Défense, prime d'activité, apprentissage... Jean-Pierre Farandou dans le 8h30 franceinfo
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonjour Jean-Pierre Farandou. Bonjour. Merci d'être avec nous sur France Info.
Bonjour Paul. Bonjour à tous. Avant de parler salaire et pouvoir d'achat, un sujet qui concerne aussi le travail.
Donald Trump menace de taxer à 200 % nos vins et champagne. Emmanuel Macron lui a répondu hier au forum économique de Davos. De nouveaux droits de douanes fondamentalement inacceptables, d'autant plus lorsqu'ils sont utilisés comme moyens de pression contre la souveraineté territoriale.
Nous préférons le respect à l'intimidation et nous préférons l'état de droit à la brutalité. Brutality. Le vin mais aussi d'autres secteurs sont menacés.
Vous le ministre du travail êtes-vous inquiet pour l'emploi en France ? Bah je pense il faut faut d'abord exprimer quelle est la situation. Enfin la situation est sérieuse, elle est grave.
Vous avez raison. Il y a une tension très très forte entre les États-Unis et l'Europe en général et la France en particulier. On en connaît le contexte hein, c espèce de rapport de force autour du Groenlande avec une menace territoriale sur un bout de l'Europe, une menace économique donc maintenant avec des des droits de douanes et donc il y a un rapport de force qui s'installe.
Ce rapport de force il faut le jouer. Plus plus la France sera forte dans une Europe puissance plus sera force de forjoua et que peut-être ces fameux droits doigts n'arriveront pas. La mais n'est pas dite.
Il faut il faut se lancer dans la bagarre et pour opposer une résistance force. C'est le choix du président de la République pour la France et pour l'Europe. Je pense que plus nous serons déterminés euh moins les conséquences économiques seront fortes pour nos pour nos entreprises.
Justement, je vais vous lire une citation à Davos du Premier ministre canadien qui a été très applaudi, Marc Carni. Il dit "Les puissances moyennes doivent agir ensemble car si nous ne sommes pas à la table des discussions, nous sommes au menu. Est-ce qu'avec ces nouvelles taxes sur le 20, nous de la France sommes au menu Donald Trump pour vous On voit les enjeux et là encore et c'est une conviction très profonde et notre président de la République et du gouvernement le salut de la France c'est dans l'Europe.
La France toute seule est un pays important certes, mais dans un match contre les États-Unis on pèse pas assez. Si on est ensemble sepaire d'abord et ça pour le coup le militaire on revient au travail le militaire c'est des commandes des commandes d'armement des commandes d'équipement et l'industrie française est très forte en matière en matière de de tout ce qui est défense et armement. C'est pour ça que vous partez à Sartrouville après dans une usine d'aéronautique.
Justement, exactement, je pars à Sartrouville parce que je veux engager tout le soutien du ministère du travail à travers France travail par exemple. Par exemple, on va créer une force spéciale défense au sein de France Travail pour nous mobiliser complètement pour amener tous les travails nécessaires pour que notre industrie de défense puisse développer. J'étais dans le VAR la semaine dernière 10000 emplois créés dans le secteur de la défense d'ici 2030.
Donc vous voyez que c'est une menace d'un côté, c'est une opportunité formidable de l'autre de réarmer à la fois notre défense mais réarmer notre NC et toute notre économie pour peser notamment face à Donald Trump parce que les Européens aussi doivent activer l'outil antiicoercition, ce qu'on appelle le bazooka économique au risque d'entrer dans une guerre commerciale avec les États-Unis au risque aussi de de menacer encore plus l'emploi. Bah il faut il y a une forme de rapport de force qui nous est imposée par le président Trump. Il faut pas en avoir peur.
Il faut il faut jouer ce rapport de force en utilisant tous les instruments que sont les nôtres. Plus euh l'Europe sera unie, plus elle sera forte, en montrant d'ailleurs qu'elle a des atouts et sur la défense et sur l'industrie. Et la France est très bien placée dans ces deux secteurs.
Plus je pense que ce rapport de force sera rééquilibré et que peut-être les menaces faites par le président Trump n'arriveront pas. Au-delà de cet instrument anticoerci surnommé le bazooka de l'Union européenne, nous annoncez, vous nous annoncez ce matin donc la création d'un département de défense dans ce qu'on a appelé avant Pôle Emploi qui s'appelle France Travail. C'est ça concrètement, ça va être quoi ?
