Les Misérables : « Vous n’éviterez pas la colère et les cris », Ladj Ly
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 10 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Ladj Ly, votre film 'Les Misérables' est-il du cinéma ou le reflet du monde réel ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir choisi de tourner à Clichy-Montfermeil ?
- 9:00OuverteRéponse directe
Peut-on comparer votre film à l'œuvre de Victor Hugo ?
- 12:00OuverteRéponse directe
La rue dans votre film reste très masculine, pourquoi ?
- 15:00OuverteRéponse directe
Quelle est la place des femmes dans votre film ?
- 18:00OuverteRéponse directe
Comment le tournage a-t-il été accueilli par les habitants ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:00Ladj LyFait
« C'est un film qui parle avant tout de la misère sociale. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonjour à tous et bienvenue au tour de votre grande table du lundi en fond soldats enfants de jihadistes en france maltraités enfance déracinés dans l'oeil du documentaire c'est toute cette semaine sur arte à l'occasion des 30 ans de la convention internationale des droits de l'enfant porte-voix de cette programmation spéciale un rappeur poète concernés oxmo puccino par ailleurs ambassadeur de l'unicef depuis 2012 il sera notre invité à partir de 12h55 mais d'abord vous n'éviterez pas la colère et les crises est un film sur l'enfance les misérables prix du jury à cannes ex-aequo avec les brésiliens de bakou rao il sort en salles mercredi est un film qui détonne choisi pour représenter la france aux oscars on en parle avec mon invité le réalisateur ladj ly et son coscénariste jordan auger dernier bienvenue à tous sur france culture [Musique] peu la grande table olivia gesbert ici c'est notre vie en suis dans ce film les misérables une équipe de la bac la brigade anticriminalité sur son terrain son quartier clichy montfermeil en seine saint denis 3 bat que incarné à l'écran par alexis manenti crise damien bonnart penneteau et djibril anga gwada mais ici c'est aussi leur vie celle des petits des microbes les jeunes du quartier chacun se surveillent se provoque un peu jusqu'à la bascule la bascule c'est la bavure oui justement j'en appelle à votre esprit d'équipé la cohésion sans cohésion pad équipe j'ai dit qu'on est seul t'as pas choisi la bonne équipe mon patin comprendre police on attend le bus on attendait le bus je sens chez moi et c'est bon si je vous file vous avez pas droit de faire ça non tu es contente ici c'est notre vie [Musique] tu débarques nous ça fait dix ans qu'on est là les seuls à se faire respecter par les gens disent qu'ils ont peur de vous c'est tout ses connaissances quant à voler un long break mais la pression sur les petits faut qu'on retrouve lyon toi [Applaudissements] n'éviterait pas la colère et les cris sans jamais l'esprit bois joue pas aux cowboys certain par contre c'est justement jour bonjour jordan au général signé bonjour bonjour la jelly bonjour les misérables ladj ly c'est du cinéma où c'est le monde tel qu'il va c'est avant tout du cinéma mais c'est aussi le monde réel des quartiers de tous les quartiers les quartiers en france en général après c'est vrai que le film a été tourné actuellement fermée mais ça parle de la majorité des quartiers mais pas que ça parle aussi des zones rurales ça parle aussi des gens qui habitent en campagne c'est un film qui parle avant tout de la misère et c'est un film qui parle aussi de la france estime que patriote je crois que ça parle surtout de ton quartier puisque c'est cette carte est dans la culture et un tel véhicule tu vis toujours dans ce quartier de clichy montfermeil l'eau sinon entièrement tourné au bout de ta rue je crois que c'est surtout un quartier populaire ski ski le point commun de certaines banlieues certains quartiers ce sont ces zones qu'on appelle souvent zone de non de non droit enfin des zones où l'heure où le où l'état n'est pas présent et c'est ce qu'on voulait mettre en scène ici avec les misérables c'est pas votre quartier avoue du coup jordan auger dernier vous