"Je voulais rendre hommage aux bals des années 70-80" raconte l'auteur Fabcaro, qui sort une nouvelle BD
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 95 %Défensif 5 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 81 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous avez voulu raconter précisément dans cette BD ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Des bals comme ça, il y en a encore aujourd'hui ?
- 1:26OuverteRéponse directe
Vos personnages sont plutôt des losers, des anti-héros ?
- 1:49OuverteRéponse directe
Comment vous travaillez ? Est-ce que vous écrivez une histoire et puis après, vous dessinez ?
- 2:17OuverteRéponse directe
Est-ce que l'actualité vous inspire ?
- 2:57OuverteRéponse directe
Vous mettre dans une bulle... C'est vrai que vous l'avez déjà dit dans plusieurs interviews, que vous étiez obsédé par l'idée de ne pas quitter l'enfance ?
Temps de parole
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- Présentateur39 %
- Présentateur 26 %
- ?4 %
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Il
a connu le succès avec sa bande dessinée, Zai Zai Zai Zai, et plus récemment comme scénariste des albums d'Astérix. Les Roltais, Fabrice Caro sort une nouvelle BD, The Fabulous Tony Lopez et son orchestre show, édité chez Delcourt. A 8h moins 10, il est votre invité, Sébastien Garnier. Bonjour Fab Caro. Bonjour. Vous racontez un bal de village un samedi soir. On suit tous les musiciens, le maire qui cherche à acheter ses électeurs, les deux piliers de bar qui commentent la soirée. Qu'est-ce que vous avez voulu raconter précisément dans cette BD
?
J'avais envie de parler de musique. Alors, musique pas forcément de grande qualité, mais j'avais envie de faire un truc autour de la musique. Et c'est une espèce d'hommage aussi à cette espèce de culture populaire, les bal de village des années 70-80, auxquelles j'ai pas mal assisté. Donc voilà, c'était ça. Et puis revenir à du gag aussi, quelque chose avec une unité de temps et de lieu comme ça, sur tout un concert, en gros.
Des bal comme ça, il y en a encore aujourd'hui. Je crois que vous vivez à Bédarieux, il doit y en avoir notamment l'été.
C'est du vécu. Oui,
c
'est ça. Oui, je dis 70-80, parce que je trouve que le répertoire choisi, on est plutôt sur quelque chose de cette époque-là. Mais oui, ça existe encore. Des bal de village en province, bien sûr.
Vos personnages sont plutôt des losers, des anti-héros. C'est un peu nous tous, finalement
?
Oui, oui, oui. On a tous des failles, des petits ratés, des trucs qui marchent pas. Puis je me dis, déjà, c'est ceux qui font rire. C'est avec ça qu'on peut faire de la comédie. Puis surtout, il vaut mieux en rire. Si on ne sait pas comment faire, autant en rire.
Comment vous travaillez ? Est-ce que vous écrivez une histoire et puis après, vous dessinez ? Est-ce que vous faites les deux en même temps ? Comment ça se passe
?
Non,
non.
En général, j'avance deux paires. Surtout, pour cette BD-là, c'est plutôt du gag. Donc, c'est assez improvisé, en fait. Je pars. Donc, il y a plusieurs musiciens.
Donc,
là, je vais faire le bassiste. Là,
je
vais plutôt faire le guitariste. Ça se découpe par page. Donc, c'est assez improvisé. Non, non. Je grébouille une espèce de petit brouillon. Puis après, je dessine directement.
Est
-ce que l'actualité vous inspire ? Parce que vous faites beaucoup appel à des souvenirs d'enfance. Mais est-ce que l'actualité, ce qui se passe notamment aujourd'hui, ça pourrait vous inspirer et être traité aussi avec humour
?
Tout peut être traité avec humour.
Mais
oui,
oui.
Tout peut se traiter avec humour. Après, moi, j'essaie justement, dans mon travail, des fois, de
me
mettre dans une bulle et de m'isoler un petit peu pour avoir des moments moins anxiogènes. Mais oui, on pourrait tout à fait faire des... Enfin, il y aurait du boulot quand même. Pour faire rire avec tout ce qui se passe aujourd'hui, il y aurait quand même pas mal de boulot. Mais non,
non,
on peut rire de tout. C'est possible.
Vous mettre dans une bulle... C'est vrai que vous l'avez déjà dit dans plusieurs interviews, que vous étiez obsédé par l'idée de ne pas quitter l'enfance. Ça vous protège des turpitudes du monde actuel
?
Oui, oui. Pas quitter l'enfance ou l'état de création. L'état de création, le moment où j'écris un livre, où je suis dans mon truc, c'est vrai que ça... Oui, oui, ça protège. Mais malgré tout, on reste assez poreux à tout ce qui se passe. Surtout en ce moment, on ne
peut
pas éviter tout ce qui se passe autour de nous. Mais c'est vrai que l'état précis où je suis dans la création, dans mes petites bêtises,
on
respire un petit peu, on va dire.
Dans l'Héros, on vous avoue, Fab Carreau, il y a également Trondheim qui vient de sortir une BD, Gaston Lagaffe. On a aussi Guy Delisle, Jim, Alain Gaston-Rémy. Pourquoi tant d'auteurs héroltais, selon vous
?
Oh, ils doivent venir pour le soleil, j'imagine, pour le climat. Non, je crois que Louis, ce n
'est
pas Montpellierin.
À
la base, je crois qu'il est parisien.
Je
crois qu'il est venu... Église,
c
'est pareil. Moi, j'ai toujours été... J'ai grandi à côté... Vous êtes né à Montpellier, vous ? Je suis né à Montpellier. Oui, je ne
sais
pas. Je pense qu'il est fait bon vivre. Et puis, oui, on se croise de temps en temps au gré de vernisages, de salons, de festivals de BD dans le coin. On arrive à se voir à temps en temps.
Fab Carreau, concernant Astérix, est-ce qu'il y a un nouvel album en préparation
?
Alors, ça, je ne peux pas en parler pour le moment. Astérix, c
'est
quand même une grande forteresse avec beaucoup de codes établis sur la communication. Donc, je ne peux pas vous en dire plus pour le moment.
C'est
secret.
Bon, si vous ne pouvez pas en dire plus,
c
'est qu'il y
a
peut-être quelque chose qui se prépare.
Voilà,
à nous d'interpréter. Bon, merci Fab Carreau. Fabulose Tony Lopez et son orchestre show. C'est 64 pages, 13,50
euros.
Ce n
'est
pas trop cher. C'est sorti hier. ça peut faire un beau cadeau de Noël, notamment, puisque les fêtes, c'est dans pas très longtemps.
Oui, oui, oui. On est quoi ? Oui, c'est un petit peu temps, mais oui, bien sûr. Vous
savez, on commence
à penser
aux cadeaux déjà. J'ai quasiment fini déjà. Ah, vous avez fini
? Presque.
Bon, en tout cas, c'est une jolie idée. C'est très drôle, comme à chaque fois. Merci Fabrice Carreau et bonne journée à Paris. Vous n'êtes pas sur la route, là. On entend des voitures à côté de vous. Non, non, je suis à l'extérieur. Enfin, oui, je suis à l'extérieur, mais pas sur la route. Très bien. Merci beaucoup. Bonne journée à vous. Merci.
Au revoir.