C'est des offres d'emploi liées au monde de la défense. On se rend compte qu'effectivement dans le casre d'ailleurs du budget, le fameux budget, vous savez qu'il y a 6,7 milliards d'euros supplémentaires dans le budget. Si on finit par avoir un budget un moment, on va finir par l'avoir.
On s'en rapproche de de de fait de donner enfin un budget au français. 6,7 milliards d'euros supplémentaires, c'est des commandes pour notre industrie. Voilà, ces commandes pour notre industrie, c'est de la production.
Alors, ça va du chaudronnier qui va souder souder du métal pour fabriquer un nouveau un nouveau sous-marin jusqu'à des ingénieurs cyber. qui vont travailler sur les systèmes de commande de nos armements. Voilà, donc c'est on voit une gamme d'emplois très importants, très technique d'ailleurs, très ingénieurs, très techniciens, des métiers nobles, des métiers de l'industrie.
Il faut aider à fournir énormément de travailleurs qualifiés à cette industrie. Pour y arriver, ben il faut rassembler nos forces. Il manque combien d'emplois ?
Enfin, combien d'emplois supplémentaires il faut ? Je vous dis ri dans le VAR, c'est une un exemple 10000 emplois créés. Donc, il va falloir trouver 10000 personnes.
On les trouvera peut-être pas que dans le VAR d'ailleurs. Peut-être faudra venir aussi, il faudra faire venir des gens d'autres d'autres régions françaises. Pour y arriver, l'enjeu est considérable. il est décisif, il faut s'organiser.
Voilà, donc on va dédier une équipe au sein de France Travail qui sera au contact de la défense, qui sera au contact de toutes les industries pour bien qualifier les besoins et ensuite regardera tous les viviers de demandeurs d'emploi. Il faudra élargir d'ailleurs ces sources hein aux hommes, aux femmes, aux jeunes, aux moins jeunes, aux travailleurs en situation de handicap, aux gens dans l'insertion. Il faudra mobiliser toutes les forces de travail de ce pays pour donner à nos industries les moyens d'être à la hauteur des enjeux.
Jean-Pierre Farandau en 24 he Donald Trump a publié un SMS privé du président Emmanuel Macron et il a aussi rappelé deux fois qu'il ne serait bientôt plus au pouvoir. Écoutez le président américain. Vous savez Emmanuel il va pas rester bien longtemps.
C'est un ami, c'est un chipe. Je l'aime bien mais il ne va pas rester encore très longtemps. Et moi, je préfère retrouver des des gens qui sont directement impliqués dans les affaires, pas qui sont sur le déclin.
Est-ce que c'est une humiliation ? Et est-ce qu'on peut euh peser quand on est humilié comme ça et quand le président est renvoyé à la fin de son mandat par un Ouais, je pense que d'abord le le président Trump passe sous sidence de deux un fait très important, c'est que il va euh présider le G20 dans dans les mois qui viennent et notre président Macron, il va présider le G7. Donc si on est responsable, je pense que le président du G20 d'un côté, le président du G7 de l'autre devrait plutôt travailler ensemble à à à caler à calibrer la croissance de l'économie mondiale.
Ça me semble alors que Donald Trump a refusé de se rendre à la réunion de de Paris demain. Bon, il verra mais je veux dire le G7, il sera un G6 dans ce cas-là. Mais bon, on verra bien.
Et deuxièmement, deuxièmement, le président Trump lui aussi, il a une échéance électorale qui s'appelle les midtermes, qui se présente pas si bien que ça d'ailleurs parce que les chiffres économiques aux États-Unis sont moyens, notamment sur l'emploi, sur l'inflation, l'inflation qu'il a créé lui-même en mettant des droits de douanes. Forcément, ces droits de douanes renchérissent le coût des marchandises importées et on le voit dans l'inflation au aux États-Unis. Sans sûr, nous partons maintenant.
Alors que le gouvernement avait promis de ne pas avoir recours au 493 sur le budget, vous l'avez dégainagé lundi. On écoute l'insoumise Mathilde Panot sur France info. Mais en plus donc d'être un gouvernement minoritaire, et bien c'est un gouvernement de menteur puisque ils avaient promis de renoncer au 493 et qu'ils se rendent bien compte qu'ils n'ont aucune majorité.
