Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
videoyoutube.com· 12 juillet 2026

Ivry offre 40000€ au Mali : "Peut-être qu’il y a des sommes d’argent à consacrer d’abord à la ville"

Transcription automatique. À recouper avec la source d'origine.

On va changer de sujet, on va prendre la direction d'Evry-sur-Seine en banlieue parisienne. Pourquoi je vous amène du côté d'Evry-sur-Seine ? Parce que les élus viennent de voter une subvention de 46 000 euros pour le Mali.

Et ça ne vous a pas échappé que le Mali n'a pas très très bien traité la France ces derniers temps. Et ça pose question, on écoutera également Kevin Nader qui est conseiller municipal Rennes d'opposition juste après, qui a réagi dans le cadre de Mini-News. D'abord, le rappel des faits avec François Tiskevitch.

Ce vœu est adopté. Le 2 juillet dernier, le conseil municipal d'Evry-sur-Seine adopte le vœu présenté par Fenda Diara, adjointe au maire du Front Populaire. Nous souhaitons exprimer notre solidarité envers le peuple malien, condamner les violences et les actes terroristes qui frappent les populations civiles et réaffirmer notre attachement aux valeurs de paix, de fraternité et de dialogue entre les peuples.

Une décision vivement critiquée par le conseiller municipal du Rassemblement national Kevin Nader. Il dénonce notamment le contexte politique actuel à Bamako et le sentiment anti-français qui y règne. Avant de venir nous donner des leçons de solidarité internationale, ayons au moins la décence de nous souvenir de ces soldats morts au Sahel et au Mali.

Ils sont partis pour lutter contre le terrorisme dont vous parlez, protéger des populations, empêcher l'effondrement d'un État et défendre aussi la sécurité de la France. Et comment cela s'est-il terminé ? Par le départ des Français, par une dégradation profonde des relations avec Bamako, par une jeune qui ne voulait plus de notre présence, par l'arrivée de Wagner et par un discours anti-français entretenu pendant des années.

Ce vœu de solidarité prévoirait le versement d'une subvention de 46 000 euros, étalée sur 4 ans, afin de soutenir des projets de développement au Mali. Ce choix soulève également la question de la situation financière de la Commune. Au 1er janvier 2026, la dette d'Ivry-sur-Seine s'élevait à plus de 90 millions d'euros.

Alors on va entendre la réaction de Kevin Nader, conseiller municipal RN d'opposition. Vous vous souvenez, c'est lui qui avait sorti en plein conseil municipal le crucifix. Et on voit que c'est compliqué les échanges au sein du conseil municipal d'Ivry-sur-Seine.

Écoutez sa réaction, il était notre invité dans le cadre de Mili-News. On comprend vite tout quand on voit qu'il y a un adjoint aux solidarités internationales à Ivry-sur-Seine. Solidarité internationale, en quoi ça devrait concerner la ville d'Ivry-sur-Seine ?

On a du mal à comprendre la légitimité de cette subvention et davantage à comprendre la légitimité d'une ville à faire de la politique internationale. Je rappelle qu'Ivry-sur-Seine, c'est une ville qui a près de 240 millions d'euros de budget. C'est plus de 2 milliards d'euros de dépensés sur 10 ans.

Et ça inquiète en fait finalement. On se pose beaucoup de questions. On se dit mais combien d'autres communes font ça ?

Et on comprend vite finalement les gaspillages budgétaires, les endettements et la mauvaise gestion communale, surtout des villes communistes et d'extrême-gauche. Et Kevin Nader nous le rappelait également dans le cadre de Mili-News. La dette de la ville d'Ivry, ça représente 100 millions d'euros. 100 millions d'euros.

Et on donne 46 000 euros au Mali. Joseph Touvenel, c'est vrai que le Mali, on peut se poser légitimement la question à ce que c'est le rôle du conseil municipal d'Ivry-sur-Seine. Et surtout, le Mali n'a pas spécialement bien traité la France et les Français, nos militaires.

Il y a plusieurs choses. La première chose, effectivement, c'est le problème financier. On peut demander à une commune qui est hyper endettée de déjà se désendetter.

Et puis Ivry, c'est une commune hyper endettée, mais où il y a aussi de grosses poches de pauvreté. Et peut-être qu'il y a des sommes d'argent à consacrer à la sécurité, au nettoyage et au social à Ivry, plutôt que de l'envoyer au Mali. Mais après tout, on a le droit de faire le choix de l'international, de la solidarité internationale.

Mais quel choix ? Le Mali, en moins de 10 ans, on a 58 militaires français qui sont morts pour défendre ce pays face aux islamistes. Et on a été chassés comme des malpropres.

Et quand les familles de ces 58 militaires, et je pense aux enfants qui ont perdu leur père, essentiellement, il y a eu une femme qui est morte, mais sinon 57 hommes. 57 Français, militaires français, qui sont morts au Mali. Quand ils entendent ça, est-ce qu'ils ne sont pas révoltés ?

Parce que c'est là le fond. Et il a raison, cet élu municipal, la cabine d'Adder, qui est très courageux. Oui, courageux.

Le débat a l'air compliqué. Mais il a sans doute une explication à son courage. C'est qu'il est français, mais avec des origines libanaises.

Et lui, il sait ce que c'est que d'avoir sur le dos des islamistes la dictature. Et il est très, très vigilant là-dessus. C'est pour ça qu'il intervient.