êtes une pièce rapportée dans la sphère oui enfin une pièce rapportée vous allez recevoir autre mot puccino ou on est du même quartier on est place des fêtes le 19e arrondissement je crois que ça ressemble un peu aussi beaucoup à ces quartiers périurbains c'est c'est un travail qu'on a fait oui c'est un travail que les producteurs quand je reprends un tout petit peu l'histoire c'était d'abord un court métrage et quand lajimi a eu envie de le développer pour un long métrage et il a envoyé une rencontre qui a été fait par les deux producteurs christophe barral toufik ayadi et j'ai essayé d'accompagner la djp d'abord dans ses souvenirs on essaie de retrouver des éléments qu'il avait envie de porter à l'écran et ensemble avec aussi alexis manenti on a essayé de donner une forme à tout ça voilà qui a coécrit avec vous et qui joue dans le film il l'est de l'inde et des trois flics de la bac que l'on peut retrouver à l'écran vous l'aviez invités à le voir ce film qui parle beaucoup on nous dit la jelly mais qui montre aussi énormément et c'est chose faite emmanuel macron s'est dit bouleversé par la justesse ce sont ses mots de votre film la justesse par rapport à une situation visiblement bien connu qu'est ce que vous attendez de lui aujourd'hui c'est vrai que après le festival de cannes on a lancé un appel aux présidents des républiques pour qu'ils voient le film parce que j'estimais que c'était important de se rendre compte de la situation de nos quartiers effectivement l'appel a été entendu hier en lisant la presse j'ai appris qu'il avait vu le film et qu'elle avait été bouleversée par la justesse et effectivement aux images estime que c'est un film que juste parce que je prends pas parti je ne porte pas de jugement sur sur le personnage et c'était avant tout un témoin interrogé âge que j'ai voulu apporter moi j'ai grandi dans ce quartier il se trouve que ce film c'est un peu mon histoire c'est un peu ma vie c'est un peu de la vie des habitants qui ont grandi avec moi dans ce quartier voilà tout est inspiré de faits réels et c'était important pour moi d'apporter un témoignage qui soit le plus juste possible sans prendre parti et c'est pas du tout un film policier jeu c'est important de le rappeler au contraire moi j'ai voulu élever le débat et se dire que sur une heureusement souvent on a tendance à confronter des habitants des quartiers et la police et moi c'est important de dire qu'elle est misérable c et ses habitants et des policiers qui travaillent aussi dans des conditions difficiles non voilà c'est un film qui parle avant tout de la misère sociale c'est un film qui qui parle de la place de l'enfance dans ces quartiers qu'est ce qu'être un enfant dans le dire là c'est quoi leur avenir donc on se pose plein de questions sur cette nouvelle génération qui qui est là et qui nous inquiète vraiment parce que malheureusement pas de plus en plus jeunes ils sont livrés à eux mêmes dans le quartier donc c'est c'est avant tout un témoignage que j'ai voulu apporter à cannes vous avez dit aussi ça fait 20 ans qu'on est gilet jaune il ya un an exactement léger les jeunes faisait justement leur apparition sur les ronds-points c'était une date anniversaire ce week end pour vous c'est une autre france une autre colère où chacun dénonce les mêmes choses non moi je pensais la même colère c'est la même colère c'est ces revendications sont les mêmes c'est c'est le peuple qui fera sans les mêmes enfin ça il ya plein de ça c'est parce que génial similitudes d'affaires non mais c'est sûr que c'est ça laissez pas influencer par lé delà de la misère avant tout les jets régionaux sont dans la rue depuis plus d'un an parce que la plupart d'entre eux travaillent arrive pas j'en ai les deux bouts et c'est de plus en plus compliqué il se trouve que nous et en banlieue ça fait plus de vingt ans qu'on vit cette situation et qu'elle les gens vivent dans des difficultés enfin tout ça je dis moi je comprends leur combat qui est similaire au nôtre sauf que nous ça va faire plus de vingt ans qu'on subit ça ça va faire 20 ans qu'ont subi des violences