Gestion du covid-19 : le sénateur Alain Joyandet met en cause la « technostructure »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
l'éditeur [Musique] bonjour et bienvenue sur notre antenne nouveau numéro de parlement hebdo l'émission qui revient sur les temps forts à l'assemblée et au sénat avec tom tran huy et cette semaine nous recevons alain joyandet bonjour à jour est cet homme qui va dresser votre portrait bonjour alain joyandet bonjour vous êtes sénateur les républicains de la haute saône parlementaire depuis 2002 vous avait siégé à l'assemblée pendant six ans avant de rejoindre le gouvernement en 2008 sous nicolas sarkozy comme secrétaire d'état à la francophonie sénateur depuis 2014 vous avez été renouvelé en septembre dernier lors d'élections qui ont d'ailleurs vu le sénat conforter son ancrage à droite alors pour vous quel doit être le rôle du sénat la proche de l'élection présidentielle est ce que ça doit être un rôle plus politique pour porter notamment projet de l air juste dans mon portrait vous avez oublié que j'avais déjà été sénateur en 1995 avant d'être député benjamin du sénat à l'époque j'ai donc fait sénat assemblée nationale sénat c'est pas classique je crois je puis donc nous ne sommes pas nombreux dans le vème république parcours atypique le sénat n'a pas beaucoup changé depuis c'est pourquoi je reviens sur cette période de 95 le sénat doit être avant tout une force de proposition en ce moment certes aussi une opposition parce que je pense que en toute démocratie on a besoin aussi d'une opposition une opposition assez forte quand même assez forte mais l'important c'est que cette opposition assez forte soit forte aussi dans ses propositions je pense qu'on y reviendra dans les différents sujets mais le sénat propose c'est aussi le lieu des libertés publiques ici donc c'est vrai que c'est très subtil parce qu'on doit être opposant mais bien expliquer pourquoi on l'est être force de proposition et on a une ligne de conduite qui doit être un fil rouge c'est celui des libertés publiques à un an de l'élection présidentielle vous n'allez pas avoir une lecture plus politique des prochains textes qu'il s'agisse du climat ou du projet de loi séparatisme qui conforte les principes républicains si vous observez les votes que j'ai émis depuis maintenant 2014 ici j'ai toujours ici je suis pas le seul d'ailleurs garder une indépendance totale de jugement par exemple dans la sphère de la pandémie j'ai fait partie de ceux qui ont voté pour sortir du confinement le 11 mai j'ai beaucoup accompagné le le gouvernement de monsieur macron les gouvernements de monsieur macron ça m'empêche pas d'avoir une opinion très critique sur la gestion de la pandémie allez on revient on va justement voir ce regard sur toute l'actualité de cette semaine les sénateurs toujours critique à l'égard de la gestion de la pandémie par le gouvernement ils en ont débattu cette semaine dans l'hémicycle de son côté l'assemblée poursuit l'examen du projet de loi qui conforte les principes de la république les députés ont adopté l'article dit samuel pâtit qui punit les auteurs de propos haineux en ligne l'avenir de l'opération barkan en discussion au sénat l'opération mobilise plus de 5000 hommes au sahel alors que les groupes djihadistes continuent de déstabiliser la région et on commence cette émission alain joyandet avec un point sur le front sanitaire la stratégie du gouvernement était cette semaine sous le sceau des questions au sénat [Musique] au mois de décembre la commission d' enquête du sénat a pointé du doigt le fiasco des masques et l'impréparation des autorités alors que la france dépasse les 80 mille morts ils continuent de faire le bilan et sont toujours très critique jérôme rallier le débat réclamé par les sénateurs promettait d'être musclé dans les avis divergent entre les élus de la chambre haute et le gouvernement sur la gestion de la pandémie d'emblée alain milon le président de la commission d' enquête sénatoriale a pointé l'échec du désormais fameux triptyque tester tracé isolé sur les trois pans de la stratégie la constance mais aussi les moyens ont