Algérie, narcotrafic, 2027... le député Pierre Cazeneuve est l'invité de la matinale
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
à mes côtés Pierre Casneu député ensemble pour la République des Hudsen. Soyez le bienvenu monsieur le député. Bon on vient de voir effectivement ce sujet sur le garde des sauts attendu demain en Algérie.
Qu'est-ce que la France peut attendre de cette rencontre avec Gérald Armin et avec son homologue algérien ? Je pense que ce que Gérald Armin va cherche en allant en Algérie, c'est voilà poursuivre la dynamique de reconstruction de de ce dialogue diplomatique extrêmement important. On sait, on a besoin de ces échanges pour des questions sécuritaires, pour des questions et puis bien sûr, il l'a dit, c'est au cœur de de sa venue en Algérie, c'est le le cas de de Christophe Blaise dont on espère évidemment la libération prochaine.
Donc voilà, donc ça sera au cœur de l'agenda des rencontres que Gérald Armanain aura demain en Algérie. En quoi est-ce que ça peut changer la donne sur les affaires très sensibles qu'on a évoqué tout à l'heure et qui sont présentés par ailleurs dans ce communiqué de Gérald Darmanin ? Christophe Glaise, le journaliste, la criminalité organisée, le narcotrafic, le terrorisme, ce sont des dossiers qui sont très tendu, très explosif.
Comment est-ce qu'on fait pour se réconcilier assez avec l'Algérie pour avancer dans la même direction ? Bah justement, c'est un peu la démarche qui a été initiée d'abord avec la venue du ministre de l'intérieur, Laurent Nunes, puis avec euh la partie un peu plus mémorielle puisque la ministre euh délégué euh aux armées, aux anciens combattants Alice Ruffo est allé commémorer les massacres de cétif le 8 mai. Euh et donc là, on rajoute une pierre supplémentaire avec la venue euh de Gérald Armanain.
On sait bien que c'est sur ces sujets, pardon, criminalité organisée, terrorisme, il y a besoin d'échangement, de coopération à la fois judiciaire et policière. C'est pour ça d'ailleurs que le ministre euh Le garde des SAAU vient avec une délégation avec la nouvelle procureur nationale anticinalité organisée, le fameux PNACO. Donc elle vient il vient aussi avec une délégation importante chose, c'est un bon signal.
C'est un extrêmement bon signal encore une fois parce que on a besoin on a besoin de pragmatisme dans cette relation avec l'Algérie. Ceux qui pensent que en matière diplomatique couper le téléphone ça n'a jamais permis de résoudre des crises migratoires économiques, sécuritaire. Bruno Riller au passage.
Non mais je pense que c'est extrêmement important. euh bien sûr euh avec exigence, mais d'être très pragmatique aussi dans nos relations euh internationales. C'est ce que fait aujourd'hui le président de la République en envoyant successivement ses différents ministres construire ce lienlà avec encore une fois un objectif aussi très important.
Je pense qu'il doit être au cœur de et un préalable toutes ces discussions qui est la libération de Christophe Glaise parce que c'est un de vos confrères, ça fait maintenant plus de 1 an qu'il est enfermé en Algérie et ça doit être absolument prioritaire dans les objectifs français aujourd'hui de d'obtenir ce monsieur le député, vous savez qu'il y a des sujets qui fâchent depuis longtemps. Dans ces sujets, il y a aussi les OQTF, les obligations de quitter le territoire français. Quand on négocie avec un pays et là en l'occurrence Gérald Manin va tenter de le faire avec sa délégation euh de de juges hautement qualifié en Algérie, c'est aussi dans les négociations je te donne, tu me donnes jusqu'où la France est capable de céder sur les sujets notamment sur les OQTF, sur le Sahara, sur l'énergie, sur le tout toutes les questions de sécurité.
C'est c'est quoi la frontière ? C'est un c'est un travail d'équilibrise. Comment se situe Gérald Arrmanin ?
