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interviewLe Média (sur YouTube)· 7 juillet 2024 229 min

LE FRONT POPULAIRE CRÉE LA SURPRISE, LE RN ÉCHOUE ! (ÉDITION SPÉCIALE LÉGISLATIVES)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur le média. Vous regardez notre édition spéciale consacrée au second tour des élections législatives anticipées.

La soirée de la vérité he car dans quelques minutes, on saura si la première fois dans l'histoire de la 5e République, l'extrême droite sera à Matignon et dans les ministères. Bref, au pouvoir. Qu'est-ce qui se passera dans ce cas et à quoi ressembleront les institutions de la République en l'absence de majorité même relatives ?

Des alliances inédites seront-elles possibles ? Ce soir, nous analyserons et décrypterons le second tour de la législative avec nos chroniqueurs politiques, experts et membres de la société civile qui interviendront pour certains en visconférence. En première partie de soirée, je serai en compagnie de Paulc, chroniqueur politique au médias et Widet Ketfi, journaliste indépendant.

Puis je céderai ma place à Théophile Quamo qui animera le second plateau avec Nastéo Aden, militante antiraciste concert municipal Astin. Béli Nabli, professeur des universités, Eugénie Mériot, politologue et constitutionnaliste. Nos journalistes sont également sur le terrain dans les QG de la gauche et d'ensemble mais également au côté des militants au média.

Notre soirée électorale sera aussi une contoirée. Nous serons ensemble en direct durant près de 4h sur le canal 350 de la Freebox sur YouTube ou sur notre site internet et peut-être bientôt sur la TNT car vous le savez peut-être he le média est plus que jamais en lisse pour obtenir une fréquence sur la télévision numérique terrestre. Je vous le rappelle, notre candidature a été jugée recevable par l'ARCOM et le 12 juillet, nous serons auditionnés pour y arriver ainsi que pour couvrir la campagne intrépidante qui s'annonce nous avons besoin de vous.

Rendez-vous sur tnt.v.fr.

Grâce à vous, nous avons déposé les 18250 €. Merci infiniment. Continuez de nous donner les moyens de créer la télé de celles et ceux qui ne la regardent plus.

L'édition spéciale élection législative. C'est parti. [Musique] pour m'accompagner durant cette première partie d'émission.

Je serai je suis en compagnie de notre chroniqueur politique régulier Paulg. Bonsoir Paul. Salut.

Tu es chroniqueur, je le disais, politique régulier au médias de Wided Ketfi, journaliste indépendante. Bonsoir Wided. Bonsoir chers camarade.

Je vous rappelle que cette première demi-heure, nous devons durant cette première demi-heure de nouvons respecter la période de silence électoral. Alors, avant de nous intéresser au second tour, on peut peut-être parler de l'ambiance que vous avez observé au lendemain des résultats du premier tour et de l'entre de tours. Comment vous avez vécu vous personnellement cette période et qu'est-ce que vous disent les gens rencontrés sur le terrain ?

Widet peut-être. Euh je crois qu'on a tous toutes et tous un peu le moral fracassé, c'est-à-dire qu'on sait pas tellement ce qu'on ressent. Parfois, on a envie d'y croire, parfois on est complètement démoralisé.

En tout cas, moi c'est les retours que j'ai eu. Il y a eu quand même une mobilisation qui est historique. Alors, il y a eu beaucoup de gens qui ont essayé vraiment de de mobiliser mais la moindre voix possible et imaginable donc des collectifs qui se sont structurés, qui se sont créés et cetera.

Mais le moral est quand même un peu dans les chaussettes. Moi, autour de moi, les gens ne savent ne savent pas. En fait, c'est c'est vraiment l'équation à multiples inconnus.

Donc autour de moi, les gens avaient envie de parler. C'est-à-dire que on se promène, les gens ne se connaissant pas, vous entendent parler de l'élection, entrent dans votre conversation et on essaie de se rassurer les uns les autres. Euh après, oui, voilà, je je on est dans on est dans dans la prudence émotionnelle, je pense, de partout.

Je sais pas vous, de votre côté, est-ce que vous avez Ouais. Toi, Paul, est-ce que toi aussi tu es à la fois optimiste et pessimiste ? Ça dépend des jours, ça dépend quand si tu es sur Twitter ou pas sur Twitter.

Non mais clairement en fait l'incertitude c'est ce qui marque la période, c'est ce qui marque aussi la crise politique parce qu'en fait même si on peut pas parler encore là des des élections qui arrivent si on regarde les élections passées que c'est que ce soit celle de 2022 jusqu'à remonter jusqu'à 2017, on avait vu l'apparition de cette tripolarisation de la vie politique et donc l'idée que avec trois blocs dans un système qui est plutôt favorable d'habitude à à deux blocs enf on va dire à une majorité présidentielle en face de son opposition, on avait bien vu qu'il y avait quelque chose qui jouait dans le pays et qui trouvait pas de réponse et que en fait d'élection en élection se fracasser vers euh voilà une direction le en 2022 la majorité n'est plus une majorité une minorité et pareil en fait ça a rajouté juste de l'incertitude savoir vers quoi ça allait et cetera. Bon euh on a vu qu'au premier tour il y avait quand même une bonne participation. Pour moi, c'était le signe du fait que les gens identifiaient que c'était un enjeu d'importance.

On l'avait bien vu. Enfin la différence avec les législatives de 2022, c'est que là les gens ont compris que dans cette élection législative se jouait vraiment à la question du gouvernement du pays quoi, de la direction qu'on veut lui envoyer. Et je pense que ça s'est vu par cette mobilisation là.

Donc après bah c'est sûr que c'est enfin je dire comme en fait rien ne se jouait en soi au premier tour, on va en reparler après, il y a eu des candidats élus dès le premier tour mais tout le monde savait que la question de la majorité sur le deuxème tour et que cette majorité elle était encore une fois on était dans l'incertitude de de quel côté ça pourrait tomber, quelles étaient les marges de manœuvre des uns et des autres. Donc je pense que il y a à la fois donc l'identification de l'enjeu mais l'incertitude qui du coup bah provoque nécessairement bah des inquiétudes ou bon et en même temps dans les milieux militants moi de ce que j'ai pu voir parce que j'ai voilà c'était surtout la mobilisation générale en disant de toute façon la campagne est extrêmement courte par rapport à ça qu'on a connu avant donc on se donne à fond et une fois que c'est fini on sera cramé de fatigue mais on aura fait ce qu'il fallait faire et la fatigue tu en sais quelque chose toi we du phing tu en as fait durant toutes ces dernières semaines. On dit pas pour qui mais euh tu as été très impliqué et notamment tu as aussi très très tu as été très alerte quant au à la multiplication des agressions des agressions racistes.

On peut peut-être en en parler. Exactement. En fait, ce qui ce qui était le plus inquiétant dans cette victoire, c'est que ça a aussi fait sauter un verrou et galvanis en fait des électeurs qui ont des idées racistes et qui ont des qui commettent des actes très racistes.

Et effectivement, il y a un journaliste du parisien Marwan Meaj qui a fait un un trade avec toutes les enfin de nombreuses agressions racistes ces derniers jours. On a eu par exemple euh cette propriétaire, cet entrepreneur du de Perpignan qui a reçu des menaces de mort en lui stipulant que si elle ne vendait pas tout de suite son commerce à des personnes blanches de souche, françaises de souche, elle allait se faire tuer. On a vu on a eu des des des comment dire des attaques encore plus violentes. de chauffeur de bus par exemple qui s'est fait insulter qui est d'origine magribine et qui s'est fait insulter euh c'était il me semble juste après les résultats.

Il y a aussi ce jeune homme qui a été jeté dans un canal. ce jeune homme qui a été jeté dans un canal euh en raison de ses origines hein, raison de ses origines bien sûr. Euh il y a eu de multiples vidéos qui ont tourné sur les réseaux euh euh avec des injures racistes, des injures antisémites, islamophobes euh et étonnamment euh très peu de couverture de ces attaques.

Euh c'est il me semble un article d'arrêt sur image qui disait voilà, on s'étonne quand même de la couverture médiatique vis-à-vis de ces agressions qui se multiplient. Euh il y a beaucoup d'inquiétudes moi, autour de moi, les gens voilà se disent "Je crois qu'on va pas sortir ce soir, on va éviter de de quel que soit l'issue, on va éviter de sortir parce que voilà, il y a il y a cette crainte de d'agression raciste. Il y a de plus en plus de personnes ici de groupe minorisé qui envisagent même le départ de France." Ça ça de toute façon ça datait déjà d'avant d'avant la dissolution.

Euh mais effectivement la multiplication des agressions racistes dans cet entre de tours, elle est effrayante et effarante et elle elle elle fait très peur sur la suite, quel que soit en fait l'issue euh elle fait très très peur sur la suite euh de de de la de ce que va être la vie dans notre pays. Euh euh Papal, pour je voulais de rebondir aussi sur ce que tu disais, tu parlais de de ces trois blocs qui se dessinent, mais si on s'intéresse aux circonscriptions qui ont déjà été gagnées, ça montre que les bastions électoraux sont plutôt désormais entre les mains du RN et de la France insoumise du nouveau Front populaire alors qu'htoriquement ils étaient entre les mains de LR PS. Donc là, on constate plutôt un un effacement et également aussi de du groupe ensemble, enfin du groupe ben présidentiel.

En tout cas, il faut voir si ça va être confirmé he parce qu'avec le jeu des désistements et puis même cette semaine, moi je disais que en vérité s'il y a eu un effondrement au premier tour du bloc macroniste, il y a quand même un effet de résistance. D'abord, il perd beaucoup moins de points que ce qu'il n'avait perdu aux européennes et il a quand même été un votre refuge pendant un certain nombre d' un noyau certains de ses électeurs notamment se resserrant vers ces électeurs les plus favorisés et c'est d'ailleurs ce qui donnait la situation où clairement on sent que tente à revenir la question d'une polarisation entre un bloc de gauche et un bloc de de d'extrême droite mais euh on voit bien que ce bloc central au milieu, il sert un peu de rempart y compris pour que le bloc de gauche élargisse. son socle, bah tant qu'il y a ce bloc central, ça va être compliqué de de le faire.

Bon et euh et sur cette question de bastion effectivement en tout cas je pense que il y a le fait qu'il y a une participation massive à ce que je disais tout à l'heure l'identification de l'enjeu mais aussi le fait que il a cet enjeu majeur aux yeux des gens. Je pense qu'il y a eu comment dire on avait l'habitude de dire les législatives c'est 577 circonscription donc 577 élections. Ça reste vrai à mon avis mais j'ai l'impression que la perspective nationale a a vraiment beaucoup joué.

C'estàd que les logiques nationales de vote de bloc contre bloc ça ont vachement joué. ce qui en gros a a fait que certaines bases se sont surmobilisées et effectivement bah on a vu notamment dans un centre de de quartiers populaire ou de départements populaires la France insoumise très solide sur ses applis de la même manière que le Rassemble national a aussi eu des élus au premier tour parce que il avait déjà connu des percés dans de ce territoire et donc du coup que peut-être que là la sédimentation historique des partis ça joue toujours he pour exister sur la scène mais face à ces espèces de percé ou en tout cas de surmobilisation d'ctorat ça joue un rôle sans doute moin et et quel que soit l'issue encore une fois je pense que il faudra faire une autopsie de la gauche et de de ce qui s'est passé en fait pendant cette législative express que va-t-il rester de ce de ce front populaire euh y compris dans ce ce dans les électeurs qu'ils ont mobilisé. C'est-à-dire que oui, on a on a réussi quand même enfin ils ont réussi quand même à mobiliser comme tu dis dans les quartiers et cetera, mais il n'empêche qu'il y ait un réservoir de voie qui n'a pas été euh qu'on a pas été cherché et qu'on a pas su en fait convaincre.

Et ça, je pense que ça sera très intéressant aussi de d'ensuite faire vraiment cette autopsie et de réfléchir en fait qui a été le vrai vrai gagnant euh de cette enfin de ces élections et qui a été le vrai perdant notamment en interne, je sais pas si on peut développer là pour le moment mais en interne entre la LFI, le PS, le on pourra on pourra en parler après 20h. Alors pardon, il y a Alessio Mota qui est déjà avec nous et qui nous attend depuis 5 minutes. On continuera la la discussion après avoir entendu notre data analyste et chercheur en sciences sociales Alessio Mota.

Euh bonsoir Alessio, vous m'entendez ? Bonsoir, vous m'entendez ? Oui, très bien, parfaitement.

On va parler avec vous du du taux de participation. Il est de 67 % pour l'heure hein. 67 % des personnes inscrites sur les listes électorales se sont déjà rendues dans les bureaux de vote d'après une estimation.

Hippsos talent pour France Télévision, Radio France, France 24, RFIL, LCP. On rappelle qu'au premier tour he le 30 juin 66,71 % des des inscrits s'étaient rendu aux urnes. Euh ça reste un taux de participation record depuis 1981.

Allez sur Mota, quelle leçon tirez-vous de ce taux de participation record ? Euh le taux de participation en soit effectivement il est record. On est sur les mêmes ordres de grandeur qu'au qu'au premier tour.

C'est très élevé pour une législative, vous l'avez dit. Euh c'est quelque chose qu'on n'a pas vu depuis une quarantaine d'années. Euh cela dit, le fait de dire la participation est très élevée ne permet pas de dire pour autant de quel côté ça peut basculer.

C'est-à-dire queon peut tout à fait avoir des circonscriptions à laquelles euh la participation élevée est liée à la mobilisation forte d'un camp et puis d'autres dans laquelle c'est pour faire barrage. Ça ça ne permet pas d'en préjuger. Euh après, c'est intéressant cette participation parce que depuis euh des années, on se plaint euh les politiciens se plainent, les se plaignent, les partis se plaignent et à juste titre et beaucoup d'histoens se plaignent de l'absence euh de participation euh des citoyens à la démocratie.

Là, on est sur quelque chose de nouveau au sens où on peut plus dire il y a crise de l'intérêt pour la politique. Il se passe quelque chose et puis sur quelque chose qui est d'autant plus nouveau et d'autant plus intéressant que on se dirige assez vraisemblablement, on peut pas en dire plus pour le moment et et c'est dit favorable en soit à un camp ou à l'autre, mais qu'une option très probable, très très évidente parmi celle qui se présente, c'est l'absence de majorité absolue. Et c'est donc une assemblée qui plus que jamais depuis au moins 40 ans est à sera à peu près à l'image du vote des Français.

C'est-à-dire que elle a été élue par un très grand nombre de Français et on va trouver des forces politiques qui seront chacune représentées à peu près dans des proportions qui correspondent effectivement au vote des Français et des Françaises. Et ça c'est quelque chose de très riche, de très intéressant. Si j'ai encore quelques minutes pour m'exprimer.

Je pourquoi j'allais vous poser la question. Alors, j'entendais tout il y a quelques minutes avant de vous rejoindre, j'entendais Christophe Barbier sur une grande chaîne info s'alarm du fait que l'absence de majorité pour aller vite était pire qu'une majorité sous-entendu. Pire qu'une majorité de n'importe qui.

C'est assez symptomatique de l'absence de culture politique parlementaire en France chez les grandes figures habituelles sur ce qui est une démocratie parlementaire. Hm hm. On va se retrouver, je vous le disais, quelque chose qui ressemble à une assemblée proportionnelle, une assemblée élue avec énormément de participation qui va être à l'image des Français et des françaises.

Donc, si on met de côté le fait qu'on partage pas forcément du tout les valeurs de certains des partis qui sont représentés, c'est quand même très spécifique à notre pays de vouloir dire qu'une celle telle situation est une situation critique. Non, c'est ça la démocratie. Sur ce qu'on a vu les derniers jours, l'une des préoccupations principales à Matignon et à l'Élysée, c'était de faire des additions pour voir s'il est possible en enlevant les députés de deux groupes totalement opposés d'avoir un gouvernement qui reposerait de façon stable sur une majorité absolue de députés.

Ce jeu d'addition auquel ils se sont livrés et qui va se terminer ce soir, c'est une façon pour eux de rester dans ce vieux cadre institutionnel auquel ils sont habitués qui donne un rôle un peu royal au président ou éventuellement au duo président premier ministre. C'est une façon de constamment tenter de réimporter la décision et la politique, la conception des lois à l'intérieur de Matignon, à l'intérieur de l'Élysée. Bah là, ça va être une grande découverte pour beaucoup de grandes figures politiques françaises.

Et ben non, il va falloir pour beaucoup d'entre eux s'informer, lire des livres sur ce qui se fait dans les démocraties parlementaires autour de nous, apprendre ce que c'est le parlementarisme, comprendre qu'il s'agit pas d'avoir un gouvernement stable qui décide de tout constamment. Euh le dernier mandat a montré plus que tout. Euh les membres de l'exécutif français ont l'air d'être incapable de comprendre ce que c'est que le parlementarisme, de considérer que la décision, elle se prend euh du côté de l'exécutif.

Donc apprendre ce que c'est, il va falloir apprendre ce que c'est d'accepter qu'en fait on fait de la politique à l'assemblée, qu'on décide des réformes à l'Assemblée, qu'on fait des accords selon les différents textes à l'Assemblée et qu'on les vote et que c'est ça la démocratie. Alessio Mota. Widet qui est fil journaliste indépendante a une question pour vous.

Oui. En fait, à quoi pourrait ressembler un gouvernement d'une de de d'un parlement en fait qui serait euh enfin, désolé, je perds mes mots, je sais que c'est l'émotion et on parlait beaucoup de ce stress et de cette boule au ventre en attendant les résultats du à quoi pourrait ressembler un gouvernement euh et en fait comment avec le 493 un président qui règne, je dis règne, qui gouverne par décret euh À quoi ça pourrait ressembler en fait une une un parlement qui n'est pas qui n'est pas de majorité ? J'ai réussi à finir ma phrase ou un gouvernement qui n'est pas de majorité, c'est ça ?

Oui. Puisqu'on a on a vu effectivement que Emmanuel Macron et son et le Premier ministre et leur et son gouvernement ont eu des difficultés de gouverner avec une majorité relative. D'où le recours excessif et maladif au 493.

Alors, il y a il y a plusieurs solutions pratiques qui existent et qui ont été pratiquées sur les différents pays. Mais en gros, il y a un peu deux voies à imaginer. La première, c'est celle d'un gouvernement euh regroupant des personnalités de plusieurs camps et faisant aussi appel à des personnalités extérieures qui sont pas forcément associées de façon stricte à un camp politique et qui va tenter de gouverner, de poser des directions et cetera.

Et puis une option un peu différente, c'est d'admettre le fait qu'on aura un gouvernement faible, c'est-à-dire d'avoir un ensemble de figures qui peuvent être issues ou non de parti, mais finalement peu importe parce que ces figures vont être là pour exécuter des impulsions qui devront être lancées depuis l'assemblée sur la base d'éléments de programme partagés par certains partis concernant l'économie, concernant les questions de mœurs, concernant l'immigration, concernant tout ce que vous voulez. Mais en tout cas, cette deuxième option, c'est d'admettre qu'on a un parlement fort et d'avoir un gouvernement qui, quelle que soit sa composition, finalement euh devra être en fait devra rendre son sens originel au mot exécutif. Mais oui, mais juste est-ce que est-ce que c'est envisageable avec un président qui fait des décrets et qui abuse du 493 ?

En quoi c'est vrai ? En quoi ça serait différent aujourd'hui ? Pourquoi la le premier ministre d'Emmanuel Macron ne pourrait pas suivre le le même chemin que qu'Élisabeth Borne qui a traumatisé la France ?

Ce serait différent pour une raison toute simple, c'est que jusqu'ici le le le régime à coût de 493 a fonctionné parce que à chaque fois la le camp macroniste a bénéficié de la béquille LR lors des votes de motion de censure. Aujourd'hui, on va certainement se retrouver dans une situation où l'addition euh ensemble plus LR ne permettra plus d'atteindre les 289 et donc ce système ne fonctionnera plus. Paul, tu as tu voulais réagir peut-être ?

Mais effectivement, c'était juste sur la participation en fait, on se rend pas compte mais il y a 49,5 millions d'inscrits, tu me corriges si je me trompe mais du coup avec une participation à 67 % ça veut dire 33 millions de votes, un tout petit peu plus que 33 millions. Ce qui veut dire qu'il y a quand même 16 millions de personnes qui n'ont pas participé à ce scrutin. Alors il y a des gens qui sont mal inscrits et cetera, mais je veux dire moi ça me choque encore en fait 16 millions.

C'estàd que tu tu évoqué tout à l'heure le fait que il faut aller voir où est-ce que où est-ce que ça joue et je pense que ça va être une tâche importante parce que ça reste le premier parti de France. Oui, après l'abstention est extrêmement hétérogène. Vous avez des profils de qui votent pour ou qui ont des des alignements idologiques pour toutes sortes de parties.

Mais ce qui est intéressant ce serait de voir comme on l'a pu le voir au premier tour, est-ce que par exemple le vote de gauche, il a mobilisé que son socle ou il a mordu ou qui a perdu et c'est en fonction de ça qu'on pourrait voir quels sont les les potentiels sur la suite. Une question justement peut-être à Mota. Est-ce que est-ce que vous pouvez peut-être nous en dire plus sur le profil des abstentionnistes ?

Hm. Alors, le profil des abstentionnistes euh il est tôt pour en parler parce que on va on va certainement avoir des davantage d'éléments à travers les enquêtes qui vont être faites aujourd'hui et dans les jours suivants par les instituts. Cela dit, euh une idée un peu constante qu'il y a là-dessus, c'est que contrairement à ce qu'on croit parfois en général, il existe pas un grand camp d'abstentionnistes et un grand camp de personnes qui participent.

La réalité c'est que il y a un noyau relativement réduit de quelques dizaines de pour gens qui participent à l'essentiel des élections et puis il y a une grande majorité de gens qui tantôt participent, tantôt participent pas pour des raisons qui sont pas forcément profondément politiques. Ça peut être pour des raisons liées à leur agenda, à leurs vacances, à tout ce que vous voulez. Ce qui fait que finalement si on suit des corps d'individus, on se rend compte que les gens qui participent ne sont pas les mêmes duction à l'autre.

Ça varie dans dans un ensemble de grands gens qui des de beaucoup de gens qui des fois y vont, des fois n'y vont pas. Là, il y a fort à parier une chose, c'est que l'essentiel des gens qui participent de temps en temps se sont rendus aux urnes et que les personnes qui n'y vont pas euh font sont il y a deux options, soit font partie euh de cet ensemble qui ne participe quasiment jamais euh qui va être plutôt moins diplômé, désinvesti sur sur certaines questions de de société. Et puis soit on a aussi à ne pas négliger quand même parce que ça représente plusieurs pour des gens qui peut-être ont participé au premier tour ou aurez-vou participer mais parce qu'ils ne se retrouvaient dans aucun des candidats qu'il y avait dans leur circonscription euh ont préférait rejeter le vote.

On a parlé du taux de participation élevé. Il y a aussi un nombre très important, un boom de procurations qui euh nombre de procurations qui ont été enregistrés 3,3 millions ce vendredi 5 juillet. C'est 3,6 fois plus euh qu'en qu'en 2022.

Qu'est-ce que Qu'est-ce que ça dit ? Peut-être tu parlais tout à l'heure, c'est vrai, Wid d'une mobilisation euh beaucoup plus grande euh lors de à l'occasion de ces législatives anticipées. Est-ce qu'on va vers un peu une une culture politique qui s'affine et qui pourrait profiter au prochain scrutin ?

Est-ce que c'est une culture politique ou est-ce que c'est un mouvement de panique ? Ça c'est vrai que c'est ce serait intéressant d'avoir des études des études qui décryptent le l'abstention, qui décryptent la participation, qui enfin moi j'ai autour de moi par exemple des gens qui sont allés voter vraiment pour la première fois là au second tour en disant là ça me fait vraiment très très peur mais je suis totalement contre parce que j'ai j'ai pas trouvé de candidats qui soi vraiment à la hauteur de ce que moi je veux et cetera et en même temps j'ai rencontré des gens qui n'ont jamais voter de leur vie et qui n'allaient pas voter. Donc il y a aussi ce profil là souvent dans les enfin en tout cas ceux que j'ai rencontré moi sont issus des quartiers populaires, population vulnérable vraiment complètement abandonné par l'institution et qui ne voit pas l'intérêt d'aller voter quelle que soit en fait la raison.

Et du coup, ce serait intéressant en fait d'avoir d'avoir une vraie analyse profonde de des électeurs, de des abstentionnistes, des votants, des électeur de gauche aussi, de savoir est-ce qu'on a épuisé le le réservoir de voie ou pas. Et je pense que c'est on a besoin de cette autopsie, quel que soit l'issue de cette élection, on a besoin de cette autopsie. Ouais.

Paul sur les procurations, sur le taux de participation, tu voudrais peut-être mais non, mais c'est déjà sur les procurations, je pense qu'il y a le le caractère conjoncturel de c'est les de début des vacances, je veux dire et il faut pas sous-estimer qu'il y a cet effet-là, mais principalement je pense que l'effet li est surtout à ce qu'on disait tout à l'heure, c'est qu'il y a une véritable identification d'une d'une élection à enjeu avec l'idée que cette fois-ci, on décide quand même de l'orientation, on a une un moyen de de changer ou de discuter l'orientation qui est donnée au pays après euh un début de législative qui a été marqué par ce que tu disais, une majorité relative ou l'absence de majorité qui euh enfin on a fait ici des émissions sur les différents épisodes, les tractations, les utilisations un peu absurdes du règlement de l'Assemblée nationale pour pouvoir passer au force un nombre de textes. que bon il y a il y a sans doute ça et le fait que du coup ben les gens ont participé effectivement encore une fois il y a une marge même par rapport moi par rapport moi ce que je peux parler c'est le premier tour même sur le socle de gauche il y a eu une mobilisation en hausse du socle de gauche par rapport bah aux européennes ou par rapport à même 2022 mais par rapport par exemple au socle de gauche de la présidentielle euh on est en dessous hein je crois qu'au premier tour on est à 9,8 millions de voix au premier tour 2024 quand il y en avait 7,4 millions pour la NUPES plus autre gauche en 2022. Par contre, on arrive autour de presque 11 millions il me semble de de voies de gauche sur la présidentielle 2022.

Donc voilà, c'est ça qui est intéressant aussi dans ces sursauts, dans ses comportements. Un pour savoir quel est le bloc qui a maximisé déjà sur son socle, voir qui a mordu ailleurs. He parce que par exemple, on l'avait dit au premier tour, le Rast national a mordu lui-même sur la droite et de l'autre côté savoir sur ses comportements différenciés au deuxème tour ou pas. en fait qui euh où vont aller les reports des uns et des autres parce que en fait on a passé la semaine, tu disais cette semaine à parler aussi des techniques ou non de désistement des uns et des autres hein et l'enjeu c'est de savoir en dehors des consignes, en dehors de ce qui a été pratiquement mis en place par les désistements de tel ou tel candidat, quels vont-être les comportements des électeurs y compris moi ça m'intéressé de voir est-ce que on le compte rarement et cetera, mais le est-ce qu'il y a un vote blanc particulièrement fort dans certaines circonstances après les appels des ninis qu'on entendu de ça.

Non mais vraiment voilà, il va falloir regarder chiffre par chiffre circonscription euh quels sont les les les résultats de l'action des votes de la journée. Les les résultats vont bientôt tomber, on me le confirme. Oui, on commence à avoir Il est 20h.

On a déjà peut-être les premiers. Non. Euh moi j'ai reçu.

On les a pas encore. Ouais, on les a pas encore. Donc on va on va patienter encore.

On peut peut-être parler des des a connaît déjà en tout cas dans certains territoires ultra ultramarins. Les électeurs de certains territoires d'outreem ont été les premiers à se rendre aux urnes pour les élections législatives anticipées. Samedi 6 juillet à Saint-Pierre et Miclon, Saint-Bartalmi, Saint-Martin Guadeloupe, en Martinique en Guyane, Polynésie française.

