Emmanuel Macron ou l'entre-soi, quand les Présidents nomment des proches
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Midih 14h, Sud Radio, la France dans tous ces États [musique] le face à face. Non, ce n'était pas le radeau de la méduse. [musique] Ce bateau qu'on se le dise au fond des ports disent au fond des [musique] ports.
Il naviguit en perpénard sur la grand-mère des canards et s'appelaient les copains d'abord. Les copains d'abord voilà, je voulais illustrer la présence de Michael Morau, auteur de sa majesté nomme. Voilà en cette émission, en ce face- à face de la France dans tous ces États, ce document historique qui nous raconte comment le président de la République peut aujourd'hui de façon tout à fait régalienne, je ne sais pas si Louis XIV avait autant de pouvoir, si quand même, nommé à des postes clés, à des postes très importants ou moins importants qui bon qui bon lui semble.
Je reçois donc voilà euh Michael Morau, sa majesté nomme le roi, on a connu le roi danse hein. Euh le thème c'est le fait du prince en fait. Et et là Michael Morau avec cet ouvrage publié chez chez Robert Lafond, euh vous mettez le doigt sur cette particularité de la Sain République où le chef de l'État, il y a un gouvernement avec l'article 20 qui dit que le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation, un parlement, une assemblée nationale qui est la représentation du peuple souverain.
Pour autant, le locataire, le titulaire de l'Élysée dispose quand même d'un certain nombre de prérogatives constitutionnelle et légal qui lui permet à certain moment de faire ce qu'il veut. Déjà vous qui avez observé, alors vous avez rencontré 170 personnalités, il faut lire ce livre parce que je disais, c'est un cours d'histoire hein, on apprend plein de choses. Euh ça chatouille quand même à un moment donné et on se dit "Oh, il a osé, il est pas le seul, hein.
Il est pas le seul." Mitteran, on n a pas hésité. Chirac aussi.
Euh du temps de Gaulle, on va dire c'était fait à bonissance, c'était des personnes compétentes au poste clé et là on a dérivé vers euh c'est pour ça que j'ai voulu qu'on mette cette chanson de brassin les copains d'abord. Là c'est de plus en plus les copains d'abord. Ça veut pas dire qu'ils sont tous nuls, mais c'est quand même d'abord des copains.
Alors, le pouvoir de nomination du président de la République, c'est un pouvoir qui est finalement très méconnu mais auquel les présidents de la République ont beaucoup tenu tout au long de la 5e euh et à ont de plus en plus tenu même ça raconte aussi la présidentialisation accrue du pouvoir tout au long de la 5e. Euh, c'est-à-dire que chaque année le président de la République nomme des milliers de personnes euh donc sur des il y a des milliers de postes qui dépendent vraiment de lui. Il y a plus en fait le même quand on demande à Matignon ou à l'Élysée, il y a même pas de chiffres euh il n'arrivent même pas à inculable on va dire au s des postes aussi qui qui passent au conseil des ministres.
Il y en a d'autres qui passent pas au conseil des ministres et cetera. On m'a fait des estimations, certaines convergent autour de 5000 mais on m'a fait des estimations jusqu'à 10000. Donc c'est des postes enfin le chiffre est est absolument considérable.
L'étendue est très fort. C'est un pouvoir aussi sur les gens finalement qui veulent être nommés. Donc ça provoque des phénomènes de cours.
C'est un pouvoir riter de la monarchie de pouvoir choisir choisir les gens et dans tous les domaines de la sphère publique euh que ce soit bah aujourd'hui on voit le la nomination du patron du Louf donc le dans le domaine de la culture le les présidents de la République s'impliquent beaucoup dans les nominations dans la culture mais aussi dans des secteurs plus régaliens évidemment les renseignements aussi la diplomatie les ambassadeurs, les recteurs. Énormément énormément de postes dépendent du président de la République qui peut choisir seul sur beaucoup de postes même sans critère vraiment imposés. Ça a évolué au fur et à mesure de l'application de la constitution la République.
Le général de Gaulle commence. Ensuite, on a Pompidou, on va pas tous les citer. Giscar Mitteran, Chirak, Sarkozy, Hollande euh à chaque mandage en lisant votre ouvrage, on a l'impression qu'ils utilisent de plus en plus ce droit.
Alors ce don ils doivent l'utiliser, il faut les nommer ces postes, mais qu'au début c'est vraiment en fonction de la compétence et j'allais dire la légitimité de l'individu qu'il est nommé et qu'ensuite ça devient sur des critères plutôt partisans, on nomme des ambassadeurs euh et ensuite c'est carrément des gens des gens du cercle rapproché voire des amis. Alors le le cercle rapproché, ça aussi existé euh euh par le passé, par exemple, dans les années 80, je raconte le un François Mitterran qui nomme un ami médecin euh ambassadeur alors qu'il n'avait aucune expérience dans la diplomatie. Euh ce qui est sûr, c'est que c'est euh il y a de enfin c'est c'est c'est un pouvoir encore croissant.
C'est-à-dire que au début, en 1958, quand quand le général de Gaul déjà quand il met en place la Constitution, il fait une ordonnance le 28 novembre 1958 qui réexplique bien euh euh encore plus l'article 13 de la Constitution à savoir bien, c'est l'article 13 qui stipule que le président de la République a pouvoir de nommer certains postes de sa seule autorité. Nomme aux emplois civils et militaires de l'État. Militaire de sa seule autorité.
Oui. Alors même si beaucoup de postes en fait dépendent eux passent aussi en conseil des ministres mais dans les faits les ministres en fait ils font de plus en plus de figuration. Mais est-ce que la totalité doit passer en conseil des ministres ?
Il me semble non non il y a il me semblait bien qu'il y a des postes qui pass en conseil des ministres. Par exemple le le Louvre là c'est passé en conseil des ministres tout à l'heure mais en fait le président de la République choisit seul choisit même de plus en plus seul. Alors, je n je n'ai pas eu le nom de la personne Christopheau qui vient de qui vient qui succède à madame qui avait été en fait choisie en 2024, nommé en 2024 à la tête du Louvre à la suite d'une succession qui a duré pendant plusieurs années de pour trouver un successeur à Catherine à Catherine Pégard.
Ce sont des tractations des tractations terribles. Ce sont des longues tractations. Le président aime bien choisir seul et et donc dès le début en 58 finalement De Gaulle choisit que le le explique très clairement que le les nominations doivent dépendre plus du président de la République davantage que du premier ministre.
