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InterviewBFM Business· 9 septembre 2026 8 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesTravail & emploi

Enquête PISA : "C'est un effet global, ce n'est pas le bilan Macron" (Sabrina Roubache)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Le classement PISA montre un décrochage inquiétant des élèves français. Est-ce le bilan d'Emmanuel Macron ?

  • 0:39OuverteRéponse directe

    Quand verra-t-on les effets des mesures comme le dédoublement des classes ?

  • 1:17OuverteRéponse directe

    Les chefs d'entreprise s'inquiètent du niveau des élèves. Une productivité supérieure de 2,5% serait possible si la France était dans le top 10 de PISA. Qu'en pensez-vous ?

  • 1:54OuverteRéponse directe

    Le président porte l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. Cette mesure est-elle efficace ?

  • 2:34OuverteRéponse directe

    Le désengagement des parents est pointé du doigt. Comment y remédier ?

  • 3:10OuverteRéponse directe

    Les candidats à la présidentielle et le patron d'un institut préconisent une augmentation de 25% des salaires des profs. Est-ce une clé ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Fait
    « C'est un effet global. C'est quand même enfin le classement PISA, c'est ce sont c'est c'est une étude faite sur les pays de l'OCDE. Donc on voit on observe une baisse dans tous les pays, pas uniquement en France. »
  • 1:54Chiffre
    « le désengagement des parents. 62 % des parents euh là disent être moins engagés dans la scolarité de leurs enfants. »
  • 1:54Fait
    « le président de la République qui quand même porte très fort l'interdiction des réseaux pour les enfants de moins de 15 ans »
  • 2:34Fait
    « notre rapport à l'effort, notre rapport et je parle des adultes en premier »
  • 3:10Chiffre
    « une augmentation des salaires des profs plus 25 % »
  • 3:10Chiffre
    « nous sommes passés de il me semble de 1469 euros à maintenant 1869 euros »
  • 3:51Chiffre
    « le nombre de contrats d'apprentissage a baissé de 5 % en 2025 »
  • 3:51Chiffre
    « les aides à l'apprentissage ont été rabotées. Elles sont passées de de 5000 à 2000 euros pour les grandes entreprises de plus de 250 employés »
  • 5:05Chiffre
    « On a cette année plus 15 % de demande de jeunes pour l'apprentissage. »
  • 5:05Chiffre
    « nous sommes passés de 250000 à pratiquement à pratiquement un million d'apprentis »
  • 5:05Chiffre
    « les aides elles sont restées à 5000 euros pour les boîtes de moins de 250 employés »
  • 5:05Chiffre
    « les aides de 6000 euros pour les jeunes en situation de handicap quelle que soit la taille de la boîte n'ont pas été touchées »
  • 5:41Chiffre
    « 48 % des apprentis sont recrutés dans des boîtes de moins de 10 salariés »
  • 6:18Chiffre
    « 500000 emplois créés chez les jeunes depuis 2017 »
  • 6:55Chiffre
    « 667200 lycéens professionnels qui représentent un tiers de nos lycéens en France »
  • 6:55Chiffre
    « le seul bac cette année qui est en augmentation de 4,2 % »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Avec Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l'enseignement de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Bonjour. Bonjour. d'être avec nous ce matin. Le classement PISA a été dévoilé et le niveau des petits Français n'a jamais été aussi mauvais. Décrochage inquiétant, 34e en maths, 28e en compréhension de l'écrit, un décrochage de de la lecture aussi. C'est le bilan d'Emmanuel ? Non, pas du tout parce que alors déjà, c'est un effet global. C'est quand même enfin le classement PISA, c'est ce sont c'est c'est une étude faite sur les pays de l'OCDE. Donc on voit on observe une baisse dans tous les pays, pas uniquement en France. Donc ça je pense que c'est important de le dire. Et non, c'est pas le bilan Macron parce que figurez-vous que les enfants qui ont été

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qu'on a évalué euh ce sont des enfants qui n'ont pas eu encore toutes les mesures que le justement que le président de la République a pu prendre, le dédoublement des classes dès la maternelle, maternelle, grande section, CP, CE1. On voit pas encore les effets puisque ces enfants-là euh n'étaient pas encore euh n'avaient pas le bon âge parce que juste de rappeler, euh ce sont des enfants qui pendant le Covid qui ont été évalués euh étaient à peu près au CE2. Donc nous on arrive et le président de la République a eu raison de dire il faut dédoubler les classes, notamment dans les quartiers prioritaires. Effectivement, ça ils l'ont pas ils l'ont pas connu. Absolument. Et si vous voulez les les le l'impact de toutes les mesures qui ont été prises, vous le savez, on le sait