C'est parce qu'il sait ce que c'est qu'un pays détruit par l'islamisme, il n'a pas envie que la France tombe dans les mains des islamistes. Kévin Bossuet. Oui, enfin, moi je vais avoir un raisonnement qui est terre à terre.

C'est que je préférerais quand même qu'on aide ceux qui sont en souffrance d'abord à Ivry, ceux qui sont en souffrance sur notre sol, avant d'aider ceux qui vivent dans d'autres pays, même si je suis très attaché à la solidarité nationale. Et j'aspire en effet à ce que tout le monde puisse vivre dans de bonnes conditions dans le monde entier. Mais ça c'est la gauche.

J'aimerais faire un parallèle avec ce qui se passe notamment à Paris. Parce que vous savez qu'à Paris, du temps de Madame Hidalgo, il y a environ 300 millions d'euros qui sont donnés par an à différentes associations. Et parmi ces associations, vous aviez par exemple les Amis des migrants sudéophones en France, c'est-à-dire dont le but est d'apprendre le français aux Afghans en provenance des pays scandinaves.

Vous aviez aussi de l'argent donné à une association dont le but est de développer l'agroécologie au Cameroun. Ou encore une association visant à promouvoir l'écoféminisme en Colombie. Donc je ne dis pas que ce ne sont pas des causes importantes.

Mais quand je vois à Paris le nombre de SDF que nous avons dehors, le nombre des gens qui vivent dans une précarité extrême, je préférerais en tant que contribuable que cet argent aille déjà pour aider ces gens-là plutôt que financer des bidules idéologiques pour satisfaire l'électorat de Madame Hidalgo. Allez très rapidement, je sais que le sujet fait causer et fait débattre la Rachecoff. Finalement je trouve que c'est très français de se préoccuper plus du malheur des autres que de nos propres malheurs et finalement de se préoccuper plus de ce qui se passe à des milliers de kilomètres plutôt que ce qui se passe au pied de notre immeuble.

Là en l'occurrence, si on remet un peu de contexte, le conseil municipal d'Ivry-sur-Seine, c'était l'endroit où il y a quelques semaines, l'élu ARN avait suggéré aux élus d'enlever leur voile, qu'il avait récité un « Je vous salue Marie » et que le maire communiste lui avait répliqué qu'il s'agissait d'un crime politique. Donc pour mettre un petit peu de contexte. Après tout, les Ivryens ont voté pour ce maire, pour cette municipalité.

Donc en fait, maintenant, si on leur resoumettait à nouveau la question, si on leur redemandait « Est-ce que vous seriez d'accord pour donner 46 000 euros au Mali ? », je ne suis pas sûre qu'ils répondraient favorablement parce que ce n'est pas à la mairie de faire de la politique étrangère, c'est plus le rôle de l'État finalement. Et je pense que les Ivryens seraient plus d'accord avec le fait de mettre 46 000 euros pour des caméras de vidéosurveillance, 46 000 euros pour mettre de la clim dans les hôpitaux et dans les écoles pour entretenir leur vie.

Mais ils ont voté pour eux. Vous vous souvenez, juste avant les municipales. C'est exactement ce que je dis.

Je suis d'accord, mais certes, les Ivryens ont voté en État pour cette municipalité, mais ils ont aussi voté pour Kevin Nader, qui a le droit d'exprimer ce qu'il exprime, qui est profondément maltraité au sein du conseil municipal, qui est sans arrêt coupé, qui ne peut pas s'exprimer. On dirait un peu Tintin au pays des soviets, et là je fais un petit trait d'humour, mais vous avez face à lui des gens qui sont sectaires, des gens qui sont dans l'idéologie, et M. Nader est aussi légitime que les conseillers de gauche ou d'extrême-gauche pour s'exprimer, et ça il faut le dire aussi.

J'ai reprendu en deux mots, mais vraiment deux mots. Juste avant, on a une pause pub, juste après. C'est un débat qui est assez technique sur la question de l'intérêt local, direct des exécutifs communaux.

Puisqu'en réalité, l'article 11.15 du Code général des collectivités territoriales prévoit que ces subventions puissent être licites. Il n'y a pas une question de légalité.

Mais en fait, il faut lire l'article 21.21 du Code général des collectivités territoriales, qui est un tout petit peu réticent concernant les vœux que peut émettre une municipalité, par exemple s'agissant d'un conflit armé. Et donc là, il y a un hiatus entre un intérêt local direct et émettre des vœux concernant une politique étrangère.

Autre le fait que le Conseil d'État, dans une décision du 29 octobre 1989, Pierre Fitt-sur-Seine, avait décidé qu'une délibération s'agissant du conflit israélo-palestinien était illégale. Et donc votre regard très rapidement sur cette initiative ? Je pense qu'il y aura soit un déféré préfectoral, soit qu'un habitant d'Ivry pourra, s'il estime valable, saisir le tribunal administratif.

On verra et on suivra ça avec une grande attention. On marque une pause sur Europe 1 et sur CNews. On prend la direction de la Suède juste après cette pause pub puisque le gouvernement applique depuis ce dimanche une nouvelle loi expulsant les migrants qui, je cite, ne mènent pas une vie honnête.

Mais ça veut dire quoi une vie honnête ? La réponse juste après la pause publicitaire avec Chloé Tarka qui va tout nous expliquer. A tout de suite sur Europe 1 et sur CNews.