🔴 Discours des Présidentes de l'Assemblée et du Bundestag, et audition des ministres de la jeunesse
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Bonjour à tous. Ça fait vraiment plaisir de vous voir tous réunis dans cette salle et de vous voir aussi nombreux. Madame la présidente du Bundestag, chère Julia, mesdames les ministres, mesdames et messieurs les parlementaires, monsieur l'ambassadeur, mesdames et messieurs. Donc c'est avec une joie sincère, une émotion toujours renouvelée que je déclare ouverte cette session plénière de l'Assemblée parlementaire franco-allemande. C'est déjà pour moi la sixième APFA que j'ai l'honneur de coprésider. Je me souviens encore de ma première plénière en 2022 au Bundestag.
Et j'avais ressenti une émotion que j'éprouve encore aujourd'hui, voir ainsi des parlementaires français-allemands siégés côte à côte, confronter fraternellement leurs idées constitue une immense réussite au regard de notre histoire collective, fracturée par les deuils et les drames. Au-delà du symbole, c'est l'efficacité et l'ampleur croissante de nos travaux que je tiens à saluer. Car depuis 2022, le constat est sans appel, notre Assemblée est montée réellement en puissance. Malgré une pandémie, deux dissolutions, une sur chaque rive du Vrain, nous avons su faire mûrir et grandir notre Assemblée commune, qui s'est imposée dans nos calendriers démocratiques respectifs.
Concrètement, les parlementaires s'en approprient de plus en plus le potentiel, et j'en veux pour preuve une statistique. À l'automne 2022, nous examinions trois propositions, et aujourd'hui, nous en examinerons douze, un record absolu. Cette appropriation s'est aussi traduite par des innovations, comme les missions FLASH. Nous examinerons justement durant cette plénière le rapport de la mission FLASH de Jeanne Gilleschneider et Frédéric Petit sur un pilier de notre avenir, l'apprentissage de la langue partenaire. Si notre Assemblée connaît un tel essor, c'est grâce à l'implication de chacun d'entre vous.
Grâce à ton engagement résolu, chère Julia, grâce à nos vice-présidents de talents, chère Brigitte Klinkert et chère Yannick Burry, et vos prédécesseurs Nils Schmitt et Andreas Jung. C'est aussi le signe que le besoin de nous parler et d'agir ensemble n'a jamais été aussi impérieux. Mais c'est aussi, hélas, le reflet tragique d'un monde instable qui se disloque, un monde dans lequel la coopération franco-allemande est non seulement cruciale, mais encore vitale. Au péril politique, marqué par la polarisation du débat public et la montée des extrêmes, s'ajoutent des défis économiques colossaux.
En effet, nos modèles de protection sociale et de croissance sont percutés par les déficits budgétaires. Nous venons d'échanger à cet égard dans l'entretien bilatéral que j'ai eu avec la présidente du Bundestag, la révolution de l'IA, le dérèglement climatique. A ce tournant de l'histoire, l'Europe doit être une force de stabilité, de sécurité, et c'est pourquoi l'heure d'une Europe puissance, souveraine, indépendante et garante de ses frontières a plus que jamais sonné. Pour construire cette Europe puissance, nous avons besoin du couple franco-allemand et de coopérations fortes, robustes et convergentes.
Sur le plan diplomatique, tout d'abord, nos deux pays se retrouvent pour défendre résolument la paix, le droit international et la sécurité de l'Europe. C'est le cœur de notre engagement commun pour l'Ukraine. Aujourd'hui, alors que l'agresseur russe recule, alors qu'il tente des attaques aussi révoltantes que désespérées contre le patrimoine mondial ukrainien, nous continuerons d'exiger une paix juste, durable, fondée sur le droit international. Car c'est à l'Ukraine, et à elle seule, qui décidera de son avenir et de son intégrité territoriale.
Dans le cadre d'un futur accord de paix, nous devrons aussi lui apporter les garanties de sécurité robustes, soutenues par les Etats-Unis et la coalition des volontaires. En septembre, le sommet parlementaire du G7, que j'aurai le plaisir d'accueillir ici même, nous permettra de réitérer notre appui sans faille à l'Ukraine, en présence de Ruslan Stéphane-Chouk, président de l'ARADA. Chère Julia, nous nous sommes rendus toutes les deux à Kiev, et je sais combien ce soutien te tient aussi à cœur.
Chers collègues au Moyen-Orient, sur un autre terrain de crise majeure, les efforts doivent également se poursuivre pour que la paix et la stabilité puissent durablement prévaloir dans le respect du droit international et au profit des populations civiles durement frappées. Comme l'a illustré le sommet du G7 à Evian, la France et l'Allemagne, aux côtés de leurs partenaires européens et américains, sont prêts à jouer un rôle, notamment pour la sécurisation du détroit d'Hormuz, et pour négocier un accord complet et robuste sur le programme nucléaire et balistique de l'Iran.
Chers collègues de l'Europe de l'Est au Proche-Orient, la multiplication de ces crises a conduit nos deux pays à assumer leurs responsabilités à travers une augmentation historique de leur budget de défense. Le retour des conflits de haute intensité, de même que les incertitudes concernant nos alliés de longue date, nous ont également rappelé cette évidence. Construire l'Europe de la défense est une nécessité. Sur ce sujet central, l'échec du programme de système de combat aérien du futur, le SCAF, que nous ne pouvons que déplorer, ne doit surtout pas marquer un coup d'arrêt à notre coopération.
Nous devons au contraire en tirer les leçons pour l'avenir, afin de construire de nouvelles coopérations franco-allemandes ambitieuses pour notre défense commune et celle du continent. Et pour ce faire, des rendez-vous cruciaux nous attendent prochainement avec le Conseil des ministres franco-allemands du mois prochain en Allemagne et le Conseil franco-allemand de défense et de sécurité. Nous avons des raisons d'être optimistes. J'en veux pour preuve cette percée historique et récente qu'ont réussi nos deux pays sur la dissuasion nucléaire.
En instaurant un groupe de pilotage de haut niveau et en ouvrant la voie à la participation allemande aux exercices nucléaires français, nous concrétisons l'article 4 du traité d'Aix-la-Chapelle et levons un tabou vieux de plusieurs décennies.
Chers collègues, vigoureux sur les plans militaires et diplomatiques, notre coopération avance aussi sur d'autres fronts, sur les plans écologiques et énergétiques avec le projet H2MED pour acheminer l'hydrogène décarboné de la péninsule ibérique vers l'Allemagne via la France, sur le plan du numérique avec le sommet franco-allemand qui a acté près de 12 milliards d'euros d'investissement dans l'IA, pour renforcer l'Europe de l'espace avec le sommet international spatial de Paris en septembre ou encore pour mieux lutter contre la désinformation à la veille d'échéance électorale cruciale. Transformer l'ambition du partenariat franco-allemand en action, c'est tout l'objet de cette plénière.
Pour cela, les textes que nous examinerons porteront sur des sujets ancrés dans le quotidien de nos citoyens, numérique, énergie, écologie, protection des mineurs face aux réseaux sociaux, la sécurité de nos frontières. L'un des fils rouges de notre journée portera également sur un thème qui nous est tous cher, la jeunesse, la vie associative, ce que l'on peut nommer la société de l'engagement. Nous auditionnerons ainsi madame Marina Ferrari, ministre française des Sports, de la jeunesse et de la vie associative, et madame Karine Prine, ministre fédérale de l'éducation, de la famille, des personnes âgées, de la femme et de la jeunesse, que je remercie pour sa présence.
Nous en sommes tous convaincus, l'engagement civique est la clé de voûte de notre avenir commun, un avenir qui se construit par et pour la jeunesse, par des projets associatifs concrets. Et nous enverrons une magnifique illustration cet après-midi en visitant, avec la présidente du Bundestag, la maison de l'Allemagne et à la cité universitaire de Paris. Alors, mesdames et messieurs, mes chers collègues, la grande majorité des groupes politiques, français comme allemands, s'est associée à la rédaction de nos propositions de textes. Cela prouve que notre Assemblée s'affirme comme le creuset de la diplomatie parlementaire et de l'initiative transpartisane.
Notre mission d'évaluation et de contrôle se renforce, elle aussi, donnant naissance à une sorte d'APFA en continu. Après les auditions en janvier de nos ministres de l'Europe respectives, Benjamin Haddad et Gunther Krischbaum, nous avons également tenu une audition il y a dix jours de nos ministres des Transports, M. Philippe Tabarro et M. Patrick Schneider. Pour assurer un meilleur suivi de nos travaux, les auditions ministérielles régulières, la saisine de nos commissions compétentes et l'organisation de missions Flash vont dans la bonne direction.
Pour aller plus loin, j'aimerais qu'à l'issue de cette plénière, nous saisissions à nouveau le ministre des Affaires étrangères des principaux textes adoptés en amont du prochain Conseil des ministres franco-allemand. Mesdames et messieurs, mes chers collègues, je ne saurais conclure sans adresser mes vifs remerciements à ceux qui font battre le cœur de cette magnifique institution. Chère Julia, tu as choisi Paris pour ta première visite officielle. Je suis ravie de t'accueillir de nouveau pour amplifier cette coopération. Merci à vous, Président, membres des groupes d'amitié et des commissions pour votre action au quotidien.
Cet après-midi, nous irons visiter ensemble au Mémorial de la Shoah l'exposition consacrée aux sœurs de Simone Veil. En 1979, celle qui devint la première présidente du Parlement européen élue au suffrage universel s'adressa aux eurodéputés en ces termes. Tendez bien l'oreille, car ces mots semblent avoir été écrits pour notre Assemblée et pour le contexte actuel. Et je cite Simone Veil. Notre Assemblée est dépositaire de la responsabilité fondamentale de maintenir, quelles que soient nos divergences, cette paix qui est probablement, pour tous les Européens, le bien le plus précieux.
Cette responsabilité, les tensions qui règnent dans le monde d'aujourd'hui, la rendent plus lourde que jamais. Ces lourdes responsabilités, je me réjouis de continuer à les porter à vos côtés. Et je vous dis donc maintenant, vielen Dank, mais aussi, bis bald ! Merci. Merci, Jaël. Guten Morgen et...
Bien, bonjour à toutes et à tous.
Chers amis, ou très geehrte Frau Präsidentin,
Madame la Présidente, chère Jaël, Monsieur l'Ambassadeur, chers membres de l'Assemblée parlementaire franco-allemande, de l'Assemblée nationale et de notre Bundestag allemand. Mes chers collègues,
mesdames et messieurs, commençons par quelque chose d'actuel, le football.
Grand pays de football, l'Allemagne et la France, ont ces jours-ci les yeux rivés sur l'Amérique du Nord. J'ai demandé à votre présidente, mes chers collègues français, quels étaient ses pronostics pour ce soir. La France joue contre l'Irak. Son pronostic était 5-0 ou 5-1, donc relativement optimiste. Et jusqu'à présent, je dois dire que tout se passe bien pour nos deux pays, au Mexique, au Canada et aux Etats-Unis. Aux Etats-Unis, cela n'a pas toujours été le cas ces derniers temps. Mais lorsque nous regardons de l'autre côté de l'Atlantique, nous voyons là-bas des symboles qui nous disent quelque chose de l'histoire commune de l'Europe et des Etats-Unis. Parmi ces symboles, une femme.
À son arrivée à New York, des centaines de milliers de personnes l'avaient acclamée. Il s'agit, vous l'avez deviné, de la statue de la liberté de New York. En réalité, c'est une française. Mais avec un peu de patriotisme local, je peux dire qu'il existe aussi un lien avec l'Allemagne. Son intérieur, en fer, pour le dire ainsi, a été réalisé par Gustave Eiffel. Au XVIIIe siècle, la famille de l'ingénieur avait immigré en France depuis l'Eiffel, non loin de ma région natale. Et au fil des années, elle s'était dotée d'un deuxième F, avait ajouté un deuxième F à son nom de famille. Donc la Eiffel, en Allemagne, était devenue l'Eiffel en France.
Fort de ce lien franco-allemand particulier, je tiens moi aussi à vous souhaiter la bienvenue à la 13e session de l'Assemblée parlementaire franco-allemand d'ici à Paris. Et merci, chère Yael, pour tes paroles. Merci beaucoup pour cet accueil vraiment extraordinaire. Et merci pour cet échange que nous venons tout juste d'avoir. C'est une chose qui me tient vraiment particulièrement à cœur, que nous ne retrouvions pas qu'une seule fois, mais que nous sommes sans contact permanent. C'est ainsi qu'on peut construire la compréhension, la confiance et aussi une certaine langue commune. Revenons à la statue de la liberté.
Elle porte une plaque, une plaque qui commémore une date historique dont on fêtera le 250e anniversaire dans un peu moins de deux semaines. Et je reviens aux États-Unis, la déclaration d'indépendance américaine. Elle symbolise la liberté, la démocratie, l'état de droit, et la souveraineté d'un peuple, des valeurs qui ont longtemps uni l'Europe et les États-Unis d'une manière particulière. Après la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis sont devenus la puissance dominante de l'Occident, un partenaire fiable, un garant de l'ordre fondé sur des règles. Je l'évoque aujourd'hui, car il est important que nous sachions comment nous allons avancer à l'avenir.
Et Charles de Gaulle, comme on le sait, voyait tout cela d'une manière un peu sceptique. C'était un homme politique pragmatique pour qui la souveraineté française s'était le bien le plus précieux. Et avec une certaine clairvoyance, Konrad Adenauer, notre chancelier, disait déjà en 1953, et je cite, « Quiconque souhaite s'assurer doit payer une prime. » Celui qui croit que l'Europe est assurée auprès des États-Unis sans avoir à payer de prime se trompe lourdement. » Fin de citation.
Nous le savons aujourd'hui, nos deux grands hommes d'État, Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, et d'ailleurs dans ma ville natale, Brad Kreuznach, c'est dans cette ville qu'ils se sont retrouvés pour la première fois après la Seconde Guerre mondiale. Et ce week-end, d'ailleurs, il y a une commémoration qui a été réalisée, une rose a été plantée, une rose qui porte le nom Charles de Gaulle et une autre rose qui porte Adenauer. L'une est bleue et l'autre est rouge. Je veux le dire encore clairement,
certaines choses sur lesquelles nous avons longtemps compté
ne vont plus de soi, et cela vaut tout particulièrement pour la politique de sécurité et de défense. Pour l'Europe, cela signifie plus d'autonomie d'action, davantage de responsabilité, aussi de prendre des décisions difficiles. La France et l'Allemagne jouent ici un rôle clé aux côtés de nos voisins polonais. Et voilà pourquoi, cher Yael, nous sommes convenus de réunir de nouveau le triangle de Weimar à l'automne avec notre collègue polonais. Mes chers collègues, c'est précisément pour cette raison que l'Assemblée parlementaire franco-allemande est bien plus qu'une simple réunion conjointe de deux parlements.