C'est donc c'est c'est bien ça la diplomatie finalement. Voilà, on voit bien c'est évidemment un rapport de force mais c'est aussi évidemment des intérêts qui peuvent être convergents sur le sujet des EQTF. C'est extrêmement important que vous en parlez parce que ceux qui ont proposé une espèce de rupture totale, Marine Le Pen et cetera et ben ils sacrifient si vous voulez pour le petit plaisir de se faire ils font plaisir comme ça quelques minutes au prix d'une impuissance sur le long terme parce que s'il n'y a pas ces laissé passer consulaire et ben on voit bien qu'on arrivera pas à renvoyer ces EQTF, à renvoyer ces étrangers délinquants vers leur territoire et donc on voit bien que en matière diplomatique pour l'efficacité ça ne marche évidemment pas et donc du coup pour pouvoir effectivement exécuter ces EQTF, on a besoin d'avoir un dialogue diplomatique qui soit reconstruit.
Mais pourant, il faut il faut un peu être puissant, il faut aussi être respecté. Est-ce que la France aujourd'hui est dans cette position de de respectabilité vis-à-vis de l'Algérie ? C'est c'est cet équilibre là qu'il faut trouver.
Je pense qu'il faut qu'on reparte sur des bases saines dans notre relation diplomatique avec l'Algérie. Certains ont le terme de dépassionné. Je pense que c'est aussi extrêmement important.
Il y a un poids mémoriel très fort, on le sait. Il y a des communautés euh évidemment extrêmement importantes. Il y a beaucoup de d'algériens de de descendants d'algériens ou d'issus de migration algérienne dans notre pays.
On peut pas faire comme si ça n'existe pas. C'est extrêmement important. Ça fait partie, c'est constitutif de l'histoire de nos deux pays.
Il faut avoir maintenant, je pense, une nouvelle étape. Euh, je pense que cette crise là, comme toutes les crises, peut être aussi une opportunité, l'opportunité de créer quelque chose de différent avec du respect mutuel, bien évidemment, avec un rapport de force, c'est certain parce que il faut pas se laisser marcher dessus. Mais je pense qu'on peut ouvrir une nouvelle étape et je pense que c'est ce que essaie de faire le président de la République et Gérald Armanain en se rendant en Algérie.
Bon, on va suivre cela de très près. Il y a la question du narcotrafic qui sera donc centrale. En l'occurrence six victimes en une semaine dans notre pays.
Nant, Nice, la banlieu de Lyon. Ça fait beaucoup hein pour une seule semaine. À chaque fois les procureurs évoquent la piste du narcotrafic.
Pierre Casneu monsieur le député, comment est-ce qu'on a pu en arriver là sous Emmanuel Macron qui prenait cette sécurité ? Est-ce qu'on peut dire aujourd'hui que l'État a failli ? C'est le moment de tirer le bilan.
Si on se parle vraiment à visage découvert et sans langue de bois, vous nous dites quoi ? Déjà, je pense qu'il faut considérer les narcotrafic pour ce qu'ils sont, c'est-à-dire des ennemis de la République et donc il faut avoir une réponse de l'État et des pouvoirs publics à la hauteur. Je je pense qu'il faut faire le lien aussi avec notre sujet précédent dans la coopération internationale.
Quand on voit euh une criminalité organisée comme la DZ de Mafia, on sait qu'il y a des liens extrêmement importants avec l'Algérie. On sait qu'on a besoin de la coopération avec l'Algérie d'un point de vue policier, d'un point de vue renseignement parce que parfois ils opèrent depuis l'Algérie, depuis nos prisons et cetera. Donc on a besoin aussi de ce lienlà.