fait défaut malgré un développement rapide à l'honneur des équipes de recherche le déploiement des tests a connu un déploiement hésitant et laborieux le passage au stade industriel se révélant qu extrêmement complexe c'est sur l'une des révélations phare du rapport que les échanges se sont envenimées le sénateur centriste vincent de l'est fustigeant les actions du directeur général de la santé jérôme salomon dans la gestion du stock stratégie deux masques dissimulation ma préparation manipulation trois fautes majeures aucune responsabilité malgré cela le gouvernement n'a eu de cesse de renouveler sa confiance à direction générale de la santé pourquoi monsieur le ministre maintenant que la lumière est faite sur les erreurs commises quelles conséquences comptez vous en tirez une attaque inacceptable pour le ministre de la santé je ne crois pas être devant une cour de justice à répondre d'accusations au nom de mon directeur général de la santé donc c'est déjà lui même exprimé sur cette question là j'ai lu le rapport de commission denquête les éléments qui sont qui figurent dans le code dans le rapport ont été envoyés par le directeur général de la santé lui-même j'ai déjà eu l'occasion d'expliquer à plusieurs fois qu'il avait toute ma confiance et que je remercie pour l'action qu'il mène au service de l'intérêt général je vous remercie à défaut de mettre d'accord gouvernement et sénateurs ce débat a permis de se remémorer les différentes étapes depuis le début de la pandémie plus d'un an après son apparition tous espèrent désormais que le pays serait mieux armés en cas de survenance d'un nouveau virus alain joyandet on a entendu les critiques dans l'hémicycle à ce que vous jugez vous aussi que la direction générale de la santé est fautive qu'elle a commis des fautes qui nous ont amenés à ne pas disposer de suffisamment de masques et qu'il y aurait dû y avoir des sanctions moi je pense que la responsabilité incombe toujours aux politiques il est trop facile il voulait de 2 de ceux de montrer du doigt l'administration si l'administration va pas bien faut la changer et après on peut toujours faire un certain nombre de commentaires mais ce qui est vrai ce qui d'ailleurs me permet de revenir sur un point qui me semble très important c'est que dans cette affaire de la santé comme sur un certain nombre de sujets c'est la technostructure qui a pris le pas sur les politiques sur les pouvoirs locaux et dans cette affaire la dénonciation qui est fait peu violente de l'administration au fond c'est une carence ses pouvoirs politiques qui laissent l'administration la technostructure de l'administration centrale politique le gouvernement l'exécutif aujourd'hui vous savez dans la vème république le patron c'est le président de la république nomme des gouvernements successifs mais le patron c'est le président de la république c'est comme ça on peut le regretter c'est un pouvoir assez solitaire donc ou bien à un moment donné on se dit qu'il va falloir regarder cette ce problème de la technostructure qu'elles soient françaises ou européennes sur tous les sujets parce qu'on pourrait parler de l'agriculture on pourrait parler de l'intérieur on pourrait parler de beaucoup de sujets la technostructure en france et en europe a pris le pas sur les politiques et donc il nous faut dans les années qui viennent dans les temps qui viennent à politique très très fort qui reprennent en mains le pouvoir puisque c'est le peuple qui donne le pouvoir aux politiques peut pas dire c'est la faute de l'administration est ce que à l'argent ayant des vous comprenez le sentiment du ministre de la santé olivier vers ans qui dit avoir fait face un tribunal lors de cette commission denquête bon la commission denquête n'a pas été un tribunal il ya deux choses il ya le constat de ce qui s'est passé pour en tirer des leçons pour l'avenir et ça je pense que personne ne conteste quand même qu'il ya un certain nombre de problèmes sur les masses sur les tests l'eba donc je pense qu'il sur la gestion de la pandémie au sénat est resté dans son rôle de contrôle de l'action j'ai reçu et c'est très important