Notre Assemblée incarne la démocratie, l'état de droit, les droits fondamentaux, la stabilité. Nous sommes convaincus que nous devons chercher ensemble des grandes réponses aux grandes questions de notre époque, et cela par-delà les frontières et dans le cadre d'un débat démocratique. Si nous avons un échange, et nous voulons de le faire, sur la situation dans nos deux pays, eh bien, ces situations sont très similaires aussi quant à la nécessité de réaliser des réformes, et notre volonté de le faire. Notre Assemblée ne doit donc pas se contenter d'être un symbole de nos bonnes relations. Et je me félicite aussi que les deux ministres sont ici avec nous, qu'une audition ait lieu.
C'est un bon signal qui est envoyé de la relation entre l'exécutif et le législatif. Notre Assemblée doit aussi poser des questions, lorsque les chances n'aventent pas, elle doit faire des propositions, lorsque des nouvelles réponses sont nécessaires, et elle doit avoir le courage d'aborder ouvertement les problèmes. Et à cette fin, nous avons pris des mesures importantes l'année dernière. Nous avons testé de nouveaux formats, organisé des auditions de ministres supplémentaires, et nous sommes délibérément penchés sur des thèmes qui touchent directement les citoyennes et les citoyens des deux côtés du Rhin.
Je pense à la mobilité transfrontalière, par exemple, ou à l'apprentissage des langues. Notre Assemblée doit être à la hauteur de ses propres ambitions, donc d'ouvrir des grands débats d'actualité, même s'ils sont parfois... s'ils nous gênent un peu, nous ne devons pas ignorer ces débats. Nous devons donner des impulsions politiques et également insuffler une vie parlementaire au traité d'Aix-la-Chapelle. Le succès de la coopération franco-allemande, mes chers collègues, ne dépend pas uniquement de projets individuels, des projets qui, certes, peuvent parfois échouer, comme récemment avec le SCAF, donc le système de combat aérien du futur.
Ce projet a échoué, mais cet échec, j'en suis convaincu, n'est pas dû au président de la République ou au chancelier, mais c'était lié à d'autres raisons. Le succès réside donc dans le renforcement des fondements de notre partenariat, même si parfois les choses peuvent être difficiles. Nous, les députés, souvent, nous sommes les premiers à constater les évolutions avant même qu'elles n'arrivent dans les ministères.
Nous, les députés, nous sommes dans nos circonscriptions et quand on revient de week-end, quand on revient de nos circonscriptions, on arrive dans nos capitales avec de nouveaux sujets, car nous discutons avec les citoyens, nous discutons aussi avec les maires, les entrepreneurs, les présidents d'associations, les chercheurs, les parents, et c'est précisément grâce à ces échanges que naît parfois un nouveau regard à ces questions. Et tout cela, nous devrions l'intégrer encore davantage dans les travaux de notre Assemble. Un collègue qui s'est toujours engagé en ce sens, je tiens à lui rendre hommage aujourd'hui. Il s'agit d'Andreas Jung.
Plus qu'aucun autre, il a façonné notre Assemblée parlementaire franco-allemande. Elle l'a présent démissionné du Bundestag allemand et aussi de notre Assemblée. Mais je tiens à nouveau à lui rendre hommage. Il est parmi nous aujourd'hui. Merci pour tout, cher Andreas. Merci pour tout ce que tu as accompli depuis le début de cette Assemblée. grâce à ton pragmatisme. Et je t'adresse tous mes voeux de succès dans tes nouvelles fonctions, le ministre de la Culture du Bade Wittenberg. Il y a pire.
Et ainsi, nous te souhaitons tous nos voeux de réussite
dans tes nouvelles fonctions. Nous savons que nous devons trouver un successeur à ta fonction et ça sera toujours un plaisir de repenser au travail accompli en commun. Tu resteras lié à la France puisque ce ne sont que 180 kilomètres de frontières entre le bas de Wittenberg à la France. Et je tiens également à remercier les ministres qui sont présents aujourd'hui. Je viens d'aborder le thème de l'éducation, l'apprentissage des langues, l'utilisation des médias par les enfants et les jeunes. Les réseaux sociaux jouent un rôle important. Nous en parlerons aujourd'hui. Des débats ont lieu.
Comment pouvons-nous avoir des véritables débats lorsque ce qui est porte, c'est les trois premières secondes sur TikTok. Donc, je tiens à remercier les deux ministres d'avoir pris le temps d'être avec nous aujourd'hui. Mes chers collègues, en conclusion, je tiens à dire que lors de notre réunion d'aujourd'hui, nous constaterons une fois de plus une chose. La France et l'Allemagne sont différentes. Et c'est une bonne chose. Nous sommes deux pays différents, mais nombre de choses nous unissent. Nous sommes prêts à s'ouvrir l'un à l'autre. Et dans cet esprit, je nous souhaite d'avoir le courage de la compréhension, de s'écouter aussi, d'écouter les autres avis.
Car lorsque quelqu'un a un autre avis que soi, alors non seulement c'est une bonne chose, mais cela fait partie de notre démocratie. C'est ça, la pluralité des opinions. Et donc, il est important que nous ayons un échange avec des arguments, que nous cherchions conjointement des solutions, des solutions qui ne sont pas toujours évidentes. Merci à toutes et à tous pour votre attention. À présent, les deux présidentes ont suffisamment parlé. C'est au tour des députés et aux ministres. Merci à toutes et à tous, aussi à nos collaborateurs et collaboratrices qui ont préparé cette séance plénière. Et merci aussi pour que nous ayons une climatisation ici alors qu'il fait si chaud dehors.
Andreas Jung, s'il le souhaite, peut brièvement prendre la parole. Merci à toutes et à tous. Merci de tout cœur pour cette éloge, pour la coopération. Je suis née dans le sud du pays de Bâques, mais la France a toujours été ma deuxième patrie. J'ai été extrêmement honorée d'être membre de notre Assemblée, qui est unique en son genre. Il n'existe aucun autre pays qui ait réussi à fonder une Assemblée parlementaire comme la nôtre, qui s'inscrit dans l'histoire. C'est vraiment un cadeau. Et je pense que nous ne serons jamais trop l'apprécier. Merci encore pour le travail collégial, amical que nous avons mené à bien ensemble.
Merci pour cet esprit franco-allemand qui n'appartient pas à l'histoire, mais qui reste pertinent pour le futur de nos pays et de l'Union européenne. La présidente a dit que cela, au fond, ce n'est pas uniquement le fruit de traiter franco-allemand. Ce qui est au cœur, c'est l'amitié qui existe entre nos deux pays. Et il est absolument fondamental que les parlementaires de nos deux pays assument ce rôle de rapprochement. Merci encore. Bien évidemment, la métier franco-allemande me tient encore à cœur. Le 21 juin de l'an prochain, nous allons pouvoir fêter la fête de la musique avec de jeunes écoliers. Et je pense que cela permettra de faire des émules pour l'amitié franco-allemande.
Vive le roi, vive l'amitié franco-allemande. Tout dernier mot, chère Brigitte. Alors, je dois vous dire que Sabine Thiel, qui a été ma première coprésidente et qui a participé à la fondation de l'Assemblée, voilà, nous sommes liés par une amitié profonde. Je mentionnerai également Christophe Arène, bien sûr, qui lui également a été coprésident. Merci encore et bonne chance.
Merci beaucoup. Merci à vous. Alors, l'ordre du jour appelle l'élection des membres du bureau et du coprésident du bureau issu donc du Bundestag. Nous allons d'abord procéder à l'élection des membres du bureau. Depuis notre dernière séance qui avait eu lieu le 1er décembre 2025 à Berlin, la composition du bureau a connu quelques changements. Donc, à la suite d'une démission et de remaniement au sein de certains groupes, les membres du bureau nouvellement désignés se présentent aujourd'hui à l'élection. Donc, pour l'Assemblée nationale, le groupe écologique et social a proposé la candidature de Mme Léa Balazs-El Mariki comme titulaire. Et pour le Bundestag, Mme la Présidente.
Et côté allemand, pour le Bundestag,
il y a eu également un changement dans les membres du bureau. Cela concerne le groupe CDU-CSU et le groupe AFD. Pour le groupe CDU-CSU, le candidat qui a été nommé, c'est M. Thomas Gebhardt. Et pour le groupe AFD, ce sont les candidats M. Adam Balten et M. Michael Bloss.
Ainsi que comme titulaire,
M. Sven Vendorf et Mme Diana Zimmer.
Donc, en application de l'article 8, alinéa 3 du règlement, les membres du bureau sont élus solidairement par acclamation. Il n'y a pas d'acclamation ? Acclamation ! Merci, Mme la Ministre ! Donc, les candidats proposés sont donc proclamés membres du bureau. Je leur adresse toutes mes félicitations. Je vous souhaite également
tous mes voeux de réussite et je me fais un plaisir
de travailler avec vous. Nous avons maintenant l'élection du nouveau coprésident du bureau issu du Bundestag. Suite à la démission de M. Andréa Siong, le siège de coprésident du bureau issu du Bundestag est devenu vacant. Et donc, je vais donner la parole à Mme Klockner qui va nous faire part des candidatures pour ce poste. Tout à fait. Côté allemand,
on vient de le dire, nous avons une vacance. C'est Andréa Siong qui est toujours du ministre qui doit être remplacée. Ça fait un an qu'il est ministre au Bas-de-Württemberg et nous proposons la candidature de Yannick Burry.
Alors, de la même façon, notre règlement, donc c'est l'article 9, précise, toujours l'article 8, non, l'article 9, aliné à 2 du règlement, donc les présidents du bureau sont élus toujours par acclamation. Je ne vois pas d'opposition, je n'entends pas vos acclamations. Et donc, Yannick Burry est donc proclamé co-président du bureau. Je vous adresse toutes mes félicitations et mes voeux de succès pour l'exercice de ces fonctions.
Oui, félicitations, chère Yannick. Bravo. À toi. Une minute ? Pas plus. Mais tu peux prendre place aux côtés de Brigitte. Madame la Présidente, chère Brigitte, mes chers collègues, je vous remercie, je vous remercie chaleureusement pour cette élection, je vous remercie de cette confiance que vous avez placée en moi. C'est une fonction que je prendrai très à cœur. En effet, j'ai grandi dans une région frontalière, frontalière de la France, dans le sud de la Bade. C'est là ma région natale. Et donc, la coopération entre la France et l'Allemagne est pour moi depuis toujours une signification émotionnelle, une signification profonde.
Et en particulier dans les temps qui sont les nôtres, on ne peut que mettre en exergue la coopération entre nos deux pays. C'est particulièrement important. pour nous, Allemands, il n'y a aucun des partenaires les plus importants pour la coopération, pour avancer ensemble, pour l'Europe. La coopération avec la France est si importante pour nous. On le voit non pas à l'aune de tous les sujets que nous allons étudier aujourd'hui, mais on le voit aussi par cette assemblée, cette assemblée qui est unique, unique dans le monde. la mission de notre assemblée n'est pas d'être agréable de simplement applaudir. L'objectif de notre assemblée est d'améliorer encore la coopération entre nos deux pays.
La mission de nos assemblées est d'améliorer encore la coopération entre nos deux gouvernements. il s'agit pour nous également d'aborder les sujets critiques et de montrer la voie qui sont bons pour l'avenir de nos pays et l'avenir de l'Europe. Il nous faut travailler ensemble et donc je me fais un plaisir de le faire avec vous et de le faire avec toi chère Brigitte en tant que co-président. C'est un réel plaisir pour moi. Vive la France, vive l'Allemagne et vive l'amitié franco-allemande.
Frau Präsidentin, Madame la Présidente, il y a 80 ans, qui aurait pensé qu'un jour la France et l'Allemagne seraient réunies au sein d'une assemblée parlementaire commune ? Je pense que personne n'aurait parié sur cette assemblée. Aujourd'hui, nous sommes là, nous discutons et nous sommes devenus, je crois pouvoir le dire, depuis notre création en 2019, une véritable assemblée de l'assemblée parlementaire parce qu'au sein de la PFA, on ne fait plus de différence entre qui est allemand, qui est français. Ce sont des hommes et des femmes politiques qui s'expriment pour essayer de faire avancer les projets entre la France et l'Allemagne.
Et pour cela, je voudrais remercier tous ceux qui, depuis les débuts en 2019, ont fait ce que la PFA est là, est aujourd'hui, c'est-à-dire une assemblée dans laquelle nous avons tout à l'heure discuté pas moins de 12 textes plus des amendements et une assemblée, on le voit aussi dans les rangs du public, qui a beaucoup gagné en visibilité et en lisibilité. Pour cela, je voudrais remercier le coprésident qui vient de quitter son siège, cher Andréa Siung.
Et j'aurais aussi, mais tu es un petit peu loin, si tu peux rapprocher jusqu'à ce que j'ai terminé mon petit intervention, un petit cadeau de remerciement à te remettre parce que nous savons tous ton engagement pour l'Europe, pour l'amitié franco-allemande et je sais, en tant que voisine du Bas-de-Vurtenberg, toute l'implication qui est déjà la tienne pour que la coopération franco-allemande dans le domaine du développement de l'apprentissage des langues et aussi de la fête de la musique dans les écoles puisse se développer. Et avant de te remettre le petit cadeau pour m'éviter de reprendre la parole, je voudrais m'adresser à Yannick Boury.
Vraiment, vraiment, je me réjouis avec mes collègues français de travailler avec toi pour que demain, cette Assemblée prenne encore plus de poids et qu'aux côtés des gouvernements, aux côtés des chefs d'État, l'Assemblée parlementaire franco-allemande ait vraiment toute sa place pour développer les relations entre la France et l'Allemagne à un moment, il faut le dire, où elle en a, ou les deux pays en ont bien besoin. Merci, cher Yannick, pour tout le travail que nous allons mener ensemble. Cher Adréas, merci pour tout. Et après, sur d'autres dossiers. Merci beaucoup. Merci beaucoup.
L'ordre du jour appelle l'audition conjointe de deux ministres de nos gouvernements respectifs, madame Marina Ferrari, qui est pour nous ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative, et madame Karine Prine, qui est ministre fédérale de l'Éducation de la Famille, des personnes âgées, de la femme et de la jeunesse. Nous avons donc le plaisir de faire cette audition en présentiel. Les habitués de l'Assemblée parlementaire franco-allemande apprécieront. Et donc, mesdames les ministres, nous vous remercions vraiment infiniment d'avoir accepté d'être présentes ici avec nous aujourd'hui et de répondre aux questions des membres de l'Assemblée parlementaire.
