Nicolas Bay : "Quand on combat l'islamisme, on ne peut pas le faire à géométrie variable"
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D'abord les Pays-Bas dont on vient d'évoquer le scrutin avec Bernard Guetta, l'échec de Gerd Wilders, c'est une déception ?
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Les caméléons qui se cachent dans les rangs du Front National en ayant des idées détestables doivent dégager.
- 1:37OuverteRéponse directe
Avec Benoît Leillet qui était votre responsable à Nice, il ne se cachait pas Benoît Leillet ?
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Enfin ça fait des années, vous savez qu'il n'est une librairie d'extrême droite qui a accueilli un Waffen-SS pour des signatures.
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Monsieur Vialat, député maire Les Républicains de Sifour-les-Pages, qui avait expliqué il y a deux ans que les cassés étaient des descendants d'esclaves, c'est pour ça que Taubira les défendait. Il n'a jamais été sanctionné par Les Républicains et il est même investi officiellement par le parti de François Fillon pour les élections législatives.
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Il n'est pas dans l'équipe de campagne de François Fillon ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Non, c'est d'abord un succès puisque je vous rappelle que le parti de Gerd Wilders a progressé. »
- 0:26PrésentateurFait
« Il n'était pas la première force d'opposition, il devient la première force d'opposition au Parlement néerlandais. »
- 0:34PrésentateurChiffre
« Il progresse de 5 sièges donc c'est un vrai succès. »
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« Gerd Wilders manifestement, et il l'a dit plusieurs fois pendant cette campagne, espérait plus et mieux évidemment. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Les caméléons qui se cachent dans les rangs du Front National en ayant des idées détestables doivent dégager. »
- 1:24PrésentateurFait
« Non je crois qu'il n'y en a pas beaucoup mais il peut y avoir en effet des gens qui s'investissent dans nos rangs alors qu'ils ne défendent pas des idées et des valeurs en conformité avec les nôtres. »
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« Il a été immédiatement écarté mais vous savez... »
- 2:06Invité politiqueFait
« Enfin ça fait des années, vous savez qu'il n'est une librairie d'extrême droite qui a accueilli un Waffen-SS pour des signatures. »
- 2:13PrésentateurFait
« Non, pas du tout. C'est des informations qui sont erronées. »
- 3:52Invité politiqueFait
« Il a été condamné pour incitation à la haine raciale. »
- 4:04PrésentateurFait
« La condamnation que vous évoquez, c'est parce qu'il avait fait un tract en critiquant et en dénonçant l'islamisme qui règne dans les quartiers. »
- 4:32PrésentateurFait
« C'est un juge, peut-être carté au syndicat de la magistrature qui a pris cette décision de justice. »
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Le 7-9 de France Inter, première matinale de France, à suivre aussi en vidéo sur franceinter.fr
Le secrétaire général du Front National est donc notre invité ce matin. Bonjour Nicolas Bay. Bonjour. D'abord les Pays-Bas dont on vient d'évoquer le scrutin avec Bernard Guetta, l'échec de Gerd Wilders, c'est une déception ?
Non, c'est d'abord un succès puisque je vous rappelle que le parti de Gerd Wilders a progressé. Il n'était pas la première force d'opposition, il devient la première force d'opposition au Parlement néerlandais. Il progresse de 5 sièges donc c'est un vrai succès. Après ce qui est certain c'est que le Premier ministre sortant a réussi notamment en refusant la présence de meetings de la Turquie animée par le ministre de l'Intérieur turc sur le territoire néerlandais à contenir peut-être la progression du PVV mais ça reste malgré tout un succès, c'est un succès d'étape, c'est pas encore la victoire finale.
Mais on voit que ça participe d'une tendance générale qui est la progression partout des patriotes en Europe.
Gerd Wilders manifestement, et il l'a dit plusieurs fois pendant cette campagne, espérait plus et mieux évidemment.
Oui mais c'est ce qu'on dit toujours dans une campagne électorale. Mais en tout cas il est en progression et c'est ça qui est notable.
Les caméléons qui se cachent dans les rangs du Front National en ayant des idées détestables doivent dégager. C'est le message adressé hier par votre vice-président Louis Alliot. Qui sont ces caméléons ? Il y a beaucoup de caméléons au Front National ?
Non je crois qu'il n'y en a pas beaucoup mais il peut y avoir en effet des gens qui s'investissent dans nos rangs alors qu'ils ne défendent pas des idées et des valeurs en conformité avec les nôtres. Et donc à ce moment-là ils n'ont pas leur place, ils sont immédiatement écartés. C'est ce qui s'est passé hier.
Avec Benoît Leillet qui était votre responsable à Nice, il ne se cachait pas Benoît Leillet ?
Si, il était responsable d'un des secteurs de Nice. D'un des secteurs ? Il défend dans le reportage qui a été diffusé hier un certain nombre d'idées qui sont totalement contraires à nos valeurs. Il a été immédiatement écarté mais vous savez... Vous avez découvert son positionnement hier dans le documentaire de C8 ? Oui c'est évident. Ce qu'il dit sur la deuxième guerre mondiale, il n'a jamais eu l'occasion de le dire nulle part.
