Cérémonie des Oscars, baisse de la fréquentation des cinémas... le "8h30 franceinfo" d'Olivier Snanoudj et Perrine Quennesson
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France Info Tapis Rouge est tenu de soirée de rigueur donc ce matin dans le 8.30 France Info consacré au cinéma et à la 98ème cérémonie des Oscars à mes côtés ce matin Mathieu Maestrati bonjour Mathieu, expert ciné de France Info, vous allez suivre évidemment l'année prochaine cette cérémonie et nous avons le plaisir de recevoir deux invités Olivier Snanoud, bonjour vice-président des studios Warner pour la France est en charge de la distribution et Perrine Kenson, bonjour journaliste spécialisé cinéma pour trois couleurs et cinéma teaser notamment merci à tous les deux d'être avec nous on évoquera également la santé du secteur aux Etats-Unis, en France aussi dans les prochaines minutes, d'abord Mathieu on va plonger avec vous dans la compétition à venir la nuit prochaine.
Vous savez en plus
la catégorie reine pour les Oscars c'est comme pour les Césars, c'est qui sera meilleur film, c'est généralement la récompense, la statuette dont on se souvient longtemps après il y a dix films nommés ce soir pour meilleur film les trois grands favoris c'est Sinners de Ryan Coogler on va détailler tout ça, une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson et Marty Supreme de Josh Savdy deux de ces trois films un de ces trois films n'est pas un film Warner on vous dira lequel dans quelques instants Perrine Kenson, c'est un peu comme les Césars il y a quelques jours finalement c'est assez ouvert, il n'y a pas un film qui domine vraiment les autres
qui écrase les autres. Oui, c'est vrai que cette année en tout cas on n'a pas l'impression qu'on connait déjà un petit peu le gagnant, donc en fait ça met un petit peu on va s'amuser un petit peu quoi, c'est-à-dire que la dernière fois qu'on peut lancer les paris, c'est un peu plus sympa et surtout ça montre aussi, vous avez parlé des trois gros films avec beaucoup de nominations qui marquent ces Oscars, mais aussi on peut marquer des Oscars très ouverts à l'international notamment avec les nominations de films par exemple brésiliens comme l'agent secret, européens comme valeur sentimentale, donc on voit quand même qu'on n'est plus centré uniquement sur les Etats-Unis
et ça c'est assez chouette. Très rapidement on rappelle que c'est un film indépendant celui de Sean Baker à Nora qui qui avait remporté l'année dernière l'Oscar du meilleur film. Olivier Sinanouj, Warner étant lisse dans cette catégorie meilleur film avec trois films assez différents, trois films qui ont été des très grands succès y compris en France, F1, Sinners et une bataille après l'autre.
Oui, ça a été une année assez formidable pour la Warner et qui est effectivement reconnue par ses nominations aux Oscars parce qu'il y en a 34 en fait, ce qui a un record, enfin si on compte F1 qui en fait c'est pas un film produit par la Warner mais que nous avons distribué, mais les deux autres le sont, oui donc c'est effectivement assez remarquable, ce qui est important comme vient de le dire Perrine, c'était une excellente année de cinéma et qu'on parle de cinéma de manière positive, que ça donne envie aux gens d'y aller
et de voir encore plus de films. On évoquait le film Sinners, Mathéo, film Warner donc, qui cumule 16 nominations et c'est un record pour les Oscars, en voilà un petit bout de la bande-annonce.
J'en ai vu des choses mais je n'avais jamais vu de démons ni de fantômes
Sinners donc, signé Ryan Coogler, Olivier Sinanouj pourquoi 16 nominations pour ce film ? Comment vous l'expliquez ? Rappelez aussi peut-être un peu que c'est un film qui mélange des genres très différents ?
