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Conférence de presseAcadémie de défense de l'École militaire· 3 avril 2025 40 minActualité / polémiqueDéfenseEurope & internationalTransportsImmigration & asile

Keynote de Monsieur Jean-Pierre Farandou, Président directeur général de la SNCF

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:24OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous rappeler les grandes étapes de la crise ukrainienne ?

  • 15:38OuverteRéponse directe

    Pourquoi la SNCF s'est-elle engagée dans la gestion du conflit ? Quelles actions ont été mises en place ?

  • 32:11OuverteRéponse directe

    Quelle est la leçon principale à retenir de cette crise ?

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

bonjour à toutes et à tous merci d'être avec nous je vais donc vous demander de vous installer on va bientôt commencer notre Dee table ronde ici à l'amphithéâtre de l'or on va poursuivre cette réflexion autour d'une Europe à la croisée des chemins comme vous avez pu l'entendre dans l'introduction ce matin repenser les alliances adapter les stratégies à des nouveaux enjeux régionaux et géopolitiques mais aussi anticiper les défis technologiques et capacitaires de demain alors pour projeter les armées dans le futur militaire et civil doivent travailler ensemble penser à l'échelle de la nation et des territoires mettre les réseaux et les infrastructures au service de la défense du pays partager les innovations et les technologies qui permettent de gagner sur les champs de bataille de demain alors dans ce contexte comment certaines de nos grandes entreprises françaises ont décidé d'agir dans la gestion de la crise parfois en un temps record parmi elles laasncf qui a fait preuve d'une très grande réactivité retour d'expérience donc ce matin en compagnie de Jean-Pierre farandou président du groupe SNCF et de Monsieur le Préfet Joseph Zimet directeur de la cellule interministérielle de crise qui est chargée de l'accueil des réfugiés Ukrainiens la CIC Ukraine messieurs je vous invite donc à me rejoindre sur

1:20
Non speech

[Applaudissements]

1:24
Locuteur

scène bienvenue à tous les deux merci infiniment d'avoir accepté notre invitation aujourd'hui alors Monsieur le Préfet je je commence avec vous en quelques mots même si on sait que le sujet il est très vaste est-ce que vous pouvez nous rappeler comment est née la la crise en Ukraine quelles ont été les grandes étapes jusqu'à aujourd'hui on a 45 minutes mais bon beaucoup de questions c'est une boutade pour vous dire que bon c'est un sujet sur lequel vous avez compris que je peux être inarissable mais je vais essayer de faire très court d'abord donc la France comme tous les pays deun Union européenne a été confronté à à l'afflux massif de de réfugiés consécutivement à évidemment à l'invasion de l'ukrainee par la Russie peut-être tout d'abord vous dire que l'Europe les question ces jours-ci à Paris a a été capable de forger dans l'urgence une réponse à la hauteur de l'enjeu historique en activant la directive de 2001 sur la protection temporaire l'Europe a dégainé un outil euh juridique merveilleux adapté tirant les enseignements des crises de l'ex-yugoslavie qui se traduit concrètement aujourd'hui par la présence de 4 millions et demi de de de réfugiés Ukrainiens répartis dans tous les pays de de l'Union européenne qui peuvent circuler librement d'un pays à l'autre de l'union avec des droits sociaux un certain nombre de de de de de soutien euh c'est une une réponse très très efficace très opérationnelle qui a été immédiatement activé dans les premiers jours de la crise au mois de mars cette protection temporaire elle est absolument fondamentale elle a offert un un bouclier juridique et de et des droits sociaux assortis donc chaque pays membres ensuite a décliné ce ce ce ce caneva dans son droit national et la France a armé à sa façon une une une réponse qui a été arbitré validé dans en conseil de défense par le Président de la République pour voilà stratégie nationale immédiate qui a permis l'accueil de jusqu'à 100000 réfugiés Ukrainiens en France aujourd'hui nous sommes à 70000 et il faut dire d'emblé que la France est un pays qui accueille peu qui a été qui est un petit peu marginal aujourd'hui dans la géographie de l'accueil des réfugiés pas par ce mauvaise volonté mais pour je dirais en raison de notre géographie notre histoire d'abord nous ne sommes pas un pays frontalier et nous avions peu de relations avec l'Ukraine avant avant la guerre donc il y avait 20000 Ukrainiens établis en France avant avant avant guerre euh et au fond euh dans l'ensemble de l'Europe et on va en reparler tout à l'heure avec les les flux et et la mobilité des des réfugiés Ukrainiens à l'intérieur de l'Europe les Ukrainiens qui ont quitté l'Ukraine précipitamment rejoint d'autres ukrainiens et notamment se sont dirigés vers les pays où des communautés ukrainiennes étaient préétablies ce qui explique le rôle tout à fait fondamental le SNCF lors des premiers jours de la crise pour faire partir des trains depuis Paris vers l'Espagne ce qui était pas évident à saisir immédiatement enfà SNCF je vais on va en reparler tout à l'heure la parfaitement saisie parce que tout simplement il y avait beaucoup d'Ukrainiens qui vivaient en Espagne et tout d'un coup voilà alors faut faut faut imaginer ce qu' a représenté globalement d'après les derniers chiffre du HCR c'est 11 millions de de réfugiés en Ukraine 25 % c'est un/art de la population ukrainienne déplacé à l'intérieur de l'Ukraine ou à l'extérieur voilà 75 % 76 % de réfugiés sont des femmes et des enfants donc c'est une un exode européen qui dure depuis 3 ans et cette protection temporaire ce qui est tout à fait fondamental c'est qu'elle permet une libre circulation mais je