De scrutin a débuté samedi 6 juillet. la réunion à Mayotte ou encore en Nouvelle-Calédonie, le vote a lieu aujourd'hui comme à l'hexagone. Très rapidement, on peut pas aller dans le détail hein des des résultats en tout cas de de ce second tour dans les territoires ultramarins.

Euh pour ce second tour, 37,67 % des électeurs woupéens se sont rendus aux urnes, un chiffre en hausse par rapport au précédent scrutin de 2022. Euh dans les quatre circonscriptions de Guadeloupe hein, ce sont des députés de gauche qui ont été réélus en Martinique. Ce sont les députés régionalistes qui l'ont emporté en tout cas dans trois circonscriptions.

Moi, je vous propose de faire vraiment un petit focus sur la Nouvelle-Calédonie. La participation dans l'archipel a été haute. Elle s'établit à 71,35 % et dans la 2e circonscription, c'est un fait nouveau.

He l'indépendantiste Emmanuel Chibaou a remporté l'élection avec 57,4 57,44 % des voix devant Alsonga qui obtient lui 42,56. Donc on va continuer sur les résultats du premier tour. Les résultats effectivement tombent les estimations.

Alors le Front populaire est en tête avec 190 sièges. Ce sont des estimations. Alors on continue, on me donne les chiffres.

C'est c'est important quand même de rappeler qu'il s'agit d'estimation que ce ne sont pas les résultats finaux, que les résultats finaux tomberont plus tard, mais dans les remontées que nous avons pour le moment, euh on a le RN qui est moins haut que prévu. On a une illustration qui va nous voilà nous permettre d'y voir beaucoup plus clair. Merci beaucoup à la régie.

Donc Front populaire à pour le moment effectivement Wid tu l'as bien rappelé ce sont des estimations 190 sièges on le voit 10 divers gauche ensemble 160 divers droite 5 euh républ républicain 55 grass au national 150 et autres 7 donc pour le moment c'est c'est des estimations on le sait mais c'est une projection qui tranche énormément avec celle qu'on a bien voulu médiatiser de ces dernières semaines et et grosse surprise euh euh ensemble qui résiste euh on on c'est une énorme surprise euh effectivement dans les cadres de triangulaire là on peut en parler maintenant. Ça y est, ça y est, on est libre. OK, c'est bon.

Donc effectivement dans le cadre de triangulaire, ce serait intéressant de de d'analyser et de décrypter ce qui s'est passé dans certaines circonscriptions où euh certains candidats de gauche étaient arrivés en tête, euh ensemble a refusé de retirer sa candidature pour faire barrage. C'était voilà, ils avançaient par ordre dispersé effectivement, c'est pas une consigne. Dans certaines circonscriptions, le candidat de gauche a décidé de se désister malgré tout pour faire barrage et c'est le candidat ensemble qui potentiellement en aurait profité.

Je pense notamment à Reins où c'est où c'est arrivé. ce serait intéressant à la fin de faire les comptes et de voir si finalement c'était pas un calcul politique plutôt très malin de la part d'ensemble de de de d'appeler à un barrage qui n'est finalement pas un barrage quand on on regarde à la loupe. Et c'est pour ça que on disait au début faudra vraiment faire l'autopsie de cette élection parce que on a quand même eu des surprise.

Encore une fois, ce sont des estimations. On ne conditionne pas à ce résultat là parce que c'est important de le rappeler. Je trouve qu'on a été très peu prudent.

Enfin, de manière générale, les médias ont été très peu prudents lors du premier tour où on a finalement conditionné à la victoire du Rassemblement national. euh des des personnes qui étaient dans un état de sidération, c'est-à-dire qu'on regardait la télé, on nous disait voilà le le Rassemblement national a gagné, ça y est. Euh et du coup euh les gens n'ont pas compris euh euh le résultat final.

Donc estimation, ce sont des sondages sordis des urnes et on aura les résultats finaux euh ensuite. Exactement. Est-ce qu'on peut remettre s'il vous plaît le visuel pour bien justement visualiser la projection de la nouvelle assemblée nationale ?

En tout cas à 20h Paulc. Ben en tout cas, je encore une fois, on parle avec des pincettes, on peut pas être sûr de de de cette exacte répartition, mais elle est cohérente dans le sens où puisque c'est organisé entre les deux tours une série de désistements, je crois que c'est environ 130 pour la gauche, 85 pour la Macronie plus Horizon, il faut il faut il faut vérifier. J'ai trouvé des chiffres différents selon les sources euh selon comment sont comptabilisés parti.

Mais ce que je veux dire par cohérence, c'est de dire que c'est 244 candidats ont retiré leur candidature dans notre de près ça. 130 + 80. Bon et en fait ce que je veux dire par cohérence c'est de dire que si l'effet barrage qui attendu qui a été organisé par ce genre de dystème en marche alors le fait de retrouver à la fois un groupe macroniste très très au-delà de ce qu'on attendait hein parce que il y a même eu des des comment dire des estimations à 60 sièges là on est presque près du double dans celle-ci et le fait que la gauche puisse être en tête est logique parce que si le barrage marche il doit marcher des deux côtés c'estàd que l'idée c'est de dire il y a eu un vote contre leur assemblée nationale avec les électeurs qui quoi qu'iladiennent peu importe la couleur du candidat ont voté contre et donc bah forcément dans un certain nombre de circonscription le basculement au rassemblent national n'a pas lieu et c'est dû à la fois au groupe de gauche et à la fois au groupe ensemble qui obtiennent des bons résultats.

On va voir si ça va pas fondre un peu et que il y ait une remontée approximative. Là encore une fois on tape pas aussi dans le RL la comptabilité des des alliés. Je sais pas si les alioti sont euh dans les divers droites qu'on voit là ou si c'est le le avec le RN.

Euh faut voir euh mais bon pour l'instant le les résultats sont entre guillemets à la fois encourageant si on regarde du point de vue de la vague annoncée du Rassemble national de l'autre côté bah elle montre encore une fois ce que je disais tout à l'heure le bloc de gauche en tout cas en terme de représentation là il semble être en augmentation puisque la dernière fois c'était si je ne m'abuse 170 députés de la NUP 171 euh trop populaire et ah non mais la dernière fois je donc du Coup là, il y aurait une progression mais cette progression reste relative à partir du moment où le bloc central reste un rempart à l'augmentation du soccle général à gauche dans le sens où encore une fois si vous regardez idéologiquement les électeurs, vous allez avoir des possibilités de proximité sur nombre de variables et de valeurs progressistes et que il peut y avoir une bataille. On peut regarder par exemple le fait que il y a eu des allers-retours entre une part de l'électorat Luxman aux européennes qui a voté directement comment dire ensemble au premier tour et cetera. Alors, il y a Jean-Luc Mélenchon qui va prendre la parole.

Je vous propose d'écouter son allocution et on la commentera ici en plateau. Donc, un magnifique élan de mobilisation civique s'est affirmé et vous savez tous à quel point c'est remarquable car nous sommes déjà dans l'été et le temps des congés. Notre peuple a clairement écarté la solution du pire pour lui.

Ce soir, le Rassemblement national est loin d'avoir la majorité absolue que les commentateurs lui prédisaient il y a une semaine à peine. C'est même tout le contraire. C'est un immense soulagement pour une écrasante majorité de personnes dans notre pays, celle qui constitue la Nouvelle-Fance comme celle qui l'ont toujours aimé de passion républicaine.

Ces personnes se sont senties menacées terriblement désormais qu'elles se rassurent, elles ont gagné. Avec ces bulletins de vote, une majorité a fait un autre choix pour le pays. La volonté du peuple doit être de renavance strictement respectée.

Dès lors, aucun subterfuge, arrangement ou combinaison ne serait acceptable. En effet, les leçons du vote sont sans appel. La défaite du président de la République et de sa coalition est clairement confirmée.

Le président doit s'incliner et admettre cette défaite sans tenter de la contourner de quelque façon que ce soit. Le premier ministre doit s'en aller. En effet, il n'a jamais reçu la confiance de l'Assemblée nationale.

Il vient de diriger la campagne perdue par son camp et il a reçu un vote de défiance populaire massif. Le président a le pouvoir, le président a le devoir d'appeler le nouveau Front populaire à gouverner. Celui-ci y est prêt.

Le nouveau Front populaire respectera le mandat que lui ont donné les votes pour ses candidats. La parole donnée sera tenue. Le Nouveau Front populaire appliquera son programme. bien que son programme mais tout son programme.

En effet, celui-ci forma un tout dont on ne peut dissocier ni les différentes parties, ni les recettes et les dépenses, ni le déroulement de l'entrée en vigueur des mesures qu'il contient. Dès cet été, les mesures prévues par ce programme peuvent être prises par décret sans vote. L'abrogation de la retraite à 64 ans, le blocage des prix, l'augmentation du SMIC, la convocation des conférences salariales par branche professionnelle.

Le plan de gestion de l'eau est le moratoire sur les grands travaux inutiles. Nous l'avons déjà dit la semaine passée et nous le confirmons au président de la République. Nous refusons d'entrer dans des négociations avec son parti pour faire des combinaisons. surtout après avoir combattu sans relâche depuis 7 ans sa politique de maltraitance sociale et d'inaction écologique dont les votes du peuple français viennent de nous confirmer dans les bonnes raisons que nous avions de le faire surtout après que la voie des urnes les si largement désavoué surtout après que le nouveau front populaire en dépit de tous les cours reçus de toute les diffamations, de toutes les insultes et conquis la place éminente que le peuple lui a donné.

Désormais, les ures ont tranché entre les deux projets radicalement opposés qui étaient en lisse. Le nouveau Front populaire est prêt à gouverner. Il est la seule alternative construite, cohérente, solidaire, munie d'un programme organisé et chiffré.

Ces composantes, la gauche unie se sont montré à la hauteur de la circonstance historique et à sa manière, elle a déjoué le piège tendu au pays. À sa manière, une fois de plus, elle a sauvé la République. Une fois de plus, elle peut commencer l'œuvre écologique et social dont notre peuple, notre époque, notre monde, notre Europe ont tant besoin.

Écoutez, amis, camarades, femmes et hommes qui dans le pays tout entier attendez dans l'émotion et l'angoisse cet instant qui a retourné tous les pronostics grâce à la ferveur de votre engagement. à votre fidélité, à votre loyauté aux consignes qui étaient donné. Écoutez le poète quand il chante la France au grand soleil d'été qui courbe la Provence, déjeuner de Bretagne au bruyère d'Ardèche.

Quelque chose dans l'air d'orinavant à cette transparence et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche ma fence. [Applaudissements] Oui, dat Paul, on a vu un Jean-Luc Mélenchon qui engage he déjà le combat hein. se projette sur un gouvernement NFP et un gouvernement NFP qui va devoir aussi s'engager à respecter le programme.

Aucun subterfuge, aucun arrangement ou combinaison ne serait acceptable. Voilà ce qu'il dit. Euh bon là, il a il a clairement déclaré victoire, hein.

On on est on n pas encore le résultat finaux. prudence quand même. Mais il n'empêche que oui, effectivement, il il prend la parole le premier euh pour dès le départ nous certifier qu'il n'y aura pas d'arrangement avec euh le parti d'Emmanuel Macron et que donc il appelle le Premier ministre à démissionner et puis il il appelle le président à nommer un gouvernement Front populaire.

Tu le disais Paul en off hein, c'est vrai que Jean-Luc Mélenchon ne prend pas la parole en tout cas aussitôt c'était une façon effectivement de de couper l'herbe sous le pied à ceux qui seraient en temps de tenter d'envisager le NFP collaborationniste. Donc en tout cas il effectivement il prend souvent la parole plutôt en deuxième partie de soirée. En tout cas ce qu'il avait fait en 2022 plusieurs fois y compris aux européennes.

Là, il l'a fait au premier tour prendre la parole en premier une deuxième fois ce soir très tôt parce que il veut préampter effectivement le le discours qui sera tenu parce que Jeanquip France si s'est imposé à gauche, c'est en tout cas sur une formidable capacité d'inspirer un narratif et par le narratif il il choisit pas simplement de raconter une histoire ou de se raconter des histoires, mais d'essayer de regarder comment d'une situation politique on invite une direction he parce que on a bien vu que même pendant la semaine quand il y a eu des idées des discussions sur des coalitions probables ou non. Euh c'était le règne de l'ambiguité hein où chacun a dit "Nous sommes ouverts à des nouveautés. Certains évoquaient le Conseil national de la Résistance comme un exemple qui pourrait dire que à situation exceptionnelle pratique sectionnelle et puis en même temps dès queon leur posait la question un peu de façon un peu plus directe tout de suite c'était du retrait du recul. s'entend bien que quand même pour une partie du peuple de gauche euh tendre la main au macroniste, c'était euh comment dire passer un pacte avec le diable.

Euh mais du coup là, il est vraiment sur une ligne effectivement où il dit d'abord on revendique la victoire parce qu'il sait que encore une fois s'il y a pas d'assemblée qui est gouvernable ensuite ils peuvent ils peuvent tenter d'imposer l'idée que le nouveau Front populaire doit être nommé et avoir un gouvernement puisqu'il arrive en tête. deuxièmement que les macronistes qui ont passé finalement cet entre de tours à dire à la à l'initiative du président de la République finalement on va discuter avec la gauche. On leur a tapé dessus pendant toutes les années auquel on mais finalement c'est vrai.

Vous rappelez cette phrase du président mais c'est ce qui s'est un peu passé localement. C'està-dire que par exemple je pense à Gérald Arrmanin. Bon ben on a fait barrage pour qu'il soit élu.

Donc on on a on a on a retiré le candidat. Enfin je dis on la gauche retire son candidat pour que Gérald Darmanin finalement soit réélu. Je sais pas s'il a été rélu, on n pas encore les résultats, mais localement ça se ça se ça se confirme aussi hein.

Oui. Mais en tout cas, les écteurs de gauche ont la pratique de ce geste hein depuis des années. Moi je je m'étais même énervé jeudi avec des gens qui disaient "Oui, il fallait que les discours de gauche soient plus modérés pendant 3 jours parce que ça pourrait permettre au modérés de basculer." Attendez, les modérés, les centristes soi-disant ou quel que soit le mot qu'on utilisé, ils avaient le même dilemme en face.

C'était soit le RN, soit Exactement. Est-ce que est-ce que Born et Darmanin sont euh moins pire que le Rassemblement national quand on voit les politiques qui ont été menées et cetera ? Donc ça aussi c'était toute la question de de nombreux électeurs qui ont je n' pas encore les résultats mais qui ont pour certains refusé d'aller faire barrage dans certaines localités parce que le candidat qui était le candidat républicain qui était proposé finalement partageait les idées du Rassemblement national.

Ah c'est sûr qu'avec Darmanin tu mal la tête du barrage. Mais non mais du coup bon là je pense qu'il y a vraiment une ambition de dire ben en fait ça va être la bataille à gauche de dire en fait il faut ce que dit Jean Maron c'est il faut imposer au macronistes un gouvernement de gauche c'est-à-dire te dire ils se sont présentés comme favorables ou se souvenant soudainement Emmanuel Macron se souvenant soudainement qu'il a été élu grâce à la gauche donc qui nomme un gouvernement de gauche et qu'ensuite les Macronises s'abstiennent ou votent pour enfin ne peuvent s'abstenir dans un vote de confiance du gouvernement ou en tout cas est à soutenir Même si ça va dans les idées contraires, ça va ça reste une bataille parce que aller faire voter au Macronis le SM à 1600 € il y en a qui vont avaler leur cravate mais à la limite peut-être que c'est une séquence que qui serait appréciable pour beaucoup en tout cas pour nous appréciable et puis aussi détestable pour certains parce que je pense qu'on va arriver dans une séquence où les gens vont voir la gauche se déchirer des tractations internes. Qui peut être premier ministre ?

Qui ne peut pas l'être. On l'a vu de toute façon dans l'entre de tour la diabolisation de Jean-Luc Mélenchon y compris chez dans son propre camp. Euh je pense notamment à Ruffin qui a quitté la LFI parce que voilà enfin en détaillant les raisons pour lesquelles il quittait euh on va entrer dans un dans une période où certains électeurs qui se sont déplacés euh parce qu'ils avaient un idéal de gauche vont vont être dégoûtés.

Enfin il y en a beaucoup qui se disent voilà euh voilà ils se sont encore moqués de nous. Euh moi, j'ai voté par exemple, enfin il y a des gens qui disent "Moi, je j'ai voté pour Mélenchon" et et au final si on se retrouve avec euh en premier ministre Raphaël Kluxman voilà, il y a des gens qui vont dire "Non mais attendez, moi j'ai fait barrage, c'est moi qui avai voilà non mais voilà et donc du coup là on va entrer aussi dans un alors bien sûr ce sont des estimations, on va le répéter toute la soirée mais on va rentrer dans dans pardon non non bien sûr pardon oui c'est parce que Olivier Fort là est en train de prendre la parole on a entendu Jean-Luc Mélenchon, on entend quand même le secrétaire général du du PS. On sait que alors ça enfin bah voilà, on l'écoute.

C'est la même je pense joie palpable. La France méritait mieux qu'une alternative entre néolibéralisme et fascisme comme cela nous est imposé depuis 7 ans. Ce ce vote confère au Nouveau Front populaire une responsabilité immense, celle de trouver un chemin pour le faire pour faire avancer la France et répondre aux besoins des Françaises et des Français.

Répondre au défis de la guerre, du changement climatique, des inégalités. faire aussi de la France une voie qui fait avancer l'Europe. Je le dis ce soir, nous ne nous prêterons à aucune coalition des contraires qui viendrait trahir le vote des Français et et prolonger [Musique] et prolonger les politiques macronistes.

Nous ne voulons qu'une seule chose, faire en sorte que notre pays se retrouve. Il a été tellement fracturé, on a connu tant d'opposition jusqu'à ces derniers jours où le RN avait même fait le choix de diviser les Français entre eux. Nous avons besoin de retrouver la force d'un pays qui se réunit sur des bases claires, sur des valeurs claires, celles de la République.

Faire en sorte que nous n'ayons plus à nous regarder les uns et les autres en se demandant si nous devons faire la route côte à côte ou face- à face. Et donc le nouveau Front populaire doit prendre en main cette nouvelle page de notre histoire. Dans cette dans cette démarche, dans cette démarche, nous n'aurons qu'une seule boussole, celle du programme du nouveau Front Populaire.

Ce soir, ce soir nous disposons d'une majorité relative. Ce n'est pas une majorité absolue. Et donc je demande à ceux qui ont été désavoués à trois reprises d'annoncer clairement qu'il reconnaissent leur défaite et que pendant l'année qui vient, ils ne mêleront jamais leur voix à celle de l'extrême droite pour empêcher le nouveau franc populaire d'écupérer [Musique] Je veux m'adresser aussi à 6 millions de femmes et d'hommes qui ont pensé un instant que l'extrême droite pouvait être l'alternative.

Nous devons aussi les entendre, répondre à leur exaspération, à leur colère, parfois même à leur détresse. Nous devons réparer ces fractures qui divisent notre pays. Nous avons négligé les fissures, nous faisons face à des crevasses.

Nous devons maintenant exprimer quelque chose de clair. Le temps du mépris, c'est terminé. Le travail doit payer.

L'inflation n'est pas la conséquence de salair trop élevé mais de profit surdimensionnés. Le 10 du mois ne peut plus être la fin du mois. Les foyers doivent être chauffés l'hiver.

L'âge de la retraite doit permettre de partir en bonne santé. La réforme de la retraite à 64 ans doit être abrogée et la réforme de l'assurance chômage définitivement enterré. Les crises successives sanitaire, sociales, géopolitique, économique ont conduit à ce qu'une majorité de Français se sert la ceinture tandis qu'une minorité a vu ses profits littéralement exploser.

Il n'est plus supportable de faire reposer tous les efforts sur la classe moyenne. Il est temps de taxer les super riches et les super profits. La transition écologique ne peut plus attendre.

Nous avons perdu trop de temps. Le développement des énergies renouvelables est une priorité absolue. La rénovation énergétique des logements doit être une priorité pour plus de sobriété et de pouvoir d'achat.

La bifurcation écologique passe par une planification et des investissements massifs avec l'aide de l'Europe. Nos services publics, notamment l'éducation et de la santé sont aujourd'hui exang. Les désards médicaux s'étendent.

Tout doit être entrepris pour que l'accès à l'éducation et à la santé soit garanti en tout point du territoire. Bravo ! La sécurité doit être assurée par une police républicaine respectueuse et respectée.

En ce sens, le retour à une police de proximité est un impératif et des moyens à nouveaux doivent être dégagés. pour lutter contre le narcotrafic. Les droits fondamentaux des personnes doivent être défendu.

Ceux des femmes, ceux de tous les Français et résidentes en France. Quel que soit leur couleur de peau, quelle que soit leur origine, quelle que soit leur religion, quelle que soit leur orientation sexuelle, le temps le temps est venu du retour à une République laïque et fraternelle. Notre démocratie ne peut plus non plus procéder d'un seul homme.

Le bannissement du pouvoir personnel était le projet des premiers républicains. Nous devons reprendre le fil historique et philosophique qui nous liit à eux. Le pouvoir du Parlement doit s'affirmer.

Le rôle des citoyens, des corps intermédiaires et des collectivités locales doit être enfin réhabilité. Ce sont sur ces bases que le nouveau Front populaire s'est engagé. Ce sont sur ces bases que nous reprendrons dans les prochaines heures le débat parlementaire et que nous demandons au président de laisser au parlement les meilleurs moyens sortir de l'impasse dans laquelle il nous a plongé.

Le moment est venu d'entendre les Françaises et les Français. Pour ce qui nous concernent, nous nous y emploirons avec toute l'énergie que suppose le moment. Nous le ferons dans la clarté de nos valeurs et avec l'esprit de responsabilité qui exige ce moment et l'histoire de notre pays.

Vive la République et vive la France. le premier secrétaire du Parti socialiste Olivier Fort qui revendique son Je crois que ce qu'on peut retenir de ce discours très long de de les vieux fort Widet tu disais qu'on a l'impression qu'il est il est en campagne pour être le premier ministre c'est je rejette l'idée d'une coalition des contraires. Exactement.

Oui. Bah non, mais je pense que en fait pareil, il y a eu encore une fois, on l'a dit des discours très ambicus qui comme d'habitude font un peu l'effet de ballon d'essai ou de on lance pour voir l'ambiance. Je pense que tout le monde fait de toute manière les comptes de tous les scénarios, les scénaris pour être précis.

Euh quand on est dans une élection, ça fait partie du jeu politique. Maintenant, je pense que le discours à gauche, enfin les un certain nombre d'organisations de gauche, je pense qu'ils sont peur d'être mis face à leur électorat et face à un choix compromis ou ce qui apparaîtrait comme une compromission pour beaucoup et peu importe les discours, les annonces et cetera, là ils ont intérêt à faire frond à gauche parce que à gauche, le premier qui apparaît comme celui qui divise ou qui manque fait manquer l'occasion à tout le monde, c'est celui qui va payer le prix cher et là personne n'a intérêt à gauche de ne pas jouer cette carte de il faut nommer un gouvernement de gauche, il faut imposer au Macronis cette option là. Après ça veut pas dire qu'on verra d'autres scénarios se développer si c'est pas ce qui se passe, si Macron donne une fin de non recevoir et dit bah non, c'est soit avec nous, soit on verra qui bouge, sur quelle ligne et cetera.

Mais là, en tout cas, l'affichage est clair. On revendique la pseudo victoire euh que représenterait cette légère avance de du N Front populaire en terme de de d'élu. Et puis on attend de voir.

Mais c'est vrai, on va rentrer dans une séquence très floue. Euh, ça va être Game of Thrones, on ne sait pas qui qui enfin qui décide. Euh ça ça va être quand même assez compliqué.

Là, on a quand même le sentiment qu'ils sont en campagne pour qui va être le prochain premier ministre. On se demande vraiment comment vont se faire ces choix. qu'elles vont être faut pas que la gauche redevienne euh redonne le spectacle de frères ennemis qui s'envoie à la figure des invectives, des accusations et cetera.

Là, Olivier Fort fait un discours quasi de campagne présidentielle très détaillé. Euh bon, est-ce que c'était nécessaire ? Je ne sais pas.

Avec des petits messages rassurants notamment pour la droite sur retour à la police de proximité. une police respectueuse et respectée. Pareil, on brandit la laïcité qui serait menacé euh est-ce nécessaire là tout de suite alors que les résultats ne sont pas encore publiés ?

Voilà, c'est c'est ça reste aussi intéressant à décrypter, je pense sur quel va être l'état de la gauche après les résultats finaux. Mais en tout cas, ce qui est intéressant, c'est que effectivement euh il y a l'accord de principe par rapport à ce qu'a dit Jean Mchantm tout à l'heure sur euh euh l'idée qu'il faut un gouvernement de gauche et pas de coalition. Et en même temps euh Jean-Lucchon a mis en avant les propositions d'urgence très très identifiées comme des marqueurs à gauche, retraite, abolition de la retraite et cetera.

Et lui, il a développé un centre de d'autres thématiques du programme comme si il fallait en rajouter derrière. Et en tout cas, dans l'épisode de "Est-ce que la gauche va pouvoir ne pas euh on va dire se chamailler pour rester poli ?" Euh il va y avoir un événement dans les prochains jours qui compte, c'est le fait que une fois élu, les gens doivent créer leur groupe à l'Assemblée nationale.

Et là euh sans doute euh à partir de demain, il va y avoir du mouvement. On sait que il y a eu des dissidences ici et là et cetera. On va voir, je me demande les le parti communiste qui était peut-être plus en difficulté à l'issue du premier tour là a l'air de s'en sortir finalement. la et puis ça ça va être intéressant aussi euh pas ici.

Ouais, ça va être intéressant aussi en ce qui concerne le financement des partis parce que on le rappelle pas assez, les législatives sont le moyen pour les partis d'être financé avec l'argent public, donc en fonction du nombre d'électeurs que chaque parti reçoit et du nombre de députés élus. Donc je crois qu'il c'est 1 € et et 60 voilà par électeur. Donc faut pas oublier que le Rassemblement national euh va avoir un gros pactolé tout.

Euh même si là on n' pas les résultats finaux mais même s'il est perdant, il aura quand même un gros pactol. Euh donc va se jouer aussi ce financement des partis. Donc chaque parti euh le Parti socialiste et cetera va refuser telle et telle tractation justement pour pouvoir se financer.

Du coup, ça c'est aussi intéressant. Je sais pas si j'aurais j'aurais voulu être une petite souris pour savoir si Emmanuel Macron avait prévu ce scénario lorsqu'il a dit sous l'Assemblée nationale. Je ne pense pas.

Mais j'aurais bien voulu euh euh savoir en fait ce qu'il avait en tête parce que malgré tout lorsqu'on voit le son le parti majoritaire, moi à titre personnel, je pensais qu'il allait exploser en plein vol et et qu'il allait euh vraiment disparaître. Euh là, il est beaucoup plus haut que ça c'est de mémoire, j'ai pas de c'est 160 pour le le groupe ensemble. Et justement, tu disais euh Paul qu'avec ce nombre de sièges quand même assez élevés auquel on s'attendait pas en tout cas au terme de à l'issue du premier tour, est-ce qu'il a tout intérêt à nommer un premier ministre du nouveau front populaire alors qu'il sort aussi, on peut dire gagnant euh en tout cas à l'issue de ces premiers de ces premiers résultats ?

Ben en tout cas, oui, euh ce que je disais tout à l'heure, c'est que il y avait un effondrement au premier tour. Moins de ils ont perdu 3 millions de voix, c'est quand même absolument énorme. Euh mais ils avaient déjà rattrapé par rapport à l'effondrement total de leur vote aux élections européennes et euh le jeu désistément leur a donné une possibilité de de sauver un nombre d'élus enfin vraiment extrêmement important parce que encore une fois dans la 6e circonstruction du Calvados, c'est Elizabeth Born.