Vous êtes un gouvernement de menteur. Non, mais ça renvoie à ce qu'on appelait la méthode le cornu que j'ai d'ailleurs participé à déployer. J'ai rejoint ce gouvernement, vous savez le le ce qu'on appelait le cornu 2 le le au mois d'octobre 2025.
Bah ça a quand même pas mal marché la méthode le cornu qui est une méthode de dialogue, de recherche de compromis, de convergence sur la sécurité sociale, ça a marché et Dieu sait que tout le monde nous disait que allez pas y arriver. Nous y sommes arrivés. Et d'ailleurs, j'ai été un acteur très direct euh ben de la recherche des convergences et et des compromis.
Ça c'est vrai mais on a quand même passé un mois sous loi spéciale. On n' pas eu de budget en décembre. Mais vous dites quoi comme Sébastien Lecnus ?
C'est un semi-échec. Oui. Alors sur la partie budget de l'État effectivement semi-échec, semi-uccès, c'est un succès sur le contenu parce que le compromis a fonctionné sur le contenu.
Voilà, je suis convaincu que les discussions qui sont intervenues du Parti socialiste républicain en passant par les partis du du bloc central vont produire un contenu et c'est celui-là qui est proposé. Voilà, il faut bien se rendre compte, ce 493, c'est pas du tout un 493 de brutalité parlementaire. On n jamais autant discuté au parlement. 350 he des débats importants, il y a eu débat, il y a eu respect du parlement.
Mais si on avait laissé faire le vote, le texte qui allait arriver était invotable parce que les extrêmes, on l'ont tiré à U et à Diad. Donc le seul moyen de maîtriser le contenu, c'était que le le gouvernement s'empare du 493 pour proposer euh au Parlement le contenu de ce cont. Alors vous vous êtes très satisfait du contenu de ce budget, le Parti socialiste aussi, mais ça pose un problème au patron qui parle d'un choc de défiance.
En fait, ce sont les entreprises qui vont payer le contenu de ce budget. Vous comprenez qu'ils se sentent trahis les patrons. On peut avoir discussion.
Moi, je j'écoute ce qui se dit. J'ai pas tout à fait le même avis quand même hein. Euh vous savez, on parle en terme d'imposition, on a beaucoup dit l'imposition, mais il y a 99,9 % des entreprises qui ne verront pas le fiscalité changer.
Alors reste les grandes entreprises, c'est vrai, il y a eu des basit de patriotisme économique. Je trouve qu'en ce moment qu'on fasse appel au bons résultats des grands groupes français et pour mobiliser de l'argent pour financer les efforts de défense qui va revenir aux entreprises comme je l'ai dit, ça me paraît pas déraisonnable. Même quand c'était censé être une taxe exceptionnelle, même quand vous aviez dit que vous baisseriez certains impôts de de production et que finalement ces impôts ne sont pas baissés et qu'en parallèle une taxe qui devait durer 1 an est reconduite.
Bah vous comprenez qu'il y a qui qui s'interroge sur le le poids de la parole politique la confiance. Mais vous avez parlé de de poids exceptionnel, vous croyez pas que la période est exceptionnelle. Vous voyez quoi ?
En ce moment, la France doit pas plutôt se resserrer plutôt que se diviser. La période du moment, faut en prendre la mesure quand même. C'est un moment grave, c'est un moment important.
Et plutôt que d'être dans les chicailleries franco-françaises, moi je pense qu'il faut qu'on se regroupe et qu'on fasse face ensemble à ou à la gravité du moment. Mais vous qui avez dirigé la SNCF, vous savez comment fonctionne une entreprise ? Est-ce que vous comprenez que les grands patrons au-delà du contexte que vous rappelez n'y comprennent plus rien et on est ral de ce budget qui n'en finit plus ?
Ah mais moi je suis commun hein. Moi ça fait un moment que je rehaouiteraiis que le budget soit derrière nous hein. Croyez pas que ça nous fasse plaisir au gouvernant de passer des heures au carré euh à l'Assemblée, au Sénat, à revenir au revenir à expliquer les mêmes choses.
