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InterviewNathalie Arthaud· 16 octobre 2026 11 minComplaisantActualité / polémiqueTravail & emploiÉconomie & entreprisesSolidarités & familleRetraites

La mobilisation du 17 octobre et mes perspectives

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 50 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Vous êtes où dans le débat sur la convergence des luttes ?

  • 1:23RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ces convergences nécessitent d'oublier la coloration politique des participants ?

  • 2:06RelanceRéponse directe

    Si demain dans le cortège il y a quelqu'un qui vote Marine Le Pen, vous lui dites quoi ?

  • 3:32OuverteRéponse directe

    Vous vous rendez compte des progrès et des richesses ?

  • 5:44OuverteRéponse directe

    Vous êtes un symbole, mais est-ce que les mouvements sociaux peuvent vraiment changer les choses ?

  • 6:25OuverteRéponse directe

    Comment éviter la casse dans les mobilisations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:40Nathalie ArthaudChiffre
    « nous sommes absolument tous racketés par les compagnies pétrolières, absolument tous en ce moment et que ça pèse et que c'est des dizaines d'euros, parfois des centaines d'euros qui manquent »
  • 9:09Nathalie ArthaudPromesse
    « Je milite pour monter le SMIC à 2200 euros net. »
  • 9:15Nathalie ArthaudPromesse
    « Je milite aussi pour que le travail soit réparti sur tous sans diminution de salaire et qu'on en finisse avec ce chômage de masse. »
  • 7:03Nathalie ArthaudFait
    « Il est en train de tout casser. Il est en train de casser l'éducation, il est en train de casser les hôpitaux, il est en train de casser les retraites »
  • 8:28Nathalie ArthaudFait
    « Ce à l'heure où nous nous parlons là, je pense qu'il y a des dizaines de femmes et d'hommes qui sont en train de chercher un endroit pour dormir, un endroit sous les ponts »
  • 10:33Nathalie ArthaudFait
    « le vrai pouvoir il est pas à l'Élysée, il est pas à l'Élysée on trouve des pantins mais dont les ficelles remontent à qui bah la grande bourgeoisie à ceux qui tiennent les cordons de la bourse, les financiers, la classe capitaliste »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

J'accueille Nathalie Arthaud qui est la candidate de Lutte Ouvrière à l'élection présidentielle, 4e candidature pour Nathalie Arthaud et Alain Duhamel qui nous rejoint pour discuter avec vous Madame Arthaud. Bonsoir. Bonsoir. Soyez la bienvenue. Bonsoir Alain Duhamel, je vous laisse nous rejoindre. Peut-être juste une question Nathalie Arthaud avant de de vous soumettre au feu des questions d'Alain Duhamel et d'Antoine Aubertdorf, l'expression du jour aujourd'hui c'est convergence des luttes. Tout le monde nous dit à gauche oui oui on y est, ça y est les syndicats, les lycéens, les agriculteurs tous ensemble dans la rue et on entend une autre frange disons des Français qui dit arrêtez de rêver. Vous êtes où vous dans ce débat ? D'abord il y a une raison qui je pense

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fait consensus, c'est que nous sommes absolument tous racketés par les compagnies pétrolières, absolument tous en ce moment et que ça pèse et que c'est des dizaines d'euros, parfois des centaines d'euros qui manquent et donc les difficultés pour vivre aujourd'hui sont de plus en plus grandes. Quand on est salarié, quand on est ouvrier, quand on est aussi petit entrepreneur, artisan, quand on travaille effectivement dans l'agriculture, donc ces difficultés là elles sont communes. Ça fait des ingrédients en effet pour qu'il y ait une contestation sociale réelle, importante, massive. J'oublie je n'oublie pas non plus les retraités qui et et et l'ensemble en fait du monde du travail dont le pouvoir d'achat n'a fait que reculer ces dernières années.

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J'ai une question, est-ce que au fond ces convergences des luttes nécessitent nécessitent et et aussi impliquent que vous fassiez abstraction et bien de la coloration politique des gens avec qui vous défilerez parce qu'il y aura peut-être parmi eux chez les pêcheurs, chez les agriculteurs des gens qui sont à l'autre bout du spectre, qui sont pour reprendre une expression célèbre des fâchés mais pas fachos mais qui voteront bien peut-être Marine Le Pen en 2027. Est-ce que vous vous sentez de au nom de la convergence des luttes être à leurs ? Justement, c'est le propre de toute mobilisation sociale. Là les femmes et les hommes qui ont du mal à vivre aujourd'hui en travaillant, qui ont du mal à vivre de de leur pension de retraite, de leur allocation, eh bien,