C'est extrêmement important aussi de dire que pour être efficace dans le narcotrafic, on a besoin euh de cette coopération euh internationale. Vous savez euh le président de la République depuis 10 ans, il a fait euh il a augmenté le budget de la police, de la gendarmerie euh du renseignement de manière historique. Donc évidemment que les résult c'est c'est ma question initiale, soyons très clair. mort dans les rues quand il y a des gens innocents qui subissent des fusillades qui sont qui sont des victimes collatérales de règlement de compte de toute façon il y a une faillite on a failli je sais que c'est dur de le dire parfois de tirer le bil mais est-ce que l'état est responsable à 100 % c'est difficile à dire vous voyez encore une fois la question il faut se poser la question des moyens qu'on met est-ce que on a pris ce sujet tôt est-ce qu'on a pris ce sujet avec sérieux je pense que le président de la République l'a fait est-ce qu'aujourd'hui les résultats sont à la hauteur mais moi je mettre deux choses quand même.
En 2025, la loi justement liée sur le le la criminalité organisée, sur le narcotrafic, on a fait une loi dédié avec la création de ce fameux PNACO dont je vous ai parlé avec le la possibilité d'ouvrir les dossiers coffre avec les nouvelles prisons de haute sécurité parce que là aussi il y avait une fite de l'État c'estàd qu'on voyait bien que les narcotrafiquants continuent à piloter leur trafic et encore une fois Gérald Arrmanin avec la nouvelle prison de Vandin Leviel avec cond sur Sart a mis en place ces prisons de haute sécurité où là il y a plus un téléphone parce que c'est extrêmement long ça a gangrainé C'est des gens, c'est maintenant des organisations très puissant toujours moins cher. Elle continue à circuler dans notre pays. Ça ce n'est ce n'est qu'un exemple entre autres [raclement de gorge] he et et donc c'est mais encore une fois la lutte est pas terminée.
On le voit bien. Alors justement la lutte n'est pas terminée. Vous dites le ministre de l'intérieur défend son test reposte au Sénat un texte qui vise à renforcer encore plus la prévention, la répression avec des moyens supplémentaires, des caméras, des drones, des vidéosurveillances.
Il a annoncé 700 policiers supplémentaires. Bon, ce sont des annonces. Est-ce que encore une fois c'est bien suffisant ?
Est-ce que par ailleurs ce texte lorsqu'il arrivera à l'Assemblée nationale, il aura vos faveurs ? Vous irez dans ces directions ? Oui, bien sûr.
C'est évidemment on a déjà exprimé notre soutien au texte du ministre de l'intérieur, mais encore une fois c'est il faut regarder ça depuis 10 ans. Encore une fois, quand je vous dis qu'on a augmenté d'un tiers le budget du ministère de l'intérieur, vous dites c'est des effets d'annonce. C'est aussi derrière des policiers, c'est des enquêteurs supplémentaires.
Ce sont des CRS qu'on est capable de déployer beaucoup plus rapidement dans des quartiers sensibles. Mais encore une fois, ça gangraine nos quartiers, ça gangraine nos villes et donc évidemment c'est un travail de long terme. Il y a aussi tout le travail autour de d'aller chercher, d'aller taper au portefeuille parce que on voit ça aussi qu'avec les cryptonnaies donc c'est tout le renforcement qu'on fait sur TRCF.
Donc les gens qui arrivent ici sur votre plateau qui disent "Il y a une solution magique avec moi si vous votez pour l'assemblement nationale, il y aura plus de narcotrafic dans notre pays." Il ment ouvertement aux français. C'est extrêmement compliqué.
Ce sont des organisations extrêmement puissantes. On met un maximum de moyens pour les démanteler. On a essayé de faire beaucoup bouger la loi.
On a l'impression qu'on a un océan qu'on essaie de l'arrêter avec les mains et que quoi qu'on fasse ça marchera pas. Mais non parce que l'état est fort. Non parce que encore une fois l'état est fort parce qu'on a bien vu le coup de filet qu'il y a eu sur la DZ Mafia il y a encore 6 mois on a arrêté 150 tête de réseau monsieur existe toujours la D mafia et par ailleurs elle donne un signal qui fait que ça incite même certaines autres organisations à se regrouper et à agir.