policières cette misère sociale donc j'espère que les jeux de jaune pour en comprendre aussi notre combat qu'on mène depuis longtemps louvier j'étais quelque chose alors d'accord jardin cherche d'abord à défendre des acquis sociaux des défenses qu'ils ont alors que dans les quartiers et on l'a bien vu en 2005 c'est parce qu'ils n'ont rien qu'ils sont dans la rue donc c'est pas tout à fait la même motivation ce pas la même démarche en reste là dessus bon comment la connexion comment la connexion s'est faite en vous avec victor hugo on comprend que le livre a été écrit les misérables à montfermeil il ya cette similitude ce dénominateur commun qui est géographique mais au-delà de ça les thénardier gavroche javer qui sont les misérables d'aujourd'hui pour vous ladji est ce qu'on peut commencer par dire que issa c'est un gavroche l'huile enfants des rues c'est ce qu'on va faire une comparaison oui on pourrait comparer le personnage 10 à gavroche ce jeune jeunes qui habitent dans dans ce quartier démunis et qu'elle est un peu livré à lui-même donc lui on pourrait faire des comparaisons mais c'était pas une adaptation qu'on a voulu faire c'était avant tout un roman de victor hugo enfin quand je dis moi j'ai grandi à m'enfermer se trouve qu'une partie du roman de victor hugo se déroule à montfermeil depuis gamin on est très bien cette histoire depuis gamin on allait visiter la maison des thénardier qui encore aujourd'hui à m'enfermer la fontaine région donc on avait un rapport assez particulière avec avec cette histoire il se trouve que malheureusement pas plus d'un siècle et demi plus tard la misère est toujours présente et se trouve que mon film parle d'un manteau de la misère donc en avant toi un clin d'oeil pas une adaptation après on pourrait avoir quelques similitudes avec le personnage du roman de victor hugo mais bon c'est vraiment inspiré de gavroche après c'est ça je reconnait on est quand même loin d'une adaptation le seul personnage qu'on emprunte au monde de victor hugo c'est un c'est ce personnage de gabrovskyy un enfant l'électron libre et puis ce contexte dans lequel il est dans lequel il finit il meurt parce qu'on connaît tous la fin de gavroche cr sur une barricade c'est cet autre lien qu'on va faire avec avec l'oeuvre d'hugo sept ans on est dans une époque insurrectionnel avec victor hugo et avec la geely on retrouve ces c2c de liens et une petite phrase qui est célèbre autour d'un du personnage de gavroche qui tombe par terre et c'est la faute à qui c'est peut-être l'autre seule petite référence qu'on a gardé et bien sûr cette phrase de fin qui a qui a dirigé je crois l'écriture qui nous a aidés en tout cas donné une a laissé planer en tout cas le hugo dans cette histoire pour finir ce film sur cette citation qui nous tient vraiment à coeur que vous voulez donner là non parce que genre c'est toujours la découvrir directement ça allait je suis tombé par terre c'est la faute à voltaire le nez dans le ruisseau c'est la faute à rousseau bien sûr pas une adaptation et une évocation de ce texte transposer dans une france celle d'aujourd'hui aussi des flics qui jouent aux cow boy avec les enfants du quartier des pistolets à eau des enfants au flashball des policiers des jets de pierres aux matraques chacun se jauge chacun s'observe chacun se surveillent aussi dans votre film la rue ça reste un univers très masculin pour vous la geely oui enfin ça reste très masculin après c'est vrai c'est une question qui revient souvent la place des femmes dans mon film bon après les fameuses exista sont présentes mais même au delà tracé sur les codes et les mythologies qui anime cette culture est très masculin c'est beaucoup de rapport de force et beaucoup de violence et après changé moi je me mets à la place d'une femme qui habite dans ce quartier bon je n'ai pas envie d'être de traîner emballé tour ou à me faire contrôler au palper par une équipe par cette équipe de la bad donc ça reste avant tout un univers masculin et c'est ce qu'on sait ce qu'on dénonce dire que c'est parce qu'à cette absence de filles de femmes dans