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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 2 mai 2019 13 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asile

1er mai 2019 à Metz : intervention de Jean-Paul Garraud

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:47PrésentateurFait
    « Nous savons bien que l'Europe de Schengen est totalement incapable d'organiser et de faire respecter de véritables frontières aux limites territoriales de l'Union. »
  • 3:23PrésentateurChiffre
    « Il faut que les 28 pays composant l'Union en soient d'accord. »
  • 3:37PrésentateurPromesse
    « Mais nous n'avons pas le temps, nous n'avons plus le temps. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

Mes chers amis, dans 26 jours, c'est le jour J, les élections, le retour tant attendu devant le peuple, le recours au peuple pour élire nos représentants au Parlement européen, seule structure issue du suffrage universel. Nous voterons et ferons voter pour cette alliance européenne des nations, pour la sauvegarde de notre identité, notre histoire. Notre culture pour un programme qui place au premier rang de nos préoccupations la place de la France dans l'Europe et la protection des Français qui doivent retrouver la maîtrise de leur destin. Dans 26 jours, nous aurons enfin l'occasion d'aller aux urnes et de signifier à M. Macron et sa clique notre rejet de leur politique.

Le 26 mai au soir, ils doivent comprendre que notre victoire est le résultat d'une lame de fond commune à tous les pays de l'Union qui ont les mêmes revendications, les mêmes aspirations, retrouvés leurs racines dans une Europe qui ne cèdera plus à la mondialisation, aux accords de libre-échange, aux lobbies et aux grands groupes financiers. Une Europe qui doit absolument se transformer de l'intérieur, qui doit enfin connaître l'alternance. Une Europe qui, sans se replier sur elle-même, protégera les Européens et chaque peuple qui la compose, notamment des vagues migratoires totalement incontrôlées et sans fin.

Pour l'Europe et la France en particulier, pour nos valeurs, pour notre identité, notre démocratie, c'est une question ni plus ni moins de vie ou de mort. À cause de la lâcheté, de l'irresponsabilité ou même de la connivence de certains gouvernements qui, depuis plus de 30 ans, ont cédé à une sorte de démagogie de politiquement correcte, qui, en fait, ont tous manqué du courage nécessaire à l'anticipation de cette question migratoire.

Nous sommes maintenant dans l'urgence absolue, d'où la première obligation du retour aux frontières, puisque nous savons bien que l'Europe de Schengen est totalement incapable d'organiser et de faire respecter de véritables frontières aux limites territoriales de l'Union. Ce ne sont pas les promesses de Macron qui prétend réformer Frontex et créer 10 000 postes de garde frontière de l'Union qui nous rassurent. D'abord, parce que, malgré toute la volonté jupitérienne et monarchique de leur auteur, une nouvelle organisation ne dépend pas du sieur Macron. Il faut que les 28 pays composant l'Union en soient d'accord.

Ensuite, même en cas d'accord, il faudrait des années pour tout mettre réellement en œuvre. Mais nous n'avons pas le temps, nous n'avons plus le temps. La répartition par quota des migrants dans les pays de l'Union, décidée par la Commission européenne, enterrinée par le Parlement européen, y compris par les députés issus des républicains français, ne l'oublions pas, est un véritable scandale. Prendre une telle décision, sans même consulter les peuples, sur une question aussi essentielle, constitue un abus de pouvoir. Prendre la décision du retour des djihadistes, sur le sol français, sans consulter le peuple également, va au-delà de la seule irresponsabilité de nous gouvernants.

Car c'est accroître les risques de nouveaux attentats, c'est faciliter la radicalisation de tous ceux qui seront en contact avec ces terroristes, revenus sur le territoire. Et ceci est criminel ! Et en plus, on nous ment. Il est faux de dire qu'ils seront judiciarisés, d'après l'expression du ministre de l'Intérieur. Cela ne veut rien dire. En tout cas, ceux qui sont déjà revenus ne sont pas emprisonnés, et ça, c'est une certitude. Il est faux de dire qu'ils seront extrêmement surveillés, d'après l'expression de la ministre de la Justice. Cela ne veut rien dire non plus. La plupart des terroristes, auteurs de carnage, étaient déjà fichés S, et donc surveillés.

Remarquez, ce n'est pas la préoccupation essentielle de la ministre de la Justice qui n'a qu'une seule opécession, munir les détenus de téléphone et les faire voter aux prochaines élections. Voilà où nous en sommes ! Voilà où nous en sommes ! Mes chers amis, je vous ai rejoints car j'ai dressé ce constat de l'urgence pour la France. J'ai dressé le constat de l'impuissance de mon ancienne famille politique, minée par les divisions, forte en parole, mais pas en actes, ayant voté au niveau européen des dispositions contraires à leur programme actuel, ayant été au pouvoir en France, mais n'allant pas au bout des promesses électorales de 2007.

Je sais par contre que vous êtes d'abord, que vous êtes d'abord et avant tout, courageux, que malgré la stigmatisation, les caricatures des bien-pensants, des soi-disant progressistes, voulant vous faire passer pour de mauvais Français, des extrémistes, vous avez gardé le cap, la foi dans la patrie, vous êtes avant tout des Français, quelles que soient vos origines, et fiers de l'être. Je suis heureux d'être avec vous pour mener ce combat au premier rang duquel, pour moi, se trouve la lutte contre l'islamisme, le communautarisme, le terrorisme, de nombreuses guerres trouvent leur raison d'être dans l'islamisme, ce nouveau totalitarisme, ce nouveau fascisme.

