L'édito de Thomas Bonnet : «Emeutes : le préfet adresse... un mot aux parents !»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Le préfet de police de Paris prévoit d'adresser un courrier aux familles des émeutiers mineurs mis en cause par la justice. Alors, on continue à parler de la justice mais pour les les émettiers. Thomas Bonet, c'est le thème de votre édito ce matin.
Selon une information du Parisien Patrice Fortfet de police de Paris veut rappeler les parents de ces jeunes à leur responsabilité. Et vous revenez ce matin sur cette information. Alors, imaginez-vous la scène.
Une mère de famille reçoit un courrier officiel de la République française signé du préfet de police de Paris dans la lettre. Il lui est indiqué que son fils ne respecte pas les principes de la République et qu'il met en péril la notion de vivre ensemble. Vous imaginez la terreur, l'effroi qui va saisir le jeûne mise en cause.
Alors, je suis ironique mais songez seulement que la réponse que l'État imagine pour rappeler les parents à leur responsabilité et bien elle est du même acabi qu'un simple bulletin scolaire, bulletin dont les cancres savent déjà comment éviter qu'il se retrouve parfois entre les mains des parents, entre les parents des missionnaires, ceux qui prennent quoi qu'il arrive le parti de leurs enfant et ceux qui ont perdu l'autorité parentale. Cette missive risque bien souvent de rester lettre morte, le genre de courrier qui finit au mieux dans un tiroir au pire à la poubelle. On a l'impression que l'État n'a pas saisi l'ampleur de la violence qui règne dans une partie de la jeunesse.
Non, je ne doute pas des bonnes intentions du préfet, mais plutôt que d'envoyer un courrier, il devrait leur envoyer la facture, le coût des dégradations, de la mobilisation aussi des forces de l'ordre. Croyez-moi que l'impact serait plus fort. J'entends déjà les belles âmes nous dire que ces jeunes sont souvent issus de famille modeste et qu'il leur est impossible de rembourser.
Mais ce débat mérite d'être exploré parce que si le comportement de votre fils peut avoir des conséquences sur votre budget mensuel, j'ose imaginer que certains parents seront plus vigilants. Ce courrier de rappel à l'ordre est imaginé comme un électrochoc. Mais d'une part, ne concernant que des mineurs mis en cause par la justice, les parents sont censés être déjà au courant de leurs agissements.
D'autre part, il s'adresse par définition à des parents qui ne voyaient visiblement pas le problème à ce que leur fils traînent dans les rues de Paris en cette soirée annoncée à haut risque. L'effet risque donc d'être nul ou très limité. C'est un signe d'impuissance face à la violence des mineurs.
Bah l'état pour imaginer tous les courriers inimaginables. Rien ne remplacera la réponse pénale. Le pédopsychiatre Maurice Berger s'époumonne depuis des années à dire qu'il faut une condamnation ferme et immédiate pour stopper le parcours de délinquence des mineurs.
Au lieu de ça, beaucoup ont encore une approche éducative et pédagogique qui nous fait perdre du temps et de l'argent. Les mineurs sont de plus en plus nombreux à sombrer dans le narcotrafic où la seule règle qui fait floid, c'est celle de la violence. qu'on en soit encore à réfléchir à envoyer des courriers d'avertissement aux parents montrent qu'on n' pas compris l'ampleur du phénomène qui réclame des mesures radicales qui ne passeront pas par la poste mais par la police et la justice.