Mais encore une fois, je veux dire ceux qui veut dire qu' vont arrêter le narcotrafic d'un coup de bag ment c'est extrêmement compliqué mais l'état est fort, l'état est puissant. Encore une fois, on a mis les moyens pour mener ce combat. Il sera mené point par point, point de par point de deal, quartier par quartier s'il le faut.
Ça prendra du temps, mais il faut dire à l'ensemble des narcotrafiquants qu'on ira les chercher au bout du monde s'il le faut dans leur cellule de prison, chez eux, dans leur quartier et qu'on fera régner l'ordre de la rép. On évoquait les plus jeunes parce que hélas dans les victimes, les dernières victimes, elles sont de plus en plus jeunes, 13, 14, 15 ans. Les exécutants le sont également, les revendeurs aussi et les consommateurs, n'en parlons pas.
Il y a ce baromètre de Lunafin vous savez tous les ans cette grande enquête avec Opinion pour prendre le pou de ces familles françaises et savoir comment elles vont. Ce baromètre a été euh élaboré, réalisé du 29 janvier au 19 février sur un échantillon national de 2583 familles avec au moins un enfant dans le foyer de moins de 20 ans. Et voilà ce que disent les Français avec des chiffres qui confirment ce décrochage et qui confirment le manque de confiance en l'État.
Côté éducation, 30 % des parents interrogés rencontrent des problèmes liés à l'autorité. 29 des problèmes liés à l'autorité parce que pas assez d'argent dans le foyer. Côté finance, 53 par des parents déclarent ne pas avoir les moyens de préparer l'avenir de leurs enfants et pire encore à mon humble avis, si vous le permettez, 13 % des familles à vous ne pas pouvoir répondre aux besoins essentiels de de leur enfant.
Globalement, plus de la moitié des familles qui sont interrogées disent que l'État a failli encore une fois que le soutien est insuffisant. Ensemble pour la République ou Renaissance aux affaires en 2027 pour continuer cette politique d'Emmanuel Macron. Qu'est-ce que vous faites ?
Vous continuez la même politique ? Vous apportez autre chose ? Qu'est-ce que vous mettez sur la table pour leur répondre très concrètement ?
Là, il y a beaucoup de sujets que vous abordez avec je sais pas. Rand de vous me permettez. Je pense qu'il y a une partie sur l'autorité, sur ce qu'on voit aujourd'hui euh à l'école.
Je pense que là là-dessus, on a énormément agi permet de faire un bout de bilan ce qu'on a fait sur le dédoublement des classes, ce qu'on a fait sur le renforcement de l'accompagnement scolaire, ce qu'on a fait sur le le retour des savoirs fondamentaux à l'école. Ça c'est extrêmement important. Il y a aussi tout ce malaise qu'on voit aujourd'hui chez les jeunes, ce manque d'autorité qu'on voit aussi à cause des réseaux sociaux.
Ça c'est aussi notre piste de travail qu'on a énormément euh euh abordé avec l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. C'est une mesure que nous portons avec notre groupe ensemble la République avec Gabriel Atal aussi par le président de la République. Donc on essaie de remettre de l'autorité à l'école et dans la vie des familles.
Ça c'est extrêmement qu'il faut aller encore plus loin. Moi j'ai me suis exprimé par exemple en début de semaine sur le retour de l'uniforme. Je pense que c'est un moyen extrêmement fort de recréer un cadre positif à l'école, de gommer un certain nombre de différenciations sociale, de lutter contre le harcèlement qui sont là aussi [grognement] des fléaux et de remettre encore une fois une forme de discipline et d'autorité.
Monsieur député, c'est pas c'est pas l'uniforme qui va tout régler que l'école faut pas plutôt. Oui, j'entends votre réponse mais à vous entendre. Je me permets aussi de vous taquiner sur cette question.
