"La rentrée est un peu compliquée" après la cyberattaque dans l'académie de Nantes, selon les chefs d'établissements
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Défensif 70 %
Questions et réponses
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- 0:22OuverteRéponse directe
Sans doute, à quelques minutes de la rentrée, comment vous allez déjà ?
- 0:42OuverteRéponse directe
tout est numérisé aujourd'hui dans la composition des classes, les manières de communiquer entre vous, l'affectation des profs, c'est tout ça qui a été pénalisé ?
- 1:19OuverteRéponse directe
Ça veut dire que vous avez dû faire les listes, les compositions des classes, limite, avec un papier et un crayon ?
- 2:06OuverteRéponse directe
côté famille, c'est que l'accès aux environnements numériques, par exemple Pronote, doit recommencer aujourd'hui.
- 3:00OuverteRéponse directe
Vous avez eu le temps, vous, de préparer cette mesure ?
- 4:19OuverteRéponse directe
C'est la dernière rentrée avant la prochaine élection présidentielle. C'est donc une rentrée sans grande réforme.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:26Invité politiqueFait
« la rentrée a été un petit peu compliquée à préparer compte tenu de la cyberattaque dans l'éducation nationale. »
- 0:50Invité politiqueFait
« Oui, tout a été coupé et on a récupéré les communications que je dis dernier, et encore pas avec les enseignants. »
- 0:59Invité politiqueFait
« On a récupéré les listes d'élèves ce week-end, enfin les bas élèves, et ce matin, nous récupérons l'accès à la liste des enseignants. »
- 1:53Invité politiqueFait
« on se rend compte que l'utilisation du numérique doit être mieux protégée. »
- 3:03Invité politiqueFait
« Alors, ici, on avait un petit peu anticipé, en fait, parce qu'on avait entendu dire que ça devrait passer. »
- 3:25Invité politiqueFait
« le recteur, dans sa réunion de rentrée, nous a dit qu'il y aurait de la souplesse. »
- 4:27PrésentateurChiffre
« Vous avez enchaîné huit ministres en neuf ans. »
Temps de parole
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À 8h moins le quart, Nicolas Creusel, l'invité d'ici matin à ce jour de rentrée scolaire, c'est la proviseure du lycée de Basse-Goulen.
Et qui est secrétaire académique du SNPDEN, c'est le syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale. Bonjour Fabienne Dubourg.
Bonjour.
Merci d'être avec nous en direct, j'imagine, déjà dans votre établissement, dans votre bureau à Basse-Goulen. Sans doute, à quelques minutes de la rentrée, comment vous allez déjà ?
Ça va, même si la rentrée a été un petit peu compliquée à préparer compte tenu de la cyberattaque dans l'éducation nationale. Mais bon, les choses se font, ça revient doucement.
Les choses se font, dites-vous, ça a vraiment créé un sacré bazar, cette cyberattaque, parce que tout est numérisé aujourd'hui dans la composition des classes, les manières de communiquer entre vous, l'affectation des profs, c'est tout ça qui a été pénalisé ?
Oui, tout a été coupé et on a récupéré les communications que je dis dernier, et encore pas avec les enseignants. On a récupéré les listes d'élèves ce week-end, enfin les bas élèves, et ce matin, nous récupérons l'accès à la liste des enseignants. Donc, vous voyez, c'est un petit peu, bon, ça se fait, mais c'est vrai qu'il y a plein de travail qu'on pouvait faire d'habitude la semaine avant la rentrée, et qui, bon, nous précipitent un petit peu cette semaine.
Ça veut dire que vous avez dû faire les listes, les compositions des classes, limite, avec un papier et un crayon ?
Alors, limite, alors c'est vrai qu'heureusement, on a d'autres outils privés, et quand on était bien avancé en juillet, ce qui a été un petit peu compliqué aussi cette année, puisque avec les nouveaux concours enseignants, les affectations des enseignants étaient très tardives, mais ceux qui avaient avancé avant la coupure de l'été, bon, étaient moins pénalisés. On avait réussi à télécharger pas mal de choses, donc bon, mais c'est vrai que certains collègues ont été très, très pénalisés par cette coupure, et on est un petit peu surpris que, enfin surpris, on se rend compte que l'utilisation du numérique doit être mieux protégée.