Oui, vous avez raison, c'est d'autant plus remarquable que c'est ce qu'on appelle en général un film de genre en tout cas, ça en a les atours même si c'est avant tout un grand film d'auteur parce que Ryan Coogler se révèle notamment avec ce film comme un grand auteur on l'avait connu il était devenu célèbre avec Black Panther mais c'est aussi quelqu'un qui avait commencé dans le cinéma indépendant et qui est un grand auteur pourquoi ? C'est difficile à dire c'est le reflet de l'état du monde de la société à un instant donné et le film au-delà de ce qu'il a l'air d'être c'est-à-dire un film de vampire dit beaucoup de choses
sur la société d'aujourd'hui Et son acteur Michael B.
Jordan d'ailleurs est aussi nommé pour meilleur acteur Perrin Kenson c'est le signe aussi qu'on peut encore produire des films de gens avec des gros budgets qui fonctionnent en salle et qui peuvent aussi conquérir la critique C'est un très très bon signal en fait le succès de Sinners notamment pour ses 16 nominations mais aussi succès au box-office c'est pas que des récompenses c'est un très très bon signal parce qu'en fait c'est un film qui est un vrai film d'auteur comme le disait Olivier un film qui n'a pas qui n'est pas je sais pas moi un remake un reboot qui en fait est vraiment une vraie création donc en fait on se dit qu'on peut prendre des risques les risques ça marche si on donne un budget à un bon réalisateur qui a une bonne histoire avec des super acteurs et qu'on n'a pas peur des effets et bien regardez ce que ça donne une réussite donc moi au bout d'un moment je me dis il faut regarder par là et on continue dans ce sens là parce que Sinners renvoie le meilleur message possible
Alors justement Olivier Stanouch si on prend une bataille après l'autre et Sinners ce sont des films très différents mais qui ont quelques points communs les deux ont coûté assez cher les deux ont rapporté pas mal d'argent notamment à l'international pour une bataille après l'autre de Paul Thomas Anderson mais ce sont des films aussi qui ont qu'on le veuille ou non vraiment un caractère politique Sinners se passe dans le Mississippi des années 30 donc c'est un film de vampires mais on parle aussi quand même beaucoup de ségrégation raciale à travers ce prisme là et une bataille après l'autre c'est sur des activistes qui attaquent notamment des camps de rétention de migrants donc il y a un écho avec l'actualité aux Etats-Unis Paul Thomas Anderson s'en défend un peu il est malin il dit je ne suis pas un militant ou un homme politique je suis un réalisateur on parlait du fait de réussir encore de pouvoir continuer encore à faire des films d'auteurs à gros budget et que ça fonctionne ce sont aussi pour vous des films politiques ?
Oui non mais je crois ce qu'a voulu saluer la profession et le public aussi dans le succès de ces films c'est justement la possibilité toujours à Hollywood de faire ces films originaux qui sont des films très risqués puisque comme vous l'avez dit ils coûtent cher ils sont ambitieux et comme ils sont originaux il n'y a pas de garantie qu'ils vont marcher contrairement peut-être aux franchises etc.
qui sont sur des terrains plus connus et c'est formidable effectivement ça donne un signal qu'Hollywood puisse continuer à produire ces films-là parce qu'il n'y a pas de secret pour qu'on les produise il faut qu'ils marchent à un moment c'est pas juste les Oscars et comme ils marchent on espère qu'on va continuer d'ailleurs nous à la Warner on va continuer à faire ce type de film Il y a donc le meilleur film il y a énormément d'autres catégories on va parler de certaines dans un instant mais Perrine Genson j'aimerais qu'on parle de la catégorie meilleur acteur on va arriver au sujet qui fâche Timothée Chalamet a beaucoup été dans l'acteur franco-américain a beaucoup été dans l'actualité ces derniers jours il est excellent dans Marty Supreme de Josh Savvy je crois que tout le monde est d'accord là-dessus où il joue un champion de ping-pong dans les années 50 à New York la promotion du film a été assez envahissante lui il était partout et là depuis quelques jours il n'est plus trop en odeur de sainteté du côté des Etats-Unis est-ce que ça peut lui coûter son Oscar ?
