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interviewJournal l'Humanité· 22 mai 2026 79 min

Boyard (LFI) face à Hadizadeh (PS) : quelle stratégie adopter face à Bolloré ? | L'HUMATCH

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bienvenue à toutes et tous pour ce nouvel. Alors comme d'habitude pour commencer un petit rappel du concept, l'UMCH c'est une question d'actualité, deux invités et un debat argument contre argument sur le fond bien entendu. Alors aujourd'hui à mes côtés, c'est à nouveau Rachel Garaval Kerscel qui est avec moi, journaliste au service politique de l'humanité.

Salut Rachel. Salut. Et notre question du jour risque de nous occuper régulièrement, il faut qu'on se le dise, dans les mois et à venir euh avec la campagne présidentielle notamment qui s'amorce puisqu'on va parler aujourd'hui de Vincent Boloré et de son empire.

Oui, à l'évocation de ce nom, on pensait jusque-là surtout à C News et son compte de déferlement raciste régulier encore dernièrement après les élections municipales, mais l'Empire Bolloré, c'est aussi de l'édition et c'est bien sûr du cinéma via Canal Plus. Le tout au service d'un projet de société ouvertement d'extrême droite euh qui n'est d'ailleurs pas le seul à défendre. Alors, que faire ?

Quelle stratégie adopté ? Comment éviter les pièges tendus ? en particulier et très régulièrement à la gauche.

Euh c'est ce dont on va parler dans l'heure qui vient avec nos deux invités que je vais vous présenter de ce pas. Alors d'abord on reçoit Aida Adizadet. Bonjour.

Bonjour. Vous êtes député socialiste. Vous vous êtes intéressé [musique] de près à la question des médias.

D'ailleurs, vous avez fait partie de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public qui a été mené tambour battant. On y reviendra sans doute pendant ce débat par un certain Charles à l'oncle. Et puis face à vous pour débattre, on accueille Louis Boyard.

Bonjour à vous. Vous êtes député de la France insoumise. Alors vous, vous avez une expérience aussi un peu particulière avec l'Empire Boloré puisque vous avez été un temps chroniqueur de touche pas à mon poste sur FE C8 [musique] donc qui appartient appartenait aussi à Boloré via via Canal Plus.

Et vous avez affronté devant les tribunaux l'un de ses principaux animateurs, sa star Cyril Anouna. Euh vous avez été insulté en direct à l'occasion d'une des émissions parce que vous aviez eu l'outrecudence de critiquer Vincent Boloré. Donc la boucle est bouclée.

Alors maintenant que les présentations sont faites, on va passer au cœur du sujet. Naspar Rachel. Oui.

Puis on va commencer par la dernière actualité en date. Évidemment, les propos de Maxime Saadal, le patron de Canal Plus qui a menacé le monde du cinéma. En tout cas, le monde du cinéma, la partie du monde du cinéma qui a décidé de prendre la parole contre Vincent Boloré.

Euh est-ce que vous Aida disad vous qualifiez l'Empire Boloré ? C'est quoi ? C'est une affaire de grossou ou c'est une vraie entreprise de colonisation des esprits ?

C'est les deux. C'est une affaire de gros mis au service d'une entreprise et vous l'avez très bien dit de colonisation des esprits. Euh moi je me suis inscrite, j'ai demander à faire partie de la commission éducation culture.

Pas parce que j'ai bossé 7 ans au ministère de l'éducation nationale, pas parce que j'étais adjointe à la culture de ma ville, mais parce que je le dis et je le pense mais au plus profond de mon âme, la guerre contre l'extrême droite, c'est la bataille culturelle. La bataille culturelle, c'est même la guerre culturelle, c'est pas une guerre des idées, c'est pas une idée contre idée. C'est prendre contrôle sur la représentation du monde.

Et cette guerre culturelle, on l'a mené nous, le camp humaniste progressiste, on on ça a pris deux siècles pour qu'on la gagne et qu'on impose l'idée de liberté, d'égalité des droits entre les hommes d'abord, puis les femmes et puis les personnes issues des minorités ensuite. Et c'est exactement ce qui se passe. On on a on est dans la phase de réaction puissante.

Elle commence pas depuis Vincent Boloré, ça fait longtemps qu'elle a commencé et il faut voir comment ils sont organisés. Des gros gros sous, on parle de milliards qui sont mis au service d'une entreprise d'extrême droite, réactionnaire, ultra conservatrice et tout ce que vous en savez maintenant aussi soutien du nazisme et de ces et de ces émanations. Et donc pas touche à mon boss et je pense que Lou Boyard peut en parler.

Quiconque critique Vincent Boloré désormais se retrouve sur une liste noire fichée, menacée et c'est bien de ça qu'on dont on parle, c'est de l'intimidation. C'est ça fait partie de leurs armes qui n'hésitent pas à dégainer. On reviendra sur votre expérience personnelle un peu plus tard dans le débat, mais d'abord sur le constat et à partir des [raclement de gorge] derniers événements là à Canal Plus, qu'est-ce que vous en pensez ?

Est-ce que vous partagez ? On est face là à un baclage, à une colonisation des imaginaires. Le mot colonisation, il est bienvenu dans le débat parce que Vincent Boloré est un colon.

Il a bâti une grande part de son empire économique donc il a hérité de l'entreprise familiale. Puis après au moment des décolonisations, il a récupéré beaucoup d'infrastructures logistiques du continent africain et c'est notamment comme ça qu'il a fait fortune et là il fait une réorientation économique et politique. C'est-à-dire qu'il cherche à racheter le plus [raclement de gorge] de médias mais pas médias au sens télévision.

Je parle des bouquins dessinés le plus de médias possible pour essayer de faire émerger une forme de parole unique. Mais pas seulement ça parce queil faut pas oublier que Vincent Boloré, le moment où il est vraiment vraiment sorti du bois très très fort, c'était lors de la dernière campagne présidentielle où il avait inventé son candidat Zemour. Et la stratégie avec Zemour, lui à la fois, il essayait d'obtenir l'hégémonie de l'extrême droite et de la droite, mais sa stratégie, ça a aussi été de faire plus à droite que Marine Le Pen pour contribuer à une dédiabolisation.

Et aujourd'hui, on voit le pacte entre Marine Le Pen, Jordan Bardella et Vincent Boloré. Et c'est une réaction euh de la bourgeoisie parce que euh ils n'ont que ça pour maintenir le consentement. Euh en plus de la coercition, ils ont la division du peuple, la peur et euh derrière toute une série de fantasmes qui sont racontés, euh je pense notamment sur la question de l'islam, sur la question des quartiers populaires, sur la question de l'immigration.

Et donc ce sont des gens qui à la fois cherchent à maintenir à se maintenir au pouvoir parce que il y a la menace de la France insoumbise au pouvoir et ils ont raison d'avoir peur et donc du coup ils cherchent à diviser le peuple à travers cette entreprise-là mais tout en maintenant la domination par exemple sur les personnes musulmanes, les personnes immigrées ou les quartiers populaires. Alors pour rester dans un premier temps sur la dernière affaire en date Canal Plus après l'alerte des 600 artistes, alors maintenant ils sont plus de 3000 he avec la tribune zappé Boloré publiée par nos confrères de Libération que vous pouvez voir à l'écran la semaine dernière et les menaces dont on parlait à l'instant ensuite de de proféré par Maxime Saada. La ministre de la culture Catherine Pégard a été interpellée par plusieurs députés à l'Assemblée nationale euh notamment par votre collègue insoumise Sarah Legrain.

C'était mardi lors des questions au gouvernement euh à l'Assemblée nationale euh et euh elle a répondu voilà ce qu'elle a répondu. On l'écoute. La place majeure de cette entreprise dans le cinéma lui donne une voix qui compte.

Je regrette que la réponse disproportionnée à tout le moins, apportée aux inquiétudes bien réelles qui se sont exprimées les avivent alors alors même que les films sélectionnés aujourd'hui devraient démentir les craintes par la variété des récits ou des imaginaires dans laquelle il nous entraîne. La France est un grand pays de cinéma. Nos industries culturelles ne doivent pas être instrumentalisées à des fins politiques.

Madame la députée, je crois que vous serez d'accord pour dire avec moi que nous devons pas être les jeux de polémique qui fragilisent une de nos plus belles réussites en attaquant semaine après semaine ces différents piliers accusés d'être au service d'idéologie politique. Alors polémique qui fragilise l'une de nos plus belles réussites. Qu'est-ce que vous inspire la cette réponse de Catherine Pegar ?

Bon déjà, je pense que nos auditeurs seront contents de découvrir qui est la ministre de la culture parce que dans ce gouvernement on n pas C'est la plus récente du gouvernement. On lui accordera ça. Euh vous allez regretter dat.

Non, [rires] il faut il faut comprendre que Vincent Boloré dans le cinéma, il a la place que on a bien voulu lui donner. Et quand j'entends le président du CNC dire que toute cette histoire est un gâchi, tout le monde fait semblant que il y a pas de problème, que Vincent Boloré est un milliardaire comme un autre et on l'entend dire il n'a pas de projet politique. Alors ils sont pas bêtes, ils savent très bien qu'il y a un projet politique. seulement ils sont paralysés face à Vincent Boloré parce que je pense par exemple à monsieur Macron qui avait nommé Bruno Roger petit comme conseiller mémoire à l'Élysée justement et d'ailleurs qu'il l' toujours et qu'il l'était notamment pour gérer les relations avec Vincent Boloré et c'est là où il se retrouve dans une difficulté c'est que ils ne veulent pas aller affronter Vincent Boloré et notamment il contribuent au glissement idéologique avec Vincent Bolloré.

Quand vous entendez Emmanuel Macron dire que le problème de l'hôpital c'est qu'il y a trop de Mamadou, quand ils autorisent monsieur Retaillot au gouvernement alors qu'il parle de régression vers les origine ethnique. Et euh je parle pas de toutes les tout tout ce qu'il disent sur les quartiers populaires, sur l'immigration ou même la théorie complotiste sur les frères musulmans que le président de la République a abondamment relayé. C'est la même idéologie pour moi.

Pour moi, il y a un glissement aujourd'hui du macronisme vers l'extrême droite et parfois ça devient même difficile de les distinguer. Et ils font comme si Vincent Boloré était un milliardaire comme les autres et ils lui ont laissé la place qu'ils ont bien voulu lui laisser dans le monde des médias et dans le monde du cinéma. Et j'ai envie de poser une question.

Si Vincent Boloré est si essentiel que ça dans le monde du cinéma, c'est donc qu'il exerce une mission qui ne devrait pas être une mission privée, qu'il exerce une mission d'intérêt général et que donc euh euh il faudrait peut-être poser la question de comment est-ce qu'on fait pour que le privé n'ait pas ce pouvoir dans notre pays. Il exerce cette mission parce que Canal Plus qu'il a racheté il y a une dizaine d'années a un rôle particulier qui précède de plusieurs décennies. Vincent Bolloré, hein.

Oui, mais aujourd'hui, il laisse Canal Plus avoir ce poids et et ils font semblant qu'il n'y a pas de problème. Euh si jamais aujourd'hui on on est d'accord pour que ce personne enfin en tout cas si tout le monde fait semblant que c'est un milliardaire d'extrême droite qui peut gérer tout le cinéma d'ailleurs il va faire une opa sur IGC en 2028. Si tout le monde fait semblant qu'il n'y a pas de problème parce qu'il est indispensable.

Alors, je pose la question, si c'est indispensable, pourquoi ce n'est pas un service public qui s'en occupe ? Sur sur le sujet de de la réponse du camproniste, est-ce que vous diriez comme Louis Bouillard Aida a disadé qu'il y a un glissement idéologique des macronistes ou qu'il y a à tout le moins une grande pusilanimité face à Vincent Bolloret du côté des Macronistes ? Alors, en réécoutant la réponse de Pégard, moi j'ai une réplique de film paradoxalement qui me vient en à l'esprit, c'est La haine.

Jusqu'ici tout va bien. C'est ce qu'elle nous dit. Jusqu'ici tout va bien.

