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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 18 mai 2024 16 min

Emeutes en Nouvelle-Calédonie, synagogue incendiée à Rouen, le PS dans la course à l'Europe... Le "8h30 franceinfo" de Pierre Jouvet

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Pierre Jouvet

Bonjour Pierre Jouvet, commençons par la Nouvelle-Calédonie, la tendance est à une forme de retour au calme, un calme très précaire on le voit puisqu'une sixième personne est morte dans des affrontements, dans des tirs, à un barrage, un père de famille qui a essayé de passer un barrage une première fois, qui est revenu, il était accompagné de son fils et il y a donc eu un échange de tirs mortels. Alors qu'on le dit, la tendance est à une forme d'accalmie, très précaire on le voyait, la priorité c'est le retour au calme, est-ce que pour cela il faut absolument reporter le congrès prévu à la fin du mois de juin pour valider la réforme du dégel électoral ?

0:38
Invité

Oui tout à fait, d'abord il faut appeler à beaucoup de calme, beaucoup de tempérance et exprimer une très grande solidarité avec tout ce qui se passe en Nouvelle-Calédonie qui nous adresse des images qui sont graves, difficiles pour notre territoire national. Et ce que nous disons nous clairement aujourd'hui c'est que la méthode utilisée en Nouvelle-Calédonie n'est pas la bonne, la méthode n'est pas la bonne et il faut aujourd'hui retrouver le sens du dialogue. Moi je suis un héritier de Michel Rocard et de Lionel Jospin qui à partir de 1988 ont fait du dialogue en Nouvelle-Calédonie une priorité.

Aujourd'hui le gouvernement a confondu vitesse et précipitation et malgré les alertes qui ont été données notamment par les députés socialistes et Arthur Delaporte en particulier, l'Assemblée nationale, rien n'a été écouté par ce gouvernement comme toujours. Ce qui amène aujourd'hui une situation catastrophique. Donc nous nous disons une chose simple, aujourd'hui il doit y avoir un report du Congrès mais nous devons aussi annoncer aujourd'hui une suspension de la loi constitutionnelle qui a été adoptée pour remettre tout le monde autour de la table et pouvoir discuter parce que le dialogue doit reprendre pour permettre l'apaisement de tous.

1:52
Pierre Jouvet

On va y revenir dans un très court instant sur les suites politiques évidemment de cette affaire, sur la question sécuritaire. Des renforts sont en cours, sont en train d'arriver en Nouvelle-Calédonie, attendus d'ailleurs par le représentant de l'État sur place pour faire revenir le calme. Des renforts militaires, on sait que la situation est instable. Il y a des quartiers tout simplement qui ne sont plus contrôlés par les autorités. Un automobiliste, un motocycliste est mort par exemple en percutant une épauve de voitures brûlées au milieu d'une route. Est-ce que c'est la bonne chose, c'est la bonne méthode sur le point de vue sécuritaire qui est déployée en ce moment par le gouvernement ?

2:24
Invité

Ce qui est certain, c'est qu'il faut retrouver le calme. Mais pour retrouver le calme, je le répète, il faut reprendre le sens du dialogue. Simplement décréter un état d'urgence après, comme c'est le cas du gouvernement, avoir allumé soi-même le feu en Nouvelle-Calédonie n'est pas responsable. Mais il faut des forces de l'ordre sur place pour rétablir l'ordre. Oui, Victoria Koussa, il faut des forces de l'ordre. Vous avez raison. Bien sûr qu'il faut du maintien de l'ordre. Bien sûr que le calme doit revenir. Bien sûr que l'apaisement doit être retrouvé en Nouvelle-Calédonie. Et j'appelle à l'apaisement comme l'ont fait l'ensemble des responsables politiques calédoniens ces derniers jours.

Évidemment. Mais pour retrouver le calme, il faut retrouver le dialogue. Et on ne gère pas la Nouvelle-Calédonie en visioconférence. On ne gère pas la Nouvelle-Calédonie comme ça a été fait en précipitant un débat à l'Assemblée nationale où la droite, je le rappelle quand même, la droite, la République en marche et la majorité présidentielle et le Rassemblement national ont voté comme un seul homme, comme un seul homme. Ces modifications constitutionnelles... Le PS a voté contre d'ailleurs à l'Assemblée. Donc vous êtes pour une mission de dialogue. Des parlementaires poussent pour ça ? Bien sûr que nous sommes pour une mission de dialogue. Qui envoyer alors ?