Donc, je vais donner successivement la parole d'abord à madame Marina Ferrari, puis à madame Prienne. et après, nous aurons une séance de questions-réponses. Donc, madame Ferrari, vous avez la parole. Merci beaucoup, madame la présidente. Alors, madame la présidente Kleukner, madame la présidente Braun-Pivet, madame la ministre, ma très chère Karine, madame la présidente du bureau, madame la ministre, chère Brigitte, monsieur le président du bureau, cher Yannick Goury, je vous félicite à mon tour pour cette belle élection.
Permettez-moi d'avoir également une pensée pour Andréa Siung et pour saluer son action également au sein de cette assemblée et j'ai nul doute qu'avec ces nouvelles fonctions, nous serons amenés à devoir collaborer et avoir le plaisir de collaborer encore avec lui. Mesdames et messieurs les parlementaires, je suis très honorée d'être avec vous car, madame la présidente, si c'est la sixième fois pour vous, pour moi, c'est la première fois que j'assiste en tant que membre du gouvernement français à cette assemblée parlementaire franco-allemande, non sans une certaine émotion, d'ailleurs, je dois bien vous le dire, je suis très honorée d'être avec vous aujourd'hui.
Très heureuse également d'être aux côtés de madame la ministre Prine pour échanger sur la coopération franco-allemande au service de la jeunesse et de la société civile. Je me préjouis aujourd'hui
avec ma collègue madame Prine de participer à votre assemblée pour évoquer la coopération franco-allemande au service des jeunes dans nos sociétés civiles franco-allemandes.
C'est très très bon mais c'était normal d'essayer l'exercice. Je voudrais tout d'abord saluer la création de cette assemblée parlementaire en 2019 ainsi que l'engagement des députés dont certains ici sont présents. Je tiens à saluer Sabine Thileil que j'ai aperçue ou le ministre Patrick Hedzel que je vois également en face de moi qui ont rendu cette initiative possible et toutes celles et tous ceux qui y ont participé. Leurs réflexions menées dans le cadre du groupe de travail franco-allemand constitué à l'occasion du 55e anniversaire du traité de l'Elysée ont joué un rôle déterminant dans la mise en place de cette instance unique à l'image de la relation qui unit nos deux pays.
Il y a plus de 60 ans le traité de l'Elysée marquait en effet une étape historique cela a été rappelé en scellant la réconciliation entre la France et l'Allemagne et il reposait sur une conviction forte celle que la jeunesse que nos jeunesses seraient les meilleures garantes d'une paix durable et d'une amitié sincère entre nos deux peuples. Cette Assemblée est désormais une illustration concrète de cette ambition. Les textes que vous examinerez au cours de cette session témoignent d'ailleurs de votre capacité à faire vivre cette coopération au quotidien et à répondre aux préoccupations actuelles de nos concitoyens.
Je pense notamment au débat que vous aurez cet après-midi au sujet du renforcement de la protection des mineurs sur les réseaux sociaux. La coopération franco-allemande sur ce sujet d'actualité est cruciale pour notre jeunesse. Depuis 1963, nos pays coopèrent étroitement pour rapprocher les jeunes, favoriser les rencontres et contribuer à former les citoyens européens de demain. Depuis cette date, l'Office franco-allemand pour la jeunesse a permis à plus de 10 millions de jeunes français et allemands de participer à des échanges scolaires, à des stages, à des missions de volontariat, à des rencontres interculturelles ou à des projets linguistiques. Les exemples concrets ne manquent pas.
Je pense par exemple, j'ai pris un exemple proche du pays d'où je suis originaire, la Savoie. Les exemples concrets ne manquent pas. Je pense aux élèves allemands de la Geverblich-Schule de Weiblingen près de Stuttgart qui, depuis 2006, viennent régulièrement à Ugin, une petite ville de Savoie, dans le cadre d'échanges soutenus par l'OFage. Ces jeunes formés au métier de la mécatronique découvrent ainsi un autre environnement professionnel et culturel tout en développant des compétences précieuses pour leur avenir.
Je veux saluer les secrétaires généraux de l'OFage, Pascal Trimbach que j'ai aperçu et Tobias Buteau et souligner l'attention particulière qu'ils ont et que nous avons pour que chaque jeune, quel que soit son parcours, son origine sociale ou son niveau linguistique, puisse bénéficier pleinement des dispositifs de l'OFage. Merci à vous pour votre travail. Je pense par exemple au volontariat franco-allemand qui permet à des jeunes français et des jeunes allemands de s'engager ensemble dans des projets sociaux, culturels ou environnementaux. Sur ce programme, 45% des participants côté français et 17% des participants côté allemand sont des jeunes en difficulté.
Parce que l'OFage occupe une place centrale dans notre relation bilatérale, je tiens également à saluer l'excellente coopération entre nos deux ministères dans son pilotage. Nos équipes, ma chère Karine, travaillent ensemble en confiance et font ainsi vivre concrètement l'esprit du traité de l'Elysée et du traité d'Aix-la-Chapelle. Mais cette coopération ne s'arrête pas à l'OFage, elle se poursuit également, vous le savez, à travers un autre outil essentiel, que le Fonds citoyen franco-allemand. Créé en 2020, le fonds constitue l'une des avancées les plus significatives de ces dernières années.
Doté de 5 millions d'euros par an, financé à part égale par la France et l'Allemagne, il soutient les initiatives portées par les associations, les collectivités territoriales et les citoyens engagés. C'est une vraie porte sur la société civile. Le succès de ce fonds a d'ailleurs été reconnu dans le rapport de la mission Flash sur la mise en œuvre du traité d'Aix-la-Chapelle, adopté par votre Assemblée en décembre 2025. Depuis la création de ce fonds, ce sont plus de 4000 projets qui ont été soutenus, dont près de la moitié dans des territoires ruraux. Et nombre de projets utilisent le sport comme un moyen pour rapprocher nos deux pays et pour créer des liens durables entre nos jeunes.
Par ailleurs, ce fonds stimule la vie associative dans nos territoires, vous le savez, avec plus de 75% des projets qui sont portés par des associations pour une subvention allouée en moyenne d'un peu plus de 4000 euros. Ces résultats démontrent que la coopération franco-allemande ne se limite pas aux grandes villes ou aux institutions, mais qu'elle se vit bien sur tous nos territoires au cœur de ceci, au plus près de nos concitoyens, ce qui est heureux. En conclusion, mesdames et messieurs les parlementaires, vous le voyez, la coopération franco-allemande en matière de jeunesse est bien vivante et réellement ancrée.
Par vos travaux, par vos échanges, vous jouez un rôle essentiel dans cette dynamique et contribuez à renforcer les liens entre nos deux pays et à transmettre aux générations futures ce bien précieux qu'est l'amitié franco-allemande. Dans un monde en constante évolution, notre jeunesse a bien besoin à la fois d'être accompagnée, mais également d'être préparée aux grands enjeux. Je pense aux enjeux climatiques, je pense aux enjeux démographiques auxquels nos deux pays sont confrontés, je pense aux enjeux numériques, économiques ou géopolitiques.
Et je sais que le travail que nous faisons, que l'OFH, que le Fonds citoyen franco-allemand, sont des repères et je suis convaincue sont des biens précieux pour l'avenir. Aussi, je tiens à vous remercier, Madame la Présidente du Bundestag, d'avoir rappelé nos valeurs communes, démocratie, l'état de droit, car plus que jamais aujourd'hui, nous sommes confrontés malheureusement à des attaques sur ces valeurs essentielles qui nous unissent. Je tiens également à vous remercier, Madame la Présidente Braun-Pivet, d'avoir choisi les mots de Simon Veil, car oui, plus que jamais, notre responsabilité est grande. Je vous remercie.
Merci beaucoup, Madame Ferrari. Je suis enchantée que notre ministre ait pu arriver ce matin de Berlin. Bonjour, Madame Prim. Vous allez parler de thèmes qui sont très importants pour nous, l'emploi, la jeunesse, l'acquisition des langues, l'emploi. et cet après-midi, nous allons parler d'un rapport qui déploie des propositions pour renforcer l'apprentissage de la langue des l'autres auprès de nos écoliers. Voilà, Madame la ministre, vous avez cinq minutes avec un des comptes. Voilà, bon, on pourra peut-être être un peu généreux.
Madame la Présidente, chère Madame Klockner, Madame la Ministre, chère Marina, Madame Klinkert, Monsieur Bory, moi aussi, je vous félicite, mesdames et messieurs les députés, mesdames et messieurs.
Sous-titrage Société Radio-Canada
Oui, mesdames et messieurs, j'aurais souhaité aborder ce matin trois thèmes qui me paraissent fondamentaux, tout d'abord le renforcement des familles, ensuite la transition numérique, puis le rôle des garçons et des hommes. Premièrement, la famille. En Allemagne, et je crois que c'est quelque chose, malheureusement, qui est valable pour le reste des pays de l'OCDE, le taux de natalité n'a jamais été plus bas. De façon générale, il baisse partout. En France, c'est un taux qui se situe largement au-dessus de la moyenne de l'Union européenne. Je suis sûre que vous avez beaucoup à nous apprendre dans ce domaine.
Et moi, ce que j'aimerais bien, c'est que les Allemands aient envie d'avoir des enfants, que nous ayons une culture favorable à la famille, ce qui n'est pas toujours le cas. Pour moi, la politique familiale est une politique qui est au service de la stabilité sociale. C'est également un facteur important sur le plan économique. C'est la raison pour laquelle nous pensons que le renforcement des familles est une priorité, même en période de restriction budgétaire. Nous souhaitons donc déployer une combinaison d'investissements, de modernisations, investir dans le développement des structures d'accueil des enfants.
Mais parallèlement, nous souhaitons améliorer la qualité et la fiabilité de ces services en mettant l'accent sur les allocations parentales, familiales, en réformant l'aide à l'enfance et à la jeunesse et en veillant à ce que les aidants puissent avoir un meilleur équilibre entre leur vie et les soins qu'ils prodiguent à leurs proches. Maintenant, le numérique et la protection des mineurs dans les médias. L'espace numérique, c'est un lieu central de notre vie publique. En France, on veut interdire les réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, ce qui est un signal politique très clair.
En Allemagne, j'ai mis en place une commission d'experts indépendants qui va se réunir mercredi pour faire des recommandations concrètes en matière de protection des enfants et des jeunes. Et dans le cadre des échanges franco-allemands et à l'échelle de l'Union européenne, nous souhaitons travailler à des solutions qui nous permettront de concilier durablement protection, autonomisation et participation. Troisième thème très important, les garçons et les jeunes hommes. Dans l'espace numérique, les jeunes hommes sont particulièrement vulnérables au discours qui les cible en leur apportant des réponses simplistes. Mais je pense qu'ils ne cherchent pas tous forcément des repères.
Il existe une sorte de grand centre qui ne se positionne pas de façon très claire, ni pour, ni contre le féminisme. Mais je pense que si nous voulons vraiment atteindre ces hommes, il faut nous adresser à eux. C'est une mission démocratique essentielle. Nous devons ouvrir aux jeunes hommes des espèces d'orientation, d'engagement et de participation sociale constructive. Mesdames et messieurs, je pense que toutes ces questions ne sont pas uniquement des questions franco-allemandes. Ce ne sont pas des défis que nous sommes le seul à avoir élevés. Ce sont des défis européens et des défis pour les pays membres de l'OCDE. Cela montre que l'échange franco-allemand n'a jamais été aussi important.
Et avec ma collègue, nous en avons parlé, je suis enchantée de prendre la parole aujourd'hui devant vous pour essayer de trouver des réponses à des questions telles que comment mettre en place une politique familiale moderne, avoir la transition numérique et assurer la cohésion sociale. Je tiens à dire quelques mots sur l'office franco-allemand pour la jeunesse.
Avant l'office franco-allemand pour la jeunesse, il en compte parfaitement la nature même de notre partenariat, la rencontre, la confiance, la construction commune. Car en fin de compte, ce sont les hommes et les femmes qui portent notre amitié. Les Allemands et les Français, jeunes et moins jeunes, qui se rencontrent, apprennent les uns des autres et construisent ensemble. À une époque où les valeurs démocratiques sont mises à rude épreuve partout dans le monde, cette agence revêt précisément une valeur inestimable. Merci beaucoup. Merci beaucoup Madame la Ministre et bravo pour la ponctualité légendaire que vous exprimez. Nous allons aborder maintenant notre séance de questions-réponses.
Chaque groupe, comme vous le savez, dispose d'un temps de parole pendant lequel il peut poser une ou deux questions, auxquelles une ministre ou les deux ministres répondront. Le bureau a réparti le temps de parole entre les groupes selon les modalités suivantes. Les groupes comptant dix membres ou plus disposent d'une durée de sept minutes. Et les groupes comptant de trois à neuf membres disposent d'une durée de cinq minutes. Les groupes comptant un ou deux membres disposent d'une durée de trois minutes. Chaque groupe peut désigner jusqu'à deux orateurs. Comme il est d'usage, vous le savez, le temps de parole imparti inclut les questions et les réponses.
Et donc je remercie chaque orateur de bien vouloir indiquer au début de sa question si celle-ci s'adresse à Madame Ferrari et à Madame Prienne ou aux deux ministres. Je donnerai, comme d'habitude, la parole aux orateurs français et Madame Klockner aux orateurs allemands. Voilà. Et donc, c'est Madame Klockner qui commence.
Exactement. C'est ainsi que nous allons procéder. Merci beaucoup pour ces explications. Pour le Bundestag allemand, le groupe CDU-CSU, la parole est à Johannes Wigelmann. Je vous en prie, cher député. Mesdames les Présidentes, Mesdames les Ministres, je vais immédiatement rebondir sur vos propos liminaires, Madame la Ministre Prine. Aujourd'hui, vous avez abordé la commission d'experts qui présenterait un rapport sur le monde numérique et les jeunes. Pourquoi, selon vous, cette approche présente un avantage et comment ces recommandations de la commission allemande pourront être abordées au niveau européen et pourront aussi être mis en œuvre ?
Et puis, une deuxième question à vous deux, Mesdames les Ministres. Madame la Ministre Prine, dans vos propos liminaires, vous avez abordé en particulier la situation des jeunes hommes. Dans quelle mesure y a-t-il ici l'occasion de développer des stratégies avec le partenaire français ? Et une question à vous, Madame la Ministre Ferrari, quelle est la situation en France ? Quel est le point de vue sur cette question et comment pouvons-nous travailler ensemble là-dessus ?