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tous, il faut des années. Il faut des années pour pour pouvoir en évaluer les fruits. les chefs d'entreprise s'inquiètent, s'inquiètent de ce niveau des élèves pour l'avenir et un spécialiste nous disait ce matin dans la matinale que si on était dans les 10 meilleurs dans les classements PISA, et bien on aurait une productivité qui serait au moins 2,5 % supérieure. Alors, il a raison mais on oublie aussi que dans cette étude PISA, c'est la première fois où deux éléments très importants se voient. La première chose, le désengagement des parents. 62 % des parents euh là disent être moins engagés dans la scolarité de leurs enfants. Deuxième chose, l'impact des réseaux sociaux, les écrans et des écrans. Et rappelez-vous, le président de la République qui quand même porte très

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fort l'interdiction des réseaux pour les enfants de moins de 15 ans et maintenant il a il a eu raison de lancer un appel européen parce que vous voyez bien que ce sont plutôt absolument mais ce sont plutôt les enfants de l'Occident qui sont touchés et impactés par les réseaux sociaux. Et l'interdiction du téléphone au lycée, rappelez-vous mais moi je vous voyez je j'ai fait cette rentrée et de partout où je vais où le où la mesure est appliquée parce que la mesure est appliquée très largement, vous voyez des enfants dans les cours qui se parlent, moins de téléphone, plus de concentration. Donc ça veut dire moins de notifications et et moins de de possibilité de se déconcentrer de son travail. Je rappelle une chose aussi, notre rapport à l'effort, notre rapport

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et je parle des adultes en premier parce que le désengagement des parents n'est pas ne vient pas uniquement et je le pense vraiment, je suis moi aussi maman, ne vient pas seulement du fait qu'on travaille. Moi vous savez papa maman travaillaient, mes parents travaillaient et c'était pas les mêmes conditions de travail que maintenant mais pourtant ils nous suivaient à l'école et ils étaient hyper intransigeants avec nous parce que comment dire ils étaient plus qu'impliqués dans notre scolarité parce que l'école c'est le meilleur moyen de s'élever socialement. Ne pas oublier que l'Occident globalement a bénéficié de justement l'école pour tous, l'égalité pour tous, l'accès à la connaissance. Mais encore une fois, l'école ça ne s'arrête pas à la sortie de l'école.

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L'école ça doit continuer à la maison avec des révisions du travail et du sérieux et que les parents accompagnent aussi. Les candidats à la présidentielle et même le patron de l'institut, de l'entreprise préconisent une augmentation des salaires des profs plus 25 % est-ce que ça c'est une des clés ? nous on l'a fait. Rappelez-vous que quand même enfin permettez-moi de de rappeler une mesure sur le salaire de base des professeurs donc de de ceux qui arrivent en tout début de carrière. Nous sommes passés de il me semble de 1469 euros à maintenant 1869 euros. Donc l'augmentation des des salaires, on n'a pas attendu bien sûr une étude. Évidemment qu'on doit toujours mieux payer nos profs et je vais vous dire ça doit être parmi la population avec les médecins ce que l'on doit payer le

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mieux. Donc ce n'est pas la seule vous savez vous pouvez payer les meilleurs profs du monde. Vous pouvez vous pouvez les payer autant que vous voulez. Si derrière c'est en fait c'est un sujet de société. Je ne veux pas réduire l'école uniquement au salaire des profs qui est très important et qui a été fait. Justement parce que vous me parliez des deux c'est la réussite des élèves évidemment que non puisque les parents non mais excusez-moi la place des parents et et l'effort de l'élève le le goût de l'effort le le goût de se dire euh il faut être exigeant. Regardez globalement enfin vous c'est pour ceux qui ont des enfants et je sais que beaucoup vont se reconnaître. Arrêtez de penser qu'un enfant qui travaille pas bien à l'école est forcément HPI par exemple sinon parfois les enfants c'est