C'est c'est dysfonctionnel. On aura fait presque 5 mois de budget. Euh c'est presque la moitié de l'année.
C'est pas possible ça. Donc mais c'est pas de notre faute, j'allais dire nous le gouvernement aimé que les choses ailleent plus vite bien évidemment. Il y a une situation politique qui est-ce qu'elle est.
Madame Panot de ce côté-là a raison. Nous n'avons pas la majorité absolue dans ce parlement. les choses seraient plus simples bien évidemment.
Ce n'est pas le cas. Euh nous avons fait le choix d'ailleurs de pas discuter avec les extrêmes. C'est peut-être ce qui dérange madame Panot parce que les extrêmes nous tirent vers des mauvaises solutions dont nous devons débattre avec les ce qu'on appelle les partis de gouvernement qui ont le sens des responsabilités qui veulent qui veulent apporter des solutions à notre pays.
Bah c'est il faut prendre ce temps de la discussion et la recherche de la convergence. Nous l'avons pris. Nous avons réussi sur la sécurité sociale et je pense que nous sommes aussi en train de réussir sur le budget de l'État.
Euh justement l'une des principales concessions que vous avez faites aux socialistes, c'est la hausse de la prime d'activité pour les travailleurs modestes. Euh c'est votre domaine qui sera concerné et pour quel montant exactement ? On parle de 50 € par mois en plus, mais pour qui ?
Oui, d'abord c'est une bonne nouvelle hein, c'est quand même 3 millions de foyers de travailleurs modestes, le SMIG au légèrement audessus du SMIC qui vont recevoir en moyenne 50 € de plus par mois, ce qui fait 600 € par an. Voilà. Donc déjà faut se réjouir.
C'est une mesure de pouvoir d'achat sur des travailleurs qui se lèvent tous les matins pour aller travailler modeste dans leur revenu et on vient doper. C'est une aide hein. En fait la prime d'activité c'est pas une prime au sens salarial, c'est une prime au sens de solidarité.
Je suis aussi ministre du travail et des solidarités. Cet élément de solidarité par rapport au travailleurs modestes. Bon, deuxièmement, ce qui me plaît beaucoup aussi dans cette mesure, c'est l'esprit, c'est la valeur travail, c'est l'incitation au travail.
C'estàd qu'on donne on donne un petit plus à des gens qui font le choix du travail. Voilà. Et je trouve que c'est très intéressant parce que on parlait de l'effort de défense, on parlait de trouver les travailleurs et les salariés.
Bah c'est le moment d'inciter les gens à aller travailler pour produire et être à la hauteur des enjeux industriels de notre pays. 50 € pour tout le monde enfin il y aura pas des des nuances ? Alors c'est c'est en gros 50 € pour tout le monde, ça peut aller jusqu'à 85 € même en fonction des calculs.
Donc on est en train de de caler un peu tous ces calcul. Par exemple pour les pour les mères seuls ou pour les pères seuls. Oui.
Ben c'est des choses qui sont regardées parce que le le barê est regardé. La la prime de travail pour une personne seule, elle est autour de 630 €. Voilà, c'est pour vous donner dans 50 € de plus, c'est pas négligeable par mois, je le redis et elle sera en place à partir du mois d'avril.
On est en train d'ajuster les calculs et rentrer tout ça dans dans les bases pour pouvoir verser ce complément de de prime de travail au salariés concernés. Et juste rapidement pour qu'on avance, pourquoi vous n'augmentez pas tout simplement les salaires comme le réclament les syndicats ? Bon, les salaires, c'est pas le gouvernement qui fait les salaires, hein.
Ça s'appelle les négociations. Vous ne poussez pas les entreprises à augmenter les salaires en baissant notamment les charges sur le travail. Écoutez, c'est ça c'est les entreprises qui décident leur politique salariale.
Moi des négociations annuelles, j'en ai fait plein quand j'étais à la SNCF et c'est bien mo président de la SNCF qui négocia avec les syndicats comment les salaires devaient évoluer. Mais je le redis, si on plus on fera d'industrie, plus les salaires sont élevés parce que l'industrie, c'est des bons salaires. Vous savez combien ça gagne un soudeur ?
