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Discours / meetingRassemblement National (sur YouTube)· 15 mars 2018 5 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalImmigration & asile

16ème Congrès du FN - Pour une Union des nations européennes : Intervention de Nicolas Bay

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 50 %Attaque 40 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:06PrésentateurFait
    « Les mêmes qui nous ont livré au chômage de masse et à la désindustrialisation veulent maintenant une hypothétique harmonisation sociale, sans dire la vérité sur ce qui en résulterait. »
  • 0:52PrésentateurFait
    « Qu'est-ce qui est plus antisocial que le détachement des travailleurs ? »
  • 1:02PrésentateurChiffre
    « On en avait 517 000 en France en 2017, c'est-à-dire 46% de plus qu'en 2016. »

Temps de parole

  • Présentateur100 %

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Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

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Présentateur

Chers amis, où en est cette Europe sociale qu'il nous avait promise ? Les mêmes qui nous ont livré au chômage de masse et à la désindustrialisation veulent maintenant une hypothétique harmonisation sociale, sans dire la vérité sur ce qui en résulterait. Lorsque le SMIC est à 280 euros en Roumanie, qu'il est à 1500 euros bruts en France et dans les pays d'Europe occidentale, et bien évidemment cette harmonisation sociale aboutirait sans doute à un salaire minimum à 700 ou 800 euros, c'est-à-dire à un effondrement du pouvoir d'achat des Français. Et leur volonté d'harmonisation fiscale, elle est exactement du même acabit.

Il s'agit en réalité de la première étape, on l'a compris, vers un impôt européen qui, loin de se substituer à une fiscalité nationale qui est aujourd'hui confiscatoire, s'y ajouterait. Alors, qu'est-ce qui est plus antisocial que le détachement des travailleurs, qui est l'une des mesures phares mises en œuvre par l'Union européenne au cours des dernières années ? On en avait 517 000 en France en 2017, c'est-à-dire 46% de plus qu'en 2016. Et nous l'avons vu à Bruxelles avec nos députés européens, tous les députés socialistes, macronistes, LR, votent pour le travail détaché.

Et la clause Molière, défendue par les pompiers pyromanes comme Wauquiez, n'est d'ailleurs en fait qu'une tentative d'en atténuer les effets désastreux de cette concurrence déloyale et de cette véritable préférence étrangère. Et aujourd'hui, vous l'avez vu, le gouvernement veut réserver des emplois à des prétendus réfugiés qui ne sont pourtant là, on le sait, que pour des raisons économiques, c'est-à-dire qu'ils vont mettre en place une véritable clause migrant.

Mais dans le fond, ils ne veulent pas seulement des travailleurs détachés, ils veulent surtout des hommes et des femmes détachés, sans identité, sans racine, sans attache, ni civilisationnelle, ni nationale, ni entrepreneuriale, ni familiale. Et on touche là à l'un des grands dogmes de l'Union européenne, celui de la libre circulation. Libre circulation des capitaux, qui permet d'asservir l'économie réelle à la finance. Libre circulation des biens, qui permet la concurrence sauvage. Et la libre circulation des personnes, qui permet et qui justifie l'immigration massive que nous subissons de façon ininterrompue depuis des décennies.

Ils veulent la disparition de tout lien, de tout ce qui relie, de tout ce qui enracine. C'est vrai de la Commission européenne à Macron, car c'est la même philosophie qui les anime, cette idéologie mondialiste, ultra-libérale, sans-frontieriste. La politique sociale qui est mise en œuvre illustre le modèle de société qu'on promeut. La justice sociale, qui n'a rien à voir, et qui est même le contraire du socialisme dogmatique et sectaire, c'est un État qui assume réellement ses missions fondamentales.

Aujourd'hui, avec Macron, mais c'était vrai hier avec Sarkozy et Hollande, nous avons un État qui n'est plus capable d'assumer aucune de ses missions régaliennes, qui n'est plus capable de protéger les Français, ni leur sécurité, ni leurs emplois. En somme, un État qui est absent partout où il devrait être, et qui est omnipotent là où il n'est pas légitime. Un État qui laisse en liberté les criminels et les djihadistes, mais qui persécute les automobilistes. Un État qui délaisse nos anciens dans des EHPAD délabrés, mais qui soigne gratuitement les clandestins. Un État qui ruine notre agriculture par des accords de libre-échange, et laisse deux agriculteurs se suicider chaque semaine.

Mais pourquoi subissons-nous des accords commerciaux contraires à nos intérêts vitaux ? Et bien parce que nos dirigeants ne dirigent plus, qui sont totalement soumis à l'Union Européenne, totalement aux ordres, de tous les délires, de toutes les lubies et de tous les caprices de M. Juncker. Finalement, dans tous les domaines, y compris les plus essentiels, ces folles politiques qui sont imposées par l'Union Européenne sont contraires aux valeurs profondes de l'Europe. Cette communauté de civilisation et de destin que forment les nations et les peuples de notre continent.

Pour qu'une véritable justice sociale s'exprime, il faut un peuple qui se reconnaisse à la fois un passé et un avenir commun. Pour qu'un espace de solidarité existe, il faut qu'il soit défini et délimité. Le cadre national est par essence le plus protecteur, et donc le siège légitime, naturel des solidarités. Et d'ailleurs, les peuples d'Europe ne s'y trompent pas en appelant de leur vœu la seule vraie Europe, une Europe des nations, une Europe des libertés, une Europe des coopérations, aujourd'hui en Autriche et en Italie. Et nous y, nous l'espérons et nous y travaillons, demain en France. Merci.