Aujourd'hui, nous sommes les héritiers de ce qu'a construit Michel Rocard en Nouvelle-Calédonie qui a été poursuivi par Lionel Jospin. Les socialistes ont créé les conditions en Nouvelle-Calédonie de l'apaisement ces dernières années. En l'espace de quelques heures, Emmanuel Macron et Gabriel Attal ont détruit 40 ans de consensus politique qui avaient été patiemment construits. Donc aujourd'hui, il doit y avoir une mission qui permet à chacun de retrouver le dialogue et les responsabilités. Il y a beaucoup de responsables politiques qui peuvent le faire. On entend parler d'Edouard Philippe. On entend parler de Lionel Jospin.

On entend parler d'anciens premiers ministres comme Jean-Marc Ayrault. que le gouvernement fasse des propositions mais trouve les voies de l'apaisement. Mais pourquoi est-ce que Gabriel Attal n'est pas encore sur place ? Pourquoi est-ce que Gabriel Attal... Parce que la situation est trop instable à l'heure actuelle. Ça, écoutez, quand on fait des convocations par visioconférence comme à essayer de le faire le Président de la République, parce qu'on n'est pas capable de gérer un dossier de cette importance-là pour notre pays et qu'on ne se rend pas sur place, c'est pas à la hauteur des responsables politiques.

4:43
Pierre Jouvet

Ce sont maintenant des échanges en individuel entre le Président de la République et les responsables nationalistes.

4:47
Invité

Il faut remettre le sens du dialogue pour retrouver le calme et l'apaisement en Nouvelle-Calédonie.

4:52
Pierre Jouvet

Pour qu'on comprenne bien ce dont vous parlez Pierre Jouet, vous avez quand même des mots forts. Vous dites que c'est le gouvernement qui a allumé le feu en Nouvelle-Calédonie. Vous dites que ça s'est joué en quelques heures avec Emmanuel Macron et Gabriel Attal. Vous parlez de quoi précisément ? Parce qu'il y a cette méthode, il y a le calendrier qui n'a pas été tenu, mais ça c'est l'affaire de plusieurs semaines. Quel a été le déclencheur précis selon vous qui a mis le feu opposé ?

5:07
Invité

Le déclencheur, c'est le débat qui a eu lieu cette semaine à l'Assemblée nationale. Ou quand, notamment par la motion de rejet, excusez-moi c'est un peu technique, qui a été proposée par les députés socialistes pour revenir sur le texte qui a été voté à l'Assemblée nationale cette semaine, le gouvernement n'a rien écouté. Les alertes ont été lancées. On sait que la Nouvelle-Calédonie est un territoire dans lequel il faut prendre le temps de dialoguer entre celles et ceux qui se considèrent comme les indépendantistes et les loyalistes.

Et justement, qu'est-ce que vous dites aux loyalistes, à tous ces Calédoniens qui ne peuvent pas voter alors que les élections provinciales arrivent en fin d'année ? Je leur dis qu'aujourd'hui, moi je ne dis pas qu'il ne faudra pas demain qu'il y ait une évolution. D'ailleurs, les socialistes ne disent pas qu'il ne faut pas qu'il y ait une évolution. Ce que nous disons, c'est qu'il doit y avoir la construction d'un consensus entre les indépendantistes, qui sont, je le rappelle, élus aussi en Nouvelle-Calédonie, et ceux qui se déclarent comme les loyalistes, qui peuvent arriver à avancer sur un consensus. On a trois corps électoraux. Excusez-moi, on va faire un tout petit peu en une seconde.

On a trois corps électoraux possibles en Nouvelle-Calédonie. Il y en a deux qui fonctionnent sur toutes les élections. Un troisième sur un type d'élection locale. Il faut prendre le temps de le construire et ne pas précipiter les choses comme veut le faire le gouvernement.