je crois que c'est là la réponse historique de de l'Europe à cette crise à ce cette plus grande crise migratoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale cette capacité qu'on les déplacé de changer de pays de de retrouver des proches dans d'autres pays de l'Union européenne de faire des allers-retours avec l'Ukraine pour aller vérifier que sa maison est toujours debout pour aller chercher un membre de sa famille ou voilà et et je pense que vraiment à l'heure où on se demande et on s'interroge si l'Union européenne va être capable d'inventer la suite puisque l'histoire s'écrit sous nos yeux y compris aujourd'hui à Paris il faut rendre hommage rendre grâce à l'Union européenne d'avoir su mettre en place cet outil qui offre une solution à un/art de la population ukrainienne pour refaire essayer de trouver des un chemin dans cette crise en dehors des régions occupées en dehors des villes bombardées en dehors des zones du du territoire il y a plus de zones sanctuirisées en Ukraine vous vous le savez hein l'ensemble du territoire est à la merci de frappe de sur les les infrastructures énergétiques et alors pour ce qui est de la France nous avons accueilli au au pic de l'été 2022 100000 réfugiés ce qui est dérisoire au regard du 1245000 réfugiés qui sont aujourd'hui en Allemagne hein faut faut faut remettre en perspective la France est un est un petit pays d'accueil le dernier proportionnellement à sa population pour les raisons historique et culturel géographique que j'évoqué tout à l'heure néanmoins il ne faut pas avoir honte de notre copie qui je le soulligne a été salué par la Cour des comptes dont le le le rôle n'est pas de jeter des fleurs à l'exécutif l'état la France a su activver une réponse réactive créative alors elle l'a pas fait tout seul et c'est ce ce message que je sur lequel je voudrais ins é dans cette gestion de crise l'État n'a pas été seul il s'est appuyé sur un réseau de partenaires extrêmement actif extrêmement engagé euh des opérateurs comme la croix- Rouge Française j'évoqué avec le président farandou il y a un instant les premiers jours de la crise lorsque les premiers réfugiés sont sortis des trains en Gard de l'Est à gare avec des enfants c'était des scènes extrêmement émouvantes euh euh ils étaient confrontés à des bénévoles de la Croix-Rouge euh ensuite ils étaient réacheminés dans d'autres pays européens dans d'autres grandes villes françaises où ils étaient réceptionnés par de toutes petites équipes de nos de nos préfectures relayé par des bénévoles et par un réseau de collectivité local on a retrouvé cette énergie cette mobilisation qu'on avait connu pendant la crise du covid-19 où il a fallu inventer des solutions locales territoriales où chacun prenait sa part sans problème de périmètre de partage de compétences et au fond se mettait un peu à distance de Paris pour que Paris nous laisse travailler enfin pour ceux qui ont eu la chance de travailler sur le terrain et vraiment la réponse opérationnelle la réponse humaine sur cette arrivée des réfugiés a été tout à fait extraordinaire elle s'est adossée j'insiste beaucoup là-dessus sur un mouvement très profond dans la société française sur un élan de solidarité que nous n'avions pas connu depuis longtemps alors quand je dis nous je prends souvent deux exemples je cite la colcte de fond en réponse au tsunami en Asie du Sud-Est en 2004 qui était un peu un record de collecte de dons auprès des particuliers dans dans l'histoire des des crises humanitaires et bien ces seuils ont été dépassés par de grands opérateurs comme la Croix Rouge ou la Fondation de France on a levé on a collecté des sommes absolument considérable pour aider l'Ukraine alors pour renvoyer de l'argent là-bas pour utiliser pour l'accueil ici et il y a eu le phénomaine de l'hébergement citoyen les Français ont ouvert leur foyer ont ouvert ont on prêté des résents secondaires ont prêta des studios ont accueilli des Ukrainiens chez eux dans leur salon dans leurs chambr d'amis sur leurs paliers dans les chambres de bonne et ce donc voilà mais on on a eu jusqu'à 20 25000 réfugiés dans les premiers jours de la crise accueillis chez l'habitant donc il faut bien comprendre que si la réponse de l'État a été efficace réactive on a fait notre devoir à Paris sur le terrain en coordination interministérielle rien n'aurait pu se faire sans ce terreau d'engagement cet élan de solidarité de la population française envers ses réfugiés et l'engagement de toute une batterie d'acteurs du secteur privé les grands opérateurs on va parler évidemment du rôle tout à fait fondamental de la de la SNCF dans les premiers jours de la crise bien au-delà mais c'est une c'est un cluster une grande chaîne de solidarité outre je dirais sa vigueur dans les premiers jours de la de la crise son autre caractéristique c'est d'avoir duré en général vous savez lorsque il y a des crises humanitaires des crises et cetera il y a les numéros verts qui s'affichent les émissions spéciales sur France Télévision les gens donnent mais ça dure la collecte disent les spécialistes durent 3 semaines un mois et le soufflet retombe très vite dans le cas de la crise ukrainienne et bien le soufflet n'est pas retombé l'effort à a duré 3 ans après je ne vous dirai pas que l'engagement est le même que à l'été 22 ou encore à l'été 23 mais il faut bien comprendre que les 70000 100000 réfugiés accueillis aujourd'hui en France restent grâce à l'engagement de communes d'élus locaux de bénévoles associatifs de gens qui qui s'occupent de 1000 choses de de les orienter dans les agence de de France travail de les diriger vers des cours d'alphabétisation de les aider à acquérir des des éléments de de de langue pour pouvoir se se présenter pour un emploi et voilà ce sont des missions très pardon terre à terre