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Podcast / conversationEurope 1 (sur YouTube)· 28 septembre 2025 12 minComplaisantActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsEurope & international

Condamnation de Nicolas Sarkozy : "C’est une icône qui tombe" (Alexandre Malafaye)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Quel a été votre réaction quand vous avez appris cette peine ?

  • 3:00OuverteRéponse partielle

    La question de l'exécution provisoire laisse beaucoup d'interrogations. Pourquoi selon vous ?

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Est-ce que cette condamnation s'inscrit dans une accumulation d'affaires ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Quel est le risque aujourd'hui par rapport à Nicolas Sarkozy ?

  • 9:00OuverteRéponse directe

    Votre avis sur la demande de grâce présidentielle ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Alexandre MalafailleFait
    « C'est une icône qui tombe. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] Europa soir weekend 19h 21h Stéphanie de Muru est toujours en compagnie d'Alexandre Malafaille et de Gilles Boutin. Messieurs, vous l'avez entendu dans le journal de Maë Laurent, c'est vrai qu'il y a encore énormément de de réactions après cette condamnation très lourde. C'est un petit peu la sidération.

Jonas Sadat qui est avocat nous l'a rappelé. Vraiment quand on a entendu ce jugement, personne ne s'y attendait. Euh aujourd'hui, il y a une vingtaine de pétitions sur le site change.org he des citoyens qui demandent soit la clémence, soit le soutien.

Euh euh une vingtaine en tout cas de de pétitions vraiment pour soutenir Nicolas Sarkozy parce qu'ils ont été très choqués de cette peine 5 ans de de prison avec surtout cette exécution provisoire. Alors même si l'effet est différé, il n'empêche c'est ce qui fait la lourdeur de de la peine. Quel a été vous ?

J'ai pas encore eu l'occasion de vous poser la question. Votre réaction quand vous avez appris cette peine Alexandre Malafaille, c'est toujours très très délicat ce genre d'affairire surtout quand on est en public parce que de fait on a beaucoup de sentiments qui se mélangent. Euh je moi ce que je peux comprendre c'est que pour beaucoup d'entre nous euh quand quelqu'un comme Nicolas Sarkozy qui a à un moment donné incarné la France, voilà, c'est un peu la statue du commandeur qui se casse la gueule quoi.

Il y a il y a une c'est une icône qui tombe. C'est ça qui est bon dans le cas de Nicolas Sarkozi, il y a plusieurs affaires qui se succèdent. Euh, il y a un enchaînement, c'est vrai qu'il y a il y a quelque chose de douloureux par rapport à ça parce que cette cette forme de déchéance judiciaire, de déchéance publique euh après on l'aime, on l'aime pas mais malgré tout c'est d'une cruauté extraordinaire quoi.

Vous êtes vraiment exposé. Après sur le fond de de l'affaire, je là aussi je comprends très bien qu'on se pose ensemble de questions. La question de l'exécution provisoire en particulier laisse vraiment beaucoup de d'interrogation.

C'est dans le même ordre d'idée que ce qui est arrivé avec Marine Le Pen. On se demande pourquoi finalement les magistrats vont jusqu'à cette extrémité, même si après on peut comprendre le raisonnement. Il suffit de lire ce qu'ils écrivent.

Ils le ils bétonnent leur argumentaire compris justement dans le cas. Mais même dans le cas de Marie Le Pen c'est c'est assez léger et en fait au bout du compte on se concentre là-dessus. C'est ce qui retient principalement l'actualité.

C'est c'est dommage. Après si on désouome un tout petit peu le problème franco-français, je veux dire simplement que dans le cas de ce type de délit en France, on éétait pas habitué à ce qu'on tape aussi fort sur la délinquence en col blanc comme on dit. notamment quand elle est commise par c'est assez vieux hein Alexandre ça fait depuis les années 90 laurba oui mais on n pas l'habitude comme malgré tout le délinquence dans le monde des affaires est rarement sanctionné aussi aussi fort dans d'autres pays comme les États-Unis par exemple ça ça tape très fort vous prenez des pays comme Taïwan qui sont des démocraties ou la Corée du Sud ils ont déjà mis leur prison leur prison en prison donc voilà donc on n'est pas encore habitué à ça je dis pas qu'il faut s'y habituer mais en tout cas moi je reviens sur le point central c'est le l'exécution proviseoire qui même si elle concerne beaucoup de gens aujourd'hui dans ce pays là elle paraît effectivement anormal.

Alors c'est vrai Gill Boutin Alexandre Malafaille fait bien nous nous le dire. Dans d'autres pays ça arrive. Nous on est peut-être moins habitué mais c'est vrai que en France souvent à droite on a un petit peu le sentiment que si j'ose dire familièement ça tape un peu toujours du du même côté et surtout avec des conséquences qui ne sont pas les moindres hein.

On se souvient de la Fire Fillon. D'ailleurs, la même présidente Nathalie Gavarino avait déjà instruit l'affaire Fillon. les conséquences potentielles sur la prochaine présidentielle avec Marine Le Pen.