Il y avait plus d'autres candidats de gauche enfin même quand il y a des retraits devant les retraits, ils ont été plus nombreux à gauche. dis à l'heure 130 à peu près 131 je crois et compte 80 et puis en plus parce qu'on disait quel était l'objectif de Macron la dissolution pour moi les était extrêmement clair se débarrassé de la gauche mais pas n'importe laquelle la gauche qu'il a nommément appelé la gauche du désordre parlement en l'occurrence la France insoumise qui a été une opposition on va dire quand même concrète et entendue dans l'Assemblée nationale et d'ailleurs on l'a bien vu que dans le jeu des désistements c'est elle qui a fait comment dire le plus enfin qui a été la la qui a vraiment formé le le front républicain. Bah elle en tout cas ses électeurs pratiquent le front républicain comme une seule personne.

Par contre en face il y a eu un front antiplain. Ça c'est qu'on a arraché en fait c'était limite du raquette. C'est-à-dire que c'est c'est on a il y a des candidats qui n'étaient pas majoritaires et qui ont arraché en fait des désistements parce que la gauche fait barrage parce qu'elle elle elle a vraiment conscience de la gravité d'un d'un élu d'un représentant rassemblement national.

Et du coup, oui, il y a dans certaines circonscriptions, ça a été arraché en fait cette victoire et du coup faudra aussi faire le bilan de ces de ces euh ces coûts politiques qui se sont joués ville par ville, circo, circo par circo. Ça faut faudra être euh très vigilant par rapport à ça. et combien d'élus euh de gauche en tout cas de la France insoumise ont perdu par les logiques de non désistement h parce que désigné notamment par une partie des macrolistes de droite comme euh étant à la même hauteur ou au même niveau que le Rant national en terme d'extrémisme ou de mots qu'ils ont utilisé pour les attaquer et de voir combien en fait ça leur coûte hein parce que on a même vu qu'il y avait 65 circonscriptions dans lesquelles il y avait même pas de candidats de ensemble et de la majorité présidentielle contre des gens du PS de Liud et de LR.

Donc il y avait déjà un choix très clair de la majorité de favoriser mais un choix qui semble s'avérit payant même si 160 ça paraît énorme. Ça voudrait qu'il y a un vrai vague de rempart quoi. Lisa est avec nous.

Est-ce que tu nous entends Lisa ? Oui je vous entends. Vous entends ?

Tu es au siège de LV c'est ça ? Oui exactement. Désolé on a une petite mécanique pour vous entendre mais normalement tout va bien.

Bon ben c'est super. Alors là, on a on a entendu, juste avant que tu prennes la parole le discours de Jean-Luc Mélenchon, celui d'Olivier Fort. Je ne sais pas si Marine Tondelier a pris la parole pour le moment, mais raconte-nous un peu peut-être l'ambiance au siège.

Alors, Marine Tourdelier a pris la parole. Elle a elle était très émue, très heureuse et cetera. Il y a Cyrel Châtelin aussi, une des cadres de LV qui a pris qui a pris la parole également.

Elles ont rappelé l'Union de la gauche, le programme du NFP. Euh, il y a eu aussi, elles ont rappelé que c'était une victoire mais que le RN continuait à monter quand même. Il y a quand même une grosse scène de de liès, de joie quand les résultats sont tombés parce que c'était quand même une sorte de surprise he personne s'y attendait vraiment.

Tous les sondages cette semaine annoncé autre chose. Donc c'était vraiment la joie et puis après la joie, il y a l'analyse et il y a la réflexion de comment ça va se passer. Marine Tondelier a dit "Les journalistes, ne soyez pas trop gourmands.

Il y a pas encore de nom pour un premier ministre ou une première ministre. Laissez-nous travailler. On a Marine Tul a dit "J'ai rencontré les autres parties de gauche cet après-midi.

On a travaillé ensemble, on va retravailler ensemble et cetera." Donc pour l'instant ça annonce toujours l'Union de la gauche. Et puis on a pu discuter avec Cyel Châtelin où on lui a demandé, on lui a dit "Vous êtes au courant que enfin vous est-ce que vous êtes conscient et consciente que quand même vous avez une sorte de poids sur vos épaules ? parce que si la gauche déçoit une nouvelle fois en 2027, c'est vraiment boulevard pour le RN.

Elle a dit "Oui, oui, on en est conscient" et cetera. Donc là, pour l'instant chez eux, chez les écolos, c'est l'union qui prime et en tout cas chez les militants et militantes qui ne sont pas cadres à V, c'est vraiment on veut travailler avec les autres forces de gauche, on veut être un donc pour l'instant c'est vraiment l'Union fait la force et bien sûr n'oublions pas que le RN, désolé, ça c'est un peu le laisse, fais pas écraser. Est-ce que tu C'est un joli cortège.

Donc voilà, c'est comme je disais, c'est la fête. Très bien. Tu Lisa mais avec la certaine pression bien sûr du RN qui a gagné des députés hein, c'est un chiffre qu'il faut pas oublier.

Ils ont gagné des députés mais voilà pour l'instant on a quand même un un soulagement. Voilà, c'est le l'émotion la plus présente, c'est le soulagement. Merci.

Merci beaucoup Lisa pour ton retour. Tu nous parlais de Cyriel Châtelin. Je vous propose de l'écouter.

On a un petit magneto. Bonjour madame Châtelin. C'est quoi le sentiment là ce soir tout de suite ?

Euh à la fois une un immense soulagement déjà, une immense fierté de voir le message envoyé par les électeurs. Je pense qu'ils ont un attachement fort à la République, à ses valeurs et qu'ils l'ont démontré. Malgré toute cette scène de joie, il y a quand même le RN qui a gagné des députés en quelques années.

Est-ce que ça aussi c'est dans les consciences ce soir après avoir fêté la percée du NF ? Vous l'avez raison et je pense que et Marine Tondelier et moi-même l'avons rappelé. Ce vote, c'est aussi un prod de peur de trop nombreux de nos concitoyens qui avaient peur de voir leur vie basculer à cause de la priorité nationale, à cause de d'un racisme institutionnalisé au plus haut sommet de l'État.

C'est la peur de la régression des droits des minorités, des femmes. Euh donc oui, il y a une inquiétude profonde et ça nous donne une immense responsabilité de faire en sorte de continuer à faire reculer le Rassemblement national et on l'a fait ce soir et nous devons continuer à le faire. Ça fait 3 semaines qu'on entend sur les plateaux les divisions de la gauche, qui sera premier ministre et cetera et cetera.

Est-ce qu'il y a une coalition même avec le gouvernement ? Est-ce que vous êtes conscient et consciente aujourd'hui que si la gauche déçoit en 2027 là, il y aura peut-être pas de miracle ? Mais on en a conscience, on l'a entendu toute notre campagne, toute notre campagne, on nous a dit "Ne nous décevez pas." Même au-delà de ça, je pense que moi j'ai deux filles et j'ai une profonde conscience que les choix que nous allons faire dans les semaines qui viennent, ce sont des choix qui vont déterminer le futur de la France et donc on les prend avec gravité et avec sérieux.

Je vais pas reprendre tes mots, je te Oui, oui, c'est c'est euh Ne nous décevez pas effectivement, c'est beaucoup ce qui revient euh notamment de des lecteurs qui ont fait barrage qui n'ont pas forcément l'habitude d'aller voter. Je pense au quartier populaire qui qui ont voté plus que d'habitude mais qui n'ont jamais voix au chapitre lorsqu'il s'agit des négociations internes des partis. C'est-à-dire qu'on les on les sollicite pas pour savoir ce que eux pensent, ce que eux voudraient, comment euh parce que effectivement certains ne sont pas encartés dans les parties.

Alors il ils font barrage mais ils ne ils ne sont pas sollicités euh sur ce qu'ils ce qu'ils envisageraient en fait par rapport à la gauche. Et du coup ne nous déceuvais pas. C'est-à-dire que euh pour beaucoup de de de d'électeurs de quartier populaire que j'ai rencontré, on me disait "Mais de toute façon, quel que soit l'issue, nous on nous déseste.

Que ce soit la gauche, que ce soit la droite, que ce soit l'extrême droite, quelle va être la différence pour nous ?" Et cette trahison leur coûterait énormément en 2027. Exactement.

Donc là euh ce vote m'oblige ce que disait Emmanuel Macron lorsque les électeurs de gauche ont fait barrage. Euh moi j'ai envie de dire à la gauche ce vote vous oblige. C'est-à-dire que il y a des gens qui se sont mobilisés pour vous y compris dans des quartiers où on ne vote jamais.

Ces gens-là faut pas les oublier quand vous allez faire vos tractations et quand vous allez décider qui va être quand vous allez décider entre vous qui va être premier ministre. Attention parce qu'effectivement là c'est un peu la la le dernier rempart ce qui se passe là en ce moment. Donc attention.

Oui. Non mais je suis je suis d'accord sur le fond. Je pense que quand même il y a une différence hein par rapport à 2022, c'est que là le nombre de candidatures de personnes directement issu en tout cas de gens organisés des quartiers populaires a vraiment été différent de 2022.

C'est que en 2002, y compris he dans la France insommise, il y a eu des reprises, des thématiques et des luttes mises en avant mais sans la possibilité concrète de voir des gens représenter ces luttes ou en tout cas un certain nombre de gens assez faibles, là c'est beaucoup moins le cas. Et je pense que c'est c'est aussi une des leçons de ce qui s'est passé politiquement dans les deux années en fait entre 2022 et 2024. Euh une continuation d'une d'une relation d'une partie de la gauche avec le monde terraciste qui est entamée.

Ça veut pas dire qu'elle est finale terminale ou organisée. Mais moi ce que je retiens vraiment c'est encore une fois le braquage des macronistes. Enfin c'est un braquage.

Je dire ils ont grâce au désistement et grâce à leur situation ils ont ils ont braqué quand même l'élection qui devait vraiment les les réduire à Pochag. Et juste pour rebondir très rapidement sur les candidats effectivement avec un ancrage local, faut pas oublier que c'était quand même aussi des cobail dans une campagne express. C'est-à-dire que là, on a on a tenté, on a dit "Allez, très bien, il y a une dissolution, il y a aussi eu des tractations internes qui ont fait que c'était aussi des punitions.

Donc faut pas oublier ça. Nous, on l'a vu, et on l'oubliera pas." Donc juste, pardon, je voulais juste rebondir sur ça.

Merci Wette. Merci Paul. Alessio Mota est avec nous, data, analyste et chercheur en sciences sociales.

Alessio euh les on va dire les premiers résultats, même s'ils ne se sont ne sont que provisoires pour le moment, euh sont tombés. Euh quel euh qu'est-ce que tu retiens ? Comment tu analyses ces projections cette projection de l'Assemblée nationale où on voit effectivement une gauche qui domine pour le moment avec ensemble pas très loin et ensuite en dessous le RN ?

Euh c'est bien d'abord de souligner qu'ils sont provisoires parce que il est très fréquent que les projections faites à 20h euh ne correspondent pas vraiment à ce qu'on à la carte que beaucoup de citoyens découvrent le lendemain matin. Euh mais ça peut donner un premier ordre d'idée euh qui nous rapproche sans doute plus de la vérité que ce qui s'est fait jusqu'ici. Euh quand on regarde tout ça, il y a plusieurs leçons observation à en tirer.

Première leçon, la gauche semble être plutôt en haut de sa fourchette par rapport à ce qui avait été anticipé. Euh et et ça pour moi déjà c'est beaucoup d'émotion parce que c'est lié à un travail collectif qui a été mené au sein de la nouvelle union populaire. un travail auquel moi-même j'ai eu le le grand bonheur d'avoir contribué puisque il y a ce qu'on montre sur les comptes Twitter, sur les médias et cetera et puis il y a ce qu'on fait toute la nuit euh quand nos données, on les utilise pour permettre de mieux viser certaines choses zones, de savoir où il faut aller travailler, de savoir aux électeurs de quel bureau, de quelle circonscription il faut s'adresser, comment c'est un travail monstrueux.

Vous me voyez si j'ai des en vrai, je vois bien si je mets mes lunettes ce soir, c'est pour cacher un peu les cernes et c'est beaucoup d'émotions. Ouais. Ou c'est une émotion qui qui est partagée auquel on me ferait remarquer que je n'avais pas caché ma joie et oui, c'est un soulagement en tant que personne racisée.

Effectivement, il y avait cette crainte de voir une majorité relative au sein de au sein de l'extrême droite. Donc je je l'assume, je le dis. Allez sur Mota.

Euh 2è leçon, la plus haute surprise euh cela dit vient du camproniste qui lui euh se situe apparemment, mais on est encore dans l'état temporaire, euh au-dessus du des points le plus haut qu'on avait pu imaginer pour sa fourchette il y a quelques jours. Ça deuxième leçon c'est le signe une chose très claire c'est que les électeurs qui ont pleinement joué le rôle le jeu du barrage sont les électeurs de gauche parce qu'autant le Front populaire est en haut de sa fourchette autant le camp macronis l'a dépassé. Ça veut dire que dans les circonscriptions où la gauche s'est retirée, les électeurs de gauche se sont massivement sans ambiguïé reportés sur le candidat Macronis.

Il y a pas eu de raisonnement en mode finalement Macron l'extrême droite c'est pareil. ce dégoût qui avait émergé après la réforme des retraites. Non, il y a eu une très forte loyauté de la gauche au barrage républicain.

Hm. La 3è leçon, le 3e observation, c'est euh le fait que le Rassemblement national soit finalement plus bas que prévu et que les macronismes soient plus haut que prévu conduit à ce qu'aujourd'hui, ce soir là, vraisemblablement ce qui se passe à l'Élysée et on a pu en voir certains signes sur d'autres chaînes et cetera, mais euh c'est encore des des des suppositions. Mais ce qui se passe à l'Élysée très vraisemblablement, c'est précisément ce que je vous disais un peu avant 20h.

Là, on est en train de faire des additions, c'est-à-dire queon est en train de voir est-il possible de débaucher le Front Populaire sans LFI pour une alliance euh gauche centre gauche ensemble ? C'est les calculs qui sont menés actuellement à l'Élysée. La question donc maintenant oui c'est est-ce qu'une partie de la gauche va céder à cette logique d'addition pour débloquer la situation ou est-ce que la gaucheens ensemble va tenir bon pour une union sur le programme qui sera semée d'embûche d'autant plus qu'il y a pas de majorité absolue mais il y a des possibilités là pour le moment c'est l'euphorie ce soir quand on entend notamment Olivier Fort qui a été assez clair dans sa prise de parole on sent bien que c'est la volonté de tenir sur le programme qui domine.

Mais euh c'est ce qui se dit ce soir. Il est très clair qu'il va y avoir une lutte intense du côté macronis pour essayer de s'opposer à cette logique et de démanteler ça. Et là, au-delà, je peux rien vous dire, on va dans l'inconnu sur ce que sont les résultats de cette lutte parce que ça va être des choix stratégiques menés par quelques individus qui peuvent déterminer l'ensemble.

Merci beaucoup Alessio Mota pour ce décryptage assez assez pointu. C'est une analyse que vous semblez partager Paulc et vous êtes KFI. Vas-y, vas-y.

Bah oui, moi je disais qu'il y avait un braquage macroniste, mais c'est parce qu'encore une fois les le peuple de gauche, il a voté et il a une un sens des responsabilités qui est personne n'aime faire ça. Je dire je n'ose même pas j'imaginer les gens de gauche qui ont voté Darmanin ou ou Elizabeth Born. C'est c'est moi je lirai après je me coupe les mains, je sais pas comment vous dire mais et en même temps bah voilà en fait si on désigne l'extrême droite comme un adversaire redoutable et dangereux pour la démocratie pour un certain nombre de populations ici bah alors le geste devient logique et on a évité le pire sans doute avec le fait que en face bah ça il y a pas eu de basculement encore outre parce que peut-être que au premier tour la force de propulsion du RN c'était qu'elle avait il avait déjà maximisé en en mangeant les voies de reconquête et cetera.

Donc oui, assez d'accord sur sur l'analyse et on va voir sur la gauche, je pense qu'il y a effectivement des cartes Steam qui chauffent quoi. Et justement, on va aller explorer plus en détail les résultats au sein des circonscriptions avec Juan euh journaliste au média, notre camarade. Est-ce que Juan tu m'entends ?

Tout à fait. Bonsoir Nadia, bonsoir à toute l'équipe. Est-ce que vous m'entendez bien ?

Bonsoir, parfaitement bien et on te voit bien également. Parfait. Bon ben magnifique.

Euh alors du coup quelques petits résultats. Je suppose que vous voulez en apprendre plus. H on s'est penché alors sur déjà euh trois résultats à savoir attention, nous parlons avec prudence.

Il y a pour l'instant des candidats qui sont en tête mais qui ne sont pas encore officiellement élus. Euh déjà une première nouvelle, euh François Ruffin est arrivé euh en tête de la première circonscription de la Somme avec près de 51 % des voix. Rennen tout à fait. une candidate RN d'ailleurs, Nathalie Ribero Billet qui elle obtiendrait près de 48 % des voix et il faut savoir que c'était pas gagné parce qu'il était arrivé 2e au premier tour avec 33,92 % des voix.

Devant lui, il y avait toujours la candidate rène qui semble être battue, Nathalie Ribéo Bier, qui était arrivée première avec 40,69 % des voix et lors de l'entre de tours et ça a pu faire basculer les choses, la candidate ensemble Albane Branlan, arrivé 3e avec 22,68 % des voix a décidé de se désister afin de faire barrage en RN. Je vous propose maintenant d'analyser le résultat dans la deuxième circonscription de Nouvelle-Calédonie Kanaki. Emmanuel Tijabou, excusez-moi si je prononce mal son nom, arrive en tête et lui est élu.

Ça y est, c'est officiel avec 55 57 vir pardon 44 % des voix. C'est un résultat historique pour un candidat un candidat pardon indépendantiste en Kanaki et il devance son adversaire d'hiver droite Alid Ponga et lui obtiendrait 42,56 % des voix. On rappelle qu'il est le fils duur indépendantiste Canac Jean-Marie Thibaou assassiné en 89.

Donc c'est vraiment tout un tout un symbole pardon frère d'un des prisonniers politiques qui a été arrêté hein et envoyé dans l'hexagone en prison. Ce qu'il faut souligner, c'est quand même un acte fort d'avoir des arrestations politiques de cet empleur. Et merci pour ces merci beaucoup pour ces précisions.

Euh je vous invite maintenant à aller dans le nord, plus précisément dans la 10e circonscription du nord. Euh Gérald d'Armanin euh arrive en tête avec un score assez élevé, environ 58,92 % des voix à 20h51 euh devant le candidat RN Bastien Verbrug qui lui arriverait 2e avec 41,08 % des voix. Euh le ministre de l'intérieur était encore une fois arrivé en tête lors du premier tour avec 36,03 % des voix dans la 10e circ dans la 10e circonscription du nord pardon.

Il tu crois qu'il a pu compter sur la mobilisation des bléards, ceux qui sont restés ici, qui sont pas allés au bled petite référence à une révélation de du monde. Et ben et bien écoute, je je ne sais pas je ne sais pas je je ne pourrais pas répondre mais par contre par contre et ça c'est important à préciser aussi également encore une fois il n'y a pas eu de triangulaire euh c'était un duel et euh Gérald Armanan peut remercier Leslie Mortreux qui était arrivé 3e avec tout de même 24,82 % des voix. avant de se désister euh pour je cite encore une fois faire barrage à l'extrême droite dans l'entre de tours.

Donc euh en tout cas euh je pense que ça a dû aider. Merci beaucoup euh Juan. On on continue avec un un autre discours d'un homme politique qui a pu euh tirer avantage, on va dire, de ces de ces élections législatives anticipées.

C'est François Hollande qui prend la parole en ce moment. On l'écoute. Je vous laisse peut-être.

Non, finalement non. Donc OK, on n'est pas prêt. On va patienter.

C'est pas grave. Du coup, j'avais un peu je suis vraiment navrée, je vous avais euh interrompu tout à l'heure pour pouvoir donner effectivement la parole à à Juan et euh pour essayer de d'avoir les résultats des euh des euh des circonscriptions un peu plus dans dans le détail. Je le vois à l'écran, est-ce que ça veut dire qu'on peut l'entendre et désormais ? et notamment le prix du gaz qui a augmenté de 11 % il y a encore quelques heures.

Qu'il devait y avoir une indexation des salaires sur les prix, qu'il devait y avoir une augmentation du SMIC, qu'il devait y avoir une réforme de la régulation des soins, qu'il devait y avoir une remise en cause de la réforme des retraites. de tout cela qu'il faut aujourd'hui faire que l'assemblée s'empare. [Applaudissements] Il reviendra sans doute et c'est rôle des institutions au président de la République de prendre des initiatives.

Mais c'est l'Assemblée nationale telle qu'elle sera composée qui décidera en dernier ressort. Nous sommes dans une évolution que nos institutions permettent, c'est-à-dire dans une démocratie parlementaire et il faudra aller jusqu'au bout de cette démocratie parlementaire. Voilà, vous venez l'entendre.

L'ancien président de la République est désormais député de Corè Fran. Qu'est-ce qui s'est passé ? Ça revient là.

On est en plateau. On est en plateau. Très bien.

Euh peut-être vous voulez réagir rapidement à François Hollande ou revenir sur les résultats donc de circonscriptions qui ont été annoncé. Tout à fait honnête. Pas depuis 2012 non plus.

Non. Non mais en vérité pareil le la ligne à gauche ça semble être ce soir de on insiste sur le programme, on montre qu'on a compris l'enjeu et le fait que à gauche il y a une grosse pression sur ce qu'on disait tout à l'heure, ne nous trahissez pas et cetera. Attends encore une fois, j'attends de voir dans le cadre d'une d'une majorité introuvable, vont-ils trahir la LFI ?

Bah en tout cas, il y a aussi une volonté de se farcir LFI. Enfin, je on peut trouver une peut-être plus belle formule que Farcir, mais enfin je veux dire, ils ont euh pour un certain nombre de de dirigeants politiques à gauche eu beaucoup de difficultés à les défendre à minima euh à les Marine a donné la garantie que Jean-Luc Mélenchon ne serait jamais premier ministre par Oui, un moment cette petite mode de tous dire parce qu'on s'est mis d'accord ensemble. Mais mais de quel droit c'est c'est toute la enfin ce qu'on se disait hein, c'est-à-dire que il y a des gens qui votent. euh de quel droit Marine Tondelier, elle euh elle elle leur dit que euh non euh Jean-Luc Mélenchon ne serait pas premier ministre ou un enfin euh qu'importe en fait le le la personne qu'elle cite, de quel droit euh quel vote interne a été effectué euh là si la LFI est majoritaire euh dans euh les élections euh internes au Front populaire, ça va encore aller dans des tractations et cetera.

Donc c'est ce que disait l'analyse l'analyste à l'heure et c'est c'était très intéressant sur est-ce que Emmanuel Macron va réussir le démantellement de la gauche ? Est-ce qu'il va réussir à euh nommer avec son son parti des membres de la gauche ? Ça c'est toute la question.

Euh j'espère que tous les euh présidents du groupe Front Populaire vont être d'accord sur pas de coalition avec les extrêmes. Pour l'instant, on y est. Euh on va voir ce que ce que la suite En tout cas, Raphaël Gruxman fait le le travail de ce de ce sabotage.

On m'indique qu'il est en ce moment sur France 2 en train de s'en prendre à la France insoumise. Paul bah c'est ce que je dis tout à l'heure quand je dis il y a des cartes SIM qui vont brûler, j'aurais parié ma main au feu que c'était celle de Raphaël Gluxman et que son portable a bissonné. Mais parce que pareil, c'est quelqu'un encore une fois, c'est pas une question de c'est un euh quelqu'un de de particulièrement.

C'est juste que sa ligne politique est compatible avec le Macronis, son électoralé, je rappelle que selon Hippsos, 15 % de son électorat des européennes est reparti directement voter pour ensemble au premier tour. Donc il est dans un créneau où il l'avait annoncé dans ses prises de parole. il a dit quelle que soit la couleur, il va falloir faire un grand front démocratique.

Il y a des gens qui sont attirés par ça. Je pense que François Hollande pourrait être de la partie dans ce genre de pour le moment les projection là il s'agit pas de résultats finaux mais les projections donnent Lfi en tête dans dans la répartition répartition a tout le monde contre ils sont plus nombreux parce que le parti Gluxman n'existe pas. Oui c'est Gluxman est une illusion d'optique régulière.

Mais non mais c'est non mais je veux dire c'est pas un parti politique Luxman il peut pas dire voilà moi je représente x million on va dire qui pèse au sein du du PS maintenant. Il a été fort dans la période parce qu'il a été investi par la droite du PS pour pouvoir peser des fois contre la négociation, des fois sur la ligne et face on on oublie hein parce que Olivier Fort est capable de jouer le rôle de l'unité. Il l'a fait pendant la nuesse, il l'a fait dans une certaine mesure là pour le nouveau Front populaire.

Mais on se rappelle pas que au dernier congrès du parc socialiste, c'est scindé en deux limite à 48 52 avec bah une difficulté, c'est que quand vous êtes scindé à ce niveau-là pour avancer, c'est très difficile. Et puis le geste de dire je me débarrasse de mon opposition, c'est impossible. Ce que ça veut dire bah ça veut dire en deux sont parti. ce que ça veut dire en terme bureaucratique, en terme d'éléments de siège de de lien avec certaines fédérations et tout ça.

Voilà donc mais ça reste un problème politique et donc du coup se faire déborder par sa droite quand même un phénomène assez récurrent au parc socialiste. Un petit coucou à Manuel Vals au passage. C'est donc voilà mais en tout cas la question ça va être qui va être en rapport de force parce que tous ensemble ils sont supérieurs.

Encore une fois là Emmanuel Macron a dit je vais attendre la structuration de l'Assemblée nationale pour prendre les décision parce qu'il a décidé de pas prendre la parole donc ce soir et d'être il a également appeler à la prudence d'où le fait qu'on va attendre déjà les répartitions de groupe dès demain et après-demain mais mais là on va rentrer dans une séquence qui est celle qui dégoûte le plus les électeurs, c'est-à-dire que c'est des traxations internes et faut faire faut être va falloir être extrêmement vigilant pour ne pas décevoir dès le début et tuer dans l'œuf en fait ce front populaire qui avait beaucoup qui avait bouleversé en en fait beaucoup de gens, c'est-à-dire qu' on nous avait donné un espoir, les gens étaient partis complètement défétistes en se disant "Ça y est, c'est foutu, on va avoir un un rassemblement national au pouvoir." Au final, on nous en moins de 24 heures, on nous sort le Front populaire. Donc il y a nos émotions en fait sont complètement bouleversées là depuis depuis 2 semaines.

Attention attention alerte là je je me permets d'alerter quand même. Attention à ne pas briser en fait l'élan qui avait été qui a été construit en très peu de temps. Il va falloir rester soudé.

Là ce que ce que veut jouer Emmanuel Macron c'est vraiment la division interne. Il va falloir rester soudé et ne pas céder en fait à cet appel du pied d'Emmanuel Macron. C'est peut-être pour ça qu'il prend pas la parole ce soir, le temps de pouvoir s'entendre sur des petits euh des petits arrangements avec certaines figures de la gauche pour Polélec.