Mais c'est vrai que quand on allume Canal Plus, quand on regarde la grille euh de programme, c'est d'ailleurs un peu ce qu'a dit Mathieu Kasovit aussi en gros. Bah oui, c'est ça. En fait, quand on regarde les films qui sont programmés ou même financés, on peut pas dire que pour l'instant pour l'instant ça soit au service de l'entreprise idéologique de Boloré pour l'instant.

Et c'est tout le problème. Et c'est là où je rejoins Lou Boyard. Mais en fait, on est à la mercie d'un homme qui peut désormais faire des listes noires.

Demain, décider petit à petit parce que c'est comme ça qu'agissent les prédateurs, ils arrivent pas, ils casse tout, ils sont plus malins et c'est ça, on a affaire à des à des personnes qui sont rusées. Petit à petit, il peut changer la programmation et moi j'irai même plus loin. Jusqu'ici tout va bien aussi dans le monde des manuels scolaires mais achète détenu par Boloré, c'est Boloré.

Demain, ils peuvent changer les manuel scolairire et rayer d'un trait de plume l'histoire de l'immigration, l'histoire de la colonisation. C'est c'est ce qui se passe aux États-Unis. C'est pas une fiction.

On n'est pas dans la politique fiction. C'est pas la servante écarlate. Quoi que la servante écarlate par son aspect, c'est déjà la réalité.

Sur sur la collusion, en fait c'est le problème euh des macronises qui sont encore fascinés. Moi, je pense que le fond de l'affaire, il est là. Dans la Macronie, on est fasciné par les gens qui savent faire de l'argent.

C'est des gens qui ont réussi ces premiers de cordés. Allons pas embêter des gens qui réussissent parce que demain s'ils s'en vont, notre pays va trinquer. On revient sur les mêmes débats sur la taxation des plus riches.

Il y a chez les Macronistes cette idéologie dès le départ, dès 2017 et même dès la campagne présidentielle d'Emmanuel Macron que euh quelqu'un qui réussisse, c'est quelqu'un de valeureux. Il faut aider les gens qui réussissent à réussir les premiers de cordés puis le russellement va arriver sur la police. Exact.

Et en fait, ils disent bah pour l'instant on voit rien de mal donc laisser les choses se faire. C'est il y a pas d'après vous de collusion idéologique comme le dis. Il y a il y a euh un côté euh comment dire mou du genou à condamner des choses condamnables.

Ça c'est vrai. Collusion idéologique. Oui.

Bah évidemment pour aller là parce que moi je dis qu'en fait quand on n'est pas ferme à face à l'extrême droite euh le mal pardon je vais faire du Martin Dutter Turking, c'est mon idole, permettez-moi de le faire. Le mal ne progresse pas parce que les gens font du mal, c'est parce que les gens qui sont censés faire le bien se taisent ou son complice. Exactement.

Ça revient au même. À la fin, on a des fois envie de les secouer et de les réveiller en disant "Mais vous voyez pas ce qui se passe ?" Et quelqu'un a dit, "Je je sais plus qu'il a dit mais je l'ai lu." Euh il crie avant d'avoir mal.

Mais c'est le principe en fait quand on agressé dans la rue, onattend pas d'avoir mal pour crier au secours. On crie au secours avant même d'être frappé. Donc pardonner le monde du cinéma de crier au secours parce que c'est vraiment [rires] ça.

La la ministre, elle répondait à une question de Sarah Legrain, on l'a dit, où elle appelait au démantellement de l'empire Boloré. Vous aidzadé au Parti socialiste, ça vous parle des mantelés boloré ou est-ce que vous iriez pas jusque là ? Sur la culture, on a soutenu la loi portée par la députée Sophie Poyant pour mettre fin exactement sur le monopole dans le milieu culturel.

Et moi je dirais même en fait en vrai cette loi-là ça devrait être la première d'un quinquena d'un gouvernement de gauche quel qu'il soit parce que c'est la le nerf de la guerre culturelle. Prendre le contrôle de la représentation du monde, c'est prendre le contrôle des cerveaux. Je pourrais vous donner des tas de références savantes sur le sujet, mais il y a des livres qui ont été écrits.

La propagande, c'est ça. On peut faire de la bonne propagande. La propagande, c'est pas mauvais en soi, mais l'enjeu, c'est là.

Quelle fenêtre vous décidez d'ouvrir sur le monde ? et Louis Boyard l'a dit. Quand vous avez des chaînes d'information ou des ou des journaux ou des manuels scolaires qui ouvrent sans arrêt fenêtre sur une représentation choisie et même erronée, puisqu'on parle de ça quand on parle de Cous, on ouvre la fenêtre en expliquant que on va se faire grand remplacer, que les immigrés vous voent votre pain qui tue tous les quatre matins les Français qu' a des francoides.

Voilà, on invente des termes et ben on prend petit à petit le contrôle des cerveaux. Et il est là la bataille culturelle, c'est pas une bataille des idées, c'est une bataille pour prendre le contrôle des cerveaux et c'est une bataille que les progressistes et les humanistes doivent assumer. On l'a fait, la révolution des lumières, c'est une bataille culturelle qu'on a gagné.

Ça a pris deux siècles et beaucoup de morts. On a réussi à imposer l'idée que tous les hommes naissent libres égaux en droit. Il a fallu attendre beaucoup de temps pour qu'on on l'élargisse à tout un tas d'autres gens.

Mais c'est de ça dont il s'agit. Et on est en plein dans le baclage, dans la vague réactionnaire. Il faut commencer par là.

Donc mettre fin à tous les empires et j'irai même moi plus loin que le Parti socialiste. Permettez-moi en fait les médias vous n'êtes pas des entreprises comme les autres. Vous devez et j'ai j'ai regardé avant de venir l'humanité vous êtes détenu je crois en en majorité par vos lecteurs et par les salariés.

Je pense que c'est le modèle vertueux pour toute entreprise de médias. sur le modèle de la presse, on y reviendra juste après, mais plus généralement le démantellement de l'Empire Boloré, c'est aussi l'une des premières urgence quand la gauche arrive au pouvoir. Pour je vais je vais venir à ça, je veux juste répondre parce que je suis pas d'accord avec tout.

Moi, je crois pas que ce soit une fascination face à la réussite parce que sinon il se comporterait pas de la manière avec laquelle il se comporte par rapport à Pigas. Et euh si jamais on veut faire des citations, vous avez cité Martin Lutherking, moi je vais citer Gramchi qui disait "Ça sert à rien de demander à l'État bourgeois de lutter contre le fascisme. Ce serait comme lui demander de se suicider." Et c'est vrai avec les macronistes parce que c'est pas seulement une collusion par rapport euh à un glissement sur la question du racisme, c'est aussi défendre un intérêt de classe.

Et on parle beaucoup de Vincent Boloré, mais il y a aussi un sujet sur tous les médias aujourd'hui qui sont des médias patronaux et je les appelle de cette manière. Regardez la manière avec laquelle il traite de la question des mouvements sociaux. J'irai même plus loin.

C'est quand la dernière fois qu'on a vu un ouvrier sur BFM TV ? C'est quand la dernière fois qu'on a vu une représentante d'assaut des quartiers populaires sur TF1 ? Donc la question, c'est de permettre au peuple de pouvoir exister dans les médias, de pouvoir exister dans le débat public et pour ça, il faut mettre fin au monopole des médias patronaux.

C'est pour ça que nous on dit que ça va être une de nos priorités parce que au moment où on prendra le pouvoir et où on fera la révolution citoyenne, ils vont essayer à tout prix d'essayer de marteler le cerveau des gens pour essayer de raconter des mensonges et de diviser le peuple dans un moment où il doit se rassembler. Donc vous avez toute la chaîne qu' sur laquelle vous devez rompre. Je vous donne un exemple pour que les gens matérialisent bien de quoi on parle quand on parle de chaîne.

Vous avez monsieur Pierre Édouard Sterin qui a l'observatoire de l'immigration et de la démographie qui est un Thing thong qui en vérité ne fait pas de la science et juste un outil de propagande. Vous avez cet observatoire qui va vous sortir une étude. Cette étude va se retrouver en une du JDD par exemple JDD qui est possédé par Vincent Boloré.

Puis après ensuite une fois que c'est en une du JDD, ils vont demander à CSA qui est un institut de sondage qui appartient à Boloré de faire un sondage par rapport à cette une du JDD. Le sondage sortira puis ensuite ils en parleront sur ces news. Une fois que ces news en aura fait un sujet, ils le posteront sur donc ces news possédés par Boloré.

Une fois qu'ils l'auront fait sur ces news, ils le posteront sur les réseaux sociaux. Puis sur les réseaux sociaux, ils vont le poster, ils vont mettre des bottes et ils vont obliger tous les médias à en parler. et j'irai même plus loin.

À la fin, si jamais l'étude ils arrivent à en faire un bouquin, ils le distribueront dans tous les magasins relais qui sont possédés par Vincent Boloré. Vous avez un exemple exactement et passé par Fard. Vous avez donc un un un toute une chaîne qui se construit, qui permet de fabriquer de l'information.

On brise la chaîne, on brise les monopoles, on brise les chaînes. C'est ça qu'on appelle démanteler l'Empire Boloré et on le fait la première semaine où on est au pouvoir. Mais même si effectivement dans beaucoup d'étapes de votre chaîne, il y a des entreprises directement détenues par Boloré, c'est pas le cas de toutes, est-ce que finalement le démantellement, il peut pas se traduire par plusieurs milliardaires d'extrême droite qui décident de faire la même chose, sauf que on passe outre les les lois anticoncentration par c'est pour ça que ensuite se pose la question de quelle place on fait aux usagers, aux lectrices, aux lecteurs.

Et il faut permettre déjà premièrement d'avoir un conseil déontologique de la presse dans lequel vous avez des représentants des usagers et qui sont en capacité d'intervenir. Il faut empêcher les monopoles au sein même des médias. Mais oui, clairement, on se pose la question de pouvoir socialiser une part de ces médias pour pouvoir permettre aux usagères et aux usagers de pouvoir intervenir directement.

Et oui, ça clairement ça fera partie de notre loi contre la concentration des médias. Alors, on reviendra aussi peut-être un peu dans le détail parce que il y a d'autres outils, on en parlait qui peuvent qui peuvent être utile comme l'ARCOM par exemple. Vous nous direz ce que vous en pensez mais d'abord euh dans la situation actuelle, la gauche n'est donc pas encore au pouvoir et du coup, on voulait vous interroger sur dans cette situation.

Qu'est-ce qu'on fait dès dès aujourd'hui ? Vous Louis Boyard, vous êtes aussi rendu coupable, je le disais tout à l'heure, de crime de l'aise majesté en quelque sorte à l'instar des des acteurs et et cinéastes qui ont signé cette tribune la semaine dernière. Alors, si quelqu'un voit pas de quoi de quoi on parle, on va revoir la la séquence en image pour se remettre tout ça en tête.

C'est tout de suite. Venite, tu as voulu faire un coup d'éclat. Mais c'est pas Mais c'est toi qui fait un coup d'éclat.

Tu es en train de dire à un élu de la République, arrête de dire un élu. Arrête arrête de te la raconter je m'en bat les couilles sois moi crois crois tu vas tu vas me parler mal crois que j'ai peur de toi moi j'ai mon il a fait 7% j'ai reçu plus de gens de la nup ici que que si tu es député c'est grâce à nous même pas si tu es député c'est grâce à nous députés c'est grâce à nous tu as voté pour moi toi si député c'est grâce à nous demande demande tous les jours. Attendez, vous rendez compte qu'on a pas le droit de critiquer Boloré.

Alors, avec le recul, on voulait vous demander comment vous regardez aujourd'hui cette séquence près de près de 4 ans plus tard et est-ce que ça vous paraît toujours utile d'aller dans ces médias malgré tout ? Bah, déjà, je la regarde plus parce que C8 n'existe plus et après moi, comment je vois ça ? Je pense que il faut moi je pense qu'il faut aller sur ces médias.

En République, il y a aucun endroit dans lequel on n pas le droit de faire de la politique. Et c'est pas parce que la bourgeoisie s'est accaparée une part de l'endroit d'expression que on doit déserter le terrain. Au contraire, on doit y aller frontalement.