les rapports de force de cette société qui est essentiellement ici dans la rue au pied des immeubles c'est il reste quoi des types qui sont là se jauger à faire on se croirait dans un panier de crabes qui va être le plus le plus costaud essais concernent aussi ouais c'est ça il ya un côté western d'où ces petites références avec évidemment la place et ses enfants qui sont comme des indiens qui attaquent la diligence dans cette danse est saine qui est assez ironique mais c'est ce qu'on dénonce aussi c'était reculer les solutions données par ces types qui sont que des solutions à la testostérone extrêmement violente ça nous conduit à quoi une de la violence encore plus de violence à des rapports de force dans lesquelles il n'y a aucune discussion c'est à qui crient plus fort à qui dit c'est moi là loin donc ccc cette zone de non droit qui nous semblait intéressante à explorer ici et les femmes à commencer par les maires sont présentes dans la vie du quartier et dans votre film aussi mais un peu plus à la marge comme si elle n'était plus responsable elles ont toujours cette parole a en tout cas de voir votre caméra comme si aussi cette guerre n'était pas totalement la leur oui mais c'est vrai qu'elles sont vachement présentés on peut avoir un peu cette fameuse séquence aux crises débarque sans vraiment d'autorisation chez la mère dit ça et on découvre une dizaine de femmes qui s'organise et de l'intérieur avec cette fameuse séquence où ils font une tantine une platine c'est un moyen de se prêter de l'argent sans intérêt donc les pharmaciens lcr et des salles s'organise entre elles et elles ont un rôle important qu'elles tiennent les cordons de la bourse suisse occupe aussi du budget des maisons pendant la guerre oui ce qu'on retrouve aussi dans les scènes du marché stirk on voulait aussi montrer le quartier comme un village moi je venais régulièrement avec l'âge et on s'est beaucoup promené il m'a fait visiter la ville et j'ai été étonné par sa pour ce côté village tout le monde se connaît tout le monde se salue tout le monde connaît la maman de l'un et de l'autre donc elle surveille pas seulement leur progéniture leurs gamins mais aussi tous les autres enfants du quartier et ça c'est assez frappant est ce cette ambiance village extrait d'une autre séquence là patrouilles circulent et contrôler trois jeunes filles qui sont à l'arrêt de bus bonjour contrôle de police vous faites quoi là on attend plus on attend le bus on attendait le bus à toi ça la kalach trois quarts en quinze ans à 15 ans tu fumes ce sont 6 à 1 oui où tu vas bien ce que tu vas bien vous avez par une sage et pallois l'état d'urgence qui jouait justement un doigt dans le tweet a compté c'est pas normal dans ta gueule temps vous avez pas droit de faire ça tu veux faire 48 heures n'est pas droite et c'est bon ça va je le gère tu as trouvé ça que je crois tu n'as pas fait ou pas je fais quoi là je vous file vous avez pas droit de faire ça à du film et non des comptes en tant qu'icône va allez dégagez la foi arrêtent de fumer c'est mauvais pour la santé 1 extraire des misérables votre film qui sort en salles mercredi un tournage à montfermeil voulez-vous vous l'évoquiez en ouverture de cette discussion ça du est l'événement ce tournage là bas ah oui monsieur ça a été un événement enfin quand je dis moi ça va faire plus de dix ans que j'essaie de monter ce film et se trouve qu'avec notre collectif kourtrajmé est à faire plus de vingt ans qu'on tente sur le territoire donc les gens sont quand même assez habitués à nous voir mais le fait de tourner mon premier long métrage c'est vrai que ça a été un moment fort important et surtout tout le quartier a été impliqué enfin on a bossé on a embauché plus de 200 personnes sur clichy montfermeil tous les gamins dre dans le film assez les gamins qu'on a casté dans la cité qui avait pas spécialement l'expérience où j'avais voire limite jamais d'expérience dans le cinéma donc pour nous c'est un vrai pari de se dire qu'on allait travailler avec ces professionnels et avec les habitants puisque il se trouve que c'est aussi