Oui, Monsieur le député, bien évidemment, je vais répondre.
Dès le départ, notre démarche a été celle d'une stratégie globale à tous les échelons,
qui inclut l'échelon européen.
Nous pensons que les jeunes, aujourd'hui, vivent dans un monde numérique et nous ne pouvons pas revenir en arrière, nous ne le voulons pas non plus. Mais il nous importe que les enfants et que les jeunes puissent grandir sainement dans ce monde. En Allemagne, pays fédéral, nous devons intervenir à plusieurs niveaux et impliquer la société civile ainsi que les parents, les enseignants et les autres éducateurs. Quant à la réglementation et à l'encadrement des plateformes, à la régulation, c'est un point qui est traité par l'Union européenne et je me félicite des initiatives qui ont été prises, notamment en France, dans le cadre du G7 et dans le cadre du Conseil de ministre de Bruxelles.
Je pense qu'il faut agir en commun, c'est absolument essentiel. Nous avons dans notre commission 18 experts, ce sont des scientifiques, des praticiens chargés de présenter leurs recommandations cette semaine. Il y aura une cinquantaine de recommandations qui seront publiées, protection, autonomisation, interdiction. Mais moi, je pense que l'interdiction ne peut pas à elle seule tout résoudre.
Nous avons besoin de mieux former les enseignants, les parents et les jeunes afin qu'ils puissent, au fur et à mesure qu'ils grandissent, participer à cet univers numérique, participer également sur le plan politique, apprécier, bien fonder l'exactitude des informations qu'ils trouvent sur les réseaux, les médias ou autres. Comme je vous le disais, nous aurons ces recommandations mercredi.
Quant aux jeunes hommes ou jeunes garçons dans le monde entier, chez nous également, là je pense également surtout au Royaume-Uni, aux Etats-Unis, nous constatons que ce sont surtout les garçons qui sont à la traîne sur le plan scolaire, que leur santé mentale n'est pas au mieux, qu'ils cherchent des orientations. Et je crois, et ça je le dis à titre de... Enfin, dans mes fonctions de ministre, je pense que si nous voulons réussir, il faut que les opportunités proposées aux garçons et aux filles soient exploitées le mieux possible.
Bien, monsieur le député Wengelmann, merci pour cette question qui a trait à la protection des mineurs dans l'espace numérique. D'abord, pour vous dire que nous travaillons sur ce sujet depuis de nombreuses années. Dès 2024, un rapport d'experts a été remis au président de la République sur le sujet, qui a fait plusieurs préconisations, dont notamment l'interdiction des écrans et en particulier des réseaux sociaux aux mineurs de moins de 15 ans, texte d'ailleurs sur lequel nous sommes en train de travailler.
Comme vous le savez, sous la présidence française de l'Union européenne, de nombreux textes de régulation du numérique ont été mis en œuvre, je pense notamment au DSA, Digital Services Act, qui a été transposé en droit français par une loi, la loi qui s'appelle sécuriser et réguler l'espace numérique, que nous avons adopté, madame la présidente, à l'Assemblée nationale. Et dans le cadre de cette transposition, plusieurs dispositions législatives ont été prises pour davantage protéger nos mineurs.
Je pense notamment au renforcement de sanctions pour le harcèlement en ligne, puisque vous savez que le harcèlement en ligne est un véritable fléau pour notre jeunesse et conduit malheureusement à des drames que nous avons vécu avec des enfants qui en arrivent à se suicider parce que victimes de harcèlement, ou également des dispositifs législatifs, des dispositions législatives, pardon, pour prévenir l'exposition à la pornographie en ligne, sujet également très important. Donc, comme je vous le disais, plusieurs textes, un texte a été adopté d'ailleurs à l'Assemblée nationale de la députée Miller, qui d'ailleurs maintenant va être... Oui, il a été vu au Sénat.
Oui, il a été vu au Sénat également. Merci, madame la présidente. Donc, nous avançons sur ce sujet de l'interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans et également de l'interdiction du téléphone portable au lycée. C'est déjà le cas au collège aujourd'hui en France. C'est à la fois une question de santé publique, mais aussi de santé mentale pour protéger nos jeunes. Toutefois, il ne faut pas nier que nous évoluons dans un univers numérique. Donc, l'idée n'est pas non plus de couper les jeunes du numérique, mais bien de leur apprendre à, j'ai envie de dire, utiliser d'une manière saine cet outil qui est indispensable aujourd'hui dans nos vies.
Donc, nous développons plusieurs politiques d'éducation, comme l'a évoqué d'ailleurs la ministre Prine, à la fois à destination des parents, ce qui est sans doute, j'ai envie de dire, la sphère familiale la plus difficile aujourd'hui à pénétrer, avec différents dispositifs. Je pense par exemple à des portails comme Parents Parlons Numériques, dans lesquels nous allons sensibiliser les parents. Nous travaillons également à l'éducation des enfants en milieu scolaire, avec des cours aujourd'hui. D'ailleurs, le Premier ministre a annoncé tout dernièrement, vous l'avez vu, qu'il y aurait désormais au collège des cours sur l'intelligence artificielle.
Je crois que c'est important, à un moment où aussi nous subissons une forme de désinformation, pour apprendre aussi à nos jeunes à mieux appréhender ces éléments. Et puis, vous parlez de la sensibilisation, pour les jeunes hommes en particulier. Alors, en France, nous n'avons pas une sensibilisation en fonction du genre, bien que nous soyons aujourd'hui, comme dans de nombreux pays, soucieux d'une montée du masculinisme que nous voyons arriver sur les réseaux, avec des comportements qui peuvent être parfois liés également, on le sait aujourd'hui, et nous le suivons de près, à des milieux terroristes.
Donc, bien sûr, nous avons une vigilance toute particulière, mais nous ne menons pas aujourd'hui une sensibilisation en fonction du genre homme ou femme, car nous pensons que c'est bien toute notre jeunesse qui est exposée à un risque aujourd'hui. Je vous remercie. Merci. Merci beaucoup, Madame la Ministre. La parole est à présent à Diana Zimmer
pour le groupe AFD, le Bundestag allemand. Je vous en prie. Merci, Madame la Présidente. Madame la Présidente, Mesdames les Ministres, mes questions sont destinées à la ministre Prine. Ma question, Madame la Ministre, la CDU évoque des limites d'âge pour les réseaux sociaux en mettant en avant les risques algorithmiques, les risques d'accoutumance ? Pourquoi les jeunes devraient-ils se voir imposer des limites d'âge alors que les mêmes mécanismes touchent également des millions d'adultes ? Comment justifiez-vous qu'il s'agit de protection des jeunes et non pas d'une place toujours plus importante de l'État ?
Et puis, vous avez dit qu'il s'agissait de protéger les jeunes des risques de contenus islamistes, pornographiques ou invitants au suicide, plutôt que de réguler davantage les réseaux sociaux dans le sens de votre partenaire de coalition SPD ? Oui ? J'y vais ? Je me lance ?
Merci, Madame Zimmer. Simon, les enfants et les jeunes, on le voit dans l'espace numérique,
mais on le voit également dans d'autres domaines, doivent plus être protégés que les adultes. C'est la société qui en a décidé. C'est également pour les stupéfiants, l'alcool, l'accès à des médias. Et ça fait des décennies que nous faisons et ça a très bien marché. Nous avons dans notre droit des réglementations qui protègent les enfants, dans le droit allemand, dans le droit européen, avec des mécanismes. Alors, est-ce que nous devons protéger les jeunes et les enfants ? Évidemment, la question ne se pose pas. C'est quelque chose que nous avons ancré dans notre législation. Et d'ailleurs, si on prend notre Constitution, elle le mentionne également.
Est-ce que l'État allemand, est-ce que d'autres États européens s'acquittent de cette mission ? Alors, Madame, ce que je peux vous dire, c'est que les préconisations de la Commission, qui ont été rendues en avril, disent que nous avons failli à notre mission. Il faut donc prendre des mesures pertinentes et appropriées. Plusieurs propositions ont été faites par les politiques. Et là, je vous renvoie aux propositions qui seront faites mercredi par la Commission d'experts, qui nous permettra au gouvernement de proposer une stratégie globale, inspirée également de nos voisins européens.
Alors, chère Marina, ce serait tout de même pas mal, effectivement, qu'on puisse prendre une initiative commune pour aller dans ce sens. Et tout cela aura des conséquences très larges pour notre législation et également pour les ministères de l'Éducation en Allemagne qui ont participé aux travaux de cette commission. cela permettra de beaucoup mieux se former aux médias, ce qui, évidemment, intéresse les jeunes, les enfants, les parents et les enseignants. Il faudra avoir un discours adapté aux enfants. Alors, Madame Zimmer, je me récapitule.
Oui, à la protection des enfants et des jeunes par rapport aux médias numériques, mais le problème, c'est que nous ne mettons pas suffisamment en oeuvre nos réglementations. Nous avons donc failli, je le répète. Merci beaucoup, Madame la Ministre. Je me permets donc une autre question. Si, par exemple, nos adolescents de 16 ans qui, dans certains contextes, ont déjà le droit de vote, comment est-ce qu'on justifie qu'ils doivent être particulièrement protégés et qu'ils ne sont pas adaptés, ne sont pas aptes à agir sur les réseaux sociaux ? Est-ce qu'il n'y a pas un problème de question d'autonomie ici ?
Oui, Madame Zimmer, vous parlez de la protection
qui doit être adaptée à l'âge. Il va de soi qu'on ne doit pas traiter quelqu'un qui a 16 ans de la même façon qu'un enfant qui a 6 ans ou qu'un autre qui a 3 ans. Dans ce débat, ce qu'il faut, c'est savoir différencier en fonction des contenus, de l'âge
et en fonction de la vulnérabilité des différents groupes.
J'ai parlé de la pornographie. Il y a également les discours masculinistes, misogynes, qui traînent sur les réseaux. Il faudra donc adapter les mesures que nous prendrons. Mais là où je vous rejoins, bien évidemment, c'est que quelqu'un qui a 16 ans ne doit pas être traité de la même façon que quelqu'un qui a 6 ans. D'autres questions ? Nous allons discuter d'un projet de délibération sur cette question. Et je cite, il s'agit d'une action coordonnée contre les campagnes de manipulation, en particulier les actions qui menacent les valeurs de l'Union européenne. Comment définissez-vous ces valeurs ? Comment clarifiez-vous les choses ?
N'y a-t-il pas le risque qu'il y ait une menace contre les positions qui sont sceptiques vis-à-vis du lieu plutôt que de se défendre des ingérences venues de pays tiers ?
Madame la députée, oui, évidemment.
La liberté d'opinion doit être garantie sur les réseaux, ainsi que la pluralité des opinions, ainsi d'ailleurs que les points durs ou sceptiques. Mais il ne faut pas confondre avec des attaques d'États étrangers notamment, qui cherchent à déstabiliser nos États et nos démocraties libérales. À mon sens, on peut parfaitement distinguer et évidemment respecter la Constitution. Merci beaucoup. Et qui protège les citoyens et les familles de la part de désinformation venant d'institutions étatiques, je pense à la pandémie, aux questions de migration, la transparence vis-à-vis du terrorisme, etc. Alors, je pense que ce n'est pas nécessairement contradictoire.
Nous sommes un État de droit et nos tribunaux, nos institutions sont garants de la liberté d'expression. Donc pour moi, il n'y a pas de contradiction.
Merci beaucoup. La parole est à présent à M. Michel Guignot pour le Rassemblement national.
Merci, Mme la Présidente. Mesdames les Ministres, mesdames et messieurs. Les jeunesses allemandes et françaises semblent parfois lassées de leur propre pays. En France, un sondage de janvier 2026 établit qu'un diplômé sur dix quitte le pays et plus de la moitié des jeunes français veulent quitter la France et tenter l'aventure à l'étranger. En Allemagne, un sondage paru dans le Courrier international en mai dernier indique qu'un jeune allemand sur cinq envisage de quitter son pays essentiellement à cause d'un sentiment de déclassement.
Des deux côtés du Rhin, les moyens alloués à la gestion de l'immigration massive et aux étrangers pénalisent les financements des organisations de jeunesse, la qualité des enseignements auxquels ils peuvent prétendre en restant sur place et surtout viennent détériorer le marché du travail. Comment justifier que le pays qui a été construit par nos aïeux pour lesquels nos parents se sont battus et pour lesquels nous avons travaillé privilégie souvent la jeunesse étrangère face à nos enfants ? Comment nos deux pays qui partagent une géographie et un passé commun peuvent proposer un avenir qui s'inscrit sans notre jeunesse ? Mesdames les ministres, ma question est simple.
Quels sont les moyens que nos deux pays peuvent mettre en place ou mieux mettre en place pour motiver notre jeunesse à rester sur notre territoire ? Comment rendre plus attractifs nos pays pour notre jeunesse, nos jeunesses et comment inciter nos jeunesses à construire un avenir dans leur propre pays ? Merci.
Alors laquelle commence ? Madame Ferrari ? Je veux bien, Madame la Présidente. Je vous remercie. Alors, Monsieur le député Guinault, vous avez raison de poser les chiffres. En tout cas, ils sont parlants. Le fait qu'effectivement, un diplômé sur dix quitte la France et un jeune Allemand sur cinq souhaitent également partir. Alors, vous liez cela à l'immigration massive. Bon, là-dessus, nous ne serons pas d'accord. Là où vous voyez des jeunes étudiants étrangers venir étudier dans nos pays comme un danger, moi, j'y vois un enrichissement. Vous savez, je viens d'une famille d'immigrés, franco-italo-autrichiennes.
Voilà, et je pense que c'est un enrichissement que d'avoir aujourd'hui des jeunes qui peuvent venir étudier en France. Je laisserai ma collègue allemande s'exprimer en ce qui concerne son pays. Alors ensuite, nous mettons des moyens, bien évidemment, à destination de la jeunesse française, tant pour aider nos jeunes dans les études. Vous le savez, nous avons notamment renforcé les bourses universitaires. Nous avons rendu, d'ailleurs, ça a fait l'objet de beaucoup de débats à l'Assemblée nationale, le repas étudiant accessible à tous, etc., etc. Donc plusieurs dispositifs ont été mis en œuvre.
En matière de coopération, et ce qui est l'objet aujourd'hui de notre débat, et je crois que c'est important de le rappeler, il est important que nous maintenions la possibilité pour les jeunes Français et les jeunes Allemands de pouvoir étudier respectivement en Allemagne pour les jeunes Français ou en France pour les jeunes Allemands. Je crois que c'est très important aussi pour continuer à avoir cette culture commune qui unit nos deux pays et qui est très importante, notamment au sein de l'Union européenne.