Et en revanche, c'est là la condition, c'est quand vous vous y allez, vous assumez la conflictualité et vous ne vous censurez sur rien. Parce que à partir du moment où vous faites ça, vous pouvez faire émerger et c'est d'ailleurs ce qui est a émergé dans cette séquence. Vous pouvez faire émerger à la fois une autre opinion mais aussi vous pouvez dénoncer la concentration, dénoncer le de poids de mesure et c'est ça qui permet de mener la bataille culturelle.

Je vous ai vu acquisserad justement non parce que alors moi j'ai alors j'ai été invitée sur ces news mais je ne vais pas sur ces news et c'était l'échange était assez assez drôle parce que donc il y a un programmateur qui m'appelle très poli, très gentil. Est-ce que vous voulez venir ? On vous assure que ça sera bien, vous serez bien traité.

Et je leur dis bah écoutez non euh moi je n'y vais pas. Euh bon non et après donc je me fais rappeler par sa chef un peu plus énervé mais qu'est-ce que vous voulez dire ? Donc la gauche ne viendrait pas.

Alors non, malheureusement moi c'est ma position mais vous allez trouver des des députés de gauche qui vont venir. Voilà, moi j'aimerais que ça soit la position de tout le monde. Précisément au Parti socialiste, il y a une directive ou alors non, il y en a pas.

Et j'ai des collègues qui vont et après je je peux comprendre, je je vraiment je intellectement je comprends ce que Louis Boyard dit. Je respecte aussi mais moi en fait voilà quand j'ai quand j'ai regardé cet extrait déjà c'est assez frappant mais il y a il y a quelque chose qui a retenu mon attention et c'est pour ça que j'y vais pas. En fait, vous allez dans un cadre qui est contrôlé par des gens qui Exactement, moi je dis j'ai pas, je leur ai dit au téléphone, j'ai pas vocation avec le punching ball de Extrême droite.

Je suis pas je suis pas voilà, je Et en vrai en politique, moi je je fais beaucoup attention à ma santé mentale et faut pas faut pas minorer ces ces ces moments de conflit. Euh tant mieux si euh vous savez gérer ça. Moi j'ai j'ai deux enfants et je sais que quand je reviens dans un état de nerf, bah des fois je je peux ne pas être la même personne et je fais aussi attention à ça.

Mais en fait le cadre est géré par l'extrême droite. Et regardez le bandeau qu'il y avait en dessous là de cette séquence-là. Euh Oéan Viking faut-il accueillir euh 234 migrants ?

En vrai c'est comment accueillir 234 migrants ? C'est ça la question que nous on doit poser et c'est ça que c'est là [raclement de gorge] où vous reprenez possession du cadre. Mais quand vous allez sur ces news, surtout ces news, vous êtes complètement prisonné du cadre.

Ils font venir une caution de gauche parce qu'ils ont besoin de de remplir leur quota à l'ARCOM et ben en fait ils vous mettent au milieu, ils vous tapent dessus. Vous n'avez aucun contrôle. Donc en vrai, moi je je critique pas cette séquence parce que c'est vrai que ça a permis de de montrer à la face de de beaucoup de gens au-delà du public de ces de ces h parce que eux je pense qu'on les a pas fait changer d'avis que bah ouais on peut pas critiquer Boloré sinon bah ça va très loin, ça va à des procès et tant mieux s'il a perdu.

Mais mais en fait pour arriver à ce à je pense que ça vous a coûté aussi émotionnellement enfin en charge mentale c'est beaucoup et je me dis toujours en fait ils vont perdre de la vitesse le jour où ça deviendra inintéressant et en fait vous contribuez en y allant j'y vous mais tous ceux qui vont et qui ont des choses à dire qui sont bien bien cadrés bien formés à rendre le truc intéressant regardez ce qui se passe là sur ces news. Ils sont en train de perdre de l'audience parce que on allume le truc vraiment on dirait le bar du coin. Enfin franchement c'est même des fois les barres du coin sont plus intéressants en terme de discussion que ce qui se passe sur ces news.

Juste répondre sur sur une chose. Moi je suis pas enfin je suis pas d'accord avec ça parce que par exemple l'exemple du bandeau, on va sur BFM TV, il y a exactement le même bandeau et en fait je je suis enfin monsieur mais en fait tout le le problème c'est que les milliardaires possèdent l'information. Vincent Boloré n'est pas de la même nature que les autres milliardaires, mais en vérité sur le champ de la bataille culturelle, les autres médias aussi défendent leurs intérêts de classe et euh tiennent une ligne éditoriale qui est raciste à qu pour vous taper dessus, ce qui est un peu différence aussi sur BFM TV si hein.

Euh si est-ce que [rires] c'est possible de hacker le cadrage qui est fait quand on va sur ces news où est-ce que on est destiné à être le pching ball pendant un quart d'heure, 20 minutes ? Vous regardez par exemple un manuel bon part sur ces news. À la fin les journalistes quand ils en ressortent, ils font même tomber leur verre d'eau. [rires] Non mais vous par vous c'est possible de de rentrer dans un dispositif comme ça et d'en ressortir si non gagnant en tout cas pas juste pas juste d'avoir servi de nous dans notre philosophie et c'est pour ça il y a des gens qui me demandaient à l'époque pourquoi est-ce que tu allais sur tes PMP ?

On est des militantes et des militants politiques et donc on est là pour essayer de faire une majorité dans le peuple français pour prendre le pouvoir. Et donc cette situation là, j'ai le même dispositif défavorable quand je vais à l'Assemblée nationale. J'ai le même dispositif défavorable quand je vais dans une manifestation, par exemple un rond-point sur les gilets jaunes où tout le monde est pas forcément en accord avec moi.

Nous ne sommes rons jamais dans un cadre qui nous est 100% favorable. vous le voyez ou non, les règles sont un peu les mêmes pour tout le monde. Alors si vous êtes minoritaire alors vous regardez la quantité de sanctions que il y a le brun piv mais au députés insoumis.

Nous quand on va à l'Assemblée nationale et puis et puis pour le coup aussi le le cadre dans lequel on se retrouve où vous avez enfin le cadre de l'Assemblée nationale, il est contre la France insoumise he alors là par contre je le mets vraiment très très clairement. Vous regardez la quantité de sanctions qu'on se prend, la manière avec laquelle les les collègues nous parlent. Nous, on considère qu'il faut aller faire de la politique partout pour essayer de convaincre.

Et puis bon ben si jamais il faut prendre des coups, ça fait partie du rôle des militantes et des militants politique. En tout cas, nous on s'est engagé parce qu'on est prêt à faire ça. Alors moi je suis d'accord sur aller partout pour convaincre.

Ma question c'est quand le cadre est entièrement géré par de l'extrême droite pur et dure façon c'est news he BFM. Je suis d'accord que quand il y a le bandeau des fois il est à peu près pareil. Je suis je suis assez d'accord mais quand il est entièrement géré contrôlé en fait ce qui se passe c'est que ouais c'est c'est un débat que j'ai souvent en PS.

Je leur dis mais quand vous allez sur ces news expliquez que le grand remplacement n'existe pas, vous avez déjà perdu. Pourquoi ? Parce que votre cerveau est ainsi fait que le terme qu'il retient ses grand placements.

Vous pouvez avoir tous les chiffres, tous les rapports, tous les tous les toutes les stades pour dire ça n'existe pas. Les personnes que vous allez convaincre retiendront juste grand remplacement. Et donc c'est une défaite intellectuelle parce que votre cerveau retiendra le cadre et pas la démonstration.

Donc en fait, il faut recadrer et je pense que sur ces news, malheureusement, on n'a pas la possibilité de recadrer. Et le recadrage, je vous observe à l'assemblée, vous vous le maîtrisez, c'est-à-dire que on ne répond pas à la question qui est posée. On dit moi je réponds pas à cette question qui est fait pour diviser les Français ou pour nous monter les uns contre.

Voilà le sujet qui m'intéresse et sur ces news, on peut pas le faire. C'est pour ça que moi enfin j'ai suffisamment regardé, j'ai jamais regardé ces news en canal mais sur les réseaux sociaux ça passe. Et à chaque fois, je me dis mais c'est mais voilà quelle fo et laissons se casser la figure parce que en vrai moi il y a personnellement en tant que citoyenne il y a une nouvelle vraiment qui m'a fait chaud au cœur c'est les les l'udimat de seou je me dis bon on s ce [raclement de gorge] pays ce pays résiste et reconnaît qu'il y a de la médiocrité et se désintéresse et aim juste pour ceux qui nous écoutent qui aurait pas suivi qui a reculé dans les ça va se confirmer parce que d'audence parce qu'en fait c'est c'est juste des des gens qui n'ont enfin qui tournent en rond et qui se répètent qui n'ont rien à dire et plus on y va et plus on range je pense le truc truc intéressant surtout qu'ils veulent voir du conflit laissons les discuter entre eux on va pas sur Radio Courtoisie.

Alors on a bien compris Lou que vous vous partagez pas cette cette question de boycotte. D'ailleurs, vous l'avez dit hein, il y a il y a plusieurs élus de la France insoumise qui se rendent régulièrement notamment sur sur ces news. On a aussi entendu des appels à la fermeture de la chaîne notamment à l'issue des élections municipales avec toute la séquence raciste.

On y reviendra. On y reviendra aussi. Est-ce que vous partagez en revanche si si vous boycottez pas un appel à la fermeture de la chaîne ?

Oui, il faut il faut fermer ces news parce que ce n'est pas une chaîne qui est de la même nature que les autres. Déjà un premièrement, c'est une chaîne qui assume de ne pas respecter les règles. Par exemple, vous regardez la France insoumise pour le respect du temps de parole.

La France insoumise est diffusée à 2h du matin avec un bandeau qui précise euh honnêtement la France insoumise par rapport à CS, on est la cible prioritaire colo. Et après ensuite sur la question de ensuite sur la question de CS, c'est aussi une chaîne qui est une chaîne délinquante. Par exemple, quand vous entendez la quantité de propos racistes qui sont tenus sur ces news, notamment la quantité de propos racistes qui ont été tenus contre monsieur Bagayoko ces dernières semaines, ça démontre que cette chaîne est une chaîne délinquante et que donc parce qu'elle ne respecte pas la loi, parce qu'elle ne respecte pas la loi qui lui permet d'accéder au canal de diffusion qui est un canal de diffusion public.

Alors dans tout ce cas, oui, c'est une chaîne qui doit être fermée. Mais vous pensez Alors, du coup juste par par rapport à ce que vous disiez euh pour resituer sur euh ces news et le racisme, on parlait de la la déferlante euh à l'occasion de des municipales. Euh ils se sont pas arrêtés là.

Il y a eu l'ouverture euh d'une enquête par le parquet, euh ça ne les a toujours pas arrêté. On regarde un petit extrait qui date d'il y a seulement quelques jours. On pesait dans la marche du monde parce qu'on avait de l'Afrique derrière nous.

Ce n'est plus le cas. C'està-dire qu'on vient de perdre l'empire. On a perdu le Mali et on a monsieur Bagayoko en échange.

Voilà la réalité crue de ce qui se passe aujourd'hui en France. Vous avez un maire malien à Saint-Ni mais la France elle est Non, vous avez un maire français à un maire Oui, mais d'origine malienne à Saint-Di. Mais vous êtes indésirable au Mali.

On a été chassé du Mali. Et ça c'est juste un petit extrait. Euh du coup euh vous vous partagez euh cette cet appel à la fermeture de cette chaîne-là en particulier et et moi c'est la raison pour laquelle je n'y vais pas.

Elle y est, je je reprends vos termes délinquantes. On voit pas chez des délinquants parce que sinon ça normalise la délinquence. C'est mon opinion.

Mais encore une fois, je comprends je comprends les positions adverses, mais moi je me dis si je suis cohérente et avec moi-même, je n'y vais pas et je souhaite qu'elle ferme le vraiment y échapper dans une période là dans laquelle on va entrer qui va être celle de la présidentielle où bon bah cet empire médiatique vraisemblablement va aussi jouer un rôle où beaucoup de de membres de diverses parties vont y aller. D'ailleurs, la Macronie par exemple, il va il va s'en vergogne. sous les députés Rennes euh on peut vraiment faire l'impasse et bien je crois que maintenant avec le développement notamment des réseaux sociaux, on peut se créer des canaux d'information autonomes indépendants.