Bah non, mais surtout que encore une fois même si le Rassemble national n'arrivait qu'à 150 élus, entre guillemets qu'à 150 élus, hein, parce que ça serait presque le double de la dernière fois, ils en avaient eu 88, le danger ne disparaît pas. On vient de dire avant que il y a une multiplication des actes racistes, un comment dire un déferlement de de paroles racistes où on a bien vu le la décomplexion absolue euh de cette voilà qui a suivi cette dynamique électorale, l'idée de dire il va falloir s'assembler. Je rappelle encore une fois que oui là de façon circonstantielle pour organiser un désistement républicain, un barrage et cetera, il y a eu des mots plus doux entre guillemets de la Macronie et encore pas contre pas pour toute la gauche mais enfin il y a un mois ils étaient en train déjà de tirer sur la gauche en disant que c'était des islamistes ou ce que vous voulez et enfin je dire ça la la bataille continue la bataille politique n n'a pas disparu. tout peut aller très vite et euh et je pense que la meilleure façon d'en sortir, c'estàd que si on a cette idée de dire il faut pas qu'il trahisse, il faut continuer la pression, c'est de voir que par rapport à la NUPES là dans le Nouveau Front populaire, il y avait des actions syndicales de la société associative et cetera et que peut-être que la meilleure façon de faire ça, c'est enfin de de sauvegarder l'esprit de création du nouveau Front populaire, c'est de maintenir la pression politique populaire sur le Nouveau Front populaire.

C'est pas en soi je dire dramatique de parler de pression, c'est juste de dire ben voilà que qu'il y a une possibilité d'implication, il a une possibilité de structuration en dehors de ces rapports justement qu'entreparti parce que sinon c'est la nupesse avec un autre visage et beaucoup plus de socialistes. Donc c'est inquiétant. On on en sera plus demain sur la stratégie qui sera celle d'Emmanuel Macron qui je rappelle a indiqué attendre la structuration la nouvelle assemblée nationale pour prendre des décisions nécessaires.

Du côté de Jordan Badella, il affiche sa déception, il a la mine des mauvais jours, il s'imaginait à Matignon et et finalement il représente la troisème force du pays là où alors qu'il pensait quand même être la première force. qui s'en est pris à l'alliance du déshonore et les arrangements électoraux dangereux entre Manuel Macron, Gabriel Atal et les formations d'extrême gauche. Le député européen parle même d'un parti unique qui s'étend de Philippe Poutou à Édouard Philippe auquel le Rassembl national serait selon lui la seule alternance.

D'ailleurs, est-ce qu'on a les résultats de Philippe Poutou ? Excellente question. Est-ce qu'on a les résultats ?

On pose la question. Est-ce qu'on a les résultats dans nos cœurs ? Voilà, excellente question.

On aimerait bien qu'il soit élu dit. Mais en tout cas cette cette formulation d'une alliance, d'une grande alliance n'est pas étonnante. Il parlait du MPS en 2007 déjà et l'idée que face à une difficulté sur le plan électoral, ils doivent retrouver une position d'extériorité du champ parce qu'en fait finalement la stratégie de dédiabolisation c'est l'extrême droite qui prend des parts de plus en plus grandes à l'intérieur de l'appareil d'État et pour ça il a besoin d'une notabilisation.

C'est la dernière le dernier étage de la fusée de cette dédiabolisation entre guillemets et on a bien vu que un dans la dernière semaine ça était compliqué puisque dès qu'on regardait le Twitter d'un candidat ern on trouvait des trucs de nazi ou des trucs racistes et en plus de ça bah là il ils sont bloqués donc ils ont besoin de refaire un coup un pas de de recul et de rejouer l'extériorité au système qui est quand même une des façons dont il a construit son la la boutique Le Pen quoi. Mais mais nous on a quand même beaucoup entendu le combat contre les extrêmes, y compris de la part de personnes qui sont dans le camp de la gauche. Et du coup, oui, effectivement cette dédiabolisation, elle passe aussi par cette normalisation là et par la diabolisation du camp d'en face, même si le Conseil constitutionnel a toujours dit que non, euh la LFI n'était pas dans l'extrême gauche.

En tout cas, Jordan Bartella a quand même conclu son discours euh sur une note plusie positive. Euh ce soir, tout commence. Assemblée nationale va amplifier son travail à l'assemblée d'abord derrière Marine Le Pen dans le pays.

Ensuite rien ne peut arrêter un peuple qui s'est remis à espérer ce qu'on peut dire que la route est quand même toutefois tracée pour une arrivée de Marine Le Pen au pouvoir en 2027 et on va conclure sur cette question. On ne peut rien dire du tout pour le moment. On a on a à peine des projections là pour le moment donc on reste prudent parce que on n'oublie pas que vraiment personne n'avait prévu cette dissolution, personne n'avait prévu ce Front populaire. person enfin il y a beaucoup de il y a quand même beaucoup d'inconnus en France et on ne sait pas encore une fois à qui profiterait le réservoir de voie abstentionniste qui existe encore 13 millions de personnes selon ton calcul 16 millions de personnes selon ton calcul de tout à l'heure.

Donc on a quand même voilà on ne sait pas en fait on peut pas on peut pas prévoir et on s'y refuse ce soir. Et on s'y refuse quoi ou jusqu'au bout regarder la preuve. Voilà.

Mais pour être pareil, pour être prudent et aller très vite, en général, si on regarde les comportements électoraux, il y a une sorte de stabilité quand même des comportements. On arrive avec des études et à les expliquer parce que il y a des phénomènes constants quoi, avec des évolutions qui prennent du temps, ça prend du temps de recomposer politiquement un paysage. D'ailleurs, il a fallu un quinquena pour qu'Emmanuel Macron il stabilise un bloc de droite en étant parti d'un bloc de gauche socialibéral entre guillemets.

Bon et la question c'est que par contre les périodes de crise politiques sont des périodes d'accélération forte et de forte incertitude. C'est ce qu'on a vu quand à partir de la dissolution tout d'un coup les basculements se jouent très vite. On avait vu le sketch si les gens avaient trouvé ça un peu ridicule mais ça voulait dire quelque chose en terme de basculement.

Il va falloir regarder la les rapports de les reports de voie à quel point il y a une étanchéité de plus grande encore maintenant entre le vote LR de droite classique, le vote assemblée nationale et c'est sur ces enjeux-là que la question d'une autoroute euh pour Marine Le Pen en 2027 est ouverte. dans quelle mesure la possibilité de construire un bloc de droite se fait sous le patronage du RN et à quel point en face des politiques vont pouvoir être adopté pour y faire barrage. C'est qu'encore une fois en dehors du barrage républicain la question c'est faire des politiques publiques, des politiques d'aide aux personnes, des politiques qui mettent en place d'autres alternatives.

C'est ça le véritable barrage et c'est pas sûr ni dit que on va pouvoir avoir ce genre de majorité à l'Assemblée. Et juste pour conclure et et vraiment en fait c'est c'est même pas une conclusion, c'est une question que je laisserai à l'équipe d'après comme ça soyez attentif. Euh en fait si on avait le vote obligatoire qui serait élu en France ?

C'est une question voilà je n'ai pas la réponse et j'aimerais bien j'aimerais bien avoir cette réponse. Je ne sais pas. Et donc oui effectivement on a des études qui montrent qu'il y a des élans électoraux et en même temps, il y a quand même toujours cet inconnu qui est là.

Et donc je laisse cette question pour l'équipe d'après. Si le vote était obligatoire, qui serait élu ? Merci beaucoup Vidette Ketfi, journaliste indépendante et merci Paul, chroniqueur politique régulier au médias.

C'est la fin de la première partie d'émission. Je laisse désormais ma place à mon collègue et camarade Théophile Quamo pour vous accompagner en très bonne compagnie également pour les deux prochaines heures d'émission. Il reçoit Nastéo Aden, militante antiracisme, conseillère municipal Astin, Béli Nabli, professeur des universités et jeunot, politologue et constitutionnaliste.

Avant de céder ma place à Théophile, je vous rappelle que notre candidature pour obtenir que notre candidature a été retenue hein et que nous serons auditionnés le 12 juillet prochain. Donc on compte sur votre soutien. Euh on a besoin euh de de déjà de vos signatures à cette pétition et euh rendez-vous sur tnt.v.fr.

On a collecté grâce à votre généreux soutien plus de 180000 €. Merci infiniment. La mobilisation continue.

La télévision pour vous c'est quoi aujourd'hui ? Les chaînes d'info actuellement déjà sont dirigées vers la droite et je me trouve pas du tout informé quand je regarde un journal télévisé. J'ai pas envie de me faire formater la tête.

Il faut bien les regarder un petit peu pour voir comment ils fonctionnent même si ils nous servent la soupe et ils nous crachent dessus à l'heure de journée. Parfois on donne de l'apparence disant à des vrais français, des vrais gens qui en fait on apprend par la suite qu'ils sont liés dans des parties d'extrême droite. Bah moi, j'aime pas cette manipulation de la formation.

Le problème avec les médias qui prôent des idées d'extrême droite, c'est quand même qu'il le cache sous l'information générale. Il y a peut-être des chaînes qui sont très qui sont dangereuses. Je comprends même pas que ces gens aient encore le droit de mettre.

Je crois qu'il y a plus de 5 de condamnations pour des faits extrêmement graves, des incitations à la haine. Je trouve étonnant qu'on nit pas comme aux États-Unis par exemple un média d'info de gauche. Déboulonner C8, Cs, BFM TV et compagnie, c'est possible et ça se joue en ce moment.

Le média a candidaté pour accéder à un canal TNT. C'est du jamais vu. Les Français ne le savent peut-être pas. 15 chaînes qui arrivent au bout de leur autorisation.

Il y a LCI, il y a BFM, il y a W9, il y a TMC, il y a C8, il y a C News qui prendraient alors leur place. Nous serons auditionnés en juillet et grande nouvelle, si nous obtenons ce canal, nous ferons de celui-ci une chaîne d'info qui donne à voir la richesse des contenus issus des médias indépendants en diffusant régulièrement leur production. tnt.fr Aidez-nous à inverser le rapport de force.

Le Rassemblement national et Sis sont à 32,4 %. Pause. Bon, vous le savez nous au média comme vous.

Consterné, dégoûté mais pas réellement surpris. Bonsoir Jordan Bardella. Bonsoir Caroline Rou.

Bonjour. Je suis très heureux d'être sur europein. En très bien la couverture médiatique incessante du candidat Jordan Bardella pourrait bien l'avoir joué un rôle dans le score inédit du Rassemblement national.

Bonsoir Jordan Bardella. Merci Jordan Bardella d'avoir été avec nous. Merci à vous.

Merci Jordan Bardella d'avoir répondu à mes questions ce matin. Alors même que la gauche était décrédibilisé, insulté sans cesse par les éditorialistes. Et donc aujourd'hui que il y ait cette alliance et que les socialistes, les communistes et les écologistes oublié cela aussi rapidement, c'est extrêmement choquant.

Mais il existe une chaîne d'info en France qui ne déroule pas le tapis rouge à l'extrême droite ou à la Macronie. Monsieur Macron qui était élu, je rappelle, vous le savez, deux fois pour faire barrage au Front National, désormais R national, a-t-il finalement cédé pour euh aujourd'hui travailler avec celui-ci ? Merci beaucoup de revenir sur cette et on pourrait même dire qu'il ne lâche vraiment pas l'affaire.

Il y a quelque chose qui est un peu ambigu justement. Aucune ambigué. Je je préfère vous le dire.

Merci pour cette question à nouveau et à votre entière disposition pendant des heures et des jours à vous répondre dessus. Non mais vraiment une chaîne d'info où on peut entendre, réunir et débattre des idées dans toute leur diversité. Si euh personne ne dit rien, personne ne montre quoi que ce soit, personne ne réagit, il y a aucune raison pour que ces systèmes confortables, en tout cas qui sont confortables pour les gens qui en profitent changent.

Il y a pas de raison. Ces idées méritent d'être exposé librement en plateau avec un temps équitable pour tous les invités. des invités de qualité qui ne seront pas interrompus simplement pour le spectacle ou le sensationnalisme.

Je sais plus parler par mot. C'est le entre guillemets c'est le problème du média par rapport aux autres médias justement c'est qu'on a beaucoup de temps de parole. Une chaîne d'info qui propose une alternative à l'extrême droitation du champ médiatique.

La voix aujourd'hui de la responsabilité, la voix de la résistance, c'est celle des républicains et de personne d'autre. Mais la ligne Sarkozy, est-ce qu'elle a pas fait un peu le lit à l'extrême droite en parlant du ministère de l'entité nationale ? N'ayons pas peur des mots.

Si le média avait un canal sur la TNT à la place de C News ou de BFM TV, on n'en serait peut-être pas là. La France en soumise est le premier parti antisémite de France. C'est pourquoi nous allons déployer toutes nos forces pour couvrir cette période cruciale jusqu'aux élections législatives et obtenir cette fréquence TNT.

Pour éviter la catastrophe, nous devons nous mobiliser. On n' jamais autant eu besoin d'une autre information à la télévision. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue si vous nous rejoignez pour cette seconde partie d'émission spéciale élection législative.

Je suis avec vous jusqu'à 23h et j'ai à mes côtés Nastéo Aden, militante antiraciste conseillère municipal Astin, Bellir Nabli, professeur des universités et Eugénie Mériot, politologue et constitutionnaliste. Alors, on va euh continuer cette soirée en aigrainant les résultats qui vont s'affiner parce que on le répète, tout ce qu'on voit, ce sont des estimations. C'est très important à dire parce que au premier tour, il y a eu des choses qui ont quand même bougé et des dynamiques qui n'ont peut-être pas été repérées et qui explique le résultat selon les estimations de ce second tour qui n'est pas a priori à la faveur du Rassemblement national qui semble être le grand gagnant du premier tour.

Donc on va être prudent. On a notre journaliste Ran Tandero qui avec une équipe est connectée aux données du ministère de l'intérieur. Et ce sont les résultats du ministère de l'intérieur qu'on qu'on va vous donner. les résultats qui tombent progressivement, qui arrivent sur nos tablettes et que nous et que euh nous mettons en forme.

Alors bon euh je voulais commencer d'abord par un premier tour de table. Euh je voudrais savoir quel est le regard que vous portez sur le résultat. En tout cas les estimations parce que effectivement ce sont que des estimations mais la tendance est là.

Le nouveau Front populaire est en tête. la le RN et la 3è force finalement derrière la Macronie. Euh qu'est-ce que ça appelle comme analyse Nastoaden ?

Alors déjà ça apaise ça appelle à l'apaisement déjà dans un premier temps à soulagement parce que aujourd'hui donc quand on a démarré le front antiraciste, on avait aussi ce sentiment où finalement on se demandait si on allait sur les prochains jours et les prochains mois et années élever nos enfants dans un pays fachaud. Et donc déjà le premier signal qui est envoyé, c'est cette capacité à à rappeler aussi où sont nos valeurs et où sont nos boussoles. Mais il y a aussi un point important dans ces premières estimations, c'est euh la mobilisation des quartiers populaires à 56 % qui font cette victoire du du Front populaire et rappeler surtout que là où le sujet antiraciste a manqué durant cette campagne à la gauche, c'est les personnes racisées qui l'ont fait gagner.

Donc en fait, le curseur aujourd'hui est positif, mais par contre la boussole, elle doit être recadrée. Euh Bellabli, soulagé euh et surpris, étonné. Euh qu'est-ce qu'on peut tirer comme enseignement politique de fond ?

Bah objectivement, au moment où nous parlons, ouais, objectivement la mobilisation euh concitoyens a joué en faveur de la gauche et contre le Rassemblement national, du moins de cette dynamique, mais pas seulement la la mobilisation. Il faut aussi ajouter à cela le système de désistement qui s'est avéré extrêmement efficace et c'est aussi une donnée extrêmement importante pour savoir ce qui va se jouer à partir de maintenant. On aura l'occasion d'y revenir.

Eugénie Mirieux euh surprise que le le tableau qui se présente inédit dans la 5e République, c'est qui va faire la joie des constitutionnalistes comme vous qui seront appelés un peu partout pour euh diffuser leurs sciences parce que on va en parler après mais on arrivera dans des situations institutionnelles spécifiques et pas encore bien connu en tout cas pas anticipé par les paires de la 5e République manifestement mais j'aimerais savoir plus généralement quel est le regard que vous portez sur on disait que le barrage au Front National national ne au rassemblement national ne fonctionnerait plus. Il a fonctionné à plein et donc c'est la grande surprise je pense et surtout de voir que ensemble a réussi à tirer son son épingle du jeu alors que c'était loin d'être d'être acquis pour ensemble. Et aujourd'hui, on se retrouve avec trois grands blocs qui permettent toutes sortes d'alliances en effet et surtout qu'on va entrer dans une période dans laquelle il ne va pas y avoir de dissolution pendant 1 an euh puisque c'est interdit par la constitution de redissoudre dans un délai d'un an, même si on pourra peut-être revenir sur les gardes de fou qui n'existent pas mais en tout cas il y aura une période d'un an pendant laquelle toutes les alliances vont pouvoir se faire se défaire et se refaire. il va pouvoir y avoir des motions de censure et euh la stabilité.

Alors on alors c'est un scénario possible mais il y en a d'autres. Il y a évidemment le scénario dans lequel le NFP peut gouverner et on peut on peut bon il y a beaucoup de scénarios à l'intérieur de ce scénario là aussi. Donc justement est-ce qui est-ce qu'on peut parler de victoire de la gauche ce soir sans majorité ?

Ah, ils sont arrivés, ils sont arrivés en tête. Donc oui, la victoire est là. Et monsieur Emmanuel Macron disait qu'il nommerait monsieur Jordan Bardella à l'Élysée s'il avait 260.

Ensuite, il est descendu à 240 dans la mandature précédente ensemble où le parti d'Emmanuel Macron avait 245 mais avec les alliés. Donc euh finalement, on est quand même on reste assez loin de d'une majorité euh relative mais très très gouvernable comme celle qui était celle de la mandature précédente. Mais on en est pas si loin si euh des alliances peuvent être trouvées.

Justement, on ne peut pas on ne peut pas dire que le NFP une profondeur une profondeur de champ parce que justement au sein du NFP, on n'est pas d'accord sur la géographie des alliances qui peuvent être faites et d'ors et déjà Emmanuel Macron dit attendre la structuration de la nouvelle assemblée pour agir. Donc il parle de prudence et Raphaël Luxman appelle les députés à se comporter en adulte. En gros, il tire un peu sur ce qu'il considère euh comme le bruit et la fureur.

Raphaël Glusman qui n'est pas à la tête d'une force très représentative au sein du NFP mais qui était le candidat du Parti socialiste aux européenne Jean-Luc Mélenchant et Olivier Fort qui sont à peu près dans la même logique la logique de réclamer de réclamer un gouvernement NFP et avec Olivier Fort qui est presque dans un discours programme on a comme l'impression qu'il se projette comme premier ministre de la France et il y a François Ruffin qui a été élu euh de peu entre 50 et 52 % les chiffres s'affineront dans la soirée et qui appelle à l'unité. Donc en gros euh quelles sont les frontières du Front populaire ? Parce que finalement avec qui s'aler pour atteindre une majorité relative en tout cas suffisante pour gouverner.

Alors, vous avez raison de poser la question parce que là la séquence de la soirée électorale est marquée par en fait le rapport de force interne au bloc de gauche. Vous avez parlé des trois blocs mais au sein du bloc de de gauche, il y a une vraie un vrai rapport de force qui se joue et qui ne date pas d'aujourd'hui en réalité. Et euh le fait qu'il continue et qu'il va se renforcer ce ce rapport de force risque de minorer ou de remettre en cause la perspective d'un d'un gouvernement incarné par cette force NFP.

Parce que en réalité derrière l'unité électorale, si j'ose dire, il y a des divisions à la fois stratégiqu et idéologiques assez assez prignantes et qu'on ne pourra pas remettre en cause facilement. Et c'est l'un des enjeux aujourd'hui. C'est est-ce que ce qu'on a vu se faire sous nos yeux, à savoir une alliance face au spectre d'une arrivée au pouvoir de l'extrême droite pourra perdurer pour cette fois-ci non plus faire barrage mais constituer une force de gouvernement.

Je pense on en reparle mais tout de suite on est en contact avec Ran Tandero, notre journaliste qui est connecté donc au résultats du ministère de l'intérieur et qui a des informations pour nous. Salut Ran. Salut.

Bonsoir Théophile. Rebonsoir à toutes et à tous. J'espère que vous m'entendez bien.

Tout d'abord, onentend bien. Bon ben écoutez, c'est parfait. Alors on continue euh sur les résultats pour faire un petit récapitulatif et on en a déjà parlé en première partie d'émission.

Euh François Ruffin euh semble être en tête avec près de 51 % des voix dans la première circonscription de la Somme face à la candidate RN Nathalie Ribero Billet qui elle obtiendrait près de 48 % des voix. En deuxè circonscription de Nouvelle Canédonie Kanaki Emmanuel Tijabou lui arrive en tête Thibaou arrive en tête et est élu avec 57,44 % des voix. C'est un résultat historique pour un candidat indépendantiste en Kanaki, rappelons-le.

Il devance son adversaire d'hivers droite Alcid Ponga qui lui a obtenu 42,56 % des voix. Euh dans la 10e circonscription du nord, Gérald d'Armanin euh a une très grosse avance pour l'instant euh sur son adversaire Bastien Verbrug, Gérald Armanin, qui est à 58,92 % euh des voix. Bastien Verbrug, lui est à 41,08 %.

Enfin des nouveautés. François Hollande est officiellement élu avec 43,29 % des voix devant son adversaire du rassemblement national, madame Maite Pouget. L'ancien président de la République avait fait un score de 37,63 % lors du premier tour, rappelons-le.

Il avait déjà devancé la candidate Ern et était arrivé devant le candidat LR, Francis Dubois qui lui est arrivé 3e avec 28,64 % des voix. Euh dans la 8e circonscription du nord, passons à David Guerro euh qui lui a fait 64,32 % des euh des voix et il est pour l'instant loin devant son opposant euh RN Etan Laise euh qui semble être 2e avec euh 35,68 % des voies. Euh David Guerro était déjà très largement en tête du premier tour hein avec 48,5 % des voies toujours devant son adversaire.

Euh euh et voilà. Euh enfin Philippe Poutou, des nouvelles de monsieur Poutou qui lui a été battu euh dans la première circonscription de l'Aude avec 37,47 % des voix. Ce n'est pas encore officiel hein.

Parlons tout de même avec prudence euh en que ce sont des résultats qui ne sont pas complets, sont des résultats officiels incomplets parce que le ministère de l'intérieur nous envoie au fur et à mesure les les par l'eau les résultats mais quand on a un nombre représentatif de résultats, quand ce n'est pas très serré, on peut supposer que l'écart est tel qui ne sera pas rattrapé. Tout à fait, tout à fait. Théophile, merci pour ces précisions.

En tout cas, voilà, je je reviens juste sur le cas de monsieur Poutou qui lui semble être battu dans la première circonscription de l'Aude. Il a pour l'instant avec les dépouillements obtenu à peu près 37 % des voies. Euh Christophe Bartes, lui, son adversaire euh du Rassemblement national, a conforté son avance du premier tour et obtient pour l'instant environ 62,53 % des voies et cela poursuit euh la dynamique qu'il y avait dans l'Aude, dans la première circonscription de l'Aude, en tout cas au premier tour.

Merci Ran et dans quelques minutes pour pour le reste, reste connecté au flux du ministère de l'intérieur et donne-nous les nouvelles régulièrement. Alors, on retourne sur le plateau. Euh, Bellir Nabli, vous étiez en train de parler justement de la de de de la difficulté de transformer une victoire électorale certes relative mais réelle parce que enfin rien n'a été épargné au nouveau Front populaire, en tout cas d'un point de vue médiatique, euh transformer cette victoire relative mais réelle en capacité de gouverner ensemble.

Là, on a vu que François Hollande a été réélu et il est assez frappant de voir que finalement, il a très peu grignoté euh c'est-à-dire sur LR euh il y a eu très peu de voix de comment dire de barrage républicain de LR en direction de François Hollande qui pourtant ne représente pas le grand méchant Jean-Luc Mélenchon et même l'adversaire interne du grand Jean-Luc Mélenchon. Du grand méchant Jean-Luc Mélenchon. Ça donne aussi à relativiser le narcissisme des petites différences.

à droite, bah on voit tout le monde de Raphaël Gusman à Philippeou tout le monde comme des gauchistes. Alors c'est certainement vrai du point de vue de l'électorat de droite je pense. Par contre du point de vue des représentants des dirigeants, notamment si on pense à Édouard Philippe, on voit bien à travers ces déclarations que lui fait la distinction et met des les met les places place les dirigeants de gauche dans des dans des catégories.

Je te coupe 2 secondes pour annoncer que Gabriel Atal vient d'annoncer qu'il démissionnera demain et on continue. Et donc ben ça pose d'autant plus donc la question de la coalition. Je voudrais euh rebondir sur un élément que vous avez évoqué, à savoir finalement la la séquence médiatique de l'entre tours.

Ce qui est remarquable, c'est que le premier tour euh est venu consacrer la puissance des médias et en particulier des chaînes d'information euh dans la montée en puissance de l'extrême droite. Alors que le second tour lui vient plutôt nuancer et relativiser peut-être cette puissance là dans la mesure où on a assisté comme vous l'avez dit à une forme de normalisation pour ne pas dire d'un nini voir vo voir voir d'un choix plutôt ern que ouais plutôt que RN que NFP assumé par la plupart des éditorialistes et là aussi c'est vraiment historique du point de vue de l'histoire des médias en France euh sauf si on remonte à l'entre de guerre et Donc de ce point de vue là, on c'est aussi une défaite finalement de cette stratégie médiatique sur laquelle il faudrait aussi revenir. Alors euh on se rappelle que au soir du premier tour, beaucoup de sondeurs misaient sur 300 en tout cas rendit public l'hypothèse de 300 députés RN sans avoir eu la moindre idée de des reports et des instements qui pouvaient avoir lieu et les personnes qui les commentaient faisaient comme s'il y aurait pas eu des reports d'existement.

Mais génie mrieux, finalement le RN peut être quand même considéré comme le grand perdant de la séquence. Alors pour revenir sur cette question de du rapport entre 1er tour et 2è tour, en effet dans l'histoire de la 5e République, lorsque on a une majorité aussi écrasante, donc de 30 plus de 30 % au premier tour, en tout cas une victoire aussi écrasante, on a toujours eu on a toujours eu une majorité absolue, ça s'est traduit par une majorité absolue au au à la fin du second tour, c'est-à-dire plus de 289 députés, d'où la projection de plus de 300 députés. Et d'ailleurs, notre système électoral, notre mode de scrutin est fait pour favoriser donne une prime majoritaire, il est fait pour favoriser la la construction d'une majorité pour pouvoir gouverner.

Et donc ça a fonctionne, c'est ça a fonctionné sous la 5e République, sauf que avec ce le barrage républicain et le phénomène des désistements. Donc là euh le les Français qui se sont mobilisés entre le premier et le second tour ont appliqué un correctif au lieu d'amplifier ce qui était plutôt la règle sous notre sous les dans les élections précédentes. Plutôt que d'amplifier le résultat du premier tour, ils l'ont corrigé avec le barrage républicain.

Donc ça c'est intéressant. Ça pose aussi la question du mode de scrutin. Euh la la raison pour laquelle on a ce mode de scrutin, normalement c'était pour faire barrage au RN, hein.

On se souvient qu'en 86, quand on avait mis la proportionnelle, c'était le moment où où le RN a pu faire sa percer. C'est pour ça qu'on est revenu euh sur cette proportionnelle. Mais donc là, est-ce que finalement le euh est-ce que ça fonctionne encore ?

Et bien la réponse est oui. Alors qu'on pensait qu'on était en train de sortir de cette de ce fonctionnement du de notre mode de scrutin comme nous protégeons des extrêmes. Mais justement quelque part il y a on n pas encore parlé de de la résurrection des macronismes, c'est-à-dire ils étaient annoncés vraiment très bas et là ils deviennent la deuxième force en talonnant le NFP.