Donc bien évidemment, c'est le travail que nous faisons avec l'OFage, qui nous occupe particulièrement aujourd'hui, vous le savez, et puis également, en dehors du cadre d'enseignement et des coopérations que nous pouvons avoir en matière notamment universitaire, c'est ce que nous faisons en matière d'engagement de notre jeunesse. Et là aussi, c'est très important.
Vous savez qu'au sein du portefeuille que j'ai l'honneur aujourd'hui de gérer, il y a tout ce qui concerne le service civique et le volontariat de ce fait franco-allemand, qui sont des dispositifs qui sont très importants aujourd'hui, puisqu'ils permettent à des jeunes qui parfois n'ont pas de diplôme de pouvoir justement trouver leur voie également dans le cadre de la coopération franco-allemande.
Donc nous mettons des moyens en œuvre pour ce faire, vous le savez, et je crois qu'il est important que nous obtenions le soutien, puisque je m'exprime aujourd'hui devant une assemblée de parlementaires, le soutien des parlementaires pour continuer à aider ces politiques publiques qui sont essentielles. Oui, M. le député, chers collègues,
C'est pourtant un acquis, une chance que les jeunes puissent se former, puissent se déplacer partout en Europe, que nos jeunes dans un monde mondialisé utilisent cette chance d'étudier à l'étranger, de travailler à l'étranger, aussi de se former professionnellement à l'étranger. En Europe, on dépense beaucoup d'argent pour donner cette possibilité à nos jeunes. Et donc, par conséquent, pour moi, ce n'est pas négatif. Mais d'autre part, vous évoquez à juste titre que l'objectif de l'égalité des chances pour les élèves, pour les jeunes hommes dans nos deux pays, c'est un objectif important. Et c'est un objectif que nous devons poursuivre.
Il est clair qu'en tout cas, en Allemagne, où nous avons beaucoup de pays qui viennent d'autres pays, qui sont venus dans notre pays au cours des dernières années, nous travaillons dur pour créer les conditions pour tous les élèves, les élèves issus de l'immigration, mais aussi pour les élèves qui vivent en Allemagne depuis plusieurs générations. Donc, d'améliorer les conditions pour tous les élèves. Un point important en Allemagne, c'est que nous voulons soutenir, dans le cadre d'un programme d'égalité des chances, les écoles qui en ont particulièrement besoin. C'est une étape supplémentaire. Nous sommes un petit peu en retard sur la France.
Il y a un droit à être scolarisé toute la journée. Cela commencera uniquement en fin d'année. Je pense aussi à la qualité de nos prises en charge des jeunes enfants que nous allons renforcer, notamment pour l'apprentissage de la langue. Différentes mesures seront prises à cet égard. Et donc, notre objectif, c'est vraiment de créer les conditions cadres pour tous les enfants en Europe, tous les enfants qui vivent en Allemagne, de les améliorer ces conditions. Je vous remercie.
Monsieur le député, est-ce que vous souhaitez poser une question ?
Merci, madame la présidente. Oui, je veux un tout petit mot. Oui, vous avez résumé mon propos, qui n'était pas du tout orienté en ce sens-là, puisqu'en fait, vous parlez surtout des études. Moi, je parle de la construction de l'avenir de nos jeunes, qui se fait justement après les études. Et c'est ça qui s'en pose les problèmes, parce que si nos jeunes souhaitent quitter leur propre pays, nous pensons qu'il est souhaitable que les échanges entre la jeunesse française et la jeunesse allemande soient encore plus présents et encore plus efficaces. Mais il ne s'agit pas de ça, il ne s'agit pas de ce problème-là.
C'est nos jeunes qui quittent, en tout cas qui souhaitent quitter, parce qu'ils ont vraiment un sentiment de déclassement et un sentiment de retrait par rapport à nous. Merci, monsieur le député.
Merci, madame la ministre Ferrari. Alors, en dix secondes et en toute objectivité, beaucoup reviennent en ce moment, notamment dans les domaines du numérique et de l'intelligence artificielle. Et je crois qu'un peu d'honnêteté intellectuelle ne nuirait pas. Merci. Merci. Merci.
Merci.
Merci. Merci. Merci beaucoup.
Vous aurez le temps pour des entretiens bilatéraux. Nous allons donc poursuivre. Le groupe parlementaire SPD a 7 minutes à sa disposition. 4 minutes pour Joséphine Hörtler, qui est vice-présidente du Bundestag, et Mayer Wallstein. Merci, madame. Nous verrons comment nous allons nous répartir le temps de parole. Merci aux deux ministres de nous permettre de poser des questions. Les compétences linguistiques, d'abord, un facteur décisif pour les carrières, pour la réussite de l'emploi, mais également pour les relations franco-allemandes. Et dans la région frontalière, il est vrai qu'il y a une baisse des compétences linguistiques.
Je pense que nous avons besoin d'une initiative franco-allemande pour favoriser l'apprentissage de la langue du partenaire. Quant aux enfants des familles défavorisées, nous avons décidé de les aider de façon ciblée. Ensuite, les congés de paternité, 28 jours pour les hommes. Il faudrait pouvoir généraliser ce système. Nous n'avons pas ce type de dispositif. Donc, madame la ministre, madame Ferrari, quelle est votre expérience en matière de conciliation, d'égalité hommes-femmes et d'impact sur l'économie ? Et madame Prin, est-ce que vous pourriez peut-être nous dire quelles sont les conclusions que vous pourriez en tirer pour l'Allemagne ?
Par ailleurs, en France, il y a une loi sur la parité qui existe depuis extrêmement longtemps pour favoriser la participation des femmes à la vie politique. Madame Prin, qu'en pensez-vous et quelles sont les mesures dont nous aurions besoin en Allemagne pour faciliter l'accès des femmes aux responsabilités politiques ? Merci.
Madame la députée, madame la vice-présidente, Merci pour cette question. Alors, sur les compétences linguistiques, très rapidement, vous avez raison et nous accusons un retard en France, il faut le dire, puisque si on compare les chiffres entre 1970 et la période actuelle, on voit un net recul de l'apprentissage, notamment de l'allemand en France, donc avec effectivement l'impérieuse nécessité, j'ai envie de dire, de remobiliser les jeunes français.
Alors d'abord, cela passe bien évidemment par l'enseignement, par nos enseignants qui doivent être davantage sollicités sur l'apprentissage de l'allemand et également sur le fait que nous devions à nouveau solliciter nos jeunes français pour qu'ils apprennent l'allemand. Nous avons le même problème avec un autre pays frontalier qui est l'Italie, donc preuve qu'aujourd'hui, on a peut-être moins d'appétence pour les langues étrangères en France et donc une difficulté que nous devons résoudre, mais c'est effectivement très important.
Sur la conciliation entre l'égalité hommes-femmes en France, c'est vrai que nous avons adopté plusieurs lois sur la parité, encore assez récemment d'ailleurs, dans le champ du sport par exemple. En 2022, nous avons adopté une nouvelle loi visant à l'égalité hommes-femmes et à la parité au sein des fédérations sportives, dans les exécutifs. Mais force est de constater que malgré ces différents textes, nous n'avons pas encore atteint la parité. Nous avons voté tout dernièrement à l'Assemblée nationale, Madame la Présidente, un texte sur la parité dans les exécutifs, dans les communes françaises, qui n'était pas encore le cas pour les communes de petite taille.
Mais c'est vrai que nous avons encore à progresser. Aujourd'hui, il y a des écarts de rémunération qui sont encore importants entre les hommes et les femmes en France à un niveau équivalent. Et donc c'est vrai que c'est préjudiciable aussi pour l'économie française. Donc nous continuons sans cesse à œuvrer pour assurer cette égalité hommes-femmes. Voilà. Et donc différents dispositifs législatifs, mais aussi au quotidien, j'ai envie de dire comme une piqûre de rappel que nous devons faire sans cesse pour assurer les dispositions.
Et puis également des congés paternité qui ont été mis en œuvre ou des congés de parentalité qui ont été votés également, afin qu'aujourd'hui, les femmes aient aussi tout le loisir de poursuivre une activité professionnelle, même en temps de grossesse. Je vous remercie. Merci beaucoup, Mme Prynne. Peut-être pour compléter. Merci beaucoup, Mme la Présidente.
Chère Mme vice-présidente du Bundestag, chère Mme Othliab, vous le savez, à l'échelle fédérale, dans le cadre des activités de l'OFage, par exemple, aussi dans le cadre des volontariats internationaux ou dans le cadre d'autres instruments, nous pouvons avoir un effet, une action directe et nous soutenons les échanges de jeunes qui contribuent à l'apprentissage de la langue du partenaire. Autrement, la mise en œuvre de la stratégie d'apprentissage de la langue, eh bien, c'est une mission qui revient aux Länder. En Allemagne, il y a des Landes qui s'en sortent très, très bien. Je crois que votre Land d'origine, la SAR, fait vraiment figure d'exemple.
Je peux dire, en égalité d'ancienne ministre de l'enseignement au Schleswig-Holstein, le DELF, par exemple, le certificat DELF a pu être mis en œuvre dans les écoles et je pense pouvoir dire que Eurasmus Plus est vraiment un succès parce que Eurasmus Plus, ça permet non seulement les échanges entre les élèves, entre les étudiantes, les étudiants, mais aussi, cela permet les échanges des enseignantes et des enseignants. Et également, les personnes dans les métiers de l'éducation, ces échanges sont vraiment très importants et font la différence.
Et au niveau européen, je pense que Eurasmus Plus, il faut vraiment se serrer les coudes et nous engager pour ce projet, qu'il y ait suffisamment de fonds développés pour ce projet. La réforme de l'allocation parentale, là, nous sommes tout à fait d'accord, Madame Hortelèbe, même malgré les difficultés budgétaires, nous devons nous engager pour renforcer cette allocation parentale, nous devons réussir à mettre en place une réforme en la matière qui est plus simple, plus numérique, qui permet plus d'adéquation pour les couples, ça, cela me tient à cœur.
Et puis, il convient aussi de renforcer l'attractivité de cette allocation parentale, aussi, par exemple, pour que les femmes qui travaillent dans des métiers indépendants puissent davantage profiter de cette allocation. Par ailleurs, nous nous tournons toujours avec beaucoup, nous sommes très impressionnés quand on voit ce qui se fait en France, il y a une prise en charge des jeunes enfants qui fonctionnent vraiment bien. En Allemagne, la situation est un peu plus difficile, même si les choses vont dans le bon sens. La parité.
Moi, je suis vraiment pour la parité, vous le savez, mais je suis aussi en faveur d'une loi électorale juste et équitable, et il faut déjà nous assurer que celles et ceux qui sont élus directement dans les circonscriptions entre Bundestag. Merci beaucoup. Dix secondes. Est-ce que vous voulez-vous dire ?
Je ne crois pas que dix secondes suffisent, mais Madame la Ministre Ferrari, vous avez évoqué l'importance de la santé mentale des jeunes dans le monde numérique. Des propositions attrayantes peuvent aider à ramener les jeunes vers le monde analogique du sport. Quelles initiatives franco-alemande existent et lesquelles sont encore nécessaires ? Mais dix secondes, je ne sais pas. Alors, en dix secondes, mais nous nous verrons après, parce que nous avons beaucoup à faire. Il y avait beaucoup de coopération au moment des Jeux olympiques pour la préparation des Jeux olympiques de Paris en matière sportive. Force est de constater que nous avons un peu réduit la voilure entre nos deux pays.
Et donc, je proposerais volontiers à mon homologue que nous relancions les choses davantage sur la coopération sportive, en préparation notamment des Jeux olympiques dans les Alpes françaises en 2030. Et puis, je sais que, de votre côté, l'Allemagne porte également des candidatures aux Jeux. Donc, je pense que c'est important que nous continuions à avoir une collaboration sportive très forte. J'ai dépassé les dix secondes. Oui, mais c'était quand même assez... C'était très bien. Merci à vous. On va passer maintenant la parole à madame Constance Legrippe pour le groupe Ensemble pour la République. Merci, mesdames les Présidentes, mesdames les Ministres, mes chers collègues.
La relation franco-allemande qui est à chérir, à cultiver, à préserver, à enrichir de manière permanente, passe bien sûr par la relation entre nos deux jeunesses. C'est à l'occasion du dernier Conseil des ministres franco-allemands qui s'était tenu à Toulon en août 2025, avait d'ailleurs été évoqué la nécessité de développer, de créer des cultures communes
pour renforcer le sentiment d'appartenance européenne.
Et c'est bien sûr par nos deux jeunesses que nous devons, je pense, réaliser, de la manière la plus féconde, la plus utile possible, cette ambition essentielle. Alors, depuis des décennies, nous avons beaucoup investi dans la mobilité étudiante,
dans l'apprentissage des langues, dans la réalisation de projets à travers des rencontres, des échanges divers et variés entre nos deux jeunesses, notamment grâce à tous les dispositifs mis en place par l'OFage, dont je salue les responsables, et auprès duquel, d'ailleurs, a été ancré le fonds citoyen franco-allemand. J'en profite pour évoquer rapidement les quelques fragilités de subventionnement de plusieurs partenaires de l'OFage qui pourraient éventuellement subvenir. Mais ma question porte auprès des deux ministres en charge de la jeunesse,
plus particulièrement sur le dispositif du volontariat franco-allemand, qui occupe une place particulière dans tous les programmes développés par l'OFage.
Ce volontariat franco-allemand permet à des jeunes Français et des jeunes Allemands de s'engager pendant plusieurs mois, voire un an, dans le pays ami, au sein d'une école, d'une université, d'une association, d'une collectivité ou encore une structure culturelle. Et donc, il me semble là qu'il y a un instrument particulièrement intéressant
d'immersion et d'engagement réel pour le rapprochement et la meilleure connaissance mutuelle de nos deux pays. Alors, je voulais demander à mesdames les ministres quel bilan
elle tire aujourd'hui de ce volontariat franco-allemand. Comment renforcer encore sa visibilité et son attractivité auprès des jeunes de nos deux pays ? Quelle perspective pouvez-vous envisager pour développer encore ce dispositif de volontariat franco-allemand ? Je vous remercie.
Merci beaucoup, madame la députée. Mesdames les ministres, dans quel ordre souhaitez-vous répondre ? Madame Ferrari ? Allez. D'accord. Bon, je commence. Madame la députée, merci pour cette question qui est effectivement très importante. Aujourd'hui, le volontariat franco-allemand est bien évidemment au cœur des politiques qui sont conduites par l'OFage et c'est extrêmement important.