C'est important monsieur le député, c'est pour ça que je suis là. Est-ce que l'uniforme va régler les problèmes d'argent dans les familles ? Est-ce qu'elle va régler les problèmes d'austérité dans les écoles ?
Est-ce qu'elle va elle va régler le manque aussi de sécurité, les moyens alloués à l'école qui n'est pas qui ne sont pas pardon suffisant ? Est-ce que le problème de l'école peut se résumer aujourd'hui à l'uniforme ? Non, mais d'ailleurs est-ce que j'ai dit le problème de l'école se résume à l'uniforme ?
Je ne crois pas. Je pense que c'est un c'est une multitude de choses. La première réellement que je vous ai donné, c'est le dédoublement des classes dans les quartiers RP et RP plus.
C'est une des choses qu'on a fait de manière extrêmement forte. On a limité le nombre d'élèves à 24 sur le cycle primaire. Ça aussi des choses importantes.
On a complètement repensé le système de de de de recrutement avec les écoles normales, avec le l'augmentation des salaires pour les professeurs notamment à l'entrée. Enfin, c'est tout. Il y a pas de solution magique.
Encore une fois, ce sont des pièces d'une politique globale qu'on a essayé de mener depuis 2017 qui évidemment a eu un impact positif mais qui n'est pas suffisant quand on regarde aujourd'hui de manière froide le le le constat de ce qui est l'école aujourd'hui. Donc ça c'est vraiment sur la partie école autorité et encore une fois je pense qu'on a essayé de faire beaucoup de choses avec humilité. Il y a des choses qui ont marché, d'autres qui ont moins marché.
Moi je continue à pousser certains autres sujets. Mais heureusement qu'on a encore des idées pour 2027 et encore une fois heureusement qu'on qu'on qu'on pense qu'on allait dans la bonne direction. Sinon, on aurait aucune légitimité à vouloir poursuivre.
Puis après, il y a la partie pouvoir d'achat. Mais ça, si vous voulez, on l'évoque dans une poignée de seconde si vous le permettez parce que justement chômage, pouvoir d'achat, sécurité, ça fait aussi partie de la une du JDD ce matin, le journal du dimanche. On va vous montrer cette, on va la décrypter ensemble.
Voilà ce que dit la une, inflation, chômage, faillite d'entreprise, l'effondrement de l'économie française. Lorsqu'on regarde encore plus dans le fond de ce qui est évoqué dans le JDD, c'est Marc Toiti, analyste économique qui dit "L'économie française bascule dans une crise profonde que le pouvoir ne parvient plus à masquer. Derrière le discours rassurant, la France s'enfonce dans une spirale de déclin économique et social aux conséquences explosives." Le déclin français est en marche.
Qu'est-ce que vous leur répondez ? Déjà, je pense qu'il faut se dire qu'il y a une dimension conjoncturelle extrêmement compliquée. On a multiplié les crises Covid, Ukraine, Iran.
Aujourd'hui, ça pèse lourdement le contexte économique international. La conjoncture est extrêmement difficile, ce qui a évidemment un impact sur l'économie française. Ensuite, je pense que pour répondre à votre question, il faut regarder d'abord qu'est-ce qui a marché au début du quincana entre 2017 et 2022.
On a réussi à baisser massivement le chômage. On a réussi à baisser massivement le déficit pour passer en dessous des tr on va revenir sur le chômage. Pas massivement là, on va vous remonter les chiffres. 2019 2022 pardon, on a baissé massivement le chômage.
On était à 9 %, on est descendu en dessous des 7 %. Aujourd'hui, on voit qu', aujourd'hui, aujourd'hui il remonte et aujourd'hui on est à 8,1 %. Pourquoi ?
Parce que ce qu'on a fait au début dans le premier quen d'Emmanuel Macron, ce qui a marché c'est qu'on a simplifié le droit du travail. on a eu un choc de simplification extrêmement important et qu'on a baissé les impôts sur les entreprises. On a créé un cadre 8,1 % des actifs sont au chômage.