Mais il y a eu des tournants dans l'histoire. par exemple 1985, l'été 85, le 6 août 1985, François Mitteran fait passer un décret un peu en douce parce qu'on est en plein été qui augmente encore sensiblement le nombre de nominations qui dépendent du président de la République plutôt que du gouvernement. L'été 85, c'est pas un hasard.
Il sait, on est à quelques mois de législative, il sait déjà que ces législatives vont être perdues et il se prépare déjà à une cohabitation dure. Et en ça a été critiqué euh par la droite en 1995, débat de l'entre de tours de la présidentielle. Donc les les images existent existent évidemment encore sur LINA.
Jacques Chirac débat face à Lionel Jospin et dit que l'un de ses premiers gestes et ces mots, l'un de mes premiers gestes, s'il est élu président de la République, ce sera de restreindre ce pouvoir de nomination qu'il il parlait d'une dérive monarchique évidemment il n'a pas fait et ce pouvoir et finalement tous les présidents de la République ont continué à beaucoup s'attacher à ce à ce vient d'un décret. Donc il y a des décrets présidentiels dans la République François Mitteran a a émis un décret renforçant sa capacité le nombre de postes le étendant le nombre de postes dans la mis au titre de sa présidence de la République. Je pensais que les décrets devaient quand même passer.
Alors ça pas, ça a été contreigné par Laurent Fabius qui était premier ministre à l'époque, mais euh mais ça a été décidé par et le et j'ai j'ai interrogé le les personnalités de de l'Élysée de l'époque dans l'entourage de François Mitteran qui reconnaissent très clairement que que c'était pour étendre le pouvoir de nomination de François Mitterran à l'approche des législatives. C'est cro c'est incroyable parce que et c'est la polémique que soulève la nomination d'Améie de Montchanin euh de Richard Ferrand déjà au conseil constitionnel et on verra qui euh sera qui qui sera au Conseil d'État. Euh au départ euh on constate et votre livre le dit bien, ce sont des amis politiques qui sont souvent compétents mais c'est des proches qui sont fiables politiquement.
Alors il y a des et on peut évoluer ensuite c'est carrément une faveur que l'on rend, un service que l'on rend. On nomme un peu comme on nommait une maîtresse ou un voilà ou un copain quoi. C'est alors ça ça peut tout au long de la 5e en fait hein ça ça a existé euh même si en fait il y a aujourd'hui il y a quelques guerres de fou qui ont été créés au fur et à mesure.
Notamment euh Nicolas Sarkozy a mis en place quelques guerres de fou notamment pour certains postes le passage devant des des auditions devant le parlement c'est-à-dire que devant les commiss des commissions parlementaires. les commissions parlementaires peuvent s'opposer à certaines nominations présidentielles, mais en fait dans les faits, c'est très très rare parce qu'ils doivent voter au 3/5e euh contre, ce qui est vraiment absolument rare. C'est arrivé qu'une seule fois depuis 2008.
Qu'une seule fois depuis 2008. Donc ça montre à quel point c'est très rare. Euh en fait le il y en a pas tant que ça des il y en a pas tant que ça des guerres de fou.
Après, nommer soi-même, nommer seul, ça veut pas forcément dire nommer des des personnes pas compétentes. hein, c'est-à-dire que le il peut y avoir des c'est on nomme pas que que des gens sur des critères de proximité, on nomme aussi parfois sur des critères de de compétences sur beaucoup de postes évidemment, mais euh mais il y a beaucoup de postes où il y a finalement il y a très peu de critères, donc on peut choisir un petit peu qui on veut et puis il y a des postes très sensibles, régaliens, les renseignements et cetera où évidemment il y a une il le il faut une proximité avec le président de la République pour pouvoir bien s'entendre. C'est spécifique à la France ou non ce genre de situation ?
Alors, ça dépend des secteurs. Euh, il y a toutes sortes de de modèles à l'étranger pour nommer aux États-Unis ou une présidence, je veux dire, un régime présidentiel, il y a du spoil système bien sûr. Euh, il y a des il y a des pays où il y a un rôle accru parlement sur les qui ont un œil encore plus asséré sur le sur les nominations, ce qui est pas trop le cas.
Donc en France, après ça pose aussi une question, c'est que un rôle accru parlement dans les nominations, ça veut dire une politisation accrue de ces nominations. C'est qu'on peut nommer pour des raisons politique plus que pour des raisons de pour des raisons de compétences. Euh il y a un peu tout tous les modèles.
Il y a des il y a des pays où c'est plus décentralisé, où les ministères jouent un peu plus leur rôle. Là c'est très concentré autour du autour du président de la République. Ça raconte bien la présidentialisation de de du régime actuel.
Sa Majesté nomme à il nomme qui ? Les copains d'abord hein pour ça qu'on écousé tout à l'heure la chanson de George Brassin. Je suis avec Michael Morau auteur de ce document qui est un document politique et historique parce que vous relatez euh j'allais dire le comportement des chefs d'état de cette 5e République.
Appelez-nous au 0826 300300. Emmanuel Guelasso attend votre appel. Je suis persuadé alors pas que vous vous sentiez concerné.
Je pense pas que vous attendiez être nommé demain matin par monsieur Macron à un poste quelconque. Quoique on ne sait jamais. Euh mais en tout cas, vous avez certainement une idée sur le fait que aujourd'hui il y a peut-être des abus de pouvoir, d'une personnalisation du pouvoir.
Voilà, pouvoir régalien. Est-ce que ça vous choque ? Est-ce que ça vous inspire ?
Est-ce que vous ça vous donne des idées ? Est-ce qu'il faudrait réformer, restreindre un peu les pouvoirs du président de la République ? Enfin, voilà, tout un tas de considérations que vous êtes à même de nous transmettre et de partager avec nous.
Vous appelez Emmanuel Galasso 0826 300 et Michaell Mora qui est un homme sage et posé saura vous apporter la réponse la plus précise aux interrogations que vous formulerez. À tout de suite sur Sud Radio. Sud Radio, la France dans tous ces États.
Pericolégas. Je reçois Michaell Morau, auteur de sa majestom. Vous avez compris de quoi il s'agit.
Le roi. Le roi, c'est pas le roi danse là, c'est le roi le fait du prince. Le président de la République nomme à des postes très importants, des personnes de son choix, soit qu'il ait le pouvoir de les nommer personnellement directement, sans aucune consultation, soit qu'il soit obligé de passer par une validation au conseil des ministres, ce qui lorsqu'on est en majorité absolue est systématique.