Un soudeur, ça peut gagner jusqu'à 3000 € par mois. Donc je dis aux jeunes qui nous écoutent là que vous qui cherchez un métier et qui cherchez des bons revenus, allez vers les formations qui vous amènent sur les emplois industriels. C'est un métier d'avenir qui paye bien parce que la valeur ajoutée du travail est élevée bien évidemment.
Quand vous travaillez sur un sous-marin ou sur un porte-avion, vous conseillez qui qui valent des centaines de millions, on voit bien que un salarié qualifié peut peut avoir le le juste la juste récompense du travail qu'il apporte. Voilà pour ce message envoyé à la jeunesse dont on va parler dans un instant parce qu'on va parler notamment apprentissage et c'est pas forcément une bonne nouvelle pour les apprentis mais tout de suite il est 8h47 et c'est l'info en une minute avec Maurine Sunard. Un face-face États-Unis, Europe, Donald Trump Paris Vadavos en Suisse.
Aujourd'hui au forum économique mondial. Il va prononcer un discours et le président américain annonce par ailleurs que plusieurs réunions vont se tenir sur le sujet du Groenland. Il cherchent toujours à s'emparer du territoire danois malgré l'opposition des Européens.
Ce matin, la France demande un exercice de l'OTAN au Groenland. Les agriculteurs espèrent que les eurodéputés iront dans leur sens. Ils sont plusieurs milliers à manifester devant le Parlement européen à Strasbourg.
Les eurodéputés votent aujourd'hui pour saisir ou non la Cour de justice de l'Union européenne sur l'accord avec le Mercosour. Une saisie suspendrait pendant plusieurs mois le processus de ratification. L'eau monte à Quimpère.
Plusieurs rues du centre-ville sont inondées. C'est le cas aussi de plusieurs routes départementales dans le Finistère. Le département est en vigilance orange au cru et au pluie inondation.
Cela concerne aussi le morbillant. Et puis l'OM reçoit Liverpool ce soir à 21h match de Ligue des Champions de football. Les Marseillais espèrent faire mieux que les Parisiens hier.
Le PSG battu par le Sporting Portugal de buts à 1. Monaco a été écrasé par le Real Madrid 6 à 1. France info le 830 France info Agath Lambret Paul Larouturou avec Jean-Pierre Farandou ministre du travail et des solidarités on parle Paul maintenant d'une directive européenne qui va faire beaucoup parler en oh la transparence salariale.
Vous voulez inscrire monsieur M dans la loi avant l'été ? Deux choses. 1, obliger les entreprises à préciser le salaire dans les offres d'emploi.
Créer pour tous les salarié un droit à connaître le salaire de leurs collègues à poste équivalent. Quand on connaît le tabou de l'argent en France, est-ce que vous êtes certain que notre pays est prêt pour ça ? Bah, on parle d'abord de d'une cause fondamentale qui est de plus largement l'égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.
Il y a du boulot en France et en Europe. He on n'est pas les seuls mais il y a du boulot. L'histoire a fait que les conditions de travail ont fait que la manière dont le travail s'organise fait que les femmes sont désavantagées par rapport aux hommes.
C'est inadmissible. Voilà donc faut s'attaquer au sujet. D'accord.
Donc c'est une façon de réparer ça. D'accord. Il faut le réparer bien évidemment.
Deuxièmement bah les salaires sont un élément là encore on constate que les femmes gagnent moins d'argent que les hommes. C'est pas normal. Et même à parfois à salérer enfin à post égal he il y a un écart de 3 à 4 % même à postégal.
On sait que les femmes en plus sont davantage de temps partiel donc gagne moins et cetera. Voilà donc il y a il y a il y a un sujet. Troisièmement, il y a une directive européenne.
D'ailleurs, la France en est à l'initiative. C'est quand la France était présidente assuré la présidence de l'Union que cette idée a germé pour effectivement donner toute la transparence possible sur ces sujets-là. La transparence est la base du progrès.
Voilà, quand on sait les choses, quand on connaît les choses, mais on peut donc les corriger. Voilà, c'est l'esprit de cette directive, c'est obligé à la transparence. Mais ça paraît normal.
Voilà, il faut donner, il faudra faire de la pédagogie. Ces entreprises, certaines sont sont même pas au courant du contenu du texte, ne savent pas ce qu'elles devront faire. Ça va peut-être pas être évident à mettre en place.