On a pris 68000 chômeurs. Au total, 2,6 million de français sont au chômage. Et pour être tout à fait objectif avec vous, on est dans une euh dans une sphère aussi dans une ère où l'inflation est toujours grandissante.
On ajoute à cela et vous allez pouvoir me répondre, je sais que ça fait beaucoup de questions en même temps. On ajoute à cela effectivement que le plein emploi vraisemblablement n'a pas réussi. Beaucoup ont tenté de traverser la rue sans pour autant trouver un job à la clé.
Bon, on sait que le bilan est compliqué mais non, le bilan encore une fois je je veux dire vous avez pas écouté ce que je vous ai racouté. Malheureusement très attentivement dit aujourd'hui on on voit que le chômage commence à reprendre, on voit qu'on commence à avoir une augmentation ce qui nous mène aujourd'hui aux chiffres qui sont sortis en début de semaine sur ce 8,1 %. Pourquoi ?
C'est un la conséquence d'une conjoncture mondiale extrêmement compliquée. Je vous l'ai dit, c'est normal. Et deuxièmement, c'est aussi parce que depuis 3 ans, on a cette stabilité fiscale qu'on avait dans le premier clinquena qui a disparu.
On voit bien qu'aujourd'hui, on a commencé pour les entreprises, il y a un climat un peu anxiogène parce qu'il y a plus de majorité à l'Assemblée nationale. Parce qu'aujourd'hui pour quand on a besoin de financement et le déficit public et ben on en appelle aux entreprises. Et donc ça pèse très lourdement sur la compétitivité de nos entreprises et donc sur le recrutement.
Ce qu'on a fait au début du quinquena encore une fois stabilité fiscale, baisse des impôts. On a baissé 30 milliards les impôts sur les entreprises, sur l'impôt sur les sociétés, sur l'impôt de production. On a simplifié le droit du travail mais bien sûr que oui, on a créé des centaines de milliers d'emplois avec ça et on a par ailleurs mis le paquet sur l'apprentissage.
C'est aussi je pense une mesure extrêmement forte. On a doublé le nombre d'apprentis. Il y a aujourd'hui 1 million d'apprentis en France.
Ce sont des politiques de travail qui marchent extrêmement bien. Depuis 3 ans, c'est beaucoup plus compliqué encore une fois dans le dans le contexte politique. Et donc on voit que ce chômage aujourd'hui remonte et qu'on est dans une forme de morosité économique qu'il faut handiguer.
Maintenant de vrais sujet, je pense que c'est extrêmement important. Si aujourd'hui on veut redevenir compétitif en France, il faut aborder le vrai sujet. C'est le sujet des retraites.
Voilà. Parce qu'aujourd'hui, on vit dans un grand mensonge. Il y a des gens qui viennent sur votre plateau et qui défendent des programmes pour les élections présidentielles en disant qu'on est capable de revenir à la retraite à 62 ans ou pire à 60 ans.
Jus combien ? Jusqu'à quel âge pour pour qu'on puisse rétablir ? Nous avec notre parti, on veut sortir de cette de cet âge pivot qui a cristallisé beaucoup aujourd'hui de de de de d'inquiétude, de crainte.
On voit que c'est ça bloque tout. Capitalisation pour avoir une partie de capitalisation, c'est un autre débat. Mais de toute façon, on sait qu'il faut qu'on travaille plus.
Mais moi, je pense qu'il faut aujourd'hui un nouveau pacte générationnel. Il faut un nouveau pacte générationnel parce qu'aujourd'hui on parlait du pouvoir d'achat des des ménages. Aujourd'hui la solidarité nationale pèse trop sur les actifs, pèse trop sur les familles.