Là, peut-être que Emmanuel Macron a dû avec Michel Barnier, François Baïou négocier quelques nominations, ça n'est pas présenté d'aussi importante que celle aujourd'hui. Là, en tout cas, on est dans la dernière ligne droite de son quinquena. Euh voilà, les sondages prédisent une victoire d'un parti d'opposition qui serait le Remembl national et visiblement Michael Morau, on verrouille un max et puis on s'en cache pas.
C'est un peu l'image que ça donne, vous êtes d'accord ? Alors, il y a deux choses, c'est que un, on est en fin de règne et que tous les précédents présidents de la République en fin de règne ont recasé. Donc là, est-ce que va y avoir la même chose ?
Sachant que bah, il y a ça, il y a des postes sur lesquels sur lesquels ça a commencé. Il y a plusieurs types de postes. Il y a des postes qu'on appelle inamovibles, c'est-à-dire où en fait c'est très très difficile pour un président de la République de destituer la personne qui est en qui est en cours de mandat.
Donc là, c'est le cas de on a beaucoup parlé d'Améine Monchalin à la tête de la cour c'est jusqu'à la retraite. Donc c'est jusqu'à jusqu'à la jusqu'à ce qu'elle est 68 ans voilà jusqu'à ce qu'elle est 68 ans elle en a 40 là. Elle a potentiellement si elle veut s'accrocher pendant 28 ans à ce poste. 2 ans Oui, elle peut s'accrocher pendant 28 ans.
Je je leur dis aux auditeurs de Sud Radio, si ça vous château et si ça vous choque, appelez-nous, on en discute avec Michael Morau. C'est c'est vraiment passionnant. C'est pour ça d'ailleurs que souvent à la Cour des comptes, on jusqu'ici les présidents de la République ont plus nommé des personnalités autour de 60 ans pour pas qu'il y ait des des temps des temps de pouvoir aussi long.
Didier Migo s'est retiré par les Midas je pense lui aussi il est parti normalement. Alors Did Migo il a été en plus nommé au gouvernement. Euh le Pierre Muskovici aurait pu euh théoriquement il lui resté un petit peu en fait, il aurait pu même son mandat actuel se terminait en septembre, il aurait pu même le prolonger encore un peu.
Après, il a dit assez clairement que lui préférait euh partir Oui, il va à Luxembourg à la cour européenne, à la cour de des comptes européennes. Il avait dit aussi assez clairement, je donne une référence en en mai 2024 où il avait il avait déclaré que qu'il souhaitait être partir de toute façon pas après la présidentielle avant la présidentielle pour que son successeur soit choisi par Emmanuel Macron plutôt que par un éventuel président ou présidente RN si jamais le le un président ou présidente RN était élu en en 2027. Euh euh donc il y a voilà, il y a des postes comme ça qui sont inammovibles.
Le la Banque de France, ça va arriver en en juin, c'est inamovible. Il va y avoir le Conseil d'État, le patron du Conseil d'État qui va être nommé au mois de qui est sorti vice-président, hein, le vicent le premier ministre du Conseil d'État. Voilà, c'est ça.
Exactement. euh avec une une contrainte supplémentaire pour le président de la République, c'est que pour être prê patron du Conseil d'État, il faut avoir le il faut être conseiller d'État, ce qui pas le cas de la Cour des comptes. La Cour des comptes, minimchalin n'est pas issue de la Cour des comptes, mais on peut trouver un on peut trouver un conseiller d'état euh euh dans son entourage ou autre ou qu'on veut qu'on qu'on soit donc des cas où il faut un minimum de compétences ou en tout cas une autorité par rapport à l'institution légitime ou alors sinon c'est au choix du président en pour voilà, il y a il y a des il y a des postes sur lesquels il y a moins il y a moins de critères.
Après, il y a des postes qui ne sont pas inammovies. Par exemple, tous les directeurs d'administration centrale qui qui sont des postes importants dans la haute administration. Et là pour le coup le un président de la République quel qu'il soit peut nommer et dénommer du jour au lendemain un directeur d'administration pass par le conseil des ministres je pense très souvent c'est oui mais le par exemple c'est aussi le cas des pas pas que des directeurs d'administration centrale mais tout ce qui est préfet évidemment et cetera, le conseil des ministres mais le président peut décider peut peut le un préfet peut être appelé tous les mardis soirs pour dire le lendemain matin vous êtes plus vous êtes plus en poste 80 % des préfets nommés en conseil des ministres Oui90 président de la République sauf un que le premier ministre ou le ministre de l'intérieur voudrait nommer personnellement pour quelqu'un on lui accorde le fait de nommer le préfet mais c'est le président qui en fait c'est le président qui décide mais après le effectivement ça passe tout tout passe en conseil des ministres à ce à ceci près que parfois en période de de politique plus complexe par exemple quand Bruno Retaillot était ministre de l'intérieur il y avait des deal c'est-à-dire que il y avait des présidents de la République qui disaient "Moi, je nomme un tel" et euh et Bruno Rotaillot qui choisissait un autre poste. parfois en période de cohabitation ou de ou de majorité pas très clair, il peut y avoir des deals sur des nominations puisque ça doit passer aussi en conseil des ministres avec des contresignatures ou alors des préfets qui sautent parce que pas assez docile.
Préf du pas de calé, il y a eu un problème de manifestation le cortège présidentiel s'est fourvoyé et ils sont tombés sur des manifestations. Ils ont dû faire marche arrière. Le préfet avait pourtant bien balisé le parcours que devait que que devait suivre le le cortège présidentiel et hop, il a sauté, on on l'a mis ailleurs.
Et ça c'est parce que l'Élysée a dit je veux plus le voir. Et puis c'est assez régulier qu'à chaque alternance à à la nomination enfin à l'élection d'un nouveau président de la République, le nouveau président de la République choisit de changer des préfets. Alors il y a des préfets peut-être plus politisés que d'autres dont on connaît les impointances avec certains partis.
Gros, ça s'est joué entre croix, ça s'est joué pendant 50 ans entre UDR, RPR et puis à partir de 80, ceux qui étaient proches du PS. Voilà. Donc et encore, on les change pas tous parce que le préfet aussi la capacité à évoluer dans son comportement.
Quand on est préfet, on n pas sa carte de parti politique dans la tête. Mais si on est trop marqué effectivement alors ils sont pas limogés he comme aux États-Unis où ils vont au chômage ils sont forcément recyclé ils continuent à garder leur ça aussi c'est quand même une aber il peuvent être envoyé à un endroit pas du tout protection de la haute fonction publique. on retombe toujours sur ses pieds, même si le poste est pas aussi prestigieux, avec aussi euh on a bien vu tout au long de la 5e des critique sur le le ben le à l'époque de déjà à l'époque d'oliste, on parlait le l'opposition critiquait l'État UDR.