Alexandre l'a rappelé, ça interroge tout de même. Mais c'est le problème des impressions, c'est-à-dire que on a beau nous dire que la justice du haut de son statut inattaquable à cet égard justement ne doit pas être remise en cause. C'est-à-dire que la selon la vision de certains politiques notamment et de commentateurs, parce que c'est une décision de justice, elle ne doit pas être critiquée.

Je suis pas certain que tous les commentateurs auraient le même jugement si ça concernait quelqu'un un homme politique d'un autre bord notamment à gauche. Donc il y a un énorme problème au niveau de l'impression et effectivement les affaires se multiplient et toujours au registre des impressions. On a le sentiment que les que ce soit fondé ou pas on a le sentiment que les magistrats eux-mêmes se nourissent d'impression.

Pourquoi ? Est-ce que la condamnation de Nicolas Sarkoi s'inscrit dans une accumulation d'affaires, c'estàd qu'il est poursuit en fait, il est déjà considéré coupable parce que il est impliqué dans l'affaire Big Malon, dans l'affaire de l'écoute et là il y a l'affaire du financement liben. Je je n'ai pas statué sur le fond de ces affaires.

Simplement cette accumulation fait que on en vient se demander si les magistrats ne sont pas eux-mêmes influencés par leur propre dynamique comme s'il s'autoentenait. En tout cas, le le soupçon est porte effectivement sur la la la présidente Nathalie Gabarino qui avait en plus participé à des manifestations contre Nicolas Sarkozi, on l' idéologique des magistrat ça ça remonte enfin on sait depuis longtemps que il pose problème depuis le mur des consalement on en parle beaucoup ça fait plus de 10 ans qu'on en parle enf on en parlait même avant mais le mur des co avait vraiment été un un marqueur tangible de ce positionnement idéologique avec ce mur sur lequel était épinglé toutes les personnes qui étaient détestées et qui étaient tourné en ridicule par des des membres du syndicat de la magistrature. Mais bon, on parle de tout ça, des impressions à tous les niveaux.

Pour autant, quand on revient à l'essence même de cette décision et sans être juriste, simplement avec un minimum de bon sens, on a envie d'avoir plus d'explications parce que il y a pas la preuve, c'est ça qui est dérangeant, c'estàd qu'il y a pas la preuve de de les français aussi et je vous le disais hein, en introduction, une vingtaine de pétitions sur change.org, on soutient Nicolas Sarkozi. Alors, les intitulés sont diverses et l'une d'entre elles demande d'ailleurs la grâce présidentielle.

C'est un petit peu l' vie de Stéphan le Rudelier, sénateur LR. Je vous propose de de l'écouter. Quel est le risque aujourd'hui par rapport à Nicolas Sarkozy ?

Il n'a jamais fui la justice et il n'a aucun risque de réitération des faits puisqu'il n'est plus président de la République. Donc, on voit bien que cette exécution provisoire n'a pas de sens. Vous savez, moi j'aiétais très très euh effrayé de la condamnation de Marine Le Pren avec l'exécution provisoire et euh si je demande la grâce partielle pour Nicolas Sarkozy, on pourrait la demander pour Marine Le Pen parce que vous voyez bien que l'autorité judiciaire veut empêcher une candidate à se présenter à l'élection présidentielle et en même temps désacralise un ancien président de la République.

Bon, c'est un sénateur LR qui demande la grâce partielle également pour Marine Le Pen. Euh, votre avis Alexandre Malafaille ? Euh, bon, on sait qu'il peut pas grand-chose hein, Emmanuel Macron euh en en euh il peut pas je crois euh porter de grâce euh sur ce cette condamnation de Nicolas Sarkozi, mais euh c'est vrai que ce que ça montre, c'est que il y a une forme d'injustice qui est ressentie aujourd'hui par beaucoup de Français.

Alors, en effet, pas tous. On a vu les les réactions de la gauche, notamment Libération, la Tôle, c'était très élégant. euh des tweets aussi des insoumis qui étaient guerre mieux.

Euh mais c'est vrai que ça ça choque et ça jette le soupçon. Bah les motivations des magistrats parce qu'il faut rappeler que ce sont des des collégialités sont pas les mêmes dans le cas de Marine Le Pen en ce qui concerne l'exécution provisoire et Nicolas Sarkozi je c'était sans doute plus étayé dans le cas de Marine Le Pen parce que ils estimaient que comme elle avait pas fait amende honorable elle risquait de récidiver à l'occasion des prochaines élections. Voilà c'était ça un peu la défense a posé problème c un comble hein quand même.