Les retraites c'est un/art de la dépense publique et c'est plus de la moitié de notre déficit chaque année. On est complètement grévé par les retraites. On a aujourd'hui des cotisations qui pèsent sur les salariés, sur ceux qui bossent qui sont complètement grévés par les de retraite qui font qu'aujourd'hui les deux seuls commerces où il y a encore de la queue dans ce pays, c'est les pharmacies et les laboratoires d'analyse.
C'est ça le problème aujourd'hui. Donc il faut absolument qu'on ait un choc de pouvoir d'achat, qu'on ait un nouveau pacte générationnel parce qu'aujourd'hui on voit bien il y avait trois actifs pour un retraiter. J'arrive pas comprendre comment vous le mettez en place ce pact générationnel avec l'adhésion de tous des plus jeunes qui doivent se mettre au travail et des plus âgés qui vont continuer à travailler.
Faut qu'on repense globalement notre fiscalité. Il faut qu'on baisse massivement les cotisations qui pèsent aujourd'hui sur ceux qui travaillent en élargissant les assiettes sur les impôts qui touchent tout le monde. Ça c'est extrêmement important d'avoir ce transfert de fiscalité pour qu'on puisse baisser encore une fois les cotisations sur ceux qui travaillent.
Aujourd'hui, notre notre nos actifs sont asphixés et vont l'être de plus en plus parce que nos aînés vont vivre de plus en plus longtemps et nous on aura de moins en moins d'enfants. Une des conséquences de ce triste bilan que vous avez dressé de cette de cette étude, c'est qu'aujourd'hui la natalité est en berne et donc la situation qu'on a aujourd'hui, elle va encore plus s'accentuer. Donc il faut absolument qu'on remette d'autres problématiques hein qui font qu'on fait pas d'enfant ça je vais prendre sur l'écologie notamment.
Je sais que ça vous touche particulièrement. Énormément de sujets mais ce que je vous dis c'est le constat sur la baisse de la démographie. Déjà que le le pardon le problème de retraite est extrêmement important aujourd'hui, il va devenir encore pire.
On va droit dans le mur, je vous le dis très sincèrement. On va droit dans le mur. On a besoin de travailler beaucoup plus longtemps et parce que encore une fois ça va peser sur les actifs parce que tu vas droit dans le mur.
Ça veut dire qu'il y aura plus le système va exploser. Donc le système actuel pour vous ne marchera plus. C'est plus possible.
Ça peut paser. En tout cas, il faut prendre des mesures extrêmement fortes et des réformes extrêmement fortes pour que ça puisse continuer parce que la réalité c'est que le système actuel ne peut pas durer et ceux qui raconte n'importe quoi en disant qu'on peut revenir à 62 ans ou pire à 6 Rassemblement national, le Parti socialiste, la France insoumise de Jean-Luc Mélenchon mente ouvertement au Français. On va droit dans le mur.
On a besoin de remettre tout à plat un nouveau pact entre les générations parce que sinon notre génération, votre génération, celle de nos enfants va droit dans le mur, ne connaîtra jamais les retraites. En en deux mots, parce que le temps passe très vite. Est-ce que taxer les super profits, ça peut aussi aider à ramener de l'argent dans les caisses ?
On a on a parlé Total énergie mais pas que. Il y a des grandes entreprises, des grands groupes qui génèrent des milliards de bénéfices. Est-ce qu'il faut aussi se pencher sur cette question ? doit-elle arrêter d'être tabou notamment concernant le groupe auquel vous appartenez à jamais été tabou puisque par ailleurs, on a déjà mis en place un certain nombre de d'impositions de manière très spécifique notamment après la crise énergétique en Ukraine sur ce qu'on appelle les profits indus.
Quand on est vraiment très libéral, on aime pas les rentes. Ça a été dans le programme aussi d'Emmanuel Macron. Et donc quand il y a des profits qui sont indus, qui peuvent être à des crises, à des guerres, et ben évidemment il faut les récupérer.