Quand les socialistes étaient au pouvoir, le RPR critiquait l'État PS, après le PS a critiqué l'État RPR. Euh c'est c'est très souvent arrivé que qu'en fait le le président de la République, le pouvoir en place va lui mettre l'état euh l'État à sa main. Michael Morau, compte tenu des pouvoirs que je me permets de dire que c'est attribué le conseil constitutionnel surtout depuis 1971 où avec l'accord du parlement le Conseil constitutionnel a introduit dans ses prérogatives le fait de pouvoir se référer à la déclaration universelle des droits d'homme, ce qui lui donne un pouvoir de décider de tout surtout.
Donc le rôle du président du Conseil constitutionnel, même s'il n'est qu'une voie sur neuf est quand même aujourd'hui un rôle politique très très en tout cas beaucoup plus important que ce qu'on a connu. Quand j'étais gamin, il y avait Roger Fray. Bon et puis ensuite ça s'est politisé de plus en plus Roland Duma.
Oui, ça souvent été des proches quand même des des présidents de Roland. C'est la première fois que vraiment on mettait le copain. Euh Jean-Louis Debré Jean-Louis Debré a été nommé en quelques jours la lecture présidentielle de mars 2007 qui est un homme politique tout à fait respectable et onore sa mémoire mais enfin nommé au conseil constitutionnel ça avait quand même interpellé Roland Duma c'était vous savez ce que disait Mitéran quand j'ai besoin de régler un problème de droit je vais voir Badin quand problème est tordu je vais voir Roland Duma donc la phrase était restée célèbre et là on a Richard Ferrand qui bon au yeux de la loi c'est un citoyen qui a le droit de prétendre à ce poste Malgré qu'il y a eu un petit litige sur le crédit mutuel de Bretagne, mais c'est un personnage controversé.
Et quand on sait le rôle du Conseil constitutionnel, mettre un homme si proche, un copain de cette nature à une institution qui peut défaire ou faire les lois, c'est quand même énorme. Vous trouvez pas ? Alors c'est c'est du coup c'est déjà c'est déjà arrivé hein par le par le passé.
Il y a une différence quand même par rapport au Oui, mais le Cel avait pas autant de pouvoir qu'il a ou enfin ou n'ait je veux dire n'osait pas user de ce pouvoir avec quand même une différence, c'est que le c'est l'un des postes qui passe devant le qui nécessite une audition devant le parlement, ce qui est pas le cas par exemple du pat du patron de la Cour des comptes ni du Conseil d'État. Euh et pour Richard Ferrand euh c'est passé ricrac, c'estàdire le RN s'est abstenu, aurait pu s'y opposer. Aurait pu s'y opposé.
Oui. Et euh et c'est passé qu'il y a une seule voix près. VO D'ailleurs, Emmanuel Macron et Richard Ferrand s'y attendaiit absolument pas que ce soit aussi serré.
Ils ont cru Oui. Oui, bien sûr. Bien sûr.
Ils ont même cruonné que ça serait peut-être perdu parce que c'était c'était passé. Il aurait fallu un autre profil moins politique et au final au final au final c'est passé. Mais il y a eu des présidents retoqués des candidats à la présid celui qui le plus proche c'est Feran qui a failli ou la la le en fait de c'est depuis 2008 qu'il y a des validations par enfin qui que le des commissions parlementaires peuvent s'opposer à des nominations à certaines nominations euh de l'article 13 et euh mais les les en fait c'est c'est très très difficile un vote contre au 3/5e c'est des commissions c'est c'est quasi impossible.
C'est arrivé qu'une seule fois depuis 2008. C'est arrivé qu'une seule fois. C'était Emmanuel Macron qui voulait nommer le patron de l'ADM, l'agence pour le développement durable qui était Boris Ravignon, le le maire de Charles Mesi et c'était il a été aussi retoqué pour des raisons dont on pense aussi politique politicienne puisque c'était un ancien LR qui n'avait pas soutenu Valérie PC mais Emmanuel Macron en 2022 et c'était quelques jours après un 493 sur les retraite qui avait été très très mal vécu par les parlementaires y compris dans le camp matroniste.
Ça s'est passé en avril 2023. C'est la seule fois que c'est arrivé. C'est dire à quel point c'est quasi c'est quasi impossible.
C'est très très difficile en tout cas pour les commissions parlementaires. Se conformer. Je reçois Michael Morau auteur de sa majesté nom.
Le titre dit tout le fait du prince. Nous sommes sur Sud Radio. Appelez-nous au 0826 300300.
Emmanuel Galasso attend votre appel parce que je sais bien que vous avez des questions à poser. Je sais bien que tout ça vous titille, vous chagrine, vous agace, vous énerve et que ces nominations du fait du prince, c'est quelque chose qui est pas forcément conforme à l'idée que vous vous faites de la République, de la 5e République en particulier et peut-être même de la démocratie française. On attend votre appel sur Sud Radio à tout de suite et moi je suis avec Emmanuel Morau. [musique] Midih 14h Sud Radio, la France dans tous ces états.
Cas, [musique] je reçois Michaell Morau, auteur de sa majesté nomme, comment le président de la République peut nommer qui bon lui semble quand il le veut au poste qui sont ceux où il a un pouvoir de décision et comment si au début c'était fait uniquement en fonction de la légitimité des compétences du personnage de voilà au fur et à mesure que ce que cette République a avancé, ça a été le fait du prince et on a fini par nommer des proches, des alliés, des copains et et plus que ça éventuellement. Euh, appelez-nous au 0 au 0826 300300. Emmanuel Galassoi, attend votre appel.
Je suis sûr que vous avez un ami sur la question. Euh, vous pouvez peut-être d'ailleurs trouver ça très bien que monsieur Emmanuel Macron est nommé Améline Monchanin à la cour des comptes. Il y a des gens qui disent "Mais pourquoi la contester ? quelqu'un de très compétent en terme économique et puis vous pouvez trouver que c'est un petit peu mal placé par rapport au lien qu'elle a loué qu'elle a joué à côté du président de la République euh du temps du général de Gaul, on l'a évoqué tout à l'heure, on est nommé parce qu'on est évidemment dans la famille politique du président République a nommé des proches au grand mais on est quand même nommé parce qu'on a une compétence avérée.