C'est le pendant du service civique transposé à la coopération franco-allemande, donc ce qui permet à des jeunes français d'aller faire des missions en Allemagne, très souvent dans le champ de l'éducation d'ailleurs, avec tout dernièrement une modification qui a été faite pour favoriser aussi la mobilité des jeunes français puisque vous le savez, partir entre 10 mois à 12 mois, ça peut paraître parfois un peu anxiogène pour les jeunes. Donc on a permis de baisser à 6 mois justement cette mobilité pour permettre à davantage de jeunes d'avoir envie d'aller vivre une expérience en Allemagne sur 6 mois. Pour l'avenir, il y a...
Alors peut-être en lien avec ce que nous faisons en France sur l'évolution du service civique, vous savez que nous avons souhaité faire en sorte que le service civique accompagne mieux les jeunes sur les notions de résilience de la nation face aux risques protéiformes auxquels nous sommes confrontés. Je pense notamment en ce qui concerne l'évolution, l'adaptation au réchauffement climatique, je pense à la guerre informationnelle, etc.
Et donc je pense que nous avons aussi peut-être, par rapport au débat que nous avons eu juste avant, des choses à mettre en oeuvre pour travailler davantage cette thématique de manière bilatérale, afin qu'il y ait aussi une culture de l'appréhension de la résilience de la nation et de la résilience de notre jeunesse face à ces thématiques qui sont aujourd'hui des grands défis auxquels sont confrontés nos jeunesses. Merci beaucoup, Mme la ministre. Mme Prynne. Mme la députée, je peux tout à fait rebondir sur vos propos. La résilience ou la preparedness,
quand on en parle dans le contexte européen, ce que nous voyons actuellement avec les menaces hybrides, mais aussi avec les catastrophes naturelles, les situations climatiques que nous voyons, même ici à Paris. Eh bien, dans ce contexte, le volontariat, M. le député, les services civiques, c'est une voie importante pour faciliter, encourager les compréhensions communes entre nos différents pays, aussi dans un contexte historique. Et par conséquent, ce domaine-là est particulièrement important, et notamment dans le cadre de l'offage, mais aussi, de manière générale, en Allemagne, nous allons nettement renforcer les services civiques. C'est une mission du Bundestag allemand.
Nous allons tenter de renforcer l'attractivité de ces services civiques, aussi parallèlement aux services militaires, et nous allons voir comment ces services civiques pour les jeunes, national et à l'international, peuvent être rendus encore plus attractifs. Nous allons présenter un projet de loi d'ici la fin de l'année.
Merci beaucoup. Je vais donner la parole à Mme Léa Ballage-Elmariquier pour le groupe Écologiste et Social.
Merci, Mme la Présidente, et merci à mes collègues de me permettre de prendre la parole. La place des enfants et de la jeunesse prend tout son sens lorsque les crèches et les écoles sont fermées par manque d'adaptation. Et je crois que nous parlions de la parité dans la vie politique. La parité, elle doit permettre de s'adapter, mais peut-être anticiper les congés maternités, les fermetures d'écoles et de classes pour les élus. Et je remercie Mme la Présidente d'avoir accepté les délégations de vote lorsque nous ne pouvons pas être en séance à cause de ces fermetures, fermetures que nous pourrions anticiper si les rénovations des crèches, des écoles étaient faites à bon rythme.
Mais ce n'était pas la question que je souhaitais poser aux ministres présentes, et je le remercie pour leur présence. C'était sur la question de la précarité de la jeunesse. En 2019, la jeunesse a permis, par son engagement, l'adoption d'un pacte vert, une vague verte dans l'ensemble du continent européen. Et six ans plus tard, le contexte a profondément changé. Les jeunes sont désenchantés, désemparés, anxieux face aux effets socio-économiques du Covid sur le long terme, les guerres qui se multiplient aux portes de notre continent. En France, comme en Allemagne, les jeunes sont aujourd'hui beaucoup plus exposés à la pauvreté que le reste de la population.
Près d'un quart des jeunes et plus d'un jeune Français sur cinq sont menacés de pauvreté ou d'exclusion sociale. Ils sont confrontés à des difficultés d'accès au logement, à l'emploi, au transport, mais aussi à la culture, au sport, à l'engagement associatif. Et cette précarité est d'autant plus difficile à accepter, parce qu'elle s'inscrit dans un contexte de fortes inégalités intergénérationnelles. Les générations issues du baby-boom ont bénéficié d'une croissance soutenue, d'un accès plus facile au logement, d'études moins coûteuses et d'un système de protection sociale construit autour de leurs besoins.
A l'inverse, les jeunes générations doivent faire face à une entrée plus tardive dans l'emploi, à des prix de l'immobilier prohibitif, à des carrières plus fragmentées, à un sentiment croissant d'être exclu d'une prospérité dont leurs aînés ont bénéficié. Cette perception d'une répartition déséquilibrée des richesses et des protections nourrit un profond sentiment d'injustice. Un jeune qui peine à se loger, un jeune qui doit cumuler plusieurs emplois. Et là, je veux vous parler d'une statistique qui m'a effrayée.
25% des lycéens en France travaillent, cumulent le fait d'être lycéens, c'est-à-dire un jeune en pleine construction de son avenir professionnel, et le fait de devoir travailler pour financer ses études, son lycée ou bien la vie de sa famille. Donc, pour les jeunes, cela suppose de garantir un accès au logement, aux études, au transport, à la culture, au sport, mais ça suppose également de soutenir durablement les associations, les mouvements de jeunesse, l'éducation populaire, qui sont la cohésion de cette démocratie, notamment portée par les jeunes. Dans ce contexte, nous ne pouvons pas nous contenter d'une juxtaposition de dispositifs... Elle est belle, maman !
Oui, elle est belle, maman ! En France, nous dénonçons une accumulation d'aides ciblées. Le passeport, les services civiques, passe-culture, etc., qui, malgré leur utilité, ne répondent pas aux difficultés structurelles de la jeunesse, et ne sauraient se substituer à une véritable politique d'autonomie, notamment à RSA pour les jeunes. En Allemagne, nos collègues des Grünen regrettent également l'abandon de la Kindergrundsicherung et le maintien d'un système de prestations fragmenté. Mesdames les ministres, nous devons établir les conditions d'une prospérité écologique qui profite à toutes les générations sans les opposer.
La participation active de la jeunesse à cette prospérité est une condition essentielle de la vitalité de notre modèle démocratique. Notre génération a la responsabilité de répondre aux sentiments croissants dans les jeunesses respectives de nos deux pays d'une inégalité économique structurelle qui se sent injustement écartée de la prospérité promise aux générations précédentes dans un monde en guerre. Alors même si nous sommes lucides face aux menaces qui passent sur notre continent sur la nécessité d'y faire front, nous refusons que l'enrollement des jeunes dans des armées soit l'unique réponse apportée à leur précarité, à leur sentiment d'insécurité. La réponse doit être globale.
Merci Madame la députée. Alors Madame Ferrari ou Madame Brine ? Ok, Madame Ferrari. Merci beaucoup. Madame la députée, bon déjà merci pour ce brin de fraîcheur. Ça fait du bien d'avoir la jeunesse avec nous aujourd'hui. Voilà, c'était le petit clin d'œil personnel parce que je trouve ça très appréciable. Alors pour vous répondre, vous avez raison, nous avons l'impérieuse nécessité aujourd'hui de répondre à l'angoisse de notre jeunesse. C'est vrai que le milieu dans lequel, le monde dans lequel nous évoluons aujourd'hui, il est extrêmement anxiogène. Vous l'avez rappelé d'abord, il y a effectivement les risques climatiques. Il y a aussi les risques géopolitiques qui pèsent sur notre jeunesse.
Et bien souvent aujourd'hui, quand on déplore une baisse de la démographie en France, moi je fais souvent le parallèle en disant si nous étions en capacité de rendre confiance à notre jeunesse, confiance en l'avenir, je pense que nous arriverions également à donner à nouveau à notre jeunesse l'envie de faire des enfants par exemple. C'est vrai qu'en échangeant beaucoup avec des jeunes aujourd'hui, je mesure les difficultés qui sont les leurs. Pour autant, nous avons de nombreux dispositifs qui ont été mis en œuvre ces dernières années. Alors ils sont peut-être insuffisants, mais nous avons essayé de répondre à différents champs.
Je pense à l'accompagnement à la scolarité aux études supérieures avec le renforcement des bourses. Je l'ai évoqué tout à l'heure. Je pense à l'accès au logement avec les garanties logements qui ont été apportées aux jeunes. Je pense, vous l'avez dit, aux dispositifs pour les accompagner dans leur écologie personnelle, c'est-à-dire dans l'accès au sport ou à la culture. Vous avez cité les deux, passeport ou passeculture, etc.
Pour autant, nous avons des politiques aujourd'hui qui sont pour moi essentielles et sur lesquelles nous devons avoir une vigilance particulière, notamment en temps de contraintes budgétaires telles que nous les vivons, parce que ce sont des politiques publiques qui, je crois, ont permis à des jeunes ou permettent à des jeunes qui ont perdu parfois espoir ou qui sont en quête de repère de trouver leur voie.
Je pense aux services civiques ou aux volontariats franco-allemands que nous venons d'évoquer, je me dépêche, sur lesquels, aujourd'hui, il faut absolument que nous maintenions notre ambition parce que, je vous rappelle la statistique, 7 jeunes sur 10 qui rentrent en services civiques sont soit déscolarisées, soit sans objectifs professionnels. 7 jeunes sur 10 qui en sortent ont trouvé leur voie et je crois que ce sont des politiques publiques puissantes que nous devons continuer à soutenir et je n'ai pas le temps de terminer. Merci beaucoup, Madame la Ministre. Je vais donner maintenant la parole à Madame Ercilia Soudet pour le groupe La France Insoumise.
Merci, Madame la Présidente. Madame la Ministre, vous avez évoqué à l'ouverture de votre propos votre inquiétude sur la question de la natalité, sur la baisse du taux de natalité en France et en Allemagne. Mais nos gouvernants en France comme en Allemagne, vous avez vraiment désespéré notre jeunesse et une jeunesse désespérée n'a pas envie de faire d'enfant. Quand je parle de désespoir, tout à l'heure, on a évoqué la question de la paix. J'ai beaucoup entendu parler de cette question de la paix. Mais factuellement, nos pays, la France, l'Allemagne participent largement me semble-t-il au chaos du monde.
Que ce soit en Ukraine, au Liban, en Iran, notre alignement notamment sur les Etats-Unis me semble particulièrement problématique. Et j'ai été particulièrement choquée, encore, je demeure choquée par une scène qui a eu lieu en France où le chef d'état-major des armées a dit devant les maires de France qu'il fallait préparer notre jeunesse à la guerre. J'en reste franchement profondément meurtrie et je pense que je ne suis pas la seule. Donc, en fait, finalement, on a plutôt l'impression qu'on veut transformer notre jeunesse en chair à canon. Et dans ce contexte-là, vous comprendrez bien que la natalité, en fait, n'est pas le cœur des préoccupations de notre jeunesse.
Notre jeunesse, elle est désespérée également par la précarité qu'on lui assigne avec des choix économiques qui posent question. Et alors, vous avez évoqué cette incertitude économique et cette incertitude économique, elle est en fait le fruit de choix politiques. Et quand je vois certains traités qui ont pu être faits, quand je vois les négociations qui ont pu être faites encore récemment avec les États-Unis, je m'interroge. Quand je vois aussi les choix politiques qui sont faits en termes de travail, je vois qu'on a une libérisation grandissante, que l'Union européenne a refusé de reconnaître l'ubérisation comme salariat déguisé, là encore, je m'interroge pour notre jeunesse.
Une jeunesse qui, du coup, entre dans un monde du travail extrêmement violent et qui, en plus, se dit que la perspective à la fin de ce monde du travail, c'est quoi ? C'est une retraite qui va arriver tout au mieux à 64 ans, à 67 ans et peut-être même d'ici là, d'ici à ce qu'elle arrive réellement à la retraite de 70 ans. En fait, finalement, ça désespère, là encore, notre jeunesse. Notre jeunesse qui était également désespérée par la question du changement climatique et de ce point de vue-là, je pense que nos deux pays aussi ont à se remettre en question. La France a été, de son côté, condamnée pour une action climatique. L'Allemagne a rouvert ses usines à charbon.
La France, comme l'Allemagne, défend massivement l'agriculture intensive. En Allemagne, depuis 2010, les exploitations agricoles ont largement diminué mais elles se sont, en parallèle, largement agrandies. De son côté, la France, c'est une catastrophe. La loi Duplon comme la loi urgence agricole ont pollué nos eaux, ont pollué nos terres, etc. On détruit la santé de nos habitants et notamment de notre jeunesse. Vous comprendrez bien dans ces conditions que notre jeunesse a de quoi être largement désespérée. Pensez-vous vraiment que les choix opérés par nos deux pays vont dans le sens de l'épanouissement de notre jeunesse ?
Pensez-vous qu'il soit de bon alloi dans ce contexte de mettre la pression sur notre jeunesse en matière de natalité parce qu'il n'y a pas d'autres urgences et si vous avez évoqué le problème du masculinisme, qu'avez-vous également à dire sur cette jeunesse qui se laisse contaminer par les discours de haine ? Je pense moi notamment que c'est une choquante qu'on a pu entendre dans une discothèque de l'Aveyron où des jeunes se mettaient à scander « Marine au pouvoir, les Arabes à l'abattoir ».
Merci Madame la députée. Madame Prine ? Merci beaucoup Madame. Madame, c'était très, très engagée,
très impliquée. C'est un point de vue un petit peu différent. Je suis ministre de la jeunesse, il va de soi que je suis toujours en contact avec les jeunes et les situations sont très différentes. Il y a des jeunes, par exemple, qui, après la pandémie, ont eu l'impression que leur santé mentale n'était pas bonne et sans oublier les attaques de droite et de gauche d'ailleurs contre notre pays. Ça, c'est quelque chose qui préoccupe nos jeunes qui veulent vivre en paix, en liberté et pouvoir évoluer librement. Il faut donc prendre leurs préoccupations au sérieux et avoir une société dans laquelle il n'y ait pas de conflits intergénérationnels.