mais extrêmement importantes pour les Ukrainiens qui se sont sédentarisés chez nous sachez que 50 % à peu près de la population accueillie en France mais également en Europe envisage de rester dans les pays d'accueil donc vous imaginez ce que cela représente en terme de ressources humaines pour la partie ukrainienne nous avons un vice-Premier ministre ukrainien là qui vient dans 10 jours à Paris qui évoque la création d'une nouvelle agence de l'unité dont le but est de de faciliter le retour des Ukrainiens donc les Ukrainiens ont compris maintenant qu'il y avait un enjeu pour eux de récupérer leur capital humain et commence à parler d'aide au retour cour et cetera ils ont raison vous voyez la reconstruction en Ukraine a commencé d'ailleurs depuis depuis 2 ans tout en continuant la guerre l'Ukraine doit régénérer ses forces je suis pas du tout un spécialiste de cette question là mais en tout cas la reconstruction a commencé et le rapatriement de cette masse humaine de cette masse de réfugiés va être un enjeu les le mlion2000 Ukrainiens installés en Allemagne ou dans des économies dynamiques Pays-Bas Irlande où il trouent de l'emploi où il sintè il s'incère où les enfants vont à l'école rentrent dans les universités et cetera ça va être très compliqué pour je pense les autorités créennes de les de les faire revenir donc là on va discuter dans 10 jours de la création d'ununun d'un guichet à Paris avec des Ukrainiens dont le boulot sera d'expliquer aux Ukrainiens de la diaspora qu'il faut rentrer il y a peut-être des arrière-pensées un peu électorales aussi des autorités ukrainiennes dans cette affaire parce que bon ça fait quand même une masse de votants mais voilà un petit peu le tableau alors je vais m'arrêter là les grands sujets de demain c'est évidemment y a-t-il risque d'une nouvelle vague de réfugiés personnellement je ne le crois pas je pense que la la répartition maintenant est est fixe et on a bien vu que même dans les hivers avec les les les infrastructures critiques qui étai paralysé voilà et s'il y a de nouvelles vague nous ne serons je de mon point de vue pas impacté je crois que la la la répartition maintenant intraeuropéenne est faite qui reste qui rentre je cite l'exemple de Nice 12000 première ville ukrainienne de France 12000 ukra installé à Nice on a vraiment là une diaspora qui s'établit pour des raisons historiques hein depuis la fin du 19e la la domominclatura la l'aristocratie russe puis les blessé de la Première Guerre mondiale enfin voilà la Côte d'Azur et et nice est une ville bien connue y compris les oligarques Ukrainiens mais en tout cas aujourd'hui il y a une communauté ukrainienne très bien accueilli localement très bien inséré avec des des des associations et et des des des des franco-ukrainiens voilà donc on a là un exemple une grande réussite alors n'y a pas que ça mais enfin il faudra regarder comment on favorise le le l' insertion euh et puis c'est une crise depuis le début nous avons en fait on court après l'information au cours après la connaissance nous ne sommes jamais capables d'anticiper les arrivées les retours donc il y a c'est une crise où il faut faire preuve d'une grande humilité d'agilité de souplesse dans l'adaptation de nos outils l'hébergement le logement le travail voilà des choses très opérationnell les services aux populations parce que c'est un paysage en en mouvement on a tantôt 17000 élèves dans dans nos inscrits dans nos classes et puis on regarde à la rentrée suivante on en perd 2500 où est-ce qu'ils sont passés bon on collecte de l'information comme ça entre les pointages préfecture les pointages de nos opérateurs voilà donc c'est un travail de de fourmis qui est très intéressant c'est un travail de coordination intermist les nous ne sommes plus dans la gestion de crise avec la sécurité civile et les lipico on est dans un dans une deuxième phase et je dirais que l'heure maintenant dans les pays de l'Union européenne et de l'adaptation des dispositifs de solidarité qui ont été en place dans l'urgence de la crise he tout ça a été fabriqué à quelques semaines de l'élection présidentielle alors l'avantage c'est qu'on avait des équipes ministérielles qui avaent rien d'autre à faire je je être très clairdessus et qui était totalement disponible et on avait un premier ministre Jean Castex qui a donné qui qui a donné un leadership à cette affaire absolument stupéfiant et et et et tous les wagons ministériels ont été accrochés au au TGV Castex et alors on on a pu vraiment mettre en place une copie je pense très propre voilà alors il faut rester modeste quand on regarde les chiffres polonais les chiffres allemands ce qu'on a fait est propre mais la crise de de l'accueil des réfugi n'a pas non plus été voilà on n pas accueilli 500000 personnes en en un mois c'est monté par palier ce qui a laissé à nos équipes préfectoral sur le terrain et dans le dialogue avec les locaux et cetera la marge de manœuvre pour adapter les dispositifs et les outils on n pas eu trop de tension sur l'hébergement et cetera donc je dirais que là maintenant on est dans une gestion de crise au fil de l'OT les enjeux vont être l'insertion pour ceux qui vont qui vont rester de façon durable voilà ce que je peux vous dire en espérant avoir laissé quand même suffisamment de temps au président pour rappeler le rôle fondamental de la SNCF dans cette crise merci beaucoup pour tous ces éléments de de contexte un très concret alors effectivement vous l'avez mentionné monsieur farandou je me je me tourne évidemment vers vous dès le début de la crise la SNCF a souhaité s'engager dans la gestion du conflit notamment au profit des chemins de fer Ukrainiens déjà pourquoi C cet engagement quelles sont les actions que vous avez misise en place dans cette situation d'urgence il y a