Oui oui oui mais bon ça s'est retourné ça s'est retourné contre elle dans le cas de Nicolas Sarkozi c'est vrai que c assez incompréhensible après le président s'il faisait ça aujourd'hui a supposé qu'il puisse le faire ça poserait là aussi un problème d'interprétation par les français parce que là aussi c'est très clivé on voit bien que selon qu'on aime ou qu'on déteste Nicolas Sarkozi politiquement on se réjouit ou on se désespère de sa condamnation donc c'est très difficile de savoir comment se positionner en tant que chef de l'État mais ce qui est certain c'est que je je peux comprendre que beaucoup de gens lui envoient des témoignages d'affection pour lui dire quand même là c'est cher oui en tout cas vu le niveau de popularité d'Emmanuel Macron, il aurait pas grand-chose à perdre à accorder la grâce à Nicolas Mer parce que comme vous le disiez effectivement on n'est pas au stade judiciaire où le président peut accorder la grâce les les Nicolas Sarko et Marine Le Pen n'ont pas épuisé toutes les voies de recours. Alors, c'est vrai qu' a une forme, pardonnez-moi le mot, mais presque une forme d'hystérie parfois dans sur cette affaire puisqu'il y a eu quand même et ça évidemment on le déplore fortement des menaces de mort sur la présidente de des magistrats qui instruit cette affaire. D'ailleurs, Gérald Armana a condamné, hein, sans aucune réserve, évidemment les intimidations et les menaces de mort qui touchent euh les magistrats, mais ça montre quand même le le degré euh voilà de polarisation de de du pays, hein.

Il y a beaucoup de de colère. Oui, on en revient vraiment, on en revient d'abord à à cette absence de de de respect de l'autorité de manière générale. On en on en revient aussi au doutes fondamental qui pèse aujourd'hui sur la crédibilité des institutions.

On l'a vu à certaines occasions lorsque le Conseil de constitutionnel était censé prendre des décisions où il y avait des mobilisations devant le Conseil constitutionnel. Aujourd'hui, il y a une critique de l'autorité, il y a une critique de la légitimité du pouvoir et elle s'exerce évidemment contre la justice. Et c'est en ce sens que la justice aurait aussi intérêt non pas euh à décider de rendre la justice autrement.

Elle rend sa justice en théorie en toute indépendance. En tout cas, on peut le souhaiter mais je pense que dans le cas par exemple de de de décisions comme celle-là, il manque à la fonction justice une vraie capacité de prise de parole pour venir expliquer. Aujourd'hui, finalement la décision tombe, elle n'est pas expliquée par des magistrat pages, mais c'est vrai que c'est pas expliqué.

Non mais non mais en fait mais non mais c'est c'est pas possible techniquement mais vous devriez avoir des magistrats en charge dans chaque grand tribunal, dans chaque juridiction d'être capable de venir avec des éléments de langage qui sont liés au textes et en liaison avec les magistrats qui ont pris leur décision de venir apporter une lecture au sens précise du terme de ce qui a été voulu. Voilà et ça on l'a vu dans plein de décisions en fait finalement la justice est muette et donc on laisse la libre cours à l'interprétation. Ça engagerait davantage les magistrats aussi dans leur décision disant il faut quand même que j'explique au peuple la décision et la nature de ce que de que je vois et ce qui engagerait aussi c'est leur responsabilité et c'est vraiment pas le cas là aujourd'hui.

Oui oui et ça ça manque vraiment c'est c'est la pierre angulaire de ce dispositif qui aujourd'hui n'existe pas parce que c'est comme on dit les militaires ne parlent pas les magistrats ne parlent pas. Non, c'est plus c'est je veux dire ce n'est plus audine silence un certain Nicolas Sarkozy hein qui avait mis Gill Boutin justement cette question de la responsabilité me semble-t-il des des magistrats sur le tapis. Ça avait pas beaucoup plu hein en effet.

Bah il s'est pas fait des amis. Alors ça alimente encore cette machine à interprétation. C'est-à-dire que est-ce parce que parce que Nicolas Sarkozi avait eu cette métaphore sur les les magistrats sur les juges d'instruction les petits poids euh c'est resté je pense effectivement.

Et ah donc dans quelle mesure y a-t-il une influence ? Comment dirais-je ? dans quelle mesure Nicolas Sarkozy nit pas la tête de Turc et des magistrats mais bon comment je suis d'accord avec tout on peut pas s'empêcher à penser à une forme d'humiliation quand même on imagine cet ancien président de la République.

Alors je sais que tout le monde sera pas d'accord avec ce que je raconte et c'est et certains certainement qui écoutent se disent peut-être que c'est un citoyen comme un autre mais c'est vrai que c'est troublant à un ancien président de de la République qui se retrouve en prison. Il y a pas eu d'enrichissement personnel. Il y a en effet pas de danger pour l'ordre public.

Bon s'interroge et surtout présomption d'innocence. Pardonnez-moi Gill il a pas enf il a fait appel et il est considéré comme innocent à ce ce jour. D'où tout ce débat effectivement sur l'exécution provisoire qui est plus une exécution immédiate sur le mais mais du coup on revient toujours à la même question c'estàd que si ce cet ancien président de la République avait commis des faits gravissimes et dont dont on ne peut pas nier l'existence les juges estiment que c'est gravissime justement c'était l'une des mots toujours l'étonnement de départ c'est-à-dire que quand on on lit la décision enfin quand on apprend la décision on sait que ça se base il n'y a pas la preuve tangible c'est ça ne repose pas sur la preuve qu'il y a effectivement une trace financière de fonds de financement liben et à partir de là on reste circ pas apporter