D'ailleurs, je pense que c'est ça fait partie d'un de vos sujets d'information. Moi, j'ai suivi attentiviment ce qu'a fait monsieur Mélenchon, que je partage pas tout à fait, mais je comprends les raisons d'exclure une partie, je prends raison du point de vue de la France insommise d'exclure les médias traditionnels pour les réserver au nouveaux médias. Je pense qu'il y a des nouvelles choses qui se passent et je pense qu'il il ne faut pas banaliser euh des attitudes qui enfrainent la loi qui qui la viole.

Il faut dire à un moment stop. Moi, je voulais ne pas voter le rapport à l'oncle pour créer un précédent pour dire un moment ça suffit, on peut pas faire et dire n'importe quoi. On dit "Vous avez pas peur du précédent ?" Il faut assumer le précédent, faut censurer.

J'aime pas ce terme, je le retire. Il faut euh sanctionner un rapport qui a écrit n'importe quoi et qui, je reprends les termes de Saint-oule, n'est pas un rapport. Donc ça ne sort pas au nom de l'Assemblée nationale.

Et je pense que des fois, il faut créer des précédents et euh poser poser des actes forts et ne pas aller sur ces news, c'est je pense le début. On a d'autres moyens de convaincre des électeurs rassemblement national de changer d'avis euh et de réaliser que ils font fausse route. Je pense que sur ces news, c'est tellement cadré, tellement structuré pour servir leur leur ragou euh immonde qu'en fait, on n'y arrive pas.

En fait, on leur sert de caution. Vous êtes tous les deux plutôt d'accord pour euh un moment où la gauche arriver au pouvoir interdire ces news euh ou en tout cas retirer l'autorisation de ces news à émettre sur un canal qui je rappelle est public hein. C'est c'est pour ça qu'on se pose la question.

Euh est-ce qu'il y a pas le risque euh d'avoir des accusations de censure comme précisément sur le rapport euh à longue et comme ça a été le cas aussi sur la retrait de l'autorisation de C8 qui était une autre chaîne du groupe Bolloret Louis Boyard. Là-dessus, la République c'est pas un régime neutre. Euh la République est un régime dans lequel on considère que nous sommes toutes et tous à égalité, quelle que soit notre couleur de peau, notre origine, notre religion, notre genre.

Donc à partir du moment où vous avez une chaîne de télévision qui ne respecte pas la loi et par ailleurs dans laquelle vous avez un milliardaire qui se croit au-dessus des lois et qui cherche à retirer le caractère républicain euh de de de notre pays, moi je crois que il faut assumer de mener une bataille politique et de dire que non, ça n'a pas sa place dans la République française compte tenu de la volonté du peuple français et de son histoire. Donc nous, on est des militantes et des militants politiques. On l'assume et on le dit.

Che c news est une chaîne qui doit être fermée pour ces raisons. Mais c'est intéressant parce que là c'est exactement la mécanique de l'Empire. Pourquoi une majorité de Français, j'ai vu un sondage, je sais pas s'il est vrai, s'il est commandé par CSA, on peut pas le croire, je sais plus l'origine du sondage, qui disait qu'une majorité des Français pensaiit que fermer C8, c'était restreindre la liberté d'expression.

Mais parce que pour c'est quand même quelque chose diffusé. Oui, exactement. Merci Rachel.

Et qui est diffusé par au-delà est diffusé par ? de l'hexagone tous ceux que par l'extrême droite malgré tout alors par la droite mais qui possède aussi en partie des médias d'information et qui considère que la liberté d'expression c'est la liberté d'avancer sans aucune entrave et une autre définition de la liberté qu'à gauche on doit sans arrêt appeler c'est être débarrassé de la peur quand vous diffusez des discours sur des chaînes d'information qui parfois ressemblent au radio mil collin qui a eu au Rwand il y a des gens qui se sentent menacés dans leur être et c'est cette liberté que moi je veux redonner en interdisant ces news à ces personnes-là. C'est intolérable que des enfants, que des adultes parce que musulmans, parce que immigrés vivent dans la peur, parce qu'on a mis dans la tête des gens à longueur de journée une propagande selon laquelle ils seraient les ennemis de l'intérieur de la France.

Et ça, c'est cette liberté là qu'on redonne en interdisant ces news et en interdisant aussi ces h mais ces h8 c'est parce que on a touché à la dignité humaine, pardon, et plus d'une fois je trouve dans cette émission. Mais se pose aussi la la question de l'efficacité parce que vous évoquez ces H. On voit maintenant Cyril Anouna dont on parlait tout à l'heure qui est encore présent sur W9 malgré la fin de la fin de C8.

Euh Eugénie Bastier qui va arriver sur le sur le service public. Est-ce que ce type de mesure là a réellement une efficacité ? è on pour ça la bolisation du champ médiatique du débat public quoi.

Déjà premièrement, quand j'entends l'extrême droit de dire qu'elle est censurée, moi j'aimerais leur dire que c'est le peuple français qui est censuré parce que sur leurs médias, on ne voit pas d'ouvriers, on ne voit pas de représentants des assauts, on voit pas des jeunes précaires. C'estàd que le peuple n'existe pas dans le dans l'espace médiatique. Donc en fait c'est le peuple qui est censuré.

Et en plus de ça, on nous dit est-ce que c'est une bonne méthode pour lutter contre l'extrême droite ? L'extrême droite aujourd'hui cultive un imaginaire qui est un imaginaire raciste et colonial. Quand vous regardez et pour le coup c'est pas que sur ces news, quand vous regardez par exemple enquête d'action sur W9 et vous regardez la manière avec laquelle il raconte les quartiers populaires, oui, c'est un imaginaire raciste et colonial.

Quand vous regardez TF1 et la manière avec laquelle il déshumanise les personnes exilées, l'immigration, alors oui, c'est c'est un imaginaire raciste et colonial. Et donc si vous voulez déc si vous voulez lutter contre l'extrême droite, il faut pas prendre les gens par la main et leur dire c'est pas bien d'être raciste. Non, il faut déconstruire le racisme.

Et donc oui, nous on assume de dire que on mène une bataille pour rétablir la vérité des faits. La vérité des faits, c'est que les races n'existent pas et que la colonisation s'est terminée et que maintenant il est temps de donner une représentation réelle de l'islam, des quartiers populaires, de l'immigration. Et à partir du moment où vous ramenez des faits et de la vérité, alors l'extrême droite n'a pas lieu d'être. parce que elle est contre cette nature-là.

Pour revenir quand même sur un sujet qu'on a abordé au début du débat, euh rejeter euh Boloré encore une fois en tant qu'actionnaire de Canal Plus qui, je le répète, a un rôle particulier dans le financement du cinéma en France depuis les années 80. Pour le redire brièvement, euh le financement du cinéma par Canal Plus, c'est pas du Mcena, hein. C'est en fait un préachat de films qu'ils peuvent diffuser plus rapidement que que les autres.

Vous disiez bah si c'est si important, faut le faire financer par le public. Est-ce que c'est vraiment réaliste ? Oui.

Ouais. Si jamais tout le monde dit Vincent Boloré exerce une mission qui est absolument indispensable et d'intérêt général, c'est la définition d'un service public. Donc le CNC aussi finance.

Si jamais on veut empêcher le monopole de Vincent Boloré, attends, dans ce cas, il faut augmenter les financements du CNC. Et je vais vous dire, Vincent Boloré ne partira pas parce que ça lui permet de faire de l'argent. Est-ce que ça reste quand même un homme d'affaires et que surtout c'est quelqu'un qui a une influence politique et économique parce qu'il possède Canal.

Donc c'est nous qui avons le rapport de force. Il faut pas trembler devant les milliardaires, devant l'oligarchie. Et donc euh si jamais euh Vincent Boloré veut partir, et bien le CNC s'en occupera.

Alors il y en a qui qui tremblent quand même devant les milliardaires. On peut penser par exemple à l'Arcom, l'ancien le nouveau au CSA qui est censé être un peu le gendarme de l'audiovisuel, même plus que ça aujourd'hui avec l'Arcom. Euh est-ce que son fonctionnement il est obsolète aujourd'hui ?

Est-ce qu'il faut revoir ? Et si oui, bah comment on le rend plus efficace et plus indépendant ? Évidemment qu'il est obsolète parce que moi je je l'ai dit en audition en commission culture, je me demande s'il y a encore un pilote dans l'avion, s'il y a un gendarme dans la pièce en fait parce que on l'impression qu'ils sont beaucoup dans l'apaisement et que c'est un peu ça la doctrine quoi.

Oui. Oui. Ils sont pas dans l'autosisine.

Je crois qu'il y a des députés qui sont devenus spécialistes des courriers de sisésine à l'Arcom. C'est quand même hallucinant. Enfin et que je ne comprends pas que quand il y a autant des mois dans le pays suite à des propos qui sont intolérables, l'ARCOM n'est pas en capacité de sanctionner immédiatement.

L'ARCOM dit toujours quelque sur la loi de 86. Mais il y a une interprétation de cette loi. Vous savez, les lois c'est fait pour être interprété et la capacité d'autésine, elle l'a et la capacité de taper plus fort du point sur la table, elle l' attitude de pacification en effet et de vous l'avez dit un peu, c'est je pense la bolisation c'est on a intégré la contrainte et on est dans le pas de vague dans jusqu'ici tout va bien, attention ou là là mais en fait le péril monte et on voit dans d'autres pays que le péril a tellement monté qu'il est au pouvoir et les ravages que ça fait sur des vies qui sont détruites, c'est c'est des vies d'être humain qui sont derrière et que ça passe par Fox News.

Fox News, ça a commencé comme ça. Ils suivent le modèle Fox News. Fox News, c'est l'entreprise médiatique qui a permis d'élire Donald Trump deux fois.

Ils ont choisi leur candidat après avoir perdu une première fois. Je plus c'était comment il s'appelle ? Celui qui était face à Obama, je son McCain.

McCain c'était le mauvais cheval. Il y a un des films passionnants qui ont été fait là-dessus. Ils ont dit il nous faut un meilleur cheval Trump.

Et toute la puissance de Fox News a été mis pour faire élire Trump et une part de fois. Donc en fait, on parle de de choses qui demain peuvent enf le font déjà peuvent menacer mais des vies. Donc c'est c'est pas rien.

Et donc l'ARCOM est coupable et faut le réformer. Alors je suis pas une spécialiste du dossier mais alors oui faut le réformer du du du enfin du sous-sol. Voilà, c'est du sous-sol au grenier.

Louis Boyard sur l'ARCOM. La philosophie du mouvement insoumis et de la 6e République et de la révolution citoyenne, c'est de permettre au peuple de pouvoir intervenir dans ce qui organise la société. Nous, on propose par exemple la révocation des éles, le référendum d'initiative citoyennes, mais parce que les médias sont d'intérêt public, parce qu'ils organisent le débat politique, l'information et que pour nous c'est un bien commun, il faut que le peuple puisse intervenir.

Et donc nous par exemple, on aimerait avoir un conseil de déontologie de la presse dans lequel vous auriez des représentants, des usagers et je pense aussi que sur la question de l'ARCOM, il faut poser la question de son indépendance par rapport au pouvoir politique. Donc nous pour rappeler qu'actuellement ils sont nommés un peu comme le conseil constitutionnel trois par le président du Sénat, trois par le président de l'Assemblée nationale et trois par le président de la République dont le président. Et donc c'est pour ça que je je je veux maintenir que la le glissement qui est en train de s'opérer dans les médias, c'est un glissement de l'oligarchie économique qui possède les médias et pas pour rien.

Les médias c'est pas le ce qu'il y a de plus rentable. Si jamais ils le font, c'est parce que ils ont des intérêts à protéger et c'est leur intérêt de classe. C'est ça.

C'est pour ça qu'ils possèdent des médias. Donc nous à la fois, on veut briser les monopoles, on veut permettre l'intervention populaire et surtout le plus important c'est de briser les chaînes. Parce que posséder un média, c'est une chose, mais si jamais vous possédez euh une chaîne d'info en continu puis que vous possédez un journal, puis que vous possédez l'émission d'édition et que vous possédez la distribution, c'est tout ce monopole qui leur permet de de contrôler la production d'idées.