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aussi on ne travaille pas assez. Et je pense que c'est pourquoi c'est un sujet de société c'est vraiment notre rapport à l'effort et notre rapport à l'exigence. Alors ça on le retrouve dans l'entreprise et vous avez récemment donné une interview au Parisien pour interpeller directement les chefs d'entreprise en leur disant d'investir dans notre jeunesse car pour la première fois et bien depuis 10 ans le nombre de contrats d'apprentissage a baissé de 5 % en 2025 mais il faut voir que les aides à l'apprentissage ont été rabotées. Elles sont passées de de 5000 à 2000 euros pour les grandes entreprises. de plus de 250 employés de plus de 250 employés c'est la c'est la conséquence en fait de la politique qui a été menée Non c'est conjoncturel alors alors je

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vais vous dire on a une augmentation je vous donne un chiffre toutes les deux je sais qu'on aime beaucoup les chiffres. On a cette année plus 15 % de demande de jeunes pour l'apprentissage. Donc ça veut dire que la politique a été conduite par le président de la République depuis 2017 nous sommes passés de 250000 à pratiquement à pratiquement un million d'apprentis. Donc on peut pas dire c'est une politique publique qui a fonctionné et qui fonctionne. en train de casser cette ? Non pas du tout parce que on a préservé les plus petites entreprises donc les aides elles sont restées à 5000 euros pour les boîtes de moins de 250 employés et je rappelle aussi que les aides de 6000 euros pour les jeunes en situation de handicap quelle que soit la taille de la boîte n'ont pas été touchées. Et je

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vais vous dire c'est conjoncturel parce que on a 15 % de plus de jeunes qui veulent rentrer en apprentissage et on a 2 % d'offres en moins chez les entreprises. Pourquoi j'ai lancé cette ? dites aux grandes entreprises faites l'effort, vous pouvez le faire. Et vous savez par qui est porté ? 48 % des apprentis sont recrutés dans des boîtes de moins de 10 salariés. Vous voyez, c'est un chiffre important. petites le font mais pas les grandes. Non, les grandes le font mais je dis aux grandes entreprises et je le redis, je profite de votre de ce plateau-là, faites confiance à nos jeunes. On a tous été jeunes, soyez patients. La formation professionnelle, notamment chez les plus jeunes, elle est fondamentale. rappelle aussi un chiffre, 500000 emplois créés chez les jeunes depuis

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2017. Donc ça veut dire que lorsqu'on met les moyens et que les entreprises Et ce sera préservé dans le prochain ? Ce budget Absolument, l'apprentissage, le Premier ministre l'a dit, on préserve l'apprentissage, bien sûr le logement social, il avait annoncé lui-même dans le chez vos confrères du le CPF, le contrat de de ? le le le 300 millions vont être économisés sur le ? Vous savez le CPF, le compte personnel de formation. Oui. Quand on gouverne et quand on est aux responsabilités, on fait des choix. On a décidé de préserver une politique pour notre jeunesse qui est l'apprentissage qui est fondamentale parce que le ministère de justement de l'enseignement de la formation professionnelle et de l'apprentissage, c'est le ministère des compétences que nous donnons à nos

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entreprises. J'ai besoin que nos entreprises aussi jouent le jeu. Penser qu'un chef d'entreprise a besoin d'argent public pour fonctionner, c'est une fausse idée. Un chef d'entreprise, il a besoin d'avoir un carnet de commandes plein. Et là on parle de productivité et de former nos jeunes, de leur permettre de rentrer quand ils le souhaitent mais tôt dans l'entreprise, c'est tout le le jeu et tout toutes les réformes qui ont été portées sur la voie professionnelle. Je vous donne un chiffre, juste Brigitte Bouchet, c'est très important. Euh 667200 lycéens professionnels qui représentent un tiers de nos lycéens en France. C'est le seul bac cette année qui est en augmentation de 4,2 % donc voyez et là où on voit le bac général et le bac techno baisser, on voit plus d'élèves

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d'élèves arriver en pro notamment aussi grâce à l'apprentissage mais aussi grâce aux réformes qui ont été portées. Mais oui, que je continue de porter sur la la voie professionnelle. Merci Sabrina Roubache d'avoir été notre invitée ce matin, ministre déléguée chargée de l'enseignement, de la formation professionnelle et de l'apprentissage. C'est une interview à retrouver en podcast et en replay sur l'application BFM Business.