Il faut que les générations se parlent plus, se comprennent mieux et ça joue un rôle, bien évidemment. La façon dont nos systèmes de retrait, de sécurité sociale seront organisés à l'avenir, tout cela, ça doit tenir compte de toutes les générations. Je n'ai pas beaucoup de temps, mais il faut avoir un système éducatif, je tiens à le dire, qui intègre les jeunes dès le départ et qui leur donne plus de chance et ça, dès la naissance. Pour moi, c'est fondamental pour une plus grande justice sociale dans nos pays et en Allemagne, nous n'y arrivons pas tout à fait. C'est la raison pour laquelle il faut investir dans les infrastructures éducatives.
pour moi, c'est vraiment le point décisif, sans oublier, bien sûr, la mobilité. Nous avons introduit un ticket, des billets pas chers pour les transports, pour le train et ça facilite la mobilité, notamment. Et nous souhaitons améliorer les conditions de vie dans les zones de dansement puplé. Les logements étaient très chers, nous avons décidé d'aider, nous avons également réformé le système des bourses. Aux étudiants, nous essayons de favoriser les jeunes qui accèdent aux carrières, de favoriser
une politique
robuste, solide. Mais nous pensons à la prochaine génération.
Madame la ministre, je vais donner la parole à M. Pierre Pribetich pour le groupe socialiste.
Mesdames les Présidentes, Mesdames les Ministres, Jean Cocteau avait cette formule « Les déclarations d'amour, c'est bien, les preuves d'amour, c'est mieux ». L'APFA, notre Assemblée, avait demandé en décembre 2023 des solutions pour la pérennité de 13 centres culturels allemands. Cette demande est hélas restée visiblement lettre morte, sans réponse, à classer sans doute dans les déclarations d'amour. Le budget de l'Institut Goethe était pour l'année 2025 de 443 millions d'euros, dont 230 millions environ venaient du ministère des Affaires étrangères de l'Allemagne.
Dans ces 230 millions d'euros est contenu notamment un soutien via un budget de 300 000 euros pour les 13 centres culturels allemands. Estimation faite suivant la subvention qui a encore baissé. L'urgence est donc là. Urgence face à la situation déjà en cours. Fermeture des centres Lille-Bordeaux, Bureau de Strasbourg, plus les 13 institutions restantes qui sont menacées. Financement pas à la hauteur de la déclaration d'amour, notamment pour prôner la culture allemande. En France, 300 000 euros par an pour 13 structures, soit 0,03% du budget culturel extérieur allemand. Un problème sur la répartition avec pas de réponse à l'alerte que nous avions formulée en 2023.
Et donc, nous voyons pertinemment l'enjeu, notamment sur l'animation que créent ces structures, le lien avec la société civile, cours, projet jeune, Deutsche Mobile, essentiel pour faire face notamment à des menaces populistes. Les solutions, nous les connaissons. Augmenter réellement les financements, l'indexation, la transparence, coordonnée via une direction exécutive avec la maison des fédérations franco-allemandes, impliquaient sans doute mieux les deux ministères pour une solution binationale sur 3 à 5 ans. Il serait bon, mesdames, d'envoyer des preuves d'amour pour la culture allemande.
Merci beaucoup, monsieur le député. Alors, madame Ferrari, sur ces preuves d'amour. Pourquoi moi ? C'est bon, madame la présidente, merci beaucoup. Monsieur le député, merci pour cette question. En revanche, vous êtes sur le champ du ministère des Affaires étrangères et donc malheureusement n'ayant pas eu d'orientation sur votre question, je ne suis pas à même de vous répondre sur ces points spécifiques. En revanche, en matière de jeunesse, je peux vous dire que les preuves d'amour sont là, puisque concernant le budget de l'OFage ou le budget justement du fonds citoyen franco-allemand, les budgets sont au rendez-vous et n'ont pas été baissés.
Voilà, donc les preuves d'amour sont là en ce qui concerne nos politiques jeunesse. Voilà ce que je voulais vous dire et pour le reste, si vous le permettez, je vous apporterai des réponses complémentaires puisque je n'ai pas en tête les sujets que vous venez d'évoquer n'étant pas, comme vous le savez, ministre des Affaires étrangères, mais je vais regarder. Je vous remercie. Merci beaucoup. Pas de réponse complémentaire ? Non. Oui, je suis tout à fait d'accord
avec vous, en particulier quant au fait que la culture a un rôle tout particulier pour maintenir cette intensité des relations franco-allemandes. Mais vous le savez aussi, nos deux pays sont contraints de réduire les budgets. Ce sont des arbitrages qui sont très, très difficiles à réaliser. Je dois dire que nous aussi, nous n'avons pas coupé les subventions pour le travail de jeunesse franco-allemand. Nous gardons notre cap et je m'efforcerai toujours avec mes collègues ministres au gouvernement allemand d'aborder ces questions.
S'il n'y a pas d'autres questions,
il y a eu un petit échange tout à l'heure aussi en raison de l'enfant qui est avec nous. Pour le groupe Md660 Grün, la parole est à Avet Telsa Esus. Merci beaucoup, Madame la Présidente, Madame la Ministre. Merci beaucoup, Madame la Présidente, Mesdames les Ministres.
Le mémoriel.
Nous avons rappelé un certain nombre de choses et là, je m'adresse à Madame Primes. Assez récemment, les ministres régionaux de l'éducation ont décidé de modifier leurs recommandations et leurs préconisations pour s'adapter à la transformation numérique, à la poussée de l'antisémitisme, à l'intelligence artificielle et autres, en tenant compte qu'une société plurielle, bien sûr, a besoin d'une autre politique. Je voudrais savoir quelles sont les conclusions que vous en avez tirées, donc tout ce qui est compétences des médias, travail mémoriel et autres. Et maintenant, je m'adresse à Madame Ferrari. Depuis la pandémie de Covid, nous constatons qu'il y a beaucoup de jeunes qui vont mal.
Comment les soutenir ? Comment les aider ? En Allemagne, dans la dernière législature, nous avons proposé un pass culturel et hier, à Paris, nous avons vu la fête de la musique. Nous avons vu qu'il y a beaucoup de jeunes très décontractés qui, voilà, en profitaient, en jouissaient. Alors, cet aspect-là, comment le rendre franco-allemand et comment encourager et soutenir plus les jeunes ?
Merci, merci beaucoup
pour votre question, Madame la députée.
au Bundestag allemand,
en tout cas, dans les partis démocratiques. Est-ce que vous vous sentez concerné, monsieur ? En tout cas, heureusement, nous sommes tous d'accord que la politique mémorielle est une partie importante de nos cultures démocratiques et donc, je me félicite que mon ministère s'engage à travers la subvention
de visites
de lieux de commémoration. Là, nous avons augmenté les moyens car nous avons institué un fonds, un fonds privé en la matière.
Nous avons également un programme
qui s'intitule « Vivre la démocratie ». Nous permettons vraiment de vivre ces cultures mémorielles dans le cadre des domaines de l'éducation. Nous subventionnons la recherche en la matière, en particulier quant à savoir comment une culture mémorielle doit être et peut être adaptée au temps qui sont les nôtres. Je pense notamment à l'époque du national-socialisme. Il y a de moins en moins de témoins de cette époque-là et je me félicite qu'en Allemagne, nous allons ouvrir le premier centre Yad Vashem qui se trouve en dehors d'Israël. Ce sera à Munich et aussi dans le bon esprime de la Saxe. Je pense qu'il est important que les budgets soient renforcés en la matière.
Je peux vous assurer qu'au-delà de la question de la conférence des ministres de l'éducation des lenders, dans mon ministère également, là où nous sommes compétents, je pense au soutien au projet pilote ou à la recherche. Nous allons continuer à renforcer notre engagement et cela pique également au projet Vivre la démocratie.
Madame Ferrari, souhaitez-vous
compléter ?
Oui. La jeunesse, vous avez dit, Madame la députée, et beaucoup de jeunes vont mal. Alors, ça me permet aussi de faire un rebond à ce que disait la députée Ercilia Soudet. Notre jeunesse, elle est inquiète. Pour autant, notre jeunesse, elle n'a jamais eu autant envie de s'engager. Et on le voit en France sur des statistiques, un jeune sur trois aujourd'hui déclare s'être engagé au moins une fois dans l'année avec un engagement qui est un peu différent. C'est pourquoi nous nous travaillons beaucoup en France aujourd'hui au renforcement de cet engagement.
Nous avons créé une plateforme de l'engagement de la jeunesse qui va être mise en ligne très prochainement et qui va permettre à tous les jeunes ou qu'ils se trouvent sur le territoire national de trouver tout de suite une porte d'entrée pour satisfaire un objet qui vous anime dans la vie. Ça vous permet aussi de trouver votre place dans la société. Première chose. Deuxième chose, nous travaillons effectivement beaucoup sur la santé mentale des jeunes. Nous avons mis en place plusieurs renforcements. Par exemple, mon accompagnement psy où vous avez des consultations pour les jeunes.
Mais cela reste encore insuffisant aujourd'hui tant le chantier que nous avons devant nous est important et nous y travaillons beaucoup. Et enfin, j'ai peu de temps, en matière de coopération franco-allemande en termes d'accès à la culture pour les jeunes comme l'idée d'un pass culture, je sais que c'est des choses qui ont été déjà abordées dans le cadre de votre Assemblée il y a quelques mois, quelques années. Et malheureusement, c'est un problème entre l'ender allemand et entre l'État français qu'il faut que nous arrivions à travailler pour qu'il y ait une équivalence de chaque côté.
Mais bien sûr, nous sommes ouverts à ce qu'il y ait une solution qui soit trouvée si elle devait intervenir. Merci. Alors, la parole est à présent à M. Michel Herbillon pour le groupe Droite Républicaine. Merci beaucoup, Mesdames les Présidentes, Mesdames les Ministres, sehr geehrte Kolleginnen, chers collègues. Le 9 septembre 1962 à Ludwigsburg, dans un célèbre discours prononcé en allemand, le général de Gaulle s'adressait à la jeunesse allemande en lui disant « L'avenir est à vous. Vous êtes les enfants d'un grand peuple. » Il ajoutait « Cette solidarité entre nos deux peuples, désormais toutes naturelles, il nous faut certes l'organiser.
C'est là la tâche des gouvernements, mais il nous faut aussi la faire vivre et ce doit être avant tout l'œuvre de la jeunesse. » Cette allocution est le cœur de ce qui nous rassemble, un idéal de liberté et de dignité, un engagement pour la solidarité entre nos peuples et notre jeunesse. La reconnaissance aussi de difficultés qui font de cet engagement un combat. Plus de 60 ans après, notre idéal est remis en cause. Nos sociétés sont en crise et notre jeunesse exposée à de nombreux risques et à des angoisses multiples, nous en avons parlé. Mesdames les ministres, notre jeunesse est en première ligne de ces crises et sera la plus durement affectée par nos échecs. Il nous faut la défendre.
Mais notre jeunesse peut aussi et doit prendre toute sa place dans la défense de notre idéal et la défense de nos sociétés. Le 27 novembre 2025, le président de la République annonçait l'instauration d'un service national. Le 5 décembre 2025, le Bundestag rétablissait le service militaire obligatoire. Le service national ne doit cependant pas être seulement une mesure de disponibilité militaire, mais devenir un outil de cohésion, de justice et de formation pour la jeunesse en cela il relève aussi des ministères de la jeunesse.
Mesdames les ministres, quelle place est accordée à vos ministères respectifs dans la mise en place de cette décision et des échanges ont-ils lieu entre vos ministères à ce sujet ? Je vous remercie. Vielen Dank. Merci beaucoup Monsieur le député. Madame Prin. Vielen Dank. Merci beaucoup
Monsieur le député. Heureusement, nous avons des échanges réguliers et c'est une bonne chose que l'Office franco-allemand pour la jeunesse nous offre l'occasion de parler des échanges de jeunes, de parler des services civiques. Je ne me permettrai pas de vous corriger, évidemment, mais le service militaire n'a pas encore été introduit, mais nous avons créé les conditions pour le rétablissement d'un service militaire. Pour le moment, et je peux dire avec un certain succès, nous réussissons à inviter les jeunes volontairement à défendre notre pays et je pense que c'est une bonne chose que les services civiques et les services militaires aillent de pair.
Les jeunes veulent s'engager pour leur pays et bien souvent, les jeunes n'ont pas cette vision dystopique sur notre société que j'ai pu entendre ici et là aujourd'hui. Au contraire, les jeunes sont prêts à s'engager pour leur pays et là aussi, je pense que nous pouvons apprendre les unes et les autres. Au niveau européen, des stratégies ont été mises en place afin de créer davantage de résilience, d'être davantage préparés aux crises à venir. Je pense que c'est une voie que nous devons suivre. Je pense au domaine militaire, évidemment, mais aussi à la question d'autres menaces hybrides, aux menaces, aux catastrophes naturelles également.
chère Marina, je me ferai un plaisir d'avoir un échange sur ces sujets. Dans les pays scandinaves, par exemple, ces domaines occupent un rôle plus important. Je serai ravi de poursuivre cet échange. Dans les institutions de formation, dans les écoles, on pourrait aborder cette question de se défendre. En Allemagne, cela jouera un rôle de plus en plus important. Il faut aussi aborder la question de comment nous pouvons en parler dans les écoles. Déjà, aujourd'hui, les hommes et les femmes en général, mais aussi les jeunes, ont une posture plus positive vis-à-vis de notre armée qu'il y a encore quelques années. Et cela illustre que dans la société, il y a certaines évolutions.
Nous devons y apporter des réponses, y apporter des réponses ensemble, et je me ferai un plaisir de continuer nos échanges sur ce point.
Merci beaucoup, Madame Ferrari. Vous voulez compléter ? Oui, merci, Madame la Présidente. Alors, pour compléter très rapidement, d'abord pour porter à votre connaissance que dans le cadre du service civique, nous travaillons aujourd'hui à un renforcement des missions régaliennes du service civique puisqu'aujourd'hui, nous n'avons que très peu de jeunes qui sont en mission auprès des armées, de la police, de la gendarmerie. Et donc, nous visons le triplement de ces missions très rapidement dès l'année prochaine.
C'est comme une première forme d'engagement, finalement, puisque vous le savez, le service civique peut derrière conduire à d'autres formes, la réserve notamment, ou la sécurité, civile. La plateforme de l'engagement également que nous allons lancer, vous le savez peut-être, est couplée aujourd'hui avec le ministère de la Défense également, c'est-à-dire que les jeunes pourront aussi trouver une offre d'engagement au sein de la Défense sur cette plateforme.