Et c'est ces monopoles là qu'on va briser et dans lesquels on y mettra l'intervention populaire. Alors, au-delà de Briser les monopoles, Aida disad commence à en parler tout à l'heure, Jean-Luc Mélenchon et et la France sans sououmise développent aussi une stratégie de qu'on pourrait qualifier de contournement peut-être avec ce qui a été appelé les nouveaux médias. D'abord, est-ce que vous pouvez nous dire exactement de quoi on parle, de quoi de quoi il s'agit et surtout est-ce que à vos yeux les médias plus classiques, vous parliez de ce possédé possédé par par les milliardaires sont pas les sales à exister ?

Les médias privés, est-ce que les médias indépendants, le service public, est-ce que tout ça à vocation à être mis dans le même sac finalement ? Alors, nous on a fait cette conférence sur les nouveaux médias pour plusieurs raisons. La première raison et je pense que beaucoup de gens pourront dire que c'est assez objectif quand on le dit, c'est que la France insoumise est la cible de calomnie, d'insultes et de fake news de la part de l'officialité médiatique en permanence.

Et donc nous, on l'a dit, on demande seulement être les ont un peu l'impression d'être non, tous les partis sont pas traités comme est traité la France. Vous regardez par exemple, vous regardez par exemple Jean-Luc Mélenchant sur les médias, c'est tout le temps la tête horrible, la grande bourche ouverte. Euh quand vous avez euh des partis politiques qui font n'importe quoi, euh tout ça est passé sous silence, la France insoumise, il y a le moindre petit écart et parfois c'est même pas du tout des écarts, on se fait directement cibler.

Donc non, nous nous ce qu'on dit ce qu'on dit c'est que nous sommes la cible de l'oligarchie politique, médiatique et économique parce que nous sommes une menace à ce système. Donc on est conscient de qui sont nos adversaires premièrement. Deuxièmement, on pense que c'est important de faire la place aux nouveaux médias.

Vous avez une nouvelle manière aujourd'hui de faire de l'information à travers les réseaux sociaux et on la respecte et pour le coup on voit que beaucoup des aides publiques à la presse sont ciblé je vous par des journaux historiques. Nous on aimerait aussi que ces aides publiques elles aillent dans ces nouveaux médias parce que c'est nouvelles manières de faire de l'information et on veut la soutenir. Et enfin troisièmement, moi quand j'entends des médias se plaindre que ils ne soient pas présents à cette conférence sur les nouveaux médias, au moment où il y a leur propre conférence de presse, ils n'invitent pas non plus les nouveaux médias.

Donc si jamais ils veulent vraéritablement que ce soit ouvert, qu'il commence par nous respecter, qui commencent par respecter les nouveaux médias et puis ensuite on pourra commencer à voir comment est-ce qu'on peut discuter. Mais euh est-ce que ça donne pas un peu l'impression que un bon média c'est quand même un média qui est quand même plutôt proche de soi ? Euh non pas du tout parce que nous par exemple dans les nouveaux médias, vous avez des gens qui ne sont pas d'accord avec nous, vous avez des gens euh qui sont libéraux et ça se respecte.

C'est normal d'avoir une diversité des opinions, mais les nouveaux médias, on leur offre aussi un espace et pour le coup, on est les seuls à le faire. sinon personne ne calcule ces nouveaux médias. Et aussi nous, dans notre manière avec laquelle on mènera les politiques publiques, on donnera des aides publiques à ces nouveaux médias parce qu'ils sont d'importance et puis enfin, il y a quand même autre chose.

Euh les médias, le rapport au peuple, c'est quelque chose. Euh nous le peuple, comment est-ce qu'il a vécu le traitement médiatique des gilets jaunes ? On s'en souvient.

Comment est-ce qu'il a vécu le traitement du génocide en Palestine ? On s'en souvient. Encore aujourd'hui, quand vous allez sur des chaînes d'infos en continu, vous ne pouvez pas utiliser le terme génocide.

Donc il faut pas croire que euh la majorité des gens sont pas d'accord avec ce qu'on est en train de dire quand on dit que non seulement il y a un problème avec les monopoles, mais que il y a aussi un problème avec la manière euh sont traités un certain nombre de partis politiques et un certain nombre de sujets euh qui sont les sujets des opprimés. Alors, on va vous laisser réagir dans dans quelques quelques minutes. Juste, vous avez pas répondu à la deuxième partie de de ma question, juste vraiment en quelques mots.

Euh tous les autres médias du coup dans le même sac. Euh en fait, c'est compliqué de dire les médias parce que par exemple LUMA est un excellent média, ce qui est pas le cas de Le voilà. Donc, et en plus dans un média, vous avez différents niveaux.

Vous avez le propriétaire de ce média, puis ensuite vous avez les redac chefs, les stars et ensuite vous avez les pigistes, les gens qui sont dans la rédaction et qui souvent mais ressentent un malaise par rapport à ce qui est en train de se passer dans leur profession. Donc on va pas généraliser tous les médias et dans le média même, vous avez des intérêts qui sont parfois assez conflictuels et vous en avez qui veulent bien faire leur travail, relater les faits, la vérité ou une opinion réfléchie et argumentée. Donc on met pas tout le monde dans le même sac.

Par contre, nous on veut dire que les nouveaux médias, ça compte dans la politique et ça compte aussi dans notre société parce qu'il y a beaucoup de gens qui ne lisent tout simplement plus les médias traditionnels, qui ne s'informent qu'à travers les nouveaux médias et nous ça nous intéresse de pouvoir leur parler alors on le fait à travers les nouveaux médias. Aida disad, il faudrait vous aussi aller parler aux nouveaux médias comme le fait Jean-Luc Mélenchon. Quel regard vous portez sur cette stratégie là ?

Il y a quelque chose qui m'interpelle dans ce que vous venez d'expliquer, c'est que vous veniez juste de dire auparavant qu'il fallait partout pour défendre votre programme, la révolution populaire et dans le même temps, vous avez expliqué que les nouveaux médias devaient être une c privilégiée par rapport aux anciens médias qui relait le discours dominant. Moi ce qui me ce qui me ce que je comprends, c'est très intéressant de faire émerger ces nouveaux médias et de dire "On doit aussi s'adresser à eux, c'est une source de diffusion, ils travaillent autrement, faut pas les mépriser et faut pas faire la part des choses." Mais pourquoi dans le même temps avoir besoin de taper aussi fort sur des journalistes qui sont dans des systèmes peut-être parfois qui ne facilite pas leur leur enfin une expression mais qui essayent de bien faire leur travail quand quand bien même et ça est-ce que ça revient pas quelque part à alimenter le fait qu'il ne faut plus faire confiance à certains médias et que désormais on va vous indiquer les médias auxquels il faut faire confiance.

En fait, c'est c'est là où je trouve que c'est un petit peu dangereux de faire émerger ces nouveaux médias, de dire "C'est des interlocuteurs, on veut les associer." C'est formidable. Et souvent, je trouve que la France insoumise a est toujours euh en pointe sur des choses innovantes.

Enfin, vous êtes toujours dans une recherche d'innovation que je trouve très intéressante à à observer. Mais pourquoi toujours avoir besoin de de taper aussi fort avec des mots aussi durs sur des médias traditionnels qui il y a du bon, il y a du mauvais ? Vous l'avez même dit, l'UA c'est un média plus que traditionnel, plus que centenaire qui essaie de se relever, de bien travailler, qui peut-être par le passé a connu des crises, mais c'est des c'est des organismes en mouvement, c'est des organismes vivants.

Et vous voyez, on peut pas dire d'un côté je vais sur ses news parce que faut que ma parole porte partout et par contre les conforces de presse maintenant désormais je choisis qui doit venir. Je trouve qu'il y a une petite contradiction que j'ai pas tout à fait réussi à comprend. Alors alors, on a jamais arrêté de parler au médias de l'oligarchie donc il y a aucune contradiction.

Et pourquoi ne pas faire une conférence de presse commune avec tout le monde en disant bah désormais vous serez assis à côté des nouvea parce qu'à longueur de journée ils ont leur conférence de presse dans laquelle ils sont tout seuls et ils invitent jamais les nouveaux médias. Donc pourquoi est-ce qu'on laisserait pas un espace uniquement pour les nouveaux médias ? Montrer l'exemple montrer un nouveau monde dessiner ce nouveau monde que vous voulez faire advenir par tous vos actes dans votre nouveau monde so extrêmement clair.

Tout notre nouveau monde est un nouveau monde débarrassé de l'oligarchie. Et nous et nous et nous on assume on assume de dire aujourd'hui que les médias qui sont possédés par l'oligarchie sont des médias patronaux qui défendent des intérêts de classe qui invisibilisent le peuple et qui qui sont juste là pour défendre leurs intérêts. L on est pas on n'est pas en train de dire que c'est terminé.

On est en train de dire que on va mettre fin au monopole des milliardaires sur ces journaux et que notamment aussi on va poser une question sur les écoles de journalisme. le SJ qui est aujourd'hui racheté par Boloré, Arnaud et compagnie dans laquelle vous avez des gens qui sont pas journalistes mais qui sont juste des des intervenants en c'est pas le SJ de Lille, c'est une autre école mais c'est encore une autre école mais enfin nous on a une on a une analyse globale et on on sait que aujourd'hui ces médias qui pour la plupart ne sont à peine rentables ou voir pas du tout rentables sont utilisés pour que ils puissent maintenir leurs propres intérêts. Voilà, nous c'est ça l'analyse qu'on a de la société.

Et ensuite, oui, ces nouveaux médias qui à longueur de journée sont invisibilisés dans l'espace politique et médiatique, et bien nous, on leur donne un espace dans laquelle c'est eux qui sont sur le pied des stales. Et pour une fois que quelqu'un le fait, ils en sont plutôt heureux. Euh les questions qui sont posées sont des questions qui parfois sont des questions conflictuelles dans le rapport à la France insoumise et c'est une bonne chose quand même bah c'est qu'on a pas regardé les mêmes conférences.

Ah ouais, c'est sans doute. [rires] Non mais non, je suis désolé. regarder par exemple euh Blast par exemple, je me rappelle au moment où il y avait euh Blast ce sont mais bien sûr Blast ce sont des journalistes et Blast ils sont invités à cette conférence sur les nouveaux médias.

Vous aviez aussi des questions sur la loi de 2004. L'abrogation de la loi de 2004 n'est pas dans le programme de la France insoumise. Vous en aviez d'autres sur est-ce que vous pourriez gagner le second tour ou pas ?

Non mais pardon mais il faut arrêter de caricaturer parce que c'est pas la vérité. La vérité c'est que les nouveaux médias et en fait il y a je veux aussi rebondir sur ce que vous disiez. On n'indique pas aux gens quel médiia il faut suivre ou quel médiia il faut pas suivre.

Les gens, ils sont capables de se faire leur leur propre opinion et il faut pas non, les gens sont pas bêtes. Les gens sont capables de se faire leur opinion. Les gens sont capables d'avoir une analyse de la société, d'avoir une analyse de ce qui est en train de se passer et de faire leur propre choix, d'être d'accord, pas d'accord, mais les gens, ils sont cultivés et ils suivent ce qui se passe.

Et deuxièmement, les nouveaux médias, faut arrêter de croire que ce sont des gens qui parce qu'on les invite perdent tout esprit critique. C'est pas vrai. Les nouveaux médias, ce sont des gens qui ont un esprit critique.

Ce sont des gens qui savent utiliser les espaces qui sont à leur disposition. Et c'est ce qu'ils font avec la conférence sur les nouveaux médias. Et je terminerai sur un dernier point, on a mis en place un espace dans laquelle l'oligarchie n'a pas sa place.

Et quelle a été la réponse ? L'oligarchie s'en est profondément indigné et a dit que tout ça n'était pas possible, pas possible, pas possible. Alors que les espaces dans lesquels les minoriser, les opprimer, ces espacesl qui n'existent pas pour que eux ils puissent intervenir dans le système médiatique, alors là c'est ça ne les indigne jamais qu'il n'existe pas.

