Intervention d’Anne VENTALON lors de l’examen du texte « Territoires Zéro Chômeur de Longue Durée »
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Madame Pantalon. Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, je souhaite moi aussi revenir sur un enjeu décisif pour la réussite du dispositif, le financement des postes d'encadrement.
L'exemple de la commune du Teil en Ardèche est particulièrement éclairant. Mon collègue Mathieu d'Arnaud l'a cité car les élus nous ont invité pour nous partager les réussites mais aussi leurs besoins. Sur ce territoire habilité depuis 2021, c'est près de 500 volontaires qui se sont mobilisés.
Grâce à cette dynamique collectif, 241 personnes sont sorties de la privation durable d'emploi, dont salariés recrutés au sein des deux entreprises à but d'emploi, je les cite, activité et déclic et des clapes. Ces résultats démontrent que personne n'est inemployable, mais transformer cette conviction en réalité exige un investissement humain important. Les entreprises abus d'emploi accueillent des personnes éloignées de l'emploi depuis plusieurs années, parfois confronté à des difficultés sociales, de santé ou de mobilité qui nécessitent un accompagnement adapté et durable.
Derrière chaque retour à l'emploi, il y a un travail patient d'écoute, de formation et de suivi assuré par les encadrants. Ils ne constituent pas une charge accessoire. Ils sont une condition essentielle de la réussite et du dispositif.
C'est pourquoi je tiens à remercier madame la rapporteur et à saluer son amendement prévoyant la mise en place d'une conférence des financeurs des EBE pour mieux prendre en compte le financement indispensable des postes d'encadrement. Car si nous voulons faire du droit à l'emploi une réalité effective et poursuivre l'extension de ce dispositif, nous devons reconnaître que l'accompagnement humain n'est pas un coût supplémentaire. Il est au cœur du modèle et de son efficacité.
M.
Anne Ventalon