J'aimerais tant que toutes les démocraties se liguent pour combattre ce fléau destructeur, que tous en France et dans le monde, nous nous rendions compte des ravages de cette idéologie et des sombres perspectives qu'elles portent. Quand la Cour européenne des droits de l'homme empêche la France d'expulser un terroriste au motif qu'il risque de subir dans son pays de destination des traitements inhumains ou dégradants, elle va à l'encontre des droits de l'homme, les nôtres. Quand la Cour européenne des droits de l'homme laisse la porte entreouverte à l'application de la loi islamique, la charia, elle va à l'encontre des valeurs premières de la démocratie et de la laïcité.

Quand la Cour de justice de l'Union européenne en fait de même en estimant que le voile islamique peut être tolérée dans les entreprises françaises, elle franchit un nouveau pas en faveur d'un des symboles de l'islamisme. Toute ma vie professionnelle, de magistrat et politique, de député, j'ai lutté contre ce totalitarisme. Juge l'instruction, j'ai remonté des filières de mouvements salafistes financés par l'argent de la drogue. Redevenu magistrat en 2012, j'ai construit d'initiatives tout un projet de réorganisation de la justice antiterroriste. Macron en a repris certaines dispositions totalement inopérantes car parcellaires.

Député, j'ai construit notamment la loi sur l'interdiction de la burqa avec la consécration d'une nouvelle notion d'ordre public, l'ordre public social ou sociétal qui nous permet d'affirmer et surtout de défendre et de promouvoir nos valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Ce nouvel ordre public, il l'est dans la loi. Il suffit à nos gouvernants d'avoir le courage de le saisir, de le brandir et surtout de l'appliquer. Les droits de l'homme, ce ne sont pas les droits de chaque individu pris isolément, ce sont les droits de chaque individu au sein d'une société, d'une démocratie qu'il s'agit de préserver.

Nous savons bien que l'homme pris isolément peut être capable du meilleur comme du pire mais que c'est quelquefois dans le pire qu'il est le meilleur. Grâce à la société démocratique et à cet ordre public social qui existe dans la loi, la société est en droit d'interdire des comportements qui vont à l'encontre des règles posées par la société dans son ensemble. Les droits de l'homme ne peuvent en aucune façon s'opposer aux règles sociales posées par la société. C'est la conclusion juridique. Il suffit de l'appliquer. Il suffit d'en avoir le courage. En 2010, c'était un progrès trossé, c'était un progrès considérable d'être parvenu à cette avancée. Le droit était enfin avec nous.

Mais le pouvoir de l'époque et ceux qui lui ont succédé n'ont pas livré cette bataille. Ils ne l'ont même pas entamée. Alors, bien sûr, tout a continué et tout s'est amplifié. Décidément, la guerre contre le terrorisme, l'islamisme, c'est dans les mots, mais pas dans les actes. Pour les discours, la dose est dépassée. Il est insupportable d'entendre nos gouvernants rabâcher selon un scénario immuable que l'État sera implacable et que force restera à la loi face à toutes ces atteintes à nos principes fondamentaux. Alors que la liste des victimes du terrorisme s'allonge, encore le 20 avril dernier, avec les terribles attentats du Sri Lanka.

Alors que les actes anti-chrétiens se multiplient et que des centaines de nos églises et cimetières sont vandalisées, profanées, incendiées, seules sont perdues, seules sont perdues d'avance les batailles que l'on ne livre pas. Les batailles, nous, ça nous connaît. Cette bataille, je la reprends avec vous pour la poursuivre au Parlement européen. Cette bataille, je la reprends avec Jordan Bardella, notre épatante tête de liste et tous nos remarquables colistiers. Je la reprends avec Marine Le Pen, que je ne remercierai jamais assez de m'avoir permis de revenir aux services actifs.

Je la reprends au sein de ce Rassemblement national qui s'inscrit dans le sens de l'histoire, tout comme des mouvements analogues dans tous les pays européens. Nous avons vu et entendu Matteo Salvini à l'instant. Dans 26 jours, nous serons en mesure de constituer un grand groupe de l'Europe des Nations et des Libertés et de retrouver notre souveraineté, de retrouver notre destin. Dans 26 jours, nous serons les premiers du scrutin. J'en suis certain. Et ensuite, plus rien ne nous arrêtera. Les digues, les digues sauteront. Les ralliements interviendront. Les alliances électorales se feront. Et après toutes ces années, le pouvoir nous reviendra. Et la France gagnera.

La France que nous aimons, celle qui explique pourquoi nous sommes ici tous réunis aujourd'hui, celle que nous avons en partage, celle que nous avons en héritage, celle que nous laisserons avec fierté à nos enfants. Alors, votez. Et faites voter le 26 mai pour notre liste. Un seul tour. Votez utile. Votez utile. On arrive. Merci. Merci beaucoup. Merci à vous. Merci. Merci.

12:36
Locuteur

Merci.