que le sénat dans son travail ait pu faire l'état des lieux de ce qui s'est passé c'est quand même la démocratie on a absolument besoin de ça et une deuxième partie dans les travaux du sénat qui concerne les propositions que fait le sénat je voudrais y venir notamment sur la protection des plus faibles si on avait protégé beaucoup plus vite les plus faibles on aurait put être été moins obligé de confiner il ya aussi la question des pouvoirs locaux tout organisé depuis paris on voit bien que c'est très compliqué tout ce qui a bien marché c'était ce qui était fait au niveau local on propose au sénat de renforcer le pouvoir des ars dans les départements en régions mais bien sûr l'état à buzz pas que les pouvoirs locaux d'ailleurs sont en responsabilité dans cette affaire mais l'état a besoin aussi de se déconcentrer il faut descendre de données de la direction générale de la santé les ars régional pour entrer dans les départements et aujourd'hui est-ce que alors que nous sommes encore en pleine pandémie vous jugez que les leçons de la crise ont été tirés ou est ce que on continue tout de même à naviguer à vue un an après bien le début de cette crise la nique aux convives un peu moins vu mais encore un peu quand même ça la décharge du gouvernement est ce que moi je veux rester très le plus objectif possible mais en même temps modéré parce que gérer une crise comme celle là c'est pas écrit d'avancé il ya eu des problèmes avant notamment la disparition des masques et la nourrice titution des stocks c'est quand même ce qui a mis le gouvernement en difficulté ce qu'on peut reprocher au gouvernement au lieu général de la santé d'avoir dit hélas on n'a pas assez de masse mais il en faut pour se protéger le gouvernement a dit mais les masques ça sert à rien et dans un début de gestion de pandémie après ça vous colle ça vous colle vraiment une erreur comme celle là cette crise elle est inédite pour tout le monde un gouvernement de droite n'aurait pas forcément fait mieux que le gouvernement actuel que le politique est un peu démuni face à ce type de jeu tellement heureux du gouvernement que nous avons dû faire face à la crise financière de 2008 qui nous est tombé dessus comme ça toute vitesse sans qu'on la sent qu'on s'y attende j'ai vu les difficultés de gérer une crise il faut reconnaître que nicolas sarkozy l'a gérée particulièrement bien tout le monde lui accorde cela cette gestion de crise cette pandémie c'est pas une crise financière c'est autre chose est ce qu'un autre gouvernement aurait fait mieux ou pas je ne sais pas ce qui est clair quand même c'est que ce gouvernement n'a quand même pas été comment dire exemplaire dans la gestion de la crise et le moins qu'on puisse dire alors de son problème de madère olivier ferrand a indiqué que le variant anglais représenter entre 20 et 25% des cas qu'il espère toujours ne pas avoir confiné mais ce que ça vous paraît aujourd'hui réaliste alors qu on entend aussi des voix de médecins qui appellent au contraire art confiné vite et fort avant d'avoir cette possible flambée alors moi je soutiens le fait que nous ne recopie nions pas oui je soutiens le président de la république dans la décision qu'il a prise pour une fois j'allais dire depuis le début de la pandémie d'être un petit peu indépendant du pouvoir scientifique de prendre ses responsabilités comme ça de prendre sur l'ange dis pas que c'est bien comme ça parce que dans cette pandémie on sait pas ce qui se passe dans quinze jours ou dans trois semaines mais le fait de tenir et de gérer ensemble la pandémie sur le plan sanitaire et sur le plan économique et social ça me passe on peut espérer alors qu'est ce que j'espère je croise les doigts mais moi je ne suis pas scientifique je suis en politique ce que j'espère c'est que l'on va pouvoir gérer dans les mois qui viennent à la fois un apaisement delà de la pandémie et une relance de l'économie ce qui pourrait peut-être nous permettre de tenir jusqu'au printemps que la fan fin l'abaissement en tout cas naturel de la pandémie au printemps coïncide avec ce nom confinement si on réussit ça on va quand même comme on