Donc c'est le de poids de mesure. Nous on est une analyse de classe et on maintient cette conférence sur les nouveaux médias. Euh du coup vous vous partagiez sur enfin pas sur pas sur le discours de de critique, on on voit que que vous avez que vous avez des nuances, mais vous partagiez cette cet intérêt pour pour les nouveaux médias.

Qu'est-ce qui bloque au PS par exemple dans votre partie pour pour investir pour investir ce champ-là ? Qu'est-ce qui bloque pour investir le champ des nouvelles médias, c'estàd être plus présent sur ces chaînes là ? Je pense que ce qui bloque, c'est peut-être l'intérêt qu'ils ont pour nous.

On est prêt à aller partout. [rires] Pardon de répondre de manière aussi Non, je sais pas ce qui bloque. Peut-être que comment dire on est un vieux parti.

Comment vous l'expliquez ? On est un vieux parti. On a parfois des vieux réflexes.

On est un vieux parti c'est quelque chose d'honorable. Vous êtes un vieux journal c'est quel on est un vieux continent. Voilà, c'est pas c'est pas dans ma bouche, c'est pas dépréciatif.

Et peut-être parfois on a du mal euh et je le dis parce que moi je considère que faire preuve d'esprit critique et d'autocritique c'est euh une forme supérieure d'intelligence. Donc, j'essaie d'être intelligente et des et je suis toujours plus critique vis-à-vis de ma propre famille politique que des autres. Et vraiment, je ça je pense que je suis assez connue désormais OPS pour pour porter voilà pour les pousser à évoluer de l'intérieur.

Je pense qu'il faut être davantage en prise avec ce qui se passe, davantage curieux, davantage voilà, moi je trouve vraiment enfin je dis je le dis franchement sans flagornerie mais je je suis j'ai X j'y vais plus parce que je trouve que c'est devenu vraiment enfin pardon pardon aux gens qui sont sur X mais trop conflictuel. J'allais dire l'asile de fou, c'est pas bien ni pour les fous ni pour X mais ce qui se passe sur Insta par exemple, je suis pas encore sur TikTok, j'ai peur du du phénomène addictif de TikTok. Je vous ai dit ma santé mentale, j'y veille sur Insta, je trouve que les les la création de contenu j'ai croisé Vladista en arrivant, j'avoue que j'aime bien ce qu'il fait, même si des fois il tape dur sur le PS mais c'est drôle et il faut être capable de rire de soi-même aussi parce que c'est comme ça qu'on se corrige.

Je trouve que cette nouvelle forme de création d'information, je vois des contenus sur Insta, il y a des gens qui vulgarisent la politique, même des concepts scientifiques, des livres, il y a des blogueurs littéraires, je trouve ça génial. Il faut être avec tout ça pour pouvoir juste trouver de de l'énergie pour avancer aussi avoir un point de vue peut-être un petit peu plus dépréciatif. Le parti socialiste est un vieux parti.

Mais est-ce que c'est pas aussi peut-être un parti de vieux ? Euh j'ai oui, je sais pas. Enfin, est-ce que j'ai l'air vieille ?

Je sais pas. J'ai rien de tout dans le parti. Et c'est peut-être aussi [rires] Non, mais peut-être aussi que il est temps non mais voilà les nouveaux médias c'est quand même même si c'est réducteur de le dire comme ça, c'est quand même beaucoup de jeunes.

Le Parti socialiste c'est un parti nous il faut qu'on se dépuche chè il faut qu'on fasse qu'on continue à faire euh la révolution intérieure pour prendre un terme qui est cher de révolution à la France insouvir insoumise. Moi, j'appelle à ce qu'on évolue, à ce qu'on à ce qu'on à ce qu'on se mette à jour, à ce qu'on sorte de certains vieux réflexes, à ce qu'on soit beaucoup plus Moi, vous savez, je le dis hein, je l'ai dit d'ailleurs dans c'est pas le premier débat où je le dis, moi, je n'ai pas de problème avec la radicalité de la France insoumise. J'ai parfois un problème avec le discours et une posture qui pour moi confine un peu trop à l'autorité, l'autoritarisme.

Moi dans ma culture personnelle et familiale, j'ai a un truc avec ça. Mais c'est pas d'ailleurs on le voit à l'assemblée sauf sur quelques votes ou bon voilà mais à 95 % je sais pas enfin voilà mais l'impression générale c'est qu'on a pas besoin de faire des réunions de coordination pour savoir ce qu'on vote et et sur les censur les censur voilà mais on fera un débat spécial luma match censure à la prochaine censure on y reviendra j'ai j'ai l'occasion à l'époque d'échanger avec Clémence qui était sur les plateaux et bon c'est un trop c'est un trop gros dossier à ouvrir. Oui oui oui ça nous éloignera un petit peu voilà en fait c'est ce que je dis et c'est je pense que ce débat aujourd'hui le prouve on veut vivre dans le même monde.

Moi je fais partie de ceux qui pensent que à la fin de la journée le monde que vous voulez faire advenir est peu ou prou le même que le nôtre. C'est-à-dire bah plus de justice euh moins de dureté pour le peuple plus de rémunération pour le travail. Quand on parle en retraite, on n pas pas cassé par le travail, on arrête de taper sur les immigrés et puis on arrête de dire c'est une chance pour le pays au niveau de l'économique.

Moi c'est un truc qui me qui me révulse aussi. Là-dessus, on doit continuer nous à évoluer mais on veut vivre dans le même monde. Après c'est les méthodes pour rêver par exemple typiquement et j'en reviens à votre sujet la méthode de dire il y a des nouveaux médias du coup on fait qu'avec eux on exclu les anciens moi ça me pose un problème.

C'est pas vrai parce qu'on on continue de parler au médias d'oligarchie. dans cet espace que vous avez organisé, vous l'avez mis en scène, vous savez très bien ce que la mise en scène politique comporte comme récit. Le récit que vous avez dit, c'est il y en a certains à qui on veut désormais plus faire confiance à d'autres.

Les autres relé à parole, on leur fait plus confiance, on en parle plus. Çaurait d'ailleurs intéressant. Peut-être pas on leur parle à l'assemblée non mais à l'Assemblée nationale par exemple les conférences de presse à l'Assemblée nationale ce ne sont que les médias de l'oligarchie et ça n'indigne personne.

Donc quand on le fait avec les nouveaux médias si vrai que ça mais non il y a il y a pas que les grands médias qui sont en conférence de presse à l'Assemblée nationale mais après c'est aussi une question de moyen pour ces nouveaux médias d'être dans ces espaces là. Ils peuvent pas se démultiplier. Ils ont des chaînes à faire vivre, du contenu à créer et être présent à l'Assemblée nationale pour capter le moment qu'il va faire.

Ça demande du temps être présent. D'ailleurs, on voit les les gens qui sont présents. Ça nous éloigne beaucoup de l'empire Boloré, mais on va y revenir.

Oui, on va y revenir. Juste avant, vous disiez partager peu ou prou le même rêve que que la France insoumise à la fin de la journée. Est-ce que c'est quelque chose que vous partagez à l'égard du [rires] Je sais pas, je sais pas c'est quoi le programme du Parti socialiste.

Donc et pour le coup euh j'en sais rien, j'y comprends rien. Boris Val démissionne la veille. Il y en a h qui sont candidats là-dedans.

Euh euh un jour ça dit on on a le programme de la NUPES puis ensuite il y a le programme du NFP puis finalement les programmes n'existent plus mais on est opposé au gouvernement mais finalement on les censure pas. Moi je je vous le dis très honnêtement je je trouve que aujourd'hui ça donne une image de ce que la gauche est en capacité de faire pour gouverner qui qui est pas bonne. Donc moi je mets tout ça à distance.

Nous on a un candidat, un programme, une équipe, c'est carré et c'est ça qui m'intéresse. Alors là, on s'éloigne, on est un petit peu intransigent et je pense que dans une période où on n'a pas la majorité pour être intransigent, il faut discuter. D'ailleurs, ce qui est intéressant, c'est qu'on avait 190 députés.

On aurait eu un premier ministre ou premier ministre, quel que soit le nom de gauche, issu du NFP, il tenait pas une semaine sans faire des compromis au bloc central pour tenir. Et en fait, le problème, c'est que quand on n pas de majorité, qu'est-ce qu'on fait ? Est-ce qu'on bloque tout jusqu'à avoir une majorité ?

Et donc dans l'esprit, ça revient à dire que si on n'est pas entièrement majoritaire, on ne peut rien faire. Donc on attend le jour où on est majoritaire pouvoir faire une révolution sociale pour l'être. J'ai bien compris que c'était votre stratégie.

C'est pour ça que je ne rejoins pas la France parce que je considère que il faut euh changer la vie des gens maintenant avec ce qu'on a et faire avec les gens et parfois oui faire des compromis pour changer la vie des gens maintenant. Mais ça c'est le débat qu'on va pas refaire sur la censure. On l'aura sans doute peut-être à un autre moment.

Je l'espère. En tout cas, je suis toujours disponible pour ce type de débat parce que je pense que on aborde Lou est quasiment historien connais pour revenir. C'est un vaste débat euh mais qui est qui est fort intéressant et puis on a entendu la là vos vos arguments à l'un et à l'autre.

On voulait ouvrir juste une autre petite parenthèse puisqu'on parlait nouveaux médias. Tout ça est très connecté hein, vous l'avez dit l'un et l'autre à la question aussi des réseaux sociaux. euh réseaux sociaux qui sont eux-mêmes aux mains euh de milliardaires de de la tech euh alignés euh sur euh sur Donald Trump avec aussi tout le problème des algorithmes qui enferment les les gens dans des bulles.

Euh euh qu'est-ce qu'on fait par rapport à ça ? Peut-être Louis Boyard vu que va nous parler, c'est une difficulté parce que les réseaux sociaux ont un avantage, c'est que ils permettent notamment l'émergence des nouveaux médias et ils permettent de dépasser les médias de l'officialité possédés par l'oligarchie. Et dans le même temps, il y a il y a deux sujets.

Il y a qui possède ses réseaux sociaux ? Euh c'est-à-dire pour TikTok, le régime chinois, il y a une grande influence. Euh pour ce qui est de X ou de méta euh ça va être les États-Unis d'Amérique et toute l'oligarchie qui est autour de Trump dans tout ça.

Donc il y a un sujet de souveraineté. Euh quel modèle on est en capacité de développer en France pour avoir nos propres espaces et des espaces qui sont souverains ? Il y a une deuxième question qui est la question de qu'est-ce qui est fait de ces données ?

Et les questions des données est crucial, notamment les données de l'État qui fuit en permanence. Et donc il y a une vér il y a un véritable enjeu sur ce qui est fait de ces données. Et je pense que il y a le troisème enjeu qui est un enjeu d'éducation populaire de masse sur cet enjeu.

Donc si jamais je devais résumer, on a aujourd'hui des monopoles planétaires sur un certain nombre de réseaux sociaux et si jamais je vous dis demain que la France va monter une application souveraine qui sera en capacité de dépasser TikTok, vous me direz que je suis un petit peu ambitieux. En revanche, la question de notre souveraineté numérique, on doit la poser et le temps de faire cette transition, il y a une question de formation de masse sur quand c'est gratuit, c'est toi le produit, quel type de données est collecté, pourquoi est-ce qu'il collecte ces données ? Qu'est-ce que vous acceptez quand vous acceptez les cookies ?

Voilà un peu nous, comment est-ce que on traite cette affaire-là. Et je terminerai sur une dernière chose. Il y a actuellement euh euh un texte qui est euh euh en navette entre l'Assemblée nationale et le Sénat sur la question de l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans.

Et on va se retrouver à avoir une application qui sera euh à la fin une application de l'Union européenne qui en gros demandera à ce que vous euh fassiez vérifier votre identité et votre pièce d'identité pour vous connecter aux réseaux sociaux. Ce qui veut dire que ça va être des données extrêmement sensibles qui vont être gérées par l'Union européenne. Et quand on voit la quantité de fuite de données publique, nous on s'inquiète véritablement.

Et donc là, on rentre sur un enjeu de souveraineté parce que pour nous, c'est la France qui doit piloter tout ça et interdire les réseaux sociaux. Ça n'a pas fonctionné en Australie. Donc éducation de masse.

