Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewC à vous (sur YouTube)· 8 mars 2023 7 minComplaisantPortrait personnelSantéJusticeInstitutions & élections

IVG : décision historique d’Emmanuel Macron - Jean-Yves Halimi - C à Vous - 08/03/2023

Source d'origine 3 locuteurs

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 80 %Attaque 10 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:39OuverteÉludée

    Est-ce que c'est une réponse à votre frère, Serge Halimi, qui a critiqué cette annonce ?

  • 2:39OuverteRéponse directe

    Pourquoi le mot 'liberté' et non 'droit' pour l'IVG dans la Constitution ?

  • 4:27ComplaisanteRéponse directe

    C'est une avancée essentielle, n'est-ce pas ?

  • 4:41OuverteRéponse directe

    On rappelle que cet hommage a été reporté deux fois.

  • 4:56OuverteRéponse directe

    Vous avez perdu confiance dans le fait que l'hommage soit rendu ?

  • 5:39OuverteRéponse directe

    Quel rôle ont joué les avocats comme Gisèle Halimi dans l'évolution de la société ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:13Invité politiqueFait
    « tous les mouvements féministes vont s'en satisfaire »
  • 0:34Invité politiqueFait
    « ma mère aurait dit, parce qu'elle aurait dit bravo Macron »
  • 0:40Invité politiqueFait
    « comme elle a dit bravo Chirac, lorsque la loi sur l'avortement a été votée »
  • 0:50Invité politiqueFait
    « comme elle a dit enfin bravo Dominique de Villepin, quand la loi sur la parité en politique a été votée »
  • 1:03Invité politiqueFait
    « chez qui le sectarisme était totalement étranger »
  • 1:24Invité politiqueFait
    « elle n'était pas radicale »
  • 1:34Invité politiqueFait
    « elle a toujours été plus ou moins proche du Parti Socialiste »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « Un homme, ça s'empêche, et il est parfois utile de muscler son surmoi »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « elle aurait dit que peu importe que la loi soit menacée ou que ne soit pas menacée en France »
  • 3:54Invité politiqueFait
    « c'est l'introduction dans la Constitution d'une liberté fondamentale des femmes de pouvoir disposer de leur propre corps »
  • 4:02Invité politiqueFait
    « cette liberté fondamentale, elle est à l'égal de toutes les autres libertés que protège la Constitution »
  • 5:02Invité politiqueFait
    « il y a eu plusieurs annonces publiques »
  • 5:12Invité politiqueChiffre
    « il aurait dû avoir lieu le 3 septembre 2020 »
  • 5:15Invité politiqueChiffre
    « un peu plus d'un mois avant sa disparition »

Temps de parole

  • Invité politique69 %
  • Présentateur17 %
  • Invité11 %
  • Invité 23 %

4,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

C'est une autre victoire qu'a obtenue ce jour, aujourd'hui, votre mère Gisèle Halimi, avec l'annonce par Emmanuel Macron d'un projet de loi pour inscrire dans la Constitution la liberté des femmes à recourir à l'IVG ?

0:13
Invité politique

Oui, je pense que tous les mouvements féministes vont s'en satisfaire. Et du sais-je un peu décevoir quelques énervés des réseaux sociaux, je pense que ma mère aurait dit, parce qu'elle aurait dit bravo Macron, comme elle a dit bravo Chirac, lorsque la loi sur l'avortement a été votée, comme elle a dit bravo Raymond Barr, quand la loi définissant mieux le viol que vous venez de rappeler, Patrick Cohen, a été votée, comme elle a dit enfin bravo Dominique de Villepin, quand la loi sur la parité en politique a été votée, et pourtant, elle n'a approuvé la politique d'aucun de ses chefs de gouvernement.

Parce que c'était une personnalité libre, et c'était une personnalité n'en déplaise à d'aucun, chez qui le sectarisme était totalement étranger. Elle avait cette faculté de défendre avec beaucoup d'énergie ses convictions, mais elle n'était pas radicale. Qu'on le veuille ou non, elle a jamais, ma mère n'a jamais fait partie de je ne sais quelle extrême gauche, elle a toujours été plus ou moins proche du Parti Socialiste.

1:39
Présentateur

Est-ce que c'est une réponse, là, ce soir, à votre frère, le journaliste au Monde diplomatique, Serge Halimi, qui n'a pas souhaité être présent aujourd'hui à cette cérémonie ? Il a déploré qu'elle intervienne, je le cite, alors que le pays est mobilisé contre une réforme des retraites extrêmement injuste, notamment pour les femmes, qu'aurait désapprouvé votre mère. C'est une forme de réponse que vous venez de faire.