Sachant que au sein du NFP, il y a beaucoup de Macrono compatible. quelque part le système institutionnel leur profite et on peut se dire que si finalement malgré leur nini ils ont leur nini d'avant le premier tour ils ont choisi le barrage républicain c'est parce que peut-être sur leur tablette ils s'était rendu compte que ça allait il ferait remonter et je pense que ce serait une très une très mauvaise idée euh de la en tout cas ce sera une très mauvaise stratégie pour la gauche de de proposer à monsieur Emmanuel Macron comme premier ministre quelqu'un comme François Hollande par exemple mais je pense que ce n'est pas exclu des discussions qui sont en cours. Je voudrais pardon pardon.

Il y a juste un point je vais prendre la parole sur le sujet. Il y a juste un point qui m'interpelle. On oublie une chose, c'est la vie des gens.

En fait, la réalité du terrain, c'est qu'aujourd'hui, on a un paysage qui a banalisé les propos racistes du RN. On sort d'une séquence d'entre deux tours avec plus de 80 agressions racistes répertoriées. Et aujourd'hui, sur ces prises, ces différentes prises de parole là, on ne ramène pas le sujet de l'apaisement.

On ne on ne ramène pas comment aujourd'hui reconstruire une France qui est brisée dans dans dans sa chair aujourd'hui, dans ses valeurs. Et on parle en fait finalement d'un paysage d'entre deux tours qui est devenu violent, qui a banalisé un certain nombre de choses et dans les différentes prises de parole et dans les différentes analyses qui sont données, elles sont chiffrées comme déshumanisées. Mais aujourd'hui, il y a un vrai sujet.

Il y a un vrai sujet. Qu'est-ce qu'on fait de l'état de notre société ? Qu'est-ce qu'on fait finalement de l'état de la température générale ?

Qu'est-ce qu'on fait de toutes ces lois qui sont épisode par épisode qui ont été mises en place par Macron par ses différents gouvernements ? On a des bonnes nouvelles ce soir. OK, le NFP fait la percée, très bien.

OK, Atal démissionne, très bien, mais Quid, qu'est-ce qu'on reconstruit derrière ? Et comment on apporte une forme d'apaisement ? Et comment on apporte une forme de justice ?

Et comment on remet le curseur sur la question de la protection sociale ? Où est-ce qu'on en est ? Qu'est-ce qu'on fait finalement de tous ces propos racistes ?

Qu'est-ce qu'on fait de ces banalisations du paysage sur ces propos-là ? Et qu'est-ce qu'on fait du bilan de la gauche ? Qui a banalisé et qui a fait sauter les dig moment par moment ?

Est-ce que la gauche dans sa globalité, je parle du bloc de gauche dans sa globalité qui aujourd'hui doit nous faire la promesse et la posture que ce qu'elle va reconstruire si elle est aux commande de ce gouvernement-là, c'est reconstruire aussi l'apaisement en France. C'est surtout ça. On est soulagé ce soir, mais qu'est-ce qui nous attend demain de nouveau ?

Est-ce qu'on va être encore face à une société dans lesquelles les propos dans les médias mainstream et je remercie surtout le média qui a retranscrit des différentes violence de l'entre de tours, mais qu'est-ce qu'on qu'est-ce qui nous attend demain au réveil ? Est-ce qu'on doit reconstruire sur de la confiance ou encore une fois sur de la méfiance ? C'est ça la question en fait que nous les gens, les vrais gens, les monsieurs, madame, tout le monde ont besoin de savoir.

Sommes-nous contents aujourd'hui des résultats ? Oui. Sommes-nous apaisés ?

Oui. Sommes-nous rassurés ? Ben justement, vous voyez, lorsque j'avais souligné le fait que les médias mainstream justement s'étaient finalement alignés et avait pris avait acté une victoire électorale, politique et idéologique et culturelle de l'extrême droite, bah ça s'est traduit concrètement par exemple par le fait de invisibiliser les actes racistes, leur exposion dont vous dont vous parlez parce que c'est une réalité matérielle qui a été avéré par certains journalistes qui ont fait leur travail ou par des simples citoyens qui ont essayé de faire remonter ces information, ces actes euh qui se sont qui ont manifesté la libération de la parole et de l'acte de violence qui est l'acte raciste.

Mais ce qui est remarquable c'est le fait de ne pas d'avoir rendu cette réalité là comme une réalité politique, l'avoir invisibilisé. Bah oui, en fait cette invisibilisation, il y a euh arrêt sur image, nos confrères indépendants d'arrêt sur image qui ont analysé les JT de TF1 et qui sont rendus compte que ça a été totalement invisibilisé. cette recrudescence inédite a été ignorée et il y a également qui a enquêté sur l'ambiance au sein des différentes stations de Radiofrance où il a été quasiment interdit au de vendre le barrage républicain où il y a eu des tentations de ne plus appeler le Rassemblement national ne plus le qualifier de partie d'extrême droite.

Il y a eu des des pressions justement par exemple, ça m'a fait rire jaune, des pressions pour demander à des correspondants de chercher des électeurs racisés qui votaient pour le rassemblement national. Bref, c'est pour donner un peu l'amb. Voyez bien, derrière la défaite électorale aujourd'hui du RN, il y a malgré tout la continuité d'une monté en puissance de leur domination de de la bataille et de l'hégémonie culturelle et idéologique.

Ça ça c'est pas remis en cause fondamentalement. Mais non, mais non. Justement là, on a besoin d'engagement de savoir cette facilité qui est d'organiser des ratonnades par exemple ce soir, est-ce que demain les mesures et le courage politique par celui qui va vouloir gouverner sera de mettre en place soit le retrait d'un certain nombre de lois qui ont construit aussi cette cette fracture de du paysage français ?

Et là, je vous parle de notre quotidien. Moi, je vous parle en tant que personne racisée. On a peur au quotidien.

Est-ce que justement il y a des choses qui vont contrebalancer ça ? Nous on a travaillé, on a construit un front antirraciste avec des mesures concrètes pour justement rappeler qu'il y a une nécessité de mener des luttes antiracistes et qu'il y a une nécessité de réconcilier cette France fracturée. Ben justement en parlant de fracture française, il y a les autres mères qui sont toujours oubliées mais ces dernières années qui ont été euh il y a eu beaucoup de crises lors euh de de la question du pass vaccinal, il y a eu euh beaucoup de déchirement.

Il y a aussi une sorte de de tentation du Rassemblée national qu'on a cru lire lors des résultats des élections européennes. Et là donc nous sommes euh euh en duplexe avec Samora. Samora qui est un streamer qui est le responsable de la chaîne Moicast et avec lequel on voudrait analyser les résultats en Martinique et en Guadeloupe.

Bonsoir Samora. Bonsoir. Vous m'entendez bien ?

Ça oui, on vous entend bien. Alors comment vous analysez les résultats ? en Martinique et en Guadeloupe et et plus généralement dans les outres mers, les résultats qui sont tombés et qui montrent qui montrent la puissance de la gauche d'une certaine manière euh et des petites tentations d'extrême droite quand même par-ci parl et notamment à Mayotte dont on va monitorer les résultats.

Alors euh Mayotte, mis à part, il faut quand même dire que euh on les élections euh législatives anticipées ont ont remis un peu les pendules àaleurs euh sous les outresem euh parce que les Européennes ont peut-être fait euh croire à certaines personnes que nos territoires étaient acquis euh à l'extrême droite, au Rassemblement national. On fait même dire à certaines personnes que nos terres étaient des des terres où il y avait du racisme et cetera exacerbé plus qu'ailleurs et euh etus on a vu que les législatives comme en 2022 euh quand les gens se mobilisent contrairement aux européennes où il y avait eu un taux d'abstention de 78 % euh en Guadeloupe, 87 % en Martinique, euh on voit que quand les se mobilisent, ben d'un seul coup, ben on vote on vote à gauche. Alors à différents types de gauche en Guadeloupe, on a on a deux Liotes et deux NFP.

Donc on a Olivier Serv, Max Matin Liot et euh on a euh monsieur Califer et euh ah comment s'appelle Giovan ? Non Williams c'est un Martinique. On a Christian Baptiste pardon Christian Baptiste aussi qui est qui est NFP.

Donc donc voilà en Guadeloupe moi personnellement j'étais pas trop surpris. En 2022 c'est ce qu'il avait eu comme résultat aussi. C'est les mêmes qui ont été rééluil. une stabilité.

Alors, il ne faut pas non plus euh se se se voiler la face. Il y a une montée quand même de l'extrême droite aussi dans ces élection. Les duels qu'il y avait souvent notamment ben entre Max Matasin et Rositolasi et aussi sur la première circonscription, c'était des duels avec le RN.

Donc effectivement, c'est à surveiller mais les Guadaloupéens lorsqu'ils se mobilisent ont plus tendance à voter. Mais qu'est-ce qui peut expliquer cette tentation du RN ? Est-ce que c'est la crise sanitaire et la réponse brutale du gouvernement qui passe sanitaire ?

Est-ce que c'est l'immigration caribéenne ? Il y a plein de choses déjà euh cette ce vote extrême droite, moi j'ai toujours dit qu'il est multifactoriel, c'est-à-dire qu' il repose sur différents éléments. Le le il y a effectivement une partie de ce vote qui est euh euh lié à de la xénophobie euh intracarébéenne avec euh Oui, ça existe.

Il y a des des waloupéens qui expriment une forme de rejet des étrangers et quand je parle d'étrangers notamment des personnes d'Haïti et de la Dominique qui sont vu comme étant parfois vecteur de de plein de choses négatives comme il arrive avec nos nos compatriotes au général du Maghreb par exemple dans l'hexagone. Il y a ces trucs qui existent chez nous mais je pense qu'il y a beaucoup aussi euh de gens qui se détournent de la politique donc beaucoup d'abstention qui fait un peu un miroir grossissant sur l'extrême droite. Et pour ceux qui votent dans dans cet aspect de de comment dirais-je de protestation, il y a évidemment plein d'élément notamment le sentiment de se sentir abandonné face à la crise du clore déconne, face à la crise de l'eau, face à la au problématique de vie chèire.

Euh il y a aussi eu la la crise avec le Covid sur le place vaccinale où euh à la place de la pédagogie bien qu'on envoyé, on envoyait une brutalité qui a été très mal documentée en Hexagone que nous avons documenté ici au médias mais une brutalité insensée quasi colonial. On peut m'enlever le casi. Ah oui oui, on peut on peut enlever le casi.

Il y a dans nos territoires toujours cette tentation coloniale, cette ce ce fonctionnement colonial quand il s'agit de répression, quand il s'agit euh tout simplement d'instaurer à la par de force quelque part des choses qui sont décidées à 7000 8000 voire plus de 10000 km de chez nous. Je pense notamment à la Kanaki à ce sujet et d'ailleurs justement il y a quelque chose d'historique, c'est l'élection d'Emmanuel Chibao pour des gens qui ont un âge vénérable comme nous. Ben en fait euh c'est je pense que c'est la première fois que on va trouver à l'Assemblée nationale le fils d'une victime du colonialisme français et dont le frère est est en prison en prison politique si on peut dire.

Hm. Oui oui, c'est assez impressionnant et ça montre aussi que la nouvelle CONI est vraiment coupée en deux parce qu'on a d'un côté euh comment s'appelle-t-il le col Meddorf euh Metzdorf qui est élu euh voilà de de la première circonscription et dans la deuxième on a Jibaou. Donc euh alors moi je suis pas spécialiste de la Nouvelle-Calédonie, mais en tant qu'observateur, en tant que quelqu'un qui aussi qui soutient aussi les les les CAC euh oui euh ça donne une certaine image de territoire vraiment fracturé.

Merci beaucoup euh Samora. Donc la chaîne euh moi cast euh ta chaîne, c'est votre chaîne. C'est sur quelle plateforme ?

Alors, je suis sur plein de plateformes, je veux dire rapidement, je suis sur Twitch en stream, je suis sur YouTube pour mes replay et des podcasts aussi. et et si vous voulez me retrouver au quotidien sur mon compte Instagram. Voilà, c'est important d'entendre des voix ultramarines et des voix spécialisé sur des réalités ultramarines qui sont tout à fait oubliées alors même que le la politique extrémiste du gouvernement Macron donne à des puissances étrangères la possibilité d'agir notamment en Nouvelle-Calédonie avec cette répression et cette et cette déportation de triste mémoire qu'on a observé.

Merci beaucoup Samora. Retour sur le plateau. Je vais donner la parole à Eugénie Merriieux.

Le NFP se positionne pour gouverner hein. C'est la parole des deux principales forces. Jean-Luc Mélenchon, la France insoumise et Olivier Fortaliste.

Olivier Fort se positionne pour être premier ministre. Est-ce que Emmanuel Macron est obligé euh de solliciter le NFP pour former un gouvernement ? le NFP candidat.

Mais est-ce que Emmanuel Macron peut chercher d'autres possibilités, d'autres types d'alliances pour éviter un gouvernement NFP ? Là, on va voir si Emmanuel Macron a une lecture parlementariste ou non de la Constitution. Pour l'instant, il a plutôt prouvé qu'il avait une lecture très présidentialiste.

Que dit la Constitution ? Article 8, alinéa 1er, le président nomme le premier ministre et c'est un acte dispensé du contrein, c'est-à-dire qu'il a un pouvoir absolument discrétionnaire. Donc ce qui existe, ce ne sont pas des contraintes juridiques, ce sont des contraintes politiques.

Et la contrainte politique, c'est celle de l'investiture et euh celle de la motion de censure. Alors l'investiture, on a vu qu'Emmanuel Macron a décidé de passer outre avec notamment Ellisabeth Borne et Gabriel Atal qui n'ont pas sollicité l'investiture des parlementaires. Donc a priori, il peut encore une fois interpréter la Constitution comme ne l'obligeant pas à demander à faire en sorte que le Premier ministre demande l'investiture.

En revanche, la motion de censure là et bien elle aura lieu si et bien les alliances contre le Premier ministre qui aura été désigné par monsieur Emmanuel Macron se dessine. Il peut essayer de jouer de passer en force en tentant le pari fou de la motion de censure à répétition. A priori, euh son passé euh peut nous indiquer que il pourrait choisir cette voie-là, mais normalement si il considère que nous sommes là redevenu retourner en régime parlementaire, ce qui devrait être la logique des institutions en cas de cohabitation, il devrait faire comme au Royaume-Uni, comme en Allemagne, comme ailleurs.

C'est-à-dire, il faudrait que euh la personne qui soit nommée comme premier ministre soit la personne qui soit présentée par le parti qui a remporté les élections. Mais en l'occurrence, le NFP n'est pas un parti politique et c'est euh c'est là euh la Russe qui peut être exprimée. Le NFP n'est pas un parti politique et le parti politique strictens qui a remporté le plus euh de suffrag, c'est peut-être euh bon, la coalition politique en marche n'est pas un parti non plus, mais à jouer à ce petit jeu-là, on peut dire que c'est le RN. bien entendu euh ce serait pas euh ce serait pas euh conforme à l'esprit des institutions, mais il faut également noter ben il faut noter que le que au sein même du nouveau Front populaire, c'est c'est la course à l'échalotte et et la division par exemple Olivier Fort a évoqué euh la nécessité de de décider de manière démocratique au sein du NFP.

Ça veut dire quoi démocratique ? Est-ce que c'est la première force du NFP qui choisit le premier ministre ou bien il y a eu un vote au sein du NFP pour choisir le premier ministre ? Emmanuel Macron peut-il jouer là-dessus pour écarter la possibilité d'un gouvernement NFP ?

Tout dépend des du nombre de députés. Si là il faut faire des des conjonctures parce que c'est des mathématiques en fait. Il faut faire des conjonctures avec des chiffres qui ne sont pas définitifs.

Mais si on considère que euh ensemble euh plus une partie de NFP à la à les 289 députés, ce qui pourrait être possible si NFP à 180 par exemple et ensemble 150, on peut arriver à 289 en prenant une partie de NFP. Alors dans ce cas-là et bien il ne peut pas y avoir de motion de censure contre le Premier ministre qui a été choisi par cette majorité étant entendu qu'évidemment ensemble et Emmanuel Macron ont quand même une voix de communication qui est assez directe. Ce sera la nuit des longs couteaux.

Nous sommes dans la nuit des longs couteaux. Euh nous sommes en direct jusqu'à 23h. Nous avons dépensé beaucoup des petits moyens de notre petit média parce que effectivement cette dissolution et et ce qui a suivi nous a obligé à être sur le qui vive dont nous avons besoin de vos dons notamment parce que nous allons être le 12 juillet devant l'ARCOM pour demander une euh fréquence TNT.

Ce sera également un test sur la capacité de notre système institutionnel à s'ouvrir à plus de diversité médiatique et à ne pas faire forcément la promotion des médias qui font eux-mêmes la promotion de l'extrême droite. Donc voilà, c'est important de nous renflouer avant cette échéance là. Et on rappelle également que Gabriel Atal qui sera peut-être le ministre le premier ministre qui a eu le mandat le plus court d'histoire de la 5e République a annoncé qu'il démissionnerait demain et il démissionnera demain.

C'est ce qu'il a c'est ce qu'il a annoncé euh et voilà on attendra donc parce que effectivement la France ne va pas rester éternellement sans premier ministre. Donc à partir de demain, tout va s'accélérer. Astéo dernière euh enfin je me tourne vers vous pour vous demander si finalement euh vous pensez que politiquement une sorte de fracture du NFP dès le soir ou le lendemain du second tour qui amènerait à une sorte de coalition macroniste et a droite du NFP, est-ce que ça désespérerait euh pas bien en cours mais est-ce que ça désespérerait les quartiers populaires ?

Est-ce que ça désespérerait la France d'en bas ? la France NFP d'en bas parce que aujourd'hui il y a deux Frances d'en bas. Alors en fait déjà il faut se mettre d'accord sur un sujet c'est que si aujourd'hui les quartiers sont autant abstentionnistes c'est qu'il y a déjà une fracture et une rupture de confiance.

Pour autant, lorsqu'il a fallu encore une fois reconstruire les barrages, on a été au rendez-vous de nouveau. Et ça c'est aussi pour marquer un point fort qui est de dire on est conscient des erreurs que vous faites. Pour autant, on ne laissera pas non plus les ennemis politiques, ceux qui attisent finalement toute toutes toutes c toutes ces vraiment tous ces sujets, toute cette fracture qui est le RN, on les laissera pas pour autant les clés finalement du pouvoir.

Donc ça c'est le premier sujet. Pour autant euh en local et si on prend encore une fois, j'aimis à dire cette image de l'entonu noire, pour autant ici au local, on a aussi conscience d'une gauche qui n'a pas été une gauche de rupture pendant très longtemps et on a qu'une seule gauche aujourd'hui qui ressort et qui est une gauche de rupture qui est celle incarnée par la LFI. Ils ont tenu bon depuis un moment et depuis des mois sur les sujets qui étaient finalement ces sujets qui rappelaient les vraies valeurs de la gauche de rupture.

Donc voilà, le constat est simple, nous notre vision. Donc encore une fois qui est cette fracture du NFP ? Quelque part j'ai envie de vous dire malheureusement notre quotidien nous y est habitué à cette gauche qui à la fois est en capacité de basculer et de tanguer selon les sujets et selon euh les prises de position et ne pas tenir bon euh dans ces chaussures.

Ça c'est pas un sujet parce qu'on compose déjà avec ça. On a déjà conscience de cela. Par contre, là où c'est important pour nous d'envoyer le message fort, c'est de dire encore une fois attention parce que ce que vous jouez c'est peut-être des sièges pour vous, mais nous c'est nos vies, c'est notre quotidien.

C'est des agressions racistes aujourd'hui au quotidien. C'est d'une société qui est tendue aujourd'hui. On a peur pour nos enfants, on a peur pour notre quotidien.

On sort quand même de mandature Macron avec des lois qui ont renforcé tout toute cette fracture là, à la fois sur les lois immigration, séparatisme, sécurité globale et cetera et cetera. Donc on sort déjà ce traumatisme dont dont vous parlez, je pense que ce traumatisme, il faudra bien que la France l'entende. C'est-à-dire c'était une semaine affreuse pour certaines personnes.

Il y a eu des gens qui ont pris des anci anxiéolitiques, des personnes qui sont allées sur les sites de pays étrangers pour voir s'il devait être obligé d'émigrer. Je veux dire, il y aura un avant et un après. Cette possibilité de l'extrême droite qui a été fabriquée de toute pièce par Emmanuel Macron.

En fait, quelque part, il y aura un avant et un après. Et peut-être qu'au sein du NFP, il faudrait que ce traumatisme là, cette fragilité euh d'une partie de la base euh politique du NFP soit prise en compte. Ah ben complète, pardon, je je juste elle est pour nous, ça va être tout le travail qu'on va faire de la faire entendre.

On a sorti cette tribune-là, on a travaillé sur des mesures qui étaient pragmatiques, qui sont enfin qui ont été travaillées vraiment avec nos expériences, avec le retour que nous avons sur le terrain. Donc on sera présent pour aussi quand même devenir ce garde fou hein de de cette gauche si elle s'oublie. Encore une fois, on a une confiance aujourd'hui sur certains parlementaires qui sont en train de gagner, qui vont gagner, voilà, parce que les les scores sont pas encore complètement secs.

On a une confiance de dans dans le schéma. On est apaisé ce soir et encore une fois je rappelle on n'est pas rassuré parce que pour autant les paroles ne vont pas s'arrêter demain et moi j'aimerais sortir toute cette analyse du chiffre et ramener un peu une analyse humaine. Aujourd'hui on a une France qui a peur pour son quotidien.

On a une France qui subit les violences institutionnelles de plein fouet et pour autant dans les prises de parole des dirigeants des partis de gauche, le sujet antiraciste n'est toujours pas posé et la parole de l'apaisement et de la réconciliation n'est pas posée. Il a manqué dans les discours. OK.

Euh on va donner la parole à Bélire, mais avant ça, on on va euh donner euh on va passer l'antenne à Rouan qui va nous donner les derniers résultats. Salut Ran. Re bonjour.

Re bonjour. Re bonsoir à toutes. Re bonsoir à tous.

Bonsoir Théophile et et au Plateau. Alors, je vous interromps quelques instants pour vous faire un point entre cette fois-ci deux territoires assez significatifs et marquants euh dans l'ensemble de cette campagne et pour en tout cas ces ces premiers résultats de ces législatives. A priori, partons tout d'abord en Bretagne où le RN n'a pour l'instant acquis selon nos résultats aucune circonscription.

Alors euh il suffit de partir euh dans n'importe laquelle desption des circonscriptions, excusez-moi, euh de la Bretagne actuellement pour se rendre compte euh que le RN est pour l'instant loin derrière en tout cas euh en Bretagne. Euh seules euh deux circonscriptions ne sont pas euh sorties pour le moment. la 2è circonscription euh euh d'éviline et euh la 5e circonscription de Loire Atlantique si nous considérons euh que cela fait partie de la Bretagne historique.

Euh de ce fait confirme de ce fait de ce fait nous avons par exemple dans la cité cré une guerre civile sur ce plateau alors qu'on parle des résultats des élections on t'écoute. Alors dans la 5e circonscription des codes d'armor par exemple, Éric Botorel, le candidat Renaissance ensemble semble arriver avec 41,21 % des voix devant Mariel le maître, la la candidate LFI euh NFP avec euh qui elle est à 29,69 % des des voix. Euh parlons également de la 4e circonscription du Morbian où le candidat indépendantiste Paul Molac a été euh en tout cas pour l'instant et loin devant et semble être réélu.

Euh donc Paul Molac, le régionaliste avec 65,12 % des voix devant CATEL Lecuer, la candidate Renne qui arrive à 34,88 % des voies. Et euh nous pouvons également parler de la 4e circonscription euh d'éviline où euh la la candidate LFI euh arrive ou semble en tout cas pour le moment arriver arriver devant. Donc finalement la la Bretagne confirme sa tradition de de terre poreuse à l'extrême droite.

Tout à fait, tout à fait théophile. En tout cas, c'est les premières analyses qu'on peut en faire avec les résultats que nous avons pour le moment. Et euh je te propose que l'on parte maintenant dans le nord, dans les Haut-Frances plus précisément où à contrario, énormément de candidats RN ont été élus euh dès le dès le premier tour.

Euh c'est le cas dans dans plusieurs euh circonscriptions. Parlons par exemple de la 10e circonscription du Pas de Calé où le candidat tiré frappé euh avait avait été élu. Euh actuellement euh c'est il envoie de même pour la première circonscription. où euh Emmanuel Blairry avait euh lui aussi été élu avec plus de 50 % des voies, 54,8 % euh de dès le premier tour.

Euh par contre, une nuance à apporter par rapport à la Bretagne euh c'est que le nord de la France en tout cas est un peu plus nuancé particulièrement autour du bassin de l'île où j'en parlais tout à l'heure. Gérald d'Armanin a été réélu. Euh, il en va de même pour David Guirot et euh les candidats renaissance semblent se faire une place.

Euh parlons par exemple de la 6e circonscription du nord où euh où madame Parmentier Lecoq semble être devant avec 60,31 % euh des voix après le désistement de Celia Perra, la candidate LFI NFP et qui arrive du coup devant le la candidate LR RN. Donc comme tu peux le voir Théophile, euh la France a ses particularités et répond ce soir à euh certaines de ces traditions de vote historique et c'est intéressant de de s'y pencher. La France n'a pas euh totalement euh disparu.

Ben en tout cas pour ceux qui ont un certain âge voir le nord en brun alors qu'il était rose pendant de longues décennies, bah ça fait toujours quelque chose. Je redonne la parole à Bellirnabli. euh pour évoquer le le sujet qu'évoquait Nastéo avant la coupure, c'est-à-dire le traumatisme qui a été créé par cette euh entre deux tours et la nuit des longs couteaux qui a commencé au sein du Nouveau Front Populaire.

Oui, ça a été rappelé la division actuelle du conglomérat NFP en fait s'inscrit dans une longue histoire en réalité et aujourd'hui elle repose cette division là sur trois vecteurs je dirais idéologiques. Les différents partis n'ont pas exactement la même identité idéologique. Deuxièmement, il y a une question une dimension sociale. les groupes sociaux où les les électeurs et l'origine sociale des électeurs de chacun de ces partis ont une identité particulière.

Et là, on renvoie à cette ceux qui ont enfin cette dicotomie que certains ont qualifié de gauche irréconciliable notamment. Et puis troisème élément peut-être le plus important aujourd'hui, c'est la dimension personnelle. Euh vous voyez, à l'époque de la gauche plurielle, vous aviez eu un un Lionel Jospin qui avait réussi à incarner finalement une sorte d'intérêt supérieur des gauches euh et avec un consensus autour de sa personne.

Aujourd'hui, ce consensus, aucune des figures actuelles, aucun des leaders de gauche ne peut s'en prévaloir. Au contraire, je dire, si vous sortez un seul nom, c'est la guerre civile au sein des gauches. Et c'est intéressant parce que de manière assez spontanée, le premier des diviseurs ou celui qui incarne la division, c'est Mélenchon dans les dans le débat public.

Mais si on approndi dans la structuration médiatique du débat public, Exactement. Mais si on creuse un peu la cette question, on voit en réalité qu'un qu'un gluxman aussi l'incarne parfaitement et je dirais même que sa figure est plus intéressante parce que Mélenchon assume d'une certaine manière le sa radicalité et donc le rapport de force, le fait qu'il ne veut pas faire de concession parce que Jean-Luc Mélenchon, je te je vous coupe un peu pour dire mais Jean-Luc Mélenchant a dit que Emmanuel Macron devra nommer un membre du NFP ou démissionner, c'est-à-dire en gros Manifestement, il veut jouer le bras de fer, y compris le bras de fer dans la rue avec Emmanuel Macron. C'est le seul grand leader de gauche qui évoque la possibilité d'une démission d'Emmanuel Macron aujourd'hui.