Non, mais bon voilà, donc on va on va bien sûr transposer tout simplement cette directiv. D'abord, c'est c'est la loi européenne que chaque pays membre transpose la directive et on a une date qui est autour du 1er juin 1er juillet. On va au moins engager la loi de transposition pour qu'elle soit votée le plus rapidement possible.
Voilà. Donc les d'ailleurs le dialogue social a commencé euh voilà, on commence à en discuter avec les partenaires sociaux. L'idéal c'est de méthode.
D'ailleurs, vous savez que la méthode c'est important, on a parlé la méthode de Cornu, il y a peut-être une méthode Farendou. La méthode Farou, c'est le dialogue et chaque fois que le dialogue social peut marcher et que les partenaires sociaux peuvent se mettre d'accord, c'est facile de transformer cet accord en une loi. Donc on verra si on arrive à un accord, en tout cas un compromis acceptable qui sera la base de la loi.
Alors bien sûr, faudra accompagner les entreprises bien évidemment, surtout qu'on va changer le système. Elle s'était habituée au système des des des pénicos, hein, l'indice pénico. On va amener ce nouveau système européen basé sur la transparence avec des indicateurs.
On va bien sûr qu'ils seront automatisés d'ailleurs pour rendre cette veut dire la capacité de faire ces tablot de bord le plus facile possible. Oui, nous allons accompagner les entreprises pour qu'elle soit en capacité de faire marcher le le nouveau système. Jean-Pierre Finandou, il y a un flou dans ce budget, c'est l'apprentissage.
Le gouvernement veut réduire les financements. Est-ce que vous pouvez nous dire aujourd'hui combien cela représente en milliard ? Combien il y aura en moins ?
Non, mais l'apprentissage d'abord, c'est une politique qui marche. Donc, il faut rendre gaz d'ailleurs au gouvernement successif qui depuis 2017, sous l'impulsion du président de la République, en fait, il a voulu rattraper l'Allemagne. Voilà, l'Allemagne, ils ont un système d'apprentissage qui marche bien, le nôtre marchait pas très bien.
On a Et pourquoi ren une politique qui marche ? Alors, on la renie pas du tout, hein. Je veux dire, on la on la garde, on la conserve.
Par contre, on ren sur une politique renier. Rogier, oui, on ne rogne pas sur une politique qui marche. Euh voilà.
Bon, par une et don on va dépenser, vous le verrez, les chiffres sont pas encore complètement finalisés parce que là un ordre d'idée, un ordre de grandeur, on va mettre beaucoup d'argent, on mettra beaucoup de milliards encore dans l'apprentissage. Voilà. Combien à peu près par euh ça sera le résultat mais ça sera très important aujourd'hui.
Quoi ? C'est 15 milliard, c'est 15 milliards aujourd'hui. Bah, on sera pas si loin que ça.
Voilà. Alors, on va ajuster parce que le cadre de d'économie, il est là. Vous savez, quand vous voulez à la fois maîtriser le déficit public et nous voulons le faire, le 5 % est impératif.
C'est très important. Vous voulez mettre plus d'argent sur la défense et la sécurité intérieure parce qu'il y a aussi la lutte contre l'incrafic de accepter d'ajuster les budgets sur les autres postes. Et par l'efficience, moi je crois beaucoup à l'efficience, on peut avoir des marges d'efficience et dans et oui, on va procéder à quelques quelques recadrages, mais moi ce que je regarderai, c'est le coefficient d'insertion parce que moi quand le ministère du travail, finances et formations, je veux que ça serve à insérer les jeunes dans le travail et là je pense qu'il y a des marges de progrès.
Donc c'est ce critère là que nous utiliserons pour recibler les choses. Il y a quand même eu plusieurs baisses sur l'apprentissage et ça a fait reculer le nombre aussi de contrats signés. Vous pouvez nous dire aujourd'hui combien de postes ont disparu à cause de de ces baises ?
Pas énormément. Pas énormément. On est toujours à plus de 800000 jeunes qui rentrent dans l'apprentissage à la rentrée 25. 878900 et donc c'est considérable.