Oui, ça, effectivement. C'est vrai que, alors, la bonne nouvelle, apparemment, côté parents, pardon, côté famille, c'est que l'accès aux environnements numériques, par exemple Pronote, doit recommencer aujourd'hui. Enfin, ce matin, ça ne marchait pas, mais bon, on va espérer que ça marche. Pour vous, c'est aussi important, parce que le lien avec les familles, il est très fort dans ces premiers jours de classe.
Bien sûr, et puis c'est toujours une inquiétude quand on ne peut pas accéder aux services. Alors, en ce moment, il n'y aura que l'emploi du temps et on va distribuer les emplois du temps en papier, mais c'est vrai qu'il faudrait que les accès reviennent rapidement pour les communications et puis, bien sûr, après, pour tout ce qui est accès à la vie scolaire des élèves, c'est-à-dire retard, absence et notation notamment. Bon, c'est vrai qu'il n'y a pas forcément besoin le premier jour.
Non, mais on espère que ça va s'améliorer dans les prochains jours. Alors, Fabienne Dubourg, le défi de cette rentrée au-delà de la question numérique, c'est aussi lié au niveau de la technologie, d'ailleurs. C'est l'interdiction désormais du téléphone portable dans les lycées. Vous avez eu le temps, vous, de préparer cette mesure ?
Alors, ici, on avait un petit peu anticipé, en fait, parce qu'on avait entendu dire que ça devrait passer. Donc, on a réfléchi l'année dernière. Alors, on ne pensait pas que l'interdiction serait totale, entre guillemets. Enfin, c'est vrai qu'on peut faire des exceptions. Nous, on a laissé un lieu dans les bâtiments où c'est accessible. On a fait voter le règlement intérieur en juillet. Mais c'est vrai que, de toute façon, le recteur, dans sa réunion de rentrée, nous a dit qu'il y aurait de la souplesse.
Et c'est un peu obligatoire, puisque quand on veut changer le règlement intérieur d'un établissement scolaire, il faut consulter les élèves, il faut consulter le conseil d'administration, le conseil pédagogique. Et donc, ça ne peut pas être fait dès la rentrée. Mais en gros, là, pour l'instant,
les smartphones, ils sont dans le sac à dos, ils sont dans le casier, ils ne sont pas ouverts, évidemment, en classe. Vous n'avez pas attendu cette loi pour faire que les profs puissent faire...
Sauf à demande de l'enseignant.
Alors, on est en train de...
La liaison est un peu délicate.
On est en train de vous permettre. Alors, si on vous retrouve, Fabienne Dubourg, on a bien compris que déjà, effectivement, c'était interdit en classe et que ce n'est pas ça la nouveauté. Est-ce que vous êtes toujours là, Fabienne Dubourg ? Oui, super. C'est votre dernière... C'est la dernière rentrée, pas la vôtre dernière à vous, mais la dernière rentrée avant la prochaine élection présidentielle. C'est donc une rentrée sans grande réforme. Vous avez enchaîné huit ministres en neuf ans. Je ne sais même pas si vous connaissez le nom de celui de l'actuel, d'ailleurs, tellement que ça a changé. À quelques mois de la présidentielle, vous vous dites quoi ?
Ça y est, les politiques nous foutent un peu la paix ?
Non, il n'y a pas de grande réforme, c'est sûr.
Bon, malheureusement, on ne vous entend plus. Je suis désolé, je suis obligé d'arrêter l'interview, Fabienne Dubourg, parce que la liaison est devenue totalement inaudible. C'est regrettable. Mais en tout cas, on vous remercie pour votre disponibilité. Et on espère, on vous souhaite une très bonne rentrée. On souhaite d'ailleurs une très bonne rentrée à tous les chefs d'établissement, tous les enseignants et tous les élèves. Ça commence maintenant dans une petite dizaine de minutes pour ceux qui reprennent les cours à 8h. Fabienne Dubourg, syndicat national des personnels de direction de l'éducation nationale, invité d'ici Loire-Océan ce matin. Merci.