Euh avançons un petit peu dans le dans le débat. On a parlé des milliardaires d'extrême droite depuis le début de l'émission. Est-ce que l'une des solutions pour la gauche, c'est de faire conscience à des milliardaires ou des millionnaires de gauche ?

Euh est-ce que pour vous c'est une solution à aidisader ? C'est-à-dire au fond bah à la guerre comme à la guerre et on utilise les mêmes armes que l'adversaire ou est-ce que c'est un une fausse route ? Je pense que c'est une fausse route parce que c'est là où je suis d'accord, c'est que l'information est un bien public parce qu'on fabrique et le c'est le bon terme, c'est pas juste de la fabrique de l'information, c'est de la fabrique de l'opinion.

Et euh millionnaire, milliardaire de gauche ou de droite, ça reste une personne qui détient dans sa main cette fabrique de l'opinion et aussi le l'avenir de salariés qui essaie de survivre. Alors, je préfère toujours la gauche à la droite, ça c'est évident. Donc euh je je j'avoue que l'annonce de la création d'une chaîne d'information continue par Figace voilà pour venir euh contrer euh les récits d'extrême droite sur d'autres chaînes d'information.

Euh ça ça m'a fait sourire. Je dis "Ah bah enfin, mais en fait quand on y réfléchi, c'est pas ça." En fait, il faut interdire ces monopoles.

Il faut interdire que un homme puisse avoir un empire médiatique, quel qu'il soit, quel que soit le bonhomme, un homme ou une femme d'ailleurs, enfin peu importe, mais c'est souvent des hommes. Euh et il faut vraiment développer la participation des journalistes pour qu'ils puissent détenir leur outil de travail. Et on en revient à des à des considérations.

Vous connaissez très bien Luma, mais en fait la participation des salariés, que ça soit euh euh dans le monde médiatique ou dans d'autres, c'est quand même quelque chose, c'est un modèle qu'on doit développer pour lutter contre le capitalisme dont le stade ultime, on le voit aujourd'hui, le capitalisme a une vocation à concentrer et aller vers le trust, les monopoles et les oligopoles et finalement le monopole. Et on est dans cette phase-là du capitalisme et on le voit au niveau mondial ce que ça comporte de danger. On l'a pas dit mais euh nous on est là à s'agiter sur les médias mais en fait il y a quelque chose de pire qui arrive, c'est euh la concentration des moyens militaires avec l'IA dans la main de ces mêmes milliardaires.

Et là euh c'est la guerre atomique, hein. Si on vous voyez, c'est c'est encore pire. Enfin, je pense qu'on n'est pas encore prêt euh par rapport à ce qui à ce qui nous arrive dessus.

L'utilisation de l'IA dans la main de ces mêmes milliardaires réactionnaires euh néonazies. Bonjour les dégâts quoi. Et on est qu'au début de la bataille et de la guerre si je puis dire.

Euh monsieur Boyard, Mathieu Pigas, puisquon a pas cité son nom depuis le début de l'émission depuis de la question, c'est une bonne nouvelle ou une pas forcément. Matas qui est euh à l'heure actuelle surtout connu pour être propriétaire de radio millionnaire plutôt a priori de de ce que j'en sais [rires] euh qui est surtout connu pour être propriétaire notamment de Radio Nova qui a fait beaucoup parler parler d'elle ces ces derniers temps avec notamment la dernière le bon déjà j'ai envie de vous dire ça change et et pour le coup quand je vois ce qui est fait par Radio Nova et aussi par l'humanité notamment sur on vous a pas invité pour nous sauer un tout [rires] émission Non mais attendez, on a une étoile dans on a une étoile dans la nuit, on peut quand même s'en réjouir. Ça fait du bien de temps en temps.

Euh ensuite euh ensuite bon actuellement on fait avec ce qu'on a. C'est-à-dire que bon aujourd'hui c'est le privé qui s'en occupe, c'est des monopoles, Pigas arrive et émerge dans tout ça. C'est intéressant ce qui est fait.

Pour le coup, on n'est pas sur du C News non plus. C'est-à-dire que ça respecte la loi, ça respecte ses carrés, j'ai envie de dire. Euh mais par contre à terme euh oui, clairement ce n'est pas possible qu'on se retrouve à avoir un milliardaire qui a un monopole.

Donc c'est pour ça que nous on parle de la notion de bien commun et que pour nous l'information est un bien commun. Et donc il ne s'agit pas euh dès lors que euh une personne vous plaît euh ou pas, euh c'est bon mon sujet sur Pigas, il s'agit pas d'en faire des exceptions. Nous, on a un programme, une vision de la société et on l'applique à tous les étages.

Alors, lo anticoncentration, vous avez l'air d'être plutôt d'accord l'un et l'autre. On voulait aussi revenir plus précisément. ça a été euh évoqué ici ou là déjà sur la question du service public puisque c'est aussi une des cibles de de l'extrême droite notamment dans lors de la récente commission dont on parlait tout à l'heure d'enquête qui a été conduite par Charles Aloncle hein le député UDR donc le parti d'Éric Sioti allié au rassemblement au rassemblement national et en conclusion de ces semaines de commission haute en couleur vous pourrez nous en dire quelques mots même si ça fait pas partie de ces préconisations.

On a eu le droit à ça. On écoute quelques mots tout de suite. Moi, je suis favorable à la privatisation de l'audiovisuel public.

Comment on peut garder la qualité ? Parce que le service public est dans une dérive financière, euh dans une dérive de gestion interne, pointée là encore par des rapports de la Cour des comptes et dans un militantisme politique qui consiste à exumer tout ce que la gauche caviare compte de plus hectaire. Je vous rappelle que sur le service public, j'ai été comme président du premier parti de France comparé à Hitler et que monsieur Sioti, mon ami Eric Sioti a été comparé à Benito Mussolini il y a quelques semaines lors des élections municipales.

Tout cela avec l'impôt des Français, c'est inacceptable. Donc est-ce qu'il y a encore un sens ? à qu'un grand pays comme le nôtre, à ce qu'une grande démocratie comme la France en 2026 et en 2027 soit propriétaire de ces chaînes de télé, de ces chaînes de radio, d'un service public qui est aujourd'hui aux yeux de millions de Français totalement plétorique.

Et bien je crois que non. Alors entre ça et et Charles à l'oncle, on a eu le droit à des semaines et des semaines de bashing contre le contre le service public. Est-ce que c'est pas finalement une première victoire de de l'extrême droite ?

Si [grognement] on a ils ont gagné cette bataille-là. D'ailleurs, ce qui je voudrais souligner quelque chose dans le rapport de Charles Lalon qui a le plus gros mensonge rien que pour ça, on aurait dû ne pas le laisser le publier, c'est écrit noir sur blanc qu'il veut sauver l'audiovisuel public. Applaudit tout vraiment ça je veux dire faut ouvrir ça le tartuf le tartuf 2.0 et ça a été voté avec les les voix de l'extrême droite qui l'ont applaudi tout le long de la commission d'enquête même en réunion de bureau même Parmandit qui faisait un travail formidable. qui fa le soutenir député ren que qu'on ne présente plus malheureusement euh pour ses écrits et euh et une ancienne journaliste de de journaliste de jour Rachel pendant 30 ans madame madame Parmentier a écrit des propos antisémites, racistes, homophobes et et j'en passe et c'est vaguement excusé Marine Le Pen a dit mais grâce à nous elle a changé.

Bon voilà, je ferme la parenthèse Parmentier mais dès que je peux rappeler les faits sur madame Parmentier je suis heureuse de le faire. Et donc Charles Lonc est dit je veux sauver l'audiovel public et voter avec les voix de ceux qui veulent le privatiser. De qui se moqueon ?

Le problème c'est que c'est exactement ce que Lou Boyer a décrit en début d'émission et vous l'avez pas dit mais c'est la fenêtre d'Overton. C'est là quand ils disent privatisés c'est qu'il préparent les esprits à affaiblir leel public. Si jamais ils arrivent au pouvoir d'ailleurs j'ai des fois j'aime pas trop me proch mais je suis persuadé que c'est pas ce qu'ils feront.

Ils mettront à la tête des gens à eux. Euh c'est ça va être trop bien de distribuer ces postes de pouvoir. Le problème qu'on a c'est en effet il faut vendre des gens à il faut il y a il y a quelque chose qu'on a pas soulevé mais qui mériterait presque une émission en soi.

Il y a à l'heure actuelle dans notre République et dans not démocratie un pouvoir de nomination fort du président de la République sur des postes de pouvoir très importants. Et cette chose-là on l'a dit pour l'ARCOM mais c'est vrai aussi pour le duel public. Même si c'est pas lui qui nomme comme il nomme le président de l'ARC com au final il y a quand même un soupçon qui reste et le soupçon en tâche voyez il faut absolument que ces postes là très important soit complètement indépendants et qu'on puisse garantir une indépendance neutralité moi j'aime pas trop le terme parce qu'en plus il est très vague et très peu défini mais une impartialité ça veut dire que chaque parti est représenté de manière correcte tous les partis qui respectent la loi et ça c'est un autre c'est un autre sujet parce que on a des partis qui sont délinquants et qui ne respectent pas les lois dans les propos qu'ils énoncent puisque que des propos antisémites, racistes, homophobes.

Voilà, j'en passe. Et des meilleurs, j'ai parlé d'adame Parmentier mais le Ren a encore quelques autres casserolle à le service public a aussi été soumis à une cure d'austérité en en terme de moyens. Quel est le projet quel est le projet de votre formation pour pour garantir sa revitalisation ?

Alors, moi, c'est un débat que j'ai eu avec les membres de mon parti. Moi je je je pense que recréer une redevance c'est en effet un moyen de stabiliser le financement mais c'est très impopulaire. On peut pas arriver dans un temps où les Français ont plus d'argent pour boucler leur fin de mois et dire bon ben la première chose c'est qu'on va recréer une taxe pour financer le dosel public.

On l'a supprimé peut-être qu'on aurait pas on aurait certainement pas dû le faire mais venir la recréer Macron 2022. Voilà bah c'est toujours populaire de supprimer des taxes qui que vous soyez. Voilà, annoncer la suppression d'une taxe est toujours applaudi des demain.

Maintenant, venir la recréer, c'est un autre problème dans un temps où les Français n'ont plus de pouvoir d'achat. Donc, la première urgence, c'est d'augmenter les salaires avant de recréer une taxe pour financer le dosel public. Il faut trouver des moyens de financement qui pérénisent le financement parce que là, un financement à l'année avec la TVA qui monte, qui descend, enfin en gros, ils ont plus de visibilité.

Ça ne permet pas d'avoir une prévisibilité et donc d'avoir une force de frappe qui soit qui soit puissante. Après rechercher des économies partout où il y a de l'argent public mais genre partout moi j'en suis je suis favorable. Et là vous me trouverez toujours du côté de ceux qui disent "Attendez, il y a toujours un peu de gras, on peut regarder." Le problème c'est que quand on veut faire des écomis, on tape tout de suite sur les derniers de corvé hein.

C'est déjà on supprime des postes de prof, on supprime des postes d'infirmière, on supprime ceux les postes qui sont faciles à supprimer. Il faut aller regarder les économies plus haut, c'est plus petite mais plus difficile à faire parce que bah voilà, on protège on protège son petit pouvoir. Et voilà.

Donc c'est c'est ça. On a je pense que il y a aussi autre chose. Voilà France TV, ça fait 3 ans qu'on leur demande une comptabilité analytique.

Je suis pas aussi à France TV mais j'ai pu discuter avec ceux qui sont. Il tardent à le mettre en place. Vous donner la la la parole.

Je vois je vois que que vous réissez mais juste juste en deux mots. Vous parlez d'économie économie ou nouvelle recette ? Les nouvelles recettes, vous semblez l'envisager que sur sur Pourquoi pas une recette sur la publicité ?

Pourquoi pas une recette sur la publicité sur les plateformes ? La publicité, c'est des milliards et des milliards que les entreprises dépensent pour nous vendre leur camelotte souvent, hein. Surtout sur internet, sur les réseaux sociaux, c'est vraiment on étouffe.