plusieurs niveaux je pense dans l'engagement de les c le premier c'est l'urgence c'est ce qui a été rappelé parce qu'ils sont arrivés chez nous ils sont arrivés Gard de l'Est et tout à coup on a vu arriver des gens très vite he d'ailleurs dès le début du conflit et comme vous l'avez dit Monsieur le Préfet c'était des gens dans le besoin qui étaient pas grand-chose il avait quelques baluchons des des femmes des enfants tout jeunes des personnes âgées parce que les hommes étaient restés faire la guerre vraiment un peu perdu problème de langue tout simplement déjà les Français on n'est pas très doué pour les langues mais encore moins sur l'Ukrainien donc là la Croix Rouge nous a aidé on a réussi à trouver quelques traducteurs pour échanger euh un lieu d'accueil on a eu un coup de chance garde l'Est il y avait un grand local où d'habitude il y a un restaurant qui est installé qui était libre donc c'est devenu un lieu il y avait un lieu un toit chauffé gardé sécurisé parce que sinon ils étaient à la rue ces gens-là donc même si on a essayé de de bouger rapidement euh il a fallu comprendre où il voulait aller effectivement on a mis quelques jours à comprendre qu'il voulait aller en Espagne en fait hein donc bon une fois qu'on a compris ça ben on s'est organisé pour les transférer sur la gare Montparnasse c'est ou la gare de Lyon pour trouver des trains ou par Madrid ou par Barcelone qui leur permettaient d'aller en Espagne on leur a offert bien sûr les billets il a eu beaucoup de générosité à cette occasion bien sûr euh après une fois qu'on a fait ça ben on s'est dit aussi comment en fait ça a été le déclencheur on s'est dit comment on peut aider ceux qui sont restés euh donc assez rapidement aussi c'est bien la tradition aussi humanitaire française c'est comment on peut envoyer des biens de première nécessité en Ukraine il a fallu trouver un entrepôt en région parisienne c'est pas si simple on a la chance d'être un grand groupe logistique donc on a trouvé je crois du côté de de ris un entrepôt qui était libre où là c'est la protection civile qui a pris le relais et on a pu stocker des marchandises qui sont reparti de là ou en train ou en camion et là encore notre filial g dans le groupe a fait fait le camionneur pour transporter tout ça en Ukraine donc ça cété tout ce qui s'est passé dans le premier mois j'allais dire donc très vite on a réagi après on a continué parce que on a été comme tous les Français très sensibles à ce qui se passait là-bas je crois que les Français c'est ce que vous avez dit y une grande solidarité puis une grande solidarité en terme humanitaire mais solidarité sur le fond je crois que c'est le sentiment de justice des Français qui a joué l'Ukraine était le pays agressé était le pays attaqué de manière très injuste on comprenait pas trop pourquoi ou trop bien pourquoi al à l'inverse il souffrait on voyait bien que céit un pays qui était en souffrance une une guerre dure c'est toujours dure la guerre mais là on en avait les images en plus et et donc on a eu vraiment envie de les aider on a aidé alors on a vu le rôle joué aussi par les FF Ukrainiens je crois que ça a été une grande leçon on a on a redécouvert à quel point un chemin de fer était un équipement majeur pour tenir un pays pour conforter la résilience de d'un pays nos collègues ukrainiens ont été des héros hein ils continuaient à faire les trains sous les bombes euh voilà donc un engagement total ça a permis de transporter des troupes des munitions des gens parce qu'il y a aussi beaucoup de déplacements au sein de l'Ukraine oui partait en train puis à partir de là il rentrai en polne ils arrivaient chez nous en s'arrêtant en Allemagne pour certains donc on a bien compris que le le train c'était important don les trains fallait que ça marche on les a aidé au plan technique euh on a envoyé là-bas des groupes électrogènes on a envoyé des moteurs de locomotive on a envoyé des équipements pour le froid c'est ce qu' nous demandait en priorité donc on a commencé à à à cibler j'allais dire davantage nos collègues cheminau il y a une grande solidarité cheminot vous savez ça joue ça joue très fort donc on les a aidé tout en les admirant beaucoup euh on a continué cette aide làà au fil du temps euh de deux manières d'abord on a installé l'Ukraine dans le devoir de mémoire français on a une tradition à la SNCF euh c'est je pas ça tient à l'engagement de la résistance résistance faire enfin on on célèbre les armistices avvec beaucoup de dignité voilà c'est deux fois par an hein donc Première Guerre mondiale 2ème guerre mondiale ça fédère toute l'entreprise organisation syndicale cheminot cheminau là on est tous rassemblé pour se rappeler devoir de mémoire devoir de ces hommes et de ces femmes qui ont donné leur vie pour notre liberté on y a éité tout de suite l'ambassadeur de en Ukraine de d'Ukraine en France il a été associé et franchement on avait tous un peu la larme à l'œil quand on célébrait les morts pour la France on avait dans nos têtes ceux qui mouraient pour l'Ukraine voilà à l'évidence voilà donc quelque part pour bien prendre la mesure de ce qui se passait ça fait pas de mal hein on se on se rappelle tout ça c'est là c'est en ça que c'est important et je sais que vous avez beaucoup travaillé sur ces sujets-là bien sûr donc on les a associés il y avait le drapeau ukrainien tout simplement drapeau français drapeau européen drapeau ukrainien et je peux vous dire que l'ambassadeur d'Ukraine ça l'a touché voilà ça l'a touché parce qu'il était accueilli par une communauté française qui l'intégrait dans notre travail de de mémoire je vous dis et différé et en temps réel jeallais dire presque hein euh voilà donc c'était important on a reçu des maires mire des maires de de de ville d'Ukraine qui avait là et là encore ça