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Discours / meetingCNEWS (sur YouTube)· 18 septembre 2026 3 minAutoproduitFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTransports

Emmanuel Macron : «Diesel, Jet Fuel et gaz sont nos priorités»

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Chapitres

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  • 0:00Invité politiqueFait
    « diesel, jet fuel et gaz sont notre priorité »
  • 0:43Invité politiqueFait
    « j'ai pu conduire ces dernières semaines en recevant ici le premier ministre d'Arabie Saoudite, prince héritier, Mohamed Ben Salman »
  • 1:25Invité politiquePromesse
    « nous avons signé des accords pour sécuriser nos volumes et nos approvisionnements pour aujourd'hui et pour les années à venir »
  • 2:08Invité politiqueFait
    « nous avons des travaux qui sont en cours pour organiser des pipelines depuis l'Irak jusqu'à la Méditerranée orientale »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Deuxème action que nous sommes en train de mener, c'est de sécuriser nos volumes et nos approvisionnements sur les catégories les plus sensibles où il y a pu avoir des tensions dès cet été. Je pense au jet fuel qui a touché beaucoup de pays dépendants et le gaz qui peut toucher les Européens cet hiver, même si la France elle est au bon niveau de stockage attendu et et obtiendra pour cet hiver le remplissage des cuves comme nous devons le faire selon les critères européens, c'est-à-dire nous serons à 80 %. Mais l'Europe en tant que telle reste dépendante du gaz plus que la France elle-même et donc nous devons agir pour qu'il n'y ait pas de tension sur ce marché.

Et donc diesel, jet fuel et gaz sont notre priorité. À ce titre, ça a été le cœur de l'action diplomatique que j'ai pu conduire ces dernières semaines en recevant ici le premier ministre d'Arabie Saoudite, prince héritier, Mohamed Ben Salman qui est évidemment un grand fournisseur travaillant ensemble sur les solutions pour sécuriser extraction production et sorties des hydrocarbures fossiles et notre approvisionnement.

C'est aussi à ce titre que j'ai reçu il y a quelques jours le premier ministre iraakien avec lequel nous avons signé des accords pour sécuriser nos volumes et nos approvisionnements pour aujourd'hui et pour les années à venir et avec lequel aussi nous avons travaillé sur plusieurs projets de pétrole et de gaz. C'est ce qui a été au cœur de mes échanges avec l'émire du Qatar ou avec le président des Émirats arabes unis, deux grands fournisseurs. C'est aussi ce dont j'ai pu parler hier avec le président du Nigéria qui est également un nos grands fournisseurs sur les hydrocarbures.

Toutes ces initiatives ayant vocation à sécuriser à court terme nos approvisionnements dans les catégories les plus critiques que j'évoqué. À côté de cela, nous avons accéléré les travaux lancés par la France avec quelques autres depuis plusieurs mois, même plusieurs années pour multiplier les corridors énergétiques et réduire nos dépendances. C'est ce que nous avions lancé avec l'Inde dès son G20 et ce que nous avons accéléré ces derniers mois, en particulier dans le cadre du G7 que la France a organisé en invitant les pays qui étaient concernés.

Et donc nous avons des travaux qui sont en cours pour organiser des pipelines depuis l'Irak jusqu'à la Méditerranée orientale afin de sécuriser la sortie de ce gaz. Nos acteurs énergétiques font partie de ces coalitions et nous avons pu y revenir avec le premier ministre irakien lundi et hier avec le roi de Jordanie et avec le président Aoun. La Jordanie et le Liban faisant partie au côté de la Syrie des pays critiques pour sécuriser cette sortie du gaz iraquin. C'est aussi ce qui nous conduit à travailler avec l'Arabie Saoudite et l'Égypte pour permettre l'acheminement d'autres capacités de gaz ou de produits raffinés depuis les pays du Golf vers la Méditerranée orientale.

L'ensemble de ces projets, nous continuerons évidemment de les accélérer, mais ça a été aussi au cœur de notre action diplomatique des derniers jours et des dernières semaines.