leur histoire et c'était important de les impliquer dans ce projet il y en a qui n'ont pas trop aimé l'idée que vous filmiez la vie du quartier non franchement non clairement l'un sur le tournage en a eu mais pas vraiment mais zéro problèmes sont assidus jeu tout le monde et a suivi les gens n'osaient ne nous ont pas mal aidé parce qu'il se trouve qu'on a eu très peu d'argent pour faire ce film donc tout le monde a joué le jeu et c'est tout le monde c'est vraiment impliqué dans la ville donc ce film m'a dérangé personne parce qu'un des policiers un moment qui dit c'est moi la loi lorsque vous vous montrez tous les deux dans ce film les misérables c'est qu'ils sont loin d'être les seuls à faire la loi parce que justement les pouvoirs publics se sont retirés de ces quartiers d'autres ont pris le relais pour faire en sorte que la situation thiennes c'est cette idée de ma cité va craquer aussi comment faire pour que ça tienne malgré tout attendu des zones de non droit qui ont été totalement abandonnés par les pouvoirs publics n'ont qu'à partir du moment où il ya un territoire qui avait abandonné d'autres personnes se l'accaparer on le voit dans le film ces différents groupes qui essaye de faire régner la loi et une objectifs de chacun sait que ça ne dégénère pas donc c'est beaucoup de compromis il ya beaucoup de rapport de force mais c'est aussi beaucoup de discussions des arrangements ce soit entre les habitants les policiers les différents groupes dans dans le quartier donc on essaye de discuter pour trouver des solutions pour pas que ça dégénère mais rien les gitans il ya cette figure les gitans cette figure du maire les frères musulmans aussi avec salah qui a un rôle très important dans le film il ya les dealers et tout ce personnage ils mettent tous la pression se mettre la pression les uns sur les autres pour voir qui va contrôler le quartier et les premières victimes sont les enfants c'est à dire que eux subissent du début jusqu'à la fin c'est cette lutte de pouvoir et ils sont les premiers à être fragilisé par sa ne plus savoir quoi faire aller vers qui on a fait le choix aussi de raconter cette histoire en plein été alors c'est pas seulement une référence à un cinéma de spike lee que ce soit 1,12 the right thing summer of sam on voulait cette ambiance où les adultes sont un peu un peu absent de ce circuit l'un pour justement mettre en avant cette lutte entre gens qui aimeraient être les dominants ceux qui contrôlent le quartier et que les enfants subissent constamment vous avez des choses à dire alors bon alors vas-y dit le est ce que j'avais à dire aulas dur quoi on est là on n'ait pas dit oui et je croise et c'est sans flics les choses vont s'arranger eh ben ça fait pas bon allez rentrer chez vous la céramique et les coeurs ça va rien changer allez allez extrait de 365 jours à clichy-montfermeil sorti en 2007 la jelly c'est vous qui filme et à ce moment là c'est un retour sur les révoltes de la révolte sociale et populaire de clichy-sous-bois en 2005 vous vous aviez quel âge à ce moment là j'avais 25 ans 25 ans il se trouve que le ce drame a eu lieu dans son bas de chez moi et nos poteaux matic m'embaucher sur tech ma caméra je suis l'homme à la caméra je filme tout ce qui se passe autour de moi et on en découvre ce que s'est passé j'ai commencé à filmer au début je pensais que ça allait durer quelques jours et finalement j'ai filmé pendant plus d'un an dans ce territoire où j'ai donné la parole aux habitants c'était le seul point de vue qu'on avait de l'intérieur parce que c'était pas que dans la bd les médias ont les journalistes qui menait du monde entier et personne ne vint pouvait vraiment filmé de l'intérieur il se trouve que j'étais la seule caméra qui y avaient accès à ce territoire et dont j'ai fait j'ai essayé de tout cas de donner la parole aux habitants aux révoltés ce monde et des émules team et moi j'appelle ça les révoltés c'est des gens qui re qui vit dans une situation compliquée depuis longtemps et malheureusement c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase avec ce drame et