nous a rappelé des heures noires ces soldats Ukrainiens qui reviennent handicapés par fait de guerre ils ont absolument d'abord il faut les réintégrer dans la vie civile ils en ont besoin dans les usines dans la production et eux à titre moral ils peuvent pas rester à côté on les a reçu ils ont choisi la SNCF parmi d'autres mais quand même parce qu' alors nous c'est plus pour fait de guerre ça il y a longtemps mais on a aussi bien sûr une politique vis-à-vis des gens handicapés porteurs de handicap comment on les intègre dans la vie professionnelle donc on leur expliquer comment on a aménager les postes de travail comment on les accompagner et on a maintenant un lien qui est établi avec des missions croisées où on va les aider à aménager euh ce qui doit l'être pour pouvoir donner une capacité d'intégration professionnelle à des gens qui malheureusement reviennent de la guerre avec des des handicaps et des blessures sérieuses voilà on fait tout ça et euh et bien sûr aussi ce qu'on a appris alors c'est c'est le le le lien avec les armées ou l'armée émanation d'une nation alors déjà on le faisait par euh par les réservistes tout ça c'est fait au même moment voyez tout ça et peut-être tout ça ça fait système d'ailleurs hein alors je sais pas quelle est la poule et quel est l'œuf mais c'est vrai que l'Ukraine ce qui s'est passé en Ukraine a renforcé encore plus le souhait des cheminot des cheminot et de la SNCF à se mettre au service des armées au service de la politique de défense de la France voilà les réservistes on en a 1000 déjà on est une entreprise qui on veut le plus et ben on a on a une ambition c'est x 2 voilà x 2 ça nous parle par ailleurs parce qu'on veut aussi des transporter deux fois plus de voyageurs et de marchandise le X 2 ça nous parle c'est une formule simple on a une convention qu'on a renouvelé qu'on a signé d'ailleurs en présence du ministre des Armées pour doubler le nombre de réservistes à la SNCF donc en leur donnant beaucoup de facilité du temps on leur donne du temps pour qu'il puisse s'engager donc on a fait ça euh on a resserré les liens qui existaient mais en se rendant compte à quel point le le ferroviaire était absolument indispensable aux armées notamment quand le front est à 2000 km terrestres de la France les avions c'est pas adapté les bateaux ça marche pas les camions pour transporter les chars d'assaut c'est pas simple euh c'est un camion par char et encore c'est pas c'est pas simple dans certains pays bah le train est parfaitement adapté on a a redécouvert à quel point le ferroviaire faisait complètement partie des stratégies logistiques de l'armée la logistique n'est-ce pas je pas Philippe est absolument nécessaire c'est comme dans les entreprises il faut y penser tout de suite à la logistique hein voilà donc on s'est renforcé là-dessus il y avait un terreot il y avait une envie l'Ukraine a été un accélérateur quelque part de ce cette compréhension de cette adhésion à la fois la solidarité par rapport aux Ukrainiens mais aussi cette solidarité par rapport militaire moi-même je me suis déplacé là sur qui pas sur place en Ukraine mais à Bucarest à l'initiative de Philippe gegen que que j'ai recruté qui est donc un général qui travaille pour nous qui est un grand logisticien militaire qui plusit donc on fait le même métier donc c'est plus facile pour se pour se comprendre et pour se rapprocher des armées à nouveau ben j'ai eu la chance d'aller là-bas j'ai rencontré le général français qui command dans le casadre de l'OTAN qui commandait les troupes mais il y avit beaucoup de Français là-bas de du front sud de l'OTAN de Roumanie Bulgarie jusqu'à la Grèce euh d'abord on comprend mieux il y a rien de tel que d'aller voir sur place pour comprendre ce qui se passait euh j'ai eu en face de moi un général qui m'a dit que je compte sur le ferroviaire pour pour m'aider à être en BR général à faire fonctionner les ressources que sont les miennes avec une ambition d'ailleurs d'augmenter les quantités donc déjà on commençait à se dire il y avait un exercice qui se profilait mais on voit bien que derrière la tête de l'exercice et peut-être qu'il faudra augmenter l'intensité de nos de nos efforts là-bas et donc là où il y a un train par semaine faudra monter à 5 trains par semaine donc c'est pas la même ambition est-ce qu'on est prêt on a vérifié qu'on était prêt on a mis un expert parce qu'il faut vérifier que toutes les voies ferrées alors en France France en Allemagne on est pas inquiet mais quand on arrive à Roumanie le réseau ferroviaire est parfois pas aussi bon état que ça donc estce que les ponts peuvent supporter les passages des de convois avec des chars d'assaut oui non est-ce qu'il faut les renforcer lesquels quels sont les points de débarquement voilà tous ces sujets là très concrets on les a traité est-ce qu' a sujet de gabarit est-ce que ça passe partout et cetera les sujets de procédure on se rend compte que ben c'est ce qu'il a été dit Cetin à l'ouverture c'est 800 DEP 8 DEP ça vous ça vous ramolit un peu quoi voilà ça vous ramolit un petit peu donc là il a fallu qu'on était est-ce qu'on est capable de se transformer très vite d'une économie de de paix à une économie de guerre ben c'est pas si simple que ça par exemple c'est des transports européens pour aller de France à rouanie il faut passer en Allemagne il faut passer alors il y a plusieurs itinéraires par la Pologne souvent mais pas que ça peut être la Hongrie aussi nos voisins allemands par exemple ils sont assez tatillons en matière administrative voilà donc c'est pas si simple que ça de faire circuler des trains au dernier moment bon nous en France on est plus capable au fond on n'est pas mauvais dans la crise les Français c'est bien connu donc nous on bascule dans nos tête plus facilement les