En tout cas, il a nommé quand même aussi quelques proches. Après il il vous avez un exemple en tête ou non ? même même à la tête de de toutes les tous les tous les tous les grands de toutes les grandes institutions, c'était c'était quand même des proches.
Mais euh après, c'était une époque aussi où les ministères pouvaient jouer, avoir un rôle plus important dans les nominations sur lesquelles sur les postes pas moins importants, moins en vue, le général Des Gaules déléguait. Euh malheure la culture était nommée en tant que ministre. Il nommait aussi des gens euh Oui.
Mais avec l'aval et la bénédiction du général de Gaul bien entendu ou de George Pompidou. Voilà, on est quand même dans une logique de on est au service de l'État. Oui, mais et oui, même s'il y avait aussi des critiques déjà de l'opposition quand même euh qui critiquaient euh l'État UDR par exemple, c'est une réalité avec toutes les toutes les les les haut fonctionnaires qui étaient qui étaient euh qui étaient gaulistes.
En fait, le c'était euh Servan Schrebert du parti radical qui avait qui avait imaginé cette expression de l'État UDR qu'on a retrouvé en press à l'époque, c'est lui qui avait inventé la formule de l'état UDR. Après, on a eu l'état UDF ou l'État Giscardien. Après alors Valé Jiscardestin quand il arrive en 1974 quand il est élu euh déjà le les nominations font parler puisqu'il l'écarte finalement des des golistes pour c'est une page qui se tourne à cette époque-là.
Euh donc les nominations notamment des haut fonctionnaires font déjà parlé et puis arrivent 1981 avec l'alternance où les patrons d'entreprise publique sont beaucoup changés. les il y a la il y a il faut nommer aussi tous les patrons à la tête des entreprises nationalisées y compris euh les banques. Euh et parfois on a trouvé euh des proches du PS et des proches euh du président de la République.
Alors dans ce cas-là, Michel Merou, vous convenez que s'il y a un chemin de majorité, c'est un peu normal qu'on mette des alliés ou des gens qui vont pas mettre des entraves dans votre nouvelle politique. Voilà, le problème est toujours de savoir est-ce que ces personnes sont compétentes et sont légitimes à ce poste. Voilà.
Alors, ça par exemple Emmanuel Macron, lui, il assume une part de spoil système de quand il est arrivé en 2017, même il faisait quelque chose que ne faisait pas euh ses prédécesseurs, c'est que pour les directeurs d'administration centrale, il les recevait avant de les nommer. C'était une façon de les de les adber de de les adouber, de leur donner même une feuille de route, de leur dire "Vous dépendez bien de moi." D'être sûr qu'il soit en phase avec la politique pour laquelle il avait été élu.
Il vérifiait d'abord leur ligne et ensuite leur disait "N'oubliez pas que c'est moi qui é fait roi." Voilà, c'est une forme de c'est une forme finalement de de spoil système qui qui dit pas son nom. Il y a des postes euh euh il y a des postes pour lesquels euh de de hautes administrations pour lesquelles aussi on peut on peut on peut on peut se dire que effectivement il faut des des haut fonctionnaires qui soient qui vont devoir appliquer une politique et vaut mieux qu'ils soi en phase avec avec la politique de l'exécutif en place.
C'est clair. On disait au rantenne Michael Morau que euh autant les deux premiers présidents de Gaul et Pompidou étaient habité par un patriotisme, j'allais dire par une conscience de la nation qui fait que s'il nommait des alliés politiques, c'était quand même parce que ces gens avaient une légitimité et qu'à partir de Giscar, plus encore avec Miteran et Chirac et alors là ça va de plus en plus fort, on nomme au fait du prince en fonction d'une affinité, d'une sympathie ou d'une amitié. Alors, ça peut arriver même si encore une fois nommer euh nommer approche, c'est pas forcément nommer euh quelqu'un d'incompétent.
He non, mais on est bien d'accord. Et heureusement, heureusement. Heureusement, il y a eu beaucoup d'amis qui étaient des gens extrêmement compé plein d'exemples de nomination euh euh même y compris dans des organismes des institutions indépendantes ou le euh sous sous ou des nominations qui ont fait qui ont fait parler qui ont fait polémique.
En 89, on a beaucoup parlé de François Mitteran qui nomme Georgette Lemè, la chanteuse qui est en détresse financière. il faut lui trouver quelque chose et du coup on la nomme au conseil économique et social pour lui trouver un salaire mais elle donne des interviews à l'époque dans les interviews, elle dit elle-même qu'elle ne sait pas ce que c'est avec le conseil économique et social et elle va devoir y siéger et y travailler contre un salaire. François Mitteran est le premier président de la République qui commence un petit peu à abuser de cette prérogative.
Alors François Mitterrand, il étend son pouvoir et puis il y a aussi le fait que c'est de l'alternance, c'est-à-dire que il il veut une administration qui soit qui ne soit pas suspect de vouloir faire l'inverse de sa 81, on a un peu nettoyé les écuries de GIA, si je puis dire ainsi, là où c'était possible. Une voilà une partie de de bonne gu quand une nouvelle majorité arrive, elle a pas envie d'avoir l'équipe précédente qui est aux manettes et qui pourrait mettre des bâtons dans les roues. Mais ils sont pas privés, ça c'est clair.
Oui, avec le cas en plus de avec le cas aussi de toutes les entreprises publiques qui compris toutes les entreprises à nationaliser. Alors l'audiovisuel, on va en parler énormément bien sûr et que que non mais continuez sur Mitéran, il nomme des postes aux admissions. Ce qui a par exemple sur le sur les banques par exemple qui on été nationalisé, il y a eu des nominations de proches de personnes qui étaient pas euh qui avait pas forcément la la capacité de de ce poste là.
BNP, société générale, crédit lyonnais, on souvient de monsieur monsieur Abrors après, il y a il y a pas eu il y a pas eu que des gens qui n'était pas mais il y a eu notamment il y a eu beaucoup de petites banques en fait nationalisées et sur lesquelles il y a eu des des des proches qui n'étaient pas euh qui normalement n'auraient pas été nommé et c'est des des des personnalités de l'entourage de François Mitteran qui qui me l'ont dit he ou de Jacques Deor de l'époque. François Mitterran, lui ne se gêne pas. On dirait d'ailleurs qu'il estime ça tout à fait normal, qu'il nomme des gens proches de lui pour lequel il a d'estime à des postes de prestige.