Je ne pense pas il y a peut-être d'autres raisons qui pourront lui coûter son Oscar c'est-à-dire que ce n'est pas en tout cas la polémique récente autour du ballet plus personne ne se souciait du ballet et de l'opéra voilà ça il a eu des mots malheureux clairement autour du ballet et de l'opéra mais en plus c'est une ancienne interview qui ressort à ce moment-là et puis c'était après qui étrangement ressort à ce moment-là et qui après la clôture des votes donc en fait en soi l'impact de cette interview en particulier de cette séquence très limitée mais la promo en effet a été très très envahissante il a été très très présent il a été pour certains un petit peu très arrogant et agaçant à un moment donné et on a vu que autant il a eu le Golden Globes mais la suite des prix puisqu'il y a toute une série de prix avant les Oscars il ne les a pas remportés par exemple Michael B.
Jordan l'a eu d'autres l'ont eu donc en fait ce qui fait que là complètement on n'aurait pas dit ça il y a quatre mois mais là maintenant on peut se dire que la catégorie meilleur acteur est très très ouverte ça remet beaucoup de suspense peut-être plus que la catégorie meilleure actrice en l'occurrence qui est très ouverte aussi oui mais non à priori Jesse Buckley pour son rôle dans Amnet semble favorite mais Mathieu vous n'êtes pas d'accord non non
je trouve ça très ouvert et je serais content peu importe la lauréate non mais je voulais juste poser la question sur Timothée Chalamet à Olivier Snanouch parce qu'on rappelle qu'il est dans Dune qui est une franchise Warner donc vous n'allez sans doute pas forcément l'égratigner ce matin mais cette polémique vous en avez pensé quoi ça vous intéresse ?
je vais d'autant moins l'égratigner que je pense surtout que c'est un acteur extraordinaire et que c'est un acteur prodige comme on a connu Leonardo DiCaprio à ses débuts et qui est devenu l'acteur qui est devenu un acteur d'abord c'est son talent mais c'est aussi les choix de films qu'il fait et pour ça on peut dire Timothée Chalamet comme Leonardo DiCaprio choisit de travailler avec les plus grands metteurs en scène nous on a eu la chance effectivement et on a encore la chance de travailler avec lui puisque le dernier volet de Dune va sortir à la fin de l'année on a fait Wonka qui a été un énorme succès avec lui aussi et je pense qu'il n'a pas fini de nous étonner le reste c'est pas très important on rappelle aussi qu'il y a des films français qui sont nommés aux Oscars c'est quand même important on peut s'en féliciter c'est le cas à peu près tous les ans deux films d'animation Arco et Amélie ou la métaphysique des tubes ça va être compliqué Périne ?
ça risque d'être un peu compliqué ce sont deux très grands films français d'animation vraiment sublimes mais là on est face quand même un rouleau compresseur il y a deux rouleaux compresseurs il y a Zootopie 2 et bien sûr il y a K-pop Demon Hunter là ça va être très dur surtout que l'an dernier c'est déjà un film indépendant européen qui était flot l'histoire du chat qui avait peur de l'eau qui avait gagné je ne crois pas deux secondes que les Oscars vont deux années de suite donner l'Oscar du meilleur film un film européen indépendant voilà j'ai envie d'y croire j'adorerais pour Arco et pour Amélie mais je n'y crois pas vraiment mais ça serait super résultat donc la nuit prochaine pour découvrir le palmarès de cette 98ème cérémonie des Oscars Olivier Snanoud je vous reste avec nous Périne Kenson aussi on va discuter de l'état de santé du secteur du cinéma aux Etats-Unis et en France dans un instant Le 830 France Info Benjamin Recouvreur Matteo Maestraci De retour dans le 830 France Info consacré au cinéma ce matin quelques heures avant la 98ème cérémonie des Oscars aux Etats-Unis toujours avec Olivier Snanoud vice-président des studios Warner pour la France en charge de la distribution et Périne Kenson journaliste spécialisé cinéma pour trois couleurs et cinématiseur notamment et avec vous Matteo Maestraci expert ciné de France Info l'occasion de s'interroger aussi ce matin sur l'état de santé du secteur
Oui on va passer un petit extrait d'ailleurs des films notamment un film distribué par Warner qui est F1 avec Brad Pitt avec Quentin Tarantino on avait eu Brad Pitt torse nu sur un toit et là on a Brad Pitt dans une Formule 1 ça marche aussi très bien ça a très bien marché en France avec plus de 3 millions de spectateurs petit extrait