Moi, j'adore parce que quand on fait campagne, on l'a tous vu, quand on voit boîter dans les boîtes au lettes, il y a une boîte au lette sur deux, voire de 3 sur qu il écrit stop pub, on a trop de pub. Donc taxer cette pub pour venir financer des programmes de qualité d'éducation populaire, j'adore ce mot, je le reprends, d'éducation populaire pour euh pour les Français. Et ben voilà, voilà une euh une externalité négative, la publicité, contact pour créer du contenu positif, pour éduquer, pour enrichir, pour cultiver, pour émerveiller les Français. sur le service public euh Louis Boyard dans la commission à l'oncle.

Parfois, on a pu avoir l'impression que les questions des députés insoumis se faisaient un peu l'allié indirect de l'extrême droite et était quand même plutôt dans l'attaque du service public. Ah non, c'est dur quand même. C'était pas vous qui étaz un peu dur ?

On va reprendre plusieurs choses. Déjà un premièrement, je souriais parce que je me rappelle que quand madame Ernote avait été nommé, c'était au moment où François Hollande était président de la République. Il paraît-il qu'il avait appelé le le président de la Non, c'était c'était il y a eu vraiment un témoignage où il l'a raconté, où il avait eu un coup de fil du président de la République Hollande.

Voilà, ça me faisait sourire. Ensuite, deuxièmement, sur la question du service public euh de l'audiovisuel, euh déjà un premièrement, la suppression de la redevance, ça menace l'indépendance et l'intégrité du service public de l'audiovisuel. Donc oui, par l'augmentation des salaires, euh il faut permettre ensuite de retrouver un financement stable et indépendant.

Après ensuite sur la question du service public, c'est pas parce qu'on veut un service public de l'audiovisuel qu'on ne peut pas être critique de ce qu'est le service public de l'audiovisuel aujourd'hui. Non mais j'entends bien, j'entends bien mais dans le dispositif de la commission de l'enquête où c'est clairement l'extrême droite qui menait la danse, est-ce que vos critiques n'ont pas apporté du moulin ? Alors écoutez non enfin alors déjà un premièrement, on a voté contre le rapport.

Je pour le coup, je suis désolé mais je je ne peux vraiment pas vous laisser dire que dans le moment où l'extrême droite était en train de faire une offensive sur le service public de l'audiovisuel, la France insoumise, on a vu une opportunité pour taper avec. C'est pas vrai. Et pour le coup, c'est pas vrai.

Et au moment au moment où on se pose ces questions là, nous on réfléchit et on est responsable quand il s'agit de l'extrême droite, on ne joue pas avec elle. Sur le service public de l'audiovisuel, on a toujours dit la même chose, c'est que si jamais c'est un service public, alors il doit appartenir il doit appartenir au public. Et donc il faut pouvoir permettre l'intervention populaire par exemple qui est par exemple dans le service public dans le conseil d'administration il y a des députés qui sont présents.

Bon bah moi j'aimerais aussi qu'il y ait des usagères et des usagers voilà parce que ça me paraît être la moindre des choses. C'est le service public donc ça appartient à tout le monde. Et oui, je suis critique du service public de l'audiovisuel de son traitement médiatique des gilets jaunes, de son traitement médiatique du génocide à Gaza, de son invisibilisation de ce qu'est la réalité du peuple. les ouvriers sont pas présents, euh les assauts sont pas présentes, les jeunes sont pas présents et donc on est aussi pas dupe du fait que c'est pas un service public qui est indépendant du pouvoir.

C'est un il y a des collusions avec le pouvoir et le dire c'est justement donner les conditions qui permettent dans le cadre de la 6e République et de l'avenir en commun de lui donner une indépendance qui lui permette de pouvoir exercer la profession. Euh du coup, on arrive là bientôt au terme de l'émission. Bon, évidemment, vous pourrez dire quelques mots si vous voulez réagir l'un ou l'autre, mais on voulait vous poser une dernière question pour finir ce débat parce que on a beaucoup évoqué l'empire Boloré.

Vous avez évoqué tout à l'heure Pierre Édouard Sterrain, mais au-delà de ces milliardaires d'extrême droite, on voit de plus en plus de liens entre l'extrême droite et l'ensemble du patronat. Euh je pense notamment à la dernière une de match, un autre propriétaire de médias, Bernard Arnaud avec Marie-Carolina de Bourbon des deux Siciles mis en scène au côté voilà de Jordan de de Jordane Bardella. On a vu les déjeuners entre la crème du 440 et Marine Le Pen ou Jordane Bardella là encore.

Est-ce que au-delà de cet empire boloré de des des patrons ouvertement d'extrême droite en en bataille culturelle revendiquée, est-ce qu'on est aujourd'hui face à un risque de de bascule plus général ? Est-ce que on est dans une nouvelle phase du du capitalisme ? qui pourrait nous emmener nous emmener vers ça.

Oui. Oui, sans nul doute, enfin sans aucun doute. Malheureusement, on est dans cette phase-là.

Concentration du pouvoir au moins de quelques-uns euh qui aussi détiennent les méd qui fabrique de l'opinion. C'est l'histoire qui s'accélère mais nous ne [raclement de gorge] sommes pas des faits et il faut en effet prendre conscience que le l'union, le collectif aussi la force. Et c'est là où il faut à la fois décrire ce qui se passe, mais donner aussi euh aux personnes, au peuple euh la des outils pour dire "On n'est pas démuni, on peut se battre".

Et vous voyez ce matin, moi j'étais euh en intervention devant des collégiens de ma circonscription. J'aime beaucoup faire ça. Et je leur ai dit "Qui compte voter quand il aura 18 ans ?

Il y a peu de mains qui se sont levées. Je dis "Écoutez, je suis pas là pour vous faire un cours." C'est vrai que souvent on donne pas envie nous les parties, mais il faut que vous preniez conscience du pouvoir que vous avez.

Et un pouvoir qui n'existe pas est un pouvoir qui vient don enfin paradoxalement, on donne du pouvoir au courant au courant en face. Donc la première des choses, c'est de se dire "On a le pouvoir de changer les choses et la le premier pouvoir c'est de s'organiser collectivement, d'agir. Vous n'êtes pas content des partis politiques et ben rentrez dans les partis politiques, changez-les de l'intérieur." Moi, c'est ce que je leur dis, vous êtes pas content, venez, venez, changez-nous.

Enfin, venez apporter votre force mais il y a que comme ça que les choses changent et il faut pas désespérer. On voit des choses, moi je regarde beaucoup ce que ce que fait par exemple un Zoran Amdani, c'est vraiment tout le maire de New York, une bouffée d'air frais par son travail collectif, par l'organisation d'une force, par un discours aussi, par un récit inspirant, positif, il a réussi à générer une force 2 millions de portes frappées et à devenir le challenger de la primaire qui gagne et qui après remporte la ville de New York. À mettre l'impôt sur les plus riches.

On y arrive. L'Union fait la force, le collectif fait la force et il faut pas se laisser désespérer. Euh, on n' pas le luxe d'être pessimiste parce que justement on est on est en guerre et qu'on n'est pas des privilégiés.

Euh moi je suis une fille de l'immigration. Je sais que si jamais ma mère nous avait élevé dans un pays gouverné par l'extrême droite, je n'aurais jamais été celle que j'ai été. Et je pense à tous ceux qui pourraient subir ça.

Et voilà, c'est pour ça que je suis en lutte. Euh du matin au soir, député ou pas député, c'est euh c'est la bataille. Il faut donner espoir, il faut dire on peut y arriver.

Nous laissez pas désespérer. Regardez ça, ça marche. Des une étoile dans la nuit, j'aime beaucoup.

Il y en a plusieurs et on n pas besoin d'étoiles pour nous guider. Nous sommes la constellation. On va y arriver.

Le verre. Le le système capitaliste est dans une impasse euh premièrement parce que Donald Trump a mis fin à des décennies et des décennies de néolibéralisme en mettant en place des droits de douane parce que l'inflation et pour le coup la crise d'ormous va avoir des conséquences sur le long terme et cette inflation fait que la consommation populaire est ralentie. Et en plus de ça, il y a toute une autre série de contradictions.

Le dérèglement climatique en est une et pour le coup, il n'arrive plus à fabriquer du consentement. Il faut voir ce que le système capitaliste a pris dans la bouche ces dernières années. Le référendum de 2005 qu'il perdent.

Mais si jamais je devais être un peu exhaustif, rien que sur ces dernières années, le mouvement des gilets jaunes, les marches pour le climat, première grève mondiale de la jeunesse, les révoltes dans les quartiers populaires, euh les manifestations sur la réforme des retraites, euh les manifestations contre les génocides en Palestine, il y a un peuple qui est en ébullition et qui cherche à faire advenir un autre système. Et entre-temps, on est dans cette interrègne avec un pouvoir qui ne se maintient pas par consentement de la population, mais uniquement par la coercition. Et cette oligarchie, rappelez-vous bien la tête qu'elle a dû faire quand elle a vu les résultats du nouveau Front populaire en tête lors des dernières élections législatives.

Ils ont eu très très peur parce qu'ils savaient que derrière venait abrogation de la réforme des retraites, augmentation des salaires, partage des richesses, 6e République. Et donc ils n'ont pour réussir à se maintenir au pouvoir qu'un seul outil, c'est la division du peuple et le système de domination par le racisme, par l'islamophobie. Et c'est pour ça qu'il cherche à occuper toutes les chaînes de diffusion de l'information et de l'opinion.

Et donc oui, on rentre dans un nouveau stade du capitalisme et ce stade du capitalisme, il s'appelle le fascisme. Et c'est à ça que sert le Rassemblement national pour eux. Après, est-ce que il y a de quoi être optimiste ?

Deux choses déjà. Un premièrement, le coup de nous prendre un type de 30 ans qui a jamais rien fait de sa vie, mais il est jeune, beau cadre dynamique qu'on met en une de toutes les journaux soutenu par la finance nationale et internationale. Ils ont déjà fait le coup avec Macron.

Je crois pas que les Français soient suffisamment stupides pour refaire le coup avec Jordan Bardella. Mais deuxièmement, il y a un foyer de résistance dans ce pays pour lutter contre le racisme, pour déconstruire le racisme. Et il y a une force politique qui est en capacité de leur faire face, qui est la seule force politique de gauche radicale de l'Occident, c'est la France insoumise.

Mais par contre, pour leur faire face, il faut un programme, il faut une équipe, il faut un candidat, il faut que ce soit droit, que ça aille dans la bonne direction et à partir du moment où vous faites ça, vous êtes en capacité d'offrir une alternative crédible pour faire émerger le modèle de société que le mouvement social a réclamé ces dernières années. On y travaille et on va y arriver. Alors évidemment, on aurait dû s'en douter, cette dernière question ouvre un vaste champ de débat à gauche qui va être bien sûr amené à se poursuivre et qu'on aura aussi dans l'UCH dans les mois dans les mois à venir.

Pour ce qui est de notre question du jour sur la bolorisation, on arrive au terme au terme de notre débat. Il me reste à vous remercier tous les deux. Merci beaucoup.

Euh il me reste aussi un espace serein. On peut discuter pendant 1 heure de sujets de fond. C'est appréciable.

C'est à ça que devrait ressembler euh toutes les émissions d'information, je pense. Ben merci à vous et merci d'avoir surtout accepté l'un et l'autre notre invitation. Merci aussi à toi Rachel, merci à toute l'équipe en en régie.

Euh et j'en profite pour vous dire avant qu'on ne se quitte, ne loupez pas la semaine prochaine notre émission ça ira. ce sera avec Philippe Poutou et c'est mercredi à 18h. Merci à vous de nous avoir suivi toute cet après-midi.

On se retrouve bientôt comme je disais pour de très nombreux des bases à venir. Et d'ici là, n'oubliez pas, lisez Luma, regardez nos vidéos, n'hésitez pas à vous sub à la chaîne et surtout abonnez-vous, on a besoin de vous. [musique]

Boyard (LFI) face à Hadizadeh (PS) : quelle stratégie adopter face à Bolloré ? | L'HUMATCH — Ayda Hadizadeh · Pourquijevote