Je me souviens à l'époque, vous souvenez Gilles Martinet qui était un des responsables du de observateurs se retrouve à l'une des plus prestigieuses ambassades de France Cessel de Rome dans les dans les murs du palais Farnais. C'était extraordinaire lui-même en reven. Il avait demandé ça comme une faveur et on lui accorde comme si le souverain comme si le roi avait accordé cette cette prébande.
Ce sont des pratiques là. Gill Martinet, vous avez d'autres cases sur Mérand ? Par exemple, sur François Mitterrand, il y a eu le un de ses amis médecins qui a été nommé à plusieurs postes d'ambassadeur alors que je disais tout à l'heure, il n'avait aucune expérience dans dans la diplomatie et d'ailleurs il y avait une une forme de blague qui circulait au sein du qued d'Orsais.
Si on veut nommer des nuls, on a tout ce qu'il faut ici. C'était euh c'était une blague la phrase, c'était voilà, c'est cette phrase là. Euh alors est-ce que est-ce que c'est peut-être Hubert Vedrine qui l'aurait dit ?
Non, c'est Hubert Vitrine qui me qui me l'a qui qui me l'a raconté. Qui vous l'a raconté ? Il en est pas non non.
Et puis c'est vraiment c'est c'est une blague évidemment mais mais ça racontait ça racontait quelque chose. C'est une phrase qu'on peut appliquer à tous les ministères et à toutes les institutions. Il y a toujours un foyer de nul disponible pour pour pouvoir les nommer.
C'est le lot d'ailleurs de l'administration française et sur et sur et sur la diplomatie d'ailleurs dans les ambass dans les sur le cas des ambassadeurs. Euh François Mitteran aussi avait décidé de nommer sur des sur certains postes des personnes qui n'étaient pas ambassadeurs d'origine. Mais fiable mais fiable mais mais mais voilà mais fiable.
Jacques Chirac là aussi on se prive pas de nom de nommer des copains et des copines à des postes clés. Oui, bien sûr, bien sûr. Euh il y a eu aussi des alors parfois c'est il y a des il y a des personnes qui sont pas forcément euh proche à la base mais qui provoque qui provoquent des grandes batailles.
Euh par exemple il y a une bataille très importante autour de EDF en 2004. Euh Jacques Sherinc voulait renouveler François Rouslie, dont il n'était pas proche à la base mais dont il était mais il était devenu proche de François Russele. Euh et euh et il s'est passé quelque chose d'assez inédit, c'est que Jean-Pierre Rafarin qui était premier ministre à l'époque s'y est opposé mais très fortement au point euh disent plusieurs témoins de de mettre sa même sa démission dans la balance.
Euh et finalement euh Jean-Pierre Jean-Pierre Affarin a eu la tête de de François Rous. Mais euh mais il y a eu des des proches aussi évidemment que que que Jack Chiak a nommé. Il y a eu par exemple, je je cite aussi le cas des renseignements.
Alors les renseignements, il faut évidemment que les patrons du renseignement soient proches du chef de l'État. Euh il vaut mieux. Et euh en au début des années 2000, euh Jacker qui se méfiait beaucoup des services euh d'espionnage, des mauvais coûts des de service euh de de service d'espionnage, euh avait euh avait décidé de nommer des proches, des collaborateurs qui se sont qui se sont ensuite avérés des grands patrons du renseignement, mais qui à l'époque n'avaient pas cette expérience là et qui ont alerté eux-mêmes euh Jacques Chirac en disant "Mais on y connaît, je n'y connais pas grand-chose en terme de renseignement." et Jacques Chic leur a répondu mais c'est pour ça que je vous nomme.
Euh c'est-à-dire que pour lui critère de proximité devait être avant tout essentiel sur un poste comme celui-là. Alors est-ce qu'on a pu avoir aussi le cas en homme pour pas se débarrasser mais neutraliser ? On faisait tout à l'heure allusion à Philippe Séin. que Jacques Chirac le nomme à ces postes prestigieux de président de la cour des comptes parce que en 2010 en pol là non pardon il part en 2010 mais en mais mais il est nommé juste av il est nommé juste avant et tant qu'il est présent la cour des comptes il pourra pas prendre de position contraire aux orientations alors qu'on sait qu'il y avait une grosse grosse divergence sur l'Europe sur la sur la France sur la politique intérieure entre Philippe Séin et Jacques Chirac et il le nomme à la Cour des comptes la neutralisation le président de la Cour des comptes peut pas prendre de position politique politicienne Et puis on commençait à rentrer vers la fin de de l'errac où il fallait aussi euh où il y a eu des il y a eu et c'était très avéré aussi de des nominations de pas seulement de gr de de grandes personnalités de ce calibreel là, mais aussi des conseillers qui ont été euh qui ont été remerciés avec des qui avaient donné beaucoup en fait avec à Jacques Chirac et qui et qu'il fallait remercier et dont il fallait aussi s'assurer la la poursuite de leur carrière la suite de leur carrière en éplant Bien votre bouquin, j'ai pas trouvé de maîtresse nommée alors il y a peut-être des choses qu'on sait pas.
Ça n'est jamais allé jusque- là. Des amis proches, oui, mais des intimes de dans l'intimité ? Non, des intimes, ça peut arriver.
Après, je c'est je suis pas rentré dans le dans les dans les chambres par maîtresse du tout mais là c'est un lien c'est vraiment une un geste humain quoi. Effectivement elle est pas compétente, il la nomme. Quel irrespect pour l'institution en question en disant je vais mettre Jeanette Vermerche qui est quelqu'un d'une accordiste formidable au conseil économique et social.
Oui, Georgette Lemer. Oui oui pardon Georgette Lemire je dis Vermer c'était je suis confondu avec à l'époque c'était alors sachant que c'était vraiment c'était un geste elle avait fait elle avait fait quelques médias elle avait envoyé naître président de la République pour dire que elle était en détresse financière souvient à l'époque le conseil économique et social aussi nommait régulièrement des personnalités aussi du monde de la culture et du coup lui avait trouvé ce poste là. Après ce qui faisait parler, c'est qu'elle a accepté aussi de faire des reportages ou des interviews dans lesquels elle disait qu'elle ne qu'elle n'y qu'elle qu'elle ne connaissait pas même le Conseil économique et social et qu'elle était vraiment nommée pour le coup pour avoir un salaire.
Je suis avec Michael Morau. Nous décryptons progressivement le différents comportements des présidents de la République française à l'heure de nommer des amis ou des copains ou des proches à des postes essentiels de la République. Appelez-nous au 0826 300300.