Enfin ça fait des années, vous savez qu'il n'est une librairie d'extrême droite qui a accueilli un Waffen-SS pour des signatures.
Non, pas du tout. C'est des informations qui sont erronées.
Vous saviez d'où il venait quand même, Nice à Rebella, le bloc identitaire ?
Évitons s'il vous plaît de tout mélanger. Il y a eu des gens qui ont eu un engagement, même un peu tuabulant dans leur jeunesse, mais qui n'ont pas franchi la ligne rouge et n'ont pas tenu des propos ou défendu des positions qui sont inacceptables.
Il a consacré un livre à Cousteau, le frère Cousteau.
Ce qui caractérise Marine Le Pen, c'est je crois cette capacité à rassembler des Français qui viennent d'horizons très différents. C'est vrai, il y en a qui viennent de la gauche ou même de l'extrême gauche, qui parce qu'ils sont des patriotes nous rejoignent, il peut y en avoir qui viennent de cette mouvance-là. Encore une fois, nous nous voulons rassembler sur un projet pour la France, sur une vision pour la France. Et seuls ceux qui adhèrent à cette vision, à ce projet et à ces valeurs, on leur place dans nos rangs. Mais l'exemplarité qu'on attend du Front National et qui est au rendez-vous, eh bien il serait bien que tout le monde se l'applique.
Monsieur Vialat, député maire Les Républicains de Sifour-les-Pages, qui avait expliqué il y a deux ans, je crois, que les cassés étaient, je cite, des descendants d'esclaves, c'est pour ça que Taubira les défendait. Il n'a jamais été sanctionné par Les Républicains et il est même investi officiellement par le parti de François Fillon pour les élections législatives. Donc ceux qui donnent des leçons commencent d'abord par se les appliquer à eux-mêmes.
Il n'est pas dans l'équipe de campagne de François Fillon ? Non, enfin il est député, il est député maire LR. Philippe Vardon, lui, est dans l'équipe de campagne de Marine Le Pen ?
Philippe Vardon, on n'a rien à lui approcher. On n'avait rien à lui approcher ? Non, il n'y a pas de propos scandaleux, inacceptables.
Philippe Vardon, je le situe, c'est l'autre figure des identitaires niçois, il vient du bloc identitaire de Nyssa Rebella. Vous avez d'ailleurs hésité il y a quelques années, enfin c'était une notoriété publique, à l'accepter dans les rangs du Front National. Il a été condamné pour incitation à la haine raciale.
D'une manière générale, on fait un travail de discernement sur ceux qui veulent rejoindre nos rangs. Et en l'occurrence, la condamnation que vous évoquez, c'est parce qu'il avait fait un tract en critiquant et en dénonçant l'islamisme qui règne dans les quartiers. Alors aujourd'hui, c'est vrai...
Incitation à la haine raciale, oui.
C'est vrai qu'aujourd'hui, il y a eu un certain nombre de lois qui ont été mises en oeuvre dans notre pays, qui sont un peu des sens totalitaires et qui restreignent la liberté d'expression, notamment sur la question de l'immigration, sur le fléau du communautarisme, sur l'islamisme, qui menacent très gravement les valeurs républicaines et notamment la laïcité. Mais dire la vérité... Incitation à la haine raciale, c'est atteint à la liberté d'expression. Non mais qui est-ce qui décide de ça ? C'est un juge, peut-être carté au syndicat de la magistrature qui a pris cette décision de justice. Ah ! Donc il faut sérier les décisions de justice.
Non, on a le droit quand même d'avoir une opinion sur les décisions de justice. Quand vous avez 22% des magistrats qui votent pour les syndicats de la magistrature, qui est une organisation d'extrême-gauche, tout le monde se souvient de l'affaire du mur des cons, qui désignait tous ceux qui sont des ennemis idéologiques de ce syndicat, eh bien on est en droit de penser en effet que toutes les décisions de justice, malheureusement, ne sont pas prises de façon tout à fait impartiale, tout à fait équitable.
Philippe Vardon, auteur d'un livre qui s'intitule « L'imam Estrosi ». Vous le connaissez, Philippe Vardon ? Il s'occupe de quoi dans l'équipe de campagne de Marine Le Pen ?
Il travaille sur la communication. Vous savez, le livre sur l'imam Estrosi dénonce, vous savez ce qu'il dénonce ce livre ? Il dénonce notamment le fait que Christian Estrosi, dans une démarche de clientélisme électoral absolument détestable, a financé l'UEF. Financé l'UEF avec l'argent du contribuable niçois. Et une branche officielle de l'UEF, c'est-à-dire des frères musulmans. Quand on combat l'islamisme, il ne faut pas le faire à géométrie variable. On ne peut pas, comme François Fillon, dire « Je vais combattre l'islamisme » et avoir dans ses soutiens, dans ses rangs, des gens qui font exactement le contraire dans la vie politique locale.