Allemands c'est les Allemands ils sont très organisés très structurés ils aiment pas être bouleversés voilà donc on s'est rendu compte que côté procédure administrative certainement pour aller pour être capable d'envoyer plus de trains dans un avec un préhabit plus court parce que parfois voilà on peut pas commander les choses plusieurs mois à l'avance bon on va travailler avec nos collègues allemands pour qu'ils soi en capacité effectivement de répondre plus vite à des besoins qui pourraient arriver un peu au dernier moment parce que malheureusement c'est ça aussi on a beau anticiper il se passe aussi parfois des faits de jeu qui demandent des réponses rapides voilà donc au fond c'est une espèce de continuum je pense que c'est le ça a été aussi rappelé par les ministres ce matin on en parlait aussi en apparté d'abord c'est mental je pense que la la société civile elle est prête à aider les les armées les Mantion des armées j'aime bien effectivement ce mot qu'on évoqué ensemble mais il faut qu'elle soit prête dans sa tête d'abord il faut que l'envie soit là la détermination le sens se sentir utile savoir qu'est-ce qu'on apporte de de de de concret dans une chaîne trouver sa place C prép tout ça ça compte et ça de ce côté-là il y a des cultures communes entre les armées et la SNCF on aime bien on aime bien anticiper on aime bien se préparer on aime bien répéter on aime bien faire des exercices on aime bien avoir des procédures qui marchent faire des retours d'expérience former les gens ça on sait faire donc là on se retrouve bien c'est des institution qui ont des cultures assez proches donc ça c'est pas mal pour travailler ensemble on est un peu lourd mais mais on est efficace quand on sait quand on sait s'organiser et on sait s'organiser don le mental c'est important ce mental c'est racines c'est c'est la M moi c'est très important la mémoire on vient de quelque part il y a une histoire qui nous qui nous raconte qui fait qui fait que nous sommes ce que nous sommes et on en est fier des moments de réussite des moments parfois plus compliqués qu'on a su surmonter ensemble je crois que c'est très important et ça vraiment on le cultive très fort à la SNCF on a au f des commémorations bien sûr l'année dernière en Normandie on était làin on a été tout de suite parmi les premiers à dire on veut on veut en être on veut participer parce que c'est important voilà donc ce devoir de mémoire il construit mental ensuite c'est c'est donné ce sens bien sûr ait de la liberté hein ça a été aussi rappelé on défend des valeurs les valeurs qu'on défend les valeurs de la République de liberté de démocratie ça vaut quelque chose hein on a n no il y a beaucoup d'hommes et de femmes français européens qui sont morts pour ça qui ont refusé le nazisme qui ont refusé des dictatures que des dictatures s'installent dans notre pays voilà c'est pour ça qu'on se bat que ce qui la notion d'Europe l'Ukraine au fond c'est l'entrée dans notre zone c'est c'est loin mais pas si loin et il y a une forme de solidarité aussi qui est très perçue je pense aussi par les Français que ça boêtre à 2000 km au fond c'est à partir de là que ça se passe il se passe quelque chose dans cette zone là qui est importante pour nous même si c'est pas les frontières directes on voit que c'est des débats qui se qui sont relancés notamment par la couverture nucléaire on voit qu'il a des débats très profonds c'est c'est où les intérêts vitaux ça commence où est-ce que c'est une bande géographique où ça commence voilà je pense que tout ça c'est des débats très importants et les Français ils sont sensibles les chemin ils sont sensibles voilà et puis après il y a le métier au fond parce qu'au fond la société civile elle se définit d'abord par le métier qu'elle exerce pour le pour le bien de tous ben nous c'est faire rouler des trains notre métier c'est faire rouler des trains et à partir du moment où les trains sont importants pour la défense et bien nous n venons important voilà on a on a notre place dans un dispositif on sait ce qu'on attend de nous et peut-être que la le veux que je formule alors je pense que c'est c'est qu'il y a des liens Philippe gegan me le disait il y a des pays qui ont qui ont rompu quasiment je pense à la Grande-Bretagne alors c'est peut-être lié aussi à la privatisation et je viens de faire britannique hein alors du coup ça devient compliqué quand il y a que des intérêts privés c'est plus compliqué n est encore une entreprise publique nationale même si on est un peu maintenant réparti en plusieurs sociétés il n'empêche que moi je suis le président de l'entreprise société nationale et chemin defer français voilà ça veut dire quelque chose donc on se met à à à disposition des des des compétences des politiques publiques bien évidemment donc voilà contrairement au Britannique n on a toujours eu un lien un lien technique a des conférences annuelles on parle de ferroviaire entre les cheminau avec les militaire il y a un réseau stratégique de défense nationale voilà on se rappelle tout ça ça existe alors je je vous cacherai pas que la comilleur il y a dû un peu de boulot on a laissé filer un peu le temps bon il a besoin un peu d'entretien ce réseau stratégique de de de de ce réseau feré de défense nationale de de de straté voilà il a besoin d'entretien ça tombe bien c'est là parfois que les il faut savoir aussi faire converger les choses il y a il y a en cours une discussion avec l'état de de renforcement du réseau ferré il faut absolument que les B impunitaires en fassent partie bien évidemment donc il à la fois les capillaires parce que les les les dépôts de munition souvent ils sont dans des endroit un peu isolés donc c'est des petites voies qui les desservent il faut que ces voies son Soi bien entretenu c'est pas toujours le cas