2:02
Invité politique

Je n'ai pas envie de polémiquer avec mon frère, que j'aime beaucoup par ailleurs, mais comme depuis quelques jours, il a égaré mon numéro de téléphone, mais comme c'est un garçon très ordonné, je suis sûr qu'il va finir par le retrouver. Je lui dirais simplement deux choses. Un homme, ça s'empêche, et il est parfois utile de muscler son surmoi. Vous voyez, donc Camus, la psychanalyse, je ne suis pas sûr qu'il affectionne les deux, mais c'est peut-être pour lui une occasion de les redécouvrir.

2:39
Présentateur

Pour revenir à cette annonce de ce projet de loi pour inscrire dans la Constitution la liberté des femmes, c'est bien le mot liberté qui a été choisi et non pas le mot droit qu'aurait préféré votre mère ?

2:51
Invité politique

Bien sûr, bien sûr, mais ça résulte d'un projet de loi qui n'a pas été voté dans les mêmes termes au Sénat et à l'Assemblée nationale. Ceux qui ont défendu l'introduction du droit à l'avortement dans la Constitution voulaient y faire entrer une liberté fondamentale. Ils ont eu peut-être une position qu'elle aurait jugée un peu défensive, en disant que ce serait une mesure préventive, comme ça a été présenté, pour éviter que ce qu'une loi a fait, une autre puisse le défaire.

Et moi, si elle m'avait consulté, elle le faisait souvent, je lui aurais dit, et probablement qu'elle aurait adopté un autre argumentaire, donc que je soumets maintenant à tous ceux qui vont débattre de ce projet de loi, elle aurait dit que peu importe que la loi soit menacée ou que ne soit pas menacée en France, ce n'est pas une mesure de protection, c'est l'introduction dans la Constitution d'une liberté fondamentale des femmes de pouvoir disposer de leur propre corps. Et cette liberté fondamentale, elle est à l'égal de toutes les autres libertés que protège la Constitution. Et donc c'est sur cette base-là, une base plus positive et peut-être moins défensive que la loi...

Alors maintenant, je ne sais pas quel sera le projet de loi que le président de la République va reprendre. Alors, est-ce que ça sera le droit ? Est-ce que ça sera la liberté ?

4:27
Présentateur

Mais c'est une avancée, une annonce essentielle.

4:29
Invité politique

Ah ben c'est une annonce capitale. Et au moins, si cet hommage ne devait avoir qu'un seul mérite, ben ce serait celui-là.

4:41
Invité

On va rappeler qu'il a été reporté deux fois, cet hommage. Il devait avoir lieu en 2020. Oui, vous avez raison. La disparition de votre mère, puis en 2022. Oui, oui. Il arrive à ce moment-là avec...

4:51
Invité politique

Vous avez raison. Et j'ai même parfois, pour vous faire un aveu, perdu confiance.

4:56
Présentateur

Dans le fait qu'il soit rendu ?

4:58
Invité politique

Parce qu'il y a eu plusieurs annonces publiques. Alors, il y a des événements indépendants de la volonté du président de la République. À l'origine, il aurait dû avoir lieu le 3 septembre 2020. C'est-à-dire un peu plus d'un mois avant sa disparition. Mais le port de Beyrouth a explosé. Le président de la République a dû se rendre à Beyrouth et dans les pays arabes. Et je pense que vous serez d'accord avec moi pour dire que c'est pas lui qui a allumé la mèche.

5:28
Présentateur

Cet hommage, il s'est déroulé au Palais de Justice de Paris. De nombreux avocats y étaient présents. Parmi eux, l'un des ténors du barreau, Jean-Yves Leborgne.

5:39
Invité

Certains nombres d'avocats, ils sont d'ailleurs peu nombreux, mais Gisèle Halimi en fait partie, ont réussi à faire évoluer la société, à faire changer les mœurs, la vision sur un certain nombre de choses, et même, d'ailleurs, à faire changer la loi. Et je pense qu'un avocat qui sert la loi, mais qui peut aussi avoir la capacité de percevoir ses manques, ses insuffisances, ses inadaptations, et qui, par son action, fait en sorte qu'on la change, est quelqu'un qui apporte beaucoup dans le développement de notre société.

6:20
Présentateur

Gisèle Halimi qui a fait changer des lois, et qui fait aujourd'hui changer la Constitution.

6:24
Invité

C'est pas fait. C'est pas fait.

6:26
Invité politique

On va rester prudents.

6:28
Invité

La voie est ouverte.

6:30
Invité politique

Voilà.