bonne méthode? - G.Lagache: En tout cas, ça montre que la communication est devenue un enjeu. - E.Tran Nguyen: Il y a une guerre de l'information. - G.Lagache: Evidemment, mais aussi une guerre de la communication.

C'est propagande contre propagande. C'est extrêmement important. C'en est une manifestation. - A.-E.Lemoine: "La guerre, Donald Trump et nous, 2025, l'année