Je crois qu'il y a une baisse de 3 ou 4 % mais la situation économique joue aussi quand même voyez. Donc tout ça joue quand même. Et le cœur de l'apprentissage, vous savez, moi j'aime beaucoup l'apprentissage.
Le cœur de l'apprentissage, c'est prendre des jeunes autour de 18 19 ans euh qui ont besoin encore d'être formé et formés à tous les sens du terme, formés en terme de métier mais presque en tant que jeune adulte. Et moi, je sais très bien notamment que dans les petites entreprises, c'est presque aussi une formation de citoyenneté qu'on fait. C'est très très important parce que moi je le vois en tant que ministre du travail, travail et citoyenneté, ça marche ensemble.
Donc euh je peux dire à votre micro aujourd'hui que nous préserverons l'essentiel de l'apprentissage bien évidemment dans sa faculté à former des jeunes d'un côté et à les insérer dans le monde du travail. En quelques mots parce qu'on a encore plein de questions très importantes à vous poser. Vous voulez également mettre en place une allocation sociale unique.
Est-ce que vous pouvez garantir qu'elle ne diminuera pas le montant des aides pour ceux qui en bénéficient ? Alors la location de solidarité unifiée parce que c'est ça que veut dire le sigle. Donc on est dans le domaine des aides sociales, on est dans la politique de lutte contre la pauvreté parce que ces aides sociales elles servent à ça.
Le RSA, la prime d'activité pour les travailleurs modeste, les aides au logement servent à sortir les Français de la poruté. Voilà, on a un problème de pauvreté dans ce pays, mais les autres pays européens aussi d'ailleurs hein. Et parfois même notre taux de pauvreté, il est un peu inférieur à la moyenne européenne.
Voilà, donc faut se le dire, mais parce qu'on lutte contre la pauvreté de manière efficace, cette allocation, elle a plusieurs objectifs. D'abord, elle a l'objectif d'aider au recours au droit parce qu'on va créer un compte social unique qui sera accessible de manière digitale, hein, c espèce de social.goov.fr faire qui permettra à chaque français de connaître l'état de ses droits et donc ses droits.
Et donc les choses seront plus simples pour que les Français bénéficient légitimement de leur droit. Deuxièmement, ça sera plus équitable. Euh aujourd'hui, les choses sont pas très équin potentiellement pas très équitables, notamment dans dans le retour au travail.
Voilà comment les choses se distribuent. Il y a aussi un problème de barê par exemple, il y a pas mal d'aides qui sont liées au statut parce que vous êtes chômeur, vous avez droit à quelque chose. Vous avez des chômeurs qui gagnent parfois plus d'argent que des gens qui travaillent.
C'est pour ça que Bruno Rotaillot dit que que votre système c'est une usine à gaz et que c'est pas ça qu'il faut faire pour remettre à plat euh notre système qui n'incite pas assez à la reprise au travail. Je suis trien faux justement puisque le troisème objectif de la loi c'est l'incitation au travail et parce que comme on l'a dit sur la sur la prime d'activité il est important que les Français soient incités à reprendre du travail. On a besoin de Français qui travaillent.
Voilà les trois principes de cette loi. Les principes euh de cette réforme passeront dans une loi et ensuite on aura 3 ans pour mettre à point tout le système parce que ça passe aussi par un grand projet informatique hein. Il faut il faut fusionner toutes les bases.
Donc euh on a 3 ans de travail devant nous et je propose la mise en place d'un groupe de travail avec tous les partis politiques qui le souhaiteront, tous les syndicats qui vont revenir, toutes les associations, les départements, les les municipalités pour travailler ensemble sur la la la précision dans le dans le barê de cette nouvelle allocation. Un nouveau train a déraillé en Espagne, un nouveau mort 2 jours après la collision qui a fait 42 morts en Andalousie. Vous qui connaissez si bien le monde du rail, qu'est-ce qui se passe là-bas ?
Ouais, vous avez raison. Vous savez que j'ai passé 45 ans de ma vie dans les trains. J'ai appris les règlements de sécurité par cœur.
J'ai conduit des trains. Donc, je vois très bien ce que ça peut faire quand une cabine de train. J'ai tenu les poses aiguillages.