Ça n'a jamais été un profit. Après le mythe d'aller taxer toujours plus les entreprises, on a les entreprises les plus taxées du monde. Bon donc la France, on est champion du monde déjà en taxation des entreprises.
On parle juste des super profit, on parle pas de de l'entreprise en général. Ce façon le distingo c'est important économie. Mais c'est quand même, vous savez, c'est toujours des signaux quand on taxe les plus grandes derrière ça un impact sur les plus petites.
Vous savez, c'est ça de climat fiscal. Et donc encore une fois, moi je dis sur le sujet des rentes, on l'a fait il y a 2 ans euh dans le budget pour aller chercher ce qu'on appelle les rentes inframmarginales, excusez-moi, c'est un peu technique justement sur les super profit lié à l'énergie, mais euh encore une fois, il y a pas de tabou autour de ça. Donc euh mais c'est pas la solution.
Arrêtez de faire croire aux gens qu'on a l'an [raclement de gorge][rires] pardon que nos oppositions rassemblement national France insoumise parti socialiste qui disent on va tout régler en allant taxer les entreprises là aussi c'est un mensong Pierre Casneu qui va représenter toutes ces idées que vous nous avez évoqué hein parce que il y a un fauteuil y a un fauteuil à prendre qui veut prendre sa place l'émission vous savez sur France Télévision qui veut prendre sa place on y joue beaucoup apparemment et y compris dans votre groupe hein est-ce que ce sera Gabriel Atal qui est presque candidat ce matin dans cette tribune du journal du dimanche Saint appelle Gabriel Atal à y aller et à se présenter et puis on sait qu'Edouard Philippe lui s'est présenté depuis longtemps, qu'il a une assise, qu'il est déjà maire du Havre et qu'il a aussi cette communauté de mère derrière lui qui pourrait qui pourrait l'aider. Et au-delà de ça, on a Ellisabeth Borne qui vous a dit bye bye, qui monte aussi son mouvement. Elle a été rejointe par par des par des d'anciens ministres notamment Agniens Buzin et cetera.
Et puis il y a Géraldmanan qui est aussi sur tous les fronts avec l'Algérie, avec l'aide à l'enfance dont il a parlé. C'est c'est qui pour vous celui qui aura vos faveurs ? Mais vous saz vous demandez qui j'étais moi.
Vous savez la loyauté c'est la chose la plus importante pour moi. Donc euh moi je suis loyal à ma famille politique. Le président de ma famille politique c'est Gabriel Atal.
C'est le président de mon groupe parlementaire. Aujourd'hui évidemment que je le soutiens dans sa candidature s'il devient candidat, s'il l'annonce dans les prochaines Oui, je pense que c'est important que notre famille politique soit représentée dans cette échéance extrêmement important et je pense qu'il a toutes les qualités pour le faire. Encore une fois, vous avez vu, il y a beaucoup de sujets qui sont mis sur la table, beaucoup de de de réformes encore à mener et on pense encore qu'on a des choses à dire au français, qu'on a un projet à porter pour ce pays.
Par contre, là où je serai extrêmement vigilant parce que vous avez évoqué un certain nombre d'autres candidats, d'autres candidatures, faut pas qu'on devienne le centre le plus bête du monde. Je pense que ça c'est extrêmement important. Je pense que on doit à nos électeurs quand on voit aujourd'hui la menace des extrêmes d'un deuxième tour Mélenchon Bardella.
Il faut absolument qu'on ait qu'un seul candidat à la fin. On y sera extrêmement vigilant. Je salue d'ailleurs le le que le le pas et l'intelligence qu' aujourd'hui Édouard Philippe et Gabriel pour moi ça sera Gabriel Tal mais le plus important à la fin c'est qu'on ait qu'un seul candidat pour éviter à la France un duel mortifère entre les extrêmes et porter un projet de responsabilité et d'ambition pour le merci Pierre Cazu d'avoir répondu à mes questions aujourd'hui dans la politique c'est clair.
Yeah.
Pierre Cazeneuve