Marine Le Pen, elle a promis, dites-vous, elle essaie d'organiser le rassemblement autour d'elle. Elle a promis aussi, c'était l'une des promesses de sa prise de pouvoir en 2011 au Front National, elle a promis de faire le ménage et de débarrasser le Front National des éléments fascisants, nazillons, etc. On voit que leurs héritiers sont toujours là ?
Non, pas du tout, ils ne sont pas là. Et si jamais ils arrivent à s'infiltrer, ils sont immédiatement écartés, immédiatement exclus. Encore une fois, nous sommes, de ce point de vue-là, absolument les rapprochants. Ils ne sont pas infiltrés, ils sont au grand jour. Non, pas du tout, mais vous comprenez, vos critères ne sont peut-être pas les nôtres. Nous, nous ne considérons pas comme des fascistes et des nazis, des gens qui simplement dénoncent l'immigration massive ou l'islamisme radical.
Ce n'est pas moi qui ai parlé de caméléons, encore une fois, c'est Louis Alliot. Il dit qu'il y a des caméléons au Front National, il faut les démasquer et il faut les excluter, les caméléons.
Il évoquait par exemple le cas de celui qui a été exclu hier matin. Encore une fois, nous savons prendre les décisions immédiates avec promptitude et fermeté. C'est évidemment indispensable pour préserver la cohérence de notre mouvement, la cohérence du projet de Marine Le Pen.
Vous avez vu le document hier diffusé par C8, vous avez vu l'intégralité. Est-ce qu'il y aura d'autres sanctions dans le Front National niçois, puisqu'on voit Brian Masson, Lionel Tivoli, d'autres de vos responsables qui ont des comportements pour le moins douteux ou discutables ?
Moi, je veux bien qu'on extrapole sur la base de conversations privées, filmées à l'insu de leurs auteurs, c'est-à-dire que c'est quand même des méthodes de voyous, il faut dire la vérité. Est-ce que vraiment, Patrick Cohen, vous pensez que ça rend hommage à la profession de journaliste, qui est déjà largement discrédité dans notre pays, ce genre de méthode ?
Mais vous devriez les remercier, ces journalistes qui vous ont permis d'éliminer un asillon du Front National ?
On voit bien que c'est une opération de provocation. Le journaliste en question, infiltré pendant deux mois, a essayé de pousser dans leur retranchement, souvent des jeunes militants peu expérimentés.
Mais dans ce cas-là, il ne fallait pas le suspendre, votre type-là ?
Non, mais là, en l'occurrence, c'est un élu local, et c'est aussi pour ça qu'il a été sanctionné. Mais je crois que c'est des méthodes qui sont absolument détestables, et qui d'ailleurs ne sont appliquées qu'au Front National. Je rappelle que M. Lagache avait déjà fait un reportage du même genre à Lens il y a deux ans, et qu'évidemment, il ne l'a jamais fait dans aucune autre formation politique. Il est évident que ce genre de méthode donnerait des mêmes résultats, des dérapages verbaux, etc., n'importe où, dans n'importe quelle organisation humaine, et notamment dans tous les partis politiques.
Ça mérite de voir le décalage entre l'apparence et la réalité, entre la ligne officielle, et puis l'arrière-coutique.
On voit surtout que toutes les méthodes sont bonnes pour contenir à la poussée des patriotes. Je vous rappelle quand même que depuis deux mois et demi, il y a eu 14 livres qui sont sortis, tout ça charge contre le Front National, que depuis 15 jours, il y a 5 reportages, tout ça charge contre le Front National, qu'il y a même eu un film, payé avec l'argent du contribuable, financé par France 3 et France Télévisions. Voilà, tout ça participe évidemment d'une volonté du système de se maintenir, et d'empêcher l'alternative politique présente.
La question est de savoir, Nicolas, si c'est vrai ou si c'est faux. La décision de suspension que vous avez prise hier à l'encontre de Benoît Leyer montre qu'il y a une réalité que vous avez prise en compte.
Nous savons prendre nos responsabilités, mais nous aimerions simplement que les journalistes fassent leur travail, avec honnêteté et équité.
L'arrière-boutique du Front National est propre, Nicolas Bay ?
Oui, bien sûr, mais il n'y a pas d'arrière-boutique.
Même s'il y a quelques caméléons qui traînent encore.
Non mais écoutez, si jamais il y en avait encore un ou deux, on les débusquerait, et ils seraient écartés, mais je crois qu'aujourd'hui, les Français voient très bien ce qu'est le Front National, très loin des caricatures qui ont longtemps été portées contre lui.
Philippe Bardon, que vous connaissez, est un républicain.
Oui, je crois, absolument. Vous croyez ? Oui, bien sûr.
Nicolas Bay, secrétaire général du Front National, avec nous jusqu'à 9h, évocation 01, 45, 24, 7000, il est 8h31.
Nicolas Bay