Continue. Alors que Raphaël Gluxman a une autre histoire et je la trouve plus remarquable. il est entré en politique euh avec place publique avec un slogan unitaire lorsqu'il est rentré en politique lors des européennes, pas celle-ci les précédente, c'était euh pour réunir euh la gauche euh et euh pour révolutionner entre guillemets les pratiques ou les mœurs politiques. et aujourd'hui il incarne à la fois la division parce que lui, il a une position très radicale sur le fait qu'il n'y a aucun euh qu'une alliance possible avec Lfi en général et Jean-Luc Mélenchon en particulier et en même temps il fait montre d'une forme de professionnalisme vis-à-vis duquel précisément il a voulu se départir ou incarner l'envers enfin le contraire de l'homme politique professionnel.

Et donc là, on a une figure intéressante en ce sens où en fait la division sein de la gauche, elle ne se réduit pas la figure de Jean-Luc Mélenchon. On a une autre figure, une autre forme de radicalité hein, il faut écouter le la manière dont il exprime la rupture avec les filles. Pour lui, c'est inconcevable.

Exactement. Et donc, c'est aussi une forme de radicalité euh qui s'explique par différents facteurs. Mais donc la division n'est pas incarnée que par Mélenchon aujourd'hui.

Elle est aussi incarnée par Gluxman. Et d'ailleurs, si Olivier Fort semble peut-être celui qui pourrait tirer sa carte du jeu, c'est précisément parce qu'il est beaucoup moins radical que Gluxman dans sa volonté de rupture avec Lfi et donc la branche la plus LI compatible Olivier Fort. Alors Alexis Corbière a été réélu, on vient de l'apprendre Alexis Corbierre le dissident de la France insoumise, il a été réélu face à Sabrina Ali Benali.

Euh Climtine Hautin appelle d'ors et déjà à la discussion pour proposer un premier ministre. Et ce qui sera intéressant à observer, c'est les effets, ce sont les effets euh euh de de l'élection des frondeurs de la France insoumise puisque on a parlé de la purge. Manifestement, la purge était une sorte de purge préventive euh pour en vue des batailles internes au sein de la gauche et on va voir comment se positionneront les frondeurs élus comme Alexis Corbière.

Euh serait intéressant. Euh alors Nastéo, est-ce que euh euh finalement un gouvernement euh euh non de une majorité qui se situe en dehors de la gauche de droite, une alliance des droites serait préférable dans une logique de moyen terme à une un gouvernement d'alliance entre la gauche et le centre centre entre guillemets macroniste. Alors, il y a des choses qui sont discutables, des choses qui sont envisageables et des choses qui ne sont pas entendables.

Aujourd'hui, lorsque vous citez par exemple toutes ces personnalités là, depuis Josepin, il y a aussi un élément important à mettre dans ce grainlà, c'est que nous, on a dépassé le cas des personnalités. On est plus sur le culte des personnalités, on est expériences d'un certain nombre d'expérimentations politiques. Et donc forcément, en fait, aujourd'hui, on va s'intéresser à quelles lois vont être défaites tout de suite demain.

Si euh un gouvernement passe, quel gouvernement va passer ? Quels sont ses engagements ? en matière de euh politique du quotidien, en matière euh finalement de de reprise des euh des services publics en matière de redressement au niveau des hôpitaux.

Euh l'école, c'est ça en fait nos problématiques du quotidien. Sommes-nous en sécurité dans une école qui nous permet un enseignement complet dans l'histoire de France, donc aussi introduire la question coloniale, donc aussi dans les programmes. On a besoin des hôpitaux et dans les déserts médicaux d'avoir plus de médecins.

On a besoin d'être en sécurité. On a besoin de ville propre. Nos quotidiens et nos enjeux sont là en fait en réalité.

Donc aujourd'hui, on a besoin d'un engagement. Qui est prêt à prendre le cap pour finalement défaire un certain nombre de lois qui sont euh discriminantes et qui ont créé ce clivage-là ? Combien de personnes sont prêts à incarner euh finalement les digs qu'on a ?

Parce que on a encore joué les castors, on a encore fait des barrages, mais qui est prêt à les maintenir ou qui est prêt à les faire sauter ? Qui tout ça ? Donc il y a des choses qui ne sont pas entendables.

Repartir sur une configuration Macron avec tout ce qu'on a vu avec Born, repartir sur une configuration Atale avec tout ce qu'on a vu, c'est des choses qui pour nous ne sont pas entendables. Il y a il y a des gens avec qui on peut composer. Nous, on a un programme qui est prêt.

On veut ramener la discussion antiraciste en profondeur et autour de la table. Qui est prêt à discuter sur cela ? Je pense que ce ne sera pas la teinte Macron.

Ils nous l'ont montré, qu'on ne peut pas discuter avec eux et que queles que soient finalement les marches qu'on entprendra dans toutes les rues de Paris et de France et de Navar, ce ne sera pas entendu. Maintenant, c'est de savoir quel gouvernement de gauche dans cette dans ce paysage NFP est prêt à s'asseoir autour de la table et à construire quelque chose. Juste réagir euh pour disons paraphraser un peu François Ruffin, il dit à nous de gouverner non avec brutalité comme avec Macron, mais avec tendresse pour les Français. tendresse, c'est un mot assez spécial en politique.

C'est ça. Oui, je ne sais pas très bien ce que ça signifie franchement. Par contre, ce que vous dites est super important parce qu'en vous écoutant euh on se dit que le piège pour la pour le nouveau Front populaire euh c'est précisément de d'offrir un spectacle de de de un spectacle interpartisan loin précisément de la des urgences citoyennes au pluriel vraiment à travers justement les différents segments électoraux et sociaux qui composent la gauche hein de de la gauche des banlieux à la gauche des centre-villes, des grandes villes et cetera mais il faut garder le contact avec ces urgences là qui nous habite qu'elle s'agisse qu'elle soit écologique ou qu'elle soit sociale ou qu'elle soit antiraciste.

Or là voyez bien le le piège qui se dessine à travers cette soirée électorale, les prises de parole successives, elles sont pas de nature programmatique d'après ce que moi j'ai pu voir avant l'émission. Elles sont très tacticiennes lorsqu'on lit entre les lignes et là c'est vrai que ça donne le vertige. Olivier fort a quand même eu une parole programmatique hein.

Il a fait un long discours programme quasiment. C'est peut-être celui justement, c'est peut-être celui qui se voit ou qui est peut-être en position finalement de devenir premier ministre parce que presque dans un jeu à la négative ou à contrarié vu que les autres ou les principales autres figures ne sont pas en capacité de faire consensus, lui pourrait le faire et donc il essaie de se mettre à la hauteur de la fonction. Mais en tous les cas, il y a un piège pour à partir de ce soir pour toutes les figures de la gauche, c'est de ne pas céder à la discussion interpartisane qui complètement déconnecté des urgences qui ont animé cette campagne.

On va pouvoir libérer Nasto et donner la parole à Eugénie. Jean-Luc Mélenchon dit Emmanuel Macron doit soit nommer un premier ministre NFP, soit démissionner. Est-ce que d'un point de vue institutionnel euh euh dans une articulation entre l'institutionnel et le politique, c'est une c'est une carte qui est possiblement jouable, c'est-à-dire la carte de de la pression euh de la pression face à la puissance de l'institution présidentielle.

Alors, je vais répondre mais je voulais d'abord intervenir sur ce qu'on ce qu' ce qu'on vient de dire sur le programme. En fait, c'est intéressant quand on regarde le contrat de législature qui a été adopté par le NFP, justement, il y a en effet le fait de défaire ce qui a été fait par Macron en particulier les lois liberticides et notamment les lois séparatisme, sécurité globale et cetera. Mais en fait, si on regarde bien le programme, le contrat de législature, en fait, il y a une contradiction majeure, c'est que euh qu'est-ce qu'on peut faire en tant que gouvernement de cohabitation quand on est à Matignon ?

Et bien, la marge de manœuvre est limitée. Il y a les choses qu'on peut faire par décret ou ordonnance, les choses qu'on peut faire par la loi et puis la chose qu'on ne peut faire qu'on ne peut pas faire en fait qui est la révision constitutionnelle. Et ce qui est intéressant, c'est que donc en ce qui concerne les lois, sécurité globale et cetera, ça devra passer par la loi.

Et en fait pour faire passer la loi, si euh la majorité est une majorité de 180 euh ou une majorité de 200, il faudra le 49 aligné à 3, sauf mesure consensuelles. Mais bon, on imagine que ces loisl qui ont été des lois portées par les les députés macronistes avec le soutien d'une partie du RN et de LR feront l'objet de d'un rejet massif de cet ensemble là. Et donc, il faudra utiliser le 49 alinéa 3 pour faire adopter le programme alors même que l'abrogation du 49 alinéa 3 fait partie du programme, ce qui d'ailleurs n'est pas possible étant donné que le Sénat et LR et et ensemble.

Donc pour une révision constitutionnelle, il faut que le Sénat et l'Assemblée nationale adoptent une même révision constitutionnelle à la virgule près. Il y a pas de dernier mot à l'Assemblée. Donc c'est impossible en l'État de réviser la Constitution et et en cas de cohabitation.

Mais toujours est-il que ce qui aurait pu être intéressant pour le NFP plutôt que de réviser la Constitution, c'est de changer l'interprétation de la Constitution en disant "Nous nous n'utiliserons pas l'article 49 aliné à 3." Sauf que et bien évidemment là on se retrouve face à une une impasse une impasse qui pourrait donner au président de la République le droit d'utiliser l'article 16 de reprendre la main ou alors ça euh normal les conditions plein pouvoir voilà les conditions sont vraiment pas réunies mais encore une fois il n'y a pas de garde fou donc c'est de toute façon à la décision discrétionnaire du président de la République de décider si oui ou non ces conditions sont réunies mais je voulais juste dire aussi pour les décrets et les ordonnances, ça c'est pareil. Donc les ordonnances, il faut une habilitation du parlement mais disons que il y a cette habilitation.

Ensuite, que ce soit décret ou que ce soit ordonnance, donc c'est-à-dire sans habilitation ou avec habilitation, dans tous les cas, il faut les deux signatures. Il faut la signature du premier ministre et celle du président de la République. Et on s'imagine bien que monsieur Emmanuel Macron ne sera pas un président effacé. euh au contraire euh et je pense que au contraire, ce sera là peut-être un moment pour lui de briller.

Donc il pourra euh il pourra il aura en tout cas la tentation de ne pas signer les ordonnances et les décrets délibérés en conseil des ministres. On a le précédent de Mitteran avec Jacques Chirac, la première cohabitation en 86 qui était vraiment très très dure et très conflictuelle où monsieur Mitteran n'avait pas signé les ordonnances notamment sur les privatisations, redécoupage des circonscriptions électorales. Donc le contrat de législature pour mettre pour qu'il soit mis en œuvre.

Donc disons qu'on est déjà à la formation du gouvernement qu'on arrive à avoir une majorité quelque peu stable pour agir dans le lapse de temps d'un an qui est imparti avant la prochaine potentielle des solutions d'Emmanuel Macron. Et bien, il va falloir gouverner par article 49 alinéa 3 en violation du contrat de législature. Le risque aussi en cas de motion de censure de du gouvernement euh ce serait d'aller à nouveau aux élections.

Enfin, on peut pas aller à nouveau aux élections, ce serait donc une crise institutionnelle. Est-ce qu'Emmanuel Macron a la possibilité politique de construire une nouvelle crise dans la crise, c'est-à-dire en rejetant en ne jouant pas le jeu dans le gouvernement NSP ? Est-ce qu'il y gagnerait à une à une forme d'instabilité structurelle ?

Il déjà faible. Alors là, on dans la politique, il pourrait y gagner dans le sens où si Matignon est complètement en phase de blocage, lui il lui reste ses pouvoirs propres qu'il peut utiliser sans besoin de Matignon. Et par exemple le référendum.

Alors, il y a il y a une question sur les référendum parce que c'est surprosition du Premier ministre mais enfin c'est un pouvoir propre quand même. Donc, on imagine que monsieur Emmanuel Macron étant lui-même l'interprète de la Constitution considérait que cette proposition n'est qu'une formalité comme il l'a fait pour la dissolution et donc c'est une consultation en l'espèce. Donc il pourrait très bien décider de gouverner avec ses pouvoirs propres.

Donc par exemple par référendum ou en justement comme comme vous l'avez mentionné peut-être utilisant l'article 16. Bon, il faudrait quand même qu'il y ait un état de de division du pays et de violence qui soit bien plus élevé que celui-ci. Il avait peut-être parchon a dit Emmanuel Macron a le choix soit démissionner soit nommer un premier ministre.

Donc a priori la rue va jouer sa carte dans cette affaire. Oui. Puis il y a une question qui au-delà du du jeu institutionnel, vous avez bien rappelé, il y a aussi la question de la légitimité démocratique.

Et là, on a un précédent quand même affaibli, vraiment affaibli. Donc il n'osera pas le rapport de force tout de suite je pense dans un premier temps, du moins. Et lorsqu'on pour pour conforter peut-être si le euh si le NFP se retrouvait au gouvernement, à mon avis, la meilleure stratégie à à employer, ce serait de commencer par un texte emblématique et plutôt euh majoritaire dans la population.

Je pense à la suppression du de la retraite à 64 ans. les Français étaient enfin étaient contre cette réforme et s'est retrouvé enfin et cette majorité donc en faveur de la suppression pourrait venir en soutien populaire et démocratique de ce gouvernement qui lui serait minoritaire dans un premier temps à l'Assemblée nationale qui serait enclin à utiliser le 493 mais avec un soutien démocratique malgré tout qui est celui de l'opinion publique ou des français. Donc ça serait pas exactement le même euh schéma qu'a connu le gouvernement noble.

Bah ça sera 493 euh légitime du point de vue du point de vue de l'opinion publique et donc avec une part de légitimité démocratique, moins parlementaire que populaire mais en tout cas démocratique. Donc on n'aurait pas exactement le même schéma et en plus en tant que juriste, on pourrait invoquer le parallélisme des formes. La dernière réforme a été adoptée via le 493.

Ben on va la supprimer via le 493. Et vous avez deux arguments, l'un de fond et politique, l'autre de forme qui pourrait et qui qui serait enclin en tous les cas à pousser un gouvernement NFP commencer sa législature par une la suppression de la réforme de la retraite d' 64 ans. Théoaden, vous voulez euh euh quitter le plateau, vous êtes libre de quitter le plateau, même si vous remercier, je ne partirai pas sans vous remercier et puis surtout surtout passer un message important.

Déjà, je voulais vous répondre et merci beaucoup parce que ça c'est un point d'éclairage qui est vraiment institutionnel, qui est légal mais il y a aussi un point mettre ça sur une naïveté militante mais il y a un point qui est important. Nous ce qu'on voit du paysage, c'est qu'ils sont capables par moment de discuter, de se réconcilier, par moment de faire un spectacle politique où personne ne s'entend, et bien va falloir s'entendre maintenant autour de la table qu'il trouve le moyen institutionnel, légal, ce qu'il faut, mais il va falloir rétablir la vie du quotidien des Français et ça c'est vraiment l'attendu et enfin surtout te remercier et et on a aussi un élément important, c'est que pendant longtemps, la politique, elle été pensée par des philosophes qui réfléchissaient finalement avec les mots de la société pour pouvoir apporter des véritables solution de vie en commun et je pense que là elle est trop pensée par des personnes qui sont dans des calculs qui deviennent des mathématiciens de siège et j'aimerais juste rappeler revenons à une véritable philosophie de vie qui va ramener un véritable vivre ensemble. Merci beaucoup.

OK, on va profiter du moment pour passer euh à Magneto Jil Channel, notre euh collègue Jil Chanler qui euh va qui a euh interviewé Yannick Jade, le l'ancien figure de prou des écologistes et euh si tout est OK, on va écouter Yannick Jadeau. La responsabilité nous incombe que ce vote qui est un rép, qui est aussi une forme de surcis, euh nous amène à pouvoir peser et mettre en place les politiques publiques liées au projet du Nouveau Front populaire. C'est ça le sujet.

Plus de justice sociale, plus de justice environnementale, du renouveau démocratique. Est-ce que ça ça serait le fameux barrage, le bon face à la progression du du rassemblement national Ce qui est évident, c'est que les politiques menées par Emmanuel Macron n'ont pas créé l'extrême droite dans notre pays, mais ont accéléré son développement, on multipliait les votes pour l'extrême droite. Donc on peut pas, si c'est pour faire un alliage ou des alliances qui vont poursuivre ces politiques, pour ça c'est évidemment non.

Donc c'est sur la base. De toute façon, en démocratie c'est comme ça. Le premier groupe arrivé s'il a pas la même s'il a pas la majorité absolue, c'est autour de son projet que se construit à la fois le gouvernement et les majorités qui peuvent être des majorités parlementaires ou des majorités de projets.

Mais en démocratie, c'est aussi faire avec les autres, parler avec faudra trouver, il faudra trouver. Je pense que dans notre pays, bah par exemple le pouvoir d'achat, il faut évidemment très vite agir sur le pouvoir d'achat. Euh l'Espagne a augmenté de 50 %, le SMIC, l'Allemagne de 36 %.

Quand on propose 14 %, c'est une mesure à la fois de solidarité évidente vis-à-vis de celles et de ceux qui ont tellement de mal à boucler les fins de mois. Euh évidemment, il faut accélérer la transition écologique parce qu'il faut que notre pays euh retrouve le chemin de l'exemplarité environnementale et puis il y a des enjeux de renouveau démocratique. Finalement là la grande nouvelle institutionnelle c'est que c'est à l'assemblée non plus à donc voilà on vient d'écouter Yannick Jadu ancienne figure de prou du des écologistes qui étaiit leur tête de liste lors des européennes de 2019 euh donc on revient sur ce plateau pour évoquer la situation institutionnelle qui est caractérisée par euh du flou et des possibilités de blocage.

Et une fois de plus, la question se pose est-ce que notre 5e République est encore à même euh de canaliser les contradictions euh françaises ? Est-ce que il n'est pas peut-être temps de réfléchir à une 6e République, la 5e République ayant été euh portée sur les fonds bâtismaux lors de la guerre d'Algérie ? Aujourd'hui, nous en sommes très loin.

Nous sommes après la guerre froide. Nous sommes dans un dans un monde post-occidental quelque part. Nous sommes dans un monde euh dans une France euh beaucoup plus tentée euh par des forme de radicalité incompatible avec l'esprit républicain.

Est-ce qu'il y a euh Eugénie des possibilités d'imaginer sur la base de cette actualité récente euh des pistes pour une 6e République ? Alors, je pense qu'il y a plusieurs éléments. On peut voir la séquence que nous sommes en train de vivre comme étant l'acte de mort de la 5e République.

Euh et on peut voir monsieur Emmanuel Macron comme le fauxoyeur de cette 5e République. Après tout, il avait considéré s'inscrire dans l'héritage de de Napoléon 1, Napoléon II et de de général du général de Gaulle qui ont tous en commun le fait d'avoir mis fin à une République, la République qui les a vu qui les a porté au pouvoir. Donc on peut considérer en effet que là on arrive au bout de la logique institutionnelle de la 5e République avec l'utilisation répétée des 49 aliné à 3.

Cette 5e République a perdu beaucoup beaucoup de légimité légitimité chez ceux qui jusqu'alors la trouvaient quand même je pense aux électeurs de de droite et peut-être même du RN qui la considérait dans une certaine mesure comme étant une bonne une bonne architecture institutionnelleabilité. Voilà. Euh et je rappelle la phrase d'Emmanuel Macron devant le Conseil constitutionnel, la 5e République cl la quête du bon gouvernement.

Donc il y a il y a évidemment cette ce récit là et mais d'un autre côté la séquence que nous sommes en train de en train de vivre peut aussi décrédibiliser le régime parlementaire qui serait qui est le modèle voulu par ce qui appellent à la 6e République dans leur grande majorité. C'est un régime parlementaire sur le modèle des grands régimes parlementaires européens. Et ce régime parlementaire là, on voit bien que c'est le règne des partis en effet, c'est le règne des trahisons euh des trahisons sans fin.

Euh et je pense qu'on va avoir une séquence absolument phénoménale de trahison qui est à partir de de demain et ça va décrédibiliser le régime parlementaire. Je pense à des à des régimes comme par ailleurs, ça peut ouvrir la voie à l'extrême droite en 2027. Il faut pas que tout le monde enfin que que certains oublient que c'est ça le risque en 2027.

Et et euh je pense à des régimes comme Israël euh par exemple ou euh ou la Belgique. Bon ça ce sont deux régimes euh qui ont euh évidemment des spécificités très propres euh en matière de division de le de leur euh de leur électorat. Mais en tout cas, ce sont des régimes qui parfois n'ont pas de gouvernement pendant des années.

En fait, vous avez une majorité électorale qui n'arrive pas à se transformer en formation de gouvernement et ça peut durer des années. Donc si cela venait à se produire en France, ce serait évidemment une un des points pour la 5e République qui jusqu'à a permis de former des majorités. Mais il y a aussi un autre un autre aspect qui est important, c'est le mode de scrutin parce que le mode de scrutin, il va avec le type de régime.

En général, dans les régimes parlementaires, on a un mode de scrutin proportionnel qui se traduit par des coalitions de parti, c'est-à-dire des grande coalition comme en Allemagne par exempleù, vous avez quasiment tous les partis qui qui se se mettent ensemble et qui se répartissent les portfolios qui à le ministère de la défense monter la FD manifestement l'extrême droite en Allemagne et donc la proportionnelle plus régime parlementaire, ça fait aussi monter les extrêmes. et le régime semi-présidentiel aussi d'ailleurs extrême droite en a profité mais le régime semi-présidentiel avec le scrutin majoritaire à deux tours comme nous avons ici ou comme nous avons eu sous la République de Vaemar a aussi fait monter les extrêmes. En fait la question c'est la question du régime le moins pire et pour l'instant que ce soit le régime parlementaire ou le régime semi-présidentiel majoritaire les extrêmes montent.

Finalement, l'exemple que nous ayons, c'est celui du Royaume-Uni qui est stable. Et là, eux, leur mode, donc c'est un régime parlementaire, mais leur mode de scrutin est un petit peu différent. C'est le scrutin majoritaire comme chez nous, mais à un tour.

Et donc ce selon la loi de Duverger, le grand le grand juriste, euh ce mode de scrutin là se traduit par un régime bipartisan avec deux parties de gouvernement qui sont relativement centristes au bout de plusieurs rondes électorales, un petit peu comme aux États-Unis. Mais dans ce cas, le R serait le RN serait euh au gouvernement à ce à ce jeu-là. Et bien euh en tout cas, ce n'est pas le cas au Royaume-Uni, mais peut-être que on pourrait construire une République où la participation citoyenne viendrait comme débloquer les blocages politiques.

C'est-à-dire quand quand au lieu d'avoir une crise des retraites avec des millions des de personnes dans la rue, on pourrait appeler ces millions de personnes dans les yeux dans une forme de pratique du référendum plus courante. Là, donc on sort de la démocratie représentative en tout cas dans une certaine mesure. qu'on s'éloigne du modèle semi-présidentiel, du modèle parlementaire et du présidentiel que nous n'avons pas évoqué pour aller dans autre chose.

C'est vrai que si le l'enjeu c'est celui de la montée des extrêmes droites en particulier, euh aucun régime pour l'instant ne s'en est n'arrive vraiment à s'en défendre seulement peut-être le Royaume-Uni et là il faut peut-être penser au Brexit et s'interroger sur la question. En fait, si les travaillistes ont gagné, c'est parce que l'Uquipe, c'està-dire l'extrême droite, a mangé dans les réserves de des conservateurs. Alors, on va donner la parole à à Belling, mais avant ça, on retrouve notre collègue Ran qui a des du nouveau pour nous sur le front des résultats.

Salut Ran. Re salut Ran. Re salut Ran.

Re re re salut à toutes et à tous. Re salue Théophile. Alors, j'aimerais cette fois-ci faire un petit point euh sur certaines grosses têtes à gauche.

On a de plus en plus de résultats qui tombent. au fur et à mesure de ce 2e tour des législatives. Euh commençons tout d'abord par une surprise.

Euh Raphaël Arnaud euh a été élu dans la première circonscription du VOUS. Donc le candidat du Nouveau Front populaire a été élu donc député à l'issue du second tour et il a annoncé sa victoire sur les réseaux sociaux face au Rassemblement national. Selon les résultats définitifs communiqués euh par le ministère de l'intérieur, il il a recueilli 54,98 % des suffrages contre 45,02 % pour la députée sortante Catherine Jaouwen.

Euh passons maintenant à la 4e circonscription de scène maritime avec Alma Dufour. La députée LFI sortante dans la 4e circonscription a été réélue. Euh, elle obtient 52,51 % des voix au second tour contre 47,49 % euh face à son adversaire Ren Guillaume Penel.

Au premier tour, Alma Dufour avait obtenu, rappelons-le, 32,65 % des voix et Guillaume Penel, le candidat Eren, du coup, était en tête avec 39,08 % des voix. Euh un autre candidat qui était extrêmement attendu, un autre duel euh dont vous avez un peu parlé tout à l'heure en plateau, euh c'est le cas euh d'Alexis euh Corbière et Sabrina Ali euh Ben Ali. Et donc euh l'élu insoumis euh qui se présentait en dissident dans la 7e circonscription de Saint- Saint-Denis a annoncé sa victoire dans son duel avec la candidate du Nouveau Front populaire officiellement investi, Sabrina Ali Benali.

Et selon les premiers chiffres du ministère de l'intérieur, il conserverait son siège de députés avec 40,19 % des voix. Euh quant à Sabrina Ali Benali, elle aurait obtenu 36,39 % des voix. Euh ce résultat euh n'est pas encore totalement confirmé.

Donc à prendre avec prudence. Euh, faisons maintenant un tour en Meurt et Moselle, plus précisément dans la 6e circonscription, euh celle d'une certaine Caroline Fiat euh avec euh la députée LFI Caroline Fiat. Tout à fait, tout à fait. la députée LFI Caroline Fiat qui a euh battue donc avec 54,64 % des voix pour le candidat d'extrême droite Anthony Boulogne.

C'est lui qui l'a emporté donc ce dimanche lors du second tour. Caroline Fiat, donc comme tu le rappelis, Théophile qui se présentait sous les couleurs du nouveau Front populaire a obtenu 45,36 % des voix dans la 6e circonscription de Meurtrelle et euh montre justement cette évolution électorale en faveur du Rassemblement national. en tout cas euh dans le grand test.

En tout cas, sur cette circonscription, excuse-moi de te coup, il faudra analyser euh euh les effets du désistement républicain et du report des voies effectifs des électeurs euh de de de droite et des électeurs macronistes. Parce qu'on a beaucoup dit que les extrêmes se rejoignaient en France et en fait on voit dans la pratique que ce que ce qui rejoint l'extrême droite, c'est la droite et des fois le centre. et et je pense qu'on aura en tout cas l'occasion d'en reparler et d'en débattre au cours des prochains jours.

Euh pour conclure enfin des nouvelles d'Élise Boucher dans la 4e circonscription de la Sart. Alors pourquoi j'ai décidé de vous parler de cette circonscription ? parce que Bouchet, elle faisait pas face à Marine Le Pen, Marie-Caroline Le Pen d'ailleurs, donc la sœurée de Marine Le Pen.