Donc, je sais ce que c'est que orienter les trains sur les voies ferrées. Euh, d'abord je suis je suis sidéré, aterré, peiné. Le nombre de morts est considérable.
C'est une énorme catastrophe ferroviaire. On est on fait partie des des malheureusement des grandes catastrophes ferroviaires. Je je suis sidéré aussi parce que techniquement je comprends pas, je suis pas le seul, je comprends pas.
Le train était neuf, la voie était neuve, on est en ligne droite, il y a pas d'événement climatique particulier, de glissement de terrain ou quoi que ce soit. On est à l'abri de ça en France. Vous savez, moi j'étais président de la SNCF pendant 7 ans.
J'y pensais pas tous les jours mais presque. Il faut être humble malgré tous les efforts qu'on fait. Dieu sait qu'on en fait au niveau des équipements modernes, au niveau de la formation des agents, au niveau des contrôles, au niveau de l'intensité du management de la sécurité.
Vouz dire qu' il y a rien à faire. On peut pas parce que là vous n'arrivez pas à expliquer ce qui s'est passé en Espagne. Faut laisser l'enquête faire.
On peut pas tout anticiper. Mais je ne sais pas là, je suis très humble, vous savez. Il faut être très très humble.
Bah le ça peut arriver, je n'accepte pas l'idée que ça peut arriver. Il y a aucune fatalité. tout à une cause.
Donc il faut comprendre la cause et ensuite prévenir la cause. La sécurité des consiste à éviter les accidents, donc identifier les risques, comprendre comment peuvent venir les risques et mettre en place les méthodes qui évitent le risque. Voilà.
Donc vous savez la la tribu du chemin de fer, c'est la sécurité. Donc il est très très important et c'est le cas c'est le cas en France notamment que le train reste le un des modes de transport les plus sûrs. Jean-Pierre Farandou comme tous les jours, c'est le moment de la question qui tout de suite la question qui sauve la démocratie sociale.
Dans un livre qui paraît aujourd'hui, trois spécialistes dressent un amerat des lieux du syndicalisme en France, pas au niveau de ses voisins. Il propose notamment d'interdire la grève pendant les négociations car on ne peut pas bien négocier avec un pistolet sur la temp, disent-il. vous, l'ancien patron de la SNCF, ça vous parle ?
Non. Est-ce que c'est une bonne idée ? Moi, ce qui est une bonne idée, c'est le dialogue social et et aucune réforme ne pourra se faire contre le dialogue social ou sans dialogue social.
Voilà. Donc euh la moi mon expérience longue, vous le savez, avec quelques échecs et quelques réussites, je pense que avec un peu de recul, être parvenu à séréniser le dialogue social au sein de la SNCF, il sait quand je suis arrivé, il était chaud bouillant. Mais interdire la grève à ce moment-là, la grève, c'est un droit constitutionnel.
Il faut y faire attention. J'y suis attaché comme tous les Français. Voilà, donc ce sont des sujets sensibles et toute manière toute évolution devra passer par une concertation, une acceptation de l'évolution.
Autre sujet sensible dans ce livre intitulé Sauver la démocratie sociale, ils veulent aussi limiter le nombre de syndicats pour les rendre plus forts. Est-ce qu'il y a trop de syndicats en France et est-ce qu'ils sont trop faibles ? Bah, c'est l'histoire de notre pays.
Chaque pays a son histoire. Alors, c'est vrai le fait d'avoir plusieurs syndicats peu fait que les les réunions sont plus longues puisque chacun veut prendre la parole. C'est pas moi qui vais décider, c'est à eux de voir.
Mais je pense aussi avoir mand d'interlocuteur, ça reflète aussi notre pays. On voit bien, il y a une diversité dans ce pays. Il y a des histoires différentes.
Ça donne ça donne plusieurs organisations syndicales qui ont chacune leur positionnement et leur origine. Là encore, il faut les choses se feront si elles doivent se faire. Moi, ça ne me gêne pas en tout cas dans ma pratique de devoir avoir affaire à plusieurs organisations syndicales.
Ça reflète la diversité de de notre pays. Merci beaucoup Jean-Pierre Farandou d'avoir répondu aux questions de France info. Merci Paul.
On retrouve demain. Vous restez avec nous euh dans un instant. Les informer avec Renaudell.
Jean-Pierre Farandou