aujourd'hui faut faut se parler vrai donc c'est le moment de mettre des sous là-dessus il y a quelques dizaines de millions d'euros à trouver on sera pas loin de la centaine à la fin mais ça en vaut la peine on va pas quand même être ça ça ça on serait tous quand même très très très très embarrassé si on était pas capable d'aller chercher des munitions parce que les voies ferrées seraient pas en bon état c'est pas possible donc on va faire le travail on doit aussi avoir veiller à ce qu'il y a un budget de maintenance régulier pour que voilà on refasse pas ce qu'on a fait c'estàdire que ce ce réseau là reste reste en bonne en bonne condition et puis après il y a ces grands corridors on sait que ça commence en Bretagne parce que si si les Américains devaient amener du matériel généralement ils aiment bien la façade atlantique française c'est pas un hasard s'ils sont arrivés en Normandie he peut-être voilà don Normandie Bretagne vandé La Rochelle sont des ports qui qui qui sont qui intéressent les Américains s'il s'agissait de faire arriver des grosses quantités de matériel donc on se retrouve face à dou est atlantique il faut les envoyer quelque part sur sur le front de l'Est voilà donc les corridors par lesquels il faut passer en France en Allemagne en Pologne en Hongrie doivent être effectivement travaillé plus particulièrement et enfin au il y a tout il y a le côté matériel roulant et ça c'est un peu nouveau parce que on avait jamais complètement oublié de transporter des marchandises donc c'est c'est plus facile d'accélérer on a complètement oublié de transporter des des des personnels voilà là en ce moment on serait bien embarrassé s'il fallait transporter des troupes on serait embarrassé parce qu'on a pas les matériel roulant bon la bonne nouvelle c'est qu'on en a conscience tout part de là et dans les commandes que va faire l'état de matériel roulant pour des passagers on va intégrer dans le cahé des charges la capacité à transformer ces matériels civils en des matériels militaires il y a un petit surcoup mais ça vaut le coup de le faire ce qui fait que ben si besoin mais on arrêterait les missions civiles et on basculerait très facilement dans les missions militaires voilà donc je je suis frappé de voir finalement comment en quelques mois quelques petites années et l'Ukraine a été un facteur de prise de conscience à coupsû on est en train de il y avait la base il y avait le Terrero mais techniquement on est en train à nouveau de faire de la SNCF une entreprise ferroviaire capable de s'intégrer dans un effort de de de de défense de la nation et ça me fait très plaisir à titre personnel parce que je pense que c'est fondamentalement le supplément d'âme d'une entreprise publique certes n de métier c'est le ferroviaire et on le fait bien pour des voyageurs pour des marchandises mais je vous le redis on fait partie finalement des outils des outils de la boîte à outils de du de notre pays de la nation il y a cette SNCF qui est là et elle demande pas mieux les cheminotes et les cheminau en sont bien convaincus de jouer un rôle à notre place mais un rôle solide pour nous permettre de défendre nos intérêts au niveau français et au niveau européen merci Monsieur farandou d'avoir parfaitement illustré he le fait que le train aujourd'hui est étroitement lié à la gestion de crise d'ailleurs je rappelle que fin 2024 l'année dernière vous avez été décoré de l'ordre du mérite en Ukraine pour les services rendus notamment dans l'accueil des réfugiés une dernière une dernière question pour tous les deux et puis pour ouvrir peut-être le sujet on le sait he la crise elle est pas terminée si on devait retenir une chose maintenant à l'instanté c'est quoi c'est que tout est possible Monsieur le Préfet peut-être pour conclure je je peux pas m'exprimer sur la dimension politico militaire ou diplomatique mais en tout cas pardon je vais répondre à côté ce qu' expliquait le Président farandou c'est que cette crise ukrainienne elle réactive deux mémoires sociales extrêmement puissantes dans la société française je vais vous répondre he mais c'est 1418 et et la mobilisation de septembre 39 quand j'offre fait partir en 3 semaines 5 3 semaines en 10 jours 5 millions de Français dans leur dans leur centre de de mobilisation et donc en fait cette crise ukrainienne à travers le rail vous l'avez dit l'accueil transport de troupe il y a le volet diplomatique aussi les grands dignitaires européens quand ils arrivent en Ukraine ils descendent du train moi j'étais très frappé de ça on voyait Scholz tous les les Anglais et cetera ils n'arrivaient pas en avion ils arrivaient en train les premiers gestes de solidarité des grands des grands dignitaires des des grands des grands responsables politiques européens ils sont arrivés en train à keV sous les bombes he parfois enfin vous vous souvenez les les premières les premiers déplacements étaient quand même loin loin d'être simple et je pense qu'il y a effectivement c'est cette crise cette crise ukrainienne et le rôle du rail réactive pour nous de mémoir social fondamental donc vous avez rappelé le la résistance hein les cheminau tout le monde sait évidemment le sabotage faire tout ça mais aussi celle de 1418 avec ses ses allées venues front arrière- front et cetera je rappelle que évidemment c'est le ministère des armées qui est porteur de de la la politique de mémoire de la nation donc ce sont des sujets qui ont une grande résonance à l'intérieur et le ministère des armées et le responsable euh de la de l'organisation des des commémorations non pas simplement enfin évidemment pour pour pour sa mémoire militaire mais pour la mémoire de la nation et donc il y a il y a quelque chose là à articuler ensemble probablement et et je pense queon n'a pas fini de travailler sur ce réservoir