dit essayer de l'imiter j'allais prendre une explosion les dires survie c'est à dire mais vous le dit à ma place j'espère qu'on va pouvoir sauver les meubles allez on poursuit avec le débat attendu à l'assemblée sur le projet de loi pour conforter le respect des principes républicains et les députés ont notamment adopté l'article 18 du projet de loi aussi appelé article samuel pâtit le texte crée un nouveau délit celui de mise en danger de la vie d'autrui par la diffusion dans un but malveillant d'informations relatives à la vie privée explications et comptes-rendus séance avec thibaut enoch l'article 18 c'est l'examen factuel des éléments de la force annuel pâtit un nom sur toutes les lèvres samuel pâtit l'assassinât de samuel pâtit l'assassinât de samuel le pâtis cet article 18 vise à répondre à ce crime est un constat partagé par tous les députés l'assassinât de l'enseignant dans le nom avait été jeté en pâture sur internet a révélé la nécessité de légiférer sur la haine qui sévit en ligne l'article 18 il est né avec la faire à semelle pâtit mais ils règlent tellement d'autres situations on est dans cadre de ce qu'on appelle le dock singh des jeunes dont on révèle un certain nombre d'informations dont on donne l'adresse lycée le collège et d'autres ont fait vivre un enfer tout cela c'est ce que nous devons changer l'article 18 crée donc un nouveau délit il vise à condamner la diffusion d'informations sur une personne aux fins de lui nuire une diffusion qui si elle fait peser un risque direct sur l'intéressé sa famille ou ses biens sera puni de trois ans de prison et 45000 euros damende une visée salué sur tous les bancs mais qui a suscité des inquiétudes sur la question des libertés le grand risque de cet article 7 porté une atteinte manifeste à l'exercice du droit à l'information et à la liberté d'expression évidemment ce qui peut se poser comme question ici c'est celle de la flagrance au moment par exemple d'une manifestation augurer d captation d'image le garde des sceaux a tenu à rassurer l'intentionnalité elle est résumée en quelques mots très simples s'agit pas de l'intention d'informer il s'agit je le répète dans l'intention de nuire les choses sont très claires au terme des débats l'article 18 a été largement adoptée pour nice est contredit des peines plus lourdes ont aussi été votée si la victime est un élu un mineur ou une personne chargée d'une mission de service public cette mesure a été votée à la quasi unanimité des députés présents en séance ce jour là tire les leçons de ce qui est arrivé à samuel parti qui avait donc été victime de propos haineux en plusieurs jours sur les réseaux sociaux est ce que pour vous c'était une mesure nécessaire à voter donc complètement ces mesures nécessaires aux saveurs on a allumé la mèche d'un pétard à retardement quand on a ouvert les réseaux sociaux comme ça parce que moi je suis que je suis beau parent dont un ancien journaliste modern man ancien journaliste bon ont remplacé journalistes par le monsieur ou madame tout le monde dans les médias classiques quand vous disposez d'une information il ya quand même un moment donné un travail d'équipé qui dit est-ce qu'on diffusait ce qu'on ne diffuse pas est ce que c'est vrai ce que c'est parti il ya des filtres là on balance sur les réseaux sociaux à un certain nombre de choses évidemment sans aucune vérification et parfois comme l'a dit le garde des sceaux avec l'intention de nuire un journaliste qui fait un papier fait pas avec l'intention de nuire ifec l'intention d'informer s'ils se trompent ils rectifient et s'il a essayé de nuire pour le coup une justice qui se met très vite en marche parce qu'un rédacteur en chef et un directeur publication qui sont devant la justice et qui doivent répondre là on n'a pas justiciable on a des on a des internautes qui peuvent dire n'importe quoi à toute vitesse vous dit vous êtes un ancien journaliste est ce que ce cet article c'est aussi une nouvelle mouture de l'article 24 de la proposition de loi sur la sécurité globale qui pour le coup a suscité une véritable levée de boucliers notamment des journalistes parce que