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ils ne se trompent plus. Ils ne se trompent plus. Ils vont revendiquer pour augmenter, en effet, leur pouvoir d'achat et ils ont mille fois raison. Voilà. Là, justement, ils ne ne répondez pas à la question. Si demain, dans le cortège, je suppose que vous y serez et il y a quelqu'un qui vote Marine Le Pen, vous lui dites ? je je lui dis "Bah, bienvenue. Et ensemble, on va essayer d'arracher ces augmentations de salaire dont nous avons tant besoin. Et ensemble, nous allons nous allons réaliser qu'il y a de l'argent dans la société, qu'on peut prendre sur ces profits, que ça suffit que qui est une poignée de milliardaires qui s'enrichissent encore et et toujours. Et et donc, en fait, y compris ces femmes et ces hommes qui s'égarent, à mon avis, qui se trompent

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et qui se tirent même, en fait, une balle dans le pied, réaliseront que c'est par les luttes collectives qu'on peut faire avancer notre sort et qu'on peut même faire avancer toute la société parce que moi, je crois qu'il y a vraiment une préoccupation commune. Et c'est elle va même au-delà, en fait, du pouvoir d'achat. C'est aussi dans quelle société voulons-nous vivre. On veut une société où on ferme des écoles, on ouvre des ? On veut une société où une poignée, finalement, vit sur un un tas ? Hein, sur des milliards et des milliards, alors que le monde du travail a beau trimer du matin au soir et finalement est est est réduit à faire de plus en plus de sacrifices. C'est dans cette société-là qu'on veut on veut vivre dans une société qui est de plus en plus guerrière, qui est de plus en

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plus qui est de plus en plus ? C'est c'est la question, je pense aussi, que posent les jeunes, en fait. Et mais qu'on a tous au fond de notre tête. Où ? Où ? Alain Domel. Ah ben, d'abord, je suis heureux de voir Arlette Laguiller égale à elle-même, comme je la connais depuis longtemps. Je c'est c'est très flatteur. Je Je [rires] Pourtant, ça fait quatre fois que vous étiez à sa place, hein. Ça fait longtemps que vous l'avez en tête. Je revendique la continuité, absolument. Avec euh ce Ça lui fera [rires] plaisir aussi. avec ce talent et puis ce talent ce talent aussi, mais ce talent et puis cette capacité à incarner quelque chose. Alors, ce qui est intéressant chez elle, comme je le vois depuis longtemps, c'est que elle elle elle a toujours un un mélange

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de colère et d'espérance. Il y a beaucoup de protestations qui sont des colères. Il y a quelquefois des des espérances qui apparaissent quand même, heureusement, mais c'est assez rare d'exprimer les deux en même temps. Et c'est le toujours le sentiment que j'ai en la regardant, en l'écoutant et en connaissant son discours, évidemment, et son analyse, parce que foncièrement sur la société, son analyse c'est la même qu'il y a 10 ans ou 20 ans, bien sûr. Et son combat, c'est le même, mais c'est un combat euh Elle se résignera jamais. Absolument. Mais oui, oui, mais c'est ce que je pense. mais comment se résigner quand on voit toutes les possibilités de cette ? qui.

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Mais vous vous rendez ? Moi je je vois les progrès, je vois les richesses, je je je vois les possibilités. que je veux dire Pourquoi seraient-elles réservées à une ? C'est là que justement je dis il faut qu'on se batte. Il est absolument hors de question que les connaissances qui existent, les possibilités soient réservées à une minorité. Donc oui, c'est beaucoup d'optimisme, oui, d'optimisme, mais euh d'optimisme pour lutter. Il faut lutter. Si on veut vivre mieux, il faut prendre le chemin des luttes collectives. et il est d'ailleurs parfaitement euh honorable ce message-là. Euh simplement, il il y a pas 10000 Arlette Laguiller et il y a pas des millions de gens Peut-être que demain il y en aura quelques milliers dans la rue et [raclement de gorge] on s'en réjouira parce que

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Il y aura il y aura du monde. Dire qu'il sera construit comme vous l'êtes et que il milite comme vous le faites, non. Mais c'est justement ce sont ces mouvements-là. vous êtes vous êtes quand même mais c'est pas du tout des obligeances que je dis mais vous êtes un symbole. Oui mais c'est dans ces moments-là, je peux vous dire que justement les femmes et les hommes se politisent dans le meilleur sens du terme parce que justement on en est plus à chercher un sauveur suprême et à faire ah ploum ploum non, on on découvre notre force collective, on découvre notre possibilité de prendre des initiatives, de nous organiser et de peser de peser sur le gouvernement parce que moi ce que je vois quand même c'est un gouvernement qui n'en mène pas large. Je vois que

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depuis qu'il y a cette contestation de la jeunesse, et bien en fait il y a une fébrilité à la tête de l'État. Alors il essaie de la masquer avec les la répression policière mais il y a cette fébrilité donc moi je dis effectivement il faut être très nombreux, il faut montrer que l'esprit de révolte n'a pas d'âge. Alors quand on voit que les jeunes commencent à se mobiliser sur des des motifs qui en plus sont sont pas des motifs utopiques hein puisque ce dont ils parlent c'est des salles de classe, c'est des horaires, c'est des programmes, c'est des choses concrètes, c'est pas euh l'apocalypse ou la redécouverte d'un monde. C'est juste de pas être méprisé, de pas être relégué. Mais comment faire pour pas qu'il y ait de casse ? Moi je crois que les plus grands casseurs