6:19
Pierre Jouvet

Est-ce que ça veut dire qu'il faut aussi repousser, reporter ces élections provinciales-là prévues à la fin de l'année ? Oui, il faut les repousser. Est-ce qu'il va falloir voter, selon vous, justement, l'état d'urgence à nouveau ? Vous seriez prêt à le faire si la situation l'exige ?

6:30
Invité

Si la situation l'exige, il faudra l'étudier, mais ce n'est pas ce que nous souhaitons. Ce que nous souhaitons, c'est une reprise de dialogue le plus rapidement possible. Le PS pourrait voter l'état d'urgence la semaine prochaine, par exemple ? Je ne m'engage pas sur un vote des députés socialistes. Mais aujourd'hui, nous appelons au dialogue, au sens de la responsabilité de tous, et à une reprise en main de discussion par des personnes tierces qui sont aujourd'hui capables d'apprendre la situation. On a bien entendu. On apprend sur France Info ce matin qu'il n'y aura pas le passage de la flamme olympique en Nouvelle-Calédonie, qui était prévue le 11 juin.

Est-ce que c'est une sage décision ? Je ne sais pas si c'est une sage décision. J'ai l'impression quand même, avec les images qui nous proviennent, que c'était compliqué de l'envisager. Donc aujourd'hui, on doit retrouver, je le rappelle, je le répète, de l'apaisement, du dialogue, et que la Nouvelle-Calédonie et que les Calédoniens puissent retrouver une vie qui soit la plus stabilisée possible.

7:21
Présentateur

Pierre Jouvet sur France Info, secrétaire général du Parti Socialiste,

7:30
Invité

numéro 3 de la liste PS Place Publique de Raphaël Glucksmann. Des rassemblements à Paris, hier soir en Normandie également, après l'incendie d'une synagogue à Rouen. Un acte antisémite selon le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin. Quand la bête immonde se réveille, notre premier devoir républicain est de nous rassembler, d'après le maire de la ville, que vous connaissez bien, Nicolas Meilleur-Rossignol, qui n'est autre que le numéro 2 de votre parti. Vous partagez ces mots ? Oui, bien sûr. Ce qui s'est passé à Rouen est absolument abject. Et ce qui se passe dans la situation de notre pays, ce que vivent les Juifs de France, est absolument insupportable.

Le nombre d'actes antisémites a explosé depuis le 7 octobre, et les attaques terroristes du Hamas. Et on voit qu'aujourd'hui, il y a une libération de la parole antisémite dans ce pays qui est insupportable. Et moi, je veux redire très clairement, exprimer toute notre solidarité envers l'ensemble des Juifs de France qui se sentent menacés, attaqués, en danger et leur apporter toute notre solidarité. Parce que quand un Juif est attaqué, c'est toute la République qui est attaquée. Et donc, nous devons être absolument fermes sur toutes les questions liées à l'antisémitisme. Vous trouvez que les Français sont assez unis pour dénoncer ces actes ? Oui, je crois qu'ils le sont.

Je crois que les Français sont plus unis que ce qu'on a parfois l'impression de voir, soit dans les médias, soit sur les réseaux sociaux. Je pense qu'il n'y a pas un sentiment général de la part des Français autre que celui de soutenir la communauté juive.

9:00
Pierre Jouvet

Pierre Jouvet, la campagne des élections européennes, vous êtes, on le rappelle, numéro 3 sur la liste Place Publique PS de Raphaël Glucksmann. Et la campagne bat son plein. Vous êtes entre deux meetings, d'ailleurs, en ce moment même, à Saint-Etienne, hier soir, à Montpellier, tout à l'heure. L'objectif affiché, clair et net, c'est d'être deuxième devant la liste Renaissance de Valérie Ayet ?

9:18
Invité

L'objectif affiché... C'est d'être premier, même. Vous savez, quand on fait une campagne électorale, ça paraît surprenant, parce que comme on est abreuvé de sondage matin, midi et soir, on parle de quelle place on voudrait. Quand on fait une campagne électorale et quand on porte un projet comme nous le faisons avec Raphaël Glucksmann, c'est de gagner. C'est de gagner parce qu'aujourd'hui, l'Europe est à un moment charnière. L'Europe est à un moment de transition extrêmement forte. On est traversé par des crises successives. La guerre est aux portes de l'Europe. Vladimir Poutine a envahi l'Ukraine. On a une crise sociale qui frappe partout en Europe et en France également.