il est contraire à la liberté d'informer a quand même aussi toutes ces craintes autour de ces mesures c'est pour ça qu'il faut garder un bon équilibre il faut faut absolument canaliser les excès du grand public je suis désolé de le dire mais même si je suis dans la maison des libertés publiques la liberté ne permet pas faire n'importe quoi au nom de la liberté et crée des passerelles problème avec cette année je pense qu'il faut trouver le juste équilibre entre régler ce problème là elle et c'est bien évidemment la liberté aux journalistes je pense que les manifestations curieux ont été efficaces puisque un certain recul a été opéré sur cet article la adoula les doux aussi la liberté de manifester quand on n'est pas d'accord est ce que c'est une mesure répressive pour vous et est ce que pour vous voyez une cible claire dans ce projet loi notamment dans cette mesure est ce que l'un site pour vous c'est l'islam radical l'islamisme radical même si dans le projet de loi il n'y a pas une seule fois ce mot toute la difficulté de la société dans laquelle nous sommes quand on parle des sujets on y viendra aussi de des opérations extérieures des opérations parce que tout ça pour moi c'est un seul et même sujet ces deux réussi à trouver la ligne de crête qui nous permettent de répondre cet énorme défi qui est celui des sociétés occidentales par des textes de loi un certain nombre de dispositifs sans pour autant remettre en cause la liberté de tout le monde quand on parle de l'éducation à domicile peut être qu'on en parlera à interdire l'éducation à domicile où la placer sous contrôle pour tout le monde alors que ça concerne le problème concerne uniquement l'islamisme radical ça pose un sujet donc la difficulté c'est ça trouver des solutions pour répondre à la guerre que nous devons mener sans pour autant réduire les libertés publiques de tous les autres qui ne pose pas de problème c'est qu'on les amalgames namal compas l'amalgamme mon palais l'islamisme radical avec tous les musulmans qui désirent vivre en paix alors il ya un autre point chaud dans ce texte alain joyandet l'instruction à domicile le gouvernement veut durcir les règles de l'école à la maison une passe d'armes a notamment eu lieu à l'assemblée avec l'opposition de droite qui reprochent au ministre de porter un coup de canif justement à la liberté d'instruire écoutez c'est son à l'assemblée dix ans des bancs de droite comment ne pas être surpris par eux c'est parle exactement que j'ai entendu ce que je viens rappeler à l'instant c'est à dire faire semblant de ne pas voir que l'instruction en famille a été instrumentalisé par certains secteurs faire semblant de ne pas voir que c'est notre volonté que d'en finir avec ce phénomène alors comment est ce que toute la journée on vous entend plaider contre l'islamisme radical supposer que le gouvernement n'en fait pas assez et le moment où le gouvernement français problème à bras le corps alors là d'un seul coup vous faites semblant de ne pas voir la réalité terrain alors qu'est ce que vous répondez alain joyandet à jean michel blanquer qui va jouer notre jeu heureusement jean michel blanc coeur que son travail de ministre de l'éducation nationale s'est trouvé une mesure qui mette fin à l'enseignement à domicile pour l'islamisme radical parce que c'est ça le fond du sujet mais que pour ceux qui veulent faire de l'éducation à domicile et qui pose aucun problème il faut leur laisser la liberté donc pour le plus facile à dire qu'à faire quand on écrit la loi c'est plus facile à dire qu'à faire si l'opposition au créneau c'est sans doute que le texte n'est pas satisfaisant pas une mesure nécessaire pour vous elle est nécessaire contre l'islamisme radical il a quand même beaucoup reculé par rapport à ce qu'il prévoyait au départ c'est un régime d'autorisation mais on sent bien qu'il y aura quand même une certaine ouverture c'est pas suffisant de la part du gouvernement écoutez jeu comme je ne peux pas répondre par oui ou par non à tous les tous les sujets je me contente de vous dire qu'il faut trouver la bonne solution entre mettre fin à l'enseignement qui