voilà c'est important de témoigner de ce qui se passe est une fois de plus à l'intérieur de cette colère de ce cri qu'est-ce qui est resté qu'est ce qui a changé au contraire malheureusement pas pas grand chose un sou depuis 2005 ça à faire plus de quatorze membres les choses n'évoluent pas plus que ça après j'irai pas que rien n'a changé a eu quelques changements mais il reste encore beaucoup à faire on a beaucoup parlé de cette génération à ce moment là des grands frères après les événements de 2005 certains à clichy sont engagés avec par exemple collectif ac le feu qui se définissait comme un porte-parole des banlieues ans c'est toujours compliqué de prétendre dire incarner les banlieues mais en même temps il y avait cette parole qu'il fallait porter plus haut faire remonter cette parole des quartiers pourquoi ça reste si difficile pour vous est-ce que vous situer le plafond de verre que vous êtes en train de réussir à percer un peu avec votre film l'afges les misérables bah c'est vrai que c'est pas évident après moi je prends un peu mon parcours et l'expérience et enfin je veux dire c'est on part avec beaucoup de difficulté après je suis pas là un plaindra va pas commencer mais je veux dire voilà il a fallu la fois les battre il a fallu faire dix fois plus et il a fallu s'accrocher jamais lâché à faire pour arriver où j'en suis arrivé mais c'est vrai qu'on heureusement pas quand on habite clichy-montfermeil tout de suite on pas presque avec un handicap j'ai envie de dire oui puisqu'on sait bien que son écart tient avec une très forte majorité de populations d'origine immigrée et beaucoup d'entre eux ne votent pas et un quartier on ne vote pas bon s'intéresse pas à lui pense que ça fera élire personne et ça c'est quelque chose qui a un qui a toujours fragilisé ces quartiers c'est à dire que c'est en a énormément d'associations extrêmement militante extrêmement engagé qu'essaye de 2 que ce soit dans la culture tu tu disais que tu as toujours été en vacances quand tu es gamin cesser les premières subventions qu'on saute et depuis quelques années c'est les gamins sont effectivement dans la rue en plein été ce qu'on voulait montrer dans le film et ça c'est quelque chose qui pénalise énormément ces quartiers comme on voit où sinon avec des quatre clientélisme avec la figure du maire qui est présente aussi pour faire régner une certaine paix sociale à travers le quartier makli courtage mais ici présentes kim chapiron romain gavras ou l'audace une cuillère au skoki chino s à cassel et tout le monde parce qu'on est au niveau 6 ou toumani sangaré chef du village de gare à l'eau merci les gars dans cette aventure ont fermé les bosquets je voulais pas d'où je viens c'est important c'est important voilà c'est juste dire qu'aujourd'hui c'est possible on part de rien on n'a pas fait d'école de cinéma ça fait 20 ans qu'on se bat et finalement aujourd'hui on se retrouve la compétition elle ces gros vous à cannes la jelly remerciant votre clip votre famille notamment les membres du collectif kourtrajmé créant 94 pas d'école de cinéma pour vous non non après autodidacte ans ça nous a manqué sur le tas non je pense pas enfin je ne sais pas je pense pas faim moi ça me ça m'embête un peu de rentrer dans les cases de de faire un peu comme tout le monde donc là où aujourd'hui le fait de ne pas avoir fait d'école de cinéma mais j'estime que je garde une certaine liberté une façon de faire qui est peut-être différente donc c'est pas c'est peut-être pas plus mal mais derrière l' envie d'en créer une co même sceller la suite de l' aventure kourtrajmé si on m'assure après mange qu'est ce qui est important de dents pardon c'est l'éducation à l'image aussi vous êtes un sou c'est déjà donné accès à cette génération au milieu du cinéma et celui du cinéma c'est un milieu qui reste assez ferme et difficile d'accès les écoles elles sont difficiles d'accès très cher donc voilà doit être toute l'expérience qu'on a pu acquérir ces vingt dernières années on s'est dit que c'est aujourd'hui c'est possible de faire du cinéma sont passés par ces écoles et