Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewRadio France (sur Site radio)· 17 août 2026 7 minAutoproduitMixteÉconomie & entreprisesAgriculture & alimentation

Fermeture de l'abattoir d'Oloron : "La gestion n'a peut-être pas été assez attentive" pointe le président du département

Source d'origine 2 locuteurs

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:18Invité politiqueFait
    « L'abattoir d'Au-Lauron va fermer dans deux semaines. »
  • 0:20Invité politiqueChiffre
    « Il y a dix emplois menacés. »
  • 1:19PrésentateurFait
    « Il y avait de grosses unités d'abattage, un gros abattoir à Pau, un gros abattoir à Bayonne. »

Temps de parole

  • Présentateur85 %
  • Invité politique15 %

≈ 1,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Ici Béarn Bigor, premier sur l'actu locale.

0:06
Invité politique

7h44, nous recevons ce matin le président du département des Pyrénées-Atlantiques dans notre studio. Il est votre invité, Shannon. Bonjour Jean-Jacques Lasserre. Bonjour. L'abattoir d'Au-Lauron va fermer dans deux semaines. Le 30 août, ça va aller vite. Il y a dix emplois menacés. C'est aussi très dur pour les éleveurs du Haut-Béarn et les bouchers. 250 personnes se sont réunies d'ailleurs jeudi soir à Aulauron pour demander un sursis. Alors est-ce qu'il faut sauver à tout prix l'abattoir ?

0:32
Présentateur

Oui, bien entendu, il faut tout. Je voudrais dire de moi sur la situation des agriculteurs en général, en situation consécutive à la ségeresse bien entendu, pour dire la très grande nécessité de solidarité que nous devons manifester avec eux. Et c'est en tout cas la piste que nous allons essayer de travailler. Je reviens aux abattoirs. Bien entendu, c'est un événement. Et je serais tenté de dire, les collaborateurs, les salariés, au-delà des vies emplois, c'est tout de même une nature de service dont nous avons absolument besoin en Béarn tout comme en Pays-Bas.

Il y a quelques années, moi je suis agriculteur, j'ai des responsabilités dans ce métier, il y a quelques années, les équipements de cette nature étaient moins souhaités et nécessaires que maintenant. Il y avait de grosses unités d'abattage, un gros abattoir à Pau, un gros abattoir à Bayonne, et on parlait beaucoup moins des abattoirs de proximité. Et puis la vie s'est égoulée, les choses ont changé. La société demande davantage, et c'est naturel et c'est normal, des produits locaux. Les producteurs locaux demandent également à ce que leur production soit maîtrisée davantage et beaucoup plus aboutie sous leurs responsabilités. Donc ces abattoirs de proximité deviennent une absolue nécessité.

En termes de qualité de production, en termes de circuit court, avec tous les avantages que cela peut avoir, notamment au niveau de l'empreinte de carbone d'ailleurs.

1:49
Invité politique

Mais on voit que c'est un modèle économique qui ne fonctionne pas. Il y a l'abattoir d'Oloron, mais il y a plein d'autres exemples. Ça coûte très cher en argent public. Donc comment on fait quand un abattoir est endetté comme celui d'Oloron à plus d'un million d'euros ?

2:02
Présentateur

Écoutez, nous avons dans ce département, pour le moment, trois abattoirs dits de proximité. Il y a Oloron, il y a Molléon, où il y a quelques soucis évidemment, mais la situation semble se rétablir. Il y a l'abattoir de Garazie, à côté de Saint-Jean-Pied-de-Port, où la situation financière est peut-être un peu plus rassurante, mais qui est en phase d'obligation d'investissement. Comment fait-on ? Moi, je pense qu'il faut avoir la lucidité d'analyser les causes de cette situation financière. Moi, je pense que le temps est venu de regarder pour quelles raisons véritables il y a de tels déficits. J'imagine que la gestion n'a peut-être pas été assez attentive.

J'imagine que les acteurs ne sont différents, et notamment les utilisateurs, ne sont pas rentrés dans un débat économique qui aurait peut-être mérité d'être un peu plus affiné, un peu plus élaboré. Moi, je considère quand même que, comme à chaque fois qu'il y a des situations difficiles, il faut regarder les raisons.

3:02
Invité politique

Il faut changer de gestionnaire, alors ?