conduit à l'arrivée à la radicalisation des enfants dans l'islamisme et permettre à ceux qui ont de bons motifs de faire de l'éducation à domicile de pouvoir continuer à le faire on sent la droite qui défend quand même beaucoup d'instruction à domicile est ce que c'est aussi parce qu'il ya beaucoup de familles qui sont allés dans la rue notamment des familles catholiques y votent à droite qui revendique cette liberté je pense pas enfin tout ce qui me concerne je veux pas mélanger la politique avec tout ça on est plus sur une question de libertés individuelles il faut que notre société ça revient à ce que je vous disais tout à l'heure mais bon quand on est en guerre parce qu'on est en guerre entre contre l'islamisme radical et dans toute période de guerre on a toujours eu pour gagner la guerre des moments où notre liberté a été un peu un peu prise en otage quoi donc il faut qu'on arrive à trouver l'équilibré donc pour vous l'école à la maison c'est à peu près 60 mille élèves qui sont concernés pour vous donc vous dites c'est l'islamiste radical qui est qui qui faut viser il faut viser donc pour vous ça veut dire qu'on instaure des raids pour une toute petite minorité c'est ça que vous dites c'est le risque c'est le risque d'instaurer puisque on part on passe d'un régime qui était un régime de déclaration on déclarait un régime d'autorisation ça veut dire qu'on est à priori dans une demande qui nous ce qui nous est ensuite accordé ou pas accordées donc je veux pas condamner le texte de monsieur blanc caire parce que je sais que son texte édifie le texte est difficile à trouver berlin discute je pense que ça va encore évoluer mais bon c'est là aussi où l'opposition est utile parce que je fais confiance au parlement et l'assemblée nationale pour trouver une fille née et puis il y aura le sénat pyorala il y aura la dib la navette parlementaire et on va bien trouver un texte qui puisse rassembler tout le monde alors on va terminer à linge à regarder avec un des sujets que vous connaissez bien l'opération barkan qui était en débat au sénat [Musique] [Applaudissements] alors que la france est engagée au sahel depuis huit ans les sénateurs ont demandé un bilan de l'opération barkan de la stratégie à militaire et de la solution politique le débat s'est tenu dans un climat très serein écoutez le ministre de l'europe et des affaires étrangères jean yves le drian puis le président de la commission de la défense christian cambon parce qu'ils avaient été défaits au mali nos adversaires sont passés d'une stratégie d'implantation locale qui seraient tentés d'appeler une stratégie d'occupation territoriales à une stratégie de déstabilisation régionale si bien que la menace terroriste s'est étendu à l'ensemble du sel et c'est pourquoi en août 2014 nous avons lancé l'opération barkan le dénouement de cette crise qui dure depuis huit ans ne sera certainement pas militaire nous le savons la solution ne peut être que politique et par conséquent elle est essentiellement du ressort des maliens eux mêmes alors depuis 2013 plus de 50 soldats français ont été tués au sahel alain joyandet entre l'opération serval et l'opération barkan l'opération mobilise encore plus de 5000 soldats est-ce que c'est trop est ce que pour vous la france doit préparer un retrait progressif non bien au contraire je pense que ce n'est pas trop je pense que ce n'est pas assez je parle pas pour la présence française mais je dis que globalement ce n'est pas assez je pense que l'europe les nations unies devraient être beaucoup plus en soutien de tout ce que fait la france même si la france a des accords de défense avec un certain nombre d'états africains plus d'une douzaine on a été seul sur ce terrain jusqu'ici beaucoup beaucoup trop passionné mais commence à lui expliquer pourquoi aussi celle des jeux l'explication je l'expliquais assez facilement parce que d'abord ya ces accords de défense avec la france je suis passé au gouvernement pendant quelques années où je m'occupais justement de ces sujets en afrique je peux vous dire que on est là au coeur dans la bande du sahel on est là au coeur de la sécurité