L'édito de Pascal Praud du mardi 3 mars
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour à tous et bienvenue à l'ord des pro ce matin sur Europin jusqu'à 10h et sur ses news jusqu'à 11h. Il n'est pas d'arme plus égoïste si vous me permettez cet adjectif que l'arme nucléaire. Elle appartient au seul président de la République.
Elle ne se partage pas ni avec un commandement militaire en France, ni avec un pouvoir politique à l'étranger. C'est la responsabilité suprême d'un homme qui appuie ou non sur le bouton rouge. Il est difficile de décoder le concept de dissuasion avancée qu'a proposé hier Emmanuel Macron.
Il a 10 qu'elle ne sera pas un partage de la décision. On comprend que la dissuasion avancée est une collaboration avec nos voisins. Sous quelle forme ?
L'avenir le dira. Est-ce l'installation par exemple de missiles français en Allemagne ? C'est possible.
Il y a aussi chez Emmanuel Macron la volonté de se poser en leader de l'Europe. Son mandat s'achève dans un an. Chacun devine qu'Emmanuel Macron aimerait une nouvelle aventure et diriger l'Europe, ce qui correspond à sa vision fédéraliste, qu'il l'avoue ou non.
On remarquera que l'Allemagne fait un choix stratégique différent en renforçant son armée conventionnelle et en musclant son industrie. Retour aux fondamentaux. Le discours d'Emmanuel Macron aura rassuré les Français.
Sans doute, ils sont inquiets si j'en crois les sondages. Ils valident l'idée de renforcer la position nucléaire française. Mais avec quel argent ?
Voilà une question qu'Emmanuel Macron n'a pas abordé hier. Okay.
Emmanuel Macron