Une crise démocratique qui est là et qui est grande. des ingérences étrangères qui se multiplient. Et nous, nous faisons campagne sur le terrain, sur nos thèmes au quotidien, en incarnant le vote efficace à gauche. Nous, nous disons clairement une chose. Nous sommes dans cette élection, le vote de la cohérence.

Le vote de la cohérence sur le fond, qui veut un changement de ligne en Europe, qui veut une rupture radicale avec cette Europe néolibérale qui, depuis 30 ans, a fait de l'Europe un marché ouvert aux 80 du monde et qui n'a pas su se protéger, qui n'a pas su protéger son industrie, qui n'a pas su protéger ses services publics, qui, aujourd'hui, n'investit pas suffisamment dans la transition écologique, qui n'a pas préparé l'Europe de la défense. Donc, nous, nous disons, aujourd'hui, nous sommes le vote efficace à gauche pour changer l'Europe.

Le vote efficace à gauche aussi, pour battre Emmanuel Macron et le sanctionner de la politique qu'il a conduite dans ce pays depuis 7 ans, de la loi immigration, à la retraite à 64 ans, en passant par la réforme de l'assurance chômage et du plantage des comptes publics de ce pays. Et le vote efficace pour battre l'extrême droite. Parce que nous ne nous résignons pas à voir l'extrême droite à près de 40% cumulés dans les sondages. Et donc, nous voulons incarner cette efficacité politique. C'est ce que nous faisons tous les jours avec Raphaël Glucksmann.

11:04
Pierre Jouvet

Et puisqu'on parlait des sondages, c'est une photographie à un instant donné des intentions de vote, mais arriver premier devant la liste RN, ce serait une sacrée surprise pour le moment pour vous. Vous êtes à 14,5%, le RN à 31%. Dans notre enquête, le dernier sondage Ipsos pour Le Parisien et Radio France, vous êtes 1,5% derrière la liste de Valérie. C'est la marge d'erreur d'ailleurs. Donc, on verra ce qu'il en est évidemment le jour du vote.

11:25
Invité

Et dans le camp macroniste, justement, on estime que Raphaël Glucksmann n'est pas un vrai pro-européen. On rappelle par exemple qu'il n'a pas voté le Green Deal, le Pacte Vert. Il n'a pas voté le Pacte Asile-Immigration ni le plan de relance. Qu'est-ce que vous leur répondez là-dessus ? Mais je leur réponds très simplement que les leçons des macronistes, nous n'avons pas à en recevoir.

Parce que quand nous voyons que les partis alliés d'Emmanuel Macron et de Renaissance sont prêts aux Pays-Bas à s'allier avec l'extrême droite, avec l'extrême droite des Pays-Bas, qui est le petit Trump des Pays-Bas, que vous avez le soutien affiché, notamment par Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, avec des appels du pied faits à l'extrême droite au niveau européen, nous n'avons pas de leçons à recevoir de leur parler. Elle fait part de sa désapprobation totale ? Oui, mais heureusement qu'elle fait part de sa désapprobation. Mais il faudrait qu'elle aille un peu plus loin que la désapprobation.

Et nous, nous leur disons aujourd'hui, s'il y a aujourd'hui une directive sur les travailleurs des plateformes qui permettent à des travailleurs en Europe qui n'avaient pas de statut, comme les travailleurs de chez Uber, par exemple, d'avoir un statut, c'est grâce aux socialistes européens. Et grâce aux insoumis également. Et grâce aux insoumis et grâce à toute la gauche. Mais c'est le groupe social-démocrate au niveau du Parlement européen qui est la force propulsive à gauche au Parlement européen. S'il y a eu des avancées sur le Green Deal, notamment, en Europe, c'est grâce aux socialistes européens. S'il y a eu des avancées sur les tarifs de l'énergie, c'est grâce...