d'une grande partie du monde il faut que nos concitoyens en ait conscience parce que souvent j'entends dire qu'est ce qu'on fait en afrique où est ce qu'on s'en va pas non mais quand on fait du travail là qui n'est d'ailleurs pas assez valorisés on voit revenir nos soldats tués mais on n'a pas les comptes-rendus d'action de barkan qui sont formidables parce qu'on ne veut pas trop en dire on ne veut pas trop en faire on est aussi dans le secret on est aussi voilà donc je pense qu on est là dans cet endroit maintenant je rappelle que depuis ce qui s'est passé en libye et en syrie il ya eu un transfert très important des islamistes en afrique et dans cette partie de l'afrique tout particulièrement rappelez-vous ce qui s'est passé au mali non je pense qu'il faudrait qu effectivement la france soit plus aidé mais vrai que soyons plus nombreux pour gagner cette guerre qui ne s'arrêtera pas demain et pour l'instant pour l'instant je ne crois pas moi à la scea la solution politique alors vous n'y croyez pas mais alors justement ce que la résolution de la crise ne passe pas peut-être par un dialogue avec certaines certains groupes terroristes de la région comme c'est le cas comme ça a été le cas en afghanistan et lui aussi je pense que ça ça vient dans un deuxième temps quand on peut discuter avec des gens raisonnables quand on peut discuter avec les gens raisonnables et qui sonna pardon il y en a pour vous on a sans doute mais il faut les trouver pour l'instant on fait pas face à des gens raisonnables ont fait face à des gens qui nous envoient des tirs de mortier des roquettes et qui tuent nos soldats il faut quand même pas être naïf donc pour l'instant la réponse reste militaire pour l'instant elle reste militaire écouter ya un groupe qui se bat uniquement pour le succès mondial de l'islamisme et du radicalisme et d'ailleurs quand on écoute le le commandant de la force française là bas c'est qu'on rites qui dit qu'est-ce qui se passerait si on on quittait le secteur africain qu'est ce qui se passerait en europe donc on est à 12 kilomètres de l'afrique par le détroit de gibraltar il faut qu'on comprenne bien que gagner la guerre là bas contre le radicalisme c'est la sécurité demain de l'europe et les européens n'ont pas assez conscience conscience et sont pas assez ne sont pas assez de vent ou à côté en tout cas la france et pour répondre précisément à votre votre question je pense qu'on aura dans un deuxième temps sans doute à trouver des gens raisonnables avec lesquels on peut parler pour faire la paix des braves mais pour l'instant on a en face de nous des terroristes qui veulent nous éliminer et donc si on si on est naïf et qu'on baisse la garde je pense que ce sera très difficile pour nous en attendant l'armée française est aussi de plus en plus impopulaire sur place alors qu'on se rappelle qu'elle avait été accueillis comme des héros il ya huit ans pour quoi pour vous y at il aussi cette défiance des maliens que l'on sent de plus en plus savez la france l'ancienne puissance coloniale donc c'est un rapport très difficile à gérer avec l'afrique j'ai aussi constaté cela lorsque j'étais en charge au gouvernement quand on s'occupe pas de l'afrique on nous dit qu'on les laisse tomber et quand on s'en occupe trop on nous dit qu'on fait de l'ingérence donc il faut 30 min indigènes ni ingérence ni indifférence il faut trouver c'est encore une fois en politique c'est souvent comme ça il faut trouver la ligne de crête et on n'est pas aussi impopulaire que ça évidemment les gens qui ne nous aiment pas qui défilent et qui brûlent les drapeaux on l'est on les voit bien et bien évidemment la télévision les millions de gens qui sont contents que la france et les européens là-bas forme les armées africaines forme les airs mais assez africaine donne beaucoup d'argent pour la coopération pour développer l'économie et le social tout seul on les entend pas assez donc je pense qu'un certain nombre dit vive la france en afrique merci alain jardin merci merci alain joyandet et on se retrouve la semaine prochaine pour un nouveau numéro de parlement hebdo [Musique]
Alain Joyandet