Et pour la petite anecdote, tout à l'heure donc à la sortie des résultats le duel était extrêmement serré et Marie Caroline Le Pen était annoncé devant avec plus de 5 % des voix, donc à peu près 55 49 % et finalement 55 45 55 45 non mais tout à l'heure tout à l'heure je parlais donc quand quand on a eu les les les tout tout premiers chiffres qui sont sortis en tout cas Marie Caroline Le Pen était donnée devant et finalement la sœur aînée de Marine Le Pen a recueilli 49,77 % des suffrages exprimés au second tour et euh Elise Leboucher finalement donc la candidate du Nouveau Front populaire a obtenu 50,23 % des voix. Ça se joue à ça s'est joué d'ailleurs à absolument rien du parce que selon ce que je vois comme illustration, nous avons une illustration selon laquelle Carol Marie-Caroline Le Pen a gagné mais en fait non. Ah non, c'est bien Élise le boucher qui l'a qui l'a qui l'a en Ça veut dire qu'en fait on n pas eu le temps de mettre de mettre en image cette en tout cas en tout cas voilà ça mon cette circonscription était était serrée jusqu'au bout jusqu'au bout et excusez-nous mais c'est vrai que les chiffres n'ont pas cessé de se mettre à jour en tout cas jusqu'à la dernière minute rien n'était joué on a de bons robots de bons algos mais il y a des élections où bah forcément On est dépassé par bah les remontadas si on peut dire.

On peut dire cela. Oui. En tout cas Marie Caroline Le Pen, voilà, elle ne sera pas députée.

La famille Le Pen aura elle a bel et bien été battue. Un petit une petite tristesse en plus ce soir. On retourne au plateau avec Belir.

On évoquait la question de la 6e République, la possibilité d'une 6e République, en tout cas la possibilité de sortir par le haut. une forme de crise politique et de tripolarisation qui euh bah qui épuise la France. Hm.

Oui, je voudrais réagir sur l'origine du régime que vous avez évoqué et l'évolution du régime qui a été souligné également sur l'origine quand vous dites quand vous rappelez qu'effectivement la 5e République est née dans un contexte très particulier qui est la guerre d'Algérie. En réalité la séquence actuelle, la crise actuelle, quel que soit l'adjectif qu'on qu'on ajoute à cette crise nous renvoie à cette guerre d'Algérie. qu'il s'agisse finalement crise de la crise politique et institutionnelle ou l'on parle finalement du de ce qui a traversé cette campagne à savoir finalement un sentiment raciste qui s'est exprimé un esprit de division mais c'est là vous savez celui qui a parlé de guerre civile ou de risque de guerre civile c'est le président de la République lui-même.

Voilà. Donc la dernière fois qu'on a évoqué ce cette menace de guerre civile, ce fut la guerre d'Algérie, même pendant la mai 68, je pense pas qu'on a évoqué cette référence- làà. Donc au contraire, la Genèse et l'origine même le contexte dans lequel est né ce régime reste extrêmement prignant.

Si aujourd'hui un certain nombre de nos concitoyens ont également découvert ou redécouvert l'article 16, c'est-à-dire la possibilité pour un pour un seul homme, le président de la République, de pouvoir exercer les pleins pouvoirs de manière pratiquement discrétionnaire parce que c'est lui qui interprète infiné les circonstances qui sont invoquées par la Constitution pour pouvoir exercer de tels pleins pouvoirs. Et bien ces pleins pouvoirs ont été imaginés et légitim légitimés dans le contexte de la guerre d'Algérie et égard également à la débacle du 1940. Bref, impossible en réalité.

Enfin, ce qui est remarquable de mon point de vue, c'est que la crise que l'on vit aujourd'hui, qui est moderne au sens où elle est elle traduit parfaitement les clivages de notre société actuelle, renvoie malgré tout à ce à cette indépassable référence historique qui est la guerre d'Algérie. Et vous savez si on le RN dont on parle aujourd'hui est renvoyé de manière lancinante et légitime à son à sa jeunèse à son ADN vichiste. Il y a aussi un ADN Algérie française qui est accollé à ce ce parti làà.

Donc voilà, cette origine reste de du régime reste accollée à ce qu'est le régime fondamentalement, y compris euh par rapport à la représentation de l'homme fort que doit représenter le président de la République. Et ce qui fait la transition avec la deuxième question par rapport à la nature et pourquoi pas l'évolution de ce régime et pourquoi on a du mal à penser à imaginer en vérité son évolution ? Pourquoi en vérité on a du mal à imaginer l'avenir politique du pays ?

Non parce que les institutions sont sont rigides. Au contraire, vous savez, les constitutionnalistes aiment à souligner le fait que la 5e est super souple, qu'elle s'adapte. Mais en réalité, il y a quelque chose qui manque.

Quelque chose qui manque dans ce régime, c'est c'est la culture de de la culture politique qui est celle du compromis. nos acteurs politiques s'inscrivent dans des traditions de la confrontation politique semble un pays révolutionnaire. Bah oui.

Et ça c'est ce qui fait que on n'est pas anglais, qu'on n'est pas allemand et qu'on va pas se mettre d'accord et on va demeurer français. Donc peut-être qu'il faut trouver quelque chose adapté à cette culture politique la conflictualité. Voà.

Oui. Voilà. Et et c'est ça qui explique fondamentalement peut-être le fait que on ait du mal à penser ce qui peut sembler naturel ailleurs, c'est qu'on a une culture politique qui est vraiment particulière en dépit des années qui passent, en dépit d'un d'une révolution qui qui appartient par définition au passé.

Mais en vérité, elle est elle reste aussi une un élément caractéristique de la culture politique qui anime nos élites politiques. Parce que peut-être que si on on posait la question à nos concitoyens, eux seraient un peu plus ouverts sur l'idée de compromis ou d'un grand d'un grand pacte autour de quelques quelques mesures phares importantes essentielles. Je pense que nos concitoyens seraient plus enclins à définir un pacte autour duquel on pourrait constituer un gouvernement de coalition.

Par contre, nos élites politiques restent le produit euh et reste l'incarnation de cette tradition des clivage qui sont nés avec Pens que le peuple français serait réagirait bien à une coalition euh baroque par exemple, on voit que le macronisme qui est lui-même dans sa structuration, une coalition centre gauche, centre droit en fait a fait monter le RN et le macronisme a été un moment de grand divorce entre les élites et le peuple. Donc peut-être que la culture de de des coalitions fait monter euh le rejet populaire en France. Oui, parce que le macronisme a joué d'un flou idéologique qui précisément pour le coup tendait à rompre avec cette tradition, avec une certaine représentation de nos clivages politiques tels qu'ils se sont construits à partir de la révolution macronisme.

C'est un opportunisme idéologique qui va dans le sens finalement d'une forme de oui d'un opportunisme électoral, d'un rapport de force quasi quotidien qui à un moment donné s'est traduit par le un choix assumé par l'exécutif qui tendait à faire monter le RN. pour mieux imposer un face-àface entre le cercle de la raison qu'incarnerait euh le macronisme et l'extrémisme d'extrême droite qui a été rejoint par un extrémisme de gauche. Tout cela relevant d'un discours qui finalement faut faut le souligner a échoué aujourd'hui parce que l'échec du paris du président de la République la dissolution qui aurait dû renforcer la majorité macroniste, c'est aussi l'échec d'un discours, l'échec d'une représentation du paysage politique.

Le fait que le NFP arrive en tête aujourd'hui signifie aussi que d'une certaine manière les Français n'ont pas accepté ça la marginalisation, l'espèce de de volonté de marginaliser la gauche en la qualifiant d'extrême gauche pour mieux ou de fracturer la gauche. Voilà et avec pour pendant une normalisation de la de l'extrême droite pour arrêter de la qualifier d'extrême droite. Donc il y a aussi cette petite victoire culturelle et idéologique aujourd'hui qu'il faut souligner dans un contexte plus large de de de de monté en buissance de cette alors Gabriel Atal va dimensionner mais il a relancé le créneau sur les extrêmes en disant qu'il était pas possible que justement ce soit le pays soit confié aux extrêmes.

C'est-à-dire que manifestement il y a quelque chose qui va se rejouer de de cet ordre de cet ordre là. Est-ce que finalement vous partagez l'analyse de Belir sur la culture politique spécifique française qui nous empêche de bah de construire des coalitions ? Alors oui, je pense qu'il y a deux cultures toujours irréconciliables.

La culture révolutionnaire de la conflictualité, la politique, c'est la conflictualité et puis d'autre part la culture monarchique qui est celle de monsieur Emmanuel Macron. Je le rappelle, il a dit euh la les Français n'ont pas voulu couper la tête de leur roi. Il a déclaré ça quand il était encore candidat à la présidence.

Ensuite, il a dit il y a eu le moment de Napoléon, le moment de de Gaulle et maintenant il y a un vide. Et je prétends incarner ce vide. Et d'ailleurs, c'est très intéressant.

Je sais pas si vous avez remarqué toutes les références qu'il a fait à Deaul récemment, notamment sur la Chianli. Vous avez parlé de mai 68. Donc la dissolution euh de de De Gaul à ce moment-là, c'est c'est la dissolution contre la Chianlie.

Et Emmanuel Macron a dit récemment "Si j'ai dis sous, c'est parce que sinon ça aurait été la Chianlie." Donc je ne pense pas que cette référence soit faite de manière anodine. Donc il y a vraiment il essaie vraiment de s'inscrire dans l'héritage de du général de Gaulle.

Et je pense que là il y a deux deux choses importantes. La première c'est la possibilité de violer la Constitution, ce qu'il a déjà plus ou moins fait. en tout cas euh vraiment il a utilisé tout ce bah au moment de du du passage sur la loi des retraites, le fait de mettre la les retraites dans une dans un loi dans une loi de financement de la sécurité sociale, c'est quand même euh une interprétation de la constitution qui est très très tordue.

Donc ça c'est un exemple. Euh le Conseil constitutionnel a laissé faire Oui. Cette cette dissolution après consultation, normalement c'est après consultation du premier ministre et des présidents des assemblées.

Apparemment, ils l'ont appris après Pascal pro. D'après ce que moi je n'ai pas plus d'information mais d'après ce qu' ce qu'ils ont pu déclarer dans les médias les uns et les autres. Donc c'est une interprétation encore une fois qui est presque contre l'esprit de la Constitution.

Et de Gaul qu'avait-il fait pour l'article 16 ? En effet, il a déclaré l'article 16, il y avait pas de guerre civile en France, il l'a déclaré pendant 6 mois sur le territoire métropolitain après le PCH d'Alger. Donc est-ce qu'il y a est-ce que vraiment pendant 6 mois il y avait une guerre civile ou un risque de guerre civile en France ?

Non. Il a tordu l'article 16 pour à l'époque en plus il y avait l'état d'urgence qui était déclaré sur le territoire métropolitain et il ne voulait pas passer par le Parlement pour proroger l'état d'urgence parce qu'il savait que ce ça ne le lui serait pas attribué. Donc il a utilisé cet article 16 encore une fois euh de manière euh en tordant l'esprit des institutions.

Ensuite l'article 11 donc il a réformé et révisé la Constitution par référendum en changeant complètement la nature de la Constitution en 1962 lorsqu'il a instauré l'élection directe du président au suffrage universel direct en violation du texte de la Constitution. Le Conseil constitutionnel n'a rien dit et euh et donc est-ce que monsieur Emmanuel Macron, s'il s'inscrit véritablement dans l'héritage de monsieur euh du général de Gaulle, va aussi prendre des libertés avec la Constitution ? Premier point.

Deuxème point, est-ce qu'il va accepter de démissionner lorsqu'il est remis en cause par les urnes ? Parce que c'était justement le grand geste de De Gaulle lorsqu'il a perdu son référendum sur le Sénat, il a démissionné. Voilà, il Emmanuel Macron ne cesse de recevoir des coups sur la tête d'un point de vue électoral.

On on est avec Alessio Mota, Alessio Mota, data analyste et chercheur en sciences sociales qui nous qui nous revient. Alessio que disent tes tablettes au sujet bah de bah de de cette de cette soirée électorale avec toutes ces choses qui s'affinent. Euh étant donné que tu es à l'intersection des chiffres et des réalités sociologiques, j'aimerais avoir ton avis sur euh l'injonction de Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron qui lui explique que s'il ne euh ne nomme pas un premier ministre issu du Nouveau Front populaire et ben il sera contraint de démissionner.

Est-ce que la rue peut répondre à une sorte de d'appel au bras de fer avec Emmanuel Macron aujourd'hui ? Le peuple de gauche peut-il répondre et descendre dans la rue ? Allô Alessio, est-ce que vous m'entendez ?

Oui, on on t'entend avec un peu de retard. Est-ce que donc je demandais si le peuple de gauche est susceptible de réagir à à un appel à au bras de fer dans la rue au cas où Emmanuel Macron décidait d'être plus créatif dans sa recherche d'un premier ministre ? Euh ça c'est difficile à dire bien entendu et ça dépendra de la forme que prennent les discussions.

Ça dépendra de on va dire de l'union qui se maintient ou non au sein du nouveau Front populaire. C'est pas trop des choses euh sur lesquelles on peut anticiper et surtout le cadre actuel et le moment auquel se ça se passe n'est pas favorable parce que on est au début des vacances. euh des vacances qui pour beaucoup de gens euh il y a un truc psychologique ou elles ont été retardées parce que on s'attendait pas à cette dissolution.

Euh je vois mal un grand mouvement social se construire euh en plein mois du mois de juillet, même si euh il y avait eu beaucoup de choses qui disaient euh pas de retrait à l'époque de la réforme des retraites, beaucoup de gens disaient pas de retrait de la réforme, pas de Jo. Euh on part pas du tout dans cette direction et c'est compliqué de construire un gros mouvement en juillet. Cela dit, on sait pas même un petit mouvement au moment des Joo fragiliserait le pouvoir, donnerait l'image à l'international d'une France cachque, c'est possible mais c'est extrêmement difficile à construire pour les organisations un mouvement sur cette période là, c'est pas totalement exclu, mais c'est pas du tout le plus probable.

Et puis il se pose la question de la durée pendant laquelle vont avoir lieu les négociations parce que on a un peu ce réflexe habituel de penser que euh on a des élections législatives, quelques jours après, on doit avoir un premier ministre, un gouvernement et cetera. C'est pas du tout évident. Gabriel Atal dans son intervention a dit quelque chose euh qui est assez juste dans le fond.

Il dit "Voilà, je remets ma démission mais je reste là tant qu'il faut." et notamment il y a les JO qui se présentent et cetera. Euh dans la mesure où on est dans une situation politique complexe, il est tout à fait envisageable queil y ait pas de nouveaux premier ministre nommés dans les jours qui viennent immédiatement et que les choses se discutent pendant l'été et euh se décident à la rentrée.

C'est pas exclu. C'est pas exclu. Euh et et et quelque part, il y aurait une logique institutionnelle à ça qui veut d'une que on prenne en compte la complexité de la situation avant de nommer définitivement quelqu'un et de deux qu'on maintienne une espèce de stabilité institutionnelle justement pour les Jo.

Et ce genre de raisonnement, on va dire, pourrait sauvegarder le calme, la tranquillité de l'été pour l'actuel gouvernement. Euh mais ça différerait la la question à septembre. Et là, il y a beaucoup d'inconnus.

Il y a beaucoup d'inconnus, mais qu'est-ce qui ressort de plus des des résultats qu'on vient euh enfin qui sont en train de tomber sur les équilibres politiques, les équilibres politiques notamment au sein de la gauche qui a gagné et qui a perdu, qui s'est renforcé, qui s'est affaibli dans le nouveau Front populaire. Ce sera important pour les négociations en vue de de choisir un premier ministre. On rappelle qu'au départ, il était question euh euh de de que le la force politique qui aurait été majoritaire à la suite du des législatifs désigne le premier ministre et aujourd'hui les choses sont un peu moins claires.

Il est question de choisir notamment dans le cadre d'un vote et et ce vote pourrait marginaliser notamment la France insoumise en tout cas selon les vœux de celles et ceux qui préfèrent cette formule là. Où en est-on à gauche ? Ce que j'ai pu voir sur l'état des informations jusqu'ici des circonscriptions des données que j'ai pu étudier, c'est euh que le on va dire la le le handicap de LFI sur la question des reports de voie n'a pas été aussi important que ce qu'on pouvait l'imaginer, hein.

C'est-à-dire dans beaucoup d'endroits, on se disait le fait que ce soit un candidat à la fille qui sera maintenu fait qu'il y aura beaucoup moins de report des autres électeurs. Ça n'a pas été si vrai. Il y a un peu de vrai mais ça a été moins vrai que ce qu'on pouvait attendre.

Après, il faut pas perdre de vue que la question du rapport de force au sein de la gauche du coup elle est pas tellement conditionné au résultat de ce soir. Elle est conditionnée à ce qu'aution des circonscriptions il y a quelques semaines entre les différents partis de gauche. C'est-à-dire que c'est les négociations qui se sont jouées à ce moment-là qui ont fait que les rapports de force sont tels qu'ils sont.

Alors, les résultats concrètement qu'on a en circonscription aujourd'hui d'abord c'est que il y a un grand nombre de circonscriptions gagnées vraiment inextrémis avec des scores en dessous des 51 49 notamment par la gauche dans des circonscriptions qu'on avait pu définir comme un incertaine mais qui étaient a priori plutôt favorable au RN. Autrement dit, il y a eu le le le le le jeu du barrage républicain ou de la remobilisation des gauche au ce contour a plutôt fonctionné. Il a encore mieux fonctionné dans les circonscriptions macronis puisque euh je le disais tout à l'heure sur votre plateau aussi, le report des candidats des électeurs de gauche vers les les les candidats macronistes pour faire face à extrême droite a été très très élevé et bien plus élevé que c'est ça qui fait la différence.

On se dit pourquoi les projections euh de ce soir donnent plus de points au Macronis que prévu et moins au RN au niveau des des sièges ? C'est ça qui s'est passé, c'est que le barrage fait par les écteurs de gauche a été très très au-dessus de ce qu'on imaginait ce qui était anticipé. On a des taux de report absolument hallucinants de la gauche vers les candidats macronistes.

Alors, il y a quelques circonscriptions, c'est moins vrai, notamment à des endroits où il y a des personnalités euh ensemble qui sont assez repoussoires. Je pense là, il y a quelques minutes, j'avais sous les yeux celle de Guillaume Casbarian où c'est un peu plus limité, mais j'ai un certain nombre de circonscriptions où on voit des taux de report de la gauche vers les Macronistes qui sont de l'ordre de 80 à 100 %, donc beaucoup plus élevé que ce qu'on pouvait imaginer. le le jeu du barrage a été joué.

Après, la question du rapport de force entre les différentes forces de la gauche au sein de ce nouveau Front populaire, elle dépend pas de ça. Elle dépend de l'attribution des circonscriptions qui a été faite il y a 3 semaines entre les différents partis lors des négociations. L'intuition qu'on avait au départ, au fil des semaines qui se sont écoulées, c'est que LFI allait perdre du terrain parce que globalement l'attribution des circonscriptions faites, le fait qu'on craine que les reports leur fassent perdre quelques sièges amené à évaluer environ 60 à 75 sièges du côté des LFI.

Finalement, on est vraisemblablement au-dessus des 80, peut-être même plus, j'attends d'en savoir plus. Euh mais effectivement, on reste sur un front populaire où LFI est la première force. Ça veut pas dire qu'il représente plus de la moitié, il représenteront simple certainement moins de la moitié, mais c'est de loin la première force.

Et ben justement, est-ce que le sursaut électoral euh la la nouvelle génération électorale qui est née durant cette période des législatives 2024, est-ce que c'est elle est annonciatrice d'un plus fort taux de participation dans certains secteurs qui se caractérisaient par une très faible participation donc euh sur le vue national d'un renforcement de la gauche. C'est-à-dire que euh là où le RN avait un électorat discipliné qui votait à toutes les occasions, on avait un électorat de gauche qui ne votait que pour les présidentiels. Cette fois-ci, face à l'urgence, bah il y a une surmobilisation.

Est-ce que cette surmobilisation peut continuer ? Et si cette surmobilisation continue, est-ce qu'elle n'a pas plutôt elle n'aura pas plutôt tendance à renforcer dans l'attelage de gauche LFI qui a joué la carte du parti des minorités aussi entre autres ? On n pas encore les données sur qui a voté davantage, mais vu l'élévation du niveau de participation, il est évident que il y a eu un gros mouvement de la part de la jeunesse parce que parmi les personnes plus âgées et notamment les catégories les plus âgées, les retraités et cetera, on a toujours eu des taux de participation très élevés.

Pour arriver au taux de participation qu'on retrouve actuellement, ça veut dire queil y a eu un gros mouvement au sein de la jeunesse euh de participation supplémentaire. Est-ce que ça va tenir dans la durée ? C'est impossible de le dire comme ça.

En fait, ça va dépendre très concrètement de ce qui se passe dans les mois et les années à venir. C'est-à-dire que si on se retrouve dans une situation où il y a quelque chose qui tient pas, où il y a un blocage institutionnel, où il y a du conflit interne permanent et surtout où le Front populaire ne parvient pas à appliquer des mesures qui changent effectivement la vie des Français, ça va convaincre très certainement une bonne partie de la jeunesse qui même si elle est majoritairement à gauche n'est pas hermétique au rassemblement national de baser de l'autre côté en disant voilà ils ont sachant que oui effectivement la guerre pas la confrontation dans les secteurs de la jeunesse entre deux partis forts LI et le RN les autres étant quasiment absent notamment des 18 24 ans. Tout à fait et c'est pour ça que il on risque ce raisonnement si si des choses ne sont pas appliquées qui qui font évoluer un peu radicalement la vie des Français et des françaises.

C'est-à-dire que même si le Front populaire n'a pas aujourd'hui toutes les cartes en main, le raisonnement c'est ils ont eu des cartes pour avancer, les choses n'ont pas tellement changé, ils ont profité d'une espèce d'alliance électorale de second tour avec ensemble et ben ça ça va faire basculer plusieurs points euh de la jeunesse vers le RN parce qu'effectivement les catégories les plus jeunes ne votent pas pour ensemble, ne votent pas pour LR. Elles sont très partagées entre majoritairement la gauche et dans un second temps euh le RN. Donc ça c'est un risque important.

C'est pas les chiffres actuels qui peuvent répondre à cette question, c'est vraiment ce que vont faire nos élus. Et il faut pour le coup, moi j'essaie d'apporter beaucoup de données dans ces plateaux mais sur ces questions là, il faut sortir de l'idée que les MADS vont répondre à la question. Ce qui va répondre à la question, c'est l'histoire des deux années à venir.

Ben justement euh ça nous ramène à la question de la possibilité d'une euh du la possibilité euh du RN en 2027 qui n'est pas tout à fait écarté. On va en parler de avec nos invités dans le plateau qui vient mais on regarde d'abord Magneto et avant ce Magneto on annonce la victoire de Daniel Simonet dans le 20e arrondissement dans sa circonscription. Daniel Simonet qui est une dydente de la France insoumise Magneto.

Voilà, il y a trois blocs, une France ingouvernable et une gauche qui a pris les gens pour des imbéciles parce que tout le monde va croire que à gauche on va pouvoir appliquer leur programme mais déjà Mélenchon a mis la barre tellement haut que personne l'appliquera. Donc on va voir c'est pour le coup Mélenchon n'est pas dans l'équation. Ah si si il a parlé, il a pris la parole en premier.

Non non non. Oui mais c'est lui qui donne le là. D'ailleurs, ils étaient tous autour de lui et il a fixé les quatre ou cinq points prioritaires que ne veulent pas les socialistes, que ne veulent pas les macronistes.

Donc il va falloir qu'on explique comment on va on va faire avancer ces textes là dans une assemblée où il y a pas de majorité. Leou qu'on a vu juste avant vous nous dit que non la gauche ne va pas pouvoir faire un groupe commun, ne va pas pouvoir s'entendre sur appeler quel programme qu'elle défendait pendant les élections, pendant la campagne. Vous lui répondez quoi ?

Je réponds qu'on a un programme qui s'appelle celui du Nouveau Front populaire qu'ils ont tablé sur ça, ils ont misé sur ça, ils ont tapé sur ça pendant les 3 semaines de campagne. Ça n'a pas fonctionné. Donc maintenant, j'ai même pas envie de répondre.

Nous avons un programme et nous aurons un premier ministre et un gouvernement de combat que vous n'êtes même pas prêt. Voilà, on a écouté lui à Lio du Rassembl national et euh Sandrine Rousseau du Nouveau Front populaire euh les écologistes. On parlait euh du de du risque RN, le RN qui est tapis un peu dans dans l'ombre.

En attendant 2027, Alessio euh indiquait que la jeunesse n'appartient pas à la gauche et que cette jeunesse qui s'est mobilisé pour la gauche pourrait se détourner de la gauche. Est-ce que c'est un risque que vous présentez ? Oui, ça renvoie un peu à ce que je disais sur la responsabilité des acteurs de du NFP.

C'estàd que ils ne doivent ils doivent absolument éviter le piège du spectacle de la division et une forme d'égotisme. Euh c'est la parce que c'est l'impression que ça peut donner en écoutant certains discours au moment même où tout le monde s'accorde à dire qu'on vit un moment d'histoire. Donc si on vit un moment d'histoire, faut être à la hauteur de cette histoire.

Et si euh alors ce n'est pas qu'une question de posture parce que si on n'est pas à la hauteur, c'est qu'on est en déconnexion aussi avec les attentes de ses propres électeurs euh de ces gens qui se sont mobilisés. On a parlé des jeunes des jeunes qui se sont mobilisés en faveur du NFP. Il faut effectivement qu'il soit à la hauteur à travers un gouvernement qui soit finalement également la traduction et l'expression d'un programme qui a été acté.

Donc il s'agit pas seulement de renégocier un accord de gouvernement parce qu'il a quand même une base qui a été actée cignée par les différents partenaires. Donc voilà, essayez d'échapper à une forme de facilité qu' certains acteurs cèdent un peu facilement parce qu'il voi peut-être à moy à moyen terme et qu'ils ont à l'esprit des rapports de force interne qu'on peut qu'on peut comprendre d'un point de vue partisan, d'un point de vue des forces politiques. Et encore une fois, vu de de de moment de l'histoire qu'on vit, il faut une un moment donné montrer qu'on a saisi l'importance de de de l'unité qui doit être incarnée aujourd'hui.

Sinon, c'est une fracture définitive qui risque de s'exprimer effectivement en 2027 avec cette impression qu'on vit des élections en deux temps. Aujourd'hui, puis un rendez-vous au plus tard. au plus tard parce que ça pourrait intervenir en 2025, en 2026.

Exactement. Donc donc voilà, on a'ura même pas de lapse de temps pour essayer de trouver euh euh une stratégie intermédiaire. Non, il faut s'appuyer d'abord et avant tout sur ce sur quoi ils se sont mis d'accord et pour lequel un programme pour lequel des gens ont voté et ont placé le NFP en première position.

Donc il faut assumer en fait cet acquis parce qu'il s'agit d'un acquis politique. Maintenant, il va falloir le transformer le plus efficacement possible en acte politique. Mais sinon, on va faire un peu de de divination. créer la la formule pour laquelle vous euh que vous trouvez la plus probable, un gouvernement NFP ou un gouvernement euh euh macroniste élargi à de nouveaux secteurs de la gauche et de la droite euh et porté par une une personnalité non macroniste puisque on a on a souvent souligné la personnalité bien marquée du président de la République.

Moi, je pense qu'il va tenter un coup, il va tenter de contourner le NFP en trouvant une équation peut-être a priori improbable mais qui peut-être aussi envisageable. S'étend de la main une éème fois vers les LR parce que les macronismes plus LR, ça donne si j'ai bien compté toujours pas de majorité absolue. Toujours pas.

Non mais c'est un cauchemar pour le président de Macron. Non, alors je je jette l'éponge. Je pense pas pour le président de la République du NFP dans la coalition ou du RN.

Mais bon. Ouais. le RN.

Bon, ce serait pas possible dans la mesure où justement après avoir utilisé l'arme du barrage, on ne peut pas gouverner avec le RN. Ce serait une situation prérévolutionnaire. Vous vous souvenez que monsieur Emmanuel Macron a toujours utilisé l'arme du barrage, mais par exemple, monsieur Sébastien Chenu a été élu vice-président de l'Assemblée nationale à 290 voix, c'est-à-dire plus de la majorité absolue de l'Assemblée nationale.