Voilà ce que je pouvais porter à votre connaissance, Monsieur le député, sachant qu'effectivement, dans cette stratégie nationale de résilience, la jeunesse a toute sa place à prendre et que nous travaillons dans cette résilience qu'il ne faut pas avoir que l'armée, mais il y a bien toutes les autres thématiques, notamment les risques de catastrophes naturelles que nous englobons. Je vous remercie. Merci beaucoup
aux ministres qui ont répondu et maintenant Die Linke, Madame Conrad. Merci beaucoup. Pour le financement, plusieurs questions ont été posées, je sais qu'il y a des négociations budgétaires, mais ce qui m'intéresserait, c'est de connaître le résultat et les priorités, notamment par rapport à l'offage. Comment garantir que les offres ne profitent pas forcément qu'aux enfants favorisés ? Hein ? Favorisés ? Ensuite, une autre question qui intéresse ma circonscription électorale. Nous avons beaucoup de réfugiés chez nous et il y a beaucoup de jeunes francophones, mais je n'ai pas l'impression malheureusement que ceux-ci participent à des projets en milieu éducatif et extra-éducatif.
Et ça, ça m'intéresserait de savoir si on ne pourrait pas faire quelque chose dans le cadre de la coopération franco-allemande pour intégrer ces personnes.
Merci, Mme la députée,
chère Mme Conrad. La participation renforcée des jeunes qui n'ont pas de lien particulier au travers de leur famille à la relation franco-allemande et aussi aux enfants qui sont issus de familles défavorisées, c'est un objectif particulier pour l'offage. dans le cadre du conseil d'administration de l'offage, des stratégies sont présentées afin d'essayer que des écoliers, des écolières qui sont issues de familles défavorisées de les impliquer davantage. C'est une stratégie clairement définie par l'offage et si cela vous intéresse, je pourrais vous envoyer des statistiques, mais c'est vrai, ça reste un défi. Cela s'applique à toutes les activités, c'est toujours difficile.
Ceux qu'on touche les plus facilement, c'est ceux qui sont déjà intéressés, c'est ceux qui ont été motivés par leurs parents. Mais malgré tout, c'est une question d'égalité des chances. Là aussi, il faut nous assurer que les jeunes et les enfants venant de tous les milieux sociaux et venant de tout type d'école puissent bénéficier de ce travail de jeunesse international et bénéficient également de financements du type Eurasmus. Là, nous sommes tout à fait d'accord, le conseil d'administration de l'OFage en a bien conscience et je pourrais tout à fait vous envoyer des données.
Enfin, vous avez également posé la question comment des jeunes francophones dans votre circonscription peuvent davantage être impliqués. Malheureusement, ne m'en voulez pas, je ne connais pas votre circonscription et je crois que c'est quelque chose qu'il faut régler sur le terrain. Je pense que ça dépasse un petit peu les compétences de l'OFage. Mais nous pourrons avec plaisir toutes les deux poser cette question au conseil d'administration, cette question de savoir comment on peut aider les enfants venant de familles défavorisées, mais aussi les enfants issus de l'immigration et notamment dans le cadre de l'orientation stratégique de l'OFage.
Alors pour les jeunes dans votre circonscription, il va falloir trouver une autre solution. N'hésitez pas à revenir vers moi et nous verrons au moyen du ministère compétent au niveau des lenders. Oui, tout à fait. Alors, ce que j'ai vu dans ma circonscription électorale, c'est que le gisement des changements franco-allemands, notamment dans l'anguistique, est énorme et pourtant on ne l'exploite pas. Donc s'il y avait peut-être un projet d'intégration, etc., ça m'intéresserait.
Ensuite, autre point qui m'intéresse, je suis intervenue dans pas mal d'établissements et là, j'ai l'impression que les jeunes de 15-16 ans ne se voient rien proposer, par exemple, là, je pense au tout ce qui est deepfakes, tout ça, et on ne leur propose pas de formation, si vous voulez, de comment lutter contre cela. Et j'aimerais bien savoir si on ne pourrait pas développer en franco-allemand quelque chose qui permettrait de lutter contre ça et aussi contre la radicalisation des jeunes dont on a parlé. et pour vous apporter une réponse, notre commission d'experts a déjà présenté un rapport et confirme ce que vous évoquez aujourd'hui.
nous n'avons pas d'offres largement disposées pour les jeunes, cela dépend vraiment beaucoup des enseignants, des directeurs et directrices. Donc, une de nos missions, ce sera sur la base des recommandations qui seront faites cette semaine de nous assurer que ces offres, ces propositions deviennent la norme dans nos écoles,
qu'il y ait une compétence
aussi en matière des médias pour l'identification des deepfakes, de reconnaissance donc des manipulations algorithmiques. donc il y aura des améliorations, il faut que ce soit davantage intégré dans les curriculums des lenders, il faudra également former mieux les enseignantes et les enseignants, je pense aussi à la formation continue, il faudra que ça soit au cœur de leur enseignement, peu importe dans quelle matière puisque les deepfakes, les manipulations, c'est quelque chose que l'on peut aborder dans différentes matières. Donc, nous avons encore du pain sur le planche et nous n'y sommes pas encore.
Merci beaucoup Madame la Ministre, Madame la députée. La parole est à présent à Madame Sabine Thieleil pour le groupe démocrate. Merci Mesdames les Présidentes, Mesdames les Ministres. On l'a souligné plusieurs fois que l'amitié franco-allemand ne repose pas seulement sur nos coopérations économiques, stratégiques ou politiques mais elle se construit grâce aux millions de citoyens, de jeunes, d'associations, de collectivités qui font vivre au quotidien les liens entre nos pays. Alors, l'Office franco-allemand pour la jeunesse en est une des plus belles réussites avec plus de 10 millions de jeunes bénéficiaires depuis sa création.
C'est aussi l'occasion de remercier peut-être les deux secrétaires généraux qui sont présents, Tobias Butov et Pascal Trenbach qui travaillent très très bien ensemble. mais il y a aussi le fonds citoyen il a été évoqué aussi qui joue aujourd'hui un rôle tout aussi essentiel pour rapprocher nos sociétés civiles et soutenir les initiatives locales. Or, la pérennisation du fonds citoyen ainsi que son intégration au sein de l'OFACH chargée de sa mise en œuvre semble désormais dépendre de la révision de l'accord sur l'OFACH de 2025 conclu entre les gouvernements français et allemands.
et cette révision vise à intégrer le fonds citoyen dans le cadre administratif et juridique de l'OFACH afin de garantir durablement son fonctionnement et de sécuriser la situation de ses agents. Est-ce que vous pouvez nous indiquer où sont les discussions entre la France et l'Allemagne sur ce dossier et selon quel calendrier vous envisagez la signature puis la ratification de ce nouvel accord ?
Et une deuxième question un peu plus large on sait tous que nos comités de jumelage sont souvent entre guillemets un peu vieillissants on a du mal à impliquer la jeunesse qu'elles sont après vous les initiatives qu'on peut prendre d'une manière un peu plus fort pour peut-être réponser les jumelages leur donner d'autres objectifs enfin est-ce qu'il y a des réflexions en cours qui puissent nous aider nous aussi sur le terrain surtout dans les régions non transfrontalières comme dans ma circonscription pour maintenir en vie ces jumelages qui ont véritablement permis cette réconciliation franco-allemande et le fait qu'on puisse aujourd'hui être là où nous sommes aussi merci merci beaucoup madame la députée madame la ministre Prynne merci beaucoup merci madame la députée
vous avez dit à juste titre que l'OFARG
a pu s'adresser
à un très très grand nombre de jeunes français et allemands ces dernières décennies et nous avons également le fonds citoyen nouveau membre de la grande famille de l'amitié franco-allemande et je crois que pour tout ce qui est jumelage société civile il y a aujourd'hui une plus grande dynamique ce que nous avons vu ces derniers mois dans le cadre de la révision de traités nous avons des négociations il y en aura encore demain c'est très très largement terminé vous savez également que le conseil des ministres en Allemagne et également je crois en France vont se saisir du texte il va faire l'objet d'un examen informel mais il devrait aboutir au cours des mois à venir et nous n'allons pas évidemment hésiter à tout faire pour qu'il puisse entrer en oeuvre
merci beaucoup madame Ferrari merci beaucoup madame la députée chère Sabine alors oui effectivement comme l'a dit la ministre Prine nos discussions avancent bien nous avons encore une bilatérale juste avant de vous rejoindre ensemble et nous espérons avoir un texte définitif au plus rapide d'ici la fin de l'année afin que nous puissions sanctuariser ce fonds citoyen franco-allemand qui fera donc son entrée officielle qui sera incorporé à l'OFage comme vous le savez en veillant à bien préserver son budget concernant les jumelages la première des priorités je pense que les jumelages fonctionnent très très bien quand ils mêlent au delà des villes la jeunesse et notamment les échanges scolaires donc c'est une des priorités sur lesquelles je crois que nous devons continuer à être très attentifs et ce qui nécessite justement que nous ayons un budget qui soit maintenu pour justement le fonds citoyen franco-allemand puisque vous le savez qu'il vient à 65% aider des projets de jumelage des choses très concrètes le sport est également je l'ai dit un des vecteurs sur lesquels je crois que nous devrions engager davantage notre jeunesse dans une coopération franco-allemande notamment à l'aune des Jeux olympiques et paralympiques dans les Alpes en 2030 où nous avons beaucoup de choses à faire puisque nous sommes deux grandes nations également de sport divers et puis peut-être pour vous pour redire que le 22 janvier la journée franco-allemande devrait être me semble-t-il une journée très importante partout au sein de nos établissements scolaires par exemple nous avons à travailler également cette question en lien avec l'éducation nationale pour faire vivre partout cette journée et puis peut-être une petite annonce nous avons les fêtes de l'ophage qui sont également des moments festifs importants on parlait tout à l'heure d'une fête de la musique bien les fêtes de l'ophage le 25 juin donc très prochainement à l'alle de la Villette à Paris donc vous êtes tous et toutes bien évidemment invités à vous y rendre et notamment notre jeunesse ou le 7 juillet à Berlin voilà où il y a également une fête de l'ophage je crois que ce sont des moments festifs qui sont également importants pour assurer une meilleure cohésion entre nous merci beaucoup madame la ministre et je donne la parole à la présence à monsieur Vincent Thiebaud pour le groupe Horizon
mesdames les présidentes mesdames les ministres mes chers collègues l'amitié franco-allemande depuis le traité de l'Elysée depuis 60 ans demeure le socle de la construction européenne cette amitié doit être réinventée à chaque génération or aujourd'hui on peut le dire les chiffres sont plutôt inquiétants que ce soit dans l'apprentissage de la langue ou de la connaissance aussi entre les jeunes et permettez-moi de citer Einstein faire tout le temps la même chose en attendant un résultat différent ça s'appelle de la folie c'est pourquoi ma première question porte sur l'ophage je me réjouis effectivement du maintien du budget en tout cas au niveau de l'ophage il ne faudrait-il pas le moderniser pour toucher plus de jeunes je dirais même tous les jeunes qu'ils soient dans les grandes villes qu'ils soient en territoire ruraux dans l'apprentissage dans la formation professionnelle donc quel est votre point de vue là-dessus deuxième question ça concerne les événements sportifs on sait que la pratique du sport c'est aussi l'apprentissage du respect de la connaissance de l'autre faudrait-il pas aussi revoir les choses notamment en s'appuyant sur les collectivités territoriales en s'appuyant aussi sur les clubs sportifs associatifs et le plus présent pour développer justement cette connaissance de chacun à travers le sport donc quel est votre point de vue par rapport à ça et je me permets de souligner d'ailleurs que dans mon territoire frontalier nous avons fait un tournoi international de rugby à 7 il y avait les blacks la Nouvelle-Zélande la Chine la Georgie mais je me félicite aussi qu'il y avait l'équipe masculine et féminine allemande qui était aussi présente et c'était un très beau moment de partage là aussi est-ce qu'on ne pourrait pas mieux accompagner et mieux faciliter ce type d'organisation merci
merci beaucoup monsieur le député dans l'ordre que vous souhaitez mesdames les ministres oui monsieur le député
simplement une remarque d'autre générale je souscris tout à fait à vos propos on ne peut pas façonner l'avenir avec les recettes d'hier et cela concerne également les organisations qui existent depuis longtemps comme l'Office franco-allemand pour la jeunesse voilà pourquoi il est si important qu'à travers les organes de l'OFage et à travers la participation des jeunes qui est devenue une évidence et bien les programmes et les approches soient modifiés et adaptés aux temps actuels par exemple les questions d'origine sociale des jeunes les questions de l'inclusion de la diversité tout cela doit être pris en considération mais je peux vous assurer que ce sont bien les thèmes les sujets qui sont abordés dans les organes de l'OFage aussi avec les décideurs politiques mais pas que aussi avec les représentantes et représentants du parlement de la société civile et c'est quelque chose qu'il faut aborder encore et toujours je suis tout à fait d'accord avec vous par ailleurs en tant que ministre j'ai également une responsabilité à accompagner ces processus de modernisation mais j'ai le sentiment que les choses sont entre de bonnes mains pour le moment
merci madame Ferrari oui merci alors en lien avec ce que vient de vous répondre monsieur le député la ministre Prine bien évidemment nous nous interrogeons parce que la jeunesse elle évolue aussi et elle a besoin qu'on réponde à ses attentes de manière différente donc c'est pour cela qu'il y a une revue complète des programmes qui a été demandé à nos deux secrétaires généraux de l'OFage avec un prochain conseil d'administration à venir en fin d'année en décembre qui devra justement nous permettre suite à cette analyse de revoir peut-être certaines priorités ou de réaxer certaines politiques une chose est certaine c'est qu'il y a des formats plus souples peut-être qui pourraient être développés notamment avec les outils numériques aujourd'hui pour mieux répondre aussi à notre jeunesse des durées plus courtes je l'ai dit notamment sur le volontariat franco-allemand des durées plus courtes qui correspondent mieux aussi à l'appétence aujourd'hui des jeunes donc nous sommes en train de réfléchir à tout cela et puis sur le sport bien oui trois fois et oui j'ai eu le cas de m'exprimer l'occasion de m'exprimer sur le sujet je pense que nous avons à travailler effectivement à retravailler des partenariats sportifs plus importants l'OFage doit être je pense la tête de proue pour ce faire et notamment des échanges entre clubs sportifs ou entre fédérations c'est des choses qui peuvent être extrêmement intéressantes merci beaucoup madame la ministre monsieur le député
ce sera tout pour moi madame la présidente
merci beaucoup vous avez faim c'est ça je voudrais remercier les ministres vraiment très chaleureusement pour leur participation à cette audition tous les participants pour ces échanges je vous invite avec madame la présidente du Bundestag à partager un déjeuner initialement prévu dans les jardins de l'hôtel de Lassé mais compte tenu de la chaleur nous avons nous serons plutôt à l'intérieur mais ceux qui voudront aller dans les jardins pourront bien évidemment le faire vous aurez le droit oui on est dans un pays de liberté merci à tous en tout cas et à tout de suite de l'autre côté bravo à vous