Euh si vous je vais prendre Marc dès qu'on aura dès qu'on aura passé cette petite pause, je prendrai Marc qui nous appelle de Mier qui a des questions à poser à Michaël. À tout de suite. Midih 14h [musique] Sud Radio, la France dans tous ces États Pericol Legas.
Je reçois Michael Morau, auteur de sa majesté Nom. Vous avez compris qu'il s'agit de la façon dont le président de la République nomme ou ou quelquefois d'ailleurs révoque des hauts dignitaires de l'État en fonction de leur facièesse, de les des sympathies qui leur portent ou des ou des affinités qu'ils ont ensemble. Nous avons Marc qui nous appelle de bé.
Marc, vous trouvez normal que le président de la République puisse nommer certains postes comme ça à sa guise sans consulter personne ? Oui. Bonjour Prigot, bonjour.
Bonjour. Bonjour. Alors euh je ne sais pas si c'est normal qu'il ça raisonne.
Non non, on vous entend très bien. Allez-y, Mar, allez-y, parlez tranquillement. Je me demandais si alors je sais pas si c'est normal qu'il nomme ou pas.
Tout ce que je sais c'est que Charles Deaul avait fait une constitution sur mesure par rapport à sa personnalité. Et la question que je me pose en permanence, que j'aurais pu poser à un constitutionnaliste ou ou un historien, c'est comment Charles Deol qui connaissait tant la population française, le peuple français a pu imaginer que tous ces successeurs seraient à son image aussi rigoureux, scrupuleux et avec l'intérêt de du pays et du la collectivité d'une part. Et puis l'autre question, si vous permettez, Perigo, je vous en prie.
Euh l'autre question c'était étant donné qu'on a des politiques qui n'ont plus l'envergure des des anciens politiciens et qui ont créé beaucoup de structures. On parle de la défense, on parle de tous les outils que la dont la République dispose. Vu qu'on a des politiques maintenant sous-dimensionnées.
Est-ce que justement ces outils sont pas surdimensionnés par rapport à à la capacité de de nos politiques à gérer ça ? Et du coup bah ça fait la part belle c'est haut fonctionnaires qui sont très compétents mais qui finalement comme ils n'ont pas de visà-is politique et ben ça devient l'état profond. Il faut la politique à la place du politique.
On a bien compris Marc. Donc Michael Morau, Marc, vous demande si quand le général de Gaulle avec Debré et Jean foyer ont fait la constitution, cet article 13, est-ce qu'il a pensé qu'après lui ça c'est peut-être pas, ça serait peut-être pas des gens aussi rigoureux et et avec le sens de l'État et la neutralité qui allait avoir ce levier de l'article 13 qui permet au président de la République de nommer des personnes de son choix à des postes souvent très importants. En tout cas, le général de Gaulle a laissé, je disais tout à l'heure, un outil aussi assez successeur, c'est que dès dès le début, dès le en plus de la Constitution, il il est fait une ordonnance le 28 novembre 1958 qui clairement, encore plus clairement que le dit la Constitution, même beaucoup plus clairement, dit que sur les nominations, c'est le président de la République qui a la main plutôt que plutôt que le Premier ministre.
Donc dès le début quand même euh il était imaginé que c'est le président de la République que le que le régime était présidentiel et que le donc il y tenait il tenait à cette nuance. Il il y tenait beaucoup. Oui.
Mais se doutant et Marc a raison de dire il se doutait bien qu'après lui tout le monde allait pas être de cet auteur de vertu et de et de moralité politique. Est-ce que Michael Morau l'article 13 en gros reste quand même l'outil de la méritocratie ? Alors euh ne donnez pas un pourcentage voyez à oui et oui à 60 % 70 % non c'est le c'est le à chaque à chaque élection d'un nouveau président de la République c'est le nouveau défi.
C'est comment euh renouveler le la haute administration qui se renouvelle euh finalement euh assez peu et comment nommer des personnalités nouvelles. Ce qu'on appelle le comment renouveler ce qu'on appelle dans à l'Élysée le vivier. Euh euh Emmanuel Macron a essayé de casser les concors de l'État alors même qu'il en ait tissu.
Oui. Pour pourquoi à votre avis il a voulu pour s'en émanciper justement ou pour pouvoir avoir les les coups des plus franches ? Oui.
Pour pouvoir aussi avoir des nominations euh plus moins attendues, plus originales. Il aime le le par exemple dans la culture des profils plus il y a eu des profils aussi internationaux comme Alexander Nef à l'Opéra de Paris. Euh, il y a pas que des loupés, on est d'accord.
Il y a pas que des loupés. Non, pas du tout même. Il y a pas que il y a pas que des loupés.
Euh, on sait qu'il a aussi cassé des chasses gardées par exemple au du Conseil d'État notamment. Il y avait dans la culture parce que je parlais de la culture, dans la culture, il y avait beaucoup de postes, il il y en a toujours quand même he mais des postes réservés par tradition alors que rien ne le ne le précise dans les textes à des conseillers d'état. Euh il a essayé de de casser ce genre de chos.
Euh la difficulté pour un président de la République, c'est de renouveler ce qu'on appelle le vivier et euh et d'avoir euh d'avoir une relève différente, d'avoir des visages nouveaux parce que la la haute administration encore une fois, elle se renouvelle assez peu finalement. Michael Morau, on a plusieurs fois cité le mot de Conseil d'État. rappelons brièvement, c'est une institution, c'est le tribunal de l'administration, c'est pas des juges, mais c'est l'organisme qui valide ou pas les décisions administratives, les arrêtter, les décrets, les Exactement, il y a deux Il y a deux missions principales pour le pour le Conseil d'État.
Donc on dont on va choisir bientôt le nouveau patron, hein, c'est c'est au mois de mai, donc ce sera très important. Euh il y a un rôle de conseil du gouvernement sur l'élaboration de la loi et ensuite il y a un rôle de c'est le plus haut juge administratif euh en France pour les pour régler tout enfin pour juger les litiges administratifs. Et là le gouverneur de la Banque de France a démissionné bien avant la fin de son mandat pour laisser au président de la République ses cous de fil blanc la possibilité de nommer en juin hein en juin oui en juin la personne que bon lui semblera l'économie française.
Voilà, François de Villeroi de Galot devait partir après la présidentielle finalement il paravant. Donc, c'est Emmanuel Macron qui va choisir son successeur ou sa successeuse. On contourne un petit peu le suffrage universel parce queon pourrait se dire au prochain président de la République nommé qui sera élu en 2027 de décider quand même avec qui il va avoir autour de lui.