Ma recrue a un talent fou mais il est jeune il y a une équipe ta dernière victoire c'était quand ? dimanche détona oh pardon je voulais dire en Formule 1 ah désolé pareil que toi
voilà F1 avec Brad Pitt nommé ce soir dans la catégorie meilleur film Olivier Snanoud il y a 3 films Warner donc nommés ce soir une bataille après l'autre Sinners et F1 si on prend les recettes mondiales de ces 3 films en cumulé en millions de dollars on est à 1,2 milliard donc on se dit que ça va plutôt bien mais il y a quelques jours au Golden Globes dans son monologue d'introduction l'humoriste Nicky Glazer a parlé de Sinners en disant que ça avait sauvé Warner pour au moins un mois alors c'était évidemment une vanne mais est-ce que ça veut dire que même quand on a des gros succès rien n'est jamais acquis et que ça reste quand même une industrie très concurrentielle et très fragile oui bien sûr parce que c'est une industrie de risque produire des films d'abord ça coûte très cher comme on l'a dit et c'est très risqué beaucoup de films ne s'amortissent pas en tout cas au moment de leur sortie en salle et alors c'est pareil en France mais avec un système de financement un peu différent et puis c'est une industrie de prototypes c'est-à-dire qu'on ne sait jamais à l'avance ce que les spectateurs vont aimer eux-mêmes ne le savent pas d'ailleurs c'est la beauté aussi c'est pour ça que parfois on peut avoir des gros échecs et parfois il y a des succès phénoménaux donc oui c'est compliqué mais ça a toujours été comme ça ça a toujours été l'histoire du cinéma alors ces derniers temps ça a été compliqué par des événements extérieurs comme le Covid ou les grèves qu'il y a eu à Hollywood et qui ont diminué la production de films parce qu'on est aussi une industrie de l'offre plus il y a de films plus il y a de bons films et plus les gens vont aller au cinéma
et vont avoir envie de revenir et cette tendance à la baisse tout de même dans les salles de cinéma en France l'an dernier c'était moins 15% d'abord est-ce qu'elle vous affecte dans votre activité on imagine que oui est-ce qu'elle vous inquiète sur le long terme
il y a toujours eu des inquiétudes bon depuis l'existence du cinéma il a traversé des crises il a été confronté à des concurrences de nouveaux médias c'est toujours ça aussi et c'est ce qu'on vit aujourd'hui avec les plateformes de streaming avec la consommation de toutes les images sur internet pas seulement des films mais c'est aussi le temps disponible des spectateurs on parle aujourd'hui beaucoup de la bataille de l'attention qu'est-ce qui va retenir l'attention le temps qu'on passe sur nos écrans tous les jours bon ben tout ça ça vient en concurrence mais le cinéma a toujours su surmonter ces difficultés on va voir et l'idée c'est qu'on voit que les studios recommencent à produire plus de films voilà et ce que disent beaucoup Périne les professionnels quand on leur parle de cette baisse de fréquentation si on prend vraiment l'année 2025 on était à moins 14% à peu près personne n'est vraiment inquiet que ce soit exploitant studio les gens disent que c'est vraiment lié à une conjoncture et que c'est pas quelque chose de structurel ça dépend des films ça dépend des années ça vient ça va ça vient
ah oui ça va ça vient on peut pas se dire que c'est parce que là il y a une année qui a été un petit peu plus douloureuse que les autres que d'un seul coup ça y est c'est la fin du cinéma non c'est pas vrai du tout chaque année on prédit la fin du cinéma de toute façon donc là mais non c'est pas du tout le cas et on voit ce début 2026 qui démarre très très fort par ailleurs donc non c'est tout à fait la conjoncture en fait parfois une offre qui n'est pas suffisante un manque de films ce qu'on appelle les films un petit peu locomotives ceux qui vont attirer les autres en salle donc voilà il y a eu quelque chose qui s'est passé comme ça 2026 sera complètement différent et c'est déjà le cas
Olivier Snanouch quel est l'état du marché aux Etats-Unis on l'a dit on l'a détaillé il y a des films qui marchent très très bien qui font des cartons au box-office en même temps il y a des professionnels qui sont inquiets là le parc des salles indépendantes va pas très bien il y a des salles qui ferment contrairement à chez nous en France par exemple où la vitalité des salles continue à être assez forte est-ce que le cinéma aux Etats-Unis se porte bien ?