euh de de réflexion et d'imaginaire sur le rôle du rail dans cette crise ukrainenne qui est pas terminée je suis incapable de vous répondre comme je vous l'ai dit depuis tout à l'heure on ne sait pas ce qui va se passer ni demain ni après-demain l'histoire elle s'écrit sous nos yeux euh qu'est-ce que nos chefs d'état-major vont être capable de d'articuler sous l'autorité des ministres sous l'autorité des chefs d'État et de gouvernement le le chantier écoutez il est il est il est considérable pour ce qui concerne ma ma petite partition des réfugiés je vous ai dit je pense queon va en rester là euh on a essayé d'aider nos allem nos amis allemands euh à les soulager un petit peu mais les les Ukrainiens en fait savent où ils veulent aller ils sont à la recherche de coins d'appui dans les grandes métropoles qui ont de la connectivité avec d'autres grandes métropoles européennes et avec l'Ukraine et donc ils ont voilà des des réseaux aussi de de circulation qui sont qui leur sont propres et donc en fait je pense que le maît mot pour nous c'est la capacité d'adaptation de nos dispositifs de gestion de crise tant qu'on a la capacité de façonner la réponse aux besoins exprimés par les Ukrainiens c'est de la mobilité euh et un peu à la carte territorialement grâce à la souplesse et l'agilité des des collègues préfets sur le terrain parce que c'est ça le boulot aussi des des préfets sur le terrain c'est toujours d'adapter l'offre en en embarquant les les partenaires les acteurs pour pour pour adapter les dispositifs de gestion de crise donc voilà on va s'adapter mais on restera dans les pures de 100000 sauf mais je ne vois pas de grande manœuvre pour partager le fardau avec les Polonais allemands ça déjà dû être le cas au fort de la crise il y en a 1 million en Pologne et 1 million en Allemagne depuis maintenant bientôt 3 ans la la répartition va continuer à se faire en fonction des des appétences des des familles et de la capacité après des Ukrainiens à organiser le rapatriment de leur de leur de leur population si ça tape partout ça va être un petit peu compliqué jusqu'à présent on avait quand même la partie ouest qui était sanctuarisée on va voir ce qui se passe dans les dans les prochains mois merci Monsieur le Préfet monsieur farandou pour conclure moi je pense que les les leçons de la période c'est l'Europe quand même le fait européen qui est parfois discuté il me semble de plus en plus incontournable je crois que c'est quand même s'il y a un mal pour un bien dans cet affaire c'est peut-être celui-là c'estàdire que il faut que l'Europe se prenne en main ça a été rappelé par les deux ministres ce matin le français et le néerlandais moi ça me fait plaisir de voir de ministres qui avaent une une belle convergence de vue une envie de d'avancer ensemble de manière concrète euh et l'Europe ça va bien avec le chemin de fer hein le chemin de fer il est européen c'est vraiment aussi une d' il est né en Europe il a fait l'Europe he il maille l'Europe dans les marchandises comme dans les comme pour les voyageurs donc on s'y retrouve j'allais dire cette dimension européenne euh là encore la SNCF ou les chemins de fer euh sont à l'aise avec ça d'ailleurs moi j'ai d'excellentes relations avec tous mes collègues notamment mon collègue allemand donc il y a aussi le le moteur franco-allemand il fonctionne aussi dans le ferroviaire euh et c'est peut-être et ça c'est long terme c'est long terme et là encore je retrouve des parallèles entre la la programmation militaire et la programmation ferroviaire et la stratégie au fond la stratégie tout tout part de là on peut pas godiller au jour le jour quoi quand on se met à godiller au jour le jour on fait pas on fait pas la bonne stratégie militaire on fait pas de la bonne stratégie ferroviaire on a besoin et ça a été rappelé par le ministre des mots forts une doctrine une stratégie une doctrine une vision une analyse euh c'est pas simple hein c'est des choses compliqué mais il y a un effort intellectuel de de concevoir des doctrines et ensuite il faut la tenir dans la durée voilà donc je pense que ce qu'on avait peut-être un peu oublié au fond hein c'est c'est parfois on est rappelé cruellement par l'actualité que l'Europe est certainement le cadre dans lequel la France doit s'installer tout en veillant à à la nation française la souveraineté française mais il y a quand même c'est la France dans l'Europe et deuxièmement le retour du long terme c'est jamais gagné parce qu'on sait bien que la vie moderne parfois nous nous accélère au contraire sur le court terme et et la rapidité euh mais mais il faut faire attention il y a des choses les choses essentielles passe par le long terme voilà et je pense que comme le militaire nous renvoie aux choses essentielles ben c'est peut-être aussi la leçon que que l'actualité nous donne et et je suis convaincu quand quand j'entends les les les les déclarations fortes qui sont posées par nos dirigeants que ces deux perceptions cell de l'Europe et celle du long terme reviennent reviennent dans les têtes de nos décideurs et ça me rend du coup confiant dans l'avenir confiance ça veut pas dire ba je pense qu'effectivement on a devant nous encore des périodes compliquées mais peut-être qu'on est en train de vivreon compliqué de commenter l'histoire qui se déroule comme vous l'avez dit mais moi qui suis un optimiste voilà par par définition peut-être qu'on est en train de vivre un moment où cette prise de conscience va faire pour nous et nos les générations à venir un avenir plus solide et donc meilleur merci beaucoup messieurs pour ce retour d'expérience qui met vraiment en avant cet éan de solidarité et cet engagement et notamment de de la part de la SNCF je pense qu'on peut vous applaudir bien fort merci merci messieurs merci à vous