Il mettra des postes clés et là on dit "Je verrouille avant. Tu peux prendre le poste mais je te préviens j'aurais verrouillé ça, ça et ça et ça." C'est pas très démocratique.
Vous êtes d'accord ? Michel, c'est fait en accord avec la constitution finalement. Il y a rien qui est qui est qui est dans l'article 13 mais avec par exemple un précédent qui est intéressant à regarder qui est 2012.
Euh on est en pleine campagne présidentielle. Euh Nicolas Sarkozi euh qui est en campagne veut nommer un poste inamovible également un poste très important le patron de la Caisse des dépôts qui est un autre bras armée des dépôts et consignation. Il veut nommer son secrétaire général de l'Élysée Xavier Musca à l'époque.
Oui Xavier Muska. Ça fait polémique en pleine campagne présidentielle. Euh et euh résultat en février 2012 euh Nicolas Sarkozy décide de geler cette nomination euh en accord avec Xavier Muska. euh il n'a fait pas et il dessine même, il annonce même qu'il gèle toutes les nominations euh à des haut postes, toutes les nominations euh qui devait décider en tant que président de la République le temps de la campagne présidentielle pour que ces nominations ne lie pas la personne qui serait élue ou réélue en 2012.
Alors Nicolas Sarkozi qui sera le président de la République, nous sommes journalistes, vous êtes un grand journaliste Michael Morau. Vous avez vécu beaucoup de périodes du journalisme en France. Nicolas SarkoZi décide ça sera le président de la République.
Alors là, c'est pour clarifier les choses. C'est moi qui nomme les patrons d'audiovisuel. Arrêtons les simagré avec les haut autorités, les CSA, tout ça, je le nomme.
Comment ça se passe depuis finalement ? Ah ben maintenant c'est du coup c'est le François Hollande est revenu au système d'avant à savoir que c'est l'Arcom l'Arcom qui qui qui choisit le mais pendant un certain temps, c'est le président qui nomme le patron d'audiovisuel sous Nicolas Sarkozy. C'est ça.
Alors que euh Nicolas SarkoZi en terme de nomination a quand même beaucoup innové. C'est-à-dire que c'est lui qui met en place les procédures d'audition pour un certain nombre de postes. Euh c'est lui qui décide de nommer un opposant euh Didier Migo à la tête de la Cour des comptes.
Ça en 2010 ça ne se faisait pas euh euh ça ne se ça ne se faisait pas avant. Même s'il a lui-même beaucoup nommé euh et beaucoup aimé nommer parfois aussi sans sans sans trop consorter son gouvernement hein. Quand il nomme euh Henri Prodio à la tête de DF ou quand il nomme Guillaume Peppi à la tête de la SNCF.
Guillaume Pépile le note mal CCF alors que François Fillon le premier ministre avait annoncé à Anne Marie Hidra qu'elle serait reconduite. Oui, il a fait aussi c'est lui qui a nommé à l'époque c'était contesté parce qu'elle était conseillère à l'Élysée Catherine Pégard à la tête du de Versailles de la présidence du château de Versailles même si après Catherine Pégard a été très estimé sur ce poste. Mais à l'époque ça avait fait c'est il l'avait vraiment choisi lui-même.
Elle était conseillère à l'Élysée et à l'époque ça ça avait fait controverse aussi dans le milieu de la culture. Là il y a encore des postes à nommer avant la fin avant la fin du mandat par exemple. Alors bah le plus important c'est c'est le Conseil d'État parce que c'est donc la vice-présidence du Conseil d'État.
Oui c'est ça. La tête d'une institution gardienne de de l'état de droitation il nominem c'estàd le président de la République tout seul ou validation du conseil des ministres. Il y a de toute façon sur la plupart des postes, il y a validation mais sur le Conseil d'État, il n'y a pas de passage comme pour la Cour des comptes devant le il y a pas d'audition devant le parlement.
Il y a pas d'ion devant le parlement mais c'est comme le gouvernement qui signe. Alors bon, je pense qui choisit le président ou je pense pas que Sébastien Lecnus s'oppose au choix de Emmanuel Macron. Non, c'est le président quoi qu'il arrive.
Le patron du Conseil d'État, c'est vraiment le patron le président de la République qui choisit. Il y a un nom qui circule qui est Marc Guillaume le préfet de d'Île-de-France. Mais on sait que euh Emmanel Macron aime bien se dzinguer les favoris et aime bien faire des surprises à la dernière minute.
Améie Monchalin, elle était pas du tout euh annoncé. Par exemple euh Mar Guillaume qui serait pas le plus illégitime. Là, on peut dire on peut pas conseiller d'État qui a été surtout secrétaire général du gouvernement.
Euh il connaît très bien le Conseil d'État et la matière juridique. Il était secrétaire général du gouvernement notamment pendant toute la période confinement. Il y a des postes qui il y a des postes qui vont être très visibles quand même.
Il y a des postes, il y a défenseur des droits, il y a il y a on attendait aussi évidemment des postes dans la culture comme le Louvre là, ça vient de tomber mais il y a un certain nombre de postes. Est-ce qu'il va y avoir aussi des cet été, comme ça arrive souvent l'été, des mouvements de un grand mouvement de préfet qui va permettre ou pas de recaser des personnes aussi ? Euh est-ce qu'il va y avoir aussi des changements d'ambassadeur avec la difficulté que un ambassadeur normalement c'est le c'est un représentant personnel en fait finalement un peu du président de la République ?
Donc c'est donc c'est difficile de nommer à de tels postes juste avant la la présidentielle. On le saura très bientôt. Peut-être que votre livre Michael Morau va peut-être influencer le président de la République.
Merde, il y a Michael Morau qui a mis le doigt dessus. Je vais faire gaffe maintenant à ce que je fais parce que c'est ce que vous avez attiré notre attention, celle des médias et celle de l'opinion publique. Là, les décisions régaliennes, le fait du prince a pris les proportion jamais vu dans l'histoire de la 5è publique.
Je rappelle le titre de votre ouvrage, sa majesté nomme, ça veut tout dire, aux éditions Robert Lafond par Michael Morau que j'ai eu le bonheur et la joie de recevoir aujourd'hui. J'espère qu'on aura l'occasion de se retrouver sur d'autres sujets. Michael, vous êtes un interlocuteur formidable.
Je vous dis à je vous dis à demain et là je vous laisse en compagnie de la douce Brigitte Laer pour des sujets beaucoup plus apaisants. Merci Michel Moroup.
Emmanuel Macron