3:04
Présentateur

Je ne dis pas ça. Je ne suis pas en possession de suffisamment d'éclaircissement. Je vais essayer de m'en procurer pour me fabriquer un point de vue. Et une fois qu'on a dit ça, vous savez, un abattoir, qu'est-ce que c'est ? Ce sont des investissements. Et là, les collectivités, de mon point de vue, doivent jouer leur rôle. Et c'est aussi, bien entendu, du fonctionnement. Et pour ce qui est de ces abattoirs de proximité, disons qu'il y a deux types d'utilisateurs. Il y a un nombre très important d'agriculteurs pour lesquels cet équipement est fondamental.

Il y a aussi des utilisateurs de caractère, allez, peut-être pas industriel, mais semi-industriel, qui assurent du volume et qui ont besoin de rentrer dans le cadre de cette discussion. Et c'est pour cette raison, d'ailleurs, que j'avais programmé et tenu une réunion il y a un mois et demi. C'était peut-être un sentiment prémonitoire de ce qui allait se passer. Pour essayer de mettre, et les éleveurs, les agriculteurs, et les utilisateurs, de les mettre en relation et de voir au niveau de ces trois abattoirs locaux, quelles sont les complémentarités, quel est le plan d'investissement le mieux réfléchi, qu'il convenait de soutenir. Tous ces abattoirs ont le souci d'être multiespèces.

Dans notre département, on a essentiellement des bovins, des ovins et des porcins. Est-ce nécessaire ? Faut-il en discuter ? Peut-on donc imaginer des complémentarités ?

4:16
Invité politique

Il y a aussi cette idée de mutualisation avec l'abattoir de Molléon. Est-ce que ça, ce serait possible ?

4:21
Présentateur

Mutualisation. Je dis au minimum complémentarité. Il y a quelques kilomètres accidentés quand même, qui séparent ces abattoirs les uns des autres. Il faut regarder au niveau de la densité de la nature de la production, quelles sont les meilleures localisations. Il faut que l'ensemble des acteurs, donc, visent leur point de vue et prennent des engagements. Lorsque j'ai tenu cette réunion, qui devra se tenir sous une forme peut-être différente. Mon souci, c'était de réunir, c'est très compliqué, de réunir, de rassembler les différents protagonistes, les utilisateurs, avec leurs caractéristiques, certes très différenciées, et l'ensemble des collectivités locales.

Lorsqu'on regarde le support juridique de ces abattoirs, on se rend compte qu'en Pays Basque, l'abattoir de Garazibayori, c'est un syndicat mixte qui réunit 30 ou 40 communes, 38 communes exactement, je crois. L'abattoir de Molléon, c'est la communauté d'agglos du Pays Basque qui a la responsabilité de cet abattoir. Sur le rond, je pense que c'est un épique, avec les caractéristiques de l'association de collectivités locales. Les portages sont différents. Je ne dis pas que ça complique, mais en tout cas, il faut le savoir.

Il est urgent, il est important de réunir l'ensemble des acteurs, parce que, vous savez, une décision de fermeture sera lourde de conséquences, notamment pour l'agriculture, en termes d'aménagement du territoire, et ce qui est très grave, pour l'idée et les perspectives que nous développons en matière d'alimentation. Je reviens, les circuits courts, les déplacements les plus limités possibles, la qualité des produits, autant de choses que nous expérimentons au niveau du département, l'approvisionnement de nos collèges maintenant, est fondée sur ces principes-là.

Alors, ces principes, ça nécessite une agriculture active, soucieuse de la qualité de ces produits, mais ça nécessite des outils qui permettent à l'agriculture de réaliser ceci.

6:09
Invité politique

Et donc, que l'abattoir d'Auleron reste ouvert au-delà du 30 août, ce qui est prévu pour l'instant, si rien ne change. Merci beaucoup, Jean-Jacques Lasser, président du département.

6:17
Présentateur

Essayons de construire la possibilité de nous donner le temps de la réflexion que nous avons démarrée au Conseil général et que j'essaie de prolonger. Il ne faut pas qu'il y ait une brutalité de ces actions d'activité. C'est très court, cette minute.

6:32
Invité politique

C'est très court. Je vous remercie. Merci beaucoup, Jean-Jacques Lasser. On aura l'occasion d'en reparler.