Alors c'est intéressant de comparer la France et les Etats-Unis parce qu'on est sur deux systèmes complètement différents le marché américain repose essentiellement sur les films américains nous en France on a les films américains mais aussi une grande partie les films français par exemple l'an dernier il a été une moins bonne année parce que les films français étaient un peu moins là qu'en 2024 par exemple avec les succès d'un petit truc en plus Conte et Christo etc Deuxième chose aux Etats-Unis il n'y a pas le système de soutien public que nous avons en France et qui est essentiel aussi et qui fait qu'en France les salles ou les producteurs de films peuvent tenir sur des périodes plus difficiles parce qu'il y a soutien public aux Etats-Unis ça n'existe pas et donc suite au Covid et à tout ce qui a suivi aux Etats-Unis comme il y a eu un petit peu un recul du marché ben oui il y a des fermetures de salles mais peut-être aussi qu'il y avait eu un surinvestissement à une époque et qu'il y a une correction
aujourd'hui Perrine Kenson vous parliez tout à l'heure des films locomotives qui en attirent d'autres dans les salles est-ce que puisqu'on réunit ce plateau avant les Oscars ce soir est-ce qu'avoir un Oscar pour un film ça en fait un film locomotive alors pas tant dans le sens où le film est déjà sorti en fait quand il arrive aux Oscars donc on l'a déjà il a déjà eu son existence en salle en fait après s'il peut ressortir après avoir eu un Oscar là il peut y avoir un rebond un retour d'intérêt et là des nouvelles entrées plus fortes c'est plutôt au niveau des festivals quand un film a une palme d'or par exemple là ça peut avoir un effet très très positif sur les entrées mais là pour les Oscars non mais ce qui va aider par contre à la notoriété par la suite du film peut-être aider à des ventes de DVD une ressortie possible et aussi assurer un peu un statut culte et lui permettre une existence par la suite dans la longue durée oui parce qu'en fait comme le disait Olivier la vie d'un film ne s'arrête pas aux entrées salles la vie d'un film elle se rentabilise sur un très très long temps donc avoir un Oscar c'est toujours un bon signe quand même ça peut aussi lui donner de la force par exemple pour la vidéo à la demande on sait que c'est une nouvelle manière de consommer le cinéma aujourd'hui aux Etats-Unis ils sont disponibles beaucoup plus vite qu'en France aussi à la demande Olivier Snanoudj ça peut être important aussi une récompense à ce aspect-là
bien sûr parce que l'économie du cinéma repose sur ce qu'on appelle la chronologie des médias c'est-à-dire qu'un film est diffusé sur différents médias dans le temps d'abord en salle puis en vidéo comme vous l'avez dit puis après sur les chaînes de télévision payantes les plateformes les chaînes gratuites etc donc c'est cette économie-là qui permet de financer des films après en futur ce qui est aussi important c'est un Oscar peut avoir un impact aussi sur les personnes qui sont soit nommées soit lauréates d'un Oscar aux Etats-Unis ça donne une valeur dans le temps à quelqu'un qui a eu une nomination ou un Oscar pour sa carrière c'est très important beaucoup plus que les Césars en France
Merci beaucoup Olivier Snanoudj vice-président des studios Warner pour la France en charge de la distribution pour le studio merci aussi à Perrine Kenson journaliste spécialisé cinéma pour Trois Couleurs et Cinématiseurs et puis merci à vous Mathieu Maestrachi spécialiste cinéa France Info on suivra avec vous cette 98ème cérémonie des Oscars ce soir à Los Angeles l'info continue sur France Info