donc on a créé notre propre récolte s'appelle un court trajet mec est une école qui est gratuite ouvert à tous sans condition de diplôme sans limite d'âge donc on a essayé d'un peu de casser tous ces codes pour que les gens comparent forcément accès à passer à ce domaine puisse avoir la chance de pouvoir faire du cinéma et donc ont proposé des formations scénario à la réalisation la post prod on vient de lancer une nouvelle session qui démarre en janvier d'ailleurs ombre on a lancé l'appel à candidatures pour la session arrimage avec l'artiste jr on en sait sur maxime d'année prochaine et surtout la l'école c'est la première qu'on a créé ca clichés vont fermer laonnois 5 talent en afrique on nous re l'une à angoulême en septembre 2020 donc l'idée c'est d'essayer d'ouvrir un maximum d'écoles pour que les gens puissent avoir la chance d'être formés à ces métiers du cinéma je reconnais bien là la lie il a réussi entrouvre une porte et son magistral avec soshy mais il laisse les paul a collé à la porte pour que les autres puissent rentrer et cette démarche super touchant parce que des gamins qui comme lui ont voulu on rêvait de faire du cinéma il essaye de rendre ça accessible c'est une école où il n'y a pas besoin d'avoir un baccalauréat ils ont il faut essayer de s'inscrire j'ai essayé parce que y'a que je crois à 20 ou 30 places pour boy heureusement on a pour prendre un exemple apporte 30 place à la première année où les 1600 candidature est là pour cette promotion qui a démarré à un mois pour 45 places on a plus de 2000 candidatures donc il ya une vraie demande il ya une vraie demande les gens en vie et malheureusement on peut pas tous les recevoir donc d'où l'idée d'essayer de monter d'autres écoles points c'est un travail que fait la chine depuis un moment c'est à dire donner la parole le documentaire que tu étais à voir note à voir l'extrait slam de freitas sur les concours d'éloquence qu'ils nous entendent pas mal parlé ici toujours présent sur le teint et ses données j'allais dire tant le micro parce que j'ai un micro devant mes temps de sa caméra qui est des échanges des regards et c'est ce que tu es en train de faire et que cette école je trouve ça vraiment remarquable nathalie les deux films à la fois le drone piloter dans votre film les misérables par buzz et la caméra que vous vous maniez quelle différence entre ces images prises par drones et celle par votre nom est ce que c'est vraiment la différence moi j'ai toujours filmé avec motifs caméra numérique et je trouve qu'aujourd'hui le drone ça c'est moderniser tout le monde n'utilise donc j'ai trouvé ça intéressant de mettre le drone dans le film est aussi ça permet aussi de prendre de la hauteur de prendre du recul et de comprendre aussi ces territoires enfin géographiquement ce territoire donc pour moi ça faisait sens et même le fait que ce soit buzz le personnage de buzz qu'il incarne et aussi mon fils dans la vraie vie donc voilà c'est dit que c'était la bonne idée la différence est pas la subjectivité du réalisateur pendant la différence c'est pas la subjectivité du réalisateur entre l'oeil qui derrière la caméra et les mains qui pilote le drone qui vont filmer je sais ce que c'est de la mise en scène c'est ce regard omniscience drôle qui traîne dans le quartier il ya eu aussi une détermination derrière qui est celle d'observer et de donner à témoigner c'est déjà aussi une démarche extrêmement similaires elle n'est pas là par hasard cette caméra et la caméra de l'âge limite en scène n'est pas là par hasard non plus ça change maintien sony entre les deux merci beaucoup à tous les deux un message à transmettre à oxmo puccino qui sera notre invité dans une vingtaine de minutes tonton hawks bon c'est un ami de longue date pour être incroyable donc salut hawks et dans la course aux oscars michael mann catherine big lots ou encore spike lee vous soutiendrons paraît-il pas mal les parrains américains merci d'aller nous représenter là bas et merci d'être passé autour de cette grande table les hymnes misérable sort en salles mercredi à les voir
Emmanuel Macron