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sont au gouvernement. Il en fait partie en fait. Il est en train de tout casser. Il est en train de casser l'éducation, il est en train de casser les hôpitaux, il est en train de casser les retraites, il est en train de casser le pouvoir d'achat des salariés tant et si bien que il y a effectivement de plus en plus de travailleurs qui ont du mal à se loger. Ça justifie d'incendier un lycée, de tirer des mortiers, de blesser des policiers, des ? de se battre, ça justifie de se mettre en colère, ça justifie de se lever et de dire ça suffit. Il faut que les femmes et les hommes qui font tourner cette société puissent vivre dignement et ça suffit de voir finalement tous leurs efforts et toutes les richesses qu'ils créent partir à un pôle de la société. Voilà, servir ? Pour aller faire les

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guerres, être mis au service de gens qui sont irresponsables, irresponsables, cette classe capitaliste là qui dirige et qui effectivement profite de tout ce travail là. Elle en fait ? Le réchauffement climatique, crise sur crise. Donc à un moment donné, il faut se lever, il faut dire stop. Voilà, donc moi je pense que la révolte elle est légitime. Et vous pourrez dire et répéter que il y a la violence pense que mais ce n'est rien par rapport à la catastrophe qui existe aujourd'hui dans la société. C'est rien par rapport aux souffrances de millions de femmes et d'hommes. C'est rien par rapport aux souffrances de millions de femmes et d'hommes. Je vous assure, je vous assure. Le maître de ce restaurant vous dirait pas la même chose. Mais le le drame, vous savez, c'est tous les

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jours. Ce à l'heure où nous nous parlons là, je pense qu'il y a des dizaines de femmes et d'hommes qui sont en train de chercher un endroit pour dormir, un endroit sous les ponts, un endroit dans dans les parcs et cetera. Ce sont des femmes et des hommes qui C'est une violence inouïe de se retrouver avec rien sur son compte en banque pour remplir son frigo, pour nourrir ses enfants. C'est cette situation là, vous ? Et on est en train de dire en plus aux retraités eh ben on va encore vous reprendre de l'argent. Il faudra vous serrer la ceinture. Voilà, c'est c'est c'est des humiliations et finalement une insulte au monde du travail en permanence. Donc et et ça, il faut mesurer la violence que c'est. Il faut mesurer la violence que c'est. Donc moi je pense que la révolte elle est

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nécessaire et on peut inverser le rapport de force parce que je crois qu'il y a il y a de quoi. Il y a de quoi augmenter les salaires, indexer indexer les salaires. Moi je milite pour monter le SMIC à 2200 euros net. Je milite aussi pour que le travail soit réparti sur tous sans diminution de salaire et qu'on en finisse avec ce chômage de masse. Un mot puisque vous parlez de votre programme présidentiel Nathalie Arthaud qui est aussi destructeur. Euh pas votre programme. Le Le chômage de masse. Un mot de l'élection présidentielle. 4e, c'est votre 4e candidature. Ça vous fait un point commun avec Jean-Luc Mélenchon. Est-ce que vous vous réjouissez qu'il soit aussi haut aujourd'hui dans les ? Bah moi je je me réjouis surtout que que que il y ait cette mobile enfin moi

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c'est ce qui me marque dans cette dans cette campagne là. Sur Jean-Luc ? Non mais sur Jean-Luc Mélenchon je pense que ça reflète quand même une aspiration à plus d'égalité, à plus de à plus de tolérance. Je pense que Oui par rapport y compris au racisme qui monte, il incarne il a réussi à incarner quelque chose et ça c'est un point de départ qui est positif. Maintenant moi je sais très bien que c'est pas avec des sauveurs suprêmes et que même si Jean-Luc Mélenchon s'installe à l'Élysée Ah oui. il sera comme les autres, ça sera la marionnette finalement du du du grand capital, la marionnette de c'est Donc tu auras de la rigueur et cetera. Et bien peut-être oui, peut-être oui en fait. Exactement bah d'ailleurs son

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icône c'est ça reste François Mitterrand, il connaît parfaitement cette page là de l'histoire et apparemment il ne la trouve pas mauvaise. Donc mais oui parce que en réalité et moi si je suis candidate c'est précisément pour dire que le vrai pouvoir il est pas à l'Élysée, il est pas à l'Élysée on trouve des pantins mais dont les ficelles remontent à qui bah la grande bourgeoisie à ceux qui tiennent les cordons de la bourse, les financiers, la classe capitaliste et pour l'affronter Merci Nathalie Arthaud, merci [rires] Non mais merci parce que moi j'ai besoin d'un seul mot. Oui. Nathalie Arthaud immuable. Merci à tous les trois dans un instant vous débattrez Alain Duhamel face à Jean-Philippe Tanguy du Rassemblement National. À tout à l'heure.