Sur les parties d'avancée, bien sûr que si, sur les parties d'avancée, nous les avons portées. S'il y a eu des avancées, notamment sur la réforme des prix de l'énergie que nous avons portées et que Valérie Ayet a refusé, comme M. Bardella, c'est grâce aux socialistes. Donc nous, nous disons aujourd'hui, nous sommes dans un discours de cohérence. Nous ne disons pas une chose à Paris et l'inverse à Bruxelles et à Strasbourg. Donc nous voulons aujourd'hui porter un projet de rupture radicale avec les politiques qui sont menées et soutenues à Bruxelles et à Strasbourg par Emmanuel Macron et Valérie Ayet.

Parce que finalement, ce qui se passe en Europe, c'est la même chose que ce qui se passe en France. Ce qui est soutenu comme politique au niveau européen, c'est la même chose que fait Emmanuel Macron ici, avec la casse sociale qui est faite, avec la loi immigration et le vote de la loi asile et migration, qui ne fait pas un accueil digne des migrants dans l'Union Européenne, alors que nous proposons, nous, des filières d'intégration qui sont des filières d'intégration légales qui permettraient d'intégrer plus facilement et de ne pas faire de la Méditerranée un cimetière à ciel ouvert comme c'est le cas aujourd'hui.

Nous sommes les seuls à dire qu'aujourd'hui, nous devons réformer le marché de l'énergie parce que la facture payée par les Français est insupportable et que le cumul des prix du gaz et de l'électricité qui est voté par la régulation européenne ne fonctionne plus et que nous devons revenir dessus comme l'a fait Pedro Sanchez en Espagne. Donc si vous voulez, les leçons de Mme Haillet qui patine dans sa campagne,

14:07
Pierre Jouvet

nous n'avons pas à en recevoir. Tout ça, ce sont des sujets très intéressants qui ont des conséquences concrètes dans la vie des Français, même s'ils se débattent au niveau européen. Ils sont assez techniques et parfois, ils paraissent un peu lointains. Qu'est-ce que vous dites, vous, aux électeurs, aux électrices ? Il y en a beaucoup qui ne sont soit pas sur leur choix, soit qui n'ont même pas envie d'aller voter pour l'instant pour les européennes. Qu'est-ce que vous leur dites pour résumer l'enjeu ? Aujourd'hui, le Parlement européen est à droite, il y a des alliances, même parfois avec l'extrême droite. L'idée, c'est de le faire basculer à gauche. Et vous pensez que c'est possible ?

Oui, c'est possible. C'est possible parce qu'on voit

14:35
Invité

que l'écart entre le groupe majoritaire et le groupe socialiste n'est pas si grand et que l'élection peut changer les choses dans les 27 pays de l'Union européenne. français, c'est que si vous n'aimez pas Bruxelles, comme vous le dites souvent quand on se croise, si vous pensez que l'Europe est la faute de tout, moi, je vous dis une chose simple. Ce n'est pas l'Europe qui est la faute de tout. Ce n'est pas le problème de l'Europe. Le problème, c'est la politique qui est conduite. Depuis 30 ans et depuis que Jacques Delors n'est plus président de la Commission européenne, nous, nous sommes les héritiers de Jacques Delors. L'Europe est à l'arrêt.

On s'est laissé imposer des normes, des surnormes. On a vu nos agriculteurs en difficulté, notre industrie déménagée. On a vu les concurrences chinoises et américaines venir prendre toutes les industries, être en incapacité de défendre notre système de soins, nos médicaments, nos productions. On a vu pendant la crise du Covid qu'on n'était même plus capable de produire des masques ou des réanimateurs.

Nous leur disons l'Europe peut changer votre quotidien, peut changer votre quotidien, peut amener des réponses fortes pour la transition écologique parce que nous n'en avons besoin pour demain, peut amener des réponses fortes pour l'industrie et c'est par un changement politique que nous incarnons avec Raphaël Glucksmann.

15:44
Pierre Jouvet

On n'est pas contre l'Europe, pour une nouvelle Europe. Pour une nouvelle Europe. On n'est pas les seuls à le revendiquer mais on a bien compris en tout cas le sens de votre message. Merci beaucoup. Merci à vous. Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti Socialiste, numéro 3 sur la liste Place Publique de Raphaël Glucksmann, PS Place Publique, maire de Saint-Vallier dans la Drôme aussi. Merci à vous. Merci à vous. Victoria Koussa, service politique de France Info.