Donc si on peut voter avec le RN, pour le RN et ça a été fait. Je peux juste ajouter monsieur le gard saut monsieur Dupont Maoritier a dit a déclaré officiellement qu'on que les macronistes pouvaient travailler avec euh avec les élus, les députés RN. Il l'a dit aussi.

La digue, elle a sauté chez les LR. Il peut y avoir une une contagion. C'était complètement inimaginable.

Il y a il y a très peu de temps que LR s'allie avec le RN et pourtant ça y est, c'est acté. Mais moi, je voulais juste dire quelque chose qui Mais en fait divination, c'est quoi le format ? format que vous imaginez le plus probable.

Je pense aussi qu'il va tenter un coup, qu'il y aura des motions de censure et que et je pense que moi je ce que je pense le plus probable, c'est qu'il va tenter un coup mais avec quelqu'un du NFP. Voilà donc scinder le NFP avec avec ensemble et essayer de faire une majorité de ce type là. Je pense que grosse po à l'allemande.

Est-ce que c'est pas Édouard Philippe qui est entré de ça plutôt derrière ? Alors les LR je il y a eu une rencontre entre Gérard Larchet et Emmanuel Macron c'était mercredi dernier. Je pense que c'était pour parler de de cette possibilité là mais les chiffres sont pas suffisants.

Donc je il faut de toute façon plus on aura les chiffres. Il faut soit du LR des Macronistes et du RN soit du LR des Macronistes et du NFP. Absolument.

En tout la force du NFP faisant que de toute façon la tête de prou d'une telle coalition ne pourrait être que NFP sinon ce serait une isolation de l'esprit des résultats des élections dans la mesure où bah c'est le NFP qui arrive en tête non ? Euh oui, je suis tout à fait d'accord avec vous. Donc après c'est une comment contraindre le président de la République en effet à adopter une lecture parlementaire des institutions et à nommer quelqu'un du NFP sans fracturer le NFP en essayant de d'en allier une partie avec ensemble.

Donc ça ce serait donc c'est c'est la question. Je pense qu'en effet la pression de la rue peut être suffisante, mais il l'avait il avait anticipé justement en dissolvant à ce moment-là que au mois de juillet, c'est pas le moment le plus favorable aux grandes manifestations. Mais moi, je voudrais dire deux choses.

La première chose, c'est que euh finalement dans la campagne, on a peu parlé de des revendications qui concernent le rapport à l'Union européenne qui je pense c'est un angle mort vraiment de la de la campagne, le rapport à l'Union européenne et le rapport à l'OTAN. Vous avez la gauche qui essaie de faire apparaître un un clivage raciste antiraciste et vous avez et vous avez la une partie de la droite qui essaie de de faire apparaître ce le le clivage souverainisme euh atlantisme ou souverainisme mondialisme. Et je pense que ces différents clivages qui sont un petit peu à la périphérie comme ça mais qui sont les éléphants dans la pièce en fait de de cette campagne, il faut les aborder.

Et la colère des gilets jaunes, elle vient en partie et on sait qu'une partie des gilets jaunes a voté pour le RN, même si bon les il y a aussi une partie qui a qui a voté plutôt à gauche. Mais en tout cas la colère, elle vient aussi du vote du de 2005, du référendum sur lequel on s'est assis et du fait que finalement les politiques économiques, elles sont encadrées par l'Union européenne et que c'est pour ça que le RN dit UMPS, enfin disait UMPS parce que finalement les politiques économiques sont exactement les mêmes. Donc si la gauche veut vraiment être une gauche de rupture, il va falloir à un moment vraiment prendre ces questions de front, la question de l'OTAN qui en fait dérive de la question de l'Union européenne.

Et quand on lit en fait ce qu'il y a dans le programme, il y a un effet des renégociations de traités, mais bon déjà ça c'est le pouvoir du président de la République et ensuite on imagine bien que c'est plus rétorique que une véritable politique qui va être menée. Donc je pense qu'il faut aussi remettre au cœur de des discussions à gauche en tout cas cette question là. Justement ça c'est la question qui fracture à gauche, c'est la question de l'international.

Il y a une gauche atlantiste, il y a même une gauche néocconservatrice, il y a une gauche euh quasiment tier mondiste, une sorte de de gauche alter mondialiste. C'est c'est un des sujets qui fâchent, notamment l'Ukraine, la Palestine. Ce sont des sujets qui autant l'antiracisme peut unir à gauche euh 60 % 70 % peut-être au moins.

Mais les questions internationales, les questions sociales peuvent aussi unir, mais les questions internationales n'unissent pas. Oui, mais justement là, on parle une on parle de cette question du rapport à l'OTAN, mais moi je parle d'une autre question qui est du rapport à l'Union européenne aussi et finalement c'est par le truchement de l'Union européenne aussi que l'atlantisme se diffuse. Donc prendre le question la la question de la fracture sur l'atlantisme par le biais de l'Union européenne, c'est peut-être quelque chose qu'il faut il faut réfléchir.

On va on va donner la parole à Bell mais on retrouve le nos journalistes sur le terrain avec Chanel qui était à aller à la rencontre de Marine Tondelier de des écologistes et de Clémence Getté de la France insoumise en toute sorité. très satisfait d'être en tête évidemment parce qu'on a déjoué les prononagne qui était franchement hostile quoi dans les médias de manière générale. On nous a présenté le RN comme une évidence, quelque chose que les Français allaient avaler comme ça et le résultat est que non.

Et moi je suis très rassurée parce que pendant la campagne à Tiè juste à côté il y a quelqu'un qui s'est fait traiter de salle Bunou à côté de ma circonscription. Euh il y a des gens qui ont subi des insultes racistes, y compris dans mes équipes militantes. Et on a vu en fait la parole raciste qui s'est libérée en 3 semaines de façon assez folle.

Et ce qu'on a évité là, c'est une accélération vers le pire. Donc ça, moi je suis soulagé euh pour les gens qui en premier lieu et je pense aux personnes racisées, aux personnes LGBT, au aux plus vulnérables qui voilà qui ne pouvaient pas subir le Rassemblement national en tête. Donc ça c'est le motif de satisfaction numéro 1.

Le 2 c'est que nous on est en tête avec le nouveau Front populaire et que là on a les possibilités pour appliquer notre programme et pour changer la vie des gens. Et en même temps, le comacroniste n'est est est loin d'avoir eu la débat qu'on pourrait euh Ouais, ils sont quand même pas bien en forme, hein, pour un camp présidentiel qui jamais en fait n'a fait amende honorable auprès des Français. Enfin, je rappelle que là Atal va présenter sa démission mais qu'il avait jamais demandé la la confiance des parlementaires.

Donc en fait, ils sont quand même passés comme un buldoire sur le l'Assemblée nationale pendant les de années de mandature qu'on vient de vivre, le court mandat qu'on vient de vivre. Ils sont passés en force sur les Français parce que 90 % des Français voulaient pas de la réforme des retraites. Ils l'ont fait quand même.

Les gilets jaunes, enfin toutes les mobilisations populaires extrêmement nombreuses, massives, il ils ont roulé dessus de manière très violente. Et donc là, les Français leur ont dit ça n'est plus vous. Voilà, vous devez partir désormais et donc nous on est satisfait d'être en tête, de pouvoir proposer une alternative et puis de pouvoir faire des choses très vite.

Enfin, moi je me dis demain peut-être on peut gouverner les premiers décrets, ils peuvent sortir le SMIC à 1600 € l'abrogation de la réforme des retraites blocs vous passez premier ministre de de vos rangs Macron n'a aucune obligation finalement de de choisir. Il a aucune obligation parce que la 5e République est perverse en un sens dans son rapport démocratique. Je pense qu'il a un devoir démocratique qui est d'écouter ce que les électeurs ont placé en tête.

Et ce qu'ils ont placé en tête, c'est un projet progressiste. Et le nôtre, c'est celui du Nouveau Front populaire. Et je vais dire bonjour à Marine.

C'est ça. Je voulais pas t'interrompre et puis je me disais, j'ai pas passé à côté. Vous aussi vous êtes confiante ce soir ?

Moi je n'ai rien compris à cette soirée entre les premiers sondages et les derniers. Mais c'est quand même beau. Les sondages disaient tout et son contraire.

C'est quand même très pendant une demi-heure, on a eu des sondages très contrastés. On a fait les montagnes russes émotionnelles et je ne sais pas comment on l'a fait mais on l'a fait. On est tout du coup dans l'émotion là.

Ah bah là je commence à comprendre qu'on a quand même gagné. Pas la majorité absolue mais on devait le faire. On l'a fait, on a fait campagne.

Chaque jour les gens disaient mais ça ne marchera jamais. Chaque jour on leur démontré que oui. Et en fait on peut quand même être hyper fier.

Et j'ai rencontré des super personnes dans cette affaire tout parce que moi je suis pas à l'assemblée donc il y en a que je connaissais moins. Mais j'ai pas envie de gâcher la fête. Il y a quand même 150 députés d'extrême droite.

Mais c'est bien pour ça qu'on le prend avec gravité. Exactement. Et puis surtout quand on additionne nos électeurs mais aussi beaucoup d'autres qui n'ont pas voté pour nous et d'autres qui n'ont pas voté du tout.

La demande de justice sociale, elle est tellement forte que rien ne va pouvoir l'arrêter. C'est ça. Enfin, réforme des retraites 92 question de avec qui dans quel sens machin truc.

La question c'est surtout pourquoi faire et le pourquoi faire il a été tranché clairement au premier tour et accentué au deuxième tour. Maintenant on arrive. Donc retour sur le plateau avec Bellir Nabli, professeur des universités et cfondateur du du collectif chronique chronique qui un collectif d'analystes politique qui a une page médiia part très intéressante et qui a également une activité importante sur Twitter X ex x Twitter c'est ça ?

Oui, c'est vrai. Chronique avec un cas à la fin effectivement et euh aussi avec Eugénie Mot, politologue et constitutionnaliste, on parlait justement euh de de bah de la situation institutionnelle et des possibilités qui s'offrent avant d'évoquer la dernière de ces possibilités la plus explosive, je voudrais qu'on regarde Magnetto avec Gabriel Atal à l'hôtel Matignon. Mesdames et messieurs, cette dissolution, je ne l'ai pas choisie, mais j'ai refusé de la subir et avec nos candidats ensemble pour la République, nous avons décidé de nous battre.

Mon engagement dans cette campagne était pour moi un devoir. Dès le début de cette campagne, j'ai alerté sur trois risques. Le risque d'une majorité absolue dominée par la France insoumise, le risque d'une majorité absolue dominée par le Rassemblement national. et le risque d'une disparition du mouvement qui incarne nos idées et nos valeurs.

Ces trois risques aujourd'hui ont été écartés par les Français. Ce soir, la formation politique que j'ai représenté dans cette campagne, quand bien même elle a réalisé un score trois fois supérieur à ce qui était prédit ces dernières semaines, ne dispose pas d'une majorité. Ainsi, fidèle à la tradition républicaine et conformément à mes principes, je remettrai demain matin ma démission au président de la République.

Je sais qu'à la lumière des résultats de ce soir, bon nombre de Français ressentent une forme d'incertitude sur l'avenir puisque majorité absolue ne se dégage. Notre pays connaît une situation politique sans précédent et se prépare à accueillir le monde dans quelques semaines. Aussi, j'assumerais bien évidemment mes fonctions aussi longtemps que le devoir l'exigera, il ne peut en être autrement à la veille d'échéance si importante pour notre pays.

Sens du devoir et respect de la souveraineté du peuple, voilà l'image que je me fais des fonctions de premier ministre. Mesdames et messieurs, ce soir, une nouvelle ère commence. Une nouvelle ère pour notre nation.

À compté de demain, le centre de gravité du pouvoir sera par la volonté des Français désormais plus que jamais entre les mains du Parlement, entre les mains des représentants de la nation et donc entre les mains de nos concitoyens. Notre responsabilité est immense. Je ne me résous pas et ne me résoudrai jamais à ce que l'offre politique soit scindé en trois blocs dont chacun cherche la disparition des deux autres parce que ce n'est pas la France et parce que ce n'est pas le peuple français.

Je ne me résoudrai jamais et plus particulièrement ce soir où l'extrême droite réalise un score historique à ce que des millions de nos concitoyens fassent le choix de voter pour les extrêmes. Voilà. retour sur le plateau et on va évoquer avec mes invités les possibilités qui s'offrent à Emmanuel Macron et et au député dans une sorte de probable face-àface.

Emmanuel Macron, nous disiez-vous pendant la période de pause, il a la possibilité de faire traîner les choses. Bellire ? Oui, effectivement c'est ça a été rappelé par monsieur Atal l'ancien premier ministre.

Je ne sais pas si cette démission est acté parce que sous la 5è le premier ministre peut proposer sa démission. Finalement politiquement elle peut être rejetée par président de la République. Un flou autour de cette question parce qu'il y a toujours un décalage entre la lettre de la Constitution et l'esprit et la pratique de la constitution.

Par contre, il y a un élément qui est assez clair, c'est que l'article 8 de la Constitution reconnaît effectivement un pouvoir discrétionnaire, c'est-à-dire libre, du président de la République en matière de choix du Premier ministre. Ça donc ça c'est un élément important et qui n'est pas discutable. En revanche, il n'a rien n'est précisé quant au délis pour qu'il procède à cette nomination.

Et lorsqu'on connaît la personnalité et la manière dont notre président aime à maîtriser ce qu'il aime, enfin il y a cette formule de maître des horloges qui va revenir à l'esprit euh dans le contexte actuel, on pourrait très bien imaginer une hypothèse he qui ne s'imposera pas d'elle-même mais qui qui mérite d'être évoqué ici, c'est qu'il prennent son temps précisément pour nommer ce premier ministre et d'une certaine manière de tenter de gouverner, de l'Élysée à travers les pouvoirs ou les prérogatives personnelles, les prérogatives constitutionnelles euh dont il peut dont il jouissent selon la Constitution précéd que la France peut ne pas avoir de premier ministre il peut il peut euh maintenir Gabriel Atal pendant une période de données ? Franchement non. Je veux dire concrètement, vous savez, il y a le cette apparence d'un régime de la 5e République qui repose ou qui est incarné par un président de la République.

Mais concrètement notre État fonctionne grâce ou à travers Matignon et donc à travers un premier ministre qui gère les affaires de l'État. Et imaginez un un une France sans premier ministre, c'est difficile parce que c'est par Matignon que concrètement l'État vit. Donc c'est difficile mais on pourrait imaginer une une tentationenne du président de la République qui va essayer d'essayer d'incarner finalement le pouvoir.

Point le pouvoir finalement vu le espèce d'indécision côté parlementaire en tout cas la division côté parlementaire la démission côté Matignon. Il reste qui finalement pendant un lapse de temps à déterminer ? qui reste un président élu, qui reste malgré cette défaite politique un président légitime légal, on va dire en tous les cas et qui va exercer pleinement les prérogatives que lui reconnaît la Constitution.

Et à mon avis, il tentera également de d'exploiter ce lapse de temps, cette confusion, ce flou, ce vide relatif pour euh euh tenter d'incarner le pouvoir et faire la démonstration qu'il existe encore. Donc possibilité euh malgré les tentative de destitution à venir. Oui.

Non, je je partage cette analyse bien que donc il peut demander à à Gabriel Atal de continuer à expédier les affaires courantes. la formule consacrée. Mais on vient d'entendre un Gabriel Atal qui marque quand même c'est une rupture très très forte avec le président de la République en disant que il a subi la dissolution et que il ne l'a pas choisi.

Donc ça ça risque d'être assez tendu entre les deux hommes. De toute façon, l'Élysée Matignon, c'est toujours tendu. Mais alors là ça risque d'être compliqué.

Non, je voulais je voulais évoquer donc au-delà de la possibilité de la démission qui serait le geste golien par excellence, la possibilité de la destitution. Nous avons une constitution dont quasiment tous les articles ont été utilisés, sauf celui-ci qui est l'article 68 qui permet aux parlementaires de destituer le président de la République pour des actes manifestement incompatibles avec sa fonction et il faut pour cela la majorité de 2/ tiers dans les assemblées. Donc si on si on fait un petit peu de mathématiques à nouveau pour l'Assemblée nationale qui va sortir des urnes, c'est tout à fait possible.

Si les députés ensemble n'ont que 150 députés, alors on pourra avoir une majorité des 2/33 qui s'établit à 385 députés contre le contre le président. Et on peut on peut s'attendre à ce que l'ensemble des forces politiques hors ensemble vote cette destitution. Ce sera un acte fort, même si peut-être au Sénat ça échouera.

En tout cas, il y aura un signal qui qui sera envoyé. Et euh on a vu comment la motion de censure a été euh complètement neutralisée sous la 5e République et comment alors qu'on était en majorité relative dans la mandature précédente, les députés n'ont pas pris leur responsabilité parce qu'ils ne voulaient pas perdre leur siège qu'ils ont quand même perdu. Je pense que là, la destitution qui en plus ne s'accompagne pas d'une perte de siège pourrait être un moyen fort d'envoyer un signal au président de la République qu'il a dépassé les bornes.

Alors, on retourne sur le terrain avec notre journaliste Jimmy Chanley qui est allé à la rencontre de Daniel Simonet. Daniel Simonet figure du Front de gauche puis de la France insoumise dissidente qui n'a pas été investi par le le la LFI dans le cadre du nouveau Front populaire mais qui a été réélu à 75 % d'elle on regarde à Magnet. La tentative de de de purge de la direction de la France insoumise et de Jean-Luc Millenchon a fait un flop total puisque les trois députés Alexis Corbière, Hendric Davi et moi-même dans le 20e et bien on a tous les trois été réellus.

Tout le monde gagne pas mais vous mais nous on a été réélu et très bien réélu. Donc vraiment quelle fierté. Et ça prouve que par ailleurs le Nouveau Front Populaire c'est pas un dirigeant d'appareil qui peut décréter ce que c'est.

C'est d'abord un mouvement citoyen à la base entre des militants politiques des différentes formations de gauche, mais aussi des syndicalistes, des associatifs, euh des citoyens, des citoyennes. Et que l'ancrage local, le soutien au luttes et ben ça paye, ça crée de la confiance collective et ça crée de la détermination à gagner. Faire vous, c'est purger pour vivre dans ce groupe demain.

Et ben écoutez, il faut un nouveau groupe, nouveau Front populaire je pense large. Il faut d'ailleurs que bien sûr que totalement. Nous, on défend le programme du nouveau Front populaire.

Vous êtes pas investi par donc mais nous avons été de fait investis. Il y a pas forcément de démocratie et de votes dans la France insommise, mais il y a un vote euh dans la France. D'accord.

Et dans ma sa contrption, les citoyens, ils ont tranché. Là maintenant, il faut une assemblée du Front populaire avec l'ensemble des députés pour discuter justement de cette question du gouvernement pour pouvoir appliquer ce programme de rupture qui est attendu. Là, c'est très urgent.

Faut abroger la réforme des retraites, faut abroger la lois migration, faut augmenter le SMIC, faut faire la conférence salariale sur les salaires, faut bloquer les projets anti-écologique comme la question des bassines ou comme la question de la 69. Enfin voilà, faut vraiment totalement réorienter la politique. Donc voilà, retour sur le plateau et retour avec notre journaliste Ran Tendero pour un dernier point.

Alors, ce sera pas un point complet parce que les résultats ne sont pas tombés dans leur entièreté. Mais euh pour ce conseil, que peux-tu nous dire Ran ? Rebonsoir pour la 3e ou 4e fois à toutes et à tous et euh qu'est-ce que je peux vous dire ?

Alors, à 23h heure métropolitaine, il ne reste que 76 circonscriptions à dépouiller. Pour l'instant, les plus grosses villes françaises ne sont pas encore totalement débouillées, si je puis dire. Et nous n'avons pas l'ensemble des résultats des Français à l'étranger.

Mais pour l'instant euh trois blocs se dessinent. Euh le RN qui est quasiment à égalité avec le Nouveau Front populaire. Euh 137 députés pour le bloc d'extrême droite contre 143 pour le NFP sans prendre en compte les 13 députés d'hiver gauche.

Euh le bloc LR, DVD UDI quant à eux compte à l'heure actuelle 63 députés élus. Euh chose intéressante également, le bloc de la majorité euh présidentielle, donc euh ensemble Horizon, est loin de la des bacles qui avait été annoncé par de nombreux médias et instituts de sondage au cours euh des 4 semaines de campagne avec euh pour l'heure 130 députés déjà élus. Alors, qu'est-ce qu'il faut comprendre finalement de cette soirée et de ces données ?

Les grandes villes étant favorables à la gauche, nous pouvons encore attendre une progression du NFP. Malgré tout, la majorité présidentielle dans ces villes-là justement et chez les Français à l'étranger pourrait également bénéficier d'un vote urbain. Et donc rien n'est encore joué dans les 60. match qui continue se jouer se joue entre le NFP ensemble dans la mesure où euh les candidats RN sont des rat des champs tandis que les candidats NFP et ensemble sont souvent des rats des villes si on peut utiliser cette image.

En tout cas, c'est ce qui semble se dessiner avec les résultats. Oui, c'est quelque chose que l'on peut affirmer sauf certaines exceptions. Cela va en tout cas dans ce sens-là.

Mais ce que l'on peut dire, c'est que il reste encore une forme euh de suspense euh même par rapport euh au premier résultat qui a été annoncé tout à l'heure, aux premières projections, on voit euh un vrai équilibre euh entre les euh trois blocs. Donc le bloc du Nouveau Front populaire, le bloc du Rassemblement national et de l'extrême droite et le bloc de la majorité présidentielle avec ensemble le modè et Horizon. Voilà.

Voilà, de ce qu'on peut dire pour le moment. Donc à faire à suivre dans la nuit et jusqu'à demain dans la matinée. Est-ce qu'on a des résultats en plus de ce qu'on avait déjà sur un certain nombre de circonscriptions qu'on qu'on a monitoré en particulier ?

Euh oui euh oui, tout à fait. Nous avons nous avons certains résultats. Je ne pourrais pas en tous vous les donner actuellement.

Il semblerait pour l'instant, même s'il n'avons pas la certitude, euh qu'Éik Sioti aurait été réélu euh et même assez largement réélu euh dans la euh première circonscription euh des Alpes maritimes. Il semblerait également que que que d'autres que d'autres surprises auraient lieu, mais je ne peux pas vous en dire plus. En gros, pour expliquer à celles et ceux qui nous regardent, les résultats sont donnés au fil de l'eau par gros bloc.

Donc qui, tant que tout n'a pas été dépouillé, il demeure des incertitudes et nous ne pouvons pas affirmer euh puisque nous avons choisi de monitorer vraiment les résultats du ministère de l'intérieur. Donc, on attend un se nombre de de circonscriptions des grandes villes et des agglomérations qui ne sont pas tombées pour l'instant. Mais ce qu'on peut dire, c'est que au final euh le nouveau Front populaire profitant de l'avantage donné au dernier dépouillement sera en tête que le bloc macroniste également euh euh montera et que le RN ne sera pas beaucoup très largement au-dessus des 130 députés qu'ils ont déjà.

Peut-être peut-être autre chose. Tu me demandais des précisions Théophile dont nous n'avons pas parlé. Il y a Olivier Verrand qui a notamment annoncé sa défaite aux alentours de 22h50.

Euh donc c'est un nouveau ministre qui a été battu. Euh il a perdu dans la première circonscription de l'ISER et il annonce sa défaite face à Hugo Prévaud, le candidat du NFP. Euh Nicolas Dupontignan perd également son siège dans les sones.

OK. Merci beaucoup Ran. Et donc ben merci d'avoir été euh euh euh à la au four et au moulin au four et au moulin pour cette soirée électorale.

Bien entendu, nous continuerons sur nos réseaux sociaux. Nous continuerons également euh à 13h dans l'autre édition de 13h demain et dans l'autre toujours debout. Je rappelle que le média a dépensé énormément d'argent pour cette euh période électorale et que nous aurons besoin de vous alors que nous allons euh bientôt devant l'Arcob pour le passage à la TNT.

Nous avons besoin de votre mobilisation également et même que vous veniez euh sur le flux en direct de l'ARCOM pour montrer que vous êtes nombreux à attendre que le médiait un canal TNT. On passe on passe à un dernier euh tour de plateau. Qu'est-ce qu'on retient finalement de cette soirée ?

Euh Bellir ? Ben, on retient déjà le fait que ce qui était attendu n'est pas advenu et autant le le saluer à savoir que finalement il n'y a pas eu de victoire électorale du RN, même si à titre personnel, je note malgré tout euh une forme de de de continuité historique, à savoir que l'hégémonie culturelle et idéologique du RN a été attestée par cette campagne législative eu égard à la manière dont celle-ci s'est déroulée notamment à travers le débat public et et médiatique. Donc ça c'est important parce qu'encore une fois c'est une élection qui doit être mise en perspective avec les élections à venir éventuelles ou certaines et puis autre chose il y a une dynamique une dynamique affirmée du côté de la gauche lorsque effectivement elle fait la démonstration de sa capacité à s'organiser de manière efficace autour d'un programme unitaire et bien ça se traduit par des résultats électoraux non négligeables et ça c'est important que l'efficacité aille avec la volonté politique et enfin effectivement comme vous l'avez dit la défaite du du bloc macroniste est moins important que prévu mais malgré tout moi je note des défaites personnelles assez assez symboliquement importantes des incarnations de la macronie qui perd ça veut dire quelque chose ou la présidente de l'Assemblée nationale d'après mes informations aurait perdu madame Bron Pivé aurait on va vérifier ça puisque bon ben nous on se fit au chiffre du ministère de l'intérieur aurait perdu et une autre figure tout aussi symbolique de ce que de ce qu'a pu incarner le macronisme dans dans son bougli j'ose dire idéologique, c'est madame Iri qui a été cette secrétaire d'état de la jeunesse qui incarne bien cette ce flou et ce confusionnisme politique et idéologique qui attend qui attend peser sur le débat public.

Euh Eugénie, le mot de la fin, on va rentrer dans une année sans dissolution. La dissolution, c'est l'arme de domestication du parlement. Donc ça va être une année où les parlementaires vont pouvoir enfin vraiment s'affirmer.

Donc si le nouveau Front populaire peut former un gouvernement, il va falloir aller très très vite dans cette année pour faire adopter toutes les réformes qui sont qui font partie du contrat de législature. Merci à vous. Merci Bellir professeur des Bellir Nabli, professeur des universités cfondateur de du collectif chronique FR chronique avec K un un collectif d'analystes politiques.

Merci Eugénie Mriot politologue et constitutionnaliste et merci à vous d'avoir suivi cette édition spéciale qui nous a tenu en haleine et qui nous a réuni pendant près de 4h en tout cas pendant plus de 3h. Notre programme se poursuivent ici même à cette antenne que vous nous suiviez dans le flux 247 de YouTube ou sur le canal 350 de la Freebox. Vous le savez, nous avons déposé notre dossier auprès de l'ARCOM dans l'espoir d'obtenir un canal TNT, imaginez un média engagé, indépendant qui donne la parole à celles et ceux qui luttent sur toutes les télévisions de France dans cette période particulière.

C'est l'un des plus grands défis de notre histoire qui nous attend et la première étape est frangie. Notre dossier a été jugé recevable parmi 25 candidatures euh retenues pour être auditionné, c'est vendredi prochain. Il nous reste quelques jours euh 5 à 6 jours pour préparer et défendre le rêve de millions de citoyens.

Soutenez-nous, faites un don des fiscalisé sur tnt.v.fr.

FR, près de 200000 € ont été en tout cas plus de 180000 € de nous de nous euh euh de nous euh pas trop de pas trop d'enthousiasme, plus de 4800 € ont été collectés. Merci infiniment. Continuez de nous donner les moyens de créer la télé